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"Au bonheur d'Elise"

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7 août 2015

Petit clin d'oeil d'Elise à sa petite soeur ....

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7 août 2015

Placements abusifs d'enfants autistes : 127 associations dénoncent

tiret vert vivrefm topVoir le Communiqué

 

 

Communiqué de presse de 127 associations pour dénoncer les placements abusifs

 

Communiqué de presse de 127 associations pour dénoncer les placements abusifs

Lire le pdf

 

6 août 2015

Rémelfing et Bitche : bientôt un service d'accompagnement des enfants autistes

article publié dans Le Républicain Lorrain

En septembre, un nouveau service d’éducation spéciale et de soins à domicile ouvrira sur Rémelfing et Bitche. D’une capacité de 20 places, son but est d’accompagner les enfants autistes dans différents apprentissages.

05/08/2015 à 17:00 , actualisé à 18:00

Michèle Franoz, présidente d’Envol Lorraine, et Florence Varrasso, directrice du futur Essad mettent beaucoup d’espoirs dans les structures qui ouvriront à la rentrée à Bitche et à Rémelfing. Photo RL Michèle Franoz, présidente d’Envol Lorraine, et Florence Varrasso, directrice du futur Essad mettent beaucoup d’espoirs dans les structures qui ouvriront à la rentrée à Bitche et à Rémelfing. Photo RL

Le combat militant mené par l’association Envol Lorraine a fini par porter ses fruits. En septembre prochain, les familles d’enfants autistes du bassin de Sarreguemines-Sarralbe-Bitche auront enfin un interlocuteur en face d’elles. Pour accompagner leurs enfants et les aider à trouver les bonnes méthodes d’apprentissage. Plusieurs Essad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) de ce type existent en Moselle, mais le plus proche est actuellement à Saint-Avold. Et accuse déjà une liste d’attente d’une cinquantaine de noms. Le nouveau service permettra de prendre en charge des enfants de 2 à 20 ans. Deux pôles accueilleront ce service, avec le soutien des deux municipalités concernées ainsi que des Rotary du secteur : Bitche (à l’école baron de Guntzer) et Rémelfing (à l’ancienne mairie). Le point avec Michèle Franoz, présidente d’Envol Lorraine, et Florence Varrasso, directrice de cet Essad.

L’INTERVIEW

• A qui est destiné ce centre, opérationnel dès septembre ?

« Il est ouvert aux enfants de 2 à 20 ans souffrant d’autisme ou de troubles du spectre autistique, c’est-à-dire de troubles envahissants du comportement. »

• Mais l’autisme, c’est quoi exactement ? Une maladie ?

« On ne devient pas autiste, on naît autiste. Il y a des signes précoces. Il n’y a pas les mêmes interactions avec un bébé autiste, les gazouillis ou les échanges de sourires. Aujourd’hui, il existe des examens qui permettent de détecter l’autisme. Mais les médecins généralistes ou les PMI (protection maternelle infantile) ne sont pas toujours informés. Il ne s’agit pas d’un problème psychiatrique mais d’une question neuro-développementale. »

• Quelle différence entre un autiste et une personne "normale" ?

« Physiquement, rien ne les différencie. Mais le cerveau de l’autiste fonctionne autrement. Les connexions cérébrales sont activées différemment. Les enfants par exemple n’apprennent pas par eux-mêmes. Il faut beaucoup conceptualiser. Et la moindre nouveauté dans leur environnement peut donner lieu à des crises. Les gens qui ne connaissent pas l’autisme peuvent alors se dire qu’il s’agit de crise d’enfant mal élevé. Mais non. C’est quelque chose qu’ils ne maîtrisent pas, comme on ne maîtrise pas une crise d’épilepsie. Pour imager, nous notre cerveau fonctionne automatiquement, comme un ordinateur. Eux, c’est comme s’ils étaient constamment en mode manuel. »

• Comment vont fonctionner les centres de Rémelfing et Bitche ?

« Il n’y a pas d’accueil prévu sur place, sauf pour les bilans ou les consultations avec des spécialistes : psychologue, orthophoniste… Nous allons établir un programme personnalisé pour chaque enfant, car aucun ne fonctionne de la même manière. Notre mission est de les accompagner dans la famille, à l’école ou dans leurs loisirs pour les faire progresser et mettre en place un système de fonctionnement. Le but est de les amener à vivre au mieux dans un milieu ordinaire. Pour certains, un suivi pendant un ou deux ans suffira. Pour d’autres, ce sera plus long. »

• C’est vraiment du travail au cas par cas…

« Oui. C’est du cousu main. Car c’est un travail qui demande une remise en cause constante des équipes. Ce qui est acquis un jour par l’enfant peut ne plus l’être la semaine d’après. Il faut donc revenir en arrière, reconstruire les bases, retravailler avec tous les partenaires (famille, médecins, instituteurs…). »

• Dans les services qui fonctionnent déjà, l’opération porte ses fruits ?

« Oui. Ce sont de petites choses bien sûr, car ce ne sont pas ces enfants-là qui vont vous remercier. Mais quand on constate qu’un enfant hier agité est aujourd’hui apaisé, souriant, on sait que le travail a porté ses fruits. C’est une mission qui ramène vraiment aux choses essentielles ! »

Propos recueillis par Cécile CHAMBRU.

6 août 2015

Apprentissage et modification du comportement par Pr. Jacques Van Rillaer

sur le site iCAMPUS

Une fabuleuse mine de documents pour savoir mieux connaître Freud et Lacan :

tiret VIVRE FMhttps://icampus.uclouvain.be/claroline/document/document.php?cidReset=true&cidReq=EDPH2277

Le Prof. Jacques Van Rillaer est émérite depuis 2009.

Ce site, lié au cours "Apprentissage et modification du comportement" (EDPH 2277), est maintenu pour mettre des documents à la disposition de

- participants à des cours sur les TCC

- toute personne intéressée par les apports de la psychologie scientifique

- toute personne réfléchissant à la validité de la psychanalyse

Le 1er document de la liste des documents présente tous ceux qui suivent selon diverses rubriques (bibliographies, psychologie générale, psychopathologie, thérapies, épistémologie, etc.)

