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"Au bonheur d'Elise"

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20 septembre 2015

AURA 77 organise une journée sur l'insertion professionnelle des adultes avec autisme - 13 octobre Saint Thibault des vignes 77

logo aura 77 réseau de santé

13-10-2015 L' insertion professionnelle des adultes avec autisme en milieu protége et ordinaire Les particularités des personnes présentant des Troubles du Spectre de l Autisme (TSA) dans différents domaines comme les relations sociales, la communication, les comportements, la sensorialité, etc. constituent le plus souvent un frein pour leur intégration dans le milieu professionnel qu' il soit protégé ou ordinaire. Pourtant, les expériences montrent que les personnes avec TSA présentent des atouts indéniables pour une entreprise. Cette conférence, organisée par le Réseau de Santé AURA 77, vise à soulever les problématiques liées à l’accès à la formation et à l' emploi des personnes avec TSA ainsi que des pistes pour adapter l' environnement professionnel. Elle abordera les enjeux et les obstacles de la professionnalisation en milieu spécialisé et en milieu ordinaire en favorisant le partage d' expériences des dispositifs, entreprises et des personnes avec autisme ayant relevé le défi de l' insertion professionnelle.

 

 

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19 septembre 2015

Formation eLeSI : e-Learning pour une société inclusive

 

 

19 septembre 2015

Quelque chose en plus, film de Sophie Robert, à Saint Etienne - le vendredi 9 octobre 20h00

quelque chose en plus saint étienne

19 septembre 2015

Régime d'imposition de la Prestation de Compensation du Handicap - PCH

 

Question n°64580 - Assemblée nationale

Imprimer 14ème legislature Ministère interrogé > Handicapés et lutte contre l'exclusion Ministère attributaire > Handicapés et lutte contre l'exclusion M. Olivier Falorni attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur l'assujettissement de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux prélèvements sociaux.

http://www2.assemblee-nationale.fr

 

17 septembre 2015

L'ONU vole au secours de Timothée D. enfant autiste en hôpital psychiatrique

 

Des experts de l'ONU demandent à la France la cessation de l'institutionnalisation d'un enfant autiste dans un hôpital psychiatrique

GENEVE (17 septembre 2015) - Des experts des droits de l'homme de l'ONU condamnent le placement d'un enfant autiste de 16 ans, Timothée D., au sein de l'hôpital psychiatrique pour adultes Le Vinatier de Lyon, où il a été assujetti à des traitements médicamenteux sans son accord ni celui de sa mère.

http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16443&LangID=F

 

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17 septembre 2015

Nouvelle association à Bussy Saint Georges -> ASMA 77 Equipe sportive

 

 


L association asma 77 ouvre ses portes pour les jeunes autistes qui n ont aucune prise en charge.

 

17 septembre 2015

Samedi 19 septembre MUNE Ciné-ma différence au Kosmos à Fontenay-sous-Bois

En Avant-première sur tout le réseau Ciné-ma différence  !!!!!

Samedi 19 septembre - séance à 15 heures au Kosmos à Fontenay sous bois

logo envol loisirs

Dans un monde Fabuleux, Mune, petit faune facétieux, est désigné bien malgré lui gardien de la lune : celui qui apporte la nuit et veille sur le monde des rêves. Mais il enchaîne les catastrophes et donne l'opportunité au gardien des ténèbres de voler le soleil. Avec l'aide de Sohone, le fier gardien du soleil et la fragile Cire, Mune part alors dans une quête extraordinaire qui fera de lui un gardien de légende !

 - Pour accéder au cinéma le Kosmos et savoir en quoi consiste une séance ciné-ma différence. cliquez ici

17 septembre 2015

Dimanche 27 septembre 14h30 à Fontenay-sous-Bois -> Loisirs+ rencontre associations-familles

 
Envol Loisirs
 
 
 

Dimanche 27 septembre 2015 à l’école Pierre Demont  à 14h30. Envol Loisirs propose une rencontre « Loisirs+ »qui mettra en relation associations et familles. 

 
 
 
 
 
 

L’association Envol Loisirs favorise la mise en place d’activités de loisirs pour les personnes, enfants, adolescents, adultes atteints de Troubles Envahissants du Développement ou tout autre handicap mental qui nécessite une attention particulière. Elle fait émerger les projets des familles et contacte les associations qui proposent des activités culturelles ou sportives.  Actuellement l’association propose au travers son réseau des activités de voile, de musique, de cinéma, de chant, d’arts plastiques, d’expression théâtrale, d’activités équestres. L’association propose à ses adhérents de se regrouper pour solliciter les villes et les associations pour ouvrir de nouvelles activités.

