congrès d'Autisme France : discours d'ouverture de la présidente Danièle Langloys
En préambule, je me dois de rappeler mon opinion que j'ai déjà développée dans un article ici.
Quelque part Danièle Langloys, présidente d'Autisme France, est devenue ma référence compte tenu de ses prises de positions qui s'appuient sur une connaissances non seulement des textes réglementaires mais aussi du terrain. Quand elle s'exprime c'est toujours sur la base de situations constatées et avec une argumentation solide. Et le discours est clair.
Pas une seul des éléments qu'elle souligne ne peut être contesté.
La connaissance, nous l'avons
Les outils, nous les avons.
Je voudrais souligner que :
L'avis n° 102 du CCNE du 6 décembre 2007 dont Jean-Claude Ameisen était le rapporteur est très intéressant.
Il vient d'être nommé président du CCNE et j'ai rappelé dans un article récent ses prises de positions novatrices.
Reste la volonté politique de passer à l'action en faisant du mieux possible sur la base des connaissances actuelles assez bien définies par les recommandations de la HAS & de l'ANESM.
La préparation du troisième plan autisme est en cours.
Et Danièle Langloys nous apprend que les usagers via les associations sont considérés comme des parents pauvres ou de pauvres parents c'est selon ... consultés à la marge si j'ai bien compris.
Peut-on considérer cela comme un fonctionnement normal ?
Jean-Jacques Dupuis
publié sur le site d'Autisme France
Discours d'ouverture de Danièle Langloys
Extrait
"Alors cette situation doit cesser. La France doit cesser d’être la honte internationale en matière d’autisme. En France aussi, on peut et on sait accompagner une personne autiste : pour cela, il faut des moyens, certes, mais il faut surtout la volonté de former les professionnels, et d’utiliser l’argent disponible à mettre en oeuvre les programmes éducatifs demandés par les familles, qui ont le droit faut-il le rappeler au libre choix des prestations.
Avec le même argent, on pourrait faire tellement plus et tellement mieux : les familles attendent donc du prochain plan autisme que nos tutelles prennent le taureau par les cornes, qu’elles aient enfin un minimum de courage, pour bousculer hiérarchies et lobbies, dans un pays à tant d’égards ringard et verrouillé, et hisser la France au rang des pays exemplaires en matière d’autisme ; les associations ne sont pas dans les groupes de travail de ce plan autisme, elles ont droit à des pseudo-concertations de 2h, c’est très dommageable, alors que les anciens comités autisme nous mobilisaient toute une journée de travail. Nous vous prions vivement, madame la Secrétaire, de laisser toute leur place aux usagers, car c’est d’eux qu’il s’agit, et pas de l’intérêt des administrations ou des différents lobbies de santé."
http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_15249_1.pdf
Excellente présentation des actions possibles en matière d'accompagnement de la personne autiste
Une conférence débat organisée par la Fondation Autisme et la Mairie de Paris
a eu lieu le 15 novembre 2012
Pour tous ceux qui n'ont pu y assister => voir la présentation : ICI
Autisme
et troubles envahissants du développement
des solutions pour aujourd'hui
Trame de la conférence
1 L'autisme, un problème juste "pour les autres" ?
2 Nature des troubles autistiques et derniers progrès de la recherche
3 Détection et diagnostic
4 Suivi médical
5 Prise en charge éducative
6 L'action des pouvoirs publics
Un autre regard sur le handicap autistique : le cas des Etats-Unis
Une comparaison édifiante France - Etats-Unis présentée au congrès d'Autisme France
En gros 30 ans de retard du côté français et un coût économique et social incroyable :
http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_15249_3.pdf
Colloque AUTISME 2012 au sénat - le jeudi 6 décembre 2012

Le 6 décembre 2012, au Sénat
Un colloque pour une grande cause nationale sur laquelle je suis souvent sollicitée, l'autisme sera à l'honneur, durant ces débats.
En savoir plus sur le programme et l'invitation
Organisé avec Mme Annie David, Présidente de la Commission des lois du Sénat, Mme Valérie LETARD, Sénatrice du Nord, et moi-même, ce colloque sera largement ouvert aux associations, aux familles, aux personnes autistes, aux responsables des établissements d’accueil, au corps médical,…
Après avoir dressé un constat de la situation, les échanges seront consacrés aux axes suivants de réflexion :
- Un meilleur dépistage à tous les âges.
