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"Au bonheur d'Elise"

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17 août 2015

La jeune trisomique rêvait d'être mannequin, elle défilera à la Fashion Week de New York

article publié dans 20 MINUTES

Madeline Stuart

Madeline Stuart - madelinesmodelling/Instagram

T.L.G.

Publié le 16.08.2015 à 11:58
Mis à jour le 16.08.2015 à 17:02

Le rêve se poursuit. Madeline Stuart souhaitait être mannequin pour bousculer les préjugés. Devenir top model pour changer le regard sur sa maladie, la trisomie 21.

Depuis plus d’un an, la jeune Australienne de 18 ans se prépare. Elle s’est mise au sport de manière intensive et a entamé un régime pour parvenir à son but. Madeline Stuart a été sélectionnée cette semaine pour participer à la prestigieuse Fashion Week de New York, en septembre prochain, rapporte Cosmopolitan.

« Cela est très excitant, ça va lui permettre de franchir un nouveau palier »

fashion top

« Quand on nous l’a proposé, cela ne m’a pas surpris », indique sa mère Rosanne au magazine. « Je pense que plus rien ne me surprendra désormais. On lui a proposé beaucoup de choses et j’espérais qu’on lui propose la Fashion Week. J’espère que cela ne fait pas trop prétentieux ». Elle ajoute. « Cela est très excitant, ça va lui permettre de franchir un nouveau palier ».

Grâce à ses photos publiées sur sa page Facebook, le projet de Madeline est devenu viral sur les réseaux sociaux. Le jeune mannequin a déjà réalisé deux campagnes de mode malgré son handicap. Elle défilera également au show Moda en association avec la fondation Christopher Reeve en septembre prochain.

Quand elle n’est pas sur les podiums, Madeline est une adolescente comme les autres, confirme sa mère. « Elle adore le sport et nous en faisons beaucoup. Si elle n’en fait pas, elle voit des amis ou surfe sur internet ».

 

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16 août 2015

Francis Perrin : Louis, son fils, sa bataille

article publié dans Paris Match

Francis Perrin: Louis, son fils, sa bataille

Francis Perrin, Gersende et Louis en 2012 © Alexandre Isard
Le 12 août 2015 | Mise à jour le 12 août 2015

Dans une interview au magazine suisse, Le Matin,  Francis Perrin se confie sur le combat qu’il mène depuis plus d'une décennie. Le comédien et sa femme Gersende, avec laquelle il a eu deux autres enfants, luttent tous les jours pour que l’autisme n’entrave pas le bien être de leur enfant.

Comédien, Francis Perrin est avant tout un père. Habité par l’amour, il explique les difficultés comme les réussites rencontrées par son aîné de 13 ans. Actuellement sur scène dans la pièce «Molière malgré moi», c’est un homme serein qui peut déclarer que son fils va s’en sortir même s’il n’existe pas de guérison à proprement parler pour cette maladie. Très impliqué, le couple qui mène une  véritable guerre contre la discrimination, a écrit un récit témoignage en 2012, «Louis, pas à pas». Ce livre permet notamment d'expliquer l'autisme aux personnes qui ne sont pas directement touchées. Il a également permis d'aider les parents d'enfants autistes et de faire, autant qu’il est possible, avancer les choses. Par la suite, ce livre  a donné naissance au téléfilm «Louis presque comme les autres».

"Jamais je n’aurais pu le laisser tomber"

Le petit garçon a été diagnostiqué autiste à 3 ans. «A cet âge, Louis dormait une heure par nuit, se tapait la tête partout et n’était pas encore propre. Je voulais lui apprendre la dignité et l’autonomie. (…)». Et depuis ce temps, les parents n’ont pas renoncé, se battant avec leur tripes pour offrir à Louis une vie la plus «normale» possible, sans médicament, sans régime alimentaire particulier. Se soutenant mutuellement, ils ont tout fait pour que Louis ne s’isole pas dans son monde : «Jamais je n'aurais pu le laisser tomber et concevoir qu'il soit dans un hôpital, abruti de médicaments». C’est à ce titre que l’acteur revient sur certaines réactions du corps médical qui l’ont choqué.

"Faites le deuil de votre enfant"

A Paris, un grand spécialiste de l’autisme leur aurait déclaré : «Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber». Une phrase tellement choquante que le comédien l’a retirée de l’adaptation télévisée : «France 2, coproductrice du téléfilm, nous a demandé de modifier cette phrase et de l’édulcorer car elle était trop dure et faisait du tort au corps médical.» De fait, privilégiant l’espoir et la ténacité, ils prennent alors la décision d’adopter une méthode d’apprentissage venant d’Amérique qui semble avoir fait ses preuves. Cent pour cent non-médicamenteuse, la méthode ABA (Analyse Appliquée du Comportement) est une technique qui permet de rééduquer les attitudes quotidiennes, par les sens, de façon intensive en stimulant la personne atteinte.

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Et les résultats sont probants, faisant de chaque jour, une nouvelle victoire sur la maladie. Un souvenir riche en émotions pour le comédien, c’est la fois où Louis s’est hydraté sans l’aide d’un tiers: «Louis avait 5 ans et il nous a dit : j'ai soif. Il est allé prendre un verre, c'était déjà un miracle - et est allé se servir de l'eau au robinet. On a pleuré tant on était émus.»

Aujourd’hui, Louis a même obtenu un petit rôle dans le téléfilm inspiré de son histoire. Par ailleurs, «Presque comme les autres» a été sélectionné pour le Festival de la fiction TV à la Rochelle qui se tiendra le mois prochain. Avec l’histoire de Louis, c’est un message de courage qui nous est transmis. Une leçon de vie qui offre un regard neuf sur les solutions et les aménagements requis, encourageant chacun à voir autrement les difficultés engendrés par la maladie.

14 août 2015

Autisme : une réplique censurée dans un télfilm. Elle était réaliste, c'est regrettable

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 14-08-2015 à 20h21 - Modifié à 21h22
LE PLUS. "Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber". C'est la phrase du téléfilm de Francis Perrin qui a été censurée par France 2. Selon le comédien, la chaîne trouvait qu'elle "faisait du tort au corps médical". Hugo Horiot regrette que Francis Perrin n'ait pas pu rendre compte le plus fidèlement possible de la condition des autistes et lui apporte son soutien.

Édité par Anaïs Chabalier  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

 Un enfant autiste à Lille, en 2008 (P.HUGUEN/AFP).

 

"Faîtes le deuil de votre enfant !". Combien de parents d’enfant autiste n’ont pas entendu cette phrase ?