 
 
 

plan à télécharger

 

Plus d'information
ici

16 septembre 2015

Une réponse accompagnée pour tous -> Zéro sans solution N°1 - septembre 2015

 

 

15 septembre 2015

Mardi 22 septembre 20h40 sur France 5 -> Enfants handicapés, de la galère à l'exil

Enfants handicapés, de la galère à l'exil
Résumé

La France compte aujourd'hui près de 670 000 enfants porteurs d'un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : il naît chaque année entre 6000 et 8500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, vivre de façon totalement autonome. Pour les parents, c'est un combat qui commence dès la naissance. Sonia s'est exilée en Belgique pour offrir à son fils l'accompagnement qui lui aurait fait défaut en France. Le fils de Bénédicte, porteur du syndrome de Williams et de troubles autistiques, a été renvoyé de l'école à cause de son handicap.

Autres
  • Nicolas Bourgoin / Réalisateur
  • Amandine Stelleta / Réalisateur
15 septembre 2015

Une piqûre de rappel en humour sur la réalité des traitements médicaux ... La maltraitance est possible

shoot légal

Voir =>La maltraitance des adultes vulnérables : une réalité complexe
Les trois orientations prioritaires de la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance

"Violences médicales ou médicamenteuses : par exemple défaut de soins de base, non information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur…"

15 septembre 2015

Atteinte de trisomie, elle a défilé à la Fashion Week de New York

article publié sur M6 info

Une jeune trisomique de 18 ans a réalisé son rêve dimanche 15 septembre. Madeline Stuart a participé à la Fashion Week de New York.

Elle a défilé au milieu des mannequins pour un créateur italien, sans complexe.

Atteinte de trisomie, elle a défilé à la Fashion Week de New York

Pour une fois, il n’y avait pas que des mannequins élancés à la Fashion Week de New York. Une jeune femme, atteinte de trisomie 21, a elle aussi défilé. Invité par un collectif de jeunes créateurs italiens, Madeline a marché sur le podium, au milieu de la foule, avec assurance et sans complexe. A son second passage, Madeline Stuart, 18 ans, a même pris la pose comme une professionnelle.

Promouvoir la diversité dans la mode

Cette jeune femme de 18 ans « aime être au centre de l’attention, que les gens la remarquent ». « C’est formidable qu’on lui offre cette opportunité » ajoute sa mère.

Madeline se bat pour promouvoir la diversité dans la mode. Elle est déterminée à voir son image exposée un jour dans les magazines et à défiler sur les podiums. Nageuse et danseuse de hip-hop, Madeline Stuart a toujours voulu pratiquer les mêmes activités que les filles de son âge.

Un vrai plan de communication

En mai dernier nous vous racontions déjà le projet fou de Madeline. Pour accéder à son rêve, l’Australienne a suivi un régime strict, afin de perdre du poids. Elle a dû aussi se faire connaître et a donc multiplié les comptes sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram etc.) afin de publier des photos d’elle. Et ça fonctionne. 440.000 internautes la suivent sur Facebook. Grâce à ce véritable plan de communication, la jeune fille a été choisie par la marque FTL Moda pour représenter deux de ses créateurs lors de la Fashion Week.

Madeline n’est pas la première trisomique à participer à un défilé à New York. En février dernier, l’actrice américaine Jamie Brewer l’avait devancée.

15 septembre 2015

Prévenir l'extrême épuisement des parents d'enfants handicapés

article publié dans La Croix

La cour d’assises de Rennes juge à partir de lundi 14 septembre une mère ayant tué sa fille (8 ans) lourdement handicapée.

14/9/15 - 08 H 40

Une enfant autiste, en région parisienne. Face au handicap, certains aidants familiaux éprouvent...

(Florence LEVILLAIN / SIGNATURES)

Une enfant autiste, en région parisienne. Face au handicap, certains aidants familiaux éprouvent un épuisement physique et psychique.
Avec cet article

Un dossier très délicat qui repose la question de la détresse vécue par certains aidants familiaux.

Les associations appellent à faire de la lutte contre l’isolement une priorité pour éviter de tels drames.

