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"Au bonheur d'Elise"
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19 avril 2018

Exposition "Je suis autiste et alors ?" à l'Assemblée Nationale

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19 avril 2018

Autisme et psychanalyse, histoire d’un échec français

18 avril 2018, 23:59 CEST

Le président Emmanuel Macron, en visite à l'hôpital de Rouen le 5 avril, veille de l'annonce du plan autisme 2018-2022. Christophe Ena/AFP

La France a un problème avec l’autisme. La Cour des comptes, juridiction chargée de la régularité des comptes publics, estime que le pays compte 700 000 personnes autistes, dont seules 75 000 ont été diagnostiquées. Les enfants sont diagnostiqués plus tard que dans les pays voisins. Ils sont souvent exclus du système éducatif traditionnel et ont un accès limité aux services de soutien scolaire et activités extrascolaires.

Les enfants autistes français sont souvent cloîtrés dans des hôpitaux de jour ou des institutions, isolés du reste de la communauté et bien souvent incapables de communiquer par oral. Alors qu’aux États-Unis, par exemple, les écoles publiques sont dans l’obligation légale d’inclure les enfants autistes dans les classes traditionnelles. Depuis des années, les familles du nord-est de la France doivent emmener leurs enfants en Belgique pour qu’ils bénéficient d’une meilleure prise en charge.

Le premier ministre Édouard Philippe annonce la stratégie autisme 2018-2002, le 6 avril. Amélie Tsaag Valren, CC BY-NC-SA

Le gouvernement reconnaît ces faiblesses. Il a été contraint de le faire en 2004, suite aux actions d’associations nationales et sous la pression internationale : le Conseil de l’Europe a ainsi jugé que les dispositions prises par la France à l’égard de l’autisme étaient contraires à la Charte sociale européenne, un jugement confirmé dans plusieurs autres affaires. En 2016, le Comité pour les droits de l’enfant des Nations unies s’inquiétait lui aussi du fait que de nombreux enfants autistes français « continuent à être victimes de violations de leurs droits » à l’éducation et à la prise en charge.

En réponse, plusieurs « plans autisme » ont été mis en place, sortes de « plans Marshall » qui mettent l’accent sur l’amélioration des résultats. Le plus récent – le quatrième – a été lancé début avril par le président Emmanuel Macron et prendra fin en 2022. Il vise à recruter des milliers d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) afin de permettre aux enfants autistes d’être scolarisés dans des établissements classiques, et à faciliter leur diagnostic. Pourtant, son existence même suffit à démontrer l’inefficacité des trois plans précédents.

L’influence de la psychanalyse

Pourquoi la France est-elle à la traîne ? Ce retard semble dû à la forte influence de la psychanalyse sur la psychiatrie française au cours des dernières décennies. De nombreux psychanalystes prétendent en effet que l’autisme n’est pas un trouble du neurodéveloppement à caractère majoritairement héréditaire, postulat désormais accepté dans le monde entier. Ils le voient plutôt comme un état généré psychologiquement au sein d’un environnement familial dysfonctionnel, en particulier si l’enfant rencontre des problèmes dans la relation avec sa mère.

Comme le formulait le psychanalyste Charles Melman, défenseur de ce point de vue, dans une interview en 2014, l’enfant autiste :

« À souffert d’une chose très simple. Sa maman […] n’a pas pu transmettre le sentiment du cadeau qu’il était pour elle. […] La prosodie [NDLR : la tonalité, les inflexions] du discours maternel joue un rôle dans le développement de l’autisme. »

Dans l’histoire de la psychanalyse – et en particulier aux États-Unis dans l’après–Seconde Guerre mondiale, de nombreux praticiens envisageaient l’autisme comme une forme de psychose ou de « schizophrénie infantile ». Pour eux, la thérapie passait avant tout par la psychanalyse, en lieu et place des approches comportementales ou basées sur la communication, qui ont largement fait leurs preuves aujourd’hui.

En France, les choses changent depuis les années 1990, sous la pression d’associations de parents, furieux que le corps médical semble les rendre responsables des troubles de leurs enfants.

