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"Au bonheur d'Elise"

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28 juillet 2015

Rapport d'Autisme France sur l'Aide Sociale à l'Enfance - Danièle Langloys juillet 2015

logo Autisme France

L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE : UNE IMPITOYABLE MACHINE A BROYER

LES FAMILLES D’ENFANTS AUTISTES

RAPPORT DE L’ASSOCIATION AUTISME FRANCE

SUR LES VIOLATIONS DES DROITS ET DYSFONCTIONNEMENTS

DE L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE

                    Danièle Langloys

                       Juillet 2015

tiret vert vivrefm topLire le Rapport ICI

"Ce rapport est dédié à toutes les familles courageuses, souvent monoparentales, qui ont eu le courage de briser l’omerta sur les dérives de l’ASE, à la professionnelle qui a le cran d’expliquer ce qui se passe, et aux associations et collectifs qui les défendent.

L’acharnement récent des services de l’ASE contre une famille monoparentale, à laquelle un récent jugement retire ses trois enfants, pour syndrome de Münchhausen par procuration, a suscité une intense émotion dans le champ de l’autisme, avec une interrogation : comment a-t-on pu en arriver à un pareil stade de dysfonctionnement ?

La réponse est aussi simple que terrifiante : les services sociaux des départements sont des zones de non-droit, où l’on peut s’acharner contre des victimes innocentes, dont la défense est parfois impossible, sans contrôle. Les personnels n’y ont pas vraiment de formation adaptée, le handicap n’y est pas connu, l’autisme y relève encore souvent d’une vision psychanalytique de comptoir, on peut y accuser sans preuves des mères de pathologies inventées de toutes pièces, avec la complicité de l’appareil judiciaire, et des experts qu’il nomme.

Personne ne peut dire qu’il ignore le problème : de nombreux rapports existent qui dénoncent les dérives. Qu’on ne soit même pas capable dans ce pays de savoir combien d’enfants handicapés sont dans les services des ASE est proprement scandaleux. Personne n’a rien fait. On continue à menacer et terroriser des familles, à leur retirer leurs enfants, dans l’arbitraire le plus total. Cela s’appelle une dictature.

Personne n’en a pris la mesure, sauf les familles martyrisées. Le toilettage de la loi de 2007 en cours est indigne de notre république : les députés et le cabinet de la Ministre concernée semblent ne pas s’être documentés sur les dérives de la protection de l’enfance, et ne pas avoir lu le rapport public fait dans le cadre de la modernisation de l’Action Publique. Pourquoi n’a-t-on jamais auditionné d’associations d’usagers du champ du handicap, et surtout de l’autisme.

Les très graves dérives soulignées sont une honte nationale. Elles méritent une enquête urgente et sérieuse, avec la présence des associations qui les ont rendues publiques, et un travail interministériel pour remédier de manière rapide aux dysfonctionnements notés.

Les témoignages sont anonymés pour préserver les familles. La parole n’est malheureusement pas libre en France dans ce domaine. La version rendue publique de ce document ne comporte pas les témoignages, toujours pour protéger les familles."

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25 juillet 2015

Je veux que mon fils autiste puisse se construire un avenir

article publié dans 20 Minutes

Une personnes autiste réalise un collier de perles avec l'aide du personnel du centre médical

Une personnes autiste réalise un collier de perles avec l'aide du personnel du centre médical - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Charlotte Murat

Publié le 24.07.2015 à 13:22
Mis à jour le 24.07.2015 à 13:22

 

Tout ce que Jany demande, c’est que son fils puisse travailler. Mais pour cela, il faudrait que Mathias, un jeune adulte autiste de 23 ans, puisse être pris en charge dans un établissement protégé, avec du personnel pour l’accompagner. « C’est impossible par manque de budget ou de formation », explique cette Marseillaise, qui se bat depuis de nombreuses années contre un pays qui « a un retard considérable sur la connaissance et la prise en charge de ce handicap. Il n'existe aucune méthode comportementale en France. »

Mathias a été diagnostiqué à 5 ans. A 7 ans, il est sorti de l’école pour intégrer un ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). « Il y est resté six ans, de manière intermittente, mais ce n’était pas adapté pour lui. » A 13 ans, retour à la maison. « Avec mon mari, on a aménagé nos horaires pour pouvoir s’occuper de lui.  Quelques mois après, Mathias trouve enfin une place dans le seul IME (Institut médico-éducatif) de Marseille dédié à l’autisme, où il reste jusqu’à l’âge adulte. « Depuis, il est à la maison. Quand les enfants autistes sont petits, on arrive à colmater les manques de l’administration. Mais une fois qu’ils sont adultes, il n’y a plus rien. Et s’ils ne sont pas accompagnés, il y a des risques de régression. » Jany a donc arrêté de travailler il y a trois ans : « Je ne peux pas le laisser tout seul à la maison. »

Cette famille a-t-elle songé, comme tant d’autres, à se rapprocher de la Belgique ? Cette idée a vite été balayée, comme celle de partir s’installer au Canada, pays très en pointe dans la prise en charge des personnes autistes. « Notre vie est à Marseille, et surtout mon mari ne peut pas quitter son travail. » Comme d’autres, ils ont déposé un recours contre l’Etat il y a deux ans.

Autisme: « Il faut toucher l'Etat au portefeuille »

En attendant que Mathias trouve une situation, cette famille s’organise, comme elle l’a toujours fait. « Lorsque Mathias a été diagnostiqué, il ne parlait pas. Les  médecins nous ont dit qu’il ne parlerait probablement jamais. Mais à force de persévérance, on est arrivé à lui faire dire quelques mots. Puis on a trouvé une orthophoniste pas du tout formée à l’autisme, mais très volontaire. Aujourd’hui, Mathias parle parfaitement, interagit avec les autres, mais garde des difficultés dans la compréhension des codes sociaux et est troublé par les changements. » Le jeune garçon est surtout parfaitement autonome. « Il fait tout avec nous, mais il a besoin d’une béquille, il en aura besoin toute sa vie. On a choisi de vivre avec un autiste du mieux qu’on pouvait. Si nous on y est arrivé, pourquoi les professionnels ne le peuvent pas ?  Je veux que mon fils puisse se construire un avenir. Avec mon mari, nous ne sommes pas éternels. »

24 juillet 2015

Vidéo -> A l'Ecole de TED et ses Amis année scolaire 2014 2015

Ajoutée le 24 juil. 2015

Autistes Enfants sans solution du 94 des parents disent non, se mobilisent et montent une école parentale : cette seconde année scolaire d'ouverture s'achève, en voici un condensé offert par l'équipe éducative de notre Association merci à la réalisatrice bénévole Margaux pour cette vidéo et merci à toute l'équipe pour ce joli cadeau

24 juillet 2015

Découvrir eLeSI - e-learning pour une Société Inclusive

24 juillet 2015

Autisme : Il faut toucher l'Etat au portefeuille

article publié dans 20 MINUTES

Franck Fife afp.comLa France manque toujours de places d'accueil pour les personnes atteintes de troubles autistiques, surtout pour les adultes, les autorités ayant du mal à en créer à un rythme suffisant, relève un bilan du plan autisme 2008-2010 publié jeudi.

HANDICAP - Sept familles d'enfants autistes seront indemnisées par l'Etat, faute de prise en charge suffisante. Une initiative positive mais insuffisante pour les parents...