« Se libérer toutes les deux d’un quotidien devenu insupportable. » C’est ainsi que Laurence justifie avoir mis fin aux jours de sa fille Méline, lourdement handicapée, et avoir elle-même tenté de se suicider. Prévenus par la grand-mère de la fillette qui vivait sur place, les secours réussirent à sauver Laurence, pas Méline.

C’est une tâche ardue qui attend lundi 14 septembre la cour d’assises de Rennes : celle de juger une mère ayant commis l’irréparable, mais décrite par les services sociaux comme « attentive au mal-être de son enfant » et ayant su, à certains moments, faire preuve d’un « extrême dévouement » envers Méline.

Une relation totalement « fusionnelle » liait la mère à l’enfant handicapée psychomoteur, selon les psychiatres ayant examiné la prévenue. Séparée de son conjoint, ayant cessé de travailler après la naissance de Méline, Laurence était, toujours selon les experts médicaux, « en grande détresse » au moment du passage à l’acte. L’un d’eux conclut même à l’abolition de son discernement lors des faits.

« L’urgence, c’est de sortir les familles de l’isolement »

Ce drame repose la question de l’épuisement physique et psychique des aidants familiaux. « Pas une année ne se passe sans qu’on ne recense un passage à l’acte de ce type et rien ne change !, déplore Thierry Nouvel, directeur général de l’Unapei, qui représente les personnes atteintes d’un handicap mental. Les pouvoirs publics doivent ouvrir les yeux sur la détresse qui peut s’emparer des aidants familiaux. »

> Lire aussi Qui sont les aidants familiaux ?

Reste à savoir sur quel levier jouer. « L’urgence, c’est de sortir les familles de l’isolement, estime l’intéressé. Les parents s’en prenant à leurs enfants vivent en effet très souvent reclus sur eux-mêmes. »

Un constat partagé par l’Association des paralysés de France (APF). « L’isolement, c’est la pente naturelle des parents confrontés au handicap », rappelle ­Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation et famille à l’APF.

« La société porte un regard tellement dur sur le handicap »

Pour plusieurs raisons, selon elle : « Ils sont d’abord débordés. On imagine mal combien leur vie est scandée par les soins, par les rendez-vous avec les spécialistes… Ils n’ont plus le temps de sortir. Et ce n’est pas tout. Ils ont aussi tendance à se replier sur eux-mêmes pour se protéger des regards extérieurs, y compris ceux de leurs proches. La société porte un regard tellement dur sur le handicap… »

Les centres d’action médico-sociale tentent de garder le contact avec les parents concernés, mais les associations réclament davantage. Et notamment une réforme ambitieuse visant à faciliter le maintien dans l’emploi des mères d’enfants handicapés.

> Lire aussi Les aidants familiaux, un rempart contre la maladie, le handicap ou la dépendance

« Nombre d’entre elles peinent à concilier travail et soins à apporter à leur enfant, déplore Bénédicte Kail. Au final, elles finissent par lâcher leur emploi. » À l’APF, on plaide pour la création d’un congé spécifique permettant de mieux concilier travail et prise en charge d’un enfant handicapé.

Les associations veulent un nouveau congé de soutien familial rémunéré

Un « congé de soutien familial » a, certes, vu le jour en 2006. Sa durée est toutefois limitée dans le temps (un an) et il n’est pas rémunéré. En cela, il est davantage adapté aux salariés souhaitant consacrer du temps à un parent en fin de vie.

Les associations réclament donc un nouveau congé, rémunéré cette fois. Une doléance difficile à faire valoir en ces temps de disette budgétaire…

> Lire aussi Le congé de soutien familial suscite peu d’engouement

Autre requête des associations : multiplier les dispositifs de « répit ». Ces derniers organisent la prise en charge d’une personne handicapée pour une durée variable afin de décharger des aidants familiaux.

Des solutions d’accueil temporaire limitées

« Ces prises en charge ponctuelles se révèlent décisives pour souffler, pour se ménager du temps pour soi et trouver la juste place vis-à-vis de son enfant », assure Michèle Dietrich, elle-même maman d’un garçon lourdement dépendant et fondatrice de l’Association d’aide aux parents d’enfants handicapés (APEH).

Ces solutions d’accueil temporaire restent cependant limitées vu leur coût. Leur nombre varie considérablement d’un département à l’autre. « L’offre reste embryonnaire », déplore Bénédicte Kail.