- Une meilleure intégration : école, secteur médicosocial,SESSAD, IME, quels accompagnements ?
- Emploi, logement, autonomie,vieillissement ? Les initiativesdes associations foisonnent, comment la collectivité peut-elle les accompagner et prendre le relais ?
- La souffrance des proches et sa reconnaissance …
Inscriptions :
par mail colloque-autisme@senat.fr
par fax 01 42 34 37 63
En savoir plus sur le programme et l'invitation
Vivre Avec l'Autisme, quel Avenir ? par Scania de Schonen
AUTISME France 17 novembre 2012
Vivre Avec l’Autisme, quel Avenir ?
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé
Scania de Schonen, Laboratoire de Psychologie de la Perception, CNRS-Université Paris-Descartes
Accès au document très intéressant : ICI
et pour les pressés :
"CONCLUSIONS
le mieux qu’on puisse faire :
1. Pour commencer avant 4 ans : type Early Start Denver Model (ABA contemporain adapté au développement avec réponses pivots et essais discrets). Y compris analyse fonctionnelle pour comportements problèmes.
Pour commencer à 5 - 6 ans : ABA contemporain avec ou sans réponses pivots. Y compris analyse fonctionnelle pour comportements problèmes.
La scolarisation composée avec l’ABA contemporain est bénéfique. Les études montrent que l’organisation des interventions en milieu scolaire est possible et bénéfique.
2 . Selon l’âge, le diagnostic et le bilan: interventions spécifiques y compris les thérapies cognitivo –comportementales -TCC -(ex : anxiété ), et analyse fonctionnelle pour comportements problèmes.
3. Nécessité de formation universitaire du superviseur , des spécialistes et des intervenants qui doivent être formés aussi à l’intervention qu’ils utilisent.
4. Surveiller régulièrement tous les aspects médicaux, dentaires et ophtalmologiques avec des praticiens qui sachent examiner ces enfants."
Guide de scolarisation : enfant TED ou autiste publié par l'association Vaincre L'Autisme
Ce guide - développé par VAINCRE L’AUTISME grâce à la générosité du public, de ses partenaires, de ses adhérents et des familles concernées - a pour objectif de vous aiguiller et de vous soutenir dans les démarches de scolarisation de votre enfant TED ou autiste. Afin de faire respecter les droits de vos enfants, ce document vous renseigne également sur les démarches à suivre en cas de déscolarisation.
Lettre de Dominique Yvon au Président de la République
20 novembre 2012 Par Mercuriali
Monsieur le Président de la République
Je m'appelle Dominique Yvon. Je suis père de trois enfants porteurs de troubles envahissant du Développement, à différent niveaux de handicap cognitifs.
Je suis aussi physicien chercheur et membre du Kollectif du 7 janvier.
Depuis maintenant 7 ans, nous (notre famille) mettons en oeuvre, avec le soutien d'une association locale, un accompagnement educatif, sur base TEACCH, pour nos jumeaux, nos enfants les plus en difficulté.
Ces accompagnements ont été financés essentiellement sur nos salaires (ceux de ma femme et moi), avec néanmoins un soutien de l'AEEH très partiel.
J'apprend que un troisième plan autisme est en cours d'élaboration.
Je constate que les deux précédents ont eu bien peu d'impact sur la réalité de l'accompagnement des enfants jeunes et adultes autistes en France.
Un exemple parmi tant d'autres résumés par le Rapport Letard: il n'existe pas dans mon département de scolarisation permettant d'envisager une insertion professionnelle, pour mes deux jumeaux, en fin de parcours primaire.
J'apprend que les "usagers" ne sont pas représentés dans la commission plan autisme.
• Aucune personne adulte porteuse d'autisme: pourtant il en existe de très compétentes au bureau de l'association SATEDI par exemple.
• Aucun représentant d'association de parents. Pourtant par exemple, pas plus tard que ce week-end, le congrès de Autisme France réunissait plus de 1300 personnes. Cette association représente une centaine d'associations partenaires spécialisées dans l'accompagnement de personnes TED. Ses représentants sont très compétents.
Pourtant lorsque on entend réformer la réglementation des ?taxis?, les représentants des personnes impliquées sont convoqués, et participent aux négociations en tant que partenaires actifs et écoutés. On parle de concertation.
