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"Au bonheur d'Elise"

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20 juillet 2015

Vidéo -> Le discours émouvant de la jeune trisomique Yasmine Berraoui au TedX de Casablanca

article publié sur le Huffington Post Maroc

HuffPost Maroc | Par Mathieu Albertelli Publication: 17/07/2015 19h21 CEST Mis à jour: 17/07/2015 21h52 CEST

HANDICAP - "Battez vous pour eux! Ne les laissez pas tomber, ils ont le droit de vivre leurs rêves". C'est par ces termes que Yasmine Berraoui s'adresse aux parents d'enfants atteints de trisomie 21 depuis la scène du TedX à Casablanca, dans une vidéo mise en ligne le 15 juillet sur YouTube.

La jeune fille avait été invitée sur scène par le TedX en mars dernier pour partager sa vision de la vie, et parler de la nécessité de changer la perception de cet handicap parmi la population. Yasmine avait déjà fait parler d'elle lorsqu'elle avait obtenu son bac en 2014 avec mention. Mohammed VI l'avait reçue en personne, et de nombreux médias l'avait sollicitée pour l'interviewer.

Comme Yasmine l'explique dans la vidéo, "elle ne comprend pas" le buzz que l'obtention de son bac avait provoqué. "Je ne me sens pas handicapée. De nombreuses personnes se disent: 'oh la pauvre elle est trisomique, elle est handicapée' mais n'oubliez pas que c'est moi qui ai un chromosome en plus. C'est à vous qu'il manque quelque chose", déclare-t-elle avec humour.

Elle revient aussi sur la parution d'un article où un journaliste se demandait si l'avortement ne devait pas être légalisé si un cas de trisomie était détecté pendant la grossesse: "J'ai souffert de ne pas avoir d'amis. Je suis comme vous. J'ai deux jambes, deux bras, un cerveau et un coeur", rappelle-t-elle.

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19 juillet 2015

L'autisme n'est pas une maladie explique Nadège Alloisio, psychologue à Belleville -69- et présidente de Autisme Ambition Avenir

Encore méconnu, l’autisme concernerait 9000 enfants en Rhône-Alpes, et 1 naissance sur 100 en France. Décryptage avec Nadège Alloisio, psychologue à Belleville (Rhône) et présidente de l’association Autisme Ambition Avenir, qui vient de voir le jour avec le soutien de Clovis Cornillac et de Jean-Michel Aulas.

Pour la présidente de l'association AAA, la France est très en retard dans la détection de l'autisme.

Pour la présidente de l’association AAA, la France est très en retard dans la détection de l’autisme ©DR

Qu’est ce que l’autisme ?

Nous savons qu’il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des troubles de la communication, des interactions sociales. Les enfants autistes présentent également des intérêts restreints. Ses causes sont multifactorielles. Bien que de nombreuses recherches aient été menées dans ce domaine, nous en ignorons les causes précises. Mais l’autisme n’est pas une maladie au sens technique du terme car une maladie se soigne et nous sommes dans le champ du handicap. Le but est de freiner les troubles qui y sont associés.

Comment est-il perçu ?

L’autisme est un trouble qui effraie. On observe que les gens ont une véritable méconnaissance de cette pathologie et associent l’autisme à quelque chose de négatif. C’est un cercle vicieux, on réduit trop facilement une personne autiste à quelqu’un qui reste dans sa bulle et qui a des crises. Alors qu’un autiste a besoin de stimulation et d’être intégré dans la société.

Comment le déceler ?

L’autisme se diagnostique avec des grilles et des outils adaptés. Chaque personne atteinte d’autisme est différente. On décèle l’autisme de plus en plus tôt, du moins dans les pays anglo-saxons où on se dirige davantage vers un diagnostic précoce de l’autisme. Cela commence aussi en France grâce à des cellules de diagnostics précoces qui commencent à émerger, ce qui est très encourageant.

 

Détection et prise en charge: les lacunes françaises

L’autisme est moins bien détecté en France ?

En France, même si les choses évoluent, on observe un manque crucial d’informations chez les personnels en première ligne pour porter un diagnostic. Il est très difficile de déceler l’autisme et je regrette que les personnes travaillant dans le secteur de la petite enfance ne soient pas davantage sensibilisées. Nous n’avons pas encore les réflexes pour déceler l’autisme. A l’étranger, une ligne dans le carnet de santé est prévue à cet effet.

Comment prend-on en charge les personnes atteintes d’autisme ?

Malgré qu’une naissance sur cent soit concernée par l’autisme, cette question ne semble pas être un souci pour l’Etat. En France, nous avons accumulé un retard de 30 ans en matière de prise en charge, et très peu de centres adaptés existent pour aider les enfants autistes. Aujourd’hui, des familles doivent attendre plusieurs années avant que leur enfant n’obtienne une place dans un centre adapté.

 

L’autisme exige un suivi personnalisé

Des structures comme AAA permettraient de pallier cette situation ?

Au sein de notre association, nous tentons de mettre en place un modèle pour tendre vers des prises en charge complètes et adaptées des enfants autistes avec des professionnels formés aux méthodes éducatives. Nous coordonnons nos prises en charges et proposons un suivi individualisé, avec des objectifs quantifiables afin de mesurer les progrès des enfants. Nous mettons également en place une guidance parentale. Un enfant autiste a besoin de se sociabiliser. Il est nécessaire que les parents d’enfants autistes n’aient pas peur de sortir, de mener des activités à l’extérieur de chez eux.

Plus d’informations sur l’autisme en Rhône-Alpes sur le site du Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes

Retrouvez la liste de tous les psychologues de votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr

A savoir
Parrainée par Clovis Cornillac, Ambition Avenir va dès la rentrée de septembre 2015 prendre en charge 5 enfants autistes qui seront entourés par 14 professionnels (psychologue, institutrice spécialisée, orthophoniste, professeur de sport adapté, art-thérapeute, psychomotricienne etc…). Une soirée de gala a été organisée pour promouvoir la création de l’association AAA, au Selcius Confluence en présence de personnalités lyonnaises (dont son président d’honneur Jean-Michel Aulas). La problématique du financement des actions de l’association reste en effet cruciale, le coût de la prise en charge d’un enfant autiste s’élevant à 3 500€ par mois à temps plein.

19 juillet 2015

Haute-Somme : Il est à la recherche d'une maison pour que son fils autiste ait une vie normale

article publié dans le Courrier Picard

Publié le

Cécile Latinovic

Renaud souffre d’autisme. Cet habitant de Courtemanche, près de Montdidier, a 30 ans et vit dans une maison associative. Son père aimerait le voir se rapprocher de lui.

article courrier picard

Tout est calculé. Chez les Beaucarny, à Courtemanche, on n’a guère le choix. Lorsque Renaud, le fils, revient au domicile de son père, celui-ci doit penser à tout. «  Je ne peux rien laisser traîner. Les sachets plastiques doivent disparaître  », explique Charles Beaucarny. Car son fils, aujourd’hui âgé de 30 ans, souffre d’autisme et de Troubles envahissants du développement (TED). «  Lorsque Renaud vous regarde, il vous capte. Il a aussi une mémoire photographique extraordinaire.  » Charles est fier de son fils. Il l’aime. Et c’est bien pour ça qu’il recherche une maison pour lui et pour d’autres adultes «  souffrant d’autisme  ». Le poids des mots… Chez ce père de famille, il a même été «  difficile de dire que mon fils est une personne handicapée  ».

