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"Au bonheur d'Elise"
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21 avril 2013

Autisme : repérage à Bry-sur-Marne et au Perreux

article publié sur le site d'Envol Loisirs

le 20 avril 2013 : le Off de la rencontre pour l'autisme.

Nous étions présents avec d'autres associations et établissements le samedi après-midi avec Jean Jacques Dupuis, Marilyne Lantrain et Françoise. Après-midi chaleureuse où nous avons pu discuter avec les professionnels de l'IME Les Joncs Marins et de l' IME l'Eclair de Bussy St Georges. J'ai eu un coup de coeur pour Learn Enjoy des applications sur ipad pour développer le langage (pourquoi ne pas rééssayer avec cet outil sympa, pas encombrant). Le Centre Ressource Autisme IDF tenait aussi un stand avec Muriel Lefèvre assistante sociale et.... documentaliste (on reverra Muriel Lefèvre à Fontenay sous bois le 27 mai au Kosmos ). Marine Lantrain avait organisé une exposition de peinture pour montrer le talent des personnes handicapées mental avec ou sans autisme. Elle a rencontré pour cela de nombreuses associations et établissements : Sésame Autisme de Maisons Alfort, ESAT de Léopold Bellan, Personimages et même des photos de nos séances de voile à St Maur. Jean-Jacques était là, le blogeur de "Au bonheur d'Elise" et président de Trott'Autrement.

Le In des rencontres pour l'autisme ? : je n'y étais pas mais de source sûre la salle était comble avec du public assis sur les marches. Une réussite.

La soirée de Clôture ? Percujam !!! un groupe à suivre sur FB. Des chansons pleines d'entrain et d'humour ... "je ne suis pas une cloche" chantée par Milène (pas Farmer, l'autre),  Tic et Toc, pas d'panique, pas d'médoc, j'ai des toc ... J'ai le CD avec les autographes de Milène et de Diane qui m'a bien précisé que si le "e" de Diane s'effaçait je pouvais le réécrire. En tout cas j'ai un coeur sur ma pochette de  CD qui lui ne s'effacera pas.

Le Bal des Pompiers de et avec Laurent Savard et Anaïs Blin... du vécu à la mode parentale. Le sens de l'humour et de la dérision pour décrire tous ceux qui sont autour de Gabin mais pas forcément avec. Le coup de gueule n'est pas très loin. La vie avec une personne autiste n'est pas triste (pas que...). C'est la 3ème fois que je vois le spectacle (et oui). Je n'ai pas encore rencontré Gabin mais j'ai enfin rencontré Marilou. Peut-être à la 4ème fois ?

En tout cas, j'ai retrouvé plein de familles connues et rencontré des nouvelles. Cela fait plaisir. J'ai passé un bel après-midi avec des parents et des professionnels engagés auprès de nos proches avec autisme, chacun avec ses compétences et son envie de faire. Un bon bol de vie en ces temps un peu frileux.

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21 avril 2013

Parcours du combattant

18/04/2013

Alors que doit être dévoilé prochainement le 3e Plan autisme, des parents témoignent de leur expérience.

Magali Herman et Vincent Petit. Photo ER

Magali Herman et Vincent Petit. Photo ER

Chaque parcours est différent mais tous ont un point commun, résume Vincent Petit, celui de l’absolue nécessité d’un diagnostic le plus précoce possible. Alors que la présentation du 3e Plan autisme devrait être imminente, Vincent Petit et Magali Herman témoignent de leur expérience de parents d’enfants autistes. Magali Herman se souvient : « Je me suis rendu compte que Mégane était différente quand elle avait 2 ans. Elle faisait beaucoup de crises d’angoisse, ne souriait plus, ne babillait plus, avait un sommeil perturbé. J’ai pris contact avec un centre d’accueil médico-psychologique. Ma fille a vu pendant un an, une fois par semaine, une éducatrice et une psychologue ». Le diagnostic ne tombera qu’aux 3 ans de Mégane. Puis ce sera pour sa maman le début d’un « parcours du combattant » au cours duquel elle verra sa fille progresser, puis régresser selon qu’elle sera accueillie dans des structures au personnel formé à ce handicap ou non. Aujourd’hui âgée de 18 ans, Mégane va intégrer un foyer d’accueil médicalisé dédié.

« Le facteur de la réussite »

Le fils de Vincent Petit, lui, a 19 ans. Il est titulaire d’un CAP « Entretien parc et jardins » obtenu en apprentissage. Quasiment déscolarisé en maternelle, il est entré en CP « dans une école privée qui a accepté de l’intégrer », se souvient Vincent Petit. Qui à l’époque embauche lui-même une auxiliaire de vie scolaire qui va suivre le jeune garçon. Par la suite, cette dernière passera en contrat AVS avec l’Education nationale. « Du coup, cette jeune femme a suivi mon fils du CP à la 4e. Cela a été le facteur de sa réussite ». Aujourd’hui, le fils de Vincent Petit cherche du travail. Une nouvelle difficulté : « Il peut travailler en milieu ordinaire mais avec un accompagnement ».

Et c’est là que le bât blesse aussi. Vincent Petit, aujourd’hui également président de « Vivre avec l’autisme », une association meurthe-et-mosellane affiliée à Autisme France, le rappelle : « Les structures d’accueil manquent, tout comme les services d’accompagnement pour l’intégration en milieu ordinaire ».

« On se bat », poursuit-il également, « pour des diagnostics plus précoces, des structures d’accueil où les professionnels sont formés à ce handicap. On se bat aussi pour la scolarisation en milieu ordinaire pour tous les enfants. On pense que la scolarisation est nécessaire, mais avec un accompagnement ».

Marie-Hélène VERNIER

20 avril 2013

Tout savoir sur l'accompagnement des adultes autistes

article publié dans Handicap.fr

 

Résumé : Un guide consacré à l'accompagnement des adultes avec autisme, enfin ! On doit cette initiative au Groupement de priorités de santé (GPS) Autisme. A consulter pour sortir des méandres d'une prise en charge encore défaillante...
 
Par le 03-04-2013

A l'heure où le troisième plan autisme doit être prochainement présenté, le Groupement de priorités de santé (GPS), dédié à l'autisme et mis en place à l'initiative de la FEGAPEI (Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées et fragiles) en 2009, publie un ouvrage complet sur les « Solutions d'accompagnement pour les personnes adultes avec autisme et autres troubles envahissants du développement (TED) ». 