« On a le sentiment que nos enfants ne sont pas considérés comme citoyens Français », les mots d’Olivia Cattan, présidente de l’association SOS Autisme, témoignent du mal-être qui touche des milliers de parents d’enfants autistes.

Le 15 juillet dernier, a-t-on appris ce jeudi, l’Etat a été condamné à verser près de 240.000 euros de dommages à sept familles pour des carences de prise en charge. La décision rendue par le tribunal administratif de Paris fait office de jurisprudence puisque pour la première fois la France a été sanctionnée pour préjudice moral envers des enfants et jeunes autistes exilés en Belgique. La juridiction a reconnu la responsabilité de l’Etat dans l’éloignement de ces enfants de leur famille. « Il faut toucher l’Etat au portefeuille. C’est une victoire mais une victoire symbolique. C’est désolant de constater que le gouvernement préfère indemniser les proches au lieu d’instaurer une politique plus inclusive… », constate Olivia Cattan.

2000 à 3000 euros par mois

La France a été déjà condamnée dans un récent rapport rédigé par le Conseil de l’Europe et ce malgré le lancement en 2013 du troisième plan autisme prévoyant la création de 6.300 places supplémentaires pour prendre en charge les personnes autistes. Dans la décision rendue le 15 juillet, les montants versés aux familles visent à couvrir les frais de scolarisation, le remboursement ABA (un programme éducatif dédié aux autistes) ou l’indemnisation des parents dans l’impossibilité de reprendre une activité professionnelle. Pour Olivia Cattan, maman d’un petit garçon scolarisé en classe de CM1, le manque de soutien de l’Etat plonge les familles dans la précarité : « Il faut compter entre 2.000 et 3.000 euros par mois. Entre l’auxiliaire de vie scolaire (AVS), la psychomotricienne, les séances d’orthophonie, l’ergothérapeute, je ne sais pas comment font les mères célibataires pour s’en sortir ».

Une vie digne

Face aux difficultés quotidiennes des parents, l’action judiciaire apparaît comme l’ultime recours. M’Hammed Sajidi, président de Vaincre l’autisme, l’association à l’origine de la plainte, est déterminé à aller plus loin : « Nous allons continuer de centraliser les dossiers des familles, quarante plaintes devraient être déposées et notre objectif est de porter ce chiffre à deux-cent plaintes. La décision du 15 juillet recouvre une importance morale, pour nous c’est le seul moyen de faire prendre conscience à l’État de la gravité de la situation. En 2015 en France, les autistes n’ont pas de perspectives de vie digne ».

Si la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, Ségolène Neuville, a assuré ce 23 juillet que le gouvernement ne ferait pas appel de la décision du tribunal, M’Hammed Sajidi déplore n’avoir reçu aucun appel de la part de son cabinet. Le combat continue puisque l’association devrait plaider pour la réalisation d’une étude épidémiologique à l’échelle nationale. La France, qui reconnaît l’autisme comme handicap depuis 1995, ne dispose toujours pas de chiffres officiels.


Enfants handicapés: Un «sujet majeur» pour le... par 20Minutes

Helene Sergent
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24 juillet 2015

Autisme : des centaines de parents devraient poursuivre l'Etat

Mis à jour : 24-07-2015 10:28
- Créé : 24-07-2015 09:10

HANDICAP - On a appris mercredi que l'Etat avait récemment été condamné à verser un total de plus de 240.000 euros de dédommagements à sept familles qui l'attaquaient pour "carences" de prise en charge de leurs enfants autistes. Une décision appelée à faire jurisprudence alors que selon l'association Vaincre l'autisme, beaucoup de parents constituent des dossiers pour faire reconnaître à leur tour le préjudice qu'ils subissent.

En 2012, selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, seuls 20% des enfants autistes bénéficiaient d'une scolarisation en milieu scolaire.

En 2012, selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, seuls 20% des enfants autistes bénéficiaient d'une scolarisation en milieu scolaire.

Plus de 240.000 euros, c'est la somme totale obtenue devant le tribunal administratif de Paris par sept familles d'enfants autistes, l'Etat ayant été jugé responsable de "carences" dans leur prise en charge. "Ces chiffres sont dérisoires par rapport aux conséquences subies par les parents et leurs enfants, souligne auprès de metronews M'Hammed Sajidi, président de l'association Vaincre l'autisme, qui les a épaulés dans leur combat. Mais ces premières condamnations représentent une vraie victoire et un véritable espoir : enfin, la justice administrative reconnaît les discriminations étatiques dont sont victimes les familles". Jeudi, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées Ségolène Neuville a annoncé que le gouvernement ne ferait pas appel de ces décisions, reconnaissant le retard "historique" de la France dans la prise en charge des enfants autistes.

Sur les sept familles qui ont obtenu gain de cause dans ce jugement daté du 15 juillet, cinq ont été indemnisées pour les dépenses engagées, faute de place dans les établissements publics, pour la scolarisation de leurs enfants ou pour l'abandon par les parents de leur activité professionnelle. Les deux autres, qui ont obtenu les plus fortes sommes (les dédommagements vont de 13.164 euros à 70.000 euros), l'ont été car face à l'impossibilité de scolariser leur enfant en France, elles avaient été obligées de lui faire intégrer l'un des nombreux centres spécialisés de Belgique, ces "usines à Français" dont les associations dénoncent parfois la logique commerciale. Dans ces deux cas, ce sont moins les dépenses engagées pour l'exil - la prise en charge dans les structures étrangères est aux frais des conseils généraux et de l'assurance maladie - que "le préjudice moral" engendré par "l'éloignement de l'enfant" qui ont valu à l'Etat d'être condamné.

L'Etat a du souci à se faire

Selon M'Hammed Sajidi, cette décision est appelée à faire "jurisprudence pour toute personne française obligée de s'exiler à l'étranger par défaut de prise en charge dans le pays". L'Etat a donc du souci à se faire : selon l'Unapei, fédération de familles de personnes handicapées mentales, "13.000 enfants handicapés sont aujourd'hui sans solution éducative" en France, et "6.500 enfants et adultes sont exilés en Belgique" (aucun chiffre officiel spécifique n'est disponible sur le nombre d'enfants autistes pris en charge outre-Quiévrain ou dans d'autres pays comme la Suisse).

D'ores et déjà, des dossiers sont en cours de constitution. Vaincre l'autisme assure qu'en plus des sept familles qui sont parvenues à faire condamner l'Etat, une trentaine sont en train de finaliser le leur, quatorze étant attendues dès septembre prochain devant le tribunal administratif de Paris. Mais ce n'est pas tout. "Une centaine de familles se sont prononcées pour porter plainte à leur tour, et nous espérons que cette jurisprudence va encourager les parents d'autres associations à attaquer de leur côté devant les tribunaux", veut croire M'Hammed Sajidi. Regrettant que la majorité des 6.300 places d'accueil supplémentaires promises d'ici à 2018 par le plan autisme du gouvernement soient "inadaptées", beaucoup ne consistant selon lui qu'à "améliorer l'existant" dans le "vieux système" des instituts médico-éducatifs, il prévient : "Nous ne lâcherons pas tant que la législation ne reconnaîtra pas les besoins des enfants autistes."

24 juillet 2015

Loi Handicap : Ségolène Neuville annonce une simplification des normes

22 juillet 2015 à 09:24

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion s’est exprimée ce matin sur iTélé sur les retards dans la mise aux normes des accès publics pour les personnes à mobilité réduite. Elle souhaite que d’ici «trois ans, il y ait 800 000 établissements sur les un million qui soient mis aux normes», contre seulement un tiers actuellement.