 

Si chaque parent encouragé dans ce projet d’abandon par certains "grands spécialistes" de l’autisme devait en produire le témoignage manuscrit, aucun dossier, aucun carton ni même aucune pièce ne pourraient contenir toutes ces attestations. Mises bout à bout, il y aurait de quoi relier Paris à Marseille…

Une phrase jugée trop dure

Or cette même phrase "Faîtes le deuil de votre enfant", fait justement l’objet d’une censure dans un téléfilm de Francis Perrin sur l’autisme. La phrase a été jugée "trop dure" par la production de la chaîne publique en question. Alors, sous prétexte de "privilégier l’espoir et la ténacité", mais surtout de "ne pas nuire à la réputation du corps médical", on "édulcore."

Ne pas nuire à la réputation du corps médical ? Que la production se rassure ! C’est déjà fait. Auprès des usagers ou de la communauté scientifique internationale, d’un point de vue national et international, le corps médical lié à l’autisme en France jouit une réputation exécrable, pour ne pas dire nauséabonde et irrécupérable…

50 de retard, cinq condamnations de l’Europe et des dizaines de recours contre l’État… Ca ne vous dit rien ?

L'affaire Rachel, un triste exemple

Quand un parent se laisse guider par ce que l’État est en mesure de lui proposer, généralement, c’est le deuil ou l’abandon. S'il fait de la résistance et essaie de trouver des médecins compétents, ce n’est pas le corps médical qui s’occupera de son sort, mais un juge, suite à un signalement. Signalement pour maltraitance, mais dans ce type de cas, il conviendrait mieux de formuler "signalement pour refus d’obtempérer".

C’est là que la réalité de nombreuses familles en France prend un tournant judiciaire. L’affaire Rachel en est un des tristes exemples.

Des parents accusés de tous les maux, des diagnostics niés et des experts qui ne sont pas au courant que la psychanalyse a été désavouée par la HAS, mais surtout qu’elle n’est d’aucun secours pour les autistes.

Jamais aucune étude n’a prouvé son efficacité. En revanche, combien de témoignages attestent-ils de sa nuisance à l’égard de la communauté autistique ?

"Ne pas heurter le corps médical"

L’autisme, avec un psychiatre d’obédience psychanalyste, vous déclarant : "Faîtes le deuil de votre enfant, laissez tomber", en France, c’est plutôt la règle que l’exception.

L’enjeu dramaturgique n’était-il donc pas, plutôt, de rendre compte le plus fidèlement possible de la condition des autistes, honteuse et inhumaine en France ?

Ceci est d’autant plus choquant est que le dans le récit "Louis Pas à Pas", d’où est tiré l’adaptation, cette phrase est écrite noir sur blanc et résonne comme un point d’orgue. Prononcée "par un grand spécialiste de l’autisme", dont je tairais le nom aujourd’hui.

Quel est le prochain projet de la production ? Une adaptation de "Hamlet" sans la célèbre réplique, jugée trop spirituelle par la production ? Richard III qui oublie de dire "mon royaume pour un cheval !", pour ne pas nuire à la réputation des tyrans ?

"Faites le deuil de votre enfant". Cette phrase a été censurée dans un film produit par le service public pour ne pas heurter le corps médical. Molière doit se retourner dans sa tombe en se souvenant les représentations du "Médecin malgré lui" ou du "Malade imaginaire" à la cour du roi.

À ce train là, que les compagnies de théâtre se méfient si elles tiennent à leurs subventions : on pourrait leur demander de censurer la scène du clystère…

Des parents trompés et culpabilisés

66,90% des parents ont été menacés d’un enfermement injustifié et déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés être appliqués. L’autisme en France, ce sont des parents trompés et culpabilisés, voire marginalisés.

80% des enfants autistes ne sont pas scolarisés, contrairement à de nombreux pays en Europe et dans le monde, l’autisme en France se passe en dehors des écoles. Dans notre pays, l’autisme n’a rien à voir avec l’apprentissage ou encore le monde de l’entreprise. De l’autre côté des Alpes, les autistes sont en classe. Franchissez le Rhin : un diagnostic d’autiste asperger mettra votre CV sur le haut de la pile dans une multinationale.

77,40% des autistes n’ont pas eu accès à un diagnostic précoce. Criminel et absurde, quand on sait que l’autisme peut se diagnostiquer dès 18 mois, et qu’établir un diagnostic précoce permet de gagner un temps précieux.

43,80% des personnes autistes ont été victimes de mauvais traitements ou de carences en matière de soin. Guère étonnant quand, sous couvert de recherche clinique, on laisse s’institutionnaliser certaines pratiques préoccupantes

Je soutien Francis Perrin

En France, 69,80% des parents déclarent financer tout ou partie de l’éducation adaptée de leur enfant : aucune intervention de ce type n’est prise en charge par la Sécurité sociale et les universités qui les enseignent sont rares. Depuis longtemps déjà, la psychanalyse est classée au rayon histoire dans les universités étrangères.

Francis Perrin et son épouse Gersende se battent depuis des années contre les méconnaissances des pouvoirs publics et la discrimination dont leur fils Louis, autiste, a été l’objet, et ils se battent aussi pour les autres. Les voici aujourd’hui en face d’un autre fléau et non des moindres : la censure.

Il va de soi que malgré cela, je souhaite à ce téléfilm tout le succès espéré car la sincérité et le talent de son réalisateur ne sont plus à prouver depuis longtemps. Mais face à cette censure plus que regrettable, en tant que comédien et écrivain, j’exprime mon soutien à mon ami, Francis Perrin, dont le combat est loin d'être terminé...

13 août 2015

Vidéo -> Au coeur du cerveau autiste

Vidéo rts.ch 36.9°, hier, 20h05

Steven nous révèle en un clin d'oeil le jour de la semaine pour toutes les dates depuis 1752. Laurianne s'est construit un univers imaginaire pour se protéger du monde réel qu'elle juge trop agressif. Anthony lui souffre d'un autisme sévère. Impossible de communiquer par la parole. Que se passe-t-il dans leur cerveau? Les neurosciences apportent de nouvelles réponses: pour certains chercheurs le cerveau autiste est un "supercerveau", une cerveau hyperconnecté dont les fusibles cèdent plus rapidement que dans le nôtre.

13 août 2015

Russie : Natalia Vodianova dénonce les discriminations subies par sa soeur autiste

article publié dans 20 MINUTES

Natalia Vodianova à Londres en mars 2015Natalia Vodianova à Londres en mars 2015 - Beretta/Sims/REX/REX/SIPA

Dolores Bakela

Publié le 13.08.2015 à 13:41 Mis à jour le 13.08.2015 à 13:41

Vague d’émotion en Russie pour Oksana, la sœur de Natalia Vodianova. Cette dernière est autiste. Alors qu’elle se trouvait dans un café avec sa nourrice, elle a été obligée de quitter un café de Nijni-Novgorod par le propriétaire, sur les bords de la Volga, où elle venait de s’installer.

