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"Au bonheur d'Elise"
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scolarisation
11 juillet 2018

Handicap - Un chef d'entreprise loirétain s'engage pour les enfants autistes

 

Handicap - Un chef d'entreprise loirétain s'engage pour les enfants autistes

Le petit village de Mosnes (Indre-et-Loire) pourrait-il devenir l'avant-garde de l'accompagnement pour les enfants souffrant d'autisme ? C'est en tout cas le projet de son maire, Christophe Villemain, également chef de l'entreprise de maçonnerie du même nom, basée à Saint-Cyr-en-Val.

https://www.larep.fr

 

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11 juillet 2018

Pénurie de places en institut médico-éducatif : une famille tarnaise témoigne

 

Pénurie de places en institut médico-éducatif : une famille tarnaise témoigne

C'est le lot de beaucoup de familles mais pour chacune d'entre elles, c'est un parcours du combattant bien difficile à comprendre et à accepter. Arno a six ans et comme tous les enfants de cet âge, il aime jouer, rire, courir, jouer au ballon. Une vie d'enfant comme les autres ?

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

4 juillet 2018

"J'ai inscrit ma fille, trisomique 21, à l'école pour la rentrée , et suis épuisée par ce parcours du combattant"

 

"J'ai inscrit ma fille, trisomique 21, à l'école pour la rentrée , et suis épuisée par ce parcours du combattant"

J'avais vraiment l'intention de n'avoir ni à écrire, ni à publier ce post. Vraiment. Parce que tout devait se passer pour le mieux, et il n'y avait pas de raison que ça se passe autrement, n'est-ce pas? Mais ce soir, trop c'est trop.

https://www.huffingtonpost.fr



 

1 juillet 2018

Mosnes : après les commerces, le maire va sauver l'école communale en créant un centre pour autistes

article publié sur France bleu

mercredi 20 juin 2018 à 5:30 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

L'école primaire de Mosnes va être rénovée, et va même bientôt être accompagnée d'un centre pour enfants autistes. Le projet, d'un coût de trois millions d'euros, est déjà financé au deux tiers, mais le maire cherche désormais des mécènes privés.

Illustration Marche pour l'autisme en Mars 2013 Illustration Marche pour l'autisme en Mars 2013 © Maxppp - Aurélein Morissard/IP3

Mosnes, France

L'état de l'école primaire de la commune de Mosnes, près d'Amboise en Indre-et-Loire, est préoccupant. Selon le maire du village, Christophe Villemain, il pousse même des familles à éviter l'établissement. Il est donc urgent de la remettre aux normes.  Mais, nouveauté, la nouvelle école accueillera également des jeunes autistes. Ce qui nécessite la mise en place d'un centre spécialisé et de classes privées. 

Le coût du projet est d'environ 3,3 millions d'euros, un budget déjà financé aux deux-tiers. Le maire cherche désormais des fonds privés pour mener à bien ce projet et veut séduire les entreprises, tout en les sensibilisant à l'insertion dans l'emploi des jeunes autistes. 

Pour cela, il organise dès le mois d'octobre des concerts dans des églises de la région, suivis de repas pour convaincre des mécènes de mettre la main à la poche, de 150 à 50.000 euros. 

Le maire de Mosnes avait déjà investit personnellement 200.000 euros pour sauver deux commerces de sa commune

A la clé, une cinquantaine d'emplois qui pourraient redynamiser cette petite commune rurale. "En terme d'images, je pense que c'est déjà très très bien, pour les nouvelles personnes qui veulent s'installer dans le village. Le centre en lui-même va créer des emplois et il peut y avoir des métiers qui vont venir s'y adosser." explique le maire. 

Au début, son conseil municipal n'était pas très sûr de vouloir se lancer dans le projet. "On ne va quand même pas mettre nos enfants avec des fêlés !" argue même un conseiller. Mais finalement, le conseil municipal et les parents d'élèves n'éprouvent pas de résistance particulière.  Et pour cause : "Les animations mises en place pour les enfants autistes vont pouvoir bénéficier aux non-autistes. Les parents ne peuvent qu'être contents de cela.  Cela tire l'école vers le haut globalement." décrypte Christophe Villemain. 

Cette nouvelle école devra être liée à une nouvelle politique d'insertion dans l'emploi des jeunes autistes. "On ne donne pas la possibilité aux enfants autistes d'accéder à la culture, à l'éducation, aux sports... Dans d'autres pays, on fait en sorte que les autistes puissent intégrer les écoles puis des entreprises. En France, on est vraiment en retard par rapport à ça. Rien que d'évoquer le mot 'autiste', on détourne le regard." déplore-t-il. 

Le premier concert de soutien aura lieu à Mosnes le 6 octobre 2018. A Tours, ce sera le 8 octobre, à l'église Saint-Julien. 

29 juin 2018

Auxiliaire de vie scolaire (AVS) : le coup de gueule d’une maman

article publié sur Parole de mamans
Publié le : 28/06/2018
176554-e5yv4B4r-DMy8mPdP.jpg 94 Articles

Obtenir une AVS pour la rentrée prochaine est loin d’être une chose aisée. Caroline Boudet, maman d’une petite Louise porteuse de trisomie 21 a fait part de son mécontentement sur son compte Twitter.

Les vacances approchent pour le plus grand bonheur des parents comme des enfants. Seulement, ces deux mois de repos ne vont pas être tranquilles pour tout le monde. Comme tous les ans, les parents ayant des enfants en situation de handicap se battent pour que ces derniers aient une auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la rentrée.
Entre les papiers administratifs et les temps d’attente, les parents désespèrent souvent de se sentir bien seuls dans ce parcours complexe. Les réseaux sociaux peuvent être un bon moyen de communiquer avec d’autres familles se trouvant dans la même situation d’attente, l’union fait la force.

Caroline Boudet* l’a bien compris. Maman d'une petite Louise, elle a publié un message sur Twitter où elle exprime son "ras le bol" face aux nombreux blocages auxquelles elle se heurte en recherchant une AVS pour sa fille porteuse de trisomie 21.

“Avoir un enfant handicapé en France en 2018, c’est bosser depuis novembre dernier pour qu’il ait une AVS à la rentrée de septembre. C’est une attribution a minima pour une AVS partagée, pardon “mutualisée”, écrit cette maman sur son compte Twitter.

En effet, les écoles font de plus en plus appel à une auxiliaires de vie scolaire (AVS) mutualisées qui s’occupent de plusieurs enfants à la fois. Une situation qui peut poser des nombreux problèmes autant pour les AVS que pour les enfants qui ont bien souvent besoin d’une prise en charge complète.

Des délais très longs

Caroline Boudet est revenue sur les délais d’attente pour obtenir une AVS. Certaines familles se retrouvent parfois à la rentrée en ne sachant toujours pas si leur enfant pourra bénéficier de cette aide durant l’année.