24 juillet 2015

Autisme : la condamnation de l'Etat va-t-elle changer les choses ?

Marie PIQUEMAL et Marine LE GOHÉBEL 23 juillet 2015 à 20:05

Un mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars.

Un mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars. (Photo Pascal Pavani. AFP)

DÉCRYPTAGE
La justice astreint l'Etat à verser 240 000 euros à des familles d'enfants autistes, faute de les avoir scolarisés. Cette condamnation s'ajoute à une longue série.

L’Etat vient d’être condamné à verser au total 240 000 euros de dommages et intérêts à sept familles pour «défaut de prise en charge adaptée» pour leurs enfants autistes, notamment l’absence de scolarisation. «C’est une grande victoire», s’est aussitôt réjoui M’hammed Sajidi, le président de l’association Vaincre l’autisme, qui a aidé les familles à monter leur dossier pour déposer plainte. «La justice reconnaît l’absence d’état de droit. Cela va faire jurisprudence», et, dit-il plein d’optimisme, pousser les pouvoirs publics à agir. Vraiment ?

Ce n'est pas la première fois

L’Etat a déjà été condamné à plusieurs reprises pour manquement dans la prise en charge de personnes handicapées. A chaque fois, le scénario est le même : le juge reconnaît la défaillance de l’Etat, l’enjoint à verser des dommages et intérêts aux familles… Mais l’histoire s’arrête là, la justice ne pouvant pas obliger l’administration à trouver une solution de prise en charge. Le seul moyen juridique existant est la procédure d’urgence du référé-liberté, en cas de danger imminent. C’est ce qu’avaient tenté, à l’automne 2013, les parents d’Amélie Loquet, une jeune femme très lourdement handicapée, sans solution de prise en charge. Cette affaire avait fait (un peu) de bruit à l’époque, nourrissant surtout l’espoir d’autres familles, et forçant l’Etat à agir (un peu).

Huit dossiers devant le juge

Huit nouvelles affaires ont été portées en même temps devant le juge. «Il est tellement compliqué pour ces familles de trouver le courage de monter un dossier…», souligne maître Sarah Fébrinon-Piguet qui les a défendues devant le tribunal administratif de Paris. Au démarrage, elle avait une cinquantaine de dossiers sur son bureau : elle en a porté huit à la barre, quatorze plaintes sont en attente et cinq autres à l’étude.

Sur les huit affaires plaidées, l’Etat a été condamné dans sept à verser une indemnisation comprise entre 13 000 et 70 000 euros, selon qu’il s’agissait d’un préjudice moral pour des enfants privés de scolarisation, financier pour un parent forcé d’abandonner son travail, ou encore pour «le préjudice moral tenant à l’éloignement» quand la seule structure d’accueil proposée se trouve… en Belgique.

La France sous-traite en effet depuis des années la prise en charge d’une partie de ses citoyens handicapés à la Belgique. Cet «exil forcé», dénoncé entre autres par Libération, est surtout vrai pour les adultes. La problématique est un peu différente pour les enfants : certains parents se tournent d’eux-mêmes vers la Belgique, qui propose des méthodes éducatives, notamment pour les enfants autistes, qui n’existent pas encore en France. En l’espèce, dans deux des dossiers, le tribunal administratif a considéré que ce n’était donc pas la prise en charge en Belgique qui posait problème, mais l’éloignement géographique…

L’Etat ne fera pas appel

Ce jeudi après-midi, en marge d’un déplacement, la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Ségolène Neuville, a assuré à Libération que l’Etat ne ferait pas appel. «La France accuse un retard historique dans la prise en charge de l’autisme, je ne suis pas du tout étonnée de cette décision de justice.» Avant d’insister sur «les efforts considérables» entrepris : le troisième plan autisme prévoit la création de 3 400 places d’accueil supplémentaires pour enfants et adultes.

Maître Sarah Fébrinon-Piguet se dit «amère». «Je pourrais me féliciter d’avoir gagné ces affaires mais c’est un constat d’échec… Ces enfants sont toujours sans solution, aucune situation ne s’est débloquée en un an de procédure.» L’avocate s’interroge aussi sur les sommes allouées par la justice. «La justice évalue à 10 000 euros le préjudice par année de scolarisation perdue. Je le dirai dans mes prochaines plaidoiries : le risque, c’est que l’Etat indemnise ceux qui ont le courage de se battre, et c’est tout.» Dans son dernier rapport, le commissaire des droits de l’homme du Conseil de l’Europe épinglait la France, estimant à 20 000 le nombre d’enfants handicapés privés d’école. Autant de procès potentiels.

24 juillet 2015

L'Impact comprend les frustrations de la famille Ciman

Mise à jour le mercredi 15 juillet 2015 à 13 h 35 HAE
Laurent Ciman Laurent Ciman  Photo :  Impact de Montréal

L'Impact de Montréal marche sur des œufs depuis que Laurent Ciman et son épouse ont dénoncé le laxisme de l'organisation, incapable de tenir ses promesses pour que la jeune fille autiste du couple reçoive de meilleurs soins au Canada que dans leur pays.

« On pense qu'on a fait ce qu'il fallait faire, a dit mercredi le vice-président de l'Impact, Richard Legendre. Mais on voit bien le cri du coeur des parents. On comprend. On va tout simplement redoubler d'ardeur pour essayer de trouver des solutions. »

Laurent Ciman, défenseur étoile en Belgique, a choisi de poursuivre sa carrière en Amérique en 2015 afin d'offrir à sa fille Nina l'occasion de jouir de meilleurs soins, convaincu par la direction de l'Impact.

« Ils n'ont encore rien fait pour Nina, a déclaré la compagne de Ciman au quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Vous pouvez le dire... Nous sommes très déçus par le nouveau club de Laurent. Tout le monde sait pourquoi mon mari a quitté Sclessin. Le Canada possède de bien meilleures infrastructures qu'en Belgique pour soigner la maladie de notre fille. Lors des négociations, nous ne nous sommes jamais montrés trop gourmands en exigeant par exemple une villa avec piscine ou une Ferrari. Nous souhaitions être aidés financièrement et avoir accès rapidement au système de santé publique. Selon la direction canadienne, il n'y avait aucun souci à cela... »

Diana Ciman ajoute que sa famille doit assumer des dépenses imprévues.

« C'est nous qui avons recherché l'aide adéquate et qui payons. Ce n'était absolument pas le deal de départ, explique-t-elle au journal belge. Nina a besoin de 30 à 40 heures de soins chaque semaine. À 100 $ l'heure... Vous pouvez faire le compte. Nous en sommes à 3000 euros chaque semaine! »

Au lendemain d'une rencontre avec la famille Ciman, l'Impact se fait rassurant et se montre prêt à collaborer financièrement.

« On s'est montré ouvert aussitôt qu'on a su que c'était un enjeu important (les coûts), affirme Richard Legendre. On s'est montré ouvert à donner un coup de main de ce côté-là. »

Laurent Ciman a paraphé une entente de trois saisons avec l'Impact. Diana Ciman précise qu'un déménagement au Canada n'était pas du tout dans les plans du couple.