Le top russe, qui n’était pas sur place, a raconté le déroulement de la scène sur Facebook, suscitant des dizaines de milliers de likes et de partages. « Vous faites peur à tous nos clients. Allez vous faire soigner et soignez vos enfants. Et alors seulement, montrez-vous dans des endroits publics », écrit l’égérie d’Etam rapportant les paroles du tenancier.

Deux versions s’affrontent

Toujours selon le mannequin, le seul client du café se serait levé pour demander à Oksana de rester, sans convaincre le propriétaire qui a appelé la police. Il a demandé à un vigile, puis trois, de surveiller l’autiste, puis a porté plainte auprès de la police pour « petite délinquance ». De son côté, le fils du propriétaire a affirmé qu’Oksana avait fait fuir les clients « en se tapant la tête contre le mur », selon des propos recueillis par la chaîne de télévision russe Vesti. Il restait injoignable jeudi matin.

La Russie est régulièrement dans le collimateur des ONG de défense des droits de l’Homme qui l’accusent de ne pas offrir les structures nécessaires pour les personnes handicapées. Environ 45 % des enfants qui vivent à la charge de l’Etat, dans des institutions où ils sont souvent soumis à de mauvais traitements, a dénoncé l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié en 2014 tout rappelant que les médecins russes encouragent souvent les familles à abandonner leurs enfants.

Une enquête est ouverte

Natalia Vodianova, qui a Naked Heart, une fondation caritative venant en aide aux enfants handicapés, a profité de son post Facebook pour faire un plaidoyer pour la tolérance et en appeler à l'« éthique des journalistes » concernant l’autisme, qui ne doit pas être considéré comme une maladie. « Nous avons tous des caractéristiques, nous sommes tous différents, mais cela ne signifie pas que nous sommes malades », a conclu le modèle.

Devant l’émotion suscitée, le Comité d’enquête a ouvert une enquête pour « violations à la dignité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social », un chef d’accusation passible de deux à cinq ans de prison. « Il est difficile de comprendre comment une personne handicapée pourrait nuire aux employés et aux clients, ou à l’image de cet endroit », a souligné le porte-parole du Comité d’enquête, Vladimir Markine, ajoutant que le propriétaire n’avait pas « de raison légitime ».

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13 août 2015

Vidéo : Top 10 des réactions les plus stupides face à une personne autiste

Ajoutée le 10 mai 2014

Diagnostiquée par le Centre de Ressources Autisme de ma région avec le syndrome d'Asperger à l'âge de 27 ans, je n'ai de cesse depuis d'informer sur ce syndrome. Cette vidéo bonus vient en complément des articles que je publie sur le blog emoiemoietmoi.over-blog.com. Bon visionnage!

12 août 2015

Enfants autistes en France : entre droits bafoués au quotidien et combats acharnés des parents

article publié dans le Huffington Post sur le blog de Sophie Janois

Sophie Janois Headshot
Publication: 12/08/2015 08h54 

JUSTICE - Nuits sans sommeil, incompréhensions de l'extérieur, préjugés, inquiétudes multiples au regard de l'avenir, tel est le quotidien des parents d'enfants autistes aujourd'hui. Cela pourrait relever d'un destin particulier, de la vie, seulement voilà, en matière d'autisme, les personnes concernées doivent en plus se débattre dans un imbroglio administratif et institutionnel qui les malmène.

Les responsables sont à la fois l'Etat (en dépit des efforts du secrétariat d'Etat au handicap), les Conseils départementaux et leurs services d'aide sociale à l'enfance, les MDPH (maisons des personnes handicapées), certains établissements sanitaires et médico-sociaux, les experts psychiatres désignés et l'Education nationale. Ils se sont ni plus ni moins enlisés dans une scandaleuse ignorance qui rend leurs interventions contre-productives au regard de ce que l'on serait en droit d'attendre d'un pays se disant protecteur de ses enfants les plus vulnérables.

Pourtant, les droits des enfants autistes existent mais ils ne sont pas respectés voire violés, ce à plusieurs niveaux

Depuis l'obtention d'un diagnostic fiable jusqu'à la mise en place d'une prise en charge adaptée, en passant par la scolarisation, le parcours des familles est celui du combattant, ce sur fond de menaces d'enfermement inadéquat en hôpital psychiatrique et de menaces de placement par l'aide sociale à l'enfance.

L'injustice a fait son lit dans le foyer de ces familles. Il s'agit d'un scandale dont je suis témoin en ma qualité d'avocat, mais que les institutions françaises, dans toutes ses strates, ont beaucoup de mal à traiter. Cela s'explique, en partie, par l'emprise de la psychanalyse, exception française, dernier bastion d'une armée tenue par des impératifs financiers, accusant les mères de tous les maux, et notamment d'être à l'origine des troubles du développement de leur enfant.

Or, en mars 2012, soit depuis plus de 3 ans déjà, la Haute autorité de Santé (HAS) a mis au banc les théories psychanalytiques. On n'aide pas un enfant autiste en le maintenant sur un divan, encore moins sa famille. On ne doit pas remettre en cause les capacités éducatives et relationnelles des mères en raison de l'autisme de leur enfant. Ces façons d'un autre âge ont été déclarées "non consensuelles" par la communauté scientifique française et internationale. L'autisme est un trouble d'origine neuro-développementale (donc physique et non pas psychique) voire environnementale (pollution etc.). Les seules thérapies scientifiquement validées sont les thérapies cognitivo-comportementales et développementales.

Hélas, sur le terrain, en dépit du travail de médecins courageux qui se battent pour les données acquises de la science, les résistances du système se font lourdes et créent toujours plus d'injustices

Première injustice, alors que le droit au diagnostic est prévu dans le code de la santé publique (article R4127-33), les familles se voient imposer au mieux un délai d'attente excessif allant de 6 mois à un an, au pire un silence total.

Une nouvelle injustice se situe au niveau de la prise en charge, qui demeure insuffisante, faute de professionnels compétents en nombre suffisant (il existe 650.000 personnes autistes en France). Sur ce point, l'Etat a été jugé responsable et a été condamné en 2011 et très récemment par le tribunal administratif de Paris. Il est reconnu que l'Etat a une obligation de résultat dans ce domaine.

Par ailleurs, les moyens financiers se réduisent comme peau de chagrin. Les MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) qui décident du montant des allocations attribuées revoient régulièrement à la baisse ces dernières, ce qui ne permet pas aux parents de rémunérer les bons professionnels, ou de façon insuffisante. Les parents s'endettent et se précarisent encore plus.

Ici, le système de sécurité sociale français ne prévoyant pas de fond complémentaire pour ces prises en charge, les enfants autistes sont poussés par les MDPH vers des établissements médico-sociaux souvent inadaptés ; c'est ce que l'on appelle "l'institutionnalisation du handicap" largement décriée par l'ONU. Pire, notre pays envoie régulièrement ses enfants vulnérables loin de leur foyer, voire dans des pays limitrophes (Belgique notamment) et financent leurs établissements...