Dans un spectacle toujours joué, l’humoriste Laurent Savard, père d’un garçon autiste, met en scène la séance où il est reçu, avec sa compagne, par une psychanalyste.

L’association Vaincre l’autisme a organisé plusieurs manifestations en 2012-2013, dénonçant le traitement de ce trouble par la psychanalyse. En 2011, le documentaire Le Mur s’était attaqué à l’approche psychanalytique en la matière. La polémique a éclaté lorsque trois psychanalystes ont intenté un procès, obtenant temporairement l’interdiction du film. Le jugement a toutefois été cassé en appel en 2014, ce qui témoigne du pouvoir faiblissant du lobby psychanalytique.

En France, le traitement psychanalytique de l’autisme est de plus en plus discrédité, comme en témoigne une récente déclaration de la secrétaire d’État responsable du nouveau plan, Sophie Cluzel, pour qui la France doit « remettre la science au cœur de la politique gouvernementale en matière d’autisme ».

En tant qu’historien des idées, j’ai cherché à savoir comment la France en était arrivée là. La France est le seul pays à accorder une si grande importance à la psychanalyse, au niveau intellectuel et culturel, et ce depuis 1968. Aux États-Unis, par exemple, la psychanalyse a été bannie des manuels de psychiatrie dans les années 1980, quand sont apparues les méthodes comportementales et de communication. Pourquoi la France n’a-t-elle pas fait de même ?

Selon un article récent paru dans le quotidien britannique The Independent, cela s’explique notamment par l’influence de Jacques Lacan, figure majeure de la psychanalyse en France, et par la théorie de la « mère réfrigérateur » défendue par le psychologue américain Bruno Bettelheim, qui prétendait que l’autisme est causé par un manque de chaleur affective de la part de la mère.

Mais l’impact de ces penseurs doit se comprendre dans un contexte où la psychanalyse et la pensée psychanalytique étaient profondément ancrées dans la culture française. Dans le pays, l’émergence de la psychanalyse fait directement suite aux bouleversements culturels de Mai 68. Elle est alors perçue comme un outil qui permettra de « débloquer » le pays, aux prises avec une bureaucratie stricte et étouffante en cette période d’après-guerre.

Le rôle de Françoise Dolto

Mes recherches portent notamment sur l’impact de la pédopsychanalyste Françoise Dolto qui, dans les années 1970 et 1980, était considérée comme un « monument national ». Elle animait une émission de radio très populaire sur France Inter, où elle répondait aux auditeurs qui lui soumettaient leurs dilemmes en matière d’éducation. Elle a aussi fondé un réseau de centres pour enfants, les Maisons vertes, en partie dirigées par des psychanalystes.

Françoise Dolto, interviewée en 1987. Still from Apostrophes : Françoise Dolto répond à Bernard Pivot | Archive INA

Françoise Dolto a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages, qui véhiculaient la pensée psychanalytique auprès d’un large public, ciblant tout particulièrement les mères. Son étude de cas la plus connue, Le cas Dominique, montrait comment la « psychose infantile » pouvait découler de l’environnement familial. On trouve encore de tels livres, en France, dans les bibliothèques de nombreux parents, grands-parents et psychologues. Des centaines d’écoles et de services hospitaliers portent le nom de Françoise Dolto.

Dans cette position influente, la psychanalyste prétendait que la « régression » de l’enfant (l’autisme et les troubles de l’apprentissage) était la conséquence d’un amour maternel pathogène. Dans un livre de 1985, Françoise Dolto définit l’autisme comme un « processus réactionnel d’adaptation à une épreuve », dans laquelle « la relation affective ou symbolique avec la mère » a été perdue. Ce type d’arguments, couplé à sa position contre le féminisme et son idée selon laquelle il est préférable pour le développement de l’enfant que la mère reste à la maison, a sûrement contribué à faire culpabiliser beaucoup de mères d’enfants autistes. Les travaux et la position tranchée de la mère fondatrice de la pédopsychanalyse française sont venus étayer la résistance ultérieure des psychanalystes face aux mesures visant à changer la prise en charge de l’autisme dans ce pays.