« Ce n'était pas un rêve pour nous, affirme Mme Ciman en passant un commentaire sur le système de santé québécois. C'est particulièrement compliqué avec une période d'attente incroyablement longue. Pour le commun des mortels, on parle de 15 à 24 mois d'attente... Laurent possède un contrat de trois ans à Montréal. Imaginez si nous devons encore patienter des mois... Nous aurions déménagé pour rien! »

La direction du club montréalais compte désormais faire un suivi plus serré avec la famille Ciman et veut notamment continuer de trouver les bons intervenants pour la petite Nina.

Richard Legendre est convaincu d'y arriver. « On veut aider, on va aider. L'enjeu est trop majeur pour qu'on puisse s'arrêter ici. »

24 juillet 2015

TSA et Neurotypique : Mieux se comprendre

Guide pour comprendre le fonctionnement de la personne ayant un trouble du spectre de l'autisme

-> Document produit par l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. (QUEBEC)

Guide comprendre le fonctionnement des personnes TSA 2015.pdf

Extrait de l'introduction ...

"Je suis peut-être un peu autiste moi aussi


Cette simple phrase, lancée parfois à la blague pour décrire une facette singulière de la personnalité, est en voie de faire partie des expressions courantes. De plus en plus de gens associent le terme « autisme » avec cette idée de différence par rapport au fonctionnement de la majorité. Chacun se réfère alors à la situation d’un proche qui a reçu ou dont l’enfant a reçu ce diagnostic de plus en plus fréquemment posé. Il s’y rattache également un élément de mystère puisque dans ce domaine, malgré le chemin parcouru, les questions demeurent encore plus nombreuses que les certitudes.
Au cours des dernières années, la compréhension du fonctionnement des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), anciennement appelé trouble envahissant du développement (TED), a connu un essor considérable.
Le respect à leur égard et la capacité à mieux les outiller pour faciliter leur quotidien ont également beaucoup progressé."

24 juillet 2015

Lyon 2e. Des baby-sitters à domicile pour enfants en situation de handicap

Publié le 15/07/2015 à 05:00

Nouveauté. « Bulle d’R », une structure associative qui devrait pouvoir officier début octobre ou juste avant.

Domitille Coiffet, Anne Raquin et Lætitia Dumontet, l’équipe dirigeante de Bulle d’R.  Photo Michel Nielly

Domitille Coiffet, Anne Raquin et Lætitia Dumontet, l’équipe dirigeante de Bulle d’R.  Photo Michel Nielly

Avec la crèche associative « Eveil-mâtins » de la rue de Condé (2e ) et son extension « Bulle-d’Eveil », les principes fondamentaux d’accueil des jeunes enfants de cette association ont amené l’équipe dirigeante à une priorité : répondre aux besoins spécifiques des parents ayant des enfants handicapés.

Bulle d’R recrutera et formera ses baby-sitters

En créant « Bulle d’R », la présidente, Domitille Coiffet, secondée par Lætitia Dumontet et la directrice Anne Raquin, veut mettre à disposition, au domicile de ces familles, des baby-sitters soucieux des handicaps d’enfants de « 0 à 12 ans ».

Dans Bulle d’R, il y a « R », comme répit. Car il s’agit bien de permettre aux parents concernés de pouvoir souffler en prenant quelques heures de liberté. Le recrutement, la formation avec des professionnels de la santé, les stages en crèche avec du personnel référent et le suivi des baby-sitters sont donc prévus, grâce au soutien de la CAF, de partenaires sociaux et économiques, de la mairie centrale et celle du 2e.

Cette dernière a décidé d’accueillir, à partir de septembre, une permanence le mardi de 14 à 17 heures et le vendredi de 9 à 12 heures, la structure devant être opérationnelle pour cette rentrée 2015-2016.

L’appel est lancé du côté des facs, des écoles post-bacs et de tous les jeunes ou moins jeunes cherchant à rendre service. Un peu d’argent de poche d’un côté et de l’autre, des frais déductibles pour les impôts.

Renseignements : Tél. 06 10 97 00 18 ou contact@bulledr.org

23 juillet 2015

La France doit réparation aux personnes autistes maltraitées

article publié dans l'Express

Article édité et mis en une par la rédaction


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L'Etat vient d'être condamné à verser plus de 240.000 euros de dommages à des familles d'enfants autistes. C'est peu au regard des dégâts causés par "l'incurie nationale" pour Danièle Langloys, vice-présidente d'Autisme France.

Le tribunal administratif de Paris a récemment condamné l'Etat français à verser plus de 240.000 euros de dommages au profit de sept familles d'enfants autistes.  

C'est peu au regard de ce que ces familles ont dû débourser pour s'occuper de leurs enfants et des dommages causés par l'absence de soutien éducatif adapté. Peu par rapport au coût d'un établissement ou service correct: de 40.000 euros par an pour un SESSAD à 60 à 90.000 euros pour un IME aux compétences de haut niveau. Peu par rapport au gaspillage éhonté d'argent public en Hôpital de Jour pour 100 à 300.000 euros par an, à ne rien faire d'efficace sauf rares exceptions. 

Des enfants contraints à l'exil

Ce sont les motivations de la condamnation qui sont intéressantes. Pour l'exil en Belgique, qui touche plusieurs milliers de personnes autistes, avec la complicité collective de tout un système, le jugement reconnaît une faute de l'Etat et un "préjudice moral" à l'égard des familles "tenant à l'éloignement" de l'enfant. Rappelons qu'être privé de sa famille et contraint à l'exil est une violation inadmissible de la Convention ONU des Droits de l'Enfant que la France a signée et ratifiée. Il peut s'agir d'enfants qui sont scolarisés en Belgique pour échapper à la discrimination française qui les exclut majoritairement des établissements scolaires avec la complicité des MDPH. Le droit à la scolarisation est en effet un faux droit, soumis à une orientation en MDPH, avec la complicité de nombreuses grosses associations gestionnaires qui siègent souvent en CDAPH avec des directeurs d'établissements, et viennent faire la promotion de leurs structures, alors que les familles d'enfants autistes n'y sont souvent jamais représentés.  

Les familles vont aussi chercher en Belgique le droit pour leurs enfants d'avoir une scolarisation adaptée. Pour les adultes, il s'agit d'une absence d'offre d'accueil: l'exil est une contrainte, relayée souvent par les MDPH. Il n'est pas forcément plus cher d'ouvrir en France un établissement convenable, mais ce n'est pas le choix de la France. 

Pataugeoire, packing et gardiennage

Le jugement évoque aussi la responsabilité de l''Etat français dans les "carences" de prise en charge de l'autisme. Il est condamné à indemniser cinq familles pour les dépenses engagées pour la scolarisation de leurs enfants ou l'abandon par les parents de leur activité professionnelle et le remboursement des frais d'accompagnement ABA. 

C'est une première. La France est globalement incapable de scolariser les enfants autistes avec le soutien éducatif nécessaire, développemental et comportemental, conformément aux recommandations HAS/ANESM de 2012. Les prises en charge psychanalytiques tiennent encore le haut du pavé et mobilisent l'argent public pour faire de la pataugeoire, du "packing", de la pâte à modeler, de l'atelier terre, et dans beaucoup d'établissements et services, malgré un début de changement des pratiques, on s'en tient à faire du gardiennage. Il ne suffit pas d'emmener les enfants au marché ou de les mettre sur un poney pour qu'ils développent les compétences de communication et de socialisation que leur fonctionnement cérébral particulier ne leur permet pas d'apprendre spontanément. 