Le lecteur est invité à faire part de remarques sur ces documents via l'adresse : jacques.vanrillaer@uclouvain.be

5 août 2015

Interview sur RMC BFM TV - Autisme - Un père se déclare satisfait de la condamnation de l'Etat

article publié sur RMC BFM TV

 


Autisme: "Nous sommes satisfaits de la... par rmc

Autisme: "Nous sommes satisfaits de la condamnation de l'Etat" Le tribunal administratif de Paris a condamné l'Etat à verser 240.000 euros à sept familles d'enfants autistes. Ce vendredi Yvan de Goulard d’Arsay, un des parents indemnisés, estime que cette condamnation va faire avancer les choses. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

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5 août 2015

La colère d'une mère courage

Maylis Haegel
Mardi, 4 Août, 2015
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Francine Bajande
Laetitia a décidé d’attaquer en justice les carences de l’État 
dans la prise en charge du handicap mental de son fils Karl.

« Ne vous inquiétez pas, Madame, votre enfant rentrera en maternelle sans problème », lui disait-on. Elle, elle le voyait bien, pourtant, que Karl n’était pas comme les autres enfants de son âge. Mais les médecins n’en démordaient pas. Alors, à trois ans, son petit est allé à l’école. Son hyperactivité est rapidement ingérable pour la maîtresse, qui ne le tolère plus dans sa classe. Après avoir fait nombre de maternelles en Île-de-France, toutes refusant un enfant hyperactif, Laetitia jette l’éponge. Pour Karl, ce sera l’école à la maison. « Il sait lire, écrire et compter, dit-elle aujourd’hui. Il s’intéresse à énormément de choses, il aime les musées. » Mais Laetitia ne le doit qu’à son propre effort.

« Ils voulaient l’envoyer 
à l’hôpital en camisole de force »

Après quelques passages en hôpital de jour, Karl intégrera, entre six et treize ans, un institut médico-éducatif (IME). Une structure réservée aux enfants et adolescents atteints de handicap mental. Mais, là encore, la prise en charge, non spécifique à l’autisme, est totalement défaillante. Peu à peu, Laetitia voit la personnalité de Karl changer, il devient de plus en plus violent. Un jour, elle se rend discrètement aux abords de l’IME. Elle aperçoit Karl dans la cour, enfermé dans un carton avec cinq enfants assis dessus… « Pendant ce temps, les éducateurs, qui me répétaient ne pas comprendre pourquoi Karl devenait violent, buvaient tranquillement le café dans le réfectoire ! » se souvient Laetitia, en larmes. Elle finira par retirer Karl de l’IME en cours d’année : « Ils voulaient l’envoyer à l’hôpital en camisole de force si je ne le mettais pas sous Tercian, un neuroleptique de la catégorie des phénothiazines prescrit par le psychiatre de l’IME afin de l’assommer. »

À quinze ans, Karl rejoindra finalement l’Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique de Sevran (Seine-Saint-Denis). Une structure qui accueille enfants et adolescents présentant des difficultés psychologiques et des troubles du comportement. Une prise en charge à minima qui s’interrompt à la majorité de Karl. Sans solution, Laetitia décide de faire passer des tests à son fils dans un hôpital spécialisé dans l’hyperactivité à Bordeaux… qui les renvoie vers un médecin versaillais. Le diagnostic tombe enfin : « Madame, votre fils est autiste. » Il aura fallu attendre les dix-neuf ans de Karl pour savoir. Presque deux décennies perdues, sans traitement adéquat.

Aujourd’hui, Karl a vingt-six ans. Il passe quelques heures par jour dans un Centre d’initiation au travail et aux loisirs (CITL). « C’est un lieu d’accueil ouvert à toutes les personnes handicapées inaptes au travail, mais, encore une fois, pas spécialisé dans l’autisme, précise Laetitia. J’ai écumé toutes les structures pour dénicher celle qui correspond à mon fils, mais je n’ai toujours pas trouvé… » Et comme beaucoup de familles d’autistes, elle a dû arrêter de travailler. « J’ai besoin d’énormément de temps pour m’occuper de mon fils. Il n’est pas autonome. »

En février 2014, Laetitia a décidé de porter plainte contre l’État. Depuis deux ans, elle est aidée par l’association Vaincre l’autisme qui mène désormais le combat sur le terrain judiciaire. Avec un premier succès. Le 15 juillet, le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français à verser des dédommagements allant de 13 164 euros à 70 000 euros à sept familles, dont deux ont dû envoyer leurs enfants en Belgique, faute de place en établissement spécialisé en France. Le verdict va faire boule de neige, espère M’Hammed Sajidi, le président de Vaincre l’autisme. « Une quarantaine de plaintes ont été engagées et plus d’une centaine de familles supplémentaires se sont manifestées. » Le gouvernement n’a pas fait appel, reconnaissant, par la voix de sa secrétaire d’État aux Personnes handicapées, Ségolène Neuville, le « retard historique » de la France en la matière. Malgré le troisième plan autisme, lancé il y a deux ans, il reste encore près de 6 300 places à créer.

Sur le fond, « il faut arrêter les lobbies de psychiatres, l’enfant n’est pas un porte-monnaie », s’insurge Laetitia. Son souhait ? Que son fils bénéficie de la méthode A.B.A., conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé qui défend les méthodes « comportementales ». Mis en place dès le plus jeune âge, ce traitement, qui consiste à habituer l’enfant à répéter des gestes, peut porter ses fruits, veut croire Laetitia. Mêler à du « job coaching », elle espère qu’un jour Karl « pourra travailler ». Mais le coût de toutes ces méthodes reste très élevé – quelque 2 500 euros par mois - et le remboursement est nul, l’État ne les reconnaissant pas. Pour Laetitia, une indemnisation en justice, palliant l’absence de prise en charge publique, est donc cruciale. Au bout de ces années de souffrance, elle garde pour Karl un souhait très simple : « Une auxiliaire spécialisée qui l’aiderait à intégrer un service où il travaillerait à temps partiel. » La seule manière, selon elle, « pour qu’il se sente enfin accepté et intégré ».

« Il n’est pas autiste, il a juste une psychose. » Ce discours, Laetitia l’a entendu pendant des années. Cette mère célibataire, qui a décidé de porter plainte contre l’État pour « carence » de prise en charge, a vécu le long calvaire des parents d’enfants autistes. Absence de structure adaptée, obligation de lâcher sa carrière… À cinquante et un ans, Laetitia a tout connu. À commencer par la difficulté de faire reconnaître le handicap mental de son garçon.