Un guide pratique inédit 

Si l'accompagnement des enfants avec autisme est aujourd'hui devenu un enjeu de santé publique, il n'en est rien ou presque de l'accompagnement des adultes avec autisme et autres TED. Aussi, les membres du GPS Autisme2 (associations, fédérations, experts) ont décidé d'apporter leur contribution pour favoriser le développement de solutions adaptées. Partant du postulat que l'engagement associatif est la condition sine qua non pour mettre en place un accompagnement de qualité, ils sont allés à la rencontre des associations qui ont d'ores et déjà su déployer, avec succès, des solutions spécifiques au sein de leurs établissements et services. Leurs témoignages ont nourri ce guide inédit qui offre un vaste panorama des clés de réussite « incontournables » pour la mise en place de solutions d'accueil et d'accompagnement adaptées aux personnes adultes avec autisme et autres TED. Il propose également différentes pistes de modélisation des nouvelles solutions d'accompagnement et de restructuration de l'offre existante.

De nombreux + 

• 14 fiches sur toutes les dimensions de cet accompagnement spécifique : refonte du projet associatif, mise en place de stratégies éducatives et comportementales, soins somatiques, architecture...
• Des exemples, des analyses de situations étape par étape
• Des recommandations, des points de vigilance
• Des outils de mise en œuvre (documents type, contacts...)

Cet ouvrage inaugure la collection de guides pratiques « Vie et handicap ». Nourrie des travaux des GPS et coordonnée par la FEGAPEI, elle est destinée aux professionnels qui accompagnent les personnes handicapées ainsi qu'aux décideurs publics. 

Où trouver ce guide ? 

Pour se procurer le guide « Solutions d'accompagnement pour les personnes adultes avec autisme et autres troubles envahissants du développement (TED) » :
• Téléchargement le sur le site de la FEGAPEI :
http://www.fegapei.fr/images/stories/Communication/Guides/guide_autisme_vi_02.pdf
• Contact auprès de la Direction générale adjointe « Priorités de santé » au 01 43 12 19 18 (prioritedesante@fegapei.fr)

Emmanuelle Dal'Secco

20 avril 2013

Salle comble au Perreux pour la partie scientifique des journées de l'autisme

Un très beau succès pour les organisateurs de cet après-midi (19/4) qui a permis de faire le point sur les avancées actuelles pour la prise en charge & l'accompagnement des enfants avec autisme. Programme très dense et s'il faut schématisé (en m'excusant par avance du raccourci forcémment très réducteur) :

    • Le mot d'accueil de Mme Claire BACHELET
    • Exposé du Professeur EVRARD qui met en perspective la situation actuelle par rapport à l'historique de l'autisme, nous explique la méthodologie de la HAS pour élaborer les recommandations et donne un éclairage particulièrement intéressant sur la recherche actuelle.
      Voir pour éclairage -> http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120308.OBS3336/autisme-et-psychanalyse-le-scandale-enfin-mis-au-jour.html
    • Le docteur Nadia CHABANE enchaine avec une intervention centrée sur les mécanismes cérébraux et le programme pilote qu'elle dirige à l'hôpital Debré. Insiste sur la nécessité de mettre en place un accompagnement le plus tôt possible pour profiter de la plasticité cérébrale de l'enfant, mise en évidence, en s'appuyant sur la famille.
      Voir pour éclairage -> http://www.gouvernement.fr/gouvernement/depister-les-enfants-avec-autisme-des-l-age-de-dix-huit-mois
    • Le docteur Didier PERISSE poursuit en reprenant les différents critères de diagnostic et insiste sur la nécessité d'accompagner la famille dès la perception des premiers signes sans attendre la confirmation par des examens complémentaires qui réclament du temps ... Un temps précieux !
      Il nous propose un petit film très sympa et explicite


mon petit frere de la lunepar thezeff

Un échange avec la salle permet ensuite d'éclairer certains points et Mme BACHELET peut conclure en remerciant tous ceux qui ont contribué au succès de cette manifestation.

Ma perception : je pense que professionnels et familles présents dans la salle sont repartis avec un éclairage très intéressant, une idée beaucoup plus précise sur les avancées actuelles et une perception utile des efforts qu'il faut poursuivre pour qu'enfin toutes les chances soient données aux enfants dès le plus jeune âge.

Très clairement il s'agit là d'une évolution significative voire d'une révolution par certains côtés ou pour certaines équipes !

C'est globalement un effort demandé à chacun des acteurs concernés de la petite enfance. Cet évènement marque encore une fois tout l'intérêt de partager les connaissances.

Merci aux intervenants et aux municipalités du Perreux et de Bry-sur-Marne.


 

tiret vert vivrefm topVoir la suite du programme aujourd'hui : forum l'après-midi et spectacle le soir

 

 


Samedi 20 avril de 14h à 18h à L’Auditorium Entrée libre et gratuite.

Forum et interventions

  • Rencontres avec les associations spécialisées sur les questions de l’autisme
  • Interventions de spécialistes sur la prise en charge et l’accompagnement de l’autisme
  • Témoignages


Samedi 20 avril de 20h à 23h
au Grand Théâtre du Centre des bords de Marne

Entrée libre et gratuite.
Réservation recommandée au 01 43 24 54 28.

  • Concert du groupe Percujam
  • Pièce de théâtre « Le bal des pompiers » de Laurent Savard
  • Échanges avec la salle

 

 

19 avril 2013

Explicite !

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19 avril 2013

Sophie Marceau va interpréter une assistante sexuelle

sophie marceau

article publié dans FAIRE FACE

L’art, en l’occurrence le 7e, arrivera-t-il à faire évoluer les mentalités sur la question de l’assistance sexuelle en France ? Le succès de The Sessions aux États-Unis -n°1 au box-office depuis 10 semaines consécutives, plus de 180 millions de recettes pour huit d’investis, va peut-être bouleverser la donne. Car les producteurs hexagonaux flairant le bon filon (le phénomène Intouchables a marqué les mémoires) ont racheté les droits. Et c’est Sophie Marceau qui va rependre le rôle d’Helen Hunt, dans un film réalisé et produit par son compagnon Christophe Lambert, selon une information rendue publique par l’agent de l’actrice.