>>> A lire aussi: le blog de Magali Pignard, The Autist 

Les familles paient donc elles-mêmes souvent un auxiliaire de vie scolaire qu'elles ont formé à leurs frais, en lieu et place de l'Education Nationale. Elles paient aussi souvent des intervenants libéraux, souvent pour mettre en oeuvre un programme ABA, plébiscité par les familles pour sa rigueur et son efficacité dans un grand nombre de profils d'enfants autistes, en lieu et place des services financés avec l'argent du contribuable (hôpitaux de jour, CMP, CAMSP, CMPP, établissements et services médico-sociaux), qui sauf exceptions bien connues des familles, ne font pas le travail pour lequel ils sont payés. 

Ce scandale est dénoncé en vain depuis 30 ans. Le plan autisme va dans le bon sens mais deux ans après son lancement, sa concrétisation sur le terrain reste maigre, tellement sont vives les résistances au changement. 

De la destruction en grande série

Très majoritairement enfants et adultes restent donc victimes de maltraitances graves défaut de diagnostic en violation du Code de Santé Publique, défaut de soutien éducatif adapté, défaut de scolarisation, de socialisation en milieu ordinaire au sens large, perte de chance au sens juridique du terme, aggravation de leur état pour beaucoup, méconnaissance de leurs besoins, impossibilité d'accéder aux soins somatiques qui sont pourtant à l'origine de 80% au moins des difficultés de comportement, exclusion au premier problème des établissements et services.  

C'est de la destruction en grande série, ni plus ni moins. La tragédie des adultes, privés de tout, abandonnés, est dénoncée de partout. Alors cela suffit. Il ne coûterait pas forcément plus cher de faire ce qui est efficace et demandé par les familles. Les lois de 2002 mettent en leur centre les usagers dans le double sens du mot: résistance à la toute-puissance administrative et comportement participatif citoyen. Elles ne mettent pas au centre les professionnels qui se permettent de définir unilatéralement et en jouant les victimes, ce qui est conforme à leurs choix idéologiques ou leurs croyances. 

>>> A lire aussi, le témoignage de Laure, 33 ans: "On oublie que les enfants autistes deviennent des adultes" 

Merci aux professionnels courageux qui développent de vraies compétences, souvent en libéral: maintenant, il faut les financer. On n'a pas le droit de sacrifier 600.000 personnes autistes, par bêtise, flemme, incompétence, ou imposition par la force de fantasmes délirants. 

La France doit réparation aux personnes autistes maltraitées et à leurs familles pour les graves dégâts que l'incurie nationale en matière d'autisme a provoqués. 

Par Danièle Langloys, vice-présidente d'Autisme France. 


Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/l-etat-francais-condamne-pour-ses-scandaleuses-carences-en-matiere-d-accompagnement-des-personnes-autistes_1701328.html#BXQMRiZkld161yoS.99
23 juillet 2015

Jugements autisme : pas d'appel en justice

article publié dans Le Figaro

Par Mis à jour le 23/07/2015 à 12:08 Publié le 23/07/2015 à 12:01

Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, a indiqué aujourd'hui que le gouvernement ne ferait pas appel des récentes décisions de justice reconnaissant un retard dans la prise en charge des enfants autistes en France, que les pouvoirs publics essaient de combler. "Je ne suis pas étonnée par ce jugement parce qu'en France, nous avons réellement un retard pour la prise en charge des enfants autistes, retard que je qualifierais d'historique car ça fait très longtemps que c'est comme ça", a déclaré Ségolène Neuville.

Dans des décisions rendues publiques hier, le tribunal administratif de Paris a condamné l'Etat français à verser plus de 240.000 euros de dommages et intérêts à sept familles d'enfants autistes, en raison de "carences" de prise en charge. Ce retard est, selon Ségolène Neuville, "la raison d'être du 3e plan autisme lancé en 2013", doté de "205 millions d'euros totalement sanctuarisés" afin d'améliorer la prise en charge des enfants et adultes autistes.
Fin 2013, suite à un jugement en faveur d'une jeune fille lourdement handicapée, Amélie Loquet, qui n'avait pas de place en institut spécialisé, le gouvernement avait lancé un dispositif visant à résoudre les cas les plus critiques.

"Nous avons avancé sur ce sujet", a assuré Ségolène Neuville. "Il fallait d'abord que nous ayons une remontée des besoins au plan national, nous avons ensuite, avec (la ministre de la Santé) Marisol Touraine, donné des instructions aux Agences régionales de santé afin qu'elles ouvrent des places correspondant aux besoins". Dans le département de l'Hérault par exemple, "où il y avait le plus d'enfants handicapés sans solution, dont la moitié atteints de troubles du spectre autistique, un peu plus de 60 places seront ouvertes à la rentrée dans des structures existantes", a-t-elle précisé.

Ségolène Neuville a par ailleurs rappelé avoir annoncé en avril, lors d'un bilan d'étape du 3e plan autisme (2013-2017), des plans de formation des professionnels de santé et d'accompagnement, afin de faire évoluer les méthodes de prise en charge comme préconisé par la Haute autorité de santé (HAS).

23 juillet 2015

Autisme : Formation innovante gratuite sur le web ... journée de lancement le 18 septembre à l'UNESCO

[Déficience intellectuelle – Formation – Aidants] Dès septembre, L’eLeSI propose une formation accessible gratuitement sur le web pour les familles & pros proches des personnes ayant une déficience intellectuelle. Intéressés ? Participez à la journée de lancement le 18/09 à l’UNESCO ! Toutes les infos : http://bit.ly/1SyT4lP

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Verso invitation FR

23 juillet 2015

Autisme : l'Etat condamné à verser plus de 240 000 euros à sept familles

Publié le 22/07/2015 à 20:37 - Modifié le 22/07/2015 à 20:51 | AFP

tribunal administratifLe tribunal administratif de Paris a récemment condamné l'Etat français à verser plus de 240.000 euros de dommages au profit de sept familles d'enfants autistes, reconnaissant notamment pour la première fois certaines carences de prise en charge, s'est réjouie mercredi l'association Vaincre l'autisme.

Soucieuse de démontrer "la responsabilité de l'Etat à l'origine de situations d'inégalités intolérables", Vaincre l'autisme avait aidé ces familles à déposer de premières requêtes en septembre 2014, précise l'association dans un communiqué.

Dans des décisions datées du 15 juillet et consultées par l'AFP, l'instance condamne l'Etat à des dommages allant de 13.164 euros à 70.000 euros, réparties entre les enfants et leurs parents.

Pour deux familles, dont les enfants ont été accueillis dans des instituts spécialisés belges, à défaut de pouvoir être admis dans des établissements français, le tribunal a reconnu une faute de l'Etat et un "préjudice moral" à l'égard des familles "tenant à l'éloignement" de l'enfant.

Dans ces deux cas, les décisions du tribunal "font office d'une nouvelle jurisprudence des préjudices subis par les personnes autistes exilées en Belgique", souligne Vaincre l'autisme.

"Au-delà de l'autisme, cette jurisprudence risque d'être élargie aux personnes handicapées et/ou âgées exilées à l'étranger, faute de structures en France", prédit l'association.

L'Etat a aussi été jugé responsable de "carences" dans la prise en charge des troubles de cinq autres familles. Il est condamné à les indemniser pour les dépenses engagées pour la scolarisation de ces enfants ou, ce qui constitue d'autres "premières" selon l'association, l'abandon par les parents de leur activité professionnelle et le remboursement des frais d'accompagnement A.B.A ("Applied Behavior Analysis"), une méthode américaine coûteuse.

