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"Au bonheur d'Elise"

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3 octobre 2015

La vie sexuelle des personnes handicapées. Entretien avec Ségolène Neuville

 

"La vie sexuelle des personnes handicapées ne doit pas se résumer à un recours à la prostitution"

ENTRETIEN Secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapés, Ségolène Neuville veut briser le tabou autour de la sexualité des personnes handicapées... Vincent Vantighem Mots-clés La direction du Planning familial lui avait parlé du programme " Handicap et alors ? " il y a quasiment un an. Ségolène Neuville l'avait alors tout de suite encouragée.

http://www.20minutes.fr

 

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3 octobre 2015

Vidéo Professeur Thomas Bourgeron au Collège de France -> l'architecture génétique de l' autisme

 

L'architecture génétique de l'autisme

Psychologie cognitive expérimentale - Thomas Bourgeron

http://www.college-de-france.fr

 

3 octobre 2015

Education physique pour les enfants atteints d'autisme

article publié sur le site Accal.net


Éducation physique pour les enfants atteints d'autisme



Les enfants actifs physiquement ont une meilleure circulation, le tonus musculaire et maintiennent un poids santé. Alors que l'activité physique est saine pour tous les enfants, va encore plus loin avec des enfants autistes. Les enfants autistes connaître une capacitée accrue après l'activité aérobie. L'éducation physique avec des enfants autistes est également efficace contre certains comportements inappropriés, associés à l'autisme, selon John O'Connor dans un article publié dans le numéro de l'été 2000 de « Palestra. »

Compréhension Autistim

L'autisme est un trouble du développement complex qui est le résultat d'un trouble neurologique qui affecte le fonctionnement normal du cerveau. Les enfants autistes connaissent des difficultés de relations interpersonnelles qui manifestent en évitant d'affection, de jouer ou de participation à des activités physiques, en évitant le contact avec les yeux et ne pas pouvoir se rapportent habituellement à d'autres personnes et les situations. Y compris les enfants autistes en éducation physique sont compliqué par l'incapacité pour enfants autistes pour faire face à des stimuli tactiles normaux. Le résultat est que beaucoup d'enfants autistes possède de faibles niveaux de conditionnement physique.

Défis

Y compris les enfants de l'autisme dans les programmes d'éducation physique avec des enfants normaux posent des défis nombreux pour l'enseignant et les autres enfants. Beaucoup d'enseignants n'est pas formés pour occuper des enfants handicapés et peut devenir frustré ou se sentir mal à l'aise sur l'inclusion des enfants autistes dans les catégories générales, note auteur principal Zhang dans un article publié dans le numéro de mars 2007 du « Journal de l'éducation physique, des loisirs et danse ». Les enfants autistes ne sont pas motivés à jouer dans les jeux avec d'autres enfants et peuvent se livrer à un comportement inapproprié en raison de la sur-stimulation sensorielle. Les programmes d'enseignement qui incluent uniquement les enfants autistes ont des problèmes semblables avec des comportements inappropriés, réticence à participer, distractions de stimulus, courte durée d'attention et brusques éclats ou régression au cours de l'exercice.

Lignes directrices pédagogiques

Surplombant un comportement inapproprié est nécessaire dans l'enseignement initial de l'éducation physique pour les enfants autistes. Exposant l'enfant à exercer auront plus d'avantages que de perturber l'enfant en essayant de corriger les mauvais comportements dans les premiers stades. Exercice et du sport peut aider à prévenir le comportement problème comme l'agression, et il peut aider à la socialisation chez les enfants autistes, selon l'Association pour les sciences en Autism Treatment. Enseignants doivent utiliser des techniques de création d'accroître leur participation à des activités physiques. Une autre méthode pour aider les enfants autistes à apprendre de nouvelles compétences physiques est la méthode de travail-variation, où les tâches de maintenance sont changés toutes les deux ou trois minutes. Cela permet d'accroître l'attention et la rétention des activités savantes chez l'enfant autiste.

Orientations de l'exercice

La conception de programmes d'éducation physique met l'accent sur l'activité physique globale et la gestion des comportements inappropriés. Activités physiques sont rythmiques. Activités de gros muscles utilisées sont continues comme en cours d'exécution, de sauts, de sauter ou de vélo. Niveaux d'activité physique augmentent lentement que l'enfant apprend et réalise de nouveaux exercices. La musique peut être ajoutée pour le fond ou comme une récompense pour un comportement positif. Il existe des cassettes audio qui contiennent des activités séquencées pour développer la condition cardiovasculaire. Les enfants autistes peuvent bénéficier de programmes pré-conçus qui utilisent la musique et des repères visuels pour enseigner l'exercice aérobie.

3 octobre 2015

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière des personnes en situation de handicap !

article publié sur le site de la FEGAPEI

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière des personnes en situation de handicap !

jeudi 01 octobre 2015

Comité d’Entente des Associations Représentatives
de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 1er octobre 2015

 

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière déjà précaire des personnes en situation de handicap !

Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le gouvernement prévoit de prendre en compte les revenus des livrets non imposables (livret A, livret d’épargne populaire) dans le calcul du montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). L’AAH est un minimum social qui se monte, après une revalorisation misérabiliste au 1er septembre 2015, à 807,66 euros. Son montant est bien inférieur au seuil de pauvreté de 977 euros. 

 

Les revenus d’épargne issus de ces livrets représentent des sommes dérisoires à l’échelle des économies que l’Etat français doit réaliser. Mais pour les personnes en situation de handicap, aux ressources déjà faibles, ces petits revenus sont essentiels pour vivre au quotidien.