Que doit on comprendre?
Je ne vous apprend pas l'image déplorable qu'à la France à l'international en matière d'autisme (Condamnation du conseil de l'Europe).
Je ne vous apprend pas l'état désastreux des accompagnements pratiqués en France dans le domaine de l'autisme (Rapport Létard, Recommandations de la HAS).
Je ne vous apprend pas la rigidité extrême de nombreux professionnels de santé et haut fonctionnaires lorsque on parle de réformer les pratiques autour de l'autisme en France.
Tout ceci démontre que l'on ne peut confier aux seuls professionnels et haut fonctionnaires, à l'oeuvre depuis toujours, le soin d'organiser la réforme des pratiques autour de l'autisme en France.
Il est indispensable que cette réforme soit bâtie autour des besoins et avec les principaux intéressés, les personnes porteuses d'autisme et leurs parents.
Personne ne dit que c'est facile:
• Il est nécessaire de réformer rapidement la distribution des budgets utilisés à l'accompagenement de l'autisme en France, pour les rendre plus efficaces.
• Il est nécessaire de former une grande partie des personnels médicaux et médico-sociaux aux méthodes éducatives modernes.
• Il est nécessaire de changer les pratiques de l'Education Nationale Française vers une inclusion des enfants handicapés.
Personne ne dit que c'est facile. Mais c'est indispensable.
Et pour cela une volonté forte doit être impulsée par l'état dans l'intérêt des personnes porteuses de TED.
Oserez-vous faire le nécessaire?
Je l'espère.
Très Sincèrement
Dominique Yvon
Vaincre L'autisme lance une réclamation collective contre l'état français
Bien que VAINCRE L’AUTISME ait mené de nombreuses actions de sensibilisation et de revendication auprès du ministère de l’Éducation Nationale,
notamment par le recours devant le Conseil d’Etat à propos du décret du 2 avril 2009 relatif à la scolarisation des enfants, des adolescents et des jeunes adultes handicapés mais également par la mise en demeure du Ministre de l’Education Nationale le 08 mars 2011 au sujet de la scolarisation des enfants autistes,
la discrimination de ces enfants autistes perdure et n’a de cesse d’empirer.
Dans ce contexte, et après des mois de travail acharné avec ses juristes, VAINCRE L’AUTISME a initié et préparé une réclamation collective contre l’État Français devant le Conseil de l’Europe pour la scolarisation des enfants et la formation des adultes autistes.
VAINCRE L’AUTISME a sollicité l’association allemande AEH (Action Européenne des Handicapés), agrémentée auprès du Conseil de l’Europe, qui a accepté de porter cette réclamation devant le Comité Européen des Droits Sociaux par le biais de sa Vice-Présidente, Madame Schmitt.
Veuillez prendre attentivement connaissance du contenu de cette réclamation qui porte sur les difficultés d’accès des enfants et adolescents autistes à l'éducation (problèmes d’AVS, complications avec les MDPH, recours à des prises en charge en Belgique) et des jeunes adultes autistes à la formation pour l’insertion professionnelle.
Plan autisme 2013-2015, sans les parents, sans les autistes : sans illusions ...
Ce samedi j’ai assisté, à Paris, au congrès de l’association Autisme France
Beaucoup de parents présents, environ 1300 : c’est beaucoup, mais c’est bien peu par rapport au nombre de parents ayant un enfant ou adulte autiste, soit au moins 100 000 familles françaises. L’immense majorité des parents ne sont pas dans une association, ils sont isolés, et subissent en silence.
Les peines des parents.
Ils subissent quoi au juste ? Bien sur, c’est très dur d’élever un enfant différent qu’on ne comprend pas, qui a de grosses difficultés de communication.
Mais ce n’est pas cela qui est le plus dur, non.
Ce qui est dur, c’est tout ce qu’a rappelé la présidente, Danièle Langloys dans son discours d’ introduction au congrès : des enfants à qui on refuse de faire le diagnostic et qui sont diagnostiqués psychotiques ; des parents culpabilisés, à qui on ne propose aucune solution au quotidien, où le seul conseil qu’on donne est de faire le deuil de leur enfant, d’en faire un autre ; c’est la colère de voir que les prises en charges efficaces ne sont pas accessibles en France alors qu’elles le sont dans les autres pays ; c’est l’incompréhension de voir les enfants exclus du système de l’Éducation Nationale alors que c’est l’éducatif qui est la thérapie la plus adaptée. Des parents dont les droits sont bafoués en permanence par les administrations, les établissements spécialisés, les professionnels publics de santé et d’éducation.