En France, le handicap se cache, s'institutionnalise, peu de personnes s'interrogent de savoir pourquoi on n'y voit pas davantage d'écoliers handicapés par exemple, sauf peut-être nos voisins européens... Le droit à la scolarisation est pourtant un droit fondamental. La loi de 2005 dite loi "handicap" a rendu cette scolarisation difficile à mettre en œuvre en la complexifiant (voir à ce sujet les multiples condamnations de l'Etat par le Conseil de l'Europe).

La pire des injustices qui constitue un énième combat pour les familles, est le risque de placement abusif des enfants autistes. Aujourd'hui des familles peuvent se voir arracher leurs enfants aux motifs que les mères seraient à l'origine de leurs troubles voire les inventeraient. En effet, des rapports rédigés par des professionnels de l'enfance non formés, dont le contenu est parfois dénué de bon sens et frôlent le ridicule, incitent les juges à placer les enfants. Souvent et fort heureusement, un juge averti résiste et prononce un non lieu à assistance éducative et refuse de placer l'enfant. Parfois hélas, un juge moins averti peut être influencé par ces rapports emprunts de références psychanalytiques...

C'est ce qui vient de se produire dans l'affaire Rachel, du prénom de la maman que je défends

Cette affaire est devenue le symbole de cette injustice dénoncée par plus de 145 associations intervenant sur la question de l'autisme. En l'espèce, un "pédo"psychiatre s'est vu confier l'expertise des 3 enfants et même des parents. Alors que l'autisme avait été diagnostiqué pour l'un et suspecté pour les deux autres enfants, ce l'expert a balayé d'un revers de la main cette réalité. Rachel serait "beaucoup trop attachée à une représentation invalidante et alarmiste de ses enfants qui développeraient des comportements préoccupants (excitation excessive, agressivité, énurésie, troubles du sommeil et du transit alimentaire), outre les risques de prises en charge médicales abusives". Pour résumer, il est reproché à Rachel d'être convaincue, sans raison, que ses enfants sont atteints de troubles autistiques, ce qui nuirait à leur sécurité psychique, leur épanouissement personnel et leur équilibre affectif.

Cette mère aimante s'est vu arracher ses trois enfants confiés aux services de l'aide sociale à l'enfance. L'une, de 9 ans, vit aujourd'hui dans un foyer pour adolescents, les deux autres de 6 et 4 ans dans une pouponnière. Ce en violation des textes internationaux visant à protéger les fratries des séparations. Ce contre l'avis de médecins particulièrement reconnus en matière d'autisme qui ont alerté sur les terribles conséquences d'un tel acte.

Nous avons fait appel de cette décision. Mères, enfants, médecins, associations et des milliers de personnes concernées par l'autisme attendent beaucoup de la décision à venir...

12 août 2015

MOCOS : l'enzyme qui permet de mieux comprendre l'autisme

rédaction | Le 11 août 2015 à 12:00
MOCOS autisme troubles du spectre autistique CNRS

Une étude menée conjointement par le CNRS et les chercheurs du Salk Institute à San Diego a permis de mieux comprendre l’implication de l'enzyme MOCOS dans les troubles du spectre autistique (TSA).

Découverte d’une nouvelle fonction de MOCOS

On connaissait déjà le rôle de l’enzyme MOCOS dans la production d'acide urique. Elle semblait également avoir une fonction dans les processus d'immunité et d'inflammation et dans la destruction des radicaux libres (éléments chimiques participant à l’élimination des cellules anciennes). Aujourd’hui, les chercheurs ont compris que MOCOS avait également une influence au niveau cérébral. Ainsi, ils ont retrouvé des traces de l’enzyme dans des cellules du cerveau et dans les intestins de différentes espèces, notamment des mammifères.

Les équipes du CNRS et du Salk Institute ont pu étudier les conséquences de la sous-expression de l’enzyme MOCOS. Ils ont conclu que, lorsque celle-ci est moins présente dans l’organisme, elle induit un stress oxydatif. C’est-à-dire une agression des constituants de la cellule par des radicaux, impliquant un état pathologique. Les chercheurs ont également observé un nombre moins important de synapses et une transmission neuronale défaillante en cas de dysfonctionnement de l’enzyme.

En étudiant de près les cellules souches de différents adultes atteints par des troubles du spectre autistique, les chercheurs ont remarqué que neuf adultes sur onze étaient touchés par la sous-expression de l’enzyme MOCOS. La diversité des rôles de MOCOS dans l’organisme, autant au niveau biologique que neurobiologique, pourrait donc expliquer les causes des multiples symptômes des TSA en cas de sous-expression de l’enzyme dans le corps.

Les troubles du spectre autistique

Les troubles du spectre autistique se caractérisent par une diversité de comportements et de symptômes comme des difficultés au niveau des interactions sociales, des actes répétitifs mais également des problèmes du système gastro-intestinal ou encore des allergies. Selon l’OMS, environ 1 enfant sur 160 présente un trouble du spectre autistique dans le monde. En France, ce sont 650 000 personnes qui en sont atteintes.

Pour le moment, les connaissances sur les troubles du spectre autistique sont encore limitées. De nombreux centres de recherche tentent de trouver les causes en étudiant différentes pistes comme les facteurs environnementaux, les prédispositions génétiques, les problèmes liés au système immunitaire… Aujourd’hui, l’étude menée par le CNRS et le Salk Institute est donc une avancée importante grâce à ses résultats qui ouvrent de nouvelles voies de recherche. Le rôle de l’enzyme MOCOS doit encore être étudié pour approfondir les connaissances et confirmer son influence dans les troubles du spectre autistique. De nouveaux travaux sont d’ailleurs prévus et devraient permettre de favoriser « le développement d’outils thérapeutiques mais aussi de méthodes de diagnostic » selon le CNRS.

11 août 2015

Avoir un enfant autiste, c'est un parcours du combattant

Par , publié le 11/08/2015 à 07:30 , mis à jour à 08:27

 

Ce qu'il faut savoir sur l'autisme.

Ce qu'il faut savoir sur l'autisme. Courtesy of Eric Cote

8000 enfants autistes naissent chaque année en France. Comment repérer ce trouble chez son enfant? Où s'adresser pour une prise en charge adaptée? A quelles difficultés s'attendre? Faisons le point sur ce trouble.

"Être une maman confrontée à l'autisme, c'est être un punching-ball", confie Liza, maman d'un garçon de deux ans et demi qu'elle pense Asperger, une forme d'autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage, dont le diagnostic n'a pas encore été confirmé. "On prend en pleine figure une crise de violence parce que l'horaire de bus a changé, une crise d'opposition parce qu'une journée à l'école demande trop de concentration, une crise d'angoisse parce que papa est bloqué dans les embouteillages..." 