 

Le Comité d’Entente s’insurge : « C’est un scandale, pour des économies de bout de chandelle, l’Etat est  prêt à grever les ressources déjà faibles des plus vulnérables. »

 

Le Comité d’Entente demande au Gouvernement de renoncer à cette mesure et aux parlementaires de rejeter cet article qui vient renforcer l’exclusion des personnes concernées.

 

> Cliquez ici pour accéder au communiqué de presse

> Cliquez ici pour consulter le Projet de loi de finance (PLF) 2016

2 octobre 2015

Handicap et soins dentaires à Lille : lorsque la douleur mord la poussière

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR PATRICK SEGHI

Si le traitement de la douleur fait l’objet de nombreuses applications révolutionnaires, ce qui se passe depuis ce vendredi dans les locaux de la faculté dentaire du CHRU de Lille fait office de « première mondiale ».


Un petit moniteur non-invasif (Mdoloris Medical Systems), merveille de technologie, évalue «
objectivement
» la douleur des patients via un signal issu de l’activité cardiaque. PHOTO PIB

VDNPQR

Comment évaluer la douleur d’un patient dans l’incapacité de communiquer ? Comment traiter avec respect des personnes polyhandicapées en proie à de lourds problèmes dentaires ? Deux ans d’attente pour explorer ces questions. Dix jours pour les concrétiser. L’obstination a porté ses fruits. Elle a débouché sur « une première mondiale » qui se joue en ce moment dans les locaux de la faculté dentaire, attachée au CHRU de Lille. Deux ans pour combiner la « surintelligence » pragmatique de Fabien Pagniez, président de CEO (Eurasanté) et le surinvestissement professionnel de Ajmal Panchoo, référent au centre d’activité clinique « accueil handicap adulte ». Entre les deux hommes, un pont immense tendu par « la volonté de faire sens ».

Un signal issu de l’activité cardiaque

Au centre, un petit moniteur non-invasif (Mdoloris Medical Systems), merveille de technologie qui évalue « objectivement » la douleur des patients via un signal issu de l’activité cardiaque. Une description grossière pour un moment qualifié de « révolutionnaire » par le Pr Élisabeth Delcourt, qui supervise le secteur handicap adulte intégré au service d’odontologie du CHRU Lille. « Nous allons pouvoir traiter de façon éthique des personnes incapables de se plaindre. Ce sera source de confort pour eux et favorisera l’empathie. Leurs accompagnants seront moins stressés… »

Dans l’intimité d’un patient

Ce qui se réalise entre ces murs, avec l’aide d’étudiants de plus en plus nombreux et investis sur la gestion du handicap (véritable marqueur régional), représente une aventure pionnière. Une porte ouverte par le CHRU sur un monde dont la difficulté d’accès physique et/ou mentale n’échappe à personne. « Mon épouse, renversée par une voiture, a subi de graves dommages cérébraux. Elle est lourdement handicapée. Je ne savais où la faire soigner avant de rencontrer le Dr Ajmal Panchoo. S’occuper d’elle de façon aussi professionnelle et humaine est exceptionnel », lâche M. Xavier Carette, 80 ans. À son côté, Ezohr Ghalem, deux enfants handicapés, dont l’un « se cogne régulièrement la mâchoire », ne tarit pas d’éloges sur cette structure unique en France. « Les dentistes libéraux n’ont pas toujours la patience ou la méthode… », glisse-t-elle. Beaucoup y travaillent et progressent. « La demande explose. » Tout comme la perception du handicap. Le moniteur, « prêté pour un mois », renforce déjà le lien de confiance. Le seul qui permet d’entrer, sans la forcer, dans l’intimité d’un patient dit différent.

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2 octobre 2015

Vidéo : Eglantine Eméyé témoigne dans C à vous 30 septembre 2015

Le combat d'une mère pour son enfant autiste - C à vous - 30/09/2015


Le combat d'une mère pour son enfant autiste... par C-a-vous

2 octobre 2015

Ethan. Une association pour l'aider


Ethan. Une association pour l'aider

L'association Ethan - autisme - solidarité a été créée pour aider les parents d'Ethan, 8 ans, atteint de Troubles envahissants du développement (TED) à faire face aux besoins en accompagnement de leur fils. " Ethan a beaucoup de capacités à développer pour échanger mais trop peu pour une vie dite normale à l'heure actuelle.

http://www.letelegramme.fr


2 octobre 2015

Lettre du beau-père de Timothée, autiste, à Mme B., Juge des enfants

 

Lettre du beau-père de Timothée, autiste, à Mme B., Juge des enfants

Voici la lettre du beau-père de Timothée, avait adressée (le 19 sept) à Mme B., Juge des enfants qui, le 25 sept, a confirmé sa décision antérieure de confier Timothée à son père ; décision dont les conséquences ont été une hospitalisation en hôpital psychiatrique avec un lourd traite

http://blogs.lexpress.fr

 

2 octobre 2015

Mieux connaître le le Professeur Jean-Louis Adrien

 

Jean-Louis Adrien / Membres titulaires / Membres / LPPS / Recherche - LPPS

Jean-Louis Adrien Identification des dysfonctionnements et du développement précoces dans l'autisme (films familiaux) Evaluation des troubles autistiques et de la dysrégulation des activités Evaluation du développement cognitif et socio-émotionnel des enfants et adultes avec autisme Etudes de l'efficacité des interventions psychologiques et identification des trajectoires développementales des enfants avec autisme

http://recherche.parisdescartes.fr

 

2 octobre 2015

Formation accompagnant personnes avec autisme -> Licence professionnelle Paris Descartes dir. Pr Jean-Louis Adrien

 