C’est aussi la terreur du futur ; la terreur de voir son enfant dépérir dans un hôpital psychiatrique, shooté aux neuroleptiques ; l’horreur de voir que ces psychotropes agissent comme un produit mortel, provoquant par ses effets secondaires une mort très lente et douloureuse.
« Le changement c’est maintenant » : quelle blague…
La présidente a dédié le congrès à Pascal, un autiste mort seul, en chambre d’isolement dans un hôpital psychiatrique cet été. Un adulte en fin de vie : 44 ans, et oui, on ne tient pas longtemps quand on est drogué constamment. Ce que l’on propose à nos enfants c’est de vivre dans un endroit où on y dépérit, lentement mais surement, et d’où l’on ressort les pieds devant, et tout cela pour 900€ par jour payé par de l’argent public.
Moi-même je n’arrive pas à me projeter… On peut se dire que cela changera d’ici là, mais je n’y crois pas. Aucun gouvernement ne fera changer les pratiques des professionnels, ne sera favorable à l’inclusion, il y a trop d’argent qui serait perdu pour certains. À moins que les parents ne se décident à attaquer l’État, comme l’a fait Annie Beaufils qui a gagné, et dont l’arrêt fait jurisprudence. Avec cet arrêt et les recommandations, les parents, si ils suivent les procédures, ne peuvent pas perdre.
Ce ne sont pas les plaintes et la colère des parents qui feront changer les pratiques. Les arrêts de justice sont beaucoup plus persuasifs. Peut-être que le sang contaminé continuerait d’être transfusé si il n’y avait pas eu de procès ? L’affaire de l’autisme en France est au moins aussi scandaleuse que l’affaire du sang contaminé ou de l’amiante, du médiator…
Autisme Grande Cause… Cause toujours.
C’est peut-être pour cette raison que le discours suivant, celui de Mme Egyptienne, coordinatrice du troisième Plan Autisme, a été si mal perçu. Une langue de bois pure et dure. Rien de nouveau, tout dans vague, aucun chiffre… Bref, un plan autisme qui s’annonçait comme les deux précédents, avec la majorité de l’argent consacré au sanitaire (grand pourvoyeur d’enfants psychotiques, proposant des soins alors que les autistes ont besoin d’éducatif), presque rien pour la scolarisation.
N’y tenant plus, je l’ai interrompu, à trois reprises, en disant entre autre qu’on ne voulait pas d’un plan autisme comme les deux autres.
Je l’ai interrompu pour prendre la parole, car nous, les parents, on ne nous la donne pas : la préparation du plan autisme ne se fera pas avec des associations de parents, ni avec des personnes autistes. Cette situation est si incompréhensible que je me demande si je ne dois pas en rire, tellement c’est… Irrespectueux ?
Alors oui, à ce congrès, j’ai manqué de respect peut-être à la représentante de l’État, mais c’est parce que les parents ne sont pas respectés, car non représentés dans ce plan autisme qui bat tous les records d’opacité. Pourtant, ce sont les premiers concernés, les premiers à se former, à mettre en place des prises en charge recommandées par la Haute Autorité de Santé, à assurer eux-mêmes la formation continue des professionnels, à batailler pour les éduquer convenablement. Par leur combat ils font gagner de l’argent à l’État.
Quant aux adultes autistes qui n’ont pas de parents pour veiller sur eux, rien, le néant absolu, c’est comme si ils n’existaient pas, peut-être qu’ils s’évaporent en grandissant ?
C’est si beau de rêver…
Après ces deux discours, le congrès a pu commencer : beaucoup d’interventions très intéressantes, des témoignages d’adultes autistes, la preuve qu’ils existent alors ?
Parmi les interventions qui m’ont le plus marquées, celle d’une maman française ayant vécu aux États Unis, qui faisait un comparatif de la situation de l’autisme aux États Unis par rapport à la France.