Par ailleurs, "14 plaintes supplémentaires" de familles d'enfants autistes "sont devant le tribunal administratif de Paris", assure l'association.

Elle regrette en outre que l'agence régionale de santé Midi-Pyrénées n'ait pas renouvelé le financement d'un de ses établissements spécialisés, y voyant une "vengeance" de l'Etat.

En avril, le gouvernement avait annoncé sa volonté d'améliorer la prise en charge des autistes, en agissant sur la formation des professionnels de santé et d'accompagnement pour faire évoluer les méthodes.

Doté de 205 millions d'euros, le 3e plan autisme (2013-2017) prévoit la création de 3.400 places d'accueil supplémentaires pour enfants et adultes d'ici 2017.

Depuis 2013, 1.000 places ont été installées, relevant du plan précédent, avait précisé il y a trois mois le ministère des Affaires sociales lors d'un bilan d'étape. En comptant le reliquat du 2e plan autisme, "près de 6.300 places" doivent être créées sur 2015-2018.

22/07/2015 20:50:28 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

23 juillet 2015

A Epaignes, le foyer du Grand Lieu inaugure son parc animalier

Publié le 22/07/2015 á 22H49

Épaignes. Le foyer pour adultes handicapés du Grand Lieu a inauguré son parc animalier, réalisé par ses résidents. Il est, depuis quelques jours, ouvert gratuitement au public.

A Epaignes, le foyer du Grand Lieu inaugure son parc animalier
Une grande fête pour l’inauguration du parc animalier


Cent trente résidents sont accueillis par le foyer du Grand Lieu à Épaignes. Tous sont en situation de handicap mental et tous ont participé activement, pendant plusieurs années, à l’aménagement d’un parc animalier.

Cette belle aventure commence il y a cinq ans, grâce à deux bienfaiteurs, Michèle et Yves Durand-Goin. Si des entreprises ont réalisé le gros œuvre, ce sont ensuite les résidents eux-mêmes qui s’attellent à l’ouvrage, la réalisation du parc s’intégrant parfaitement au projet de vie du foyer.

Un lien de sociabilisation

« Jusqu’à présent, c’est nous qui allions vers l’extérieur. Maintenant, avec ce parc ouvert au public, c’est l’extérieur qui viendra à nous. C’est un lien de socialisation important pour nos résidents », explique Alain Lecacheleux, directeur général du foyer. Car, si les résidents s’occupent de l’entretien du parc et des soins aux animaux, le parc est aussi ouvert, gratuitement, au grand public. Une occasion de sortie en famille, pour y découvrir des chevaux, ânes, cochons, moutons ou lamas, ainsi qu’une grande volière.

Le parc compte une vingtaine d’animaux (hors la volière) qui sont issus de dons de particuliers ou qui ont été achetés.

Infos pratiques

Parc animalier Michèle-et-Yves-Durand-Goin, foyer du Grand Lieu, rue André Morin, à Épaignes.

Ouvert du lundi au vendredi, de 14h à 17h. Tél.: 0232203290.

22 juillet 2015

Travailler la demande avec un enfant atteint d'autisme

Post image for Travailler la demande avec un enfant atteint d’autiste

La demande est une unité fonctionnelle du langage qui en comporte 7.  Elle est la première à émerger dans le développement normal de l’enfant et sera donc, l’une des premières compétences de communication à mettre en place chez un enfant atteint d’autisme.

1 La demande a plusieurs fonctions:

  • L’obtention d’une chose tangible, d’une action
  • L’obtention de l’attention d’une personne
  • Le retrait de quelque chose ou de quelqu’un
  • L’obtention d’aide
  • l’obtention d’informations: ‘ »ou », « qui », « quand », « comment », « pourquoi » , « qu’est ce que c’est »

2 La demande a plusieurs formes:

  • Forme non vocale, comme le pointage, le regard, le gestuel, l’imagé
  • Forme vocale: mot ou ébauche de mot, association de 1,2,3 mot, phrase construite

3 La demande doit être fonctionnelle et spontanée

I Recommandations:

Cibler et m’assurer de la motivation de l’enfant:

  • Avant de  mettre en place un programme A.B.A (Analyse Appliquée du comportement) pour enseigner la demande, il est important de cibler et de s’assurer des choses motivantes pour l’enfant. On appelle ces choses des renforçateurs. Ces renforçateurs seront d’une grande utilité dans l’apprentissage du langage.   En effet plus le renforçateur sera bien sélectionné, plus l’enfant sera motivé à l’obtenir et moins il aura de difficulté à acquérir un système de communication adapté (oral, signes, images).
  • Procédure: Placez vous à une distance acceptable de l’enfant tout en restant dans son champ de vision. Utilisez l’objet ou l’activité de façon enthousiaste en le manipulant et en parlant à haute voix de cette objet ou activité. Observez le comportement de l’enfant si par exemple il le regarde, si il s’approche, si il tend la main vers l’objet, vous pourrez juger de son intérêt pour l’objet en question.
    En savoir plus sur le renforcement en ABA….

Choisir le renforçateur adapté et suffisamment motivant:

  • Assurez vous que la motivation de votre enfant soit régulière et forte pour le renforçateur.
  • Assurer vous que le renforçateur lui soit déjà familier, par ex: l’enfant le répète en échoïque, ou l’enfant le rencontre régulièrement dans son environnement.
  • Choisissez un renforçateur facile à prononcer.
  • Les renforçateurs dits « consommable » permettent plus d’essais et sont moins aversifs. Ils doivent être donnés petit peu par petit peu.
  • Assurer vous de pouvoir donner ou récupérer facilement le renforçateur lors des apprentissages.
  • Varier vos renforçateurs en les choisissant parmi différentes catégories (jeux, nourriture, activité etc…)
  • Attention: La motivation pour un renforçateur ne doit pas être « envahissante » car vous risqueriez de provoquer des frustrations et voir des comportements dits « problèmes » apparaître.

Attention à vos comportements:

  • encoreAttention à certaines demandes du type « Encore », « S’il te plait », « Merci » car si elles sont apprises en début de programme, elles peuvent se substituer rapidement à une demande plus complète du type « je veux une pomme »ce qui empèchera l’enfant de développer d’autres demandes. L’enfant utilisera systématiquement « Encore » plutôt que « je veux … ».
  • ne pas anticiperAttention également à ne pas trop anticiper les besoins de l’enfant car cela freinera fortement l’émergence d’une communication. En effet le fait d’anticiper tous leurs besoins, pour aller plus vite ou tout simplement pour les aider de façon spontanée, n’aidera pas l’enfant à communiquer.
  • Attention: n’utilisez pas de phrase interrogative du type « tu veux le ballon ? »  mais uniquement le nom précis de l’objet ou l’activité : « ballon », « puzzle »… puis « Qu’est ce que tu veux? »

De plus, de nombreux troubles du comportement peuvent se développer chez les enfants avec autisme car ils n’ont pas appris à demander de façon adaptée ce qu’ils veulent, ou ne veulent pas. L’apprentissage d’un système de communication adapté influera donc fortement et positivement sur les comportements dit « problèmes »

De nombreuses incitations à communiquer existent pour inciter la demande. Parmi celles ci voici quelques exemples.