LICENCE PROFESSIONNELLE Intervention sociale: Accompagnant de personnes avec autisme et troubles apparentés
Responsable(s) du diplôme
Monsieur Jean-Louis Adrien

jean-louis.adrien@parisdescartes.fr

+(0) 1 55 20 59 71

Institut de Psychologie de l'Université Paris Descartes

Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé (LPPS, EA 4057)

71, avenue Edouard Vaillant

92100 Boulogne-Billancourt
Responsable SCFC
Gwénola Cadeville

lp.autisme@scfc.parisdescartes.fr

+33 (0) 1 42 86 33 14

Secrétariat pédagogique
Madame Nadia Charles

nadia.charles@parisdescartes.fr

+(0) 1 55 20 59 01

Assistant(e) de formation SCFC
Elodie Golfier

lp.autisme@scfc.parisdescartes.fr

01 42 86 22 97

+33 (0) 1 42 86 21 59

Service commun de formation continue

45, rue des Saints-Pères

8e étage

75006 Paris

Renseignements concernant la formation continue (devis, demande de prise en charge, etc.)
2 octobre 2015

formation SNUP PARIS => PACKING toujours d'actualité à 2440 euros !!!

 

 

1 octobre 2015

Les oubliés de l'autisme : témoignage d'une mère

article publié dans le Huffingtonpost

Bonnie Zampino Headshot

Les oubliés de l'autisme: témoignage d'une mère

Publication: 30/09/2015 06h40 CEST Mis à jour: 30/09/2015 06h40 CEST
AUTISM

VIE DE FAMILLE - Comme la plupart des parents d'enfants autistes, j'ai entendu parler de cette famille de Californie qui se voit intenter un procès par plusieurs voisins sous prétexte que leur enfant nuit à l'ordre public du fait de ses troubles du comportement, auxquels ses parents ont été incapables de remédier.

L'un des plaignants a déclaré: "Ce n'est pas une question d'autisme, mais de sécurité publique."

Il se trompe. C'est bien d'autisme dont il s'agit... mais pas celui dont on parle généralement.

Les médias nous montrent toutes les histoires les plus positives, comme celle de l'enfant autiste qui devient manager de l'équipe de basket du lycée, de celui qui va au bal de promo avec une fille ravissante, ou de celle qui fait partie de la cour de la reine de sa promo. Nos bâtiments se parent de bleu au début du mois d'avril, et on se félicite de notre conscience du problème.

Mais on n'en est pas conscients.

Parce que pour chaque autiste qui parvient à intégrer l'équipe de basket de son lycée, il y en a vingt qui jettent leurs excréments. Pour chaque autiste qui fait partie de la cour de la reine de sa promo, il y en a trente qui s'arrachent les cheveux et se mordent les bras jusqu'au sang. Et pour chaque autiste qui a la chance d'aller au bal, il y en a cinquante qui font du mal aux autres, à coups de pied, de poing et de dents.

Voilà l'autisme dont personne ne parle. Celui que personne n'a envie de voir.

Et nous n'en sommes pas conscients.

L'un des plaignants a déclaré: "Ce n'est pas son autisme qui nous inquiète mais la violence qu'il manifeste envers nos enfants."

Il n'est pas logique d'avoir un problème avec les comportements de cet enfant mais pas avec l'autisme.

L'autisme et les troubles du comportement sont indissociables. Pourquoi? Le comportement est un moyen de communication. Les personnes atteintes d'autisme sont souvent incapables de communiquer de manière compréhensible pour les personnes dites "normales". Alors ils se débrouillent pour qu'on réponde à leurs besoins, de manière souvent violente et effrayante.

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Mon fils, qui a l'âge de l'enfant en question, était extrêmement agressif quand il était plus jeune. Tout ce que cet enfant a fait, il l'a fait aussi. Il poursuivait les autres enfants dans la cour, juste pour les faire tomber par terre. Il donnait des coups de poing, des coups de pied, il mordait, il tirait les cheveux. Et je ne savais jamais à quoi m'attendre avec lui. J'ai longtemps eu un réflexe de peur en le voyant courir vers moi, parce que je ne savais pas s'il allait me faire un câlin ou me frapper. Vous imaginez, en tant que mère, ce que cela représente? Le fait de tressaillir quand votre enfant court vers vous?

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Vu que je ne savais pas ce que mon fils pourrait faire aux autres enfants, on a arrêté d'aller au parc, aux cours maman-enfant organisés par la bibliothèque. On s'est mis à faire nos courses à six heures du matin, quand il n'y avait presque personne. Il n'allait pas à la crèche mais il avait une nounou à la maison, pour éviter qu'il ne soit en contact avec d'autres enfants à la garderie. En somme, je l'ai isolé pour assurer la sécurité d'autrui. Vous imaginez ce que c'est pour une maman de ne pas pouvoir emmener son enfant au parc? Ni l'amener à une fête d'anniversaire? Ou inviter ses amis?

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Du fait de la nécessité d'isoler mon fils, je me suis moi aussi isolée. J'observais de ma fenêtre les mamans du voisinage qui bavardaient, bien installées sur leurs chaises pliantes, pendant que leurs enfants jouaient. Je ne pouvais pas les rejoindre, parce que mon fils ne pouvait pas rester avec les autres. Un jour, une maman a invité mon fils à venir chez elle pour jouer avec le sien. Vous imaginez ce que c'est que de se sentir tellement enthousiaste puis d'avoir tellement honte quand, une fois prévenue des problèmes de mon fils, elle a retiré son invitation?

Nous ne sommes absolument pas conscients de tout ça.