« Quand je vois toutes ces bâtisses abandonnées, je me dis qu’on devrait trouver... »

Une honte ? Non, sinon il ne chercherait pas à rapprocher Renaud du domicile familial. Car pour l’heure, il vit la plupart du temps à Bouzincourt, près d’Albert. C’est grâce à son père et d’autres parents d’enfants souffrant d’autisme : ensemble ils ont monté une association, TED Espoir, qui gère cette maison. Une solution quand les Foyers d’accueil médical manquent de places et que l’hôpital psychiatrique «  n’est pas une solution. Même les psychiatres nous le disent  ».

Seul hic dans cette maison associative à Bouzincourt : la distance. Près d’une heure de route pour la famille de Courtemanche, «  un peu plus pour l’autre famille qui vit en région parisienne  ». Un déménagement vers le sud de la Haute-Somme serait bénéfique pour tous, même s’il impliquerait la fermeture de la structure à Bouzincourt. «  Quand je vois toutes ces bâtisses, surtout les fermes, abandonnées, je me dis qu’on devrait trouver  », sourit Charles Beaucarny. Une ancienne ferme serait son rêve. Car à Bouzincourt, des animaux de la ferme, il y en a. «  Il y a des ateliers animés par des éducateurs en permanence à leur côté.  »

Proche de sa famille, d’une piscine, d’un centre équestre…

Idéalement, l’association TED Espoir aimerait signer une mise à disposition de bâtiments «  avec un notaire. Nous restaurerions tout  ». Éventuellement, l’association est prête à verser un petit loyer. En se rapprochant de Montdidier, Renaud se rapprocherait de sa famille, mais pas seulement. Il bénéficierait d’autres ateliers, «  à la piscine de Montdidier ou au centre équestre thérapeutique de Royaucourt, dans l’Oise  », imagine Charles Beaucarny.

Pour la famille parisienne, les avantages seraient les mêmes pour leur enfant. Reste à trouver l’endroit pour reprendre la vie d’une maison associative plus proche des familles de ces personnes souffrant d’autisme.

Cécile Latinovic

Pour contacter la famille Beaucarny : 03 22 37 12 75.


 

Un foyer médicalisé ouvert à Bray depuis 2013

Noëlle Delebassée, à Cappy, s’est elle aussi battue pour que son fils Frédéric, 30 ans, autiste, soit accueilli en foyer. En janvier 2013, celle qui est présidente de l’association Autisme Picardie 80 inaugurait le foyer d’accueil médicalisé de Bray-sur-Somme, aussi appelé Foyer du coquelicot. Un foyer de 24 places pour autistes adultes, de 20 à 49 ans.

La première pierre avait été posée en juillet 2011, soit trois ans après la réception des autorisations administratives. Et à l’époque, l’équipe avait reçu environ 80 demandes d’inscription (pour 24 places donc), c’est dire que la demande est importante en terme d’accueil de personnes souffrant d’autisme ou de troubles envahissants du comportement.


19 juillet 2015

Aide Sociale à l'Enfance & placements abusifs

Communiqué du Collectif Autisme sur les placements abusifs et soutien au courrier initié par EGALITED
=> https://drive.google.com/file/d/0B6OcGSk-9JqJelJnWGI0WmxGYW8/view

 

L'ignorance nuit gravement à la vie familiale des enfants autistes et de leurs parents. Le collectif autisme se mobilise :

 

"Paris le 17 juillet 2015

 

à M. Manuel Valls
Premier Ministre
Madame Christiane Taubira.
Garde des Sceaux
Madame Marisol Touraine
Ministre de la Santé
Madame Ségolène Neuville
Secrétaire d’Etat Chargée des Personnes Handicapées
Monsieur Daniel Fasquelle
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Gwendal Rouillard
Député co-président du groupe sur l’autisme
Monsieur Jacques Toubon
Défenseur des droits

 


Mesdames, Messieurs,

Le Collectif Autisme regroupe les principales associations et fédérations françaises de familles de personnes atteintes d’autisme. Ensemble elles défendent les 600 000 familles françaises dont prés de 44% sont victimes de maltraitances *. Le Collectif Autisme se joint à l’appel du Collectif Egalited et le travail déjà engagé de longue date par de nombreuses associations sur le terrain pour faire cesser la destruction massive de familles d'enfants différents, handicapés, par l'Aide Sociale à l'Enfance. Pour information, 67% des parents d’enfants menacés d’un enfermement injustifié déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

Le phénomène n’est donc pas nouveau. Il est documenté d’abord par le travail d’associations militantes sur le sujet par exemple Violette-Justice (Rapport_Violette), mais aussi par l’IGAS qui a nommé un chargé de mission sur le sujet (Rapport_IGAS) et qui admet qu'en France, la moitié des placements d’enfants « pourraient être évités » (68000_Drames_familiaux), mais que des progrès en la matière demanderont ... 25 ans ... L’action dans l’immobilisme.
Car en France 136 000 enfants sont placés par an, en Italie, de population équivalente, 30 000 seulement (Sources : ONED chiffres de 2011 et SOS Village d’enfants). Pourtant, on enregistre typiquement deux fois moins de décès d’enfants par maltraitance en Italie qu’en France (Décès enfants_Italie, Décès_enfants_France).

Vendredi dernier, encore, une mère de trois enfants a reçu une décision de placement, suite à une procédure de l’ASE.
L’ASE et le pédopsychiatre nommé par la justice reprochent à cette mère de mener une démarche diagnostique pour comprendre les difficultés de ses enfants, qu’elle pense être porteurs d’une forme de Trouble du Spectre Autistique. L’intuition de la mère se trouve confirmée par des diagnostics préliminaires, en cours d’approfondissement, établis par un pédopsychiatre en libéral.
Le pédopsychiatre référent du tribunal, lui, affirme que les troubles des enfants seraient induits par la mère, un cas de
« Münchhausen par procuration » selon lui. A propos de l'utilisation de ce diagnostic dans une affaire similaire, la justice anglaise évoque : « l'une des aberrations judiciaires probablement les plus graves de l'histoire » (Aberration_Judiciaire), est largement remis en cause par la communauté internationale.

Il est pourtant encore très souvent posé en France sur des familles avec autisme, par des pédopsychiatres de formation psychanalytique (ne faisant pas partie des prises en charge recommandées par la HAS en 2012). En effet, le dogme des psychanalystes reste encore aujourd’hui, que l’autisme serait causé par une mauvaise relation mère-enfant, ceci malgré les résultats de la science dûment validés par la HAS et l’ANESM. Le rapport de l’IGAS note ainsi : « A l’évidence, l’efficacité de la politique française de santé mentale est ici posée ».

La décision « de justice » retire à la mère ses trois enfants, et les place, on ne sait pas où, probablement séparément. La mère ne disposera que d’un droit de visite de 1 heure par quinzaine, supervisé, les grands-parents maternels, n’auront aucun droit de visite.

 

Le tribunal, à la demande de l’ASE, impose un arrêt de tous les traitements en cours, pourtant prescrits par un médecin, et l’arrêt du soutien scolaire par AVS des enfants, pourtant notifié par la MDPH.
On imagine sans peine les conséquences sur la santé des enfants et sur celle de la mère.

Aussi, la procédure de diagnostic en cours des enfants sera arrêtée. Les mesures d’éducation adaptées jugées indispensables par la MDPH, suspendues.

Il est inacceptable que des familles soient broyées par ce système, qui s'attaque de préférence aux plus faibles, mères isolées, familles étrangères, socialement défavorisées,…..
Il est tout aussi inacceptable qu'on prive d'accès au diagnostic des familles, qu'on utilise des diagnostics erronés pour les détruire, sans voie de recours.

Il est temps de rappeler que les enfants ont Droit à un diagnostic, Droit à une éducation adaptée, Droit à une vie en famille, que les familles devraient avoir un Droit d'accès aux documents opposés à leur encontre et un Droit à avoir des débats contradictoires sur les dossiers les concernant.