5 août 2015

Actions de défense -> Sauvons la prise en charge de qualité pour les enfants autistes

 

logo vaincre l'autisme

article publié sur le site de Vaincre l'Autisme

                                                          

Dans le cadre de notre action pour l'innovation en matière de prise en charge de l'autisme en France et suite :

1) aux condamnations de l'Etat français sur ses carences en matière de prise en charge, sur l'absence de priorités éducatives, sur l'exil en Belgique qui a pour conséquence l'éloignement des enfants autistes de leurs familles;

2) à la décision de l'ARS Midi-Pyrénées sous pression du Ministère de Tutelle de ne pas renouveler l'autorisation de FuturoSchool Toulouse (Unité d'évaluation, d'intervention et de guidance parentale en d'autisme);

Cette page est ouverte afin de centraliser toutes les informations liées à la naissance des structures innovantes en France, dont les FuturoSchool font partie, sur les difficultés rencontrées avec les administrations et sur l'absence de décision politique (pour faire évoluer le droit commun afin de permettre l'évolution du système pour faire place à des structures éducatives et comportementales "NON MEDICALISEES").

Les facteurs de blocage empêchent l'évolution de la prise en charge de l'autisme et épuisent les associations de familles porteuses de projets de qualité pour sauver leurs enfants. Etant la première à subir cette décision, la situation de FuturoSchool Toulouse est pilote en matière de défense pour la continuité des projets innovants en matière de prise en charge des enfants autistes en France. Ainsi, nous vous communiquons en premier lieu ci-dessous le rapport d'évaluation transversale de l'ensemble des structures expérimentales en France, financées dans le cadre du deuxième PLAN AUTISME 2008-2010. Ce rapport a été commandé par les organes de l'Etat et le Ministère de Tutelle par le biais de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité et de l'Autonomie) ; le Ministère de Tutelle a choisi de ne pas tenir compte des résultats ni de diffuser le rapport afin de maintenir son système sanitaire et médico-social "inadapté" à la prise en charge de l'autisme et de ne pas ouvrir vers l'éducation dont dépend la santé des enfants autistes. Prenez connaissance de ce document.

NB : des documents, rapports, courriers, etc. seront ajoutés au fur et à mesure sur cette page pour informer sur le passé et les actions de défense menées face aux institutions pour défendre les structures innovantes et de qualité.

Les documents de référence : 

 Le rapport transversal

 Commentaires et propositions de VAINCRE L'AUTISME

 Courrier du 24/06/15 à Madame la Ministre

Les documents pour suivre les actions de défense :

 Courrier du 28/07/15 à la Directrice Générale de l'ARS Midi-Pyrennées

 FuturoSchool Toulouse : Décision collective des parents et professionnels 

4 août 2015

Découverte d'une pièce manquante dans le puzzle des troubles autistiques

article publié dans sciences & avenir

Lise Loumé Publié le 04-08-2015 à 11h00

Une équipe française a découvert une enzyme responsable de certains traits autistiques. Sciences et Avenir a interrogé François Féron, neurobiologiste et co-auteur de ces travaux.

Images à faible grossissement de neurones matures (rouge), au sein de la couche CA1 de l’hippocampe, exprimant la protéine MOCOS (vert), une enzyme impliquée dans le métabolisme des purines, le stress oxydatif et la formation des synapses. © François Féron
Images à faible grossissement de neurones matures (rouge), au sein de la couche CA1 de l’hippocampe, exprimant la protéine MOCOS (vert), une enzyme impliquée dans le métabolisme des purines, le stress oxydatif et la formation des synapses. © François Féron

AUTISME. Bien que des centaines de gènes aient déjà été identifiés pour leurs rôles présumés dans les troubles du spectre autistique (TSA), ils n'expliquent au mieux que... 1 % des cas. C'est pourquoi les biologistes sont à la recherche de ceux qui permettraient d'expliquer un plus grand nombre de cas. Une équipe française a récemment découvert qu'un gène jouant un rôle majeur au cours du développement précoce de l’individu est sous-exprimé dans la majorité des cellules souches issues de patients et serait responsable de certains traits autistiques. Ses travaux sont publiés le 4 août 2015 dans la prestigieuse revue Molecular Psychiatry. Sciences et Avenir a interrogé François Féron, l'un des auteurs de ces travaux. Il dirige l'équipe "Plasticité olfactive et réparation du système nerveux" dans le laboratoire Neurobiologie des interactions cellulaires et neurophysiopathologie (NICN), de la faculté de médecine de Marseille et affilié au CNRS.

Sciences et Avenir : Quelle est cette enzyme responsable de certains traits autistiques ?

François Féron : Il s'agit de l'enzyme MOCOS, connue pour sa fonction dans le métabolisme des purines, avec notamment la production finale d'acide urique (voir en vert ci-dessous). Nous nous sommes aperçus qu'elle était sous-exprimée chez la majorité des patients de notre cohorte (9 patients sur 11), atteints d'autisme à des degrés divers (6 patients atteints d'autisme sévère, 2 d'une forme très sévère, 1 d'une forme modérée ; 2 sont des autistes de haut niveau, également appelés "autistes Asperger"). Or ces personnes ne souffraient pas d'une production réduite d'acide urique. C'est une première surprise. La seconde, c'est que nous avons constaté que l'enzyme MOCOS a aussi un rôle dans le cerveau, puisqu'elle est exprimée dans les cellules de l'encéphale, au cours du développement et chez l'adulte.

ACIDE URIQUE. L'ADN et l'ARN (acides nucléiques) issus du renouvellement cellulaire se transforment dans l'organisme : on parle de métabolisme des purines. L'acide urique est leur produit métabolique final. Il provient aussi de l'alimentation et est produit dans l'organisme par le foie. Lorsque le taux d'acide urique sanguin s'élève trop, il précipite, en particulier au niveau des articulations, et est responsable de la maladie de la goutte.

Quels sont les traits autistiques touchés par la sous-expression de l'enzyme MOCOS ?

La sous-expression de cette enzyme induit une hypersensibilité au stress oxydatif, des synapses en moins grand nombre et une neurotransmission anormale. Nous soupçonnons donc que sa sous-expression conduit au développement cérébral anormal observé chez les patients autistes. Elle semble également être impliquée dans l’absorption intestinale et pourrait en partie expliquer les troubles gastro-intestinaux observés chez les patients autistes. Une hypothèse qui valide la théorie étudiée depuis quelques années par plusieurs équipes de recherche dans le monde et selon laquelle le microbiote jouerait un rôle dans l'autisme.

Comment avez-vous découvert le rôle de l'enzyme MOCOS dans les TSA ?