Bataillant auprès des institutions pour faire avancer leurs doléances, l’Unapei et l’APF refusent en général de se constituer partie civile dans les affaires impliquant des parents infanticides. « Nous laissons la justice faire son travail, estime Thierry Nouvel. À nous, en revanche, de rappeler à la société sa part de responsabilité dans le désespoir de certains de ces parents. À nous aussi de faire bouger les pouvoirs publics pour les seconder au maximum. »

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Une justice compassionnelle

Les parents ayant mis fin aux jours d’un enfant handicapé sont renvoyés devant la justice pour « homicide volontaire » commis avec préméditation sur mineur de moins de 15 ans. À ce titre, ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

> Lire aussi Un drame du handicap jugé aux assises, en 2014

Il est toutefois très rare que la prison ferme soit prononcée à leur encontre, la plupart des cours d’assises optant plutôt pour du sursis.

Sur les quatorze affaires jugées depuis 1988, neuf se sont soldées par des peines de prison avec sursis (entre un et cinq ans), quatre par une peine de prison ferme et une par un acquittement.

13 septembre 2015

Chiens Mira pour autistes : un record à l'horizon

Valerie Banville Valerie Banville / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La Fondation Mira attribue désormais plus de 100 chiens par année à des enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme et devrait atteindre un record de 125 guides canins en 2015.

Réorientant sa mission, l’organisme attribue de moins en moins de chiens à des personnes aveugles, puisque le besoin diminue. Par contre, les demandes de parents d’enfants autistes ne cessent d’augmenter.

Et pour cause: les chiens, souvent de gros toutous labernois, aident énormément les enfants, selon ceux qui participent au programme de la «Schola Mira», fait sur mesure pour les jeunes qui vivent avec un trouble de l’autisme.

«Le chien a aidé à surmonter bien des difficultés», estime Valérie Banville, dont le fils Jules a un chien Mira depuis six ans.

Mais surtout, «il est plus joyeux», constate sa mère, qui renouvellerait l’expérience sans aucune hésitation.

Car le chien aide sur plusieurs plans, notamment à réduire l’anxiété chez les enfants mais aussi chez les parents, qui vivent souvent avec un stress très sévère, explique le psychologue et directeur de la recherche et du développement chez Mira, Noël Champagne.

«J’ai été assommé par les résultats», explique-t-il lorsque questionné sur l’efficacité des fidèles bêtes.

«Il y a une différence significative chez ceux qui ont un animal», affirme le psychologue qui a effectué des recherches en analysant la salive des membres de la famille, afin d’en mesurer les niveaux de stress.

Le sommeil est aussi un facteur important. Les enfants sont souvent aux prises avec des terreurs nocturnes et ont de la difficulté à dormir. Le chien les calme, et les mauvais rêves diminuent.

«Les enfants dorment mieux et donc les parents dorment mieux, fait valoir le psychologue. Certaines mères sont complètement épuisées, d’autres ne sortent plus de chez elles.»

Et parfois, des enfants qui ne parlaient pas du tout se mettent à le faire au contact de l’animal, pour l’apprivoiser.

L’autisme est caractérisé par des troubles persistants au niveau de la communication et de l’interaction sociale et se manifeste parfois par des comportements restreints ou répétitifs, d’intensité variable.

«Mais le chien n’est pas une panacée, ce n’est pas un remède miracle», prévient M. Champagne, notant que certains enfants n’ont pas de réaction particulière en présence d’un chien. Les bêtes ont toutefois changé la vie de bien des familles.

«Moi je trouve ça extraordinaire, ne serait-ce que pour travailler l’anxiété, juste de pouvoir apaiser l’enfant», commente Karine Martel, une orthopédagogue dont la spécialité est de travailler avec les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Dans sa clinique Giraf à Longueuil, qui offre divers services aux familles, l’orthopédagogue a vu passer des petits aux prises avec des difficultés et a constaté des changements après l’arrivée des bêtes dans la vie de certains d’entre eux.

Jules, âgé de 15 ans, est l’un de ses élèves et il vient aux séances avec sa chienne Chaffee. «Il n’aimait pas quand les gens étaient trop proches de lui ou le touchaient. Je ne pouvais pas mettre mon bras autour du dossier de sa chaise quand on travaillait ensemble. Depuis qu’il a le chien, il accepte plus la présence des autres proche de lui», dit-elle.

Mme Martel explique aussi que les jeunes vont dans certains cas à l’école avec leur animal. Cela leur permet de socialiser avec les autres enfants, qui, curieux, viennent voir leur petit propriétaire à la récréation et bavardent avec eux, dit-elle.