Il est temps que ces excès, graves, cessent. Nous avons trop de cas de signalements infondés. Laisser perdurer une telle situation est inadmissible. De plus, agir vigoureusement serait un début de réponse aux rudes injonctions (§9 et §12) du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, daté du 22 Juin dernier: Injonctions_ONU.

Aussi nous vous demandons de mener une action vigoureuse auprès de vos juges pour enfants et de vos équipes ASE pour :
- Que les décisions de placement soient prises sur la base de faits concrets et bien établis, et non sur la parole de praticiens dogmatiques et notoirement discrédités par la science.
- Qu'avant jugement, les personnes porteuses de troubles mentaux aient le droit de disposer d’un diagnostic clair et conforme à la CIM 10 et de l’éducation adaptée correspondante, en famille.
- Que la procédure de jugement contradictoire s’applique aussi lors de ces jugements.
- Qu’une politique de formation des personnels de l’ASE, comme des personnels de justice, aux connaissances actualisées des handicaps, notamment de l’autisme, soit mise en œuvre rapidement.

Nous vous remercions pour votre aide. Nous serons à votre disposition pour échanger sur ces faits, dès que vous le proposerez.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs les Ministres, Messieurs les députés, Monsieur le Défenseur des Droits nos plus respectueuses salutations.


Le Président du Collectif Autisme
Florent Chapel

Copies :
christophe.pierrel@elysee.fr
premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
Alain.christnacht@justice.gouv.fr
Muriel.eglin@justice.gouv.fr
cab-ass-sp@sante.gouv.fr
cab-phe-dc@sante.gouv.fr
Anne.devreese@sante.gouv.fr
Genevieve.avenard@defenseurdesdroits.fr
Patrick.gohet@defenseurdesdroits.fr

* sources : étude du collectif autisme auprès de 500 familles en 2014
Collectif autisme - 138 avenue Victor Hugo Clamart 92140
f.chapel@ljcom.net 06 80 02 76 82"

 

18 juillet 2015

Autisme : Pourquoi Ange, 5 ans, a été privé de sortie scolaire ?

article publié dans l'Hebdo Sèvre et Maine

18/07/2015 à 16:12 par laufortin

 

Ange, entouré de son papa, Freddy, et de sa maman, Carole.

Ange, entouré de son papa, Freddy, et de sa maman, Carole.

Elève en maternelle à Jacques-Prévert, atteint de troubles envahissants du comportement, Ange a été privé, en fin d’année, de sortie scolaire, en raison du potentiel danger que représenterait son handicap. Sa maman est furieuse.

Ange était un enfant comme tous les autres. Plutôt même débrouillard à en croire les enseignants de petite section, la classe dans laquelle il était en 2013/2014. Il marche, il parle et mangetout seul. Toutefois, quelques comportements les incitent à prévenir la maman pour prendre contact avec un psychologue. Durant les congés d’été 2014, le diagnostic tombe. Le garçon de 5 ans est atteint de troubles envahissants du développement. Ange est autiste.

Carole Bachelier, sa maman, doit alors faire face. Forte, cette habitante de la Brébionnière à Clisson prend les dispositions qui s’imposent. Elle se rapproche d’un centre médico-psychologique, pas à Gorges, mais à Beaulieu à Nantes où la tranche d’âge (0-6 ans) est plus adaptée. Deux demi-journées par semaine. Mais pas question de partir de l’école : le reste se poursuivra à Jacques-Prévert où il a tous ses copains.

Relations tendues depuis septembre

La situation va vite se détériorer « Une semaine après son premier passage à Nantes, on l’a retrouvé amorphe. Il n’avait plus la joie de vivre qu’on lui connaissait », exprime la maman de deux autres enfants. Pour elle, le centre n’est finalement pas la bonne option. Son comportement se dégrade. A tel point que l’école Jacques-Prévert refuse de l’accepter au restaurant scolaire. « Il est devenu totalement dépendant », confesse celle qui décide alors d’arrêter de travailler.

Pour Carole Bachelier, le retrait du centre est une évidence. « Ces cinq mois ont été un échec. Son état s’empirait ». Sa décision est confortée par les rapports de la Haute autorité sanitaire et Autisme 44 qui critiquent la politique de l’Etat et de l’éducation nationale sur le sujet. « 50 ans sans évolution », synthétise celle qui s’estime « pestiférée »« On m’a bien fait comprendre que si je retirais mon fils du centre pour le faire suivre par une psychologue et une éducatrice, les services ne manqueraient pas de faire un signalement à la protection maternelle infantile pour défaut de soin afin que s’enclenche une enquête sociale. Cela ne pouvait pas se passer bien ».

Informée par lettre recommandée

Finalement en février dernier, Carole Bachelier claque malgré tout la porte du centre de Beaulieu. « Ce qui ne plaît pas à l’éducation nationale », lance-t-elle. Et donc à l’école Jacques-Prévert. « Dès qu’on va contre les protocoles, ils font bloc, constate la Mouzillonnaise d’origine. On m’a par exemple interdit d’aller parler à sa maîtresse parce que je lui mettais trop de pression. Je ne pense pas être méchante en faisant cela. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment évolue mon fils. Je suis consciente, je ne me fais pas d’illusion sur sa maladie. Je veux juste tout mettre en oeuvre pour ne pas avoir de regret plus tard. Et faire économiser 3 000 € par mois à la sécu ».

Carole Bachelier cherche à avoir des interlocuteurs auprès de la direction académique mais « on se heurte à des murs »« L’administration est ainsi faite que l’on se fait traiter de trop intrusive quand on cherche à les appeler alors qu’eux ne se gênent pas pour dire comment on doit gérer notre vie. »

La situation va prendre un tournant plus sévère mi-juin. La maman reçoit par lettre recommandée l’avis du conseil des maîtres qui lui stipule qu’il est impossible pour les enseignants de l’accompagner à la sortie scolaire de fin d’année au château de Clisson. « Cette balade et ce pique-nique, on en parlait depuis longtemps. C’était l’occasion aussi de voir comment il se comportait en groupe, lance Carole Bachelier. La raison ? Le risque qui était encouru par le personnel encadrant. Pourtant, des sorties au cinéma, à la médiathèque, à Cep party…, il en a réalisé. J’étais là. Tout s’était à chaque fois bien passé, sauf une fois où il s’est un peu écarté du groupe mais je l’ai vite récupéré. En plus, là, il y avait une auxiliaire de vie scolaire qui était arrivée depuis mai. Je me proposais de venir aussi. L’école n’a rien voulu savoir. C’était le summum après les réflexions désobligeantes sur ma façon d’éduquer mon fils ».

Si elle pense à porter plainte pour « discrimination », Carole Bachelier préfère alerter les élus – le maire la recevra même en plein Hellfest – et l’opinion publique sur sa situation. Celle qui a finalement organisé une partie de pêche avec son compagnon et papa d’Ange, le jour de la sortie, a décidé de tourner la page. A la prochaine rentrée, les enfants de Carole Bachelier iront à Sainte-Famille. Où la famille espère simplement « plus d’écoute et de sérénité ».

Laurent Fortin

 

« La sécurité n’était pas assurée »

Contactée, la direction de l’école maternelle Jacques-Prévert n’était pas « surprise » de la réaction de la mère de famille. « Elle nous avait dit qu’elle se rapprocherait de la presse ». Pour Lucile Bulteau, la directrice, l’école n’a pas manqué « à ses devoirs ». Cette décision « était totalement justifiée. La sécurité n’était pas du tout assurée. Même en étant encadré, c’est un enfant qui se met en danger. Le conseil des maîtres auquel participent les représentants de l’inspection académique a validé notre décision ».