En étudiant des cellules souches olfactives adultes, témoins des premiers stades du développement de l'homme. Elles résident dans un tissu nerveux, sont facilement accessibles et avaient déjà prouvé leur utilité lors d’études sur des troubles du cerveau. Mais ces cellules souches n'avaient jamais servi d'outil pour détecter la dérégulation d'un gène dans l'autisme. Pour mener ce type d'études, les chercheurs utilisent plutôt des cellules sanguines ou de la peau.

La découverte de l'implication de l'enzyme MOCOS dans l'autisme permettra-t-elle d'ouvrir des perspectives thérapeutiques nouvelles ?

Nous espérons que cette découverte nous permettra de développer de nouveaux outils de diagnostic et de découvrir des molécules thérapeutiques destinés aux patients atteints de TSA. Cependant, entre la partie fondamentale et les essais cliniques, nous ne nous attendons pas à ce que cela soit possible avant plusieurs années. Nous allons également vérifier nos résultats sur une cohorte plus large : nous souhaitons vérifier la sous expression de MOCOS au sein d'une cohorte comprenant 50 patients atteints de TSA et 50 patients "contrôles".

4 août 2015

Rôle et fonctionnement des neurones miroirs

article publié sur Papa positive !

Jeff | juin 25, 2015 |

3 août 2015

Elise au mois de juillet -> Séjour avec l'association A Bras Ouverts en Baie de Somme

Dans la période qui nous occupe ... heureusement que nous avons, notamment, la seconde famille d'Elise  ... !

Elise est partie avec A Bras Ouverts dans la baie de Somme du 25 au 30 juillet accompagnée par une jeune femme professeure ... qui au retour ne m'a fait que des compliments sur ma fille !

Je partage avec vous la carte postale reçu ce matin ... Elise a signé !

carte postale élise train baie de somme

carte postale élise mot baie de somme

2 août 2015

Selon une chercheuse du MIT, la moitié des enfants seront diagnostiqués autistes à cause du glyphosate d'ici 2025

 

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La moitié des enfants seront autistes d’ici 2025, met en garde la chercheuse principale du MIT (Massachussetts Institute of Technology)

Pourquoi ? Des preuves démontrent la toxicité du glyphosate provenant de la sur-utilisation de l’herbicide Roundup de Monsanto sur notre alimentation.

Pendant plus de trois décennies, le Docteur Stephanie Seneff a étudié la biologie et la technologie, publiant au fil des ans plus de 170 articles revus par des pairs scientifiques. Au cours des dernières années, elle s’est concentrée sur la relation entre l’alimentation et la santé, abordant des sujets tels que la maladie d’Alzheimer, l’autisme et les maladies cardiovasculaires, ainsi que l’impact des carences nutritionnelles et des toxines environnementales sur la santé humaine.

Lors d’une conférence à Groton (Massachussetts) sur les OGM, elle a pris le public par surprise lorsqu’elle a déclaré « à ce rythme, d’ici 2025, un enfant sur deux sera autiste. » Elle a noté que les effets secondaires de l’autisme ressemblent de près à ceux provoqués par la toxicité du glyphosate, et a montré des résultats indiquant une corrélation remarquablement cohérente entre l’utilisation de l’herbicide Roundup sur les cultures (et la création de Roundup-Ready pour les semences OGM) et le développement de l’autisme. Chez les enfants autistes on a détecté un niveau élevé de glyphosate, des carences en zinc et en fer, des convulsions, ou encore des maladies mitochondriales.

diagnostiqués autistes

Diagnostiqués autistes

Ses collègues on rapporté que, après la présentation du Dr Seneff « Les 70 personnes présentes étaient contrariées, probablement parce qu’elles avaient désormais de sérieux doutes concernant ce qu’elles servaient à leurs enfants, tout ce qui contient du maïs ou du soja, qui sont presque tous génétiquement modifiés et donc pulvérisés de Roundup et de son glyphosate. »

Le Dr Seneff a noté l’omniprésence de l’utilisation du glyphosate.

Comme on le pulvérise sur le maïs et le soja, toutes les boissons gazeuses et les bonbons sucrés avec du sirop de maïs et toutes les chips et les céréales qui contiennent des additifs au soja contiennent de petites quantités de glyphosate, quant au bœuf et à la volaille, ils sont nourris au maïs ou au soja OGM. Le blé est souvent traité au Roundup avant d’être récolté, ce qui signifie que tous les pains au blé et les produits à base de blé non biologique contiennent aussi du glyphosate. La quantité de glyphosate dans chaque produit n’est peut-être pas importante, mais l’effet cumulatif pourrait être dévastateur. Une étude récente montre que les femmes enceintes qui vivent près des fermes où l’on pulvérise des pesticides, ont une augmentation du risque de 60% d’avoir un enfant atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

D’autres substances toxiques peuvent également augmenter le risque d’autisme.

Vous vous souvenez peut-être de l’histoire de l’informateur des CDC qui a révélé la dissimulation délibérée du gouvernement du lien entre le vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) et une forte augmentation du risque d’autisme, en particulier chez les garçons afro-américains. D’autres études montrent désormais un lien entre l’exposition des enfants aux pesticides et l’autisme. Les enfants qui vivent dans des maisons avec des sols vinyle, qui peuvent dégager des phtalates (produits chimiques) sont plus susceptibles de souffrir d’autisme. Les enfants dont les mères fumaient étaient également deux fois plus susceptibles d’être atteints d’autisme. Des recherches reconnaissent désormais que les contaminants environnementaux tels que les PCB, les PBDE et le mercure peuvent altérer le fonctionnement des neurones du système nerveux avant même qu’un enfant soit né.

L’USDA a publié une étude concluant que bien qu’il n’y ait pas de niveaux détectables de résidus de pesticides dans plus de la moitié des aliments testés par l’agence, 99% des échantillons prélevés avaient une teneur jugée acceptable par le gouvernement, et on a découvert que 40% des échantillons n’avaient aucune trace détectable de pesticides. Néanmoins, l’USDA a ajouté qu’en raison des « problèmes de coûts », il n’y a pas de test pour les résidus de glyphosate. Répétons-le encore une fois : ils n’ont jamais testé l’ingrédient actif de l’herbicide le plus utilisé au monde. « Des problèmes de coûts ? » C’est absurde, à moins qu’ils signifient que cela leur coûtera en termes de relation spéciale entre l’USDA et Monsanto.

De plus, comme nous l’avons précédemment indiqué, le nombre d’effets indésirables des vaccins peut être également en corrélations avec l’autisme, bien que Seneff indique qu’il ne coïncide pas autant qu’avec le Roundup. Ces mêmes corrélations entre l’application du glyphosate et l’autisme apparaissent dans les décès dus à la sénilité.