Là-bas, les autistes sont des personnes à part entière, insérés en milieu ordinaire, mis en situation de réussite, protégés des moqueries de leurs pairs qui sont de toute façon habitués à fréquenter des enfant différents… Il n’y a qu’en France que l’autisme reste une insulte. Et tout cela pour pas cher. On croit rêver.
À propos de rêve, j’ai beaucoup apprécié l’intervention de Christine Philip, spécialiste dans l’enseignement adapté à l’école, qui nous a fait partager son rêve à elle : celui « d’une volonté politique au plus haut-niveau, qui, comme dans les années 70 en Italie, fermerait tous les établissements médico-éducatifs et sanitaires et mettrait tous les financements au service de la scolarisation des élèves et de la formation professionnelle des jeunes adultes. »
Ce rêve est partagé par une grande partie des parents… Mais on se réveille trop vite, en sachant que l’Éducation Nationale n’a pas signé les recommandations de bonnes pratiques, qui recommandent… De l’éducatif. C’est un mauvais rêve ou quoi ? Non, hélas.
J’ai beaucoup aimé l’intervention de Scania De Schonen, très synthétique et sans équivoque sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé. On peut ainsi prendre conscience qu’en France, seule une petite minorité d’enfants ont une prise en charge conforme à ces recommandations, et que dans cette minorité, ce sont bien souvent les parents qui la financent. L’État préfère financer des pratiques non recommandées.
Alors, est-ce que ce plan autisme, dans toute son opacité, rassurera les familles ? On peut rêver, tout en continuant de résister, résister, et… Attaquer ?
vidéo TEDxParis - Lydie LAURENT - Les stratégies cognitivo-comportementales face à l'autisme
FORMATRICE ET ENSEIGNANTE SPÉCIALISÉE - TROUBLES COGNITIFS ET AUTISME
Lydie Laurent est Professeur de Physique-Chimie dans l'Éducation Nationale lorsqu'elle tombe enceinte de son premier enfant, Aymeric. Le cas de son petit garçon, diagnostiqué autiste sévère à l'âge de trois ans, la conduit à s'intéresser à de nouvelles stratégies éducatives et méthodologies cognitivo-comportementales; son but étant de donner à son fils les moyens d'accéder à la scolarité et l'apprentissage. Devant l'efficacité des résultats obtenus en mixant les outils de la pédagogie Montessori à l'ABA, elle décide de se professionnaliser dans le soutien scolaire pour aider d'autres enfants présentant des troubles cognitifs et des difficultés d'apprentissage.
Logiciel libre pour apprendre => une partie des applications sont gratuites

Les activités sont quelquefois ludiques, mais toujours pédagogiques. Vous trouverez des activités dans les domaines suivants :
- découverte de l’ordinateur : clavier, souris, les mouvements de la souris, ...
- mathématiques : révision des tables, dénombrement, les tables à double entrée, symétrie, ...
- sciences : l’électricité, l’écluse, le cycle de l’eau, le sous-marin, ...
- géographie : placer les pays sur une carte
- jeux : des casses têtes, les échecs, le memory, ...
- lecture : exercice d’entraînement à la lecture
- autres : lecture de l’heure, peintures célèbres sous forme de puzzle, dessin vectoriel, création de dessin animé ...
En tout, GCompris propose plus de 100 activités et il continue à évoluer. GCompris est un logiciel libre, il vous est donc possible de l’adapter à votre besoin ou de l’améliorer, et pourquoi pas, d’en faire bénéficier les enfants du monde entier.
Le collectif d'associations de parents d'enfants handicapés Handik toujours en conflit avec l'Etat
Publié le 02/11/2012 à 06h00
Handik continue le combat contre l'État
Le collectif d'associations de parents d'enfants handicapés toujours en conflit avec l'État.
Patrice Lagisquet et Ladix Lamouguere-Arrosagaray, deux des responsables du collectif Handik. (photo dr)
Déjà victorieux de l'État en première instance dès l'année scolaire 2009-2010, puis en appel il y a quelques semaines, le collectif Handik qui réunit des associations de parents d'enfants handicapés doit poursuivre son combat judiciaire pour parvenir enfin à un encadrement professionnalisé pour leurs enfants immergés en milieu scolaire.
L'État s'est en effet pourvu en cassation d'une décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux, datant de juillet dernier, qui, une nouvelle fois, leur donnait raison. Et confirmait que les enfants handicapés doivent bénéficier du soutien d'un auxiliaire de vie scolaire (AVS), personne qualifiée ayant suivi une période de formation, et non pas d'un emploi vie scolaire (EVS), des emplois précaires non qualifiés.