Si Christophe Lambert sera pour la première fois derrière la caméra, les deux acteurs ont déjà joué dans un film traitant du handicap. Dans L’Homme de chevet, sorti en 2009, il interprétait le rôle d’un ancien champion de boxe devenu auxiliaire de vie d’une riche tétraplégique, incarnée par Sophie Marceau. Cette fois, c’est cette dernière qui offrira ses services à des personnes lourdement handicapées, condamnées à vivre dans une abstinence sexuelle non choisie, en raison de leurs incapacités physiques.

Formation en Suisse

La personnalité féminine préférée des Français aura à ses côtés Romain Duris qui jouera le rôle du journaliste et poète handicapé Mark O’Brien. « Je suis particulièrement sensible à la question de l’assistance sexuelle pour les personnes handicapées. La force des sentiments entre Mark et Cheryl décrits par The Sessions m’a profondément touchée. J’en ai d’ailleurs discuté avec Helen Hunt, avec qui j’ai joué dans La Leçon de piano en 1993. Je me réjouis de jouer un tel personnage, fort et fragile à la fois », a déclaré Sophie Marceau. L’actrice, formée à la méthode de l’Actors Studio (ne pas jouer le rôle mais être le rôle) a également annoncé qu’elle se rendrait en Suisse pour se former à l’assistance sexuelle. Le tournage du film, dont le titre définitif n’a pas été révélé devrait commencer en juin. Sortie prévue dans les salles début 2014.

 

O. Clot-Faybesse et Franck Seuret - Photo Georges Biard

19 avril 2013

Daniel Tammet danse avec les nombres mais pas seulement ...

article publié dans le JDD

 Daniel Tammet autiste surdoué

Daniel Tammet, autiste Asperger, figure parmi les "100 génies vivants". Il publie cette semaine L’Éternité dans une heure, une approche des maths qui fait rêver.

Dans son univers, les nombres apparaissent comme autant de couleurs, de formes ou de textures différentes. Le 1 est "blanc brillant", le 2 "comme le vent", le 6 "tout petit, noir, un peu triste" : "Françoise Sagan aurait pu écrire Bonjour six." Le 89 ressemble à "la neige qui tombe", le 251 à "une pomme dans un tableau de Cézanne"… Daniel Tammet est doué de synesthésie, une confusion des sens. Et il est atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme de haut niveau. Son histoire, il l’a racontée il y a sept ans dans Je suis né un jour bleu, un bestseller traduit dans 24 langues, vendu à 750.000 exemplaires. Jeudi, il sort son troisième livre, L’Éternité dans une heure*, une initiation à la poésie des nombres.

Cet Anglais de 33 ans, né d’un père ouvrier et d’une mère secrétaire, figure parmi les "100 génies vivants" élus par un panel d’experts. On est loin de l’enfant "timide", "sensible", qui avait "deux mains gauches". À l’école, Daniel n’avait pas d’amis. Chez lui, il restait souvent à l’écart de ses huit frères et soeurs. Il collectionnait les marrons, les prospectus et les coccinelles. Il n’a été diagnostiqué qu’à 25 ans. Un soulagement : "Je savais que j’étais différent."

"Je ne veux pas impressionner les gens, je veux les transformer"

Le 14 mars 2004, date anniversaire de la naissance d’Einstein, sa vie bascule grâce au nombre Pi. Dans un musée d’Oxford, il récite les 22.514 premières décimales, dans l’ordre et sans erreur, en cinq heures et neuf minutes! "C’est comme un poème numérique. Chaque ligne de décimales représente un vers, 1.000 décimales une strophe", s’émerveille- t-il. "Il faut entrer dedans comme un peintre en train de créer un paysage." Première étape vers la reconnaissance.

Dans le monde de Tammet, les mots aussi sont en couleurs. Les prénoms, par exemple. Marie est "bleu foncé, presque violet", Bruno "marron, presque noir", Lucy a "une teinte bleu clair", et Suzanne "argentée"… Rien d’étonnant à ce que les langues l’aient toujours fasciné. Le jeune homme en parle une dizaine : l’anglais, le français, l’islandais – appris en quatre jours –, l’allemand, l’espéranto… À 10 ans, il s’est même inventé son propre langage, le mänti. Et a créé, plus tard, un site Internet d’apprentissage des langues pour gagner de l’argent.

Aujourd’hui, le génie est devenu "écrivain à plein temps". On le rencontre chez son éditeur parisien. Pull noir, lunettes et cheveux en brosse, il paraît plus jeune que son âge. Il s’exprime d’un ton affable, regarde par moments ailleurs, rougit parfois. Daniel Tammet le Parisien a un compagnon français avec lequel il aimerait se marier. Il vit très bien de sa plume et donne, à l’occasion, des conférences avec des intervenants aussi renommés que Bill Gates ou Al Gore.

Quand Daniel entend une date de naissance, il est capable d’indiquer instantanément le jour qui correspond. "Mais maintenant, je prends moins de plaisir à le faire", s’excuse-t-il doucement. Pas envie d’apparaître comme un animal de cirque : "Je ne veux pas impressionner les gens, je veux les transformer." On ne le verra plus donner, en quelques secondes, le résultat de 37 puissance 5 comme il le faisait naguère dans les talk-shows. Il y a quelques années, une télé américaine lui a proposé un million de dollars pour rivaliser chaque semaine avec un érudit. Il a décliné : "J’ai conscience de la fidélité des lecteurs, je ne veux pas les décevoir."

Plus question de confier, comme dans son premier livre, son "besoin presque obsessionnel d’ordre et de routine", cette habitude, par exemple, de manger 45 g de porridge, ni plus, ni moins, au petit déjeuner. Trop dangereux : "Regardez Amélie Nothomb : quand on la reçoit, on parle de son goût pour les fruits pourris, de son chapeau, mais très peu de son écriture." Lui ne veut pas être "perçu comme un ordinateur", mais tel un écrivain. Malgré sa timidité apparente, il a confiance en son talent : ne vient-il pas de recevoir les éloges de J.M. Coetzee, le Prix Nobel de littérature sud-africain?

Daniel Tammet écrit déjà des poèmes, il a un roman en cours. Et, en attendant, évoque son dernier livre. Vingt-cinq chapitres où l’on rencontre Tolstoï, fasciné par le calcul différentiel, Shakespeare découvrant le zéro, Anne Boleyn et ses onze doigts… Il y est aussi question d’extraterrestres, de flocons de neige ou du temps qui passe de plus en plus vite. Inclassable? Catherine Meyer, son éditrice, ne s’inquiète pas : "Il existe un public qui veut apprendre des choses, mais en rêvant."