Bien sûr, l’autisme est un problème complexe avec de nombreuses causes possibles. Cependant, les données du Dr Seneff sont particulièrement importantes compte tenu de la forte corrélation, et parce que cela vient d’une scientifique avec des références impeccables. Elle a parlé à la conférence sur l’autisme et présenté un grand nombre de ces mêmes faits ;

 

Monsanto affirme que le Roundup est inoffensif pour les humains.

Les bactéries, les champignons, les algues, les parasites et les plantes utilisent une voie métabolique en sept étapes connue sous le nom de voie de synthèse du shikimate pour la biosynthèse des acides aminés aromatiques ; le glyphosate inhibe cette voie, entraînant la mort de la plante, c’est pourquoi il est si efficace comme herbicide. Monsanto affirme que les humains n’ont pas cette voie de synthèse du shikimate, par conséquent, c’est parfaitement sans danger.

La moitié des enfants seront diagnostiqués autistes à cause du glyphosate d’ici 2025

Le Dr Seneff souligne néanmoins que nos bactéries intestinales ont cette voie, et elle est cruciale car ces bactéries fournissent des acides aminés essentiels à notre organisme. Le Roundup tue donc les bactéries intestinales bénéfiques, permettant aux agents pathogènes de se développer. Il perturbe la synthèse des acides aminés y compris la méthionine, ce qui entraîne des pénuries de neurotransmetteurs essentiels et d’acide folique ; il supprime des minéraux importants comme le fer, le cobalt, le manganèse et bien plus encore.

Pire encore, elle note que des substances chimiques présentes dans le Roundup ne sont pas testées parce qu’elles sont classées comme « inertes », mais selon une étude de 2014 de BioMed Research International, ces produits chimiques sont capables d’amplifier les effets toxiques du Roundup de plusieurs centaines de fois.

Le glyphosate est présent en quantités anormalement élevées dans le lait des mères américaines allant de 760 à 1600 fois la limite autorisée dans l’eau potable en Europe. Des tests d’urine montrent que les américains ont une accumulation de glyphosate dix fois plus élevée que les européens.

« À mon avis, la situation est presque irréparable », a déclaré le Dr Seneff après sa présentation. « Nous devons prendre des mesures draconiennes. »

Sources: Selon une chercheuse du MIT, la moitié des enfants seront diagnostiqués autistes à cause du glyphosate d’ici 2025

http://people.csail.mit.edu/seneff/glyphosate/Groton_Seneff.pdf

www.anh-usa.org

http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2013/06/09/monsanto-roundup-herbicide.aspx

Claire C.

 

1 août 2015

Un moment de plaisir pour finir ou commencer la journée ...

1 août 2015

Accessibilité, le handicap mental aussi !

article publié sur le site de l'UNAPEI

Une vidéo qui vous explique en moins de 2 minutes tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’accessibilité pour les personnes handicapées sans jamais oser le demander.

Prenez le bus avec Maël et suivez le dans son parcours dans la cité : transports en commun, visite chez le médecin, démarches administratives… Notre vie de tous les jours peut être bien compliquée si rien n’est prévu pour faciliter l’orientation et la compréhension de tous.

Découvrez comment des aménagements simples, et peu coûteux, des informations courtes et compréhensibles facilitent la vie de Maël et de tous ceux qui ont des difficultés de compréhension, de repérage et d’orientation.

Une vidéo à consommer sans modération et à diffuser largement. Vous êtes sur Facebook ou sur Twitter ? Aimez la page Unapei, suivez le @Unapei_info ... et aidez Maël à convaincre d’autres personnes en partageant notre vidéo. Accessibilité et handicap mental, c’est possible.

Alors, vous commencez quand ?

31 juillet 2015

Ce matin, shooting photos sur les Bords de Marne entre Bry-sur-Marne & Nogent

Tout paraît simple mais la miss est capricieuse et la prendre sous son bon profil relève du défi ... Ce matin j'ai relevé le gant !

et modifié la photo de la page d'accueil du blog

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31 juillet 2015

Elise vous recommande un clip ravageur ...

Résumé des paroles :

Visage jaune, oreilles rouges, tignasse blonde, lèvres pulpeuses, nez épaté… Colère, joie, sérénité, tristesse, peur, plénitude, rancœur, amour… Le figuier rencontre l’olivier, L’univers est un mélange d’idées, de couleurs, d’identités, de ressentis… et aux lointaines origines de l’univers : un mélange. Un corps sans ses cinq membres n’en est plus un. C’est le fil et l’aiguille qui tissent la tunique... Patchwork.
Enfant de l’eau et de la lumière, mon nom est couleur.

 

Ajoutée le 30 juil. 2015

www.sahadpatchork.com

SCENARIO : Sahad Sarr
REALISATION : Loïc Hoquet
PRODUCTION : Patchworld Production

EQUIPE TECHNIQUE
Chef Opérateur : Loïc Hoquet
Seconde Camera : Mamadou Diallo
Post-Production : Loïc Hoquet
Régie : Ibrahima Khalil Mbaye & Dingri Bou Kachta
Traducteur : Youssoupha Sarr
Infographe : Louis Faye

MANAGEMENT : Stéphanie Nikolaidis & Elodie Dupuis

MUSICIENS
Sahad Sarr | Lead vocal et Guitare rythmique (Sénégal)
Brahim Wone | Guitare solo (Maroc / Sénégal)
Mamadou Malick Seck | Batterie (Sénégal)
François Keita | Basse (Sénégal / Mali)
Honoré Kouadio | Percussions (Côte d'Ivoire)
Gislas Nzolani | Trompette (Congo)
David Lothamer | Clavier (USA)
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31 juillet 2015

La belle histoire du jour : Le tour de France en 80 jours d'un père et de son fils autiste

article publié sur aleteia

Alors que la Grande Boucle s'est achevée dimanche, deux Français ont bouclé une course cycliste d'un tout autre genre...

Loïc et Maxime Baron Maxim'Tour tour de France vélo © Capture d'écran/MJCTV
Deux Bretons viennent nous rappeler, une fois de plus, que l'on peut réaliser ses rêves aussi impossibles semblent-ils... même avec un handicap ! Depuis plus de 20 ans, été comme hiver, Loïc Baron, 63 ans, se balade à vélo tous les samedis avec son fils Maxime, 37 ans. Année après année, une idée folle commence alors à germer dans la tête du père de famille : organiser un tour de France à vélo avec son garçon. Tout ceci pourrait paraître presque commun, à un détail près : Maxime est autiste et vit toute l'année dans un centre spécialisé. 