La mère de Jules, l’écrivaine Valérie Banville, le décrit comme un jeune homme très charmant et de bonne humeur. Plus jeune, il faisait des crises, avait des difficultés de langage, tolérait difficilement le bruit, et a aussi vécu une phase de frustration, surtout quand il a commencé l’école: il allait se cacher dans les toilettes à la maternelle. Maintenant, les progrès sont tangibles, dit-elle, mais il n’a par contre pas vraiment de copain.

«C’est triste de voir un enfant qui n’a pas d’ami», souligne-t-elle doucement.

La plus grosse différence depuis l’arrivée de Chaffee? «Il est devenu vraiment plus joyeux, comme s’il trouvait un ami qui l’attendait après l’école», rapporte Mme Banville.

Mais aussi, «ça le rassure, le calme et diminue le stress», explique sa mère. Avant, il ne voulait même pas s’asseoir sur la chaise du dentiste, donne-t-elle en exemple.

Et puis, comme c’est Jules qui s’occupe du chien et le nourrit, «cela lui fait une responsabilité et ça le valorise. Et ça le fait se sentir spécial», ajoute-t-elle.

Chaffee, une labrador blonde, facilite les sorties en famille, au restaurant ou ailleurs, dit Mme Banville. «C’est comme si elle est la cheerleader.»

Les parents ont la garde partagée de l’adolescent. Il va de chez un à l’autre, avec Chaffee: «Le chien offre une stabilité, dans les deux endroits», ce qui est un plus pour ces enfants qui ont besoin de routine et de constance.

Mais tout n’est pas facile pour les parents. La formation du chien prend du temps et représente un grand engagement pour les familles. La fondation Mira les entraîne mais un parent doit passer au moins une semaine, 24 heures sur 24, à la «Schola Mira». Et après, le chien ne peut être laissé seul: si l’enfant ne peut l’amener à l’école, par exemple, il se retrouvera dans le bureau de papa ou de maman le jour!

Sans Chaffee, «quelque chose aurait manqué», dit spontanément la mère de Jules. Elle admet toutefois ne pouvoir départager à quoi le progrès de son fils est dû, entre le travail des parents, des spécialistes, les efforts de Jules lui-même et la présence réconfortante du chien.

Le programme pour les enfants autistes, qui existe depuis 2003, est encore méconnu malgré les efforts. Et des commerçants refusent l’accès aux familles avec le chien — pourtant bien identifié — car ils ne comprennent pas son rôle, ayant l’habitude de faire des exceptions pour les non-voyants uniquement.

Méconnu auprès de la population, le programme ne l’est pas auprès des parents: il y a une liste d’attente d’environ 18 mois.

Selon M. Champagne, le nombre de cas d’autisme a monté en flèche ces dernières années. «Une catastrophe, dit-il. Du jamais vu.»

Et il a ainsi deux fois plus de demandes que la capacité de Mira à former et attribuer des chiens. «On devrait pouvoir diminuer les délais», ajoute M. Champagne, confiant, précisant que le nombre de chiens donnés à de jeunes autistes a déjà doublé, n’étant que de 50 il y a quelques années.

13 septembre 2015

Rentrée scolaire : la campagne choc d'Autistes sans frontière

article publié par VIVRE FM

Jeudi 27 Août 2015 - 12h30

Rentrée

Enfant abandonné sur une plage déserte ou au bord de la piscine, une image choc pour une campagne de collecte de fonds, l'association "Autistes sans frontières" alerte l'opinion en dénonçant les vacances forcées des enfants autistes non scolarisés.

Privé de rentrée, des enfants autistes seront en vacances forcées en septembre.
Privé de rentrée, des enfants autistes seront en vacances forcées en septembre.

"Chaque année, 80 000 enfants autistes aimeraient que les vacances se terminent." C'est le slogan de la campagne de publicité visible en affiches ou dans la presse depuis le début du mois d'Aout réalisée par l'agence Australie pour "Autistes sans frontières". On y voit un enfant seul au milieu d’une plage déserte. L’association insiste sur le manque de scolarisation en milieu ordinaire pour les enfants autistes.

13 euros par français

Chaque année des enfants en situation de handicap ne font pas la rentrée en même temps que les autres en raison le plus souvent d’un manque d’accompagnement. En partant de ce constat, l’association lance un appel aux dons pour pouvoir financer les aides à la scolarisation.