Marie Quenet - Le Journal du Dimanche

dimanche 13 janvier 2013

19 avril 2013

J'aime beaucoup cette plaquette très synthétique (à diffuser sans modération)

19 avril 2013

Compte rendu du Congrès AUTISME PACA 2013 - journée de l'AUTISME - 2 avril 2013

Travail réalisé par Jean-Marc Bonifay (jjdupuis)

19 avril 2013

conférence autisme, dialogue Valentin et Magali - 13 avril 2013

Publiée le 17 avril 2013

L'association grenobloise "Comme c'est curieux" a organisé pour la 3ème fois de suite une conférence originale : l'autisme vu par les autistes, à St Jean de Bournay (Nord Isère), le 13 avril 2013

19 avril 2013

Monica Belluci s'engage contre l'autisme

Monica Bellucci


article publié dans femina

18-04-2013 15h54

Dans Des gens qui s'embrassent , le film choral de Danièle ThompsonMonica Bellucci joue Giovanna, une ravissante idiote, épouse de Roni (Kad Merad). Un rôle de pure comédie pour la première fois dans la carrière de l'actrice qui avoue s'être beaucoup amusée à incarner cette femme un peu bête mais loin d'être méchante.
En juin, l'actrice changera totalement de registre puisqu'elle va tourner avec Emir Kusturica Love and war en Serbie, une autre expérience qu'elle attend avec impatience.

Entre deux tournages, de Paris à Londres, Rome et Rio, Monica Bellucci mène sa vie avec Vincent Cassel et leurs deux petites filles, Deva, 9 ans, et Léonie, 3 ans.
En bonne italienne, Monica est une véritable "Mamma" qui ne peut se séparer de ses enfants. Généreuse, l'actrice ne reste pas insensible aux injustices du monde et s'est engagée pour les femmes et les mamans d'enfants autistes.

Elle a ainsi récemment signée une pétition, portée par Paroles de femmes et sa présidente Olivia Cattan, intitulée Dis maman, c'est quand qu'on va à l'école, adressée au Président de la République, François Hollande.
De nombreux artistes ont suivi l'exemple de la belle Monica dont Francis Perrin, Sandrine Bonnaire, Jean Dujardin, Thomas Dutronc, Samuel Benchetrit, Jean-Paul Rouve, Bruno Wolkowitch, Anggun, Marc Levy et Audrey Dana.

La France étant très en retard par raport à ses voisins européens, le but de cette pétition est de permettre l'intégration scolaire des enfants handicapés et le droit des parents à décider de l'avenir de leurs enfants. Un combat qui ne pouvait qu'aller droit au coeur de la généreuse Monica !
Par Anne Michelet
Photo : Visual Press

19 avril 2013

Une expérience qui repousse les limites de la plasticité du cerveau humain

article publié dans RT Flash

Mardi, 09/04/2013 - 17:44 
Une expérience qui repousse les limites de la plasticité du cerveau humain  

Une équipe de recherche franco-polonaise vient de montrer que, contrairement à ce qui était admis jusqu'à présent, la spécialisation fonctionnelle de certaines aires cérébrales n'était pas toujours innée et pouvait entièrement résulter d'un apprentissage.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé sur une faculté cognitive particulière : l'aptitude à la lecture. Comme le souligne le neurobiologiste Stanislas DEHANE, "le cerveau humain n'est pas programmé pour être capable de lire, contrairement par exemple à la capacité à reconnaître des visages qui résultent d'une longue évolution biologique. Mais la lecture a été inventée il y a moins de 6000 ans, ce qui est trop court pour que l'évolution ait eu le temps de créer une aire cérébrale spécifiquement dédiée à la lecture".

Une série d'expériences menées sur des patients épileptiques au CHU de Grenoble, dans le laboratoire de physiopathologie de l'épilepsie, dirigé par le Professeur Philippe KAHANE, a montré, au grand étonnement des scientifiques, que les cellules nerveuses de cette zone cérébrale impliquée dans la reconnaissance des objets (Aire de Déjerine) réagissaient fortement et uniquement lorsque le patient voyait un mot, ou une chaîne de lettres, à l'exclusion de tout autre type d'information.

Les chercheurs ont ainsi pu démontrer que la région cérébrale responsable de la reconnaissance des objets pouvait développer une attitude spécifique à la lecture grâce à l'apprentissage. Il semblerait donc que, même des régions les plus spécialisées du cerveau puissent être le fruit d'un apprentissage, ce qui montre à quel point la plasticité de cet organe est extraordinaire et ouvre des perspectives thérapeutiques intéressantes pour la rééducation de patients souffrant de lésions cérébrales dues à l'âge ou à la maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

19 avril 2013

Au sujet de la scolarisation des enfants handicapés

Sénat, 27 mars 2013

Dans un Compte-Rendu de la commission de la culture, communication, éducation, la madame Gillot, sénatrice, s’exprime sur la scolarisation des enfants handicapés.

« Attention à ne pas transformer l’éducation nationale en structure spécialisée, ni les enseignants en éducateurs spécialisés. Les enfants handicapés ont, pour une partie d’entre eux, besoin d’un accompagnement spécifique. Je crains que certains parents d’enfants handicapés n’aient placé trop d’espoirs dans la loi de 2005, qui leur permet théoriquement de scolariser leur enfant dans l’école du quartier. Les bienfaits tirés de la scolarisation en milieu ordinaire doivent être évalués sérieusement ; ce n’est pas une fin en soi. Il faut préserver la capacité de l’école à assurer ses missions premières. »

Un discours qui me donne envie de vomir…

Désolée, c’est mon premier ressenti…

En tout cas, Madame Gillot, elle-même ancienne enseignante, a le mérite d’exprimer tout haut ce que bon nombre de professionnels de l’Education Nationale et du médico-social pensent tout bas, à savoir : le milieu ordinaire pour les enfants ordinaires, et le milieu spécialisé pour les enfants non ordinaires.