“ C’est devoir répondre aux inquiétudes de l’école sur cette même AVS et n’avoir aucun foutu début de réponse … appeler et rappeler la MDPH sans plus de réponse autre qu’on vous tient au courant. C’est se crever pour que tout se passe au mieux et entendre on peut rien vous dire madame.” Voilà ça c’est pour une petite section de maternelle. Bon vent à l’école inclusive, France 2018, rappelez-moi quand elle ne reposera pas uniquement sur les épaules des parents”, écrit-elle sur son compte Twitter. Un coup de gueule salutaire qui en dit long sur le ras-le-bol des parents.

Lire aussi : Autisme, je me suis battue 4 ans pour que mon fils puisse aller à l'école

 

AVS : quelles sont les démarches ?

Tout d’abord, la demande doit être conjointe entre les parents, le directeur de l’établissement ainsi que l’équipe éducative. La demande doit en général être faites aux alentours de février, maximum avril-mai pour que la MDMH et le rectorat la traitent pour la rentrée.
Si l’enfant a déjà une AVS, la démarche est un peu plus simplifiée, elle se fait lors de la réunion avec l'équipe de suivi de scolarisation organisée par l’enseignant au minimum une fois par an. Pour plus d’informations, n'hésitez pas à aller voir le site Toupi.fr qui décrit toutes les étapes pour obtenir une AVS à la rentrée.  

* Auteure de deux livres : La vie réserve des surprises  (Le Livre de Poche) Juste un peu de temps Edition (Stock)

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29 juin 2018

Le Plan Mercredi reconnaît le nécessaire accompagnement des élèves sur les temps périscolaires

article publié sur Ecole et handicap

Petite fille avec les mains peintes en couleur qui sourit

Les enfants en situation de handicap ont le droit d’être accueillis sur les temps périscolaires. Mais un certain nombre parmi eux ont besoin d’y être accompagnés.

Or, la demande de la présence des AVS et AESH sur les temps périscolaires provoque fréquemment des tensions entre l’éducation nationale, les communes et les parents. Et ceux-ci ont alors du mal à obtenir satisfaction. Les textes sont pourtant clairs mais d’aucuns s’efforcent parfois de s’y soustraire, non sans une certaine mauvaise foi. Le « Plan Mercredi » du Ministre de l’Education nationale mettra peut-être fin aux débats par le rappel de quelques principes de base.  

Une initiative du Ministre de l’Education nationale : le « Plan Mercredi »

Le Plan mercredi a pour objet de proposer aux familles, à compter de la rentrée 2018, des activités « de grande qualité » le mercredi. Dans sa présentation du Plan, le 20 juin 2018, le Ministre a notamment déclaré : « Le label Plan mercredi ouvre ainsi une nouvelle étape dans l’offre périscolaire » ; et le Ministère a précisé que le Plan prévoit expressément l’inclusion des enfants en situation de handicap, ce qui exige des activités accessibles, comportant les aménagements nécessaires,  et la continuité de l’encadrement de ces enfants  par les AESH.

On relève donc trois points essentiels :

1. Le Plan Mercredi fait partie des activités périscolaires
2. Les élèves en situation de handicap sont appelés à y participer
3. Ils peuvent être accompagnés par les AESH

Les AVS peuvent accompagner les élèves sur les temps périscolaires

Le ministre ne fait que réaffirmer une règle déjà ancienne puisque les AVS ont toujours pu accompagner les élèves sur les temps périscolaires. Cette ancienne règle qui figure dans le code de l’Education (Article L916-2), a été rappelée récemment dans la circulaire 2014-083 du 8 juillet 2014 – 3.a.

Ne pas confondre temps périscolaires et temps d’activités extrascolaires

Les temps périscolaires sont des temps en rapport direct avec la scolarité. Ils comprennent notamment les temps de cantine ou de garderie, les activités des rythmes scolaires (appelées parfois les TAP – Temps d’Activités Périscolaires) mises en place par la loi Peillon. A partir de la rentrée de septembre 2018, ils comprendront de même les activités du Plan Mercredi .

On veillera à ne pas les confondre avec les temps d’activités extrascolaires qui sont le plus souvent des activités de loisirs d’ordre sportif ou culturels, organisées par les communes, principalement les jours fériés et pendant les vacances scolaires. On notera que ces temps dits « extrascolaires » ne sont pas purement et simplement des temps « hors scolaires ». Ce sont des temps au cours desquels des activités organisées et encadrées sont proposées aux enfants.

Les AVS et les AESH interviennent comme tels sur les temps périscolaires dans le cadre de leur contrat (Code de l’Education, art. L916-2). Ils sont donc alors rémunérés par l’Education nationale.

Ils peuvent, s’ils le souhaitent et s’ils en ont l’opportunité, participer à des activités extrascolaires qui n’entrent pas dans le cadre des missions pour lesquelles ils ont été recrutés en tant qu’AVS ou AESH. Ils sont alors embauchés par l’instance qui organise ces activités et ils ne dépendent plus alors de l’Education nationale qui n’a plus à les rémunérer pour ces activités. Certains apprécient cette possibilité de cumul qui leur permet d’augmenter un peu leur rémunération.

Pourquoi des réticences du côté de l’Education nationale ou du côté des Maires ?

Du côté de l’Education nationale

Les réticences pour accepter que l’AVS accompagne l’élève en situation de handicap sur des temps périscolaires (dont les temps de cantine), peuvent se rencontrer à deux niveaux :

Au niveau des Equipes de Suivi de la Scolarisation (ESS), où les enseignants feront parfois leur possible, à partir d’un quota d’heures fixé à l’avance,  pour maintenir l’AVS le plus possible sur les temps spécifiquement scolaires plutôt que de le partager avec d’autres.

Au niveau des Inspections académiques et même du Ministère, on constate que l’Education nationale se fait parfois tirer l’oreille pour permettre aux AVS d’intervenir sur les temps périscolaires. En effet, elle estime excessif de rémunérer les AVS pour des activités non directement scolaires. Et de fait, on pourrait souhaiter pour ces temps un autre mode de financement. Mais actuellement, les choses étant ce qu’elles sont, les AVS sont rémunérés par l’Etat – et donc en l’occurrence par l’Education nationale – y compris quand ils interviennent sur les temps périscolaires.

L’Education nationale a cherché parfois à s’exonérer de ses obligations concernant les AESH en oubliant par exemple de les rappeler dans une circulaire qui évoque précisément les activités périscolaires !   (Circulaire 2017-084 du 3 mai 2017)

Du côté des Maires

Il arrive que des Maires refusent d’accueillir des élèves en situation de handicap à cause du surcoût que cela pourrait entraîner. Il convient donc de rappeler que :

D’une part, les CAF peuvent aider les communes à accueillir les enfants handicapés ; ces aides aux communes peuvent être utilisées par exemple pour des aménagements matériels mais elles ne peuvent pas l’être pour la prise en charge les accompagnements individuels qui restent du ressort de l’Education nationale. Le Plan Mercredi prévoit  le doublement de ces aides.