Les affiches de l'association "Autistes sans frontières"

 

Selon les calculs de l’association, il suffirait que chaque français fasse un don de 13 Euros pour financer l’accompagnement des 80 000 enfants autistes en France. Aujourd’hui "Autistes sans frontières" finance la supervision d'accompagnants pour des enfants autistes. "C'est encore beaucoup trop partiel" explique à Vivre FM Aurélie Cam, directrice de la communication de l’association et elle même mère d’un enfant autiste de 9 ans et demi. 

Pour faire un don à "Autistes sans frontières" cliquez sur ce lien.

13 septembre 2015

Une ancienne salariée de Moussaron convoquée par un juge toulousain

article publié dans La Dépêche

Publié le 12/09/2015 à 03:57, Mis à jour le 12/09/2015 à 08:31

Justice - Plainte en diffamation de l'IME

Céline Boussié./ Photo DDM, archives

Céline Boussié./ Photo DDM, archives

 

Une ancienne salariée de l'institut médico-éducatif Moussaron de Condom, devenue présidente nationale de l'association Handignez-vous est convoquée lundi 14 septembre devant un juge d'instruction toulousain. Une audience de première comparution en vue d'une éventuelle mise en examen. Céline Boussié est visée ès-qualités par une plainte en diffamation pour des propos tenus le 19 février et le 4 mars sur les antennes d'Europe 1 et LCI. Contactée à Agen où elle réside désormais, l'ancienne salariée de l'IME s'étonne de cette convocation en justice : «Si je suis mise en examen au titre de l'association, l'administrateur provisoire qui a parlé de contention des enfants résidant dans l'établissement et la ministre Carlotti elle-même peuvent aussi être mis en examen avec moi». Sans oublier de citer l'épais rapport de l'Agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées dont l'état des lieux, dressé à l'automne 2013, apportait de l'eau au moulin des ex-salariés et d'une partie des parents ayant choisi de placer leur enfant à Moussaron. Se revendiquant lanceur l'alerte, Céline Boussié voit aussi dans cette convocation en justice «un frein aux révélations qui peuvent être faites dans le domaine public». Pour soutenir sa présidente, l'association Handignez-vous appelle à un rassemblement lundi à 15 h 30, devant le tribunal de grande instance de Toulouse.

La Dépêche du Midi

13 septembre 2015

D.U. Troubles Envahissants du Développement et Autisme

article publié sur le site de l'université de Nantes

Nature :
Diplôme d'établissement
Lieu de formation :
Nantes
Niveau à l'obtention du diplôme :
Niveau II
Faculté de Psychologie
Accessible en :
Formation continue

Ce diplôme s'inscrit dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé (3e plan autisme, mars 2012) visant la mise en œuvre d'interventions personnalisées globales et coordonnées  intégrant des approches éducatives, comportementales et développementales dont celles fondées sur l'analyse appliquée du comportement (ABA).
Il répond ainsi à une forte demande tant des familles que des structures d'accueil, et vise un public varié.

Publics visés par cette formation :

  • Secteur médico-social : éducateurs, éducateurs de jeunes enfants, psychologues, psychomotriciens, ...
  • Secteur éducatif : enseignants, AVS, conseillers d'éducation et d'orientation, intervenants en périscolaire,...
  • Secteur de la petite enfance : directeurs de crèche, éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices, ...
  • Secteur santé : médecins, infirmiers,...
  • Collectivités territoriales : professionnels des services éducation, jeunesse, petite enfance,...
  • Intervenants en libéral : orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, ...
  • Bénévoles exerçant au sein d'associations relevant du champ de l'autisme.
  • Parents
Objectifs
  • Connaître les grandes étapes du développement normal de l'enfant et de l'adolescent et les mécanismes impliqués dans  les troubles envahissants du développement.
  • Connaître les différents milieux professionnels (fonctionnement, objectifs poursuivis, etc...) accueillant les enfants et les adolescents avec TED
  • Connaître les différents types de prises en charges éducatives et développementales proposées aux enfants et  adolescents avec TED
  • Connaître la méthode d'analyse appliquée du comportement

 

Compétences attestées

 

Date de la formation

 

Partenariats


13 septembre 2015

Les 15 principes de Maria Montessori pour éduquer des enfants heureux

article publié sur le site Nos Pensées

et repris pas instit.info (le réseau des pédagogues)

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Aide-moi à faire les choses par moi-même.