Mais nous pourrions l'être. Nous pourrions ouvrir les yeux, et comprendre que l'autisme, ce n'est pas que l'enfant très intelligent, "un peu bizarre" mais fréquentable. Ce n'est pas que le petit virtuose de six ans, capable de jouer Piano Man mieux que Billy Joel. L'autisme peut être difficile. Une vraie galère. L'autisme peut être violent. Et vous isoler.

Quand on sera tous conscients des choses, il n'y aura plus de procès comme celui-là. Pourquoi? Parce qu'au lieu d'allumer des lumières bleues sur notre porche, on sortira avec nos enfants pour les aider à jouer tous ensemble... les "normaux" et ceux qui sont atteints d'autisme. On apprendra à connaître nos voisins, et on acceptera les enfants qui présentent des troubles du comportement, et leurs parents avec eux.

On apprendra ce qui peut déclencher une crise chez le camarade autiste de notre enfant, afin d'aider les petits à échanger en évitant ces facteurs d'agressivité. On formera une véritable communauté, incluant à la fois les personnes capables d'avoir un comportement adapté et celles qui font énormément d'efforts pour les apprendre. On s'efforcera d'apprendre à nos enfants à ne pas frapper les autres, et à éviter de se faire frapper.

Les parents concernés par ce procès -des deux côtés- ont encore du travail à faire. Au niveau de l'éducation, de la compréhension, de l'inclusion et de l'implication.

Alors dites-moi: est-ce vraiment l'autisme qui nuit à l'ordre public?

Une prise de conscience est possible... si c'est ce que l'on veut vraiment.

Ce blog, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

1 octobre 2015

Newsletter Autisme France septembre 2015

lettre autisme france septembre 2015

1 octobre 2015

Autisme et handicap : démarches et droits - formation par vidéos en ligne - Association TouPI

article publié sur Canal Autisme

L'objectif de cette formation : permettre aux familles de mieux comprendre le fonctionnement des institutions (MDPH, système scolaire) de connaître leurs droits et les faire respecter. Cette formation s'articule en 4 parties et dure environ 3 heures :

1. La MDPH
2. Autres aides financières et mesures de protection
3. La scolarité
4. Les prises en charge

     
Odile DE VISMES
Présidente de l’association TouPI (Tous Pour l’Inclusion) depuis juin 2013 : association de familles d’enfants ayant un handicap cognitif (autisme, handicap mental, troubles des apprentissages, TDAH, etc). Elle accompagne des familles dans leurs démarches (dossier MDPH, démarches scolaires, etc) et dans leurs recours. Ancienne administratrice de la FCPE 75, elle a été membre de la CDAPH de la MDPH 75 pendant deux ans, ainsi que de la CDOEA de l'académie de Paris.
Le site de l'Association TouPI : http://toupi.fr
   
  • Pré-requis
Aucune connaissance spécifique n'est nécessaire pour suivre cette formation. Elle s'adresse principalement aux familles.

  • Plusieurs thématiques seront abordées pendant cette formation
- La MDPH
- Pourquoi la MDPH ?
- Processus
- Dossier enfant
- Passage à l’âge adulte
- L’organisation académique
- Les types de scolarité
- Les AVS
- ESS et équipe éducative
- Maintiens
- 1er degré : périscolaire, extrascolaire
- 2nd degré : examens, orientation
- Transports
- Aides et recours
- Les prises en charge
- Prise en charge institutionnelle
- Prise en charge en libéral
- Double prise en charge
- Transport


  • Les outils & moyens pédagogiques
Une formation 100% en ligne disponible 24h/24, 7j/7, composée de modules vidéo courts avec :
- un support de formation à télécharger
- des échanges avec les membres de la communauté Canal Autisme sur la Page Facebook

  • Durée
Cette formation dure environ 3 heures


1 octobre 2015

Pour rappel => L'autisme : c'est quoi ? ... La triade autistique

 

logo egalited

Publié sur le site EgaliTED

L'autisme: c'est quoi ?
 
Les Troubles Envahissants du Développement (TED) sont un groupe de troubles du développement du cerveau affectant la personne dans trois domaines principaux :
  1. anomalies de la communication orale et/ou non verbale
  2. anomalies des interactions sociales 
  3. centres d'intérêts restreints. 

 

=> On parle de triade autistique.

L'autisme (infantile) est l'un de ces troubles. Par abus de langage le terme "autisme" est le plus souvent utilisé pour désigner n'importe quel type de TED. C'est pourquoi on tend aujourd'hui à remplacer l'appellation de TED par celle de Trouble du Spectre Autistique (TSA). La classification internationale des maladies de l'OMS (CIM-10) identifie les catégories suivantes au sein des TEDs :
  1. F84.0: autisme (ou autisme infantile)

  2. F84.1: autisme atypique (également appelé TED Non Spécifié)
  3. F84.2: syndrome de Rett
  4. F84.3: autre trouble désintégratif de l'enfance
  5. F84.5: syndrome d’Asperger

Les liens ci-dessus renvoient à un site, choisi pour sa clarté d'explications. Le site Autisme France est également très interessant.

Il existe cependant un autre trouble, qui, lorsque l'enfant est légèrement atteint, est difficile à dissocier du TED NS: le Trouble du développement psychologique (F80 à F80-9 dans la CIM10), ces troubles demandent généralement le même type de prise en charge que les troubles envahissants du développement, avec souvent de meilleurs résultats.

La Haute Autorité de Santé a publié en mars 2010 un Etat des Connaissances Scientifiques sur l'autisme et les TEDs

 

  • Les TEDs présentent tous comme points communs des anomalies dans les 3 domaines cités plus haut. (la triade autistique).
  • Néanmoins, les personnes porteuses d'un TED seront toutes très différentes, les manifestations de ces troubles étant très diverses.