D’autre part les communess n’ont pas à prendre en charge les accompagnements individuels qui restent du ressort de l’Education nationale. Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs rappelé que « les collectivités territoriales ne sont pas autorisées à financer des emplois d’AVS pour exercer les missions pour lesquelles ils ont été recrutés et qui incombent à l’Etat » (Conseil d’Etat – Arrêté 345434 – 20 avril 2011).

La bonne solution

Il est donc souhaitable, pour éviter toute tergiversation, que les CDAPH, qui doivent en principe se prononcer sur la nature des activités que doit accomplir l’accompagnant, précisent l’éventuel besoin d’accompagnement sur les temps périscolaires et en fixent les quotas. (Décret. n° 2012-903 du 23 juillet 2012).

Dans l’attente de la décision de la CDAPH, il revient à l’Equipe de Suivi de la Scolarisation (ESS) de  fixer éventuellement les heures d’intervention de l’AVS pour accompagner l’élève sur des temps périscolaires. Encore faut-il que les quotas horaires attribués par la MDPH soient suffisants.

On sait par ailleurs que quand les AVS interviennent sur les temps périscolaires, ils sont placés sous la responsabilité du chef du service dans lequel ils accompagnent l’enfant. Il est donc opportun que les responsables des services périscolaires concernés soient invités à participer aux réunions de l’Equipe de Suivi qui détermine les activités de l’AVS.

Les recours des familles

Face aux refus qu’elles peuvent rencontrer, les familles ont des voies de recours.

Si un Maire refuse de prendre les mesures nécessaires pour l’accueil d’un enfant handicapé c’est d’abord auprès du Préfet que la famille peut faire appel ; mais d’autres moyens s’avèrent également efficaces : appel aux politiques (conseiller général, député…), appel aux médias…

En cas de refus de l’Education nationale, les familles demanderont d’abord à la CDAPH de préciser le détail des activités des AVS. Elles pourront aussi se tourner vers le conciliateur.

Mais en fait, dans un certain nombre de cas, c’est en faisant appel au Défenseur des enfants que les familles ont obtenu satisfaction.

29 juin 2018

Des enfants autistes sans perspectives à Limoges

article publié sur France 3 Nouvelle Aquitaine

Guilhem, atteint d'un autisme sévère, va devoir quitter l'école du Roussillon à Limoges / © Marine GuignéGuilhem, atteint d'un autisme sévère, va devoir quitter l'école du Roussillon à Limoges / © Marine Guigné

Par FC et MGPublié le 28/06/2018 à 08:42

Venir  chercher son  fils à l'école, comme  tous les parents… Bientôt, ce ne sera plus possible pour Hèlène Brière de l'Isle : son fils Guilhem, atteint d'un autisme sévère, va devoir quitter l'école du Roussillon. 

A 12 ans et demi, il a atteint la limite d'âge pour son maintien en unité pour l'inclusion scolaire, et il n’y a pas de place en Institut médico-éducatif.

Ses parents et 3 autres familles en Haute-Vienne sont dans l'impasse.
 

Priorité ?

Le 4e plan autisme, présenté en avril dernier, fait pourtant de la scolarisation des enfants autistes une priorité. 

40% d'entre eux sont actuellement admis en primaire, et la scolarisation doit être renforcée au collège et au lycée.
On n’en est pas encore là…

L'Agence régionale de santé assure aujourd’hui que ces dossiers sont en cours d'instruction.
Mais faute de place, les familles concernées envisagent désormais de saisir la justice.

27 juin 2018

Saint-Jean-Brévelay. Refus d’une AVS : la détresse d’une maman

article publié dans Le Télégramme

Publié le 25 juin 2018 à 10h56 Modifié le 25 juin 2018 à 18h05

Anaïs, ici avec sa maman Anouck, espère que son appel sera entendu et que sa situaton sera revue.

Anaïs, ici avec sa maman Anouck, espère que son appel sera entendu et que sa situaton sera revue. (Photo Y. L. S.)

À la rentrée prochaine, Anaïs ne pourra bénéficier de l’aide d’une assistante de vie scolaire. Sa maman ne peut ni ne veut l’accepter.

Anaïs Parrot, bientôt 11 ans, actuellement scolarisée à l’école Notre Dame, à Saint-Jean Brévelay, en classe de CM2, est dyslexique et dysorthographique. Afin que sa rentrée en sixième, en septembre, se déroule le mieux possible, ses parents ont déposé un dossier auprès de la maison de l’autonomie, avec pour objectif de bénéficier de l’aide d’une assistante de vie scolaire (AVS).

La nouvelle est tombée la semaine dernière, tel un couperet : c’est « niet », au motif que « la situation décrite ne relève pas d’un accompagnement ». « Anaïs est suivie depuis la classe de CP. Une fois par semaine, depuis 2014, elle se rend chez son orthophoniste. Lors de la dernière réunion pédagogique, ses parents ainsi que toutes les personnes présentes, dont le chef de l’établissement du collège Saint-Louis, ont mis en avant le besoin pour elle d’avoir une AVS, même quelques heures, à ses côtés. L’essentiel, c’est de la soutenir et surtout l’assister pour reformuler les consignes ou phrases entendues lors des cours », insiste Anouck, sa maman.

L’envie de réussir

« Sa dyslexie et sa dysorthographie la pénalisent dans son apprentissage scolaire. Elle fait, malgré tout, preuve d’une capacité d’attention et de réflexion qui lui permettent de s’investir dans un travail de rééducation du langage écrit. Sa dyslexie ne se voit pas forcément dans l’écriture ni sa lecture. Elle met énormément d’énergie pour mémoriser des leçons, des poésies, des tables. Elle est très volontaire et veut réussir.

C’est une enfant qui s’investit avec régularité dans sa rééducation », poursuit-elle, la main sur le cœur. Et de poursuivre, les larmes au bord des yeux : « Elle a eu de la chance depuis trois ans qu’elle est scolarisée à l’école Notre-Dame de tomber sur une équipe pédagogique qui a réussi à mettre en valeur ses compétences et non pas ses points faibles. Ils ont pris le temps de voir avec elle comment l’accompagner, comment adapter son travail à la maison et à l’école. Ils ont su lui redonner confiance en elle. Anaïs est une enfant travailleuse, qui fait au mieux. En n’accordant pas cette aide, la commission refuse à Anaïs le droit de pouvoir réussir ».

Recours gracieux, toujours possible

Du côté de la Maison de l’autonomie, basée à Vannes et placée sous l’autorité du conseil départemental du Morbihan, on admet comprendre le désespoir de la famille. Pour autant, pas question de commenter la décision qui a été prise. « Les parents d’Anaïs ont toujours la possibilité de la contester et de déposer un recours gracieux. Si nécessaire, ils peuvent enrichir le dossier avec de nouveaux arguments en leur faveur. Qu’ils n’hésitent pas à s’adjoindre les services d’une assistante sociale. Ici, dans nos locaux, nous avons une personne qualifiée qui peut les épauler dans leur démarche ».