Le problème auquel la France est confrontée avec l’autisme montre que la fascination étonnante de ce pays pour la psychanalyse, mise en exergue par la carrière de Françoise Dolto, a eu de lourdes conséquences. Je ne pense pas que globalement, l’impact de cette méthode thérapeutique ait été uniquement négatif. Mais dans certains domaines tels que l’autisme, elle a engendré de sérieux problèmes dont il reste difficile de se défaire.


Traduit de l’anglais par Typhaine Lecoq-Thual pour Fast for Word.

17 avril 2018

Film -> Diagnostic précoce d'un enfant autiste au Centre Expert Autisme de Limoges - réalisé par Sophie Robert

dragonbleutv

Dragon Bleu TV

Bonus du programme "Qu'est-ce que l'autisme?" ce film de 10 minutes montre les étapes du diagnostic d'un enfant de deux ans au Centre Expert Autisme de Limoges, par le Dr Eric Lemonnier et son équipe.

17 avril 2018

FILM le Modèle de Denver réalisé par Sophie Robert au CeRESA

dragonbleutv

Dragon Bleu TV

Ce documentaire de 14 minutes réalisé par Sophie Robert montre l'accompagnement précoce des enfants autistes par le modèle de Denver, effectué au CeRESA par l'équipe du professeur Bernadette Rogé.

16 avril 2018

Leka, le petit robot éducatif pour enfants autistes - vidéo de présentation version française

Il est rond, il vibre, émet des sons et des couleurs, et manifeste ses émotions. Ce petit robot s’appelle Leka, jouet interactif et éducatif pour enfants atteints d’autisme. Imaginé par deux jeunes ingénieurs en biologie, ce robot sera commercialisé mi-2018.

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16 avril 2018

Reportage café Joyeux sur France 2

15 avril 2018

Tels qu'ils sont - Documentaire sur l'autisme en France

Ajoutée le 15 avr. 2018

Etudiant en dernière année à l’école de cinéma à Nantes, Cinécréatis, j’ai profité d’un projet nécessaire à l’obtention de mon diplôme pour développer l’idée de ce documentaire. Un soir sur les réseaux sociaux, je suis tombé par hasard sur un article qui parlait d’améliorer la communication des autistes grâce à un robot. Je me suis alors vite rendu compte que je ne connaissait rien de l’autisme et était forgé de préjugés. J’ai donc commencé à me renseigner et ai malheureusement réalisé le retard que possède la France dans la prise en charge des personnes autistes. Pire, j’ai réalisé que ce retard est en partie dû au fait que les gens sont ignorants comme je l’étais avant de m’y intéresser. Touché par l’Histoire avec un grand H de l’autisme, et par des histoires de personnes souffrant de cette exclusion de toutes vies sociales - souvent dûe à des préjugés et un problème de communication sur le sujet - j’ai décidé de faire ce film pour essayer de sortir l’autisme de l’ombre. Ce documentaire consiste donc à suivre le quotidien de différentes personnes avec autisme afin d’avoir une vision plus globale de ce handicap et apprendre à les connaitre. L’idée est de s’immiscer dans leur quotidien pour voir à quoi cela ressemble, leurs difficultés, leurs compétences en s’intéressant véritablement à l’humain afin de ne pas les ranger tout de suite dans des catégories.

15 avril 2018

Reportage sur l'Atelier bleu - BFM TV

10 avril 2018

Plan autisme au complet avec les 100 mesures

9 avril 2018

Guillaume avec Edouard Philippe au salon international de l'autisme (RIAU)

 

Guillaume avec Edouard Philippe RIAU 2018

9 avril 2018

Edouard Philippe : Le lieu de vie des adultes autistes, au XXIe siècle, ne peut pas être l’hôpital.