Une façon de penser typiquement française : élitisme et conformisme. Préserver un programme éducatif de qualité dans les écoles, sinon les enfants « normaux » risqueraient d’être tirés vers le bas par ces enfants anormaux.
La scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés n’est pas une fin en soi ? Donc si je suis son raisonnement, leur inclusion en société aussi. Allez ouste, dégagez-nous ces enfants, ils n’ont rien à faire dans notre société.
La fin en soi pour Madame Gillot, c’est peut-être l’institution à vie, sans chance d’insertion dans leur vie future, sans chance de progression en côtoyant des enfants ordinaires. Quels sont leurs chances de s’ouvrir aux autres,  leurs chances de devenir plus autonomes, si on les enferme dans un endroit quelque part ?

 

L’éducation séparée, obstacle à l’inclusion

C’est sur que les enfants handicapés ont des besoins spécifiques, mais de là à ne leur laisser aucune chance de participer à la société et de progresser grâce aux autres… Pourquoi ne pas adapter l’école à ces enfants, en faisant des aménagements ? Pourquoi ne pas faire en sorte que ces enfants reçoivent leur soins dans l’école ? Parce que l’éducation spécialisée dépend du médico-social, et que ce secteur représente toute une économie. Les grosses associations gestionnaires gagnent leur vie en créant des établissements spécialisés : elles ne font pas cela bénévolement, elles veulent s’étendre sur le marché de l’emploi. Il y a de l’argent en jeu, celui de l’État. Beaucoup de personnes travaillent dans ce secteur, ont leurs habitudes, et changer les habitudes, c’est pas du gâteau en France…

 

Bref, cette éducation séparée est une entrave au processus d’inclusion, comme le mentionne l’agence européenne pour le développement des besoins d’éducation spéciale, dans un rapport publié en 2003, à la  page 14.
 
Le gros soucis, c’est que la plupart des établissements spécialisés, institutions, sont initialement créés et gérés par des associations de parents, qui n’ont pas eu d’autre choix que de faire cela…
Parce que la loi sur la scolarisation ne date que de 2005, et que même maintenant elle est extrêmement difficile à être effective : donc il faut bien mettre les enfants quelque part.

Parce que les parents d’adultes doivent créer eux-mêmes des structures, puisque presque rien n’existe à l’âge adulte. Parce qu’un enfant handicapé grandit, comme tous les autres enfants : il deviendra adolescent, puis adulte, et qu’il faut pouvoir anticiper son avenir.Mais son avenir, il aurait pu être autre, si il avait pu bénéficier d’un accompagnement adapté dans une école ordinaire.

Comme c’est le cas dans les autres pays développés, où l’éducation spécialisée dépend de l’Éducation Nationale.
Pour autant, madame la sénatrice, est-ce que le niveau d’éducation des enfants de ces autres pays est moins élevé que le notre ? Est-ce que la France peut se vanter de la qualité de son instruction scolaire par rapport à ces  pays qui eux, mettent en pratique l’inclusion scolaire ?

 

Enfant handicapé en France : enfant surhandicapé…
J’en veux énormément à ce genre de personnes, qui par leur raisonnement et ce que cela implique, privent mon fils de fréquenter des enfants de son âge et le privent d’une énorme possibilité de faire des progrès.
Les seuls moments où il peut voir des enfants typiques, c’est  le mercredi après-midi en centre aéré… Quand je l’y emmène je vois son regard briller. Quand il y est, je le vois si heureux d’être parmi eux, je le vois interagir, je vois les animateurs sidérés, ébahis par ses progrès sur le plan relationnel.
Je me dis que ces progrès pourraient être fabuleux si on lui donnait la chance de fréquenter des enfants typiques tous les jours, avec des aménagements…
Mais non…
La politique ségrégationniste de ce pays handicape davantage mon enfant.
Quand je pense que j’étais enseignante… Je suis bien contente d’avoir démissionné de l’Education Nationale, comment aurais-je pu continuer à enseigner à des enfants alors que le mien est privé de ce droit fondamental ? Honte à ce ministère. Honte.
18 avril 2013

La formation des pairs surpasse les interventions traditionnelles auprès des autistes

article publié sur Autisme Information Science

Peer Training Outperforms Traditional Autism Interventions

Traduction : Koala
 
Intervenir auprès des camarades de classe d’enfants autistes produit des résultats plus significatifs en termes d’inclusion sociale que l’entraînement aux habiletés sociales des enfants autistes.

Beaucoup d'enfants atteints d'autisme suivent une scolarité au sein de classes ordinaires pour au moins une partie de la journée scolaire. Beaucoup éprouvent de la difficulté socialement et risquent d'être isolés ou d’être victime d’intimidation ou de harcèlement. L'intervention la plus courante consiste à tenter d’améliorer les compétences sociales de l’enfant autiste au travers de sessions d’entraînement aux habiletés sociales dans une clinique ou dans le cabinet privé d'un thérapeute. L’instructeur modèle les aptitudes sociales appropriées soit en tête-à-tête avec l'enfant, soit avec un groupe d'enfants présentant des difficultés dans les interactions sociales. Ces deux types d'interventions améliorent les compétences sociales - du moins dans les cliniques et les centres universitaires où ils ont été étudiés. Leur efficacité dans des contextes réels est moins claire.

Cette année, les résultats d'une importante étude plaident en faveur d'arrêter de s'appuyer uniquement sur cette forme standard d’entraînement aux habiletés sociales, mais plutôt vers un plus grand accent porté sur l’entraînement des camarades de classe des enfants autistes, visant à leur enseigner comment interagir avec les enfants qui ont des difficultés dans les interactions sociales. .

L'étude a été menée par une psychologue spécialisée dans la psycho-éducation Connie Kasari, Ph.D., de l'UCLA Center for Autism Research and Treatment. Elle est parue dans le numéro d'Avril de la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry.

Les chercheurs ont recruté 60 élèves avec des troubles du spectre autistique (TSA), du CP au CM2. Tous ces élèves suivaient un cursus normal dans des classes ordinaires pendant au moins 80 % de la journée scolaire. Les chercheurs ont distribué les enfants de façon aléatoire dans l'un des quatre groupes suivants:

- Un groupe d’enfants a bénéficié d’un entraînement aux habiletés sociales en tête à tête avec un adulte pendant six semaines. Le thérapeute a aidé l'enfant à pratiquer des compétences sociales telles que comment rentrer dans un jeu dans la récréation ou la conversation.