"L'autisme fait partie des Troubles Envahissants du Développement (TED) qui ont tous des caractéristiques communes: une altération de la qualité des interactions sociales et de la communication associée à des intérêts restreints et des activités répétitives. Parmi les TED, l'autisme est le trouble dans lequel ces perturbations surviennent le plus précocement et vont être les plus intenses", explique le docteur Richard Buferne, responsable médical du Pôle Enfants à la Fondation Vallée (Gentilly). 

Des origines multi-factorielles

Aucune cause de l'autisme n'est aujourd'hui certaine, les origines de l'autisme sont probablement multifactorielles.Et c'est précisément ce flou qui est difficile à vivre pour les parents. "Pas de souci de santé dans la famille, une grossesse idyllique. Il n'empêche, aujourd'hui je suis responsable de la situation", résume Laurence, maman de Charlotte, six ans, une petite fille souffrant d'autisme. "Les arguments en faveur de la participation de facteurs génétiques sont importants, mais les recherches en cours n'ont pas encore révélé un modèle de compréhension abouti. L'étude des données fournies par la recherche de plus en plus pointue sur le fonctionnement du cerveau ouvre des pistes intéressantes", complète le médecin.  

Des signes dès la petite enfance

A partir de neuf mois, différents signes peuvent alerter les parents: échanges de regard difficiles, manque d'intérêt pour les interactions avec les personnes les plus proches, absence de réaction à la parole, troubles du tonus, pleurs fréquents et impossibles à calmer, troubles de l'alimentation ou du sommeil.  

"Ces signes isolés ne sont pas forcément inquiétants, mais c'est leur association et leur résistance qui doivent attirer l'attention", précise Richard Buferne. "Au-delà d'un an, les signes précédents sont encore plus préoccupants et d'autres peuvent venir confirmer des difficultés relationnelles et de communication (absence de babillage et de pointage à un an, absence de mots à 18 mois ou d'association de mots à 24 mois...). On doit aussi être très alerté chez un enfant, quel que soit son âge, par la perte de compétences langagières ou sociales, une régression dans le développement."  

La maman de Charlotte s'est vraiment inquiétée vers 20 mois. "Ma fille avait peu d'intérêt pour les jeux. Elle se mettait en retrait. Rien de très significatif. Mais vers 20-21 mois, son babillage a cessé. Elle n'émettait plus aucun son. On l'a amenée chez le pédiatre. C'est là qu'a commencé notre parcours du combattant".  

Un diagnostic difficile à poser

Consulter le pédiatre comme l'a fait Laurence, son médecin de famille, ou celui de la PMI constitue un bon début, notamment afin d'éliminer des troubles de l'audition ou de la vision qui peuvent expliquer ou aggraver des difficultés de communication. D'après le Dr Buferne, les médecins sont de plus en plus sensibilisés au repérage des signes précoces et adressent les familles vers des spécialistes de leur région.  

Après le dépistage, vient le temps du diagnostic. Un certain nombre d'évaluations recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS) sont destinées à le confirmer -ou pas- puis à rechercher des troubles associés (bilans neurologique, génétique...). "Elles permettent aussi d'établir précisément les difficultés et les compétences de l'enfant dans les différents domaines de son développement: langage, motricité, sensorialité, cognition, affectivité... Et de dessiner son profil et un projet individualisé", précise le médecin. 

Laurence met en garde les autres parents: "Il a fallu que Charlotte passe une série d'examens (IRM, prises de sang...) qui n'ont servi qu'à éliminer des hypothèses de maladies rares. Résultat nous avons perdu du temps dans la prise en charge de son trouble. Un temps précieux que nous ne pourrons plus récupérer." Elle conseille donc de se renseigner en amont auprès des associations. "Il ne s'agissait pas de s'opposer aux spécialistes, mais dans notre cas le mot autisme n'était pas prononcé et nous ne savions plus quoi penser. Finalement, c'est lors d'une consultation à l'hôpital pendant les vacances pour une forte fièvre qu'on a orienté Charlotte vers un pédopsychiatre qui a enfin posé le diagnostic." 

Lisa, qui va d'un cabinet médical à l'autre pour son fils, confirme: "En attendant le diagnostic, vous êtes seule, toute seule face aux regards des gens, seule face aux professionnels qui ont des listes d'attente de plus en plus longues, seule face à la famille qui ne comprend pas vos réactions, seule face à un patron qui n'apprécie pas vos retards, départs anticipés ou rendez-vous médicaux en pleine journée". 

Richard Buferne précise l'importance d'une coordination entre les différents professionnels de santé consultés, même s'ils ne travaillent pas au même endroit. Une coordination qui repose parfois sur les épaules des parents tant les CRA (Centres Ressources Autisme) sont débordés de demandes. "C'est à nous d'organiser la prise en charge d'un point de vue pratique, en fonction des professionnels disponibles dans la région, de l'accueil possible à l'école, de notre budget, des progrès de l'enfant", raconte Laurence.  

Une prise en charge pluridisciplinaire

"Le projet individualisé doit associer, dans des proportions variées, des volets éducatif, pédagogique et thérapeutique (psychomotricité, orthophonie, psychothérapie...)", résume Richard Buferne. Une situation qui dépend largement de l'intensité du trouble et de l'offre médico-sociale de secteur, ainsi que de la formation des enseignants dans les écoles. Ainsi, Charlotte est aujourd'hui prise en charge en hôpital de jour pour les aspects médicaux de son trouble. Elle est scolarisée une journée et demie par semaine avec l'aide d'une AVSI (Auxiliaire de Vie Scolaire Individuelle). Elle pratique l'équithérapie avec d'autres enfants autistes et suit une thérapie comportementale avec une psychologue plusieurs heures par semaine.  

"Ces séances de 3 heures par semaine nous coûtent environ 700 euros par mois", détaille Laurence qui regrette qu'elles ne soient pas remboursées par la Sécurité Sociale. Richard Buferne qui défend une prise en charge pluridisciplinaire considère cette méthode ABA [Applied Behavior Analysis ou analyse appliquée du comportement] comme complémentaire à toutes les autres, mais ne pouvant se suffire à elle-même. "C'est un programme de techniques de modification du comportement et de développement des compétences ancien et réputé dont on connait l'intérêt, mais aussi les limites. D'où la nécessité de le pratiquer avec discernement en l'articulant avec d'autres approches." 

Un trouble qui bouleverse la vie des parents

"Charlotte est une petite fille épanouie, très taquine, qui ne semble pas souffrir de son trouble. Grâce à tous les efforts, elle a appris à parler et à échanger avec d'autres enfants. Elle progresse tous les jours et c'est une grande satisfaction pour nous. Mais elle reste hypersensible au bruit, incapable de patienter, hyperactive. A part sa nounou, que j'ai eu la chance de trouver, je ne peux la confier à personne. Je suis épuisée", témoigne Laurence. Les parents d'enfants autistes sont obligés de faire face, malgré les dissensions entre spécialistes et les disparités en matière de soins.  