Usine à gazLes responsables d'Handik, Patrice Lagisquet et Ladix Lamouguere-Arrosagaray, dénoncent cet acharnement judiciaire de l'État qu'ils ont du mal à comprendre. « Nous voici repartis pour une saison 4 du feuilleton David contre Goliath. S'agit-il d'un manque de cohérence ou d'une absence de sincérité ? », interrogent-ils. « D'une part le ministère attaque les décisions qui nous sont favorables et d'autre part, il donne l'impression de vouloir résoudre le problème ».
Aujourd'hui dans le département des Pyrénées-Atlantiques, quelque 250 enfants handicapés scolarisés sont aidés par des EVS, plus nombreux que les AVS.
« Nous menons ce combat pour pousser à la professionnalisation des gens chargés d'accompagner nos enfants », note Patrice Lagisquet qui souligne toutefois la bonne volonté manifestée dans le dossier par l'académie de Bordeaux. « Mais on peut également s'interroger sur l'usine à gaz et la complexité du dispositif qui mélange les statuts des accompagnants et multiplie les types de contrats et d'employeurs. »
Appel à création : ULIS Spécifique TED dans les Yvelines
Un collectif militant de parents d'élèves autistes lance un appel à la création d'un ULIS spécifique TED dans les Yvelines :
l'intervention "incontournable" du professeur Jean-claude Ameisen, président du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE)
La situation actuelle de la scolarisation en... par INSHEA
Voir article publié en octobre 2012 => ICI
Autisme: la France peut-elle rattrapper son retard ?
Emission sur la chaine parlementaire LCP (Assemblée Nationale)
01/11/2012
Emission mensuelle présentée par Elizabeth Martichoux filmée au sein de la FuturoSchool à Paris :
entretien avec Albert ALGOUD, Père d'un adulte autiste de 22 ans.
Voir aussi la vidéo publiée en 2010 Albert ALGOUD, son combat pour les autistes
http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2010/11/28/19723170.html
Intimidation à l'école : il cache un micro sur son fils autiste
article publié sur le blog de Dominic Arpin
Inquiet et surpris du changement de caractère radical de son fils autiste à l’école, un père de famille du New Jersey a pris les grands moyens le 17 avril dernier. Il a installé un micro sur le garçon de 10 ans et l’a envoyé en classe normalement.
Ce qu’il a entendu sur la bande audio le soir venu l’a horrifié.
Alors qu’il croyait que son fils était intimidé par d’autres enfants, Stuart Chaifetz a réalisé que c’est l’enseignante qui maltraitait son enfant. À de nombreuses reprises dans l’enregistrement que le père a mis en ligne sur YouTube, on peut entendre la femme se moquer du garçon, le faire souffrir psychologiquement, le traiter de bâtard et lui intimer de fermer sa gueule.
Une vraie « bitch ».
Confrontée par le papa, la direction de l’école a renvoyé l’enseignante qui a été embauchée dans une autre école. Un non-sens pour Stuart Chaifetz qui souhaite maintenant que la femme démissionne et s’excuse publiquement.
Son témoignage, livré avec aplomb, est en train de devenir virale sur YouTube. Si vous parlez l’anglais, je vous garantis que vous regarderez la vidéo les poings serrés.
Grrrr.
Un site intéressant : Autisme et pédagogie
Le site
Si la preuve a été faite que les enfants avec autisme étaient « éducables » et si l’on dispose désormais d’outils et de méthodes pour les éduquer, il n’en est pas de même pour ce qui est de la scolarisation de ceux qu’il convient de considérer désormais comme des « élèves », comme la Loi du 11 février 2005 nous y engage. Force est de constater que la littérature est pour l’heure peu abondante sur ce sujet. Il existe en effet très peu de recherches dans le domaine proprement pédagogique susceptibles de donner aux enseignants des pistes de travail.