- Un groupe d’enfants n'a reçu aucun entraînement aux habiletés sociales, mais avait trois camarades de classe neurotypiques qui ont reçu une formation pour comment interagir avec les enfants présentant des difficultés dans les interactions sociales. Ces camarades de classe ne connaissaient pas l'identité des enfants avec autisme.

- Un groupe d’enfants a reçu à la fois un entraînement aux habiletés sociales en tête-à-un et la formation des trois camarades de classe neurotypiques.

- Un groupe d’enfants n’a reçu aucune intervention dans la première phase de l'étude et a par la suite participé à l'une des interventions.

Toutes les sessions d’entraînement ont duré 20 minutes, deux fois par semaine pendant six semaines. Lors de l'intervention, les observateurs ont regardé et ont noté les comportements pendant les récréations. Ces observateurs ne savaient pas quels enfants avaient reçu une intervention. Trois mois après avoir terminé les sessions d’entraînement et de formation, les enquêteurs sont revenus observer les enfants atteints d'autisme, les interroger, et interroger leurs enseignants.

Ceux dont les camarades de classe ont reçu une formation - y compris ceux qui n’avaient reçu aucun entraînement aux habiletés sociales - passaient moins de temps seuls sur le terrain de jeu et avaient plus de camarades de classe les désignant comme des amis, par rapport à ceux qui ont reçu seulement de l’entraînement en tête à tête avec un thérapeute, ou pas d'intervention du tout.

En outre, les enseignants ont signalé que les compétences sociales des élèves autistes pendant la classe se sont améliorées de façon significative après la formation de leurs pairs neurotypiques. Par comparaison, les enseignants n’ont noté aucun changement dans les habiletés sociales des enfants atteints d'autisme qui ont reçu un coaching en tête en tête sans aucune formation de leurs camarades de classe. Comme les observateurs pendant les récréations, les enseignants ne savaient pas quels enfants avaient reçu quelle intervention.

Dans le cas où leurs camarades de classe ont été formés, les enfants atteints d'autisme ont continué à démontrer une meilleure connexion sociale avec leurs pairs, même après qu'ils aient changé de classe et de camarades à la rentrée scolaire.

«Je pensais que travailler à travers les pairs serait plus indirect, mais nous avons trouvé exactement le contraire», a déclaré le Dr Kasari concernant ses conclusions surprenantes. «Le modèle où un adulte travaille directement avec l'enfant autiste n'était tout simplement pas aussi efficace."

Cependant, l'étude a également souligné des domaines problématiques. Par exemple, alors que l'interaction facilitée avec les pairs a diminué l’isolement à la récréation, il n'a pas amélioré tous les comportements pendant les interactions. La plupart des enfants atteints d'autisme avaient encore des difficultés avec le « chacun son tour », l’initiation des conversations et autres activités conjointes. En outre, malgré une plus grande intégration dans les cercles sociaux, les enfants atteints de TSA ne semblaient pas avoir conscience qu'ils avaient plus d'amis.

"Nous avons constaté que même si un enfant atteint d'autisme est populaire auprès de ses pairs, les temps de jeux à la récréation sont toujours difficiles pour lui", a déclaré le Dr Kasari.

Le National Institutes of Health (NIH) a parrainé la recherche. Dr Kasari a également reçu plusieurs subventions de recherche de Autism Speaks qui s'appuient sur son travail dans les écoles et auprès des populations d'enfants atteints de TSA recevant peu de services thérapeutiques. Deux des subventions pilotes Autism Speaks sont devenues la base de grandes études de recherche parrainées par le NIH.

«Il s'agit de travaux novateurs qui pointent vers les moyens les plus efficaces d'aider les enfants autistes à naviguer avec succès dans la socialisation à l'école», a déclaré Geri Dawson, Ph.D., conseiller scientifique en chef à Autism Speaks. "Il est très important que ces interventions soient testées dans des contextes réels afin que nous puissions appliquer plus facilement ces résultats de recherche à la population. C'est l'un des points forts de cette étude."

Kasari C, Rotheram-Fuller E, J Locke, Gulsrud A. Making the connection: randomized controlled trial of social skills at school for children with autism spectrum disorders. J Child Psychol Psychiatry. 2012; 53 (4): 431-9.

 

 

18 avril 2013

Autisme : découverte de nouvelles spécificités structurelles dans cerveau

article publié dans RT Flash

Lundi, 15/04/2013 - 16:39 
Autisme : découverte de nouvelles spécificités structurelles dans le cerveau 

Des chercheurs de l'Hôpital pour enfants de Boston et de l'Université catholique de Louvain ont mis à jour de nouvelles différences structurelles dans les connexions cérébrales chez les enfants souffrant de troubles autistiques.

Ces travaux, qui ont utilisé des modèles mathématiques d'analyse de réseau, ont montré que les enfants autistes possédaient plus de connexions redondantes entre des aires voisines du cerveau et moins de connexions à plus longue distance.

Comme l'explique Jurriaan Peters, chercheur à l'hôpital pour enfants de Boston, "Nos recherches ont pu montrer que, chez les enfants autistes, l'organisation de la connectivité globale du cerveau était différente, ce qui a des conséquences profondes sur la façon dont les autistes organisent et traitent l'information".

Dans cette étude, des scientifiques ont analysé les électroencéphalogrammes de trois groupes d'enfants autistes : 16 enfants atteints d'autisme, 14 enfants dont l'autisme est lié à un syndrome génétique, la sclérose tubéreuse de Bourneville, et enfin 46 enfants ne présentant aucune pathologie neurocérébrale. Cette comparaison a permis de découvrir que dans les deux groupes d' enfants atteints d'autisme, on observe plus de connexions entre les régions voisines du cerveau et moins de connexions reliant les régions plus distantes.

L'étude a également montré que les enfants atteints de sclérose tubéreuse ont une diminution globale de connectivité, alors que ceux souffrant seulement d'un autisme simple présentent une augmentation de connexions locales et une diminution des connexions à longue distance.

Selon les chercheurs, la présence chez les enfants autistes d'un réseau cérébral configuré principalement à partir de connexions à courte distance  expliquerait pourquoi ces enfants, qui parviennent souvent à accomplir une tâche particulière de manière remarquable, ne sont pas capables d'effectuer parallèlement plusieurs actions en traitant simultanément des informations provenant de différentes aires cérébrales.