"Je leur conseille de compter sur eux-mêmes avant tout, d'essayer de rester solides dans leur couple, actifs dans leur vie professionnelle, de se faire confiance et d'accepter que leur rôle est primordial", résume Laurence, qui a du aménager son temps de travail, abandonner ses loisirs et surtout devenir une spécialiste du sujet en s'informant et en communiquant avec les autres parents ou les spécialistes.  

Lisa, elle, a monté une page Facebook où elle partage tout ce qu'elle a bricolé pour son petit garçon: "J'ai créé des pictos, des semainiers, un emploi du temps compatible avec son syndrome. Il est suivi par une psychomotricienne. Et j'apprends chaque jour encore comment apprivoiser mon petit chat sauvage". Son conseil: savoir souffler sans les enfants pour reprendre des forces, prendre soin de soi.  

Quand à Elise, maman de Clémence, cela fait 16 ans qu'elle a cessé son activité professionnelle pour "faire l'école à la maison". Afin de réussir ce défi qu'elle raconte sur son blog, elle s'est appuyée sur des professionnels en libéral et sur l'expérience d'autres parents. Elle a trouvé des méthodes éducatives adaptées aux programmes, aux centres d'intérêts et aux progrès de sa fille. "Nos séances sont toujours de très bons moments que Clémence attend avec impatience. Nous faisons même une petite fête le jour de la rentrée lorsque je lui remets ces nouvelles fournitures scolaires!", raconte cette maman. Elle conclue: "Je le conseille aux autres parents tout en leur rappelant que c'est quand même un job à plein temps!" 

Et Laurence d'ajouter: "Il faut savoir frapper à toutes les portes, y compris celles des associations et des administrations". Elle développe: "Les relations avec la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) ne sont pas toujours simples. Aujourd'hui, je conteste le fait que Charlotte perde son AVSI lorsqu'elle entrera en CLIS (Classe pour l'Inclusion Scolaire)." Une mauvaise nouvelle quand on sait l'importance de la bonne gestion de toutes les transitions dans la scolarité des enfants autistes. 

"Le passage de l'école maternelle à l'école élémentaire, les changements de classe ou de dispositif de prise en charge, l'orientation en établissement spécialisé... Toutes ces évolutions doivent être préparées avec l'enfant, sa famille et les professionnels concernés", analyse le Dr Buferne. 


11 août 2015

Placements abusifs d'autistes : En France, on n'a plus le droit d'avoir des enfants différents ?

Elsa MAUDET 11 août 2015 à 07:23

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003.

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)

TÉMOIGNAGE Sophie a été victime d'un signalement abusif et a failli perdre la garde de son fils, que les professionnels croyaient victime de carences affectives.

Lorsqu’elle décroche le téléphone, Sophie (1) a une petite voix. En Isère, une femme qu’elle aide depuis un moment vient de remettre ses trois enfants à l’Aide sociale à l’enfance pour un placement. L’un a été diagnostiqué autiste et de forts soupçons d’autisme pèsent sur les deux autres. «Ils lui ont arraché ses enfants», lâche-t-elle. La situation lui rappelle sa propre histoire : il y a quelques années, le centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) qui suivait son fils, de 7 ans et demi aujourd’hui, repère chez lui des «carences psycho-affectives». Sophie n’est pas d’accord avec cette accusation et s’interroge : et s’il était autiste ?

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En janvier 2011, on lui reconnaît officiellement des troubles envahissants du développement. Le petit garçon est autiste. Mais «le CAMSP a lancé une information préoccupante. Il disait que j’inventais les troubles de mon fils, que je voulais qu’il soit autiste, que je le manipulais pour qu’il le soit.» Le centre lui «diagnostique» (sans analyse médicale) un Münchhausen par procuration, syndrome dont la réalité est contestée et qui consiste à provoquer de manière délibérée des problèmes de santé chez son enfant. «Des services sociaux se sont pris pour des médecins, dénonce Sophie. Ce sont des personnes qui ne sont pas formées à l’autisme, qui ont une formation archaïque. Dès qu’il y a un problème, c’est la faute de la mère.»  A cette époque, Sophie cherche aussi à comprendre ce qui cloche de son côté. On lui diagnostique finalement à elle aussi une forme d’autisme, Asperger. «Je savais que j’étais différente, mais je ne savais pas ce que j’avais. En tout cas, je savais que je n’étais pas folle.»

Deux ans après, toujours des «stigmates»

Parallèlement, les services sociaux diligentent une enquête. «L’ASE a menti en disant qu’il n’y avait pas de diagnostic d’autisme [sur son fils, ndlr]. Elle a menti sur les liens que j’avais avec le papa, or on est très amis même si on est séparés, elle disait que je changeais mon fils de prise en charge alors que je n’ai pas bougé du CAMSP, elle m’a reproché d’ouvrir mes fenêtres en plein mois de juin en disant que ça donnait des troubles ORL à mes enfants…», énumère-t-elle. Un placement est alors demandé. Lors du jugement, «je m’en suis pris plein la tête pendant trois quarts d’heure». Jusqu’à ce que son avocat – qu’elle s’est endettée pour payer – fournisse les preuves du diagnostic. «Le juge s’est calmé.» Après la mise en place d’une mesure judiciaire d’investigation éducative, la procédure débouche finalement sur un non-lieu. Son garçon peut rester auprès d’elle.

Durant toute cette période, «j’étais anéantie, j’ai eu très très peur, confie-t-elle. En France, on n’a plus le droit d’avoir des enfants différents ? On est tout de suite catalogué comme mauvaise mère ? L’autisme, ce n’est pas de notre faute. C’est déjà dur au quotidien, on n’a pas besoin de ça en plus.»

Deux ans après le non-lieu, elle conserve des «stigmates». Elle qui est au RSA a récemment reçu une facture de 500 euros. «J’ai préféré me mettre dans la merde que de demander de l’aide au conseil départemental, à laquelle j’ai droit.» La peur du moindre faux pas. «Si ma fille de 6 ans se coupe une mèche de cheveux, je panique. Je me dis oh là là, je vais me prendre un signalement. Je ne sais pas si ça passera avec le temps, la vie n’est plus pareille après.»

Au mois de septembre, son fils entrera en CE1. A l’école ordinaire, accompagné d’une auxiliaire de vie scolaire. «Il sait lire, il commence à comprendre les additions et les soustractions, il aime beaucoup l’école, il apprend à se faire des copains», savoure la maman. Elle a décidé de mettre son énergie dans l’accompagnement d’autres familles victimes de signalements abusifs. «J’en vois à la pelle, assure-t-elle. Et je ne suis qu’une maman, pas une professionnelle…» 

(1) Le prénom a été modifié.

10 août 2015

Dr Maboul Autisme : Présentation du syndrome de Münchhausen par procuration

Ajoutée le 10 août 2015

Dr Maboul Autisme : Présentation du syndrome de Münchhausen par procuration.