Ces sorties cyclistes hebdomadaires sont pour le trentenaire une "bouée sportive qui lui permet de sortir de son foyer de vie et de pousser ses limites", confie son père à Ouest-FranceUn projet impossible à mettre en œuvre aux dires de certains ? Qu'à cela ne tienne, Loïc décide de relever le défi. Le "Maxim'Tour" aura bien lieu et poursuivra un but simple mais concret : sensibiliser les gens à la différence. À chaque étape de leur périple, Loïc parlera en effet de son handicap aux personnes rencontrées. 
Le tour de France en 80 joursMais une telle aventure ne se conçoit pas si facilement. Pendant un an et demi, le père étudie le parcours possible, privilégiant les voies vertes et les chemins de halage afin de faire découvrir à son fils la beauté et les richesses des paysages français. À peine sa retraite atteinte, en novembre dernier, et les derniers préparatifs achevés, père et fils enfourchent le 1er avril leurs vélos pour entamer la première des 58 étapes de leur périple : 3 576 km au total, 65 km par jour, 28 départements traversés, 14 jours de repos seulement. L'ancien champion cycliste Bernard Hinault leur fait même la surprise d'être présent pour le départ de ce tour de France peu ordinaire. 

Quelques proches, amis, membres de la famille ou simples amateurs de vélo souhaitant soutenir ce beau projet, les ont accompagnés sur certaines étapes. Lors de la dernière d'entre elles, Maxime était d'ailleurs escorté par ses amis du foyer de vie des Grands Rochers (Dinan, Côtes-d'Armor), eux aussi ayant enfourché leurs deux-roues pour l'occasion. Passé "leur" ligne d'arrivée le 20 juin dernier, bien avant le départ du Tour de France officiel, Loïc confiait sur la page Facebook du Maxim'Tour que son fils était "devenu différent. Il y aura un avant et un après". Et son cousin Gaëtan d'ajouter : "Tu es différent et Dieu merci car cette différence t’a permis de trouver ta liberté en pédalant. Il est libre Max". 
31 juillet 2015

A quand, enfin, un Plan autisme en Belgique ?

article publié dans La Libre.be

Contribution externe Publié le jeudi 30 juillet 2015 à 20h51 - Mis à jour le jeudi 30 juillet 2015 à 20h51

La Wallonie lance son "plan autisme"

Qui veut parquer les personnes handicapées mentales ?

Opinions Une opinion de Cinzia Agoni-Tolfo, présidente de l’association Inforautisme. 
 

Juillet 2015 : le tribunal administratif de Paris condamne l’Etat français à verser près de 250 000 euros de dommages au profit de sept familles d’enfants autistes. Il reconnaît ainsi des graves carences dans la prise en charge de l’autisme dues à l’absence de services adaptés.

Depuis quelques années, aussi bien en France qu’en Belgique, la question de l’autisme défraie régulièrement la chronique judiciaire. La France essuie déjà plusieurs condamnations par des instances européennes en matière de violation des droits des personnes avec autisme. Bien que non contraignantes, ces condamnations ternissent l’image du pays des droits de l’homme. Mais la récente condamnation est un jugement interne qui représente un précédent aux lourdes conséquences. Des dizaines d’autres familles rejoignent la liste des plaignants pour des actions futures.

Prises en charge opposées

Sujet de débats parfois enflammés, l’autisme se révèle un véritable problème de santé publique dans le monde entier. Il est communément admis qu’un enfant sur 100 naît avec une forme plus ou moins grave d’autisme. Les statistiques américaines font actuellement état d’une naissance sur 68. Si les causes précises de l’autisme restent encore en partie non élucidées, il est accepté par la communauté scientifique internationale, ainsi que par l’OMS (Organisme mondial de la Santé), que l’autisme est un trouble précoce du développement de l’enfant, d’origine neurobiologie, affectant le cerveau et plus particulièrement les capacités de communication et de relation sociale. L’autisme résulte en un handicap permanent.

Si le consensus sur les causes et la définition de l’autisme est désormais acquis au niveau mondial, il existe néanmoins une exception française qui, sur base d’une différente interprétation de la maladie mentale, considère l’autisme comme un trouble résultant de traumatismes psychiques, archaïques, causés par des maltraitances parentales parfois aussi subtiles qu’inconscientes, voire par un retrait volontaire de l’enfant face à une situation de vie angoissante.

De ces différentes interprétations de l’autisme découlent des prises en charge parfois opposées. La Belgique francophone a suivi la France à la trace. Historiquement, l’autisme relevait du domaine de la psychiatrie. Néanmoins, notre pays présente une différence de taille : le principe de la liberté thérapeutique et, en ligne générale, de la liberté de choix des familles, s’applique davantage chez nous que chez nos voisins.

Et pour les tout-petits ?

Ainsi, depuis 25 ans, des écoles spécialisées à pédagogie adaptée ont vu le jour dans nos contrées, de même que des services offrant une prise en charge éducative. Cela n’est hélas pas suffisant : le nombre de places spécialisées disponibles dans les écoles francophones ne couvre pas les besoins de notre population. En effet, pour 11 000 enfants autistes en âge scolaire, nous comptons seulement 1 200 places, dont plus de 300 sont occupées par des Français. Les écoles réputées pour la qualité de leur enseignement ont des listes d’attente interminables.

D’autre part, c’est en amont de l’école qu’il faut intervenir, afin de donner à nos enfants un maximum de chances de fréquenter un enseignement ordinaire. Or, dans notre pays, manquent cruellement les programmes de stimulation précoce et intensive (notamment l’A.B.A. - analyse du comportement appliquée) visant la rééducation des jeunes enfants en âge préscolaire (entre 2 et 6 ans). Ces programmes ont fait leurs preuves depuis 20 ans ailleurs dans le monde et leur efficacité est démontrée. Des études validées prouvent que pour près de la moitié des enfants avec autisme, il est possible de parvenir à une amélioration très significative des symptômes et à une autonomie pratiquement optimale. En outre, les approches éducatives permettent des progrès pour toutes les personnes autistes, même les plus déficitaires, et à n’importe quel âge de la vie.