Un exemple frappant de cette incapacité réside dans l'impossibilité pour un autiste de décrypter une émotion sur un visage. "Il est possible qu'un enfant autiste ne parvienne pas à interpréter un sentiment, comme la joie ou la colère, en voyant un visage, parce que son centre cérébral visuel et son centre cérébral émotionnel ne peuvent pas communiquer à cause de la singularité structurelle de leur cerveau" souligne le Professeur Peters.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMC

17 avril 2013

Sels d'aluminium contenus dans les vaccins, attention danger ?

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 12 novembre 2012, mis à jour le 13 novembre 2012

"Nocivité des sels d'aluminium dans les vaccins : du soupçon aux certitudes". C'est ce qu'estime aujourd'hui le Réseau Environnement Santé sur la question des sels d'aluminium utilisés comme adjuvants dans la plupart des vaccins.

logo france5

 

 

Afficher Pr. Romain Gherardi


tiret vert vivrefm topVoir la vidéo de l'interview du Professeur Gherardi sur le site de France 5

 Le Pr. Romain Gherardi, directeur de recherche à l'Inserm et à l'hôpital Henry-Mondor, était l'invité du "Magazine de la santé", sur France 5, le 12 novembre 2012.
Il étudie les effets des sels d'aluminium sur l'organisme depuis 18 ans.

Depuis qu'on les utilise dans la fabrication des vaccins (1926 aux Etats-Unis, 1990 en France), les sels d'aluminium alimentent le débat et la controverse.

Techniquement, une dose infime d'hydroxyde d'aluminium suffit pour stimuler la réaction immunitaire en induisant un petite réaction inflammatoire locale. Et, si une majorité de scientifiques considère qu'une fois injecté dans l'organisme, l'aluminium se dissout spontanément et n'a donc pas d'effet toxique, d'autres comme le Réseau Environnement Santé et lePr. Romain Gherardi, chercheur à l'Inserm et médecin à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, avancent le contraire. 

Les sels d'aluminium en cause

Ils estiment que les sels d'aluminium peuvent provoquer une myofasciite à macrophages, une maladie complexe dominée par un ensemble de symptômes : douleurs musculaires et articulaires, épuisement chronique, troubles du sommeil et troubles neuro-cognitifs.

Chez les patients observés, lePr. Romain Gherardi a repèré la présence d'aluminium dans le muscle du deltoïde, soit à l'endroit où la personne a reçu le vaccin dans l'épaule. Ainsi, contrairement à ce qui est affirmé depuis des années, chez certaines personnes, les sels d'aluminium ajoutés dans le produit de vaccination ne seraient pas éliminés par l'organisme.

Cette réaction n'apparaîtrait que chez des personnes génétiquement prédisposées. Il n'empêche, pour le Pr. Gherardi, cela signifierait que l'organisme ne parvient pas "à digérer complètement les particules d'aluminium".

Dans certains cas, rares, l'aluminium serait capturé par des cellules du système immunitaire et pourrait ainsi être transporté jusqu'au cerveau.

Le Pr. Romain Gherardi a aujourd'hui identifié 585 cas, et voudrait poursuivre ses travaux pour pouvoir démontrer le lien direct de cause à effet entre la vaccination et cette maladie.

Travaux de recherche avortés ?

Malheureusement pour lui et son équipe, l'Agence du médicament (ANSM) vient de décider de ne pas poursuivre le financement de ses recherches. Se considérant comme un lanceur d'alerte, le Pr. Romain Gherardi, soutenue par l'association Réseau Environnement Santé, a décidé de publier la décision de l'Agence du médicament, et de leur demander des explications.

L'Agence du médicament, de son côté, se défend de toute censure, assure s'intéresser à la question mais ne pense pas que l'axe de recherche du Professeur Gherardi soit le meilleur pour répondre à la question des risques des sels d'aluminium. 

"La ministre de la Santé nous a saisi sur le sujet, nous sommes d'accord qu'il doit y avoir une étude à ce propos, mais pas sous cette forme", commente Bernard Delorme, responsable de l'information à l'Agence du médicament.

"Il a fallu dix ans pour prouver que la vaccination n'avait aucun rapport avec l'apparition de la sclérose en plaques. Il faut donc être prudent. Nous ne nions pas l'existence d'une cicatrisation vaccinale, soit de la présence d'aluminium dans le deltoïde, là où les gens se font vacciner. Par contre, aucune preuve n'a été faite sur le lien entre vaccination et les symptômes de la myofasciite à macrophages."

En mars 2012, des députés ont demandé un moratoire sur les vaccins à base d'aluminium, au nom du principe de précaution. Mais en juin 2012, l'Académie de médecine s'y est opposée, arguant que cet adjuvant est nécessaire à l'efficacité de certains vaccins et que la quantité contenue dans les injections est bien plus faible que celle que nous ingérons sans nous en apercevoir, via l'eau ou les aliments.

La couverture vaccinale menacée ?

L'Académie de médecine redoute que cette polémique jette une nouvelle fois le soupçon sur la vaccination en générale. Pourtant, les détracteurs de l'aluminium estiment que des solutions alternatives existent. L'association E3M (Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages) a d'ailleurs dénoncé en juillet 2012 le retrait progressif du marché des seuls vaccins encore sans aluminium.

L'Académie, elle, revient sur la nécessité de ces adjuvants et explique qu'en cas de moratoire, les éventuelles solutions de rechange ne pourraient être prêtes avant cinq ou dix ans.

 

17 avril 2013

Autisme, secteur porteur pour la recherche

Mardi 16 avril 2013
article publié sur le blog de chronimed

Pour son premier numéro, JAMA Psychiatry (nouvel avatar de The American Journal of Psychiatry) a consacré un éditorial aux troubles du spectre autistique (TSA). 

Un double parallèle est mentionné : l’augmentation « spectaculaire » des publications sur le sujet depuis une dizaine d’années doit être simultanément rapprochée de l’envolée considérable des cas d’autisme diagnostiqués (« +78 % dans la prévalence des TSA depuis 6 ans ») et de l’accroissement notable (mais pourtant insuffisant) des fonds publics et privés consacrés à la recherche sur ce « trouble très fréquent et coûteux du neurodéveloppement. » 

À titre d’exemple, l’auteur rappelle que dans ce premier numéro de JAMA Psychiatry figurent déjà « trois articles sur l’autisme », alors qu’il fallait « toute une année » aux revues psychiatriques pour publier ce même nombre d’études, lors des décennies précédentes !