« Refuser l’AVS à Anaïs, c’est lui interdire de grandir dans la vie », clame Anouck qui sait qu’elle n’est pas seule dans cette situation. « Plus nous serons à nous battre, plus nous obtiendrons de moyens en faveur de nos enfants ».

26 juin 2018

Guillaume Gouffier-Cha, Député a visité l’école de T.E.D et ses amis à Saint-Maur-des-Fossés le 25.6.2018

26 juin 2018

Collégien autiste humilié : ce n'est pas un acte isolé !

Résumé : L'humiliation d'un collégien autiste, diffusée en vidéo sur les réseaux sociaux, a agité le web. Une situation vécue par de nombreuses personnes autistes selon SOS autisme qui réclame une campagne de sensibilisation dans les écoles.

Par , le 25-06-2018

 

Quatre surveillants affectés dans un collège d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont été suspendus le 21 juin 2018, soupçonnés de s'être moqués d'un élève autiste, d'avoir filmé la scène et de l'avoir diffusée sur les réseaux sociaux. La victime avait empli son sac de pain. Les surveillants ont voulu le punir d'avoir pris du pain et ils se sont moqués de lui. L'un d'eux a filmé la scène qui s'est ensuite retrouvée sur Snapchat mais la vidéo n'était plus visible le lendemain. Acte isolé ou attitude récurrente à l'égard des personnes différentes ?

Un acte pas vraiment isolé

L'association SOS autisme France assure qu'elle est chaque mois alertée par les familles sur des situations de harcèlement ou de moqueries de jeunes autistes, notamment dans les collèges. « L'humiliation subie par ce collégien reflète la situation actuelle des personnes autistes à l'école, et dans la société française en général, explique Olivia Cattan, sa présidente. L'autisme est encore moqué, servant d'insulte, notamment chez les plus jeunes. » Selon elle, la sensibilisation que fait l'association dans les écoles à la seule demande de certains établissements ne suffit pas. L'association avait pourtant demandé au ministère de l'Education nationale de mener de véritables campagnes de sensibilisation à l'échelle nationale, seules à pouvoir mettre fin à ce genre de comportement. Déplorant que les clichés et les préjugés sur l'autisme demeurent, Olivia Cattan juge qu'il « est temps que la politique d'envergure et interministérielle en matière d'autisme promise par le gouvernement se répercute enfin sur le terrain ». Elle demande à être reçue par Jean-Michel Blanquer à ce sujet.

Réaction de Sophie Cluzel

De son côté, sur Twitter, la secrétaire d'Etat en charge du handicap, Sophie Cluzel, s'est déclarée « profondément indignée par cet acte d'humiliation ». « Si avérés, ces faits sont d'une extrême gravité. Je serai très vigilante aux conclusions de l'enquête en cours. L'école doit être un modèle d'ouverture et d'acceptation, au service de l'éducation citoyenne », a-t-elle ajouté. Après 9 mois de concertation, le gouvernement a dévoilé sa Stratégie nationale pour l'autisme 2018-2022 le 6 avril 2018. Parmi ses 20 principales mesures (article en lien ci-dessous), l'objectif de « rattraper notre retard en matière de scolarisation ». Il promet de « garantir à chaque enfant un parcours scolaire fluide et adapté à ses besoins, de l'école élémentaire au lycée » et de « former et accompagner dans leur classe les enseignants accueillant des élèves autistes ». Et les surveillants ?

Enquête en cours

Ces quatre assistants d'éducation ont fait l'objet d'une suspension à titre conservatoire dans l'attente des résultats de l'enquête administrative, a expliqué le rectorat, qui a également émis un signalement en direction du parquet. "L'enfant n'a pas compris qu'on se moquait de lui, il va bien", a ajouté cette source. Selon le rectorat, le principal a tout de suite appelé le père de l'enfant pour l'informer et le recevra lundi.

©  i-picture/Fotolia

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

26 juin 2018

Marie, autiste de 23 ans, vit isolée et oubliée selon sa maman ->Il est temps d'ouvrir des centres de jours adaptés à l'autisme!

Marie, autiste de 23 ans, vit isolée et oubliée selon sa maman:

Patricia et sa fille Marie vivent ensemble à Andrimont en province de Liège. La jeune femme se sent bien dans l’appartement de sa maman mais elle n’a pas vraiment d’autre endroit où aller pour le moment. Patricia n’ayant pas de voiture, leurs sorties se limitent souvent à des promenades dans les environs. Elle aimerait que sa fille puisse s’épanouir, tisser des liens sociaux, avoir des activités plus variées. Marie pourrait progresser, gagner en autonomie, acquérir des compétences pour s’insérer socialement. Mais pour les adultes autistes, il n’y a rien, déplore sa maman. "À cause du manque de structure, Marie reste à la maison, sans soutien et isolée, oubliée par la société", dénonce-t-elle via notre bouton orange Alertez-nous.


Des battements de mains et des balancements révélateurs

À 18 mois, Marie a été diagnostiquée "autiste sévère", raconte sa maman. Ses balancements avant-arrière, parfois très violents, ainsi que ses battements de mains (flapping) ont été les premiers signes qui ont poussé les parents à consulter. "Les signes cliniques apparaissent très tôt dans la vie de l’enfant, soit dès sa naissance, soit entre la première et la seconde année de vie", indique le Pr Anne Wintgens, responsable du Centre de référence pour les troubles du spectre autistique des Cliniques Saint-Luc. La spécialiste cite quelques signes qui doivent alerter : "L’enfant ne fixe pas le regard. Il ne pointe pas pour demander ou marquer leur intérêt. Il ne répond pas au sourire et n’initie pas de relation par le sourire ou le regard. Il ne répond pas au bruit ou à l’appel de son prénom."


"C’était presque notre faute"

Après un rendez-vous chez un neuropédiatre, un généticien a confirmé le diagnostic de Marie. Un verdict qui a marqué le commencement de plusieurs "années de galère" pour Patricia. "Il n’y avait pas internet. On ne pouvait pas partager, on restait chez soi, on était culpabilisé par les gens autour de nous. C’était presque notre faute", se souvient-elle.

Dans les années 90, l’autisme était encore abordé sous le prisme de la psychanalyse. Certains praticiens affirmaient alors que ce trouble était causé par un comportement inapproprié de la mère, trop froide ou trop possessive. Puis les méthodes comportementales ont pris le pas sur l’approche psychanalytique. Aujourd’hui, les professionnels évoquent des facteurs multiples (neurologiques, génétiques, environnementaux et psychologiques) et préfèrent parler de Troubles du Spectre Autistique (TSA) plutôt que d’"autisme".

"À l’heure actuelle, le diagnostic reste un diagnostic clinique qui repose sur la présence d’un ensemble de symptômes dans le domaine de la communication et des interactions sociales et dans le domaine des comportements stéréotypés, des intérêts restreints et des sensibilités sensorielles particulières", explique le Pr Anne Wintgens, qui souligne l’importance l’un diagnostic précoce pour une prise en charge la plus précoce possible.