Pour l’école qui accueille sept enfants handicapés, le suivi est « particulier »« Aucune autre famille ne s’est plaint de notre manière de faire. Il y a un gros effort de réaliser. On fait de notre mieux toute l’année, insiste Lucile Bulteau. Il y a une multitude de réunions. Notamment pour cet enfant qui était accueilli tous les jours à l’école. Ce qui aurait pu être différent si nous avions voulu ». Une directrice qui a demandé à la maman de ne plus parler à la maîtresse de son fils. « Il était de mon devoir de protéger le personnel. Une est déjà tombée en arrêt maladie à cause du harcèlement de cette maman ». Lucile Bulteau a le soutien de sa hiérarchie. « Compte tenu qu’il ne marche pas, il était difficile de l’emmener au château de Clisson », synthétise Marie-Christine Hébrard. La directrice académique adjointe qui a décidé de recevoir Carole Bachelier. Pour parler des difficultés rencontrées. Cependant, la maman clissonnaise semble avoir tourné la page.

Clisson, 44
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18 juillet 2015

Comment être un Super Copain

 Sur le site d'Olivier BOURGUEIL -> http://www.aba-sd.info/

Un manuel

pour enseigner à des enfants au développement typique

comment augmenter les compétences sociales et de jeu

de leurs camarades

atteints d’autisme et autres TED

ICI

16 juillet 2015

J'accuse !

J'accuse de Danièle Langloys

16 juillet 2015

Nous sommes RACHEL !

nous sommes RACHEL

16 juillet 2015

Italie : Un hôtel tenu uniquement par de jeunes trisomiques

article publié sur aletia

Ce groupe de jeunes Italiens gère l'Albergo Etico, un hôtel 3 étoiles de 60 lits situé à Asti, au sud de Turin, dans le Piémont, ainsi qu'un restaurant de 50 couverts.

sindrome de down
albergoetico.it
La malformation fœtale, bon prétexte pour justifier le recours à l'avortement eugénique, est un concept souple qui va jusqu'à englober les bébés touchés par la trisomie 21. Nouvel et énième exemple pour mettre en échec cette vision eugénique : dans la province italienne d'Asti, s'est ouvert l'Albergo Etico, un hôtel géré et administré uniquement par un groupe de jeunes atteints de ce syndrome. Il s'agit d'un hôtel 3 étoiles, inauguré le  18 juin – mais les directeurs de l'hôtel espèrent d'ici un an le transformer en un 4 étoiles.

26 chambres et 60 lits

Situé au cœur de la ville, près du parc boisé de la Résistance, l’Albergo Etico dispose de 26 chambres et de 60 lits, d’un restaurant de 50 couverts, d’un jardin et d'un espace de travail. Selon le quotidien italien La Repubblica, en plus de la possibilité d’acquérir une expérience dans le milieu du travail, les jeunes travaillant dans l'hôtel apprennent à vivre seuls, à gérer eux-mêmes leur rémunération et à travailler en groupe. "L’idée est de former de nouveaux professionnels dans le secteur du tourisme en Italie, en les aidant à acquérir une autonomie personnelle pour faire face au monde du travail", souligne le quotidien.
 
Le projet de l'Albergo Etico est né autour du jeune Nicola, atteint du syndrome de Down, qui a travaillé il y a quelques années au restaurant Tacabanda à Asti, rattaché à l’hôtel. L’expérience de Nicola a changé sa vie, ainsi que celle de beaucoup de ses collègues de la Maison Montessori, maison d’accueil pour jeunes atteints du syndrome de Down, à proximité de l’hôtel. Ensemble, ils ont créé l'association Albergo Etico et, c'est à partir de celle-ci qu'ils ont élaboré le projet d'hôtel qui s'est concrétisé cette année. Bien évidemment, s'il n'avait jamais vu le jour, Nicola n'aurait bien entendu jamais pu démontrer ses talents... 

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne
16 juillet 2015

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l'école

article publié dans Sud Ouest

Publié le 16/07/2015 à 09h24 , modifié le 16/07/2015 à 09h24 par

La maternelle Pauline-Kergomard proposera à partir de la rentrée une unité d’enseignement intégrée autisme (UEM). La première du département

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l’école

La première unité d’enseignement intégrée en école maternelle ouvrira en septembre dans les locaux de l’école Pauline-Kergomard. ©
photo é. D.

Désireux de favoriser l'inclusion des enfants autistes en milieu ordinaire, l'État finance depuis deux ans la création d'unités d'enseignement intégrées en école maternelle (UEM). En Dordogne, la première structure officiellement labellisée par l'Agence régionale de santé (ARS) ouvrira en septembre à Bergerac.

À l'avant-garde du combat pour l'amélioration de la prise en charge de l'autisme, l'association des Papillons blancs a convaincu à la fois l'Éducation nationale et la Ville de Bergerac d'autoriser l'implantation de cette unité dans les locaux de la maternelle Pauline-Kergomard.

Sept enfants pris en charge

Sept enfants de 3 à 6 ans seront accueillis sur place par une équipe spécialisée des Papillons blancs. Dans un espace aménagé pour répondre à la prise en charge de l'autisme, chacun pourra suivre à son rythme un programme pédagogique basé sur des approches éducatives et thérapeutiques déjà éprouvées, pour nombre d'entre elles, en Institut médico-éducatif (IME). « Il a été prouvé par les scientifiques que la prise en charge précoce des enfants présentant des troubles majeurs de la compréhension contribuait à faire reculer le handicap, en activant des zones du cerveau restées jusque-là dormantes », glisse Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs.

Interaction avec les élèves

En prime, les enfants autistes accueillis par l'UEM pourront entrer en interaction avec les autres élèves de la maternelle Kergomard, sur des temps qui restent à définir par l'équipe enseignante de l'école. « L'objectif poursuivi est de favoriser les échanges entre les enfants atteints de troubles autistiques et les écoliers ordinaires », explique Francis Papatanasios, le directeur des Papillons blancs.

« Les uns comme les autres pourront faire l'expérience de l'altérité et de la différence », ajoute Anne Scheuber, la directrice financière de l'association.

Associer la famille

« L’implication des parents est un élément fondamental dans l’accompagnement des enfants et la réussite du projet de scolarisation », rappelle Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs. Aussi les familles seront-elles, dès la rentrée, associées dans la construction du Projet individualisé d’accompagnement (PIA) de l’enfant et du Projet personnalisé de scolarisation (PPS) le concernant.

Un accompagnement sera également proposée aux parents afin de les soutenir dans leur vie quotidienne et dans la mise en place d’outils de communication avec leur progéniture.

16 juillet 2015

Auvergne : les parents de deux autistes fondent une association pour former et informer

article publié dans La Montagne

Résidant à Saint-Rémy-sur-Durolle, près de Thiers, les deux fillettes autistes sont scolarisées à domicile où leur papa assure la prise en charge selon les principes de l’ABA. - maud turcan

Résidant à Saint-Rémy-sur-Durolle, près de Thiers, les deux fillettes autistes sont scolarisées à domicile où leur papa assure la prise en charge selon les principes de l’ABA. - maud turcan

Convaincus par l’ABA depuis de nombreuses années, les parents de Vic et Lili ont fondé une association pour développer ses principes en Auvergne. Sept formations ont déjà été organisées depuis 2014.

Quelques jours avant les vacances scolaires, à l'heure où les autres fillettes de leur âge étaient encore à l'école, Victoria et Alicia rigolaient devant un épisode de Dora, à la télé. Dans leur grande maison de Saint-Rémy, l'été ne bouleverse pas le quotidien des deux s'urs de 11 et 12 ans. Atteintes d'autisme, elles sont scolarisées à domicile où leur papa se charge de les faire travailler suivant les principes de l'ABA.