María Montessori

Comme c’est toujours le cas en matière d’éducation, la pédagogie mise au jour par María Montessori a été soutenue par de fidèles défenseurs, et critiquée par de virulents détracteurs.

Beaucoup affirment que l’enseignement tel qu’il est structuré aujourd’hui ne conçoit pas comme viable la méthodologie qu’a introduit la célèbre éducatrice italienne entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.

Pour elle, l’école n’est pas un espace uniquement destiné à la transmission directe de connaissances d’un maître ou d’un professeur à ses élèves.

Pour Montessori, l’enfant doit lui-même développer ses capacités plus librement, et ce grâce à un matériel didactique spécialisé.

Dans les salles de classe, on pouvait trouver des élèves de tous les âges qui étaient libres de choisir ce sur quoi ils voulaient travailler, afin d’améliorer leurs compétences de façon plus autonome.

Ils définissaient eux-mêmes leur vitesse d’apprentissage selon leurs particularités, et ce dans un contexte moins rigide, où les tableaux n’avaient pas autant d’importance qu’aujourd’hui, et où les enfants étaient libres de se déplacer comme bon leur semblait dans la salle de classe.

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La perspective pédagogique de María Montessori a eu un impact mondial. Elle a changé le paysage éducatif, jusqu’à se heurter aux secteurs plus conservateurs et classiques de l’enseignement.

Aujourd’hui, cette méthode prônant la liberté d’apprentissage et la propre responsabilité de l’élève dans le processus d’acquisition des connaissances, est contestée par la majorité des centres éducatifs. Seuls certains collèges privés appliquent ces stratégies intéressantes.

Pour autant, la pédagogie de la liberté de Montessori, au même titre que celle de l’espoir formulée par Paulo Freire, n’érigent pas suffisamment de piliers dans notre éducation actuelle (ou en tout cas, dans peu de pays).

Il se peut que vous vous demandiez maintenant «Mais, quel était alors le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants ? Etait-il important ?». Il était vital, et il est toujours vital.

Le soutien, l’orientation et l’attention des parents sont autant d’éléments fondamentaux à prendre en compte si on veut que nos enfants soient heureux, et plus tard des adultes autonomes et bons.

Dans la suite de cet article, vous découvrirez 15 des principes énoncés par María Montessori, qui vous aideront sûrement à mieux éduquer vos enfants.

Les commandements de María Montessori pour les pères et les mères

Le rôle premier de l’éducation, c’est d’agiter la vie, tout en lui laissant la liberté nécessaire à son développement.

María Montessori

• N’oubliez jamais une chose : les enfants apprennent de ce qui les entoure. Soyez donc leur meilleur modèle.

• Si vous critiquez votre enfant, la première chose qu’il apprendra à faire, c’est juger.

• Si au contraire, vous le complimentez régulièrement, il apprendra alors à valoriser.

• Si vous manifestez de l’hostilité à votre enfant, il apprendra à se battre et à se disputer.

• Si vous ridiculisez votre enfant de façon habituelle, il sera une personne timide.

• Permettez à votre enfant de grandir en se sentant sûr de lui à chaque instant ; c’est ainsi qu’il pourra apprendre à faire confiance aux autres.

• Si vous méprisez fréquemment votre enfant, il développera un sentiment très négatif de culpabilité.

• Vous devez montrer à votre enfant que ses idées et autres opinions sont toujours acceptées ; ainsi, il se sentira bien.

Gabriela-Silva

• Si l’enfant évolue dans une atmosphère où il se sent protégé, intégré, aimé et nécessaire, il apprendra à trouver l’amour dans le monde.

• Ne parlez pas mal de votre enfant. Ni en sa présence, ni même en son absence.

• Vous devez tout faire pour que votre enfant grandisse et se développe de façon optimale. Valorisez ses bons côtés, de telle façon qu’il n’y ait plus jamais de place pour les mauvais.

• Ecoutez toujours votre enfant, et répondez-lui à chaque fois qu’il vous posera une question ou qu’il fera un commentaire.

• Respectez toujours votre enfant, même dans les moments où il commet des erreurs. Soutenez-le. Il réparera ses erreurs un jour ou l’autre.

• Si votre enfant cherche quelque chose, vous devez être disposé à l’aider, tout comme vous devez être disposé à lui permettre de trouver par lui-même ce qu’il cherche.

• Quand vous vous adressez à votre enfant, faîtes-le toujours comme il se doit. Offrez-lui le meilleur de vous.