- Certains seront mutiques et repliés sur eux-mêmes (on les appelle "autistes de Kanner"), pouvant avoir une sévère déficience intellectuelle associée.

- D'autres auront un développement du langage normal (syndrome d'Asperger), voire supérieur à l'âge réel de l'enfant, mais seront socialement très déficients.

- D'autres encore seront très agités (pouvant faire penser à de l'hyperactivité). La plupart seront réfractaires aux changements et se complairont dans des rituels rassurants. Il n'est pas rare que certains enfants se "calment" avec l'accès à la communication.

- De manière déroutante, beaucoup d'autistes sont très sociables, vont volontiers vers les autres, mais leur difficulté sera qu'ils ne sauront pas comment maintenir une relation ou entretenir une conversation, une fois le contact initié.


Les Troubles envahissants du développements sont classifiés de deux manières : dans la classification américaine DSM4 (la 5 étant sur le point de paraître) et dans la classification internationale de l'OMS, la CIM 10. C'est la CIM10 qui fait référence.
  • L'autisme infantile est le plus connu. Il se caractérise par des déficiences marquées dans les 3 domaines cités plus haut, ces déficiences apparaissant avant 3 ans. Pour une définition détaillée on se réfèrera au document de la HAS donné plus haut, "synthèse" annexe 2.

 

NB : Lorsqu'il n'y a pas de déficience intellectuelle associée on parle "d'autisme de haut niveau".

 

  • L'autisme atypique (ou TED NS dans le CIM10) se diagnostique soit lorsque les troubles apparaissent après 3 ans, soit lorsque seuls 2 critères sur 3 sont déficients.
  • Les troubles désintégratifs de l'enfance se caractérisent par un développement normal suivi d'une régression vers 2 ans. Cette catégorie est floue et mal connue; on soupçonne l'implication pour certains d'entre eux d'encéphalopathies.
  • Le syndrome d'Asperger se différencie des autres TEDs par l'absence de retard de langage significatif ainsi que l'absence de déficience intellectuelle. La distinction entre autisme de haut niveau et syndrome d'Asperger n'est pas claire ni même forcément pertinente ou utile ; la tendance actuelle est de rassembler ces troubles dans une même région du spectre autistique.
30 septembre 2015

COQUEREL Steven, autiste Asperger veut apprendre à l'école

article publié dans Le Courrier Picard

Publié le


 
Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Steven Peuvrel, a été diagnostiqué autiste avec syndrome d’Asperger qui lui confère des difficultés relationnelles. Depuis un an, il n’est plus scolarisé. Un drame pour lui et sa famille.

I l pourra faire le métier qu’il veut si on lui permet d’aller à l’école.  » Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent depuis des mois pour que leur fils, Steven, reprenne sa scolarité et assure son avenir. L’adolescent, qui fêtera ses 16 ans le 18 octobre, est autiste, atteint du syndrome d’Asperger. Il est intelligent, autonome, à l’aise avec ses proches, mais il souffre notamment de difficultés relationnelles avec les autres.

Renvoyé du collège il y a près d’un an, Steven tourne en rond dans le pavillon de ses parents, à Coquerel. Pour passer le temps, il surfe sur internet «  joue beaucoup à des jeux de stratégie  ». Son père travaille de nuit, pour pouvoir le surveiller, et sa mère prend le relais quand elle n’est pas à l’usine. Ses deux grandes sœurs s’occupent également de lui.

Diagnostiqué à 12 ans

Steven a été à l’école primaire normalement, avant d’être déclaré autiste. «  Je m’en suis rendu compte quand il avait trois ans, mais on m’a pris pour une folle, raconte Séverine Poulain. Il a passé des examens, et personne n’a rien vu. On me disait qu’il était juste timide. Mais je voyais bien qu’il n’était pas comme les autres.  » Alors que son fils, 12 ans) est en CM2, sa mère finit par lui faire passer un test mesurant le QI : «  Il l’a réussi haut la main, sauf à l’oral. Même la psychologue était stupéfaite  », se souvient Sévérine Poulain. Le centre de recherche sur l’autisme (CRA) d’Amiens établit le diagnostic : syndrome d’Asperger. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accorde à la famille une petite aide financière, de 129 euros par mois, et le paiement du transport pour l’école. Au collège d’Ailly, Steven est inscrit dans l’unité locale d’inclusion scolaire (Ulis), destinée à des enfants en difficulté. «  Steven n’avait rien à y faire, commente Séverine Poulain. Il s’embêtait. En maths notamment.  » Ses parents le mettent ensuite au collège Ponthieu d’Abbeville, «  pour des raisons pratiques. Sa sœur vit à côté  ». Cette fois, Steven se retrouve «  en 4e type  », avec une auxiliaire de vie scolaire (AVS), mais ça se passe très mal. «  Il est rentré en septembre et ils l’ont arrêté en novembre. Ils ne savaient pas le gérer, ils nous ont dit qu’ils n’étaient pas adaptés à ce genre d’autisme », affirme la maman. Qui regrette : «  Personne ne nous a proposé d’autre solution.  »

Séverine Poulain a contacté diverses structures, des associations, sans succès pour l’instant. «  Partout les portes se ferment.  » Et elle a très peur que Steven se retrouve sans rien, une fois son 16e anniversaire passé. «  On le rejette de partout, il ne peut pas se projeter. On l’a pris pour un fou, il est au bout du rouleau, il se demande à quoi il sert  », relate la mère de famille. Pourtant, «  il a les compétences, il peut aller loin, si on lui en donne les moyens, confie-t-elle. Il adore tout ce qui est scientifique. J e le verrais bien dans l’informatique.  » «  On ne peut quand même pas lui interdire d’apprendre  », s’agace Laurent Peuvrel. Qui remarque : «  Les gens ont peur depuis qu’il a été diagnostiqué. Avant, il allait à l’école comme tout le monde.  »

Toutefois, Steven retrouve un peu d’espoir. Une solution pourrait être trouvée dans un autre collège.