Des principes découverts en 2005. « Lorsque le comportement de Victoria a changé, sa mère a fait des recherches sur Internet. Après le diagnostic d'autisme, elle avait déjà discuté avec des mères à l'étranger qui pratiquaient l'ABA », confie Fernando Ramos, le papa des fillettes.

Aujourd'hui, tout en gardant une indispensable souplesse, les journées sont rythmées par les activités et les fillettes ont fait beaucoup de progrès. « Aujourd'hui, on travaille le scolaire – Victoria a un niveau CE1 et Alicia de maternelle – mais surtout la socialisation et l'autonomie : choisir ses vêtements et s'habiller, se brosser les dents, prendre un bain, faire son lit, mettre la table, faire les courses… », détaille le papa.

Déjà à l'initiative de l'association Pour Vic et Lili, chargée de collecter des fonds pour financer le matériel nécessaire aux fillettes, les parents de Victoria et Alicia ont créé ABA Auvergne. Pour partager leur expérience et, surtout, pour informer et former sur cette prise en charge reconnue depuis 2012 comme une « bonne pratique » par la Haute Autorité de Santé.

Une première formation, assurée par Cherice Carwell (diplômée BCBA), a réuni une quarantaine de personnes en février 2014. Depuis, l'association a multiplié les sessions avec Simon Dejardin, psychologue ABA, certifié BCBA l'an dernier.

Des outils pour gérer les comportements

« Nous avons des familles mais aussi des professionnels, psychologues, orthophonistes, assistantes de vie scolaire… Au total, sur sept formations, 81 personnes ont suivi le niveau 1, la moitié a poursuivi avec le niveau 2, et une quinzaine avec le niveau 3 », se félicite Fernando. « Il ne s'agit pas d'en faire des intervenants ABA mais de leur donner des petits outils pour gérer les comportements de façon efficace et savoir ce qu'ils sont censés attendre des professionnels qu'ils ont en face d'eux ».

Désormais, ABA Auvergne veut passer un nouveau cap car « les parents formés sont souvent frustrés de ne pas pouvoir être suivis par un psychologue ABA ». D'où le projet de proposer, d'ici quelques mois, du suivi et des prises en charge avec des psychologues formés à l'université Lille 3 et aguerris d'une dizaine d'années d'expérience. Un pas de plus vers une amélioration de la vie des enfants et des familles.

Contact. L'association ABA Auvergne est présidée par Fernando Ramos, épaulé par Marie-Laure Reynewaeter (secrétaire) et Arnaud Dugay (trésorier). Courriel : asso.aba.auvergne@gmail.com

Maud Turcan

15 juillet 2015

Autisme : Le constat accablant fait par les familles dans le Val-de-Marne - 94 -

15 juillet 2015

Handicap et acharnement de l'Aide Sociale à l'Enfance : lettre ouverte aux ministères

Lettre ouverte aux ministères de la Santé et de la Justice

Nous vous contactons pour vous demander de nous aider à faire cesser la destruction massive de familles d’enfants différents, handicapés, par l’Aide Sociale à l’Enfance.
En France 136 000 enfants sont placés, en Italie, de population équivalente, 30 000 seulement (Sources : ONED chiffres de 2011 et SOS Village d’enfants).
Vendredi dernier, encore, une mère de trois enfants vient de recevoir une décision de placement, suite à une procédure de l’ASE dans l’Isère.
L’ASE et la pédopsychiatre nommée par la justice reprochent à cette mère de mener une démarche diagnostique pour comprendre les difficultés de ses enfants, qu’elle pense être porteurs d’une forme de Trouble du Spectre Autistique.

L’intuition de la mère se trouve confirmée par des diagnostics préliminaires, en cours d’approfondissement, établis par un pédopsychiatre en libéral.
Le pédopsychiatre référent du tribunal, lui, affirme que les troubles des enfants seraient induits par la mère, un cas de « Münchhausen par procuration » selon lui. Ce diagnostic, bien que largement remis en question par la communauté scientifique mondiale, est encore très souvent posé en France sur des familles avec autisme, par des pédopsychiatres de déformation psychanalytique. En effet le dogme des psychanalystes reste encore aujourd’hui, que l’autisme serait causé par une mauvaise relation mère-enfants, malgré les résultats de la science dûment validés par la Haute Autorité de Santé et l’ANESM.
La décision « de justice » retire à la mère ses trois enfants, et les place, on ne sait pas où, probablement séparément. La mère ne disposera que d’un droit de visite de 1 heure par quinzaine, supervisé.
Le tribunal, à la demande de l’ASE impose un arrêt de tous les traitements en cours, pourtant prescrits par médecin, et l’arrêt du soutien scolaire par Auxiliaire de Vie Scolaire des enfants, pourtant notifié par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).
On imagine sans peine les conséquences sur la santé des enfants et sur celle de la mère.

Il est inacceptable que des familles, soient broyées par ce système, qui s’attaque de préférence aux plus faibles, mères isolées, familles étrangères, socialement défavorisée…
Il est tout aussi inacceptable qu’on prive d’accès au diagnostic des familles, qu’on utilise des diagnostics erronés pour les détruire, sans voie de recours.

Il est temps de rappeler que les enfants ont Droit à un diagnostic, Droit à une éducation adaptée, Droit à une vie en famille, que les familles devraient avoir un Droit d’accès aux documents opposés à leur encontre et un Droit à avoir des débats contradictoires sur les dossiers les concernant.

Le collectif EGALITED et Autisme France

Avec le soutien des associations Envol Isère Autisme, Autisme 66 Esperanza, Je ted, Autisme Bassin Lémanique, Planète Autisme, Ninoo, Satedi, Autistes & CO, Alliance Autiste, Handi’Gnez-Vous, APIPA Asperger, Sur les pas de Roman et Simon, Bulle d’Espoir, Un Geste pour des Mots, Autisme PACA.

 

15 juillet 2015

Madame Ciman dégoûtée par l'Impact Montréal : - Ils abandonnent notre petite Nina

article publié sur 7 sur 7

15

Michaël Bouche
15/07/15 - 11h27  Source: Het Laatste Nieuws
Laurent Ciman avec sa compagne Diana, sa fille Nina et son fils Achille. © photo news.

MISE À JOUR Si Laurent Ciman a choisi de poursuivre sa carrière à l'Impact Montréal, ce n'est pas pour des raisons sportives ou financières. Au Canada, on lui avait assuré un traitement optimal pour Nina, sa fille de 4 ans atteinte d'autisme. Seulement, six mois après son arrivée, le club n'a encore rien fait. Diana Saiu, la compagne du Diable Rouge, ne mâche pas ses mots dans Het Laatste Nieuws. "On nous avait promis les meilleurs soins, mais le club abandonne Nina", s'indigne-t-elle.

© photo news.

"Tout le monde peut le savoir: nous sommes très déçus de la part du nouveau club de Laurent. Mon mari n'a jamais caché qu'il avait quitté le Standard pour notre petite fille Nina. Les traitement médicaux pour l'autisme sont beaucoup plus développés ici qu'en Belgique", explique-t-elle.