Accaparée par les besoins de sa fille, Patricia a "perdu l’espoir de travailler"

Les troubles du spectre autistique touchent une personne sur cent – plutôt des garçons. "Ça s’abat sur une famille, détruit la famille. On ne sort pas indemne : le frère, la sœur, le père la maman, la grand-mère, les tantes… Il y a quelque chose qui part, qui s’en va", confie Patricia. "Soit, ça soude la famille très fort, soit la famille éclate", raconte Flora Arrabito, présidente de l’asbl Autisme en action. Mais il y a une majorité de familles éclatées, constate-elle.

Mère de 7 enfants, 5 garçons et deux filles. Patricia a dû canaliser son attention sur Marie. "Je me suis dit que j’allais être aidée", se souvient-t-elle. "Mais je me trompais, je me trompais, c’était fou", constate-t-elle avec le recul. Elle a été contrainte de quitter son travail de secrétaire pour se focaliser sur les besoins de sa fille. "J’ai perdu l’espoir de travailler un jour", confie-t-elle. Pour Marie, Patricia s’est faite tour à tour infirmière, assistante sociale, docteur, pédicure, couturière, clown, kiné, coiffeur, institutrice… "La maman n’est plus une maman. Elle tient toutes les casquettes", raconte également Flora Arrabito, elle-même mère d’une jeune femme de 26 ans autiste.


Après ses 15 ans, Marie n’a plus trouvé de structure adaptée

Suite à son divorce, Patricia s’est rapidement retrouvée seule avec Marie, alors que la fillette avait 4 ou 5 ans. "Le père ne se sentait pas capable de faire avancer Marie", résume-t-elle. Heureusement, Patricia a trouvé une place adéquate pour sa fille à La Court’Echelle, un institut d’enseignement spécialisé de la communauté française. "Là, Marie évoluait, était heureuse, très encadrée", raconte-t-elle. La jeune fille a fréquenté cet établissement jusqu’à ses 14,15 ans. Ensuite, elle a rejoint l’Athénée Verdi de Verviers, où elle est restée deux ans, puis a intégré un centre d'enseignement secondaire spécialisé de Cerexhe. Deux établissements qui n’ont pas apporté à Marie ce dont elle avait besoin. Le personnel, certes attentif, n’était pas formé à l’autisme. "Elle n’apprenait plus rien", regrette la maman.

Si Marie a beaucoup évolué jusqu’à ses 15 ans, il n’y a plus eu de structures adaptées pour qu’elle continue sur cette pente ascendante. Aujourd’hui, elle vit en retrait de la société, ne côtoyant presque que sa maman, seule personne qui se charge de la faire progresser. "Il est temps d'ouvrir, de créer des centres de jours adaptés à l'autisme !", tonne Patricia.

"Marie est intelligente, douce, gentille mais elle fait partie des "oubliés" de notre société ce qui est d'une grande violence pour moi sa maman"

De rares centres adaptés à l’autisme, et très peu de places dans les autres

Les infrastructures réellement adaptées à l’autisme se comptent sur les doigts d’une main, indique Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP (Groupe d'Action qui dénonce le Manque de Places pour personnes handicapées de grande dépendance) et présidente de l’asbl Inforautisme. Pour obtenir une place dans un de ces centres, il y a des listes d’attente "pour plusieurs années", regrette-t-elle, citant par exemple le centre "Les Jacinthes", saturé.

Les personnes autistes sont donc dispatchées dans des centres qui accueillent différents publics, explique Flora Arrabito, d’Autisme en action. "À la fin du mois de juin, vous prenez toutes les écoles d’enseignement spécial, ils ont chacun des dizaines et des dizaines de jeunes qui rentrent dans l’âge adulte. La moitié ou les ¾ vont rester sur le carreau, sans solution", déclare-t-elle.

Car les places dans les établissements qui accueillent différents types de handicap (polyhandicap, autisme, et autre handicap de grande dépendance) sont aussi très convoitées. Et la sélection faite à l’entrée ne joue pas en faveur des personnes autistes. "Ils préfèrent prendre les éléments les moins perturbateurs pour les équipes", dit Flora Arrabito. Puisque le personnel de ces centres est rarement formé à la prise en charge de l’autisme.


Le personnel des centres d’accueil n’est pas suffisamment formé à la prise en charge de l’autisme

L’autisme a été reconnu comme handicap en Belgique, dans la partie francophone du pays, seulement en 2004, rappelle la responsable du GAMP. "Mais les formations n’ont pas suivi", indique-t-elle. S’il existe des méthodes qui ont fait leurs preuves (TEACCH, ABA), les éducateurs ne les connaissent pas forcément. "Dans les écoles pour éducateurs, on aborde parfois l’autisme mais pas nécessairement avec les connaissances actuelles", regrette Cinzia Agoni

En conséquence, dans certaines institutions, les personnes autistes sont "parquées et bourrées de médicaments", rapporte Cinzia Agoni. Un traitement qui les transforme en vrais "zombies", dénonce-t-elle. "C’est un peu notre combat par rapport à l’autisme, le combat des bonnes pratiques dans les centres qui accueillent les personnes handicapées", explique-t-elle.


Des parents "pris en otages"

De son côté, Patricia se bat pour trouver des soins adaptés et des activités de jour pour sa fille. "Il n'est pas possible de la faire régresser en la mettant n'importe où !", martèle-t-elle. De nombreux parents d’enfants autistes se voient proposer du "all inclusive, 24 heures sur 24", alors qu’ils ne cherchent que des activités de jour, explique Cinzia Agoni. "Ils sont pris en otages", s’indigne-t-elle. "Ou bien vous prenez cette place-là, ou bien tant pis, votre personne handicapée, vous la gardez chez vous."


"La création de structures de répit est fondamentale pour les familles"

Patricia plaide pour la création de "points-relais", où les adultes atteints de TSA pourraient poursuivre leur apprentissage — pas des garderies, insiste-t-elle. "Les mamans sont pros pour ça", dit-elle. Flora Arrabito, d’Autisme en action, revendique également, depuis des années, l’ouverture de ce qu’elle appelle des "haltes répits". L’idée est plus ou moins la même : un local où une personne compétente pourrait, quelques heures par semaine proposer des activités en vue de faciliter l’insertion sociale, voire professionnelle, des adultes atteints de TSA.

"La création de structures de répit est fondamentale pour que les parents et les familles puissent tenir le coup. Il en existe encore beaucoup trop peu à l'heure actuelle", déclare le Pr. Anne Wintgens. La Wallonie compte en effet quelques rares services de répit en: "Souffle un peu" dans le Namurois, la 2eme base à Gembloux… tous saturés de demande.

Pourquoi en existe-t-il si peu ? D’abord à cause du manque de budget, le nerf de la guerre pour les associations. Le cadre législatif actuel ne convient pas au développement de ce genre de structures. "Vous avez des gens différents qui arrivent à des moments différents et il faut faire des comptes d’apothicaire pour recevoir les subsides", explique Cinzia Agoni. "C’est plus facile d’ouvrir un centre résidentiel tout compris plutôt que se casser la tête avec un centre de répit", constate-t-elle.