  • Dites à l’enfant qu’il peut aller dehors, mais laisser le porte fermé à clé.
  • Sortir sont jeu préféré en dissimulant des pièces essentielles et lui dire «on joue »
  • Se positionner dans son champ de vision et sans rien lui dire, jouer avec son jouet préféré ou jouer à son activité préférée.
  • De la même manière se positionner dans son champ de vision et sans rien lui dire boire ou manger quelque chose qu’il affectionne
  • Si l’enfant réclame un aliment, lui donner seulement un petit morceau de façon à renouveler sa demande plusieurs fois.
  • Dans une activité quelle qu’elle soit, oubliez de sortir un élément essentiel à l’accomplissement de l’activité : Si l’enfant aime dessiner, lui sortir les feuilles et dissimuler les feutres, sortir les moules mais pas la pâte à modeler etc…

II Enseigner La demande à un enfant « verbal »:

La demande

  • Utiliser un objet ou une activité désiré par l’enfant en ayant vérifier au préalable sa motivation pour cet objet ou cette activité.
  • Procédure: Placer cet objet ou activité hors de sa porté, dans votre main par exemple. Montrer l’objet ou l’activité, Dire le  nom de l’objet ou de l’activité, trois fois avec des intervalles d’une seconde à chaque fois sur un ton fort et affirmatif. Si l’enfant imite le mot, ou procure des efforts prononcés pour dire le mot, il convient de lui donner immédiatement l’objet ou l’activité qu’il affectionne. Si l’enfant n’imite pas le mot demandé au bout de quelques secondes, il aura un accès limité ou partiel à l’objet ou l’activité qu’il affectionne.

Exemple de procédure :
1   les premières séances:
(présence de l’objet « l’avion »,  de la guidance physique « le pointage » et de la guidance verbale « avion »)

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en s’approchant de l’adulte)
  • L’adulte dit « avion « , pointe l’avion  et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » , pointe l’avion et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » et pointe l’avion
  • L’enfant accède immédiatement à son avion

2    quelques séances plus tard :
(présence de l’objet « l’avion », de la guidance verbale « avion », disparition de la guidance physique « pointage »)

  • l’adulte montre l’avion  à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en courant autours de l’adulte)
  • L’adulte dit «avion » et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion » et laisse une seconde
  • L’adulte dit « avion »

Si l’enfant répète « avion » avant la fin de la procédure, ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  l’adulte lui donnera immédiatement son avion s.

Si l’enfant ne répète pas « avion » on peut par exemple le faire patienter quelques instants avant de le lui donner ou lui autoriser de jouer avec son avion sur un temps limité (pensez au time timer, accéder à notre article « comment arrêter une activité »).

3 quelques séances plus tard:
(présence de l’objet « l’avion », estompage de la guidance verbale « qu’est ce que tu veux » et disparition de la guidance physique.)

  • L’adulte montre « l’avion » à l’enfant
  • L’enfant montre sa motivation (en fixant son regard sur l’avion »
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux? Av  » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux? A  » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux?

Estomper vos guidances au fur et à mesure de vos séances. Estomper d’abord les guidances physiques, puis celles verbales, puis celles visuelles (présence de l’objet ou de l’activité désirée).

Remplacer également progressivement, les renforçateur tangibles par des renforçateurs sociaux, puis estomper aussi les renforçateurs sociaux.
ex: « la toupie » sera remplacée par un « Bravo » à chaque réussite, puis toute les deux réussite puis toutes les cinq réussites etc…

Au bout de quelques séances si l’imitation vocale n’intervient pas, il conviendra d’adopter un moyen alternatif tel que les signes ou les images.

de l'echoïque vers la demandeTransfert de l’echoïque vers la demande

  • De l’echoïque vers la demande : lorsque l’enfant répète immédiatement et régulièrement le nom de plusieurs objets ou activité, il convient de supprimer la guidance echoïque pour renforcer la demande et non l’imitation vocale du mot.

Exemple de stratégie de transfert :
1    les premières séances :

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en tendant la main vers l’objet)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » attend trois secondes »
  • L’enfant accède immédiatement à son avion

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre l’avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en regardant l’objet)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse trois seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse trois secondes
  • L’enfant répond « avion » ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  il accède immédiatement à son avion sans attendre la fin de la procédure.

3    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre l’ avion à l’enfant,
  • l’enfant montre sa motivation (en courant autours de l’adulte par exemple)
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 5 secondes
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 5 secondes
  • L’enfant répond « avion » ou fait des efforts pour répéter le mot demandé  il accède immédiatement à son avion.

Progressivement augmentez votre attente de la réponse jusqu’à arriver à la question de l’adulte « Qu’est ce que tu veux ? » réponse de l’enfant « avion »

III Technique d’enseignement de la demande avec un enfant non verbal:

Enseigner la demande avec des signes:

  • S’assurer de la motivation de l’enfant pour le renforçateur (il regarde, il s’approche, il tend la main).
  • Coupler le mot oral avec le mot signé et l’objet désiré par l’enfant : par exemple : dire « bulle », montrer le flacon de bulle et faire le geste « bulle »
  • Procédure: Placer cet objet ou activité hors de sa porté, dans votre main par exemple. Dire le mot de l’objet désiré et faire le signe trois fois avec des intervalles d’une seconde à chaque fois en montrant l’objet désiré. Si l’enfant fait le signe, lui donner immédiatement l’objet désiré sur une durée prolongée. Si l’enfant n’imite pas le signe, ne lui donner que partiellement l’objet désiré ou le lui donner sur une durée plus courte.

Exemple de procédure :
1    Les premières séances:

  • l’adulte montre les feutres et les feuilles à l’enfant pour s’assurer de sa motivation à vouloir dessiner,
  • l’enfant aime dessiner et montre sa motivation (en s’approchant de son bureau),
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre.
  • L’enfant accède immédiatement à son activité de dessin

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre les feutres et les feuilles à l’enfant pour s’assurer de sa motivation à vouloir dessiner,
  • l’enfant aime dessiner et montre sa motivation (en s’approchant de son bureau par exemple),
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « feutre » et fait le signe feutre.

Si l’enfant n’imite pas le signe « feutre », l’adulte lui donnera le feutre  mais ne le laissera dessiner que quelques secondes et reprendra la procédure.
Si l’enfant imite le signe « feutre », l’adulte lui donnera le feutre et le laissera dessiner plus longuement.

Au bout de quelques séances si l’imitation motrice n’intervient pas, il conviendra d’adopter un autre moyen alternatif tel que les images.
Attention: n’utilisez pas de phrase interrogative du type « tu veux le ballon ? »… mais uniquement le nom précis de l’objet ou l’activité : « ballon », « puzzle »…

  •   Lorsque l’imitation du signe est immédiate et régulière au travers de plusieurs objets ou activités, il convient de remplacer le mot oral par la question « qu’est ce que tu veux ? »

Exemple :
1    les premières séances :

  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ?  » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ?  » et fait le signe feutre, il laisse 1 seconde
  • l’adulte montre le feutre, dit « qu’est ce que tu veux ? » et fait le signe feutre.
  • L’enfant fait le signe feutre et accède immédiatement à l’objet

2    Quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?, et fait le signe feutre» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » et fait le signe feutre, laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » , il accède immédiatement à son activité de dessin.

3    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?, et fait le signe feutre» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? »  laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » :   il accède immédiatement à son activité de dessin.