"Nous n'avons pas exigé une Ferrari ou une villa"
Contrairement à ce qui avait été convenu, les soins pour la petite Nina n'ont été pris en charge par le club canadien. Du coup, le couple a fait appel à une thérapeute privée qu'il paie de sa poche. "Ce n'est pas bon marché. Nina a besoin de 30 à 40 heures de thérapie par semaine. Cela revient à 100 dollars canadiens par heure", prolonge-t-elle. Faites le compte: un coût d'environ 3.000 euros par semaine. "Nous n'avons jamais exigé une Ferrari ou une villa, mais simplement des soins pour notre fille. La condition était claire, c'est-à-dire nous aider à bénéficier de l'aide médicale publique. Il n'y avait aucun problème pour le club. C'est écrit noir sur blanc. Il fallait juste la signature de Laurent".

Sans garantie par rapport au traitement pour leur petite fille, Ciman n'aurait jamais signé à l'Impact Montréal, assure sa compagne. "Vivre au Canada, cela n'a jamais été notre rêve. N'oubliez pas, nous sommes complètement seuls ici. 7.500 kilomètres nous séparent de notre famille et nos amis. Mais c'était notre choix, du moment que puissions offrir une vie meilleure à Nina".

Un retour en Belgique?
Diana Ciman redoute-t-elle la réaction du club après son coup de gueule? "Pourquoi seraient-ils fâchés? Nous avons tous les droits d'être en colère. Ils ne respectent pas l'accord. Laurent en a déjà parlé à plusieurs reprises aux dirigeants, mais rien ne bouge (...)"

Un retour en Belgique est-il à l'ordre du jour? "Non, sauf si Nina ne recevait aucune aide. Si le club nous aide enfin à avoir accès à un thérapeute du secteur médical publique, tout sera peut-être parfait ici (rigole)", conclut-elle.

Lire aussi

© photo news.

12 juillet 2015

Avis d'experts en live => Obsédant ... Encore eu-t-il phallus ...

Teaser d'un documentaire de 90 minutes consacré à la psychanalyse : "La théorie sexuelle" de Sophie Robert

12 juillet 2015

Autisme -> La psychanalyse est encore à la mode en France !

J'accuse

phalliquement lourdes

12 juillet 2015

Gloire et son jeune maître autiste pourront-ils faire leur rentrée à l'école

Stéphanie Hancq | 09 Juil. 2015, 17h20 | MAJ : 09 Juil. 2015, 17h20

Breuil-le-Vert. Gloire est un Golden retriever de quatre ans. Formée par l’association Handi’Chiens, elle accompagne au quotidien deux petits garçons autistes. Mais malgré la loi, elle n’a pas le droit de passer la barrière de l’école.

Breuil-le-Vert. Gloire est un Golden retriever de quatre ans. Formée par l’association Handi’Chiens, elle accompagne au quotidien deux petits garçons autistes. Mais malgré la loi, elle n’a pas le droit de passer la barrière de l’école. (DR.)

« C’est un combat pour la cause. Pas seulement pour nos enfants. » Roxane, une mère de famille de Breuil-le-Vert bataille pour que Gloire, une femelle Golden retriever de 4 ans, puisse accompagner ses enfants autistes à l’école primaire de la commune, dès la rentrée prochaine. Mais l’inspection académique s’y oppose.

Gloire est un chien d’assistance, formée par l’association Handi’Chiens. Arrivée en novembre 2013 dans le foyer, elle est devenue un soutien indispensable au quotidien des deux enfants autistes. La proximité du Golden permet par exemple aux deux garçons, âgés de 7 et 10 ans, d’entrer plus facilement en contact avec leur environnement social. « C’est essentiel car ils apprennent beaucoup par mimétisme », explique Roxane. Cet accompagnement, la famille souhaiterait le voir se poursuivre à l’école, comme le prévoit la loi 2005-102, du 11 février 2005. « Au moins pour le plus jeune. Le plus grand entre en 6e, c’est donc déjà trop tard. » Mais là, l’affaire se complique. « L’inspection académique ne s’oppose pas formellement. Mais elle impose un cadre qui n’a pas lieu d’être », estime Roxane. L’inspection demande, entre autres, une autorisation de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). « C’est une demande du ministère de l’Education nationale », précise l’Inspection. « C’est un point qui n’est pourtant pas exigé par la loi ! Je rappelle que pour obtenir un chien d’assistance, il faut déjà remplir tout un tas de critères. Combien de fois va-t-on devoir justifier le handicap de nos enfants ? », dénonce la famille qui s’est déjà battue pour laisser ses enfants dans le circuit scolaire dit normal. Elle a donc décidé cette fois d’amener cette affaire devant le tribunal administratif d’Amiens. « La question ne se poserait même pas si nos enfants étaient aveugles ou en fauteuil roulant. Mais l’autisme est un handicap invisible et méconnu. Nos enfants ressemblent à tous les petits garçons, mais leur taux d’invalidité est établi à 80 %. C’est énorme, sauf que cela ne se voit pas. Du coup, notre demande est légale mais pas légitime », plaide Roxane, qui espère que l’inspection reviendra sur sa décision. Le Défenseur des Droits s’est déjà prononcé en faveur de la famille. Si le tribunal tranche dans le même sens, cette décision fera jurisprudence en France. « Ce n’est pas seulement pour nous que nous le faisons. Mais pour toutes les familles qui doivent déjà se battre au quotidien. La Loi doit être appliquée. »

12 juillet 2015

Danièle Langloys => J'accuse : Autisme et Aide Sociale à l'Enfance

Une nouvelle fois, après des centaines d’autres partout sur le territoire, depuis au moins 20 ans, une maman exemplaire qui a cherché à faire diagnostiquer ses enfants autistes vient de se faire retirer par un juge ses trois enfants pour qu’ils soient placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. Elle est accusée de Syndrome de Münchhausen par procuration et d’aliénation mentale. L’autisme n’existe pas en France, bien sûr.

Il lui restera une visite médiatisée une fois tous les 15 jours. Les enfants, terrorisés, ne comprennent pas. Ils seront séparés. Ils ne seront jamais diagnostiqués, bien entendu. Beaucoup de placements sont indéfiniment maintenus. 23% des enfants passés par l’ASE finissent SDF : quelle importance…

L’émotion et la révolte collective de toutes les familles concernées par l’autisme sont immenses. Alors, en leur nom, parce que notre dégoût est total devant la machine à broyer, J’accuse.

J’accuse le Ministère de la Justice de laisser des juges aux enfants accumuler des erreurs judiciaires : ce Ministère ne s’est jamais soucié de donner des compétences dans le handicap aux magistrats, encore moins sur l’autisme, évidemment, malgré un taux de prévalence de 1 pour 100. Il se satisfait que soient nommés experts auprès des tribunaux des psychiatres sans aucune compétence dans le champ du handicap, encore moins sur l’autisme. 80% des psychiatres ne sont formés qu’à la psychanalyse et récusent toute forme de psychiatrie ou psychologie scientifiques, basées sur des preuves.

J’accuse certains juges aux enfants d’incompétence et de violation de leurs obligations déontologiques, en produisant des jugements uniquement à charge, appuyés sur les seuls rapports d’expertise psychiatrique parfois scandaleux, sans qu’ils s’en émeuvent : les libertés individuelles, les droits des enfants sont violés, les procédures contradictoires n’existent pas, l’appel peut être non suspensif.

http://www.conseil-superieur-magistrature.fr/files/recueil_des_obligations_deontologiques_des_magistrats_FR.pdf

« Le magistrat manifeste son impartialité en respectant et faisant respecter le caractère contradictoire des débats. » « Gardien des libertés individuelles, il a un devoir de compétence et de diligence ». « La règle de droit est appliquée sans réserve. Le magistrat ne peut se déterminer sur des considérations étrangères à la loi, ni renvoyer à d’autres (experts…) la responsabilité de dire le droit ». « Le magistrat est gardien des libertés individuelles ». « Le magistrat satisfait à son obligation de formation continue. Maintenir son niveau de compétence suppose un effort permanent du magistrat, celui de réactualiser ses connaissances et celui de se remettre en cause dans sa pratique ».