C’est en partant de ce constat qu’un groupe de travail s’est mis en place depuis quelques années à l’INS HEA (Ex CNEFEI) pour développer des recherches action dans ce domaine. En effet en tant que Centre de Formation et de Recherche de l’Education nationale devenu depuis peu Universitaire, chargé de former des enseignants spécialisés travaillant dans le champ du handicap et de promouvoir des adaptations pédagogiques, il nous a semblé que ce travail était de notre ressort. Ce groupe s’est d’abord mobilisé pour répondre à une commande du Ministère de l’Education nationale de constituer un « guide handiscol » pour les enseignants. Ce guide devrait voir le jour à l’automne prochain. Mais nous nous sommes dits qu’il ne fallait pas en rester là et se contenter de recommandations générales mais essayer de mettre à disposition des enseignants des outils de travail, des analyses de situations, des témoignages de praticiens et de personnes directement concernées par ce handicap. C’est ce à quoi nous nous engageons dans ce site à travers les différentes rubriques proposées.
Pour constituer ce groupe de travail, il a été fait appel à des professeurs de discipline, c'est-à-dire à des professionnels compétents dans un champ disciplinaire donné car il nous a semblé que pour construire des adaptations pédagogiques, il fallait à la fois avoir la maîtrise de sa discipline et aussi bien comprendre le fonctionnement autistique. C’est le cas des collègues qui font partie de ce groupe :
- Thierry Bourgoin, Professeur d’EPS à l’INS HEA
- Geneviève Dutillieux, Professeur de Mathématiques à l’IUFM de Basse Normandie
- Daniel Jacquet, Enseignant spécialisé en Informatique à l’INS HEA
- Patrice Renaud, Professeur de Technologie, Economie et Gestion à l’INS HEA, qui est aussi notre webmestre
- Patricia Sigwalt, Professeur d’Arts plastiques à l’INS HEA
- Magali Viallefond, Professeur de Musique à l’INS HEA"
Accéder au site ICI
Enfants autistes : "Je ne trouve pas que je suis différente"
Ergué-Gabéric (article publié dans Ouest France)
vendredi 26 octobre 2012

La semaine de l'autisme se tient jusqu'à demain à Ergué-Gabéric. L'occasion de découvrir, de l'intérieur, la vie de certains enfants autistes.
Est-ce difficile de vivre auprès des autres ? Se sentent-ils différents ? Ils répondent à ces questions, accompagnés de leurs mamans.
Adrien, 10 ans, « Je vais à l'école comme les autres. Je suis seulement un petit peu différent. Les autres enfants arrivent à rester plus calmes que moi. Une auxiliaire de vie scolaire m'accompagne. C'est la maîtresse qui a expliqué à la classe que j'étais autiste et ce que ça voulait dire.
« Quand un nouvel élève handicapé est arrivé à l'école, j'ai tout de suite dit que moi aussi j'étais handicapé. Moi, ça ne me dérange pas que les autres le savent. Mes copains, ça leur est égal. J'ai un peu plus de mal à l'écrit, je préfère l'oral. »
Zanna, maman d'Adrien
« Nous avons appris l'autisme d'Adrien assez tard. Il avait déjà 7 ans. Avant, on ne savait pas ce qu'il avait.
On se posait beaucoup de questions : pourquoi il n'obéit jamais ? Qu'est-ce que l'on fait mal ? Une fois que le diagnostic a été posé, au moins on savait comment travailler, les règles qu'il fallait respecter...
L'autisme est un nom qui effraie, il faut alors appréhender le handicap. Ce n'est pas toujours facile car c'est invisible. La famille ne nous croit pas, ne comprend pas. »
Gabriella (1), 13 ans« Je suis scolarisée normalement et je ne trouve pas que je suis différente. J'ai une vraie bande de copains mais je n'ai pas envie de le leur dire. Car les autres ne comprennent pas et c'est compliqué à expliquer. Je l'ai dit une fois, mais on m'a dit que je mentais car, pour eux, les autistes ne parlent pas. Avant d'être diagnostiquée, je pleurais tous les soirs, je ne voulais pas aller à l'école. Aujourd'hui, tout va mieux. »
Marie (1), maman de Gabriella
« La cour de récré, c'est parfois le champ de foire. C'est en se faisant des amis que les autistes apprennent les relations sociales mais ils ont parfois des réactions différentes, les autres enfants ne comprennent pas toujours.