Des pouvoirs publics inertes devant l’urgence de la situation ?

En désespoir de cause, une vingtaine d’associations représentatives du secteur du handicap en Belgique a emprunté la voie judiciaire. En 2013, la Belgique a été condamnée par le Comité européen des droits sociaux pour carence de solutions pour les adultes de grande dépendance. Les pouvoirs régionaux et communautaires ont mis en place le Plan Grande Dépendance 2014-2017 pour entrer en conformité avec la Charte sociale européenne.

En avril 2016, la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et Bruxelles ont présenté conjointement un plan transversal Autisme, dans le but d’améliorer la prise en charge et les conditions de vie des personnes concernées. "Ce plan Autisme a permis, en Wallonie, la création de 81 places dans des dispositifs spécialisés (35 chez les enfants, 41 pour les adultes) ainsi que 12 places en unité de crise réparties de façon équitable entre le secteur jeunes et adultes. De même, 39 nouvelles places de répit (dont 25 pour les adultes) ont également été programmées", fait valoir Caroline Jauniaux, porte-parole de la ministre wallonne en charge de l'action sociale, Alda Greoli.

Cinzia Agoni met sérieusement en doute ces chiffres et compte bien demander des comptes au cabinet de la ministre en question. "Ce sont des places de crises, pas des solutions", note-t-elle par ailleurs. "Il y a une demande énorme, ce sont de centaines de personnes qui n’ont rien (…) C’est tout à fait dérisoire", réagit-elle également. Son sentiment par rapport à ce plan Autisme ? "Lamentable ! Ce plan n’existe quasiment pas, ne veut rien dire, c’est une coquille vide", tempête-t-elle.

"On nous a promis plein de choses. Mais aujourd’hui, si vous parlez à un parent, et vous dites ‘le plan autisme est sorti il y a plus d’un an. Est-ce que vous sentez des améliorations ?’ Ils vont vous dire non", raconte la responsable d’Autisme en action. "Concrètement dans la vie de tous les jours, ce n’est pas visible", ajoute-t-elle.


Patricia dénonce certaines idées reçues sur l’autisme

Si le personnel formé à l’autisme est encore rare, le grand public a également des connaissances très faibles en la matière, constate Patricia. "Soit on va dans le cliché du surdoué : le ‘Rainman’, qui est magique, ou alors la personne qu’on véhicule partout et qui ne comprend rien à rien", déplore-t-elle. Plus agaçant encore, les questions sur l’agressivité de sa fille Marie, alors que celle-ci est au contraire d’une grande douceur.

"Les personnes avec autisme ne sont pas plus agressives que les autres mais elles peuvent présenter des troubles de comportement", explique le professeur Wintgens. "Ces troubles peuvent être liés à une difficulté de communication, un manque de compréhension d’une situation, une rigidité de la pensée". "Certains changements, mêmes minimes, peuvent générer un stress", ajoute la spécialiste.

Patricia dénonce aussi le cliché de la "débilité". Si sa fille n’est pas "Rainman", elle est très intelligente, assure-t-elle. "Marie va comprendre un tas de choses que je ne vais pas sentir directement", raconte-t-elle. "Eux ont comme un autre sens, beaucoup plus parfait que nous, plus subtil, beaucoup plus développé", estime-t-elle. "Leur intelligence a souvent un profil hétérogène avec des forces dans les domaines visuels, dans le raisonnement perceptif par rapport au domaine langagier", explique le Pr. Anne Wintgens.

"Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met, de ces lieux retranchés de la vie, pour les inclure dans la vie, dans la société, avec nous"

"Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met"

Patricia et Flora souffrent du regard des gens sur leur fille. "Combien de fois m’est-il arrivé de sortir d’un magasin avec elle parce que les regards se posaient sur nous", raconte la présidente d’Autisme en action. "C’était extrêmement gênant", confie-t-elle. Patricia rapporte des expériences similaires, évoquant notamment des groupes de jeunes qui regardent Marie "de la tête aux pieds".

Pourquoi ces regards pesants ? "Parce que le public belge n’est pas confronté à la différence", déplore Flora Arrabito. "Où sont les adultes autistes ?", interroge Patricia. "Je n’en vois aucun", s’étonne-t-elle. "Ni dans la rue, ni dans les médias." "C’est incroyable, le peu de visibilité qu’ils ont. C’est comme s’ils n’existaient pas", renchérit Flora Arrabito. "Il faut sortir les autistes des coins oubliés où on les met, de ces lieux retranchés de la vie, pour les inclure dans la vie, dans la société, avec nous", adjure-t-elle. "Il faut mettre l’autiste avec des personnes comme vous et moi", dit également Patricia.

"Les autistes adultes qui ont des gros troubles du comportement, on ne veut pas les voir parce qu’ils dérangent"

Les adultes atteints de TSA pas assez représentés dans les médias

Quand il s’agit d’aborder l’autisme, les médias feraient la part belle aux enfants, au détriment des adultes. "L’enfant avec de grands yeux mignon, même s’il ne vous regarde pas, passe beaucoup plus facilement que l’adulte qui peut montrer des signes de handicap", note Cinzia Agoni. Contrairement aux plus jeunes, l’adulte ne touche pas, n’intéresse pas les gens, regrettent-elles. Cinzia Agoni note tout de même la médiatisation de certains adultes, comme Josef Schovanec, philosophe, ou Hugo Horiot, écrivain et comédien. "On veut voir les autistes adultes qui sont bien élevés, qui savent bien parler, ça oui. En revanche, les autistes adultes qui ont des gros troubles du comportement, on ne veut pas les voir parce qu’ils dérangent", dit-elle. Pourtant, le rôle des médias est "primordial", souligne Cinzia Agoni, qui se réjouit tout de même d’un regain d’intérêt de leur part ces trois dernières années.

"Ce qu’on se demande avec un enfant autiste, c’est ‘qu’est-ce qu’il deviendra quand moi je ne serai plus là ?"

Décloisonner les enseignements ordinaire et spécialisé pour favoriser l’inclusion

La scolarisation d’élèves handicapés au sein de classes ordinaires est un autre levier pour encourager l’ouverture à la différence. Il est évoqué dans le plan transversal autisme, mais ces classes dites "inclusives" n'en sont qu’à leur début en Belgique. Des expériences pilotes sont menées par le Cabinet de la Ministre Marie Martine Schyns sur un total de 8 classes pour l’année scolaire 2017-2018. "C’est une goutte dans l’océan", note Florra Arrabito. "Nous profiterons de la prochaine année scolaire pour proposer des modifications de décret facilitant la création ou la pérennisation des classes inclusives", assure Paul-André Leblanc, conseiller auprès de la Ministre Schyns.