Le droit n’est pas respecté, la présomption d’innocence est niée, les débats contradictoires sont interdits. Le placement est une privation de liberté qui devrait être traitée comme telle et donc des procédures devant les tribunaux devraient permettre de les contester ce qui n’est pas le cas en France. Les placements constituent en France un espace de non-droit.

J’accuse ces mêmes juges d’utiliser un diagnostic qui n’existe pas, celui de Syndrome de Münchhausen par procuration, sans jamais aller vérifier de quoi il s’agit. En Grande-Bretagne, on peut le dénoncer comme « l'une des aberrations judiciaires probablement les plus graves de l'histoire », mais pas en France, bien sûr, où même des assistantes sociales de l’ASE se permettent de poser ce diagnostic, en violation du Code de Santé Publique. En Grande-Bretagne, le médecin à l’origine de ce pseudo-diagnostic, a été radié. En France, les psychiatres qui le défendent sont experts auprès des tribunaux.

http://www.autism.com/trans_french_ARRIv19no22005munchhausen

J’accuse une majorité de psychiatres de continuer à défendre une vision obsolète et grotesque de l’autisme, en violation du Code de Santé Publique qui leur fait obligation d'actualiser leurs connaissances, pour garder leur pouvoir et l’argent des formations psychanalytiques, et de ne pas être montés au créneau sur ce ridicule syndrome de Münchhausen. Nous sommes la risée du monde entier, mais qu’importe…Pas un syndicat de psychiatres n’a soutenu les recommandations de bonnes pratiques de 2012 en autisme, ni le plan autisme 3 qui y est fermement adossé. Pas un syndicat de psychiatres ne soutient l’actualisation des connaissances demandée par Mme Neuville dans le cadre du DPC (Développement professionnel Continu). Au nom de la sacro-sainte confraternité, les médecins se soutiennent systématiquement, même si les droits des personnes sont bafoués : on se tait, on cautionne. L’omerta sur la bêtise crasse et la toxicité est la règle : rares sont ceux qui l’enfreignent, car ils y risquent leur carrière. Certains osent même dire au niveau national qu’il ne faut pas braquer les brontosaures noyautés par la psychanalyse, pour ne pas les braquer, ou pire, pour éviter qu’ils se vengent sur les familles. On ose inviter les familles à la patience, à la pédagogie. Et les mères doivent continuer à entendre dire qu’elles n’ont pas érotisé leur enfant, ou qu’elles sont « phalliquement lourdes », ou qu’elles sont en état de « sidération » face à leur enfant, ce qui provoque l’autisme, ou qu’elles sont trop froides ou trop fusionnelles, ne laissent pas la place au père, qui seul, dans le catéchisme freudien,  « incarne l’espoir d’un dégagement par rapport à l’emprise ou à l’empreinte maternelle ». Le rôle du père, dans ce même catéchisme qui imprègne toutes les formations (médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, psychologues) est de « séparer l’enfant de la mère et de le faire entrer dans le monde social ». « Le père apparaît comme tiers et comme obstacle qui s’oppose aux désirs de fusion de la mère et au désir incestueux de l’enfant ». Ces imbécillités, inventées il y a plus d’un siècle, sont partout abandonnées, sauf en France.

J’accuse les Conseils Départementaux de laisser sur leurs territoires sans jamais les contrôler des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, dont les dysfonctionnements majeurs sont dénoncés depuis longtemps : incompétence des travailleurs sociaux, noyautés par la psychanalyse, laissés à leur toute-puissance, en particulier les assistantes sociales et les éducateurs spécialisés, dont la culture psychanalytique de base de leur formation initiale se résume à voir dans les mères les causes. Rapports le plus souvent à charge contre les mères, fréquemment seules, et en difficulté sociale, avec un ou plusieurs enfants autistes.

J’accuse les députés qui ont voté la loi de 2007 sur la Protection de l’Enfance d’avoir proposé une invitation à la délation généralisée, y compris anonyme, sans avoir prévu aucun garde-fou, à commencer par une formation solide au handicap et aux troubles du développement,  de ceux qui filtrent les dénonciations, et des travailleurs sociaux qui mettent en oeuvre les pseudo-mesures éducatives.

J’accuse tous les services de l’Etat depuis 40 ans qui n’ont jamais accepté d’organiser sur le territoire français des campagnes nationales de sensibilisation à l’autisme. Ils ont tous préféré se plier à la dictature de la psychanalyse qui récuse les diagnostics d’autisme pour imposer par la force celui de psychose, engendrée par un dysfonctionnement de la relation mère-enfant. Les mères continuent à être accusées d’être fusionnelles, aliénées, ou trop froides, de vouloir que leurs enfants soient handicapés, et dans les cas où il y a eu séparation du couple parental, même si le père est violent, alcoolique ou malfaisant, sa place est valorisée, car dans une perspective psychanalytique, le père est le tiers qui doit séparer la mère fusionnelle de ses enfants. Ces situations terrifiantes se reproduisent chaque année à des dizaines d’exemplaires.

J’accuse tous les services de l’Etat de ne pas veiller sur les plus vulnérables : enfants handicapés qui ont besoin d’un diagnostic et d’éducation adaptée, mères seules et sans ressources. J’accuse tous les services de l’Etat de ne pas veiller sur le respect de leurs droits. A quoi sert un Etat s’il n’est pas garant des droits des personnes ?

J’accuse l’Education Nationale de continuer à imposer dans les programmes de philosophie des élèves de terminale, toutes sections confondues, le catéchisme freudo-lacanien, et de contribuer ainsi à l’endoctrinement national sur des adolescents qui n’ont pas le recul nécessaire.

J’accuse les médias, à de rares exceptions près, de baver béatement devant le catéchisme freudo-lacanien, sans aucun esprit critique, et d’entretenir la dictature par leur soumission contraire à toute déontologie journalistique.

Chacun peut mesurer les dégâts, personne ne peut dire : je ne savais pas. Des mères sont salies et accusées à tort, détruites dans leur identité ; des enfants sont arrachés à leur mère, confiés à des institutions dont la violence est signalée dans tous les rapports sur l’Aide Sociale à l’Enfance. Ils n’y auront aucun avenir, ni bien sûr aucun soutien éducatif adapté. La Convention ONU des Droits des Enfants est violée : le droit à la vie de famille est bafoué, le respect des choix éducatifs de la famille est foulé aux pieds, le respect de la parole de l’enfant inexistant, l’intérêt supérieur de l’enfant réduit à la parole de pseudo-experts incompétents et dangereux.

C’est cela la France ? Eh bien, elle nous dégoûte, nous familles concernées par l’autisme. Aidez-nous, arrêtez de nous imposer par la force des charlatans, arrêtez de nous pourchasser, de nous faire vivre dans la terreur permanente de la dénonciation, ayez le courage de combattre la dictature, de rétablir les libertés et les droits des familles, de leur accorder le soutien collectif de la nation, dans le respect des choix des familles, garantis par les deux lois de 2002 : c’est l’usager qui en est le centre, pas le professionnel.

Psychanalystes, foutez-nous la paix une bonne fois pour toutes.

On est si prompt en France à valoriser les victimes, et à les bombarder de pseudo-cellules d'aide médico-psychologiques : et ces femmes, ces enfants, maltraités par des services financés sur fonds publics ? Qui leur rend justice ? Quand il y a des non-lieux, qui les identifie comme victimes et les aide à réparer les dégâts faits avec de l'argent public ?