«Il n’est pas exclu du système scolaire»

À l’inspection académique, Corinne Silvert est inspectrice à l’adaptation scolaire et à la scolarisation handicapée. Elle affirme : «  Steven n’est pas exclu du système scolaire.  » L’équipe de suivi de la scolarisation va de nouveau se réunir, selon l’inspectrice, «  pour envisager une prise en charge  » de l’adolescent. Elle évoque plusieurs solutions : revenir au collège, avec des aménagements pédagogiques adaptés, ou être orienté vers un autre établissement, comme le lycée agricole ou une maison familiale et rurale. Mais c’est la commission départementale de la maison des personnes handicapées qui tranchera. «  Tout ceci sera travaillé en concertation avec la famille  », insiste Corinne Silvert. Elle commente : «  Apparemment, il ne vivait pas bien sa scolarité. D’un côté, il avait envie d’être scolarisé comme les autres, mais il avait un peu de mal à communiquer. Ce qui posait souci. Un pédopsychiatre avait à l’époque recommandé un accompagnement médical.  » L’adolescent avait refusé, rappelle sa mère, qui lui laisse la décision. Plus généralement, Corinne Silvert rappelle qu’un certain nombre d’enfants autistes sont scolarisés en Picardie, dans des structures spécifiques, en institut médico-éducatif, dans des Ulis ou dans des classes ordinaires. Deux enfants autistes sont actuellement accueillis au collège Ponthieu.

Elle assure que des améliorations sont apportées. «  L’an dernier, nous avons ouvert une unité Autisme dans une maternelle à Amiens. Et nous avons créé cette année un poste de référent autisme, de la maternelle au lycée.  » Quant aux auxiliaires de vie scolaire (AVS), l’inspectrice affirme qu’ils ou elles bénéficient d’une formation générale puis d’une formation plus personnalisée, suivant le type de trouble. «  Il y a une formation spécifique sur l’autisme, mais chaque enfant a son propre fonctionnement, ce n’est pas évident.  »

Courrier picard

30 septembre 2015

Etre autiste au pays des droits de l'homme !

Publié le 30 septembre 2015

La France à la traine dans le traitement de l’autisme.

Par Nafy-Nathalie.

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)

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Le 17 septembre 2015, l’ONU s’insurge contre le placement de force d’un adolescent de 16 ans dans un hôpital psychiatrique pour adultes et demande à ce qu’il soit libéré au plus vite. Timothée est autiste, ce qui signifie qu’il souffre« de troubles du développement humain caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs ». Autisme Regards Croisés est un site qui pourra compléter très utilement, si besoin, votre information. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émet le 8 novembre 2007 dans son avis no 102 le constat suivant :

« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indique depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap. »

Donc la prise en charge y compris éducative est une donnée essentielle de l’insertion des autistes dans notre société. La France s’est engagée à garantir le droit à l’éducation des enfants autistes en ratifiant la Charte sociale européenne.

Timothée vivait avec sa mère, et était inscrit dans le système scolaire classique. Des assistants de vie scolaire lui permettaient de suivre les cours. De son côté, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) préconisait son placement en institut spécialisé compte tenu de ses difficultés scolaires en 2013/2014. Elle a donc supprimé les AVS. L’école a indiqué ne plus être en capacité, sans AVS, d’assumer la prise en charge de Timothée et a refusé de le garder pour la rentrée 2014/2015. Devant l’insistance de sa mère à le scolariser, y compris par la force, en attendant le résultat de l’action qu’elle avait lancée, l’adolescent a été évacué de l’établissement scolaire avec l’aide de la police. En mai 2015, la juge des enfants a confié Timothée à son père, qui lui était favorable à sa prise en charge spécialisée, afin qu’il puisse le confier à un Institut Médico Educatif (IME). Ce dernier, au terme de 4 jours décide de le renvoyer vers un hôpital psychiatrique pour adultes où il est resté 9 jours, avec l’accord de son père, au cours desquels il sera mis sous psychotropes et coupé de ses proches.

Catalina Devandas Aguilar, rapporteuse de l’ONU, spécialisée en droit des personnes handicapées, déclare que « l’institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale ». Elle précise qu’« elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ». Elle conclut par le fait qu’« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille ».

Pointer ainsi l’attitude de la France n’est pas nouveau. En février 2015 le commissaire des droits de l’homme du conseil de l’Europe pointait également «[… ] un certain nombre de situations à la fois inquiétantes et paradoxales : ainsi, des personnes qui auraient pu bénéficier d’un maintien en milieu ordinaire à condition de recevoir l’accompagnement personnalisé nécessaire se trouvent placées en institutions, faute d’une évaluation pertinente de leurs besoins ou de disponibilité des services médico-sociaux adaptés». L’incapacité de l’État à fournir des données précises sur le nombre de handicapés et la nature de leur handicap pose problème. Comment mettre en œuvre les moyens adaptés pour gérer une situation dont on ignore tout ? 80.000 personnes voient leurs libertés individuelles retirées par une hospitalisation d’office, 6.000 français doivent s’exiler en Belgique pour pouvoir être correctement pris en charge, 20.000 enfants sont privés de leurs droits à l’éducation, dont une grosse majorité d’autistes. Un article de Libération du 18 février 2015 titre d’ailleurs « environ 20.000 enfants handicapés sans solution »