Pour se changer les idées, sortir de la problématique de l’autisme, Patricia fait de longues marches dans Verviers. C’est sa "thérapie", dit-elle. Si elle a tant besoin de ces moment-là, c’est aussi parce qu’elle ressent une certaine angoisse concernant l’avenir de Marie. "Ce qu’on se demande avec un enfant autiste, c’est ‘qu’est-ce qu’il deviendra quand moi je ne serai plus là ?’", confie-t-elle. "On ne peut pas, en tant que parents, imposer leur sœur à nos enfants qui sont bien, qui ont une petite famille", ajoute-t-elle.

Se sentant abandonnée, Patricia broie parfois du noir : "Il y a quelques années, j'avais encore un peu d'espoir mais depuis je m'isole, et je finis par ne plus croire en rien", confie-t-elle. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de gens bienveillants, qui connaissent une peine comme la sienne. Elle tient à leur rendre hommage. "Si je n’avais pas la maman de Wael, la maman de Jessica, de Dylan, Nolwen, Lilia, David ou Gabriel, je ne sais pas ce que je ferais."

23 juin 2018

Quatre surveillants suspendus pour avoir humilié un collégien autiste

13h53, le 22 juin 2018, modifié à 13h58, le 22 juin 2018

Quatre surveillants suspendus pour avoir humilié un collégien autiste

Les surveillants sont soupçonnés d'avoir diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Image d'illustration. @ AFP

Les quatre employés d'un collège d'Aulnay-sous-Bois sont soupçonnés de s'être moqué d'un élève et d'avoir filmé la scène avant de la diffuser sur Snapchat, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.  

Quatre surveillants affectés dans un collège d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont été suspendus jeudi, soupçonnés de s'être moqués d'un élève autiste, d'avoir filmé la scène et de l'avoir diffusée sur les réseaux sociaux, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le rectorat a émis un signalement au parquet. Ces quatre assistants d'éducation ont fait l'objet d'une suspension à titre conservatoire dans l'attente des résultats de l'enquête administrative, a expliqué le rectorat, qui a également émis un signalement en direction du parquet.

D'après les premiers éléments, révélés par Le Parisien, les faits se sont produits mercredi après-midi. La victime, un enfant autiste, avait empli son sac de pain. "Les surveillants ont voulu le punir d'avoir pris du pain et ils se sont moqués de lui", a expliqué une source proche du dossier. L'un d'eux a filmé la scène qui s'est ensuite retrouvée sur Snapchat, mais la vidéo n'était plus visible vendredi. 

Le père de l'enfant reçu lundi au collège. "L'enfant n'a pas compris qu'on se moquait de lui, il va bien", a ajouté cette source. Selon le rectorat, le principal a tout de suite appelé le père de l'enfant pour l'informer et le recevra lundi.

21 juin 2018

Handicap : une Rémoise attend depuis deux ans une place pour son fils en institut spécialisé

 

Handicap : une Rémoise attend depuis deux ans une place pour son fils en institut spécialisé

C'est un nouvel exemple de la difficulté de scolariser un enfant handicapé. Une Rémoise attend depuis deux ans que son fils de 11 ans et demi obtienne une place en institut médico-éducatif, indispensable pour lui apprendre à devenir autonome. Elle témoigne et dénonce le manque d'humanité du système.

https://www.francebleu.fr

 

19 juin 2018

Manuel complémentaire à la formation TEACCH par Autisme Belgique APEPA

 

Autisme Belgique APEPA actus

(Manuel complémentaire à la formation TEACCH). Avec la relecture de l'APEPA ; toutes nos suggestions ont été intégrées. Cliquez sur l'image pour atteindre la page de téléchargement du guide.

https://autisme-belgique.wixsite.com

Pédagogie adaptée à l'autisme : un outil précieux.

19/06/2018

Pour une pédagogie adaptée aux élèves autistes.

(Manuel complémentaire à la formation TEACCH).

Avec la relecture de l’APEPA ; toutes nos suggestions ont été intégrées.

Cliquez sur l'image pour atteindre la page de téléchargement du guide.

 

 

13 juin 2018

Handicap / Education - Onze mille nouveaux emplois d'AESH accompagneront les enfants handicapés à la rentrée 2018

article publié sur Caisse des dépôts des Territoires

A l'occasion de la séance de questions orales sans débat du 5 juin à l'Assemblée nationale, Jean-Michel Blanquer a apporté des précisions intéressantes sur les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), qui remplacent les auxiliaires de vie scolaire (AVS) depuis la mi-2014 (voir notre article ci-dessous du 30 juin 2014). Le ministre de l'Education nationale était interrogé par Cécile Untermaier, députée (Nouvelle Gauche) de Saône-et-Loire, qui s'inquiétait notamment des "mesures prises et envisagées en vue d'une meilleure définition du statut et du métier d'AESH".

Des "professionnels aux compétences reconnues"

Dans sa réponse, Jean-Michel Blanquer rappelle qu'"il s'agit de professionnels aux compétences reconnues, titulaires du diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social (DEAES)". Les efforts menés par le ministère visent à "créer davantage d'emplois dans cette catégorie, afin de généraliser l'utilisation des contrats d'AESH et, ainsi, d'offrir un statut stable à la fonction d'aide humaine".
Sur ce point, le ministre confirme et précise les chiffres qu'il avait avancés lors de son audition par la commission des finances du Sénat à l'automne dernier, dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour 2018 (voir nos articles ci-dessous du 28 septembre et du 9 novembre 2017). Ainsi, pour la rentrée 2018, il est prévu de transformer 11.200 contrats aidés en 6.400 emplois d'AESH. Dans le même temps, 4.500 nouveaux emplois d'AESH seront créés directement, soit un total de 10.900 nouveaux emplois d'AESH. A la rentrée 2017, 8.000 emplois supplémentaires avaient déjà été mobilisés.

Plus de 61.400 équivalents temps plein mobilisés

Au final, le ministre de l'Education nationale précise que "plus de 61.400 équivalents temps plein sont mobilisés pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap, soit une hausse d'environ 8.000 emplois par rapport à la rentrée de 2016".
En termes qualitatifs, Jean-Michel Blanquer indique aussi que la durée minimale de formation à l'adaptation à l'emploi, lors du recrutement, sera portée à soixante heures, "afin de garantir un socle de formation solide et d'harmoniser les pratiques académiques".
Reste à recruter les AESH, ce qui se heurte à un certain nombre de difficultés. Le ministère vient donc de lancer une campagne nationale intitulée "Devenir accompagnant des élèves en situation de handicap". Elle est présentée sur une page dédiée du site internet du ministère et une carte interactive renvoie directement aux pages consacrées aux recrutements sur le site des différentes académies.

"D'autres pays font mieux que nous sur le plan qualitatif"

Jean-Michel Blanquer affirme aussi que son ministère "est pleinement engagé dans la revalorisation du métier d'aide humaine et la pérennisation de la fonction d'AESH". Le ministère et le secrétariat d'Etat chargé des personnes handicapées "conduisent actuellement un vaste chantier de rénovation de l'accompagnement des élèves en situation de handicap", dont le ministre ne précise toutefois pas encore les contours.
Jean-Michel Blanquer estime ainsi qu'"on peut considérer que la France consent des efforts importants pour les 300.000 élèves en situation de handicap", tout en reconnaissant que "d'autres pays font mieux que nous sur le plan qualitatif avec des moyens comparables". Pour le ministre, ce constat renvoie à la question du statut des personnels, à celle de leur formation et à celle de la formation des professeurs, mais aussi "à la gestion de ces questions au plus près de l'établissement, et il y aura des évolutions dans notre action, afin que nos résultats qualitatifs rejoignent nos capacités quantitatives".