Mais malgré la hausse substantielle des crédits dévolus à l’autisme aux États-Unis (334 millions de dollars venant du public et 74 millions de dollars venant du privé), l’augmentation de la prévalence des TSA est telle que la répartition de ces crédits par personne avec autisme a en réalité baissé (passant de « 62 dollars par intéressé en 2007 à 47,5 dollars en 2012 »). 

Il est donc crucial de ne pas se résigner et de continuer les recherches, « en particulier dans des secteurs encore négligés comme celui des thérapeutiques et de l’autisme chez l’adulte. »  

L’auteur insiste notamment sur le « besoin urgent » de promouvoir les recherches dans le domaine de la maturation du cerveau en période prénatale et peu après la naissance, dans la mesure où plusieurs études viennent confirmer l’impact de facteurs dans l’environnement (comme certains polluants aériens) et/ou d’anomalies immunitaires durant cette période critique du neurodéveloppement. 

D’autres avancées devraient provenir de l’essor des nouvelles techniques en matière d’imagerie médicale, comme la tomographie par émission de positons (PET scan) qui a déjà montré, en cas de TSA, la présence d’anomalies de fonctionnement dans l’activation de la microglie (cellules d’origine hématopoïétique, et impliquées dans les défenses immunitaires du cerveau). 

Dr Alain Cohen Publié le 16/04/2013 

 

Dawson G : Dramatic increase in autism prevalence parallels explosion of research into its biology and causes. JAMA Psychiatry 2013 ;70 (1) : 9–10.

16 avril 2013

Soirée d'enfer au Perreux samedi avec Percujam et Laurent Savard et son bal des pompiers

Les journées de l'autisme organisées par les villes de Bry-sur-Marne et du Perreux

les 19 & 20 avril

Dernières places

tiret vert vivrefm tophttp://www.leperreux94.fr/Les-journees-de-l-autisme

http://laurentsavard.com/


Percujam le film par Cvfidelio

Le film documentaire PERCUJAM raconte avant tout une histoire d'artistes.
Le foyer ALTERNOTE est leur maison à Antony (92). Et elle est dirigée par Michel Pinville 365 jours par an et fonctionne nuit et jour. Ce foyer médico éducatif mise sur la proximité et la personnalisation de l'encadrement et copte sept jeunes internes. Les intervenants sont des éducateurs spécialisés, des musiciens professionnels et du personnel médical.
"Mon objectif est d'aller vivre avec eux, de suivre leurs journées, leurs ateliers, les suivre dans leur préparation, jusqu'à faire oublier la caméra en évitant tout sensationnalisme ou voyeurisme." Alexandre Messina.
Ils se nomment Mylène, Kevin, Raphaël, Gilou ... et nous font partager leur quotidien : répétitions, création, studio, tournée... et de grands concerts.
Ils sont soutenus par Grand Corps Malade, Calogero, Tryo et bien d'autres.

Film produit par Alexandra Lederman et Alain Miro
Réalisation Alexandre Messina


Percujam - Madame en bleu par fondationorange

15 avril 2013

Soins dentaires. Une prise en charge adaptée aux handicaps.

article publié dans Le Télégramme

15 avril 2013

Les soins dentaires sont parfois compliqués pour les personnes handicapées physiques ou psychiques. Des dentistes leur apportent une réponse adaptée.

Des personnes handicapées vivent les soins dentaires, dans les conditions classiques, comme une agression. Par ailleurs, de part leur configuration, certains cabinets dentaires ne sont pas accessibles à tous. Depuis dix ans, des dentistes du Morbihan sont mobilisés. En 2006, la Caisse primaire d'assurance-maladie du département a financé l'achat d'un fauteuil dentaire adapté aux personnes handicapées. Un équipement installé au Centre hospitalier Bretagne atlantique (CHBA), accessible à tous les chirurgiens-dentistes du département qui souhaitent y accueillir leurs patients handicapés. « L'intérêt de l'installation du fauteuil au CHBA, c'est que, sur place, nous avons accès à l'utilisation du gaz méopa pour les patients dont le comportement ne permet pas une anesthésie locale », explique le Dr Jacques Provost, à l'initiative du projet.

Quatre sites adaptés dans le Morbihan

Même dans ces conditions, les soins ne sont pas possibles pour certains patients handicapés. « Il n'y a parfois pas d'autre solution que d'intervenir en bloc opératoire sous anesthésie générale », indique le Dr Thierry Le Gall. Afin de développer l'accès aux soins dentaires sur l'ensemble du département, une convention a été signée entre différents partenaires. Aujourd'hui, il existe ainsi quatre lieux de prise en charge dans le Morbihan : en fauteuil adapté, au CHBA à Vannes et au centre de rééducation de Kerpape qui donne accès à son cabinet à des dentistes libéraux; ou en bloc opératoire, à la clinique du Ter, à Lorient et à l'hôpital de Pontivy.

Des soins pour éviter les extractions

L'objectif est de rendre les soins accessibles à un maximum de personnes, afin de rester dans le soin de conservation pour éviter l'extraction des dents. « L'extraction pose ensuite des problèmes alimentaires car, compte tenu de leurs faibles moyens financiers, des personnes handicapées ne peuvent pas s'offrir de prothèse dentaire », explique Sonia Bourion, de la Caisse primaire d'assurance-maladie du Morbihan. L'association Vannes aide handicap, présidée par Jacques Provost, intervient sur l'ensemble du département pour accompagner les dentistes. « Nous sommes présents pour épauler nos confrères qui viennent, par exemple, pour la première fois au cabinet du CHBA. Nous sommes également là quand, pour des interventions longues, nous devons être plusieurs », explique le président. Le conseil général du Morbihan finance par ailleurs le déplacement des personnes handicapées accompagnées pour se rendre dans un lieu adapté aux soins dentaires dont elles ont besoin. Contact Association Vannes aide handicap, 02.97.42.65.68.

Stéphanie Le Bail

15 avril 2013

Autisme : Des chercheurs américains repère des anomalies grâce à une technique inédite (vidéo)

11 avril 2013

article publié sur le site de RTS.ch

Des chercheurs américains ont pu repérer des anomalies liées à l'autisme en observant le cerveau

Le cerveau a été observé en transparence, colorisé et détaillé de manière inédite.

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