A partir du moment où un enfant se sent sûr de lui, il ne cherche plus à ce que ses actes soient approuvés par les adultes qui l’entourent.

María Montessori

13 septembre 2015

Comment la France a trouvé une solution adaptée pour Tim, ado autiste

article publié dans l'Express

03/09/14

Timothée D., 15 ans, heureux de faire sa rentrée scolaire l’année dernière, accompagné par sa mère chez laquelle il vivait, épanoui (je le connais personnellement).

03/09/2015

Timothée D. confié à son père par le juge des enfants : celui-ci s’est empressé de l’envoyer dans un IME  qui, au bout de 4 jours (le 03/09), l’a envoyé en HP où il est resté, avec l’accord de son père, durant 9 jours.

 

Unité Psychiatrique du Centre Hospitalier Spécialisé du Vinatier, Lyon

Unité Psychiatrique du Centre Hospitalier Spécialisé  où était Timothée durant 9 jours

Sa mère a pu le récupérer hier soir, pour le we.

Il a eu un traitement de 2 neuroleptiques à fort dosage. Il n’avait jamais pris de psychotropes auparavant. Il est sorti de l’hôpital dans un état de zombie somnolent.

Voila comment un système  le « scolarise dans des conditions favorables ».

Voila comment ce père, éducateur spécialisé au service Protection Enfance du Grand Lyon, se montre à ce jour le plus à même de prendre les décisions adaptées aux besoins personnels, relationnels et scolaires de son fils. (Arrêt du 19 mai de la décision du juge des enfants, p.9)

 

Que s’est-il passé entre les deux ?

La MDPH prend, sans demander l’avis des deux parents, la décision de l’orienter en IME (fin août 2014).

Quelques jours plus tard, le personnel de son collège refuse de le faire rentrer, arguant de la décision MDPH et passant outre le fait que la mère y a fait un recours, recours suspensif (qui suspend la décision).

La décision est validée par le tribunal du contentieux de l’incapacité (octobre 2014).

La juge des affaires familiales redonne l’autorité parentale au père concernant la scolarisation et l’autorise expressément à l’inscrire en IME (fin septembre 2014).

Les IME du Rhône étant tous pleins, l’Agence Régionale de Santé exerce des pressions sur un IME pour qu’il prenne Timothée (passant ainsi devant des dizaines d’enfants en liste d’attente).

Le juge des enfants décide du placement de Timothée chez son père afin que celui-ci le mette dans l’IME (mars 2015).

Cette décision est validée en appel (mai 2015).

En juin, Timothée est arraché à son cocon familial (mère qui en à la garde, beau-père, sœur) pour aller directement en IME.

 

Des alertes ignorées

Les associations de soutien ont adressé de nombreux courriers auprès des différentes instances (Présidence de la république, Ministère de l’éducation nationale, Ministère de la Justice, saisine du défenseur des droits, préfets, MDPH). Courriers alertant sur les conséquences d’une telle décision de placement sur sa santé et son bien-être, en vain.

À trois reprises, la Rapporteuse Spéciale sur les droits des personnes handicapées a adressé un courrier aux autorités françaises, en vain.

Timothée D. est nommément cité dans la Liste de points (question 9) adressée par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU à la France, en juin 2015.

 

Sa santé en danger

Je connais bien Timothée : c’était un ado bien dans sa peau, bien entouré par sa famille . Il faisait régulièrement du vélo avec son beau-père, du piano, du dessin avec sa mère. Il a eu de brillants résultats avec le CNED.

Il n’avait pas de troubles du comportement, mis à part les stéréotypies inhérentes à l’autisme.

Quand j’allais chez eux (la dernière fois en juillet), il faisait tout, et il y prenait beaucoup de plaisir : la cuisine, mettre et débarrasser la table. Il était très serviable.

J’ai pris une fois des neuroleptiques : j’ai cru devenir tout simplement folle et j’ai mis des semaines à m’en remettre.

On lui a infligé contre son gré et celui de sa mère (qui a l’autorité parentale) un traitement dévastateur sur son psychisme, sur ses facultés intellectuelles/cognitives, et comportant de très nombreux effets secondaires.

Demain, conformément à la décision du juge des enfants, et puisque le père a refusé la médiation proposée, sa mère devra le lui remettre…

Et  il le remettra aussitôt en IME.

11 septembre 2015

Interview de Josef Schovanec : L'autisme ne nous prédestine pas à la déchéance

 

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