L’État français a déjà été condamné par le Conseil de l’Europe 5 fois depuis 2004 pour ces manquements. Il lui a été accordé 10 ans à partir de 2004 pour y remédier, ce qui est loin d’avoir été fait. En effet, permettre de passer de 10 à 20% la prise en charge des autistes en milieu scolaire classique est certes une avancée mais pas suffisante en regard des engagements pris, puisque 80% des autistes demeurent exclus. La cour européenne des droits de l’homme considère dans sa dernière décision qu’ « il y a violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun, et l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées », absence de prédominance rappelée dans un article de L’Express de 2012. L’État français devient particulièrement surveillé et doit depuis 2014 faire un rapport annuel des efforts qu’il fournit pour remédier aux problèmes relevés qui sont principalement :

  • Manque d’écoles
  • Manque de moyens alloués aux écoles
  • Précarité du statut du personnel accompagnant (Auxiliaires de vie scolaire dites AVS),
  • Manque de financement d’institutions spécialisées sur le territoire au profit du financement de la prise en charge des autistes français en Belgique. Vous avez bien lu. Nous en sommes arrivés à la situation aberrante de préférer externaliser la prise en charge de nos autistes nationaux dans les pays frontaliers plutôt que de créer les conditions favorables à leur accueil sur le territoire français. L’adoption le 13 mars 2015 de l’amendement AS1488 de la loi sur la santé favorisant cette incongruité avait d’ailleurs créé une vive polémique.

Secouée par le Conseil de l’Europe, un nouveau plan nommé « Plan autisme 3 » a tout de même été adopté en 2013, après 3 années de carence, qui devrait contribuer à améliorer significativement la situation des enfants et adolescents autistes ; mais ses premiers résultats ne seront pas effectifs avant 2017. Ce plan a été validé le 10 mars 2014 par le conseil des ministres de l’Europe. Un article du Monde de septembre 2014 dresse un bilan mitigé de ce plan après une année. Il rapporte les propos du Président de l’association Autistes sans frontières qui indique que «  C’est la première fois qu’un président de la République se déplace dans un lieu où l’on fait exactement ce qu’il faut faire, c’est un signal positif » toutefois, il souligne aussi le fait que créer sept places dans chaque département, soit prendre 700 enfants à terme sur toute la France, n’est sans doute pas suffisant en regard des 7 000 à 8 000 enfants qui naissent chaque année atteints d’une forme d’autisme. Cela tombe sous le sens.

Le traitement des autistes n’est pas aussi lamentable dans le monde. 650.000 personnes sont touchées par l’autisme, c’est énorme. Au lieu de pénaliser le « hors norme » comme on a coutume de le faire chez nous, ailleurs, on décide d’en faire des atouts. Un article de Novethic l’explique parfaitement. Il suffit d’observer ce qui se passe dans les pays du Nord de l’Europe comme la Belgique ou le Danemark pour se rassurer sur l’existence de solutions et d’une intégration possible dans la société. En Grande-Bretagne, 100% des autistes sont scolarisés, idem en Italie et en Suède, où n’existent pas de statistiques sur le sujet ; l’absence d’insertion sociale y étant considéré comme une maltraitance, on peut tabler sur un chiffre proche des 100%. Les études montrent selon le collectif autisme que : « Les personnes handicapées ont acquis plus d’autonomie et la discrimination a régressé. En matière de coût économique, des études réalisées en Suède et en Grande Bretagne ont indiqué que ces modalités de prise ne charge permettant une insertion sociale étaient moins coûteuse que l’institutionnalisation. » On peut aussi se pencher sur la manière dont les États-Unis transforment le handicap en atout,  ainsi Microsoft qui annonçait en mars 2015 vouloir recruter des autistes au sein de son groupe. Est-il utile de rappeler que Bill Gates est lui-même probablement autiste ? Sont soupçonnés de l’être également Mark Zuckerberg (créateur de Facebook), Marie Curie (chercheuse) et bien d’autres. Tous les autistes ne sont pas des Bill Gates, évidemment, mais rien n’interdit de penser qu’avec une prise en charge appropriée, beaucoup pourraient trouver une place dans la société.

Nous sommes le 30 septembre 2015. Un juge du tribunal de Lyon a confirmé le 25 septembre 2015 la décision initiale de confier Timothée à son père afin qu’il soit à nouveau placé en IME sans tenir compte des préconisations de l’ONU. Dont acte. Je suis curieuse de savoir ce que le gouvernement répondra aux questions que lui posera l’ONU sur cette affaire. Il doit le faire avant le 15 octobre prochain. Les condamnations de l’État français s’entassent ; ainsi vient-il d’être condamné à verser 240.000 euros pour indemniser 7 familles en 2015. La réaction des responsables politiques est ahurissante. Ils se gargarisent d’une condamnation de leur propre carence justement. Les associations dépitées par le manque de réaction des pouvoirs publics, s’organisent pour lancer des actions collectives en tablant sur le fait que le poids financier des condamnations obligera l’État à enfin prendre le problème à bras-le-corps. Ainsi par exemple Vaincre l’autisme fait un appel aux victimes afin de lancer une action collective avec un minimum de 500 dossiers. 500 dossiers avec une moyenne de 34.000 euros d’indemnisation par dossier (si l’on se réfère à la condamnation précitée), cela fait une estimation basse de 17 millions d’euros à verser. 8.000 enfants autistes naissent chaque année, soit potentiellement autant de dossiers que les associations pourraient amener devant les tribunaux. Je vous laisse comparer avec les ridicules 205 millions que va coûter un plan autisme 3, qui s’étale sur 4 ans, et qui est, nous le savons déjà, nettement insuffisant. La question de l’autisme concerne tout le monde. Il n’est pas acceptable ni humainement ni matériellement qu’aujourd’hui il y ait encore des milliers d’enfants comme Timothée.