Présentation du syndrome de Münchhausen (Münchausen) par procuration par le docteur Robert Maboul pédopsychiatre.
Une vidéo de vulgarisation scientifique.

Le Dr Maboul, personnage de fiction créé par Marian Giacomoni, présente dans cette vidéo le syndrome de Münchhausen (Münchausen) par procuration.
Le docteur Robert Maboul est une caricature créée pour dénoncer les inepties défendues par certains "pros".
Inepties tenues par certains psys pouvant entraîner la saisine de l'aide sociale à l'enfance (services sociaux).
Ceci est dramatique, car des familles aimantes sont brisées, des enfants sont retirés à leurs parents.

L'Autisme n'est pas la faute de la mère même si (malheureusement) certains "réflexes" "accusateurs" persistent chez certains médecins.
Le syndrome de Münchhausen (ou syndrome de Meadow) est en train de devenir le nouvel outil "d'accusation" des mères. La communauté Autistique dans son ensemble s'élève contre ce "phénomène" et dénonce l'immense injustice faite aux mères.

Combien de fois faudra-t-il le dire (l'écrire) : Münchhausen ou pas, l'Autisme n'est pas la faute de la mère.

Les Autistes adultes, les associations de personnes Autistes, de parents, montrent leur union en soutien aux familles qui se voient accusées de Münchhausen par procuration.
Notre communauté, soi-disant désunie, montre son unité : L'alliance de toutes ses composantes.

Comment se défendre face à un psychiatre (pédo ou pas) qui "pose" ce type de diagnostic ?
La psychiatrie, ce n'est pas "ça".

Et pendant ce temps-là, des enfants sont réellement maltraités et "on" ne fait rien.
Combien de drames faudra-t-il encore pour prendre conscience que les signes de maltraitance et les symptômes de l'Autisme sont diamétralement opposés ?

Combien de temps ?
Combien de victimes (des 2 côtés) ?

L'Autisme n'est pas un signe de maltraitance, arrêtons de faire payer à nos enfants le prix de nos 40 ans de retards en matière d'Autisme.

9 août 2015

Un spécialiste de l'autisme m'avait dit de faire le deuil de mon fils déclare Francis Perrin

article publié dans Le Matin.ch

Interview

Francis Perrin et sa femme Gersende ont livré une bataille d’amour pour aider leur fils Louis, autiste, à sortir de son monde. L’acteur se confie.

Par Anne-Catherine Renaud. Mis à jour le 08.08.2015

«A 3?ans, il dormait une heure par nuit, se tapait la tête partout et n’était pas encore propre. Je voulais lui apprendre la dignité et l’autonomie.»

«A 3 ans, il dormait une heure par nuit, se tapait la tête partout et n’était pas encore propre. Je voulais lui apprendre la dignité et l’autonomie.»
Image: Eric Robert/Corbis


C’est d’abord un père avant d’être un comédien. Francis Perrin, 68 ans, a la pudeur des sentiments. Quand il parle de son fils autiste, Louis, 13 ans, chaque mot compte: on le sent habité par le combat qu’il a livré avec son épouse Gersende, avec laquelle il a encore deux autres enfants.

Sur scène actuellement à Paris dans «Molière malgré moi», Francis Perrin est fier de dire qu’aujourd’hui Louis est tiré d’affaire, même si on ne guérit pas de l’autisme. Du livre «Louis, pas à pas», qu’il a écrit avec Gersende, a été tiré un téléfilm, intitulé «Presque comme les autres», poignant et passionnant, diffusé en avant-première sur RTS1. L’acteur nous raconte son histoire.

Rendre à Louis sa dignité

Révolté, il raconte: «Un grand spécialiste de l’autisme à Paris m’a même dit: «Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber.» France 2, coproductrice du téléfilm, nous a demandé de modifier cette phrase et de l’édulcorer car elle était trop dure et faisait du tort au corps médical… A 3 ans, Louis dormait une heure par nuit, se tapait la tête partout et n’était pas encore propre. Je voulais lui apprendre la dignité et l’autonomie. Jamais je n’aurais pu le laisser tomber et concevoir qu’il soit dans un hôpital, abruti de médicaments.»

Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad. (Le Matin)

Créé: 08.08.2015, 22h47

9 août 2015

Placement d'enfants par le Conseil départemental de l'Isère

Communiqué de presse du département de l'Isère

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 https://drive.google.com/file/d/0B8BvJkQgAnsFb3g2dnJ5eW4wT0k/view

9 août 2015

Autisme : une maman accusée de provoquer les troubles de ses enfants

Une réaction qui fait suite à une décision de placement en Isère. Une mère est accusée de provoquer les troubles de ses enfants pour toucher « les allocations handicap ».

Autisme : une maman accusée de provoquer les troubles de ses enfants PELE GWENDAL/SIPA
Publié le 09.08.2015 à 17h13

Les associations de familles de personnes autistes sont en colère. Dans un communiqué commun, 127 associations dénoncent une décision de justice « destructrice pour les enfants », en Isère. Le Conseil départemental « s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants atteints de troubles envahissant du développement (une forme d’autisme, ndlr) ». D’après ces associations, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme ou Collectif Autisme, le juge nie les diagnostics et accuse la mère de provoquer les troubles de ses enfants pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l’attention sur elle ».

Pour les enfants, les conséquences de cette séparation pourraient être très graves. Le Dr Sandrine Sonié, médecin coordonnateur du Centre Ressources Autisme Rhône Alpes citée dans le communiqué, alertent contre le « risque de traumatisme psychique et d'une aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée ».

« Des dérapages » dénoncés depuis 15 ans

La famille a fait appel de cette décision et a proposé un placement familial chez les grands-parents. Mais le conseil départemental n’a pas donné suite à cette requête, indiquent les associations.

Pour celles-ci, cette situation est liée « aux dysfonctionnements de l’Aide Sociale à l’Enfance », dénoncés par Autisme France dans un rapport en juillet dernier dans lequel elle rappelait que « ces dérapages font pourtant l’objet de rapports officiels depuis 15 ans ». Magré ces derniers, les familles ne constatent aucune évolution. De l'aveu même de la secrétaire d'état chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, la France accuse un retard dans la prise en charge de l'autisme. Un retard que l'Etat paye cher. En effet, fin juillet, la justice l'a condamné à verser 240 000 euros de dommages et intérêts à 7 familles pour « défaut de prise en charge adaptée » pour leurs enfants autistes privées de scolarisation. 

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9 août 2015

La justice française acharnée à détruire les familles d'enfants autistes ou le bal des faux-cul

La justice française acharnée à détruire les familles d’enfants autistes ou le bal des faux-cul

Trois enfants volés à leur mère

Demain, trois enfants seront arrachés, volés à leur mère, en Isère, pour être enfermés en foyer. La cruauté du système n’ayant pas de bornes en France, c’est leur mère qui est priée d’être leur bourreau en les remettant elle-même à l’Aide Sociale à l’Enfance.