13 juin 2018

18 & 19 octobre 2018 - Séminaire international sur l'Éducation inclusive à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris

 

Regard international sur l'éducation inclusive

Le ministère de l'Éducation nationale organise les jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2018, en présence de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, un séminaire international sur l'Éducation inclusive à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris.

http://www.education.gouv.fr

 

12 juin 2018

Rapport d'information de M. Daniel Fasquelle et Mme Nathalie Sarles - Evaluation de la prise en charge de l'autisme

11 juin 2018

AESH: S.Cluzel envisagerait de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps du type temps périscolaires ...

 

AESH: S.Cluzel envisagerait de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps du type temps périscolaires ou encore au domicile des élèves

Les auxiliaires de vie scolaire qui s'occupent des enfants handicapés dans les écoles demandent davantage de reconnaissance (formations, revalorisation de leur salaire...) Le gouvernement a-t-il prévu de répondre à leurs attentes ? Si oui, quand ? S.Cluzel : "On y répond déjà à travers les contrats aidés par exemple qui ont été transformé au profit...

http://handicapetscolariteblogdesaccompagnants.wordpress.com

 

11 juin 2018

Bravo -> Frédéric Grard 11 ans, autiste continuera sa scolarité !

11 juin 2018

Leur fils handicapé interdit de séjour scolaire : des parents du Morbihan vent debout contre une circulaire de 2017

Il y a 2 jours, par  Angélique Goyet / Pontivy Journal

« Il faut toujours se battre, se justifier. C’est usant ! » lancent Vincent et Elodie Guillemot, parents de Timéo, trisomique de 8 ans. Une circulaire lui interdisait d'être accompagné lors d'un séjour scolaire. Grâce à la mobilisation des élus locuax, une solution - bancale - a été trouvée.« Il faut toujours se battre, se justifier. C’est usant ! » lancent Vincent et Elodie Guillemot, parents de Timéo, trisomique de 8 ans. Une circulaire lui interdisait d’être accompagné lors d’un séjour scolaire. Grâce à la mobilisation des élus locuax, une solution – bancale – a été trouvée. (©Pontivy Journal )

En Centre-Bretagne, Timéo ne devait pas partir en séjour avec ses copains de classe de Cléguérec, près de Pontivy (Morbihan). Une circulaire de 2017 interdit à son assistante de vie scolaire (AVS) de l’accompagner. Pour Timéo, une solution a été trouvée, mais ses parents continuent de se battre, pour les autres enfants handicapés, contre ce texte du ministère de l’Education nationale.

Comment accompagner un enfant handicapé ?

2017-084. C’est la référence d’une circulaire adressée à tous les recteurs d’académie de France en mai 2017, par le ministère de l’Education nationale. Une circulaire qui aurait pu priver Timéo, 8 ans, d’un séjour scolaire à Brocéliande, le pays des légendes arturiennes en Ille-et-Vilaine, du mercredi 30 mai au vendredi 1er juin 2018.

Même si l’assistante de vie scolaire restait la nuit sur son temps personnel, l’Académie considérait ça comme du travail dissimulé. (Vincent Guillemot, père de Timéo)

Le garçon, en classe de CP à l’école publique Ar Gwenilli à Cléguérec, est atteint d’une trisomie 13 (malformations neuronales, retards psychomoteurs…). Depuis trois ans, il bénéficie d’une AVS : elle aide Timéo en classe 24 heures par semaine. Mais une circulaire de mai 2017 lui interdit de l’accompagner pour un séjour scolaire.

"Quand on a appris qu’un voyage scolaire de trois jours et deux nuits à Brocéliande se préparait, on s’est posé la question : comment accompagne-t-on un enfant handicapé ? (Elodie Guillemot, la mère de Timéo)"

Elle continue : « On a alerté l’académie. Leur solution ? Une autre AVS avec un autre contrat pour le temps d’adaptation avec Timéo et le séjour. On a refusé ! » L’AVS de Timéo et l’école de Cléguérec soutiennent les parents. Ensemble, ils cherchent une autre solution.

Une circulaire à l’encontre de la loi sur le handicap de 2005

L’école de Cléguérec est « une source d’épanouissement pédagogique pour notre fils. Cette sortie lui a été bénéfique. » Chaque jour, les parents de Timéo essaient de le rendre plus autonome : il va faire des petites courses, chercher du pain. « On anticipe, on lui explique tout très bien. Dans le bourg, tout le monde le connaît », explique Elodie Guillemot.

Elodie Guillemot explique : « Cette circulaire va à l’encontre de la loi de 2005 sur le handicap (Ndlr : loi sur l’égalité des droits et des chances), dans laquelle on encourage les parents à intégrer les enfants handicapés dans un cursus normal. »

"Il lui faut un cadre avec la même personne, elle sait comment Timéo peut réagir. Et on n’allait tout de même pas le laisser seul à l’école. Il n’aurait pas compris pourquoi ses camarades de classe ne sont pas là, il aurait été avec les maternelles, tous les primaires partent… (Elodie Guillemot)"

Une solution bancale

Pour le faire partir à Brocéliande, le couple Guillemot s’est tourné vers Marc Ropers, maire de Cléguérec. « Il nous a beaucoup aidé. La mairie a été très active auprès de l’académie. »

La mobilisation débouche sur une solution, qui n’est pas des plus idéales : l’AVS a fait ses heures d’accompagnement en journée durant le séjour ; à partir de 16 h, c’est Elodie Guillemot qui prenait le relais. Elle a assuré les deux nuitées, faisant deux heures de route aller-retour à chaque fois, après sa journée de travail…

"L’autre classe part en Dordogne, c’est un peu plus loin. Vous pensez que l’AVS serait rentrée tous les soirs chez elle ? Vu la complexité du dossier, beaucoup de parents ne font pas partir leur enfant handicapé pour un séjour scolaire. En temps normal, c’est déjà difficile de faire toutes les démarches… Il faut toujours se battre, se justifier. Il y en a ras-le-bol, c’est usant ! (Elodie Guillemot)"

Ils veulent l’abrogation de la circulaire

Vincent et Elodie Guillemot ne veulent pas en rester là. Ils veulent la fin de la circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017. « Nous avons alerté le député par courrier. Nous avons aussi saisi le Défenseur des droits. »

"C’est bien de faire des textes, mais il y a l’écrit et la pratique. On veut revenir à la situation d’avant. Ce n’est pas normal que les parents ne puissent pas faire partir en voyage leurs enfants… (Elodie Guillemot)"

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