Des parents livrés à eux-mêmes…

Ces informations sont disponibles et accessibles à tous. Nombre de parents confrontés à un diagnostic d’autisme s’informent très rapidement et savent ce qu’il faut mettre en place pour aider leur enfant. Ils savent qu’une éducation appropriée permet des progrès importants et une plus grande autonomie. Surtout, ils savent que l’on peut éviter l’institutionnalisation à l’âge adulte. Le drame est que ces parents sont pour la plupart laissés à eux-mêmes, les services d’accompagnement ne pouvant pas pallier les besoins d’interventions intensives. Alors que d’autres pays, en cas d’attente, proposent des programmes alternatifs impliquant la formation des parents aux méthodes d’apprentissages, en Belgique, les familles doivent se débrouiller avec leurs moyens propres.

… et sans soutien financier

Or, on peut trouver des éducateurs, logopèdes et psychologues formés aux bonnes pratiques, mais les séances ne sont pas remboursées par l’Inami. Certains parents y consacrent dès lors des sommes énormes. Il n’est pas rare de rencontrer des parents qui vendent des bics et des nounours, qui organisent des soirées boudin, des concours de pétanque pour ramasser quelques euros à investir dans des séances de rééducation ou de formation.

Depuis des années, nous revendiquons la mise en place d’un Plan Autisme national et transversal et des services adaptés. Face aux revendications légitimes des parents et à leur désespoir, l’Etat belge fait la sourde oreille et se limite à commanditer des études dont il ne suit pas les recommandations.

Des années de palabres

A des jeunes parents confrontés au temps qui passe inexorable, les entités fédérées répondent que nous sommes en période de terribles restrictions budgétaires et qu’aucune politique nouvelle ne peut se déployer sans un consensus préalable. Cela demande donc encore des années de palabres, discussions et concertations, alors que des centaines de nouveaux diagnostics viennent augmenter chaque année le nombre d’enfants autistes et de leurs familles laissés-pour-compte. Le temps des parents n’est pas le temps du politique.

Cette condamnation de la France ouvre une perspective nouvelle, celle du droit. La Belgique a aussi été condamnée en 2013 par le Comité européen des Droits sociaux pour carence de solutions d’accueil pour les adultes handicapés de grande dépendance. Parmi eux, une bonne partie sont autistes. A la suite de cette condamnation, trois actions individuelles ont été menées avec succès dans le cadre de tribunaux belges contre l’agence flamande des personnes handicapées. Un précédent aussi dans notre pays, que nos gouvernements francophones semblent, à tort, prendre à la légère.

Aujourd’hui plus que jamais, les parents sont déterminés à faire valoir les droits de leurs enfants, ainsi que leur liberté de choix thérapeutique, en s’appuyant sur les conventions internationales ratifiées par la Belgique. Puisse le monde politique entendre la détresse de ces parents mais aussi la voix de la raison. Notre système, défaillant en matière de prise en charge de l’autisme, a produit des générations entières d’adultes autistes surhandicapés, il est grand temps d’y remédier.

 

Titre, introduction et intertitres sont de la rédaction.

30 juillet 2015

L'équitation : le sport zen qui fait du bien

Créé le 28/07/2015 à 15h14
L'équitation : le sport zen qui fait du bien© Getty

Monter à cheval : un cocktail hyper sain de sport et de zen selon Chris Irwin, l’auteur canadien de « danse avec ton cheval d’ombre ». Il nous Explique pourquoi…

1. C’est de la méditation active

Chris Irwin travaille avec les chevaux depuis toujours. Entraîneur équestre mondialement reconnu, il est célèbre pour son approche des chevaux dits difficiles et aussi pour son bestseller,

« Les chevaux ne mentent jamais » (Au Diable Vauvert, 2011). Dans « Danse avec ton cheval d’ombre », il explique « comment le sens équin nous aide à trouver équilibre, force et sagesse ». Le lien entre équitation et méditation semble évident : « Bouddha insistait sur la différence entre méditer en position assise et méditer en action »… Les chevaux s’avèrent être les meilleurs alliés pour mener à bien la seconde posture. Concrètement, débuter sa journée par 15 minutes assis sur son lit ne suffit pas. Dans nos vies très agitées, être capable de (re)trouver le calme même en pleine action est un atout rare. Bien enseignée, l’équitation donne les outils pour y parvenir. Un cavalier s’entraîne à rester en possession de tous ses moyens intellectuels et de son self-control, tout en travaillant attention et activité physique.

 

2. C’est un outil anti conflits

Lorsqu’on apprend à monter à cheval, on se trouve confronté à des situations de conflit. « Travailler avec un être vivant, un animal lui-même habité par une dose de vulnérabilité et de stress, est un moyen très efficace d’apprendre soi-même à faire face aux conflits de la vie en général. Un cheval est plus lourd, plus rapide, plus fort que tout être humain.
Impossible d’utiliser la force pour le contrôler.» Evoluer à ses côtés, c’est s’imposer en leader intelligent. Cela demande maîtrise de soi et intuition et, « en cours, avec un bon moniteur, cela s’apprend ».

 

3. C’est (presque) de la sophrologie

« Ce qui est magique, c’est que les chevaux nous obligent à renouer avec la nature. » Plus besoin de visualisations positives, cette fois, on sent le vert, on le vit, on plonge dedans.

 

4. C’est une thérapie

Quid de celles et de ceux qui ont peur ? « C’est naturel. Un cheval, c’est grand et puissant. Ça pèse 500 kilos. C’est rapide. Nous ne sommes pas habitués à courir ce danger. En voiture, nous savons que nous prenons un risque, mais nous l’avons apprivoisé. Là, tout est nouveau. » Le travail du moniteur est de transmettre à ses élèves les outils pour passer de la peur à l’émerveillement. « Quand cela arrive, c’est fascinant. »

 

5. C’est une méthode antistress

Toujours selon Chris Irwin, un cheval doit, pour que les choses se passent au mieux lorsqu’il est monté, être impressionné par le comportement de son cavalier qui, dans le calme, étape après étape, gagne sa confiance et son respect. De fait : « Les chevaux sont capables de nous aider à apprivoiser l’impatience et l’agacement. » Mais pas seulement. Travailler avec eux implique une constante recherche d’équilibre physique et mental. Une solution idéale pour allier fitness et relaxation, lâcher prise et, il ne faut pas l’oublier…musculation.