« En tant que parent, on a besoin de savoir ce qu'ils ont. Il faut tomber sur les bonnes personnes, qui osent dire le mot autiste. Après, il faut continuer sa vie, assumer ses responsabilités. Pour les frères et soeurs, aussi, ce n'est pas évident. Ils en ont marre qu'on parle tout le temps d'autisme. »
Mario, 11 ans, et Nathalie, sa maman
« Mario est né aveugle. Nous avons appris plus tard que c'était une des conséquences de l'autisme et aujourd'hui il voit correctement. Il a fallu tout lui apprendre, la motricité, la parole... Le matin, il est scolarisé normalement avec un éducateur. Il apprend seulement les mathématiques et le français. L'après-midi, il est au centre expérimental Aba. Mario aime beaucoup qu'on s'intéresse à lui, qu'on lui pose des questions... Il y a encore quelques années, je n'aurai jamais pu croire qu'il puisse parler et même compter. Il progresse énormément. »
Elodie RABÉ.
(1) Les prénoms ont été modifiés.
Recueilli par
Dossier - HANDICAP : entre avancées et immobilisme
Extrait du dossier :
"Le texte a séduit lorsqu’il a été voté, en 2005. Et séduit toujours. « On n’en pense que du bien, il suffit qu’il soit appliqué », plaide Jean-Marie Barbier, président de l’Association des paralysés de France. La loi du 11 février 2005 a en effet marqué un changement dans l’approche du handicap. « Elle reconnaît que la personne n’est pas intrinsèquement handicapée, mais que son handicap est accru ou non par l’environnement dans lequel elle vit », salue Christel Prado, présidente de l’Unapei, qui représente les personnes handicapées mentales. A l’environnement, donc, de s’adapter à la personne handicapée, et non l’inverse. « On sortait d’une loi sur le handicap pour en faire une loi sur la citoyenneté, la participation et l’égalité des chances des personnes handicapées. Cette loi leur reconnaissait un statut de citoyen et permettait de sortir d’un prisme compassionnel », ajoute-t-elle.
Droit à l’école ordinaire pour tous, pénalités renforcées pour les entreprises qui emploient moins de 6 % de travailleurs handicapés, création d’un droit à la compensation, qui permet la prise en charge par la collectivité des dépenses liées au handicap, mise en accessibilité des bâtiments recevant du public d’ici à 2015… La loi a ratissé large. « Jamais une loi n’aura à ce point structuré l’ensemble d’une politique publique. De l’avis de tous, la loi du 11 février 2005 est “une très belle loi” », ont même écrit les sénatrices Claire-Lise Campion (PS) et Isabelle Debré (Ump) dans un rapport paru en juillet. Toutefois, ces mêmes sénatrices sont réservées : « Le bilan reste, sept ans après, en deçà des espoirs initialement soulevés. » « Il y a la loi, et après il y a les moyens que l’on consacre à sa mise en oeuvre. Pour le coup, il y a vraiment très loin de la coupe aux lèvres », confirme Christel Prado.
Si quelques-uns dénoncent des moyens insuffisants, c’est surtout le manque de volonté qui pose problème : certains réclament des dérogations pour la mise en accessibilité de bâtiments neufs, d’autres prétextent la nécessité de mieux connaître les besoins pour éviter de passer à l’action, des employeurs rechignent à embaucher des personnes handicapées, etc. Finalement, malgré le principe de non-discrimination énoncé dans la loi, le handicap et l’état de santé sont la deuxième cause de discrimination enregistrée par le défenseur des droits. « Si les gens surmontaient leur peur du handicap, ils n’auraient pas le même comportement avec les personnes handicapées », assure Vincent Michel, président de la Fédération des aveugles et handicapés visuels de France. D’autre part, souligne-t-il, « quand vous rendez un bâtiment accessible, ça sert à tout le monde : la maman avec sa poussette, la personne âgée… ».
Christel Prado est plus directe : « A partir du moment où on laisse vivre des personnes qui n’ont pas de prise personnelle sur leur vie, il faut qu’on leur donne le meilleur. Il y a pas mal d’infanticides, de parents d’enfants handicapés qui se suicident, il y a un grand désespoir parce qu’il n’y a pas d’accompagnement. » D’autant que, plus on tardera à prendre en compte les besoins des personnes handicapées, plus les solutions à mettre en place seront lourdes et coûteuses. Pour les personnes handicapées et leurs famillescomme pour la société.
Elsa Maudet"







avril 24, 2012 