Leurs diagnostics sont en cours ou établis : mais qui veut faire l’effort en France de se documenter sur l’autisme ? 30 ans que les associations prêchent dans le désert, car, bien sûr, il ne faut pas mécontenter les psychanalystes qui continuent à faire la loi avec leurs croyances arriérées. La maman n’a commis d’autre faute que de chercher à avoir un diagnostic et un suivi corrects pour ses enfants. Mais en France, les services sociaux et le Juge des Enfants considèrent que c’est une preuve de maladie mentale que de vouloir un diagnostic et une évaluation corrects. La mère invente donc, disent les services sociaux, tous les symptômes de ses enfants, et il faut donc la séparer d’eux, pour que des travailleurs sociaux les remettent dans le droit chemin. Elle est donc accusée d’une pathologie qui n’existe dans aucune classification : le syndrome de Münchhausen par procuration. Pensez donc : des médecins l’ont alertée sur les troubles des enfants, mais non, elle les a fabriqués. En France, on est tellement préhistorique et manipulé par la dictature psychanalytique, qu’on pense encore que les symptômes d’autisme se fabriquent. Que l’Organisation Mondiale de la Santé dise le contraire depuis 1980 n’est jamais pris en compte. La psychanalyse est le nombril et la religion d’Etat de la France.

Un Conseil Départemental irresponsable

Le Conseil Départemental a violé la loi : la mère n’a jamais été écoutée, les enfants non plus, aucun projet pour les enfants n’a été construit pour les enfants, signé par les parents. Il s’acharne contre la maman depuis deux ans sans avoir mis la moindre aide en place : on dénonce, on accuse de diagnostics imaginaires, on harcèle, on agresse, on menace, on terrorise, et pour finir, on arrache les enfants pour les enfermer en foyers.

Des travailleurs sociaux incompétents, animés par leur toute-puissance arrogante, et l’image haineuse des femmes que leur formation psychanalytique leur a transmise, ont instruit un dossier à charge contre la maman, dont elle n’a jamais eu connaissance. Il est portant inscrit dans la déontologie des assistants sociaux que c’est interdit de ne pas transmettre les documents. La responsabilité du Conseil Départemental est totale.

Une justice dévoyée

Le juge a violé sa propre déontologie : aucun débat contradictoire, pièces à décharge non lues, aucun respect des mises en garde médicales du médecin coordonnateur du Centre de Ressources Autisme, alertant contre le danger d’aggravation des troubles des enfants. Il a interdit à la mère l’accès aux pièces du dossier à charge contre elle et rendu l’appel non suspensif pour obliger à l’exécution immédiate du placement. Il relaie un diagnostic psychiatrique inexistant.

Un expert judiciaire incompétent, a instruit, supposons-nous, un rapport à charge, dont la maman n’a jamais eu connaissance. Bien qu’innocente, elle n’a jamais eu droit à la présomption d’innocence et ne sait même pas de quoi on l’accuse. Bien qu’innocente, elle a dû prendre une avocate à ses frais. Nous remercions cette avocate pour son travail exemplaire et son engagement.

Un bal des faux-cul magnifique

Le Conseil Départemental dit : ce n’est pas moi, c’est le juge. Le juge dit sûrement : moi, je fais ce que me disent de faire les services sociaux, les travailleurs sociaux, en récitant leur formation obscurantiste, s’abritent derrière leur pseudo-devoir, les services de l’Etat, contactés, s’abritent derrière la décision judiciaire.

Et quand il y a une erreur judiciaire, tout le monde se défile ? Mais c’est quoi, ce pays de lâches ?

Demain, trois enfants vulnérables, seront volés à leur mère, qui n’est coupable que de vouloir les protéger. Demain la pseudo-Protection de l’Enfance, dont dix rapports dénoncent depuis 15 ans, l’incompétence, la lâcheté, les erreurs, et la toute-puissance aveugle et incontrôlée, va mettre en danger sciemment ces trois enfants pour satisfaire un système imbécile et totalement dévoyé.

Honte à vous tous, de droite comme de gauche, qui avez le pouvoir dans ce pays : il n’y a plus que des militants associatifs et une courageuse pédopsychiatre que nous remercions chaleureusement, pour avoir la dignité de défendre les victimes.

Danièle Langloys

8 août 2015

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8 août 2015

2010 -> Souvenir de vacances à Hossegor ... Avec Elise à ma manoeuvre !


Rock food café concert déjanté à Hossegor par jjdupuis2001

Rock food sur la plage centrale d'Hossegor le 27 juillet 2010 un orchestre un peu déjanté ... avec en guest star Elise Dupuis ... Un évènement sympathique.

A l'occasion d'une opération de promotion d'un côte de Gascogne rosé dénommé Zézette (excellent) commercialisé par zézette.com "la marque qui s'en branle" .

8 août 2015

Plus de 100 associations dénoncent le placement abusif d'enfants autistes

AFP 8 août 2015 à 11:18

Un mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars.

Une mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars. (Photo Pascal Pavani. AFP)

Elles prennent l'exemple d'une mère accusée, malgré les diagnostics médicaux, de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Une centaine d’associations dénoncent «des placements abusifs» de jeunes autistes par décision de justice, suite à une procédure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Elles citent en exemple le cas d’une mère à qui ses trois enfants doivent être retirés.

Sur le même sujet : Décryptage => Autisme : la condamnation de l'Etat va-t-elle changer les choses ? Par Marie Piquemal et Marine Le Gohébel

Le conseil départemental de l’Isère «s’apprête à séparer et placer une fratrie de trois enfants atteints de troubles envahissants du développement (une forme d’autisme)», selon le communiqué de ces 127 associations de familles de personnes autistes, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme ou Collectif Autisme. Le juge, d’après le communiqué, nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Pour sa part, le médecin coordonnateur du centre de ressources autisme Rhône-Alpes, le Dr Sandrine Sonié, citée dans le communiqué, met en garde contre «les risques de traumatisme psychique et d’aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée». Il s’agit là, s’insurgent les associations, «de l’application d’une mesure dont tout le monde sait qu’elle sera destructrice pour les enfants».

En attendant l’appel, une solution provisoire existe pourtant, souligne le communiqué : un placement familial chez les grands-parents. Mais le conseil départemental n’a pas donné suite à cette requête.

Autisme France a réalisé récemment un rapport pour dénoncer les «dysfonctionnements de l’Aide sociale à l’enfance, portant atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant et de sa famille», des «dérapages qui ont déjà fait l’objet de plusieurs rapports officiels depuis 15 ans». D’après les associations, 67% des parents d’enfants «menacés d’un enfermement injustifié» déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

8 août 2015

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