 

Danièle Langloys

Autisme France

12 juillet 2015

Découverte => Le cerveau est connecté au système immunitaire

article publié dans Sciences & Avenir

Lise Loumé Publié le 16-06-2015 à 16h35

Contre toute attente, des scientifiques ont découvert la présence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau. Un pas majeur vers une meilleure compréhension des maladies neurodégénératives.

Élément majeur du système immunitaire, le système lymphatique constitue un vaste ensemble de vaisseaux qui drainent un liquide appelé lymphe vers des structures particulières (les organes lymphoïdes) et vers le cœur. © Inserm/Eichmann, Anne-Christine
Élément majeur du système immunitaire, le système lymphatique constitue un vaste ensemble de vaisseaux qui drainent un liquide appelé lymphe vers des structures particulières (les organes lymphoïdes) et vers le cœur. © Inserm/Eichmann, Anne-Christine

C'est tout simplement incroyable. Des chercheurs de l'université de Virginie (États-Unis) expliquent dans la revue Nature avoir découvert l'existence de vaisseaux lymphatiques dans le cerveau de souris, le reliant ainsi au système immunitaire. Or jusqu'à présent, les scientifiques étaient convaincus que le cerveau n'avait "aucun lien anatomique direct" avec le système immunitaire. La présence de vaisseaux lymphatiques avaient donc échappé à toutes les dissections réalisées jusqu'à présent. Et c'est la preuve qu'en 2015, il est encore possible de découvrir des structures anatomiques majeurs, que devront prendre en compte les prochaines éditions des livres d'anatomie.

Une découverte liée à... un changement de méthodologie

IMMUNITÉ. Élément majeur du système immunitaire, le système lymphatique constitue un vaste ensemble de vaisseaux qui drainent un liquide appelé lymphe vers des structures particulières (les organes lymphoïdes) et vers le cœur (voir la vidéo ci-dessous). Ce système a de nombreuses fonctions dont la principale est la circulation des cellules immunitaires dans tout le corps et l’activation de la réponse immunitaire lors d’une infection. Il contribue également à la circulation des hormones et des nutriments et permet le drainage des excès de liquide au niveau des tissus. 

 

INVERSION. Si l'équipe américaine a pu faire cette découverte, c'est grâce à... un changement de méthodologie dans la dissection des cerveaux de souris. En effet, la procédure habituelle prévoit en premier lieu l'ablation des méninges (les membranes recouvrant le cerveau), puis leur "fixation" (c'est-à-dire l'immobilisation des cellules dans l’état dans lequel elles étaient juste avant la dissection). Cette équipe a tout simplement inversé ces deux étapes : ils ont donc d’abord fixé les méninges alors qu’elles étaient toujours présentes dans le cerveau, puis ils les ont extraites avant de les analyser en microscopie. Une méthode qu'ils voulaient réaliser dans le seul but de pouvoir conserver beaucoup plus efficacement les méninges dans leur état d’origine. Mais grâce à elle, les chercheurs ont décelé la présence de vaisseaux lymphatiques au sein des méninges… "Ils sont très bien cachés, car ils suivent un vaisseau sanguin majeur dans une zone difficile à visualiser au microscope", souligne dans un communiqué Jonathan Kipnis, doctorant et principal auteur de l'étude.

LireLes voies d'accès au cerveau s'entrouvrent "Maintenant nous savons que le cerveau est comme tous les autres organes, c'est-à-dire connecté au système immunitaire via des vaisseaux lymphatiques", ajoute-t-il. Selon lui, cette découverte pourrait améliorer la compréhension de nombreuses maladies affectant le système nerveux central et le système immunitaire. Par exemple, la sclérose en plaques, cette maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central, ou encore la maladie d’Alzheimer. "Cette dernière implique l'accumulation massive de protéines dans le cerveau, les protéines bêta-amyloïdes. Or nous pensons que l’accumulation de ces protéines pourrait provenir d’une mauvaise évacuation de ces dernières par les vaisseaux lymphatiques", commente Jonathan Kipnis. Il a même remarqué que l'aspect des vaisseaux lymphatiques dans le cerveau diffère avec l'âge. "Le rôle qu'ils jouent dans le vieillissement nous est inconnu", conclut-il. Voilà donc de nouvelles pistes à explorer pour cette équipe de recherche.

12 juillet 2015

Après l'épilepsie, SynapCell s'ouvre à d'autres pathologies

Corinne Roucard, présidente, et Yann Roche, directeur général de SynapCell. La société compte conquérir 5 à 10 % du marché mondial pour la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie dans les trois ans. Corinne Roucard, présidente, et Yann Roche, directeur général de SynapCell. La société compte conquérir 5 à 10 % du marché mondial pour la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie dans les trois ans.
Leader sur le marché mondial de l’épilepsie, la société ouvre sa technologie prédictive de l’efficacité des médicaments à trois autres pathologies du cerveau : Parkinson, autisme et schizophrénie. En jeu : réduire les échecs de mise sur le marché des traitements. Un gain considérable pour les laboratoires pharmaceutiques.

Après 10 ans de recherche sur les pathologies du cerveau, développant des solutions prédictives pour optimiser le développement de médicaments, SynapCell a développé une technologie qui lui a permis de s’imposer au premier rang mondial sur le marché de l’épilepsie (60 % de parts de marché).

Aujourd’hui applicable à toutes les maladies neuropsychiatriques, cette technologie doit permettre à SynapCell de conquérir de nouveaux secteurs thérapeutiques, à commencer par la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie. « Après deux années de développement, nos nouvelles solutions sortent ce mois de juin », expliquent ensemble Corinne Roucard, présidente, et Yann Roche, directeur général.

Il faut savoir que l’on constate 80 % d’échecs en phase d’essais cliniques (soit après 6 à 8 ans de R&D), et les médicaments mis sur le marché sont très controversés car encore trop peu efficaces et générateurs d’effets secondaires lourds pour les patients.

Trouver de nouvelles molécules plus performantes et diminuer de façon significative les échecs de mise sur le marché des traitements est essentiel…

Créée en avril 2005, SynapCell (11 personnes, pépinière Biopolis dédiée à la santé à La Tronche), jouit de la proximité du Grenoble Institut des Neurosciences, berceau des neurosciences en France. Grâce à sa technologie, SynapCell est inscrite dans plusieurs projets collaboratifs nationaux et européens.

Experte de l’activité électrique du cerveau, SynapCell a la capacité de lire, enregistrer et interpréter l’activité cérébrale, afin de prédire l’efficacité ou non d’une molécule.

« Mettre une nouvelle molécule sur le marché, estime Yann Roche, coûte environ 4 milliards d’euros. D’où l’intérêt pour l’entreprise de trouver la bonne molécule dès le départ… C’est ce que nous faisons. SynapCell reçoit des molécules de ses clients, réalise ses expériences et identifie la bonne molécule. » « Nous nous adressons, précise Corinne Roucard, à tout développeur de médicament, grandes entreprises pharmaceutiques comme petites structures de quelques personnes. »

En 10 ans, plus de 100 molécules ont été qualifiées par SynapCell, au profit de 25 industriels pharmaceutiques implantés dans le monde, États-Unis, Canada, Japon… SynapCell espère gagner 5 à 10 % de parts de marché sur les secteurs liés à la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie d’ici à 3 ans.

SYNAPCELL en bref
ACTIVITE : biotech
CREATION : 2005
IMPLANTATION: Biopolis à La Tronche
CA: 890 000 €
EFFECTIFS: 11 salariés
RESULTAT NET : NC
REPARTITION DU CAPITAL : fondateurs et fonds d’investissement : Rhône-Alpes Création, Grenoble Angels Participations 1 et 2, Viaduc8, Expansinvest, business angels

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