8 avril 2018

L'extra-imaginarium de la famille Lunizoni - un spectacle formidable

Que j'ai vu vendredi au salon international de l'autisme (RIAU)

Jean-Jacques Dupuis

 "Après une tournée internationale, l’illustre famille Lunizoni et sa grande fête de l’autisme, arrive enfin près de chez vous. Forains de cousines en cousins depuis 1889, les Lunizoni, vous ont réservé une étrange déambulation dans le monde de l’autisme. Laissez vous surprendre par le mystérieux panopticum du docteur Fraude, envoûter par la diseuse de bonne aventure. Tremblez face aux roues de l’infortune et découvrez pour la première fois en France, l’infaillible Freudomètre. Venez vous divertir en famille ou entre amis, amusement garanti "

Liens ci-après vers la page Facebook puis le site :

L'extra-imaginarium de la famille Lunizoni

L'extra-imaginarium de la famille Lunizoni. 283 likes. L'extra-imaginarium de la famille Lunizoni est un spectacle sur l'autisme mêlant le clown, la marionnette, le conte dans l'univers de la fête...

https://www.facebook.com
L'Extra-Imaginarium de la famille Lunizoni

L'Extra-Imaginarium de la famille Lunizoni, est un spectacle déambulatoire sur l'autisme mêlant le clown, la marionnette, le conte, la musique et un parcours interactif et pédagogique reprenant l'univers de la fête foraine. Le spectacle a pour objectif d'éclairer, informer et ...

https://fr.ulule.com

extra imaginarium




8 avril 2018

Enfants autistes : 'Il faut vider les hôpitaux pour mettre des moyens sur l'école", défend le Collectif autisme

article publié sur France info

Par franceinfoRadio France

Mis à jour le 06/04/2018 | 21:51 – publié le 06/04/2018 | 21:44

Florent Chapel, le porte-parole du Collectif autisme, estime que les annonces du plan autisme ne répondent que partiellement à la situation, notamment sur la scolarisation des enfants autistes.

Un quatrième plan autisme a été présenté vendredi 6 avril par le Premier ministre Edouard Philippe. Doté d'un budget de 344 millions d'euros sur cinq ans, ce nouveau plan présente une vingtaine de mesures et cinq engagements : un renforcement de la recherche, un diagnostic précoce de ce trouble, une scolarisation des enfants autistes, des mesures pour aider les adultes autistes et un soutien des familles.

Pour Florent Chapel, le porte-parole du Collectif autisme, auteur d'Autisme, la grande enquête (éditions Les Arènes), ce n'est pas un problème de moyens, mais d'utilisation de ces moyens. "Ce n'est pas un problème de moyens parce que les moyens ils sont là depuis toujours. Quand on regarde la rapport de la Cour des comptes du 21 décembre dernier, on voit que sept milliards d'euros chaque année sont dépensés dans l'autisme."

Sept milliards d'euros, c'est absolument colossal, pour un effet dérisoire

Florent Chapel

à franceinfo

Florent Chapel estime que ce budget est mal dépensé. "On n'arrête pas de dire qu'on n'a pas assez d'AVS [assistant de vie scolaire], mais une place à l'hôpital coûte 1 000 euros par jours. Quand un enfant autiste est placé à l'hôpital, il coûte 300 000 euros par an, alors que quand il va à l'école, il coûte 30 000 euros."

Pour Florent Chapel, la priorité est de scolariser les jeunes autistes. "Il faut vider les hôpitaux pour petit à petit mettre des moyens sur l'école. L'inclusion [dans la vie scolaire], c'est la priorité ! Et là, il y a des moyens, il suffit de les transférer d'un budget à l'autre."

A lire aussi

8 avril 2018

"Le plan autisme va dans le bon sens"

article publié dans l'Express

Propos recueillis par Stéphanie Benz, publié le 06/04/2018 à 17:30

Très impliqué dans l'univers associatif, l'acteur Samuel Le Bihan est le porte-parole de la plateforme Autisme info service.

Très impliqué dans l'univers associatif, l'acteur Samuel Le Bihan est le porte-parole de la plateforme Autisme info service.

Autisme Info Service

Touché de près par ce handicap, l'acteur Samuel Le Bihan lance une plateforme d'information sur l'autisme.

Le comédien Samuel Le Bihan devient le vice-président et le porte-parole de la plateforme Autisme info service, regroupant un site internet et une ligne téléphonique, qui ouvrira en septembre 2018. Il détaille les raisons de son engagement, et apporte son regard sur la stratégie nationale pour l'autisme lancée ce vendredi par le gouvernement. 