30 septembre 2015

Le cheval, l'ami des enfants autistes

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 30/09/2015 à 03:50, Mis à jour le 30/09/2015 à 08:28

Les cinq jeunes enfants et leur monture./Photo DDM.

Les cinq jeunes enfants et leur monture./Photo DDM.

 

A deux pas de la forêt de Bouconne, le Blagnac Constellation Equitation accueille depuis un an cinq jeunes de l'association Sésame 31 qui vient en aide aux enfants autistes.

Clément, Lubin, Mattéo, Mickaël et Olivier-Charles arrivent les dimanches, accompagnés de leurs parents et le bilan semble positif. Romain et Marion, les moniteurs en charge de ces jeunes se sont fortement impliqués dans cette prise en charge. Cette activité poursuit des objectifs bien au-delà de la simple pratique sportive. Les jeunes sont amenés à se responsabiliser, à acquérir de l'autonomie comme n'importe quel enfant, mais également à reconnaître et gérer ses émotions et celles du cheval. La communication non verbale avec l'animal leur offre un réel échange, et les jeunes cavaliers travaillent leur équilibre et bénéficient de stimulations neuronales quand ils se déplacent au pas ou au trot.

«C'est vraiment une grande satisfaction, nous avons assisté à une grosse progression des enfants. Maintenant, un véritable lien s'est créé entre ces jeunes autistes et les poneys. Leur attitude a changé au fil de l'année et maintenant, quand ils arrivent au centre équestre ils préparent leur monture en autonomie. Ils ont également fait d'énormes progrès dans la maîtrise du poney, ils savent diriger, s'arrêter et même trotter sans les mains», se réjouit Romain. Le Blagnac Constellation Equitation voudrait développer la prise en charge du handicap, et pas seulement de l'autisme. «Nous accueillons déjà des pathologies plus ou moins lourdes en cours individuel. Nous voudrions mettre en avant les bienfaits que peut apporter la pratique de l'équitation de par le rapport à l'animal notamment. Il faut que les gens sachent que la pratique de l'équitation dans certain cas de handicap est non seulement possible, mais aussi bénéfique. Les parents de nos cinq jeunes autistes sont eux-mêmes surpris de l'autonomie acquise par leurs enfants», explique à son tour Kirsten Voss, la présidente du centre équestre.

N. G.

30 septembre 2015

Accueil périscolaire : la Caf soutient les enfants handicapés

04 Mai 2015
article publié sur le site de la Caisse des Allocations Familiales (CAF)

Les activités périscolaires sont ouvertes à tous, mais des adaptations sont parfois nécessaires pour faciliter l’accueil des enfants en situation de handicap. Désormais, les Caf pourront apporter une aide financière aux communes.

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La mesure a été annoncée par le président de la République le 11 décembre 2014, lors de la Conférence nationale du handicap. Les Caf jouent un rôle croissant dans le soutien aux activités périscolaires organisées par les communes, notamment dans le cadre de la récente réforme des rythmes scolaires.
Pour répondre à l'orientation fixée par le chef de l'Etat, les Caf vont dorénavant accompagner financièrement les communes qui souhaitent investir pour faciliter l’accès des enfants en situation de handicap à ces activités périscolaires. 
 
Adapter les activités proposées et renforcer l'encadrement
Ceci pourra se traduire, selon les cas, par une adaptation des locaux ou des activités proposées, ou encore par un renforcement de l'encadrement par des adultes. Au vu des projets, les Caf pourront participer au financement de ces adaptations, grâce à un « fonds publics et territoires » doté, pour l'ensemble de ses missions, de 380 millions d'euros pour la période 2013-2017.
Pour sa part, la ministre de l'Education nationale a demandé aux recteurs d’académies que chaque projet d'école - obligatoire pour tous les établissements scolaires - comporte un volet sur l'accueil et l'accompagnement des élèves handicapés.
29 septembre 2015

La psychanalyse en France : entretien avec Sophie Robert

article publié dans le blog Cygnification

Xavier Ristat

sophie robert le mur

La France est, avec l’Argentine, l’un des seuls pays où la psychanalyse a un telle importance dans les milieux psychologiques et psychiatriques. Pourtant, elle est loin de faire le consensus scientifique.

Malgré cela, la psychanalyse est enseignée dans beaucoup d’universités françaises et est considérée comme une expertise dans les affaires médicales ou judiciaires. Avec le temps, les pays voisins ont su se démarquer de cette discipline, mais en France, depuis Jacques Lacan, la psychanalyse est quasi-hégémonique dans les domaines psychologiques et psychiatriques. Pour beaucoup, la psychologie, la psychiatrie et la psychanalyse sont une seule et même discipline.
Avec Sophie Robert, nous reviendrons sur la place et la validité de la psychanalyse en France à travers son expérience et son enquête lors de ses documentaires, notamment lors de son aventure judiciaire avec « Le mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ».

 

 

Sophie Robert nous parle aussi de ses deux prochaines émissions qui sortirons le 10 octobre 2015 via son site Dragon Bleu TV : « Les déconvertis de la psychanalyse » et « Les fondamentaux de la psychiatrie », dont vous pourrez voir deux extraits exclusifs dans l’entretien ci-dessus.

 

Liens utiles :

Dragon Bleu TV, le site où vous pouvez voir les documentaires de Sophie Robert

Le dossier de l’AFIS sur la psychanalyse

Le groupe Facebook « Psychologie et Scepticisme Scientifique »

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