4    quelques séances plus tard :

  • l’adulte montre le feutre à l’enfant et dit « Qu’est ce que tu veux ?» laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? »  laisse une seconde
  • L’adulte dit « Qu’est ce que tu veux ? » laisse 3 secondes
  • L’enfant fait le signe « feutre » , il accède immédiatement à son activité de dessin.

l’utilisation de guidance est possible puis estompée au fur et à mesure de l’apprentissage, jusqu’à arriver à la question de l’adulte « Qu’est ce que tu veux ? » réponse de l’enfant le signe « feutre ».
De la même manière que ci dessus l’accès à l’activité « dessiner » est dosée selon l’implication de l’enfant.

Pour vous aider à apprendre le langage des signes : ABC…LSF dictionnaire visuel bilingue

Enseigner la demande avec des images:

La méthode PECS (Picture exchange communication system) permet de suppléer ou d’augmenter la communication.
L’enfant dispose d’images qui lui permettent de montrer à l’adulte ce qu’il souhaite.
En présentant l’image de l’objet ou de l’activité souhaitée à l’adulte, l’enfant accède à ce qu’il demande.
La méthode PECS implique différentes étapes :

  1. l’étape de l’échange physique pour initier l’ interaction: l’enfant apprend à prendre en main l’image ou la représentation de l’objet de son choix, à se diriger vers son instructeur et à déposer l’image dans la main de son instructeur.
  2. l’enfant apprend à se diriger de lui-même vers son tableau ou livret de communication, à en retirer l’image désirée, à venir chercher l’adulte pour lui remettre l’image ou la représentation de l’objet: c’est l’étape d’apprentissage de la spontanéité.
  3. l’étape de discrimination : l’enfant apprend à distinguer les images et à sélectionner celle qui correspond à l’objet désiré. Il élargit son vocabulaire.
  4. l’étape de l’Apprentissage de la structure d’une phrase: l’enfant apprend à faire une phrase structurée pour formuler sa demande, à demander des objets (présents ou absents de son champ de vision) par l’utilisation du pictogramme « Je veux »
  5. l’étape de la demande autonome: l’enfant apprend à répondre à la question « Qu’est-ce que tu veux ? »
  6. l’enfant apprend à faire des commentaires en réponse à des sollicitation ou de manière spontanés.

Découvrir la méthode PECS…

Les unités fonctionnelles du langage en image….
Comment enseigner les autres unités fonctionnelles du langage ? :

TACT = Nommer
IMITATION =  Copier des mouvements moteur
RECEPTIF = Montrer
ECHO = Répéter
TEXTUEL ET TRANSCRIPTION = Lire et/ou écrire
INTRAVERBAL = Parler de l’objet en son absence

20 juillet 2015

Petite récréation ...

DANCE MOVIE MEDLEY

Never miss a chance to Dance. How many movies can you name?

Posted by DJ Mosaken on samedi 18 juillet 2015
20 juillet 2015

L'association AAA, Autisme Ambition Avenir, à la recherche de partenaires

Publié le 08/07/2015 à 05:00
Isabelle Kumar (vice-présidente), Nadège Alloisio (présidente)   et Elodie Witmeyer (vice-présidente adjointe).  Photo Joël Philippon

Née en mars dans le Beaujolais, l’association Autisme Ambition Avenir organisait hier une soirée de gala au Selsius avec des chefs d’entreprises dont Jean-Michel Aulas, des acteurs des domaines médico-sociaux, des intervenants de l’association et des élus, afin de rechercher des partenaires pour soutenir son projet.

Face au manque de structures et aux listes d’attente, il s’agit de proposer aux enfants autistes un suivi personnalisé et coordonné basé sur les approches éducatives et comportementales de type Teach, ABA et Denver, reconnues aujourd’hui comme les plus pertinentes par la Haute autorité de santé.

20 juillet 2015

Le Haut Conseil de la santé publique a des idées pour les MDPH

article publié sur Localtis info

HandicapPublié le lundi 20 juillet 2015

Constatant, dans le travail d'enquête qu'il vient de leur consacrer, une extrême diversité des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), le HCSP préconise notamment de "renforcer le travail d'harmonisation".

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sort de son domaine habituel et publie un rapport et un avis consacrés à l'évaluation des besoins des personnes handicapées et à l'élaboration des réponses au sein des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). L'incursion du HCSP dans ce domaine tient principalement à l'assimilation entre le handicap et les maladies chroniques, qui constituent un des départements du Haut Conseil. C'est d'ailleurs la commission spécialisée "Maladies chroniques" qui a produit l'avis.

Des écarts d'effectifs sans rapport avec le volume des demandes

Le rapport repose sur l'exploitation d'une enquête quantitative réalisée à l'automne 2014 sur les modes d'évaluation et de traitement des demandes de compensation du handicap au sein des MDPH. Il ressort de ce travail un constat qui était déjà largement connu, notamment avec les enquêtes et les synthèses de rapports d'activité réalisées par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) : la très grande diversité des MDPH, dans leur organisation comme dans leur fonctionnement.
Cette diversité est telle qu'"il n'a pas été possible de dégager des grandes typologies de MDPH qui se fondent sur plusieurs critères (taille, organisation, ressources humaines, recours à des partenaires, etc.), car les modèles sont multiples". Il n'a pas davantage été possible "de dégager des critères permettant de définir ce qu'était un processus d'évaluation performant car, en dehors du critère de délai moyen de traitement et du taux de recours, aucun autre critère objectif n'a été considéré comme valide pour déterminer un niveau de performance, selon les membres du comité de pilotage et de suivi de cette étude".
L'étude pointe également l'absence de relations entre les effectifs des MDPH, d'une part, et le volume des demandes reçues et les délais de traitement, d'autre part. En français courant, il reste donc des marges d'amélioration dans un certain nombre de MDPH... Ce que dit également la CNSA, mais dans des termes plus policés.

Neuf propositions, mais peu de novations

L'avis rendu par le HCSP s'appuie donc sur ce constat pour formuler un certain nombre de préconisations. Là non plus, les mesures recommandées ne diffèrent pas vraiment de celles déjà suggérée par la CNSA ou par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), mais le fait d'émaner d'une autorité différente leur donne un relief particulier.
Parmi les neuf recommandations formulées par le HCSP, on retiendra notamment celle consistant à "poursuivre et renforcer le travail d'harmonisation", l'avis se bornant toutefois à constater que "la CNSA a un rôle important en ce domaine" et que "l'indépendance de chaque conseil départemental ne facilite pas l'harmonisation des pratiques". Autre recommandation attendue et déjà pour partie engagée par la CNSA : accélérer la mise en place d'un système d'information partagé et performant (voir notre article ci-contre du 13 mars 2015).
D'autres propositions visent plus spécialement la mission d'évaluation confiée aux MDPH. Il s'agit notamment de faire évoluer le certificat médical établi par le médecin traitant pour accompagner une demande et dont les équipes des MDPH "déplorent une qualité de remplissage aléatoire". De même, l'avis recommande de travailler et de communiquer davantage sur les pièces complémentaires nécessaires à l'évaluation (CV, dossiers des établissements...).
A signaler également : la proposition consistant à améliorer les outils d'évaluation des handicaps psychiques et des troubles des apprentissages, ou encore le soutien aux équipes des MDPH pour la mise en œuvre de nouvelles procédures ou de nouveaux outils. 

Jean-Noël Escudié / PCA

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