L'Express : Pourquoi avoir choisi de vous investir aux côtés des parents d'enfants autistes ?  

Samuel Le Bihan : L'autisme est un trouble que je connais bien, car il touche ma famille de près. J'en sais les difficultés, et toute la réalité. Jusqu'à présent je parrainais certaines associations, j'intervenais à l'occasion de conférences ou d'événements. Au fil du temps, je me suis rendu compte que les parents faisaient toujours face à beaucoup de questions, qu'il y avait encore une vraie lacune dans les informations auxquelles ils avaient accès. Les familles restent souvent perdues, d'autant que le diagnostic ne tombe généralement pas d'un seul coup : identifier la maladie demeure long et difficile. A l'automne dernier nous avons donc décidé, avec Florent Chapel, ancien président du collectif Autisme, de lancer cette plateforme pour aider les personnes concernées à s'orienter. 

Vous allez bien au-delà du rôle habituel de représentation des personnalités engagées dans une cause... 

S. L. B.: Je suis déjà très impliqué dans l'univers associatif : j'étais au conseil d'administration d'Action contre la faim et j'ai créé une association de protection de l'environnement. Je crois en la société civile, j'aime l'idée que l'on n'attende pas tout d'un gouvernement. En ce qui concerne l'autisme, ce sont avant tout les familles qui ont fait changer le regard de la société, qui ont permis l'adoption de méthodes de prise en charge adaptées en France. Nous voulons poursuivre aujourd'hui cette action, grâce à la création d'Autisme info service. 

En quoi cela consistera-t-il ?  

S. L. B. : Il s'agira, avant tout, d'un numéro d'appel national, gratuit, pour répondre aux interrogations individuelles sur le dépistage, les derniers progrès de la recherche, les dispositifs d'accompagnement, le financement, l'inclusion à l'école, les démarches administratives, etc. Nous irons un peu au-delà de la simple information, en réorientant aussi les familles vers les services dont nous serons certains qu'ils appliquent bien les recommandations de la Haute autorité de santé en matière de prise en charge, grâce à l'appui de notre conseil scientifique présidé par le Pr Richard Delorme (hôpital Robert-Debré à Paris). Nous essaierons aussi de donner des conseils juridiques, car des avocats participeront à la structure. Enfin, ce service aura vocation à venir en aide aux personnes en détresse, devenant ainsi, si nécessaire, une véritable cellule d'urgence.  

Un tel dispositif n'était-il pas prévu dans la stratégie nationale présentée ce vendredi?  

S. L. B. : Malheureusement non, nous venons réellement remplir un manque ! Nous allons lancer la plateforme grâce à des financements privés, mais l'Etat aura bien sûr vocation à terme à y prendre sa part. Les pouvoirs publics suivent l'initiative de près.  

Quel regard portez-vous sur les annonces d'aujourd'hui ?  

S. L. B. : Le gouvernement réaffirme avec force que l'autisme est bien un handicap, et pas un trouble de la relation mère-enfant. Il va aussi faire en sorte que ce message soit diffusé dans toutes les formations des personnels destinés à travailler au contact d'enfants ou d'adultes souffrant de troubles autistiques. C'est très important, même si les mentalités ont déjà beaucoup évolué ces dernières années. Les annonces vont dans le bon sens : le dépistage précoce, la véritable volonté d'insérer les enfants autistes dans les écoles, les mesures pour les adultes, etc. C'est tout ce que les associations réclamaient depuis très longtemps. Le tout, pour la première fois, sous l'égide du Premier ministre, qui va mobiliser les différents ministères derrière lui, notamment celui de l'Education nationale. De notre côté, nous accompagnerons évidemment la montée en charge de ces dispositifs, en orientant au mieux les parents vers ceux qui devraient voir le jour. 

Les moyens annoncés sont très importants, mais sont-ils à la hauteur des ambitions ?  