30 juillet 2015

Condamné pour carences dans la prise en charge d'enfants autistes, l'Etat ne fera pas appel

article publié dans Localtis

HandicapPublié le mercredi 29 juillet 2015

Dans huit jugements rendus le 15 juillet, le tribunal administratif de Paris a condamné l'Etat à un total de 240.000 euros de dommages-intérêts (de 13.164 à 70.000 euros selon les affaires), au profit de sept familles ayant un enfant autiste. Ces sommes leur ont été attribuées "en réparation des préjudices subis tant par eux-mêmes que par leurs enfants en raison des carences de l'Etat dans la prise en charge des troubles autistiques qu'ils présentaient".

Des "carences" dans la prise en charge

Les huit affaires concernaient différents départements sur l'ensemble du territoire, mais, conformément à l'article R.351-8 du Code de justice administrative, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a décidé - pour la "bonne administration de la justice" - de confier l'ensemble de ces affaires à un seul tribunal administratif.
Les affaires jugées concernent essentiellement la scolarisation des enfants autistes et l'accueil en établissement médicosocial, en internat ou semi-internat. Dans deux cas, les enfants avaient dû être placés dans un établissement en Belgique, faute de réponse adaptée en France.
Dans ses différents jugements, le tribunal reconnaît l'existence d'un préjudice moral pour les enfants et les parents - notamment du fait de l'éloignement, pour les enfants placés en Belgique -, ainsi que de "carences" dans la prise en charge qui aurait dû être assurée à ces enfants.
En revanche, les jugements exonèrent l'Etat de toute responsabilité sur les orientations, jugées inadaptées, prononcées par les commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ou sur la mauvaise application des décisions par les établissements et services médicosociaux.

Le troisième plan Autisme pour rattraper le retard

L'association "Vaincre l'autisme" - qui entretient des relations tendues avec le ministère des Affaires sociales et de la Santé et qui soutenait les parents dans leurs recours - s'est réjouie de ces décisions, qui démontrent "la responsabilité de l'Etat à l'origine de situations d'inégalité intolérables" et "font office d'une nouvelle jurisprudence des préjudices subis par les personnes autistes exilées en Belgique". L'association rappelle également que quatorze autres affaires du même type sont pendantes devant le tribunal administratif de Paris et que "d'autres familles continuent à saisir Vaincre l'autisme pour intégrer cette 'plainte collective'".
De son côté, Ségolène Neuville a indiqué que le gouvernement ne fera pas appel de ces décisions du tribunal administratif de Paris, qui deviennent donc définitives. Interrogée par l'AFP, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion a affirmé : "Je ne suis pas étonnée par ce jugement parce qu'en France, nous avons réellement un retard pour la prise en charge des enfants autistes, retard que je qualifierais d'historique, car ça fait très longtemps que c'est comme ça."
La ministre a notamment indiqué que le troisième plan Autisme 2013-2017 (voir nos articles ci-contre) avait précisément pour vocation de combler ce retard français, qui lui a déjà valu une condamnation européenne (voir notre article ci-contre du 7 février 2014). Ce plan prévoit notamment une enveloppe de 205 millions d'euros, qui financera, entre autres, la création de 3.400 places pour enfants et adultes atteints de troubles autistiques. 

Jean-Noël Escudié / PCA

29 juillet 2015

Autisme : Des coût de 500 milliards de dollars pour atteindre 1 trillion de dollars en 2025


Autisme : Des coûts de 500 milliards de dollars pour atteindre 1 trillion de dollars en 2025
Des chercheurs de l’UC Davis ont créé des prévisions sur les couts de l’autisme aux États-Unis. Les chiffres sur 10 ans montrent que l’autisme va couter près de 500 milliards de dollars si on ne trouve pas rapidement de nouvelles méthodes de prévention et d’accompagnement.

Ces prévisions incluent les impacts médicaux, mais également professionnels ainsi que sur la productivité. Les pertes sont de 268 milliards de dollars pour 2015 et 461 milliards de dollars pour 2025. Les chercheurs ajoutent que ces prévisions ont été faites sur un taux minimum, mais que les couts pourraient atteindre 1 trillion de dollars en 2025. Cette étude a été publiée dans la revue Journal of Autism and Developmental Disorders.

Les couts actuels de l’autisme sont le double des couts combiné des AVC et de l’hypertension et on peut ajouter une partie des couts du diabète selon Paul Leigh, auteur de l’étude et professeur en science dans la santé publique du Center for Healthcare Policy and Research à l’UC Davis. Ces chiffres devraient nous terrifier et on doit donner l’alerte au plus haut lieu, car les impacts seront catastrophiques sans l’adoption de mesures rapides et efficaces. Leigh espère que ces travaux vont inciter à un changement de politique et que les entreprises vont créer plus de programmes de recrutement pour les personnes autistes.

Leigh a travaillé avec le co-auteur de l’étude, Juan Du, qui a reçu son doctorat de l’UC Davis. Ils ont déterminé les couts de l’autisme par personne en se basant sur les données des services médicaux, des soins résidentiels, de l’éducation spéciale, des soins domestiques, des aides à l’emploi et pour le transport ainsi que la perte de productivité. Leurs données proviennent de plusieurs sources incluant la documentation disponible sur l’autisme, le CDC et l’office du travail aux États-Unis. Les prévisions ont inclus des variations sur l’âge puisque les vieux et les jeunes nécessitent des soins différents pour traiter leur autisme. Il faut ajouter la présence ou non du retard mental qui augmente les soins et les couts par la même occasion.

L’équipe a trouvé que les couts allaient de 162 à 367 milliards de dollars pour 2015 (les prévisions les plus optimistes des chercheurs sont de 268 milliards de dollars). Et pour 2025, les chercheurs tablent sur 276 milliards en étant le plus économe et le plus optimiste possible et près de 1 trillion de dollars dans le pire des scénarios. Le problème est que la prise en charge actuelle de l’autisme suit plutôt le pire des scénarios dans la mesure où les pouvoirs publics ont délaissé ce trouble. Si les couts de l’autisme atteignent vraiment 1 trillion de dollars, alors ce sera supérieur aux couts cumulés des soins pour l’AVC, l’hypertension et le diabète. Pour réduire les couts, le professeur Leign préconise de lancer un investissement dans la recherche avec un financement qui est équivalent à celui du diabète.

On doit investir pour comprendre les causes et l’évolution de l’autisme. On doit financer davantage les programmes d’aide pour les enfants autistes ainsi que les aides à l’emploi pour les personnes souffrantes d’autisme. N’oublions pas que ces couts seront supportés par les contribuables et une inaction sur l’autisme revient à pénaliser les générations futures dans de nombreux domaines de la société.

Source

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