S. L. B. : Le budget, 345 millions d'euros sur cinq ans, est quasiment le double de celui du précédent plan, donc on ne peut que se réjouir. Mais tout l'enjeu va consister à réorienter les 6,7 milliards déjà consacrés aujourd'hui à l'autisme dans notre pays. Comme le rappelait encore la Cour des comptes à l'automne dernier, la France est le pays qui dépense le plus pour ce handicap, avec les moins bons résultats ! Il est temps que cela change. 

7 avril 2018

Vidéo -> Edouard Philippe & Sophie Cluzel au salon RIAU

7 avril 2018

RIAU, le salon international de l'autisme se termine ... Remerciements à Véronique Gropl

7 avril 2018

Reportage sur la journée de vendredi à RIAU - Salon international de l'autisme 2018 PARIS

La venue d'Edouard Philippe & de Sophie Cluzel a quelque peu monopolisé l'attention ... et un peu chamboulé le programme.

Mais beaucoup d'informations et de très belles rencontres tout au long de cette journée.

Quelques photos ci dessous ...
Je vous invite à revoir le fil de cette journée ICI

Jean-Jacques Dupuis

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6 avril 2018

Discours du Premier ministre pour la présentation de la stratégie nationale pour l'autisme (texte et vidéo)

 

Discours du Premier ministre pour la présentation de la stratégie nationale pour l'autisme

Monsieur le ministre de l'Education Nationale, Madame la ministre de la Santé et des solidarités, Madame la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Madame la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Mesdames et Messieurs, Il y a quelques mois, j'ai entendu à la télévision la maman d'un enfant autiste qui disait que " la fatalité, ça n'est pas d'être autiste, c'est de naître avec un autisme en France ".

http://www.gouvernement.fr

 

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6 avril 2018

Ce qu'il faut retenir de la visite d'Emmanuel Macron à Rouen

article publié sur France 3

Emmanuel Macron a visité une unité spécialisée dans l'autisme au CHU de Rouen, jeudi 5 avril 2018. / © Pool crédité par l'ElyséeEmmanuel Macron a visité une unité spécialisée dans l'autisme au CHU de Rouen, jeudi 5 avril 2018. / © Pool crédité par l'Elysée

Par Mathilde RiouPublié le 05/04/2018 à 18:47Mis à jour le 06/04/2018 à 12:00

Dès le début de matinée, la circulation à Rouen était compliquée. Les manifestants ont profité de la venue d'Emmanuel Macron à Rouen pour se faire entendre devant le CHU Charles Nicolle.
Le président n'est pas allé à leur rencontre et il est rentré par l'arrière de l'établissement. Il était accompagné d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, Sophie Cluzel secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées ainsi que son épouse Brigitte.

Après une visite et un échange avec le personnel d'un service spécialisé dans l'autisme, le chef de l'Etat a été pris à partie par une infirmière qui lui a parlé de son quotidien et des coupes budgétaires.


A la fin de sa visite au CHU, Emmanuel Macron a répondu aux questions des journalistes accrédités en précisant quelques éléments du plan autisme qui sera dévoilé ce vendredi 6 avril par Edouard Philippe.

05/04/2018_E. Macron fait des annonces sur le plan autisme

Il a terminé son déplacement par la visite de la crèche graffiti's à Rouen où des enfants autistes sont accueillis avec des enfants ordinaires.
6 avril 2018

Plan Autisme -> Vidéo : Question au gouvernement de Daniel FASQUELLE & Réponse de Sophie CLUZEL

 

📘Plan Autisme : Les attentes sont considérables, 15 % seulement des enfants atteints de troubles autistiques sont convenablement repérés, dépistés et pris en charge, 70% sont exclus de l’école et 2% seulement des adultes occupent un emploi.

🖥 Retrouvez en vidéo ma question au gouvernement

➡️Sachez Mme Sophie Cluzel secrétaire d'Etat aux Personnes Handicapées, que vous pourrez demain compter sur un soutien sincère et vigilant des députés du groupe d’études autisme de l’Assemblée nationale dès lors qu’il s’agira de mettre fin à une situation que nous ne pouvons plus tolérer tant elle est humainement intolérable.

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