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"Au bonheur d'Elise"
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30 mars 2018

Autisme, urgence nationale : le couple Macron alerté !

Résumé : Le 2 avril, journée mondiale de l'autisme. Un jour pour tirer la sonnette d'alarme sur une urgence sanitaire. Une association interpelle Emmanuel Macron et invite son épouse à venir passer une journée dans la peau d'une maman d'enfant autiste.

Par , le 30-03-2018

 

Le 2 avril, c'est la journée mondiale de l'autisme. Le 6, c'est au tour d'Emmanuel Macron et du Premier ministre de dévoiler non plus un « plan » mais une « stratégie » dans ce domaine. Cette démarche s'inscrit dans la lignée de la concertation lancée le 6 juillet 2018 à l'Elysée dans le cadre de la préparation du quatrième plan autisme (article en lien ci-dessous).

Lettre à Macron et Macron

Méfiance de la part des associations qui se demandent ce qu'un tel changement de terme peut bien dissimuler. En attendant le verdict, certaines n'hésitent à prendre leur plume pour interpeller directement le chef de l'État et son épouse Brigitte Macron qui a plusieurs fois manifesté son engagement public sur cette question. C'est le cas de SOS autisme qui, à l'aube de cette journée tout en bleu (la couleur de l'autisme) voit plutôt rouge. Sa présidente, Olivia Cattan déplore une « situation plus qu'intenable pour des milliers de vos concitoyens. » Dans sa lettre ouverte, cette maman et sœur de personnes avec autisme affirme que «  la France a 40 ans de retard ». Elle cite des chiffres : l'intégration à l'école est toujours de 20% en primaire et seulement 2% de personnes autistes ont accès à l'emploi. « La situation des autistes adultes est catastrophique, poursuit-elle. Les médecins et l'ensemble des personnels de santé ne sont pas formés, les auxiliaires de vie scolaire et les professeurs ne le sont pas davantage. »

Argent, nerf de la guerre

D'autres motifs de colère, inlassablement répétés : les carences de l'école, le manque de place en établissements, les exils forcés, les médecins qui savent rarement appréhender ce trouble, le parcours du combattant pour soigner une simple carie. Cette maman raconte le quotidien de ces parents qui, comme elle, doivent s'informer sans cesse, quitte à se former à tous les métiers. Sans que leur dévouement et leur expertise ne suffisent puisqu'il y a toujours un moment où il faut se résoudre à mettre la main à la poche. L'argent, ce nerf de la guerre qui laisse des familles exsangues. Jusqu'à « 2 000 euros par mois pour une auxiliaire de vie scolaire privée lorsque nous tentons de leur offrir un parcours scolaire adapté », s'indigne Olivia. Une vie sans repos, sans répit, ni fric aussi !

Des méthodes non remboursées

Elle regrette qu'une prise en charge adaptée, notamment via les méthodes comportementales, ne puisse être « offerte » à tous les enfants, faute de remboursement. 70 euros par exemple pour une séance de psychomotricité, à la charge des parents. Dispensées par des psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, elles permettent pourtant d'apprendre à parler, à se tenir à table, à adopter les bons comportements, à tenir un stylo, à descendre les escaliers, à mâcher et avaler des aliments solides. Mais aussi à supporter certains bruits, certaines odeurs. Les enfants apprennent ainsi à maîtriser le temps, à s'organiser, à devenir plus autonomes, ce qui permet de limiter les crises de violence, les stéréotypies, les tocs. Dans ce contexte, l'association « exige de l'État qu'il élabore une loi afin que la prise en charge de nos enfants soit remboursée par la Sécurité sociale ».

Une mesure sans suite

Il y a deux ans, en avril 2016, la secrétaire d'État alors en charge du handicap, Ségolène Neuville, avait annoncé un dispositif destiné à pallier « l'insuffisance de prise en charge financière » de certains spécialistes. Il s'agissait de la création de « pôles de compétences et de prestations externalisées » (article en lien ci-dessous), des structures médico-sociales vers lesquelles les parents pourraient se tourner pour organiser les séances avec des professionnels. Ces derniers devaient ensuite être « rémunérés par ces structures sur des crédits de l'Assurance maladie ». Mais, selon Mme Cattan, les parents n'ont vu « aucune différence ». Le dispositif n'a pas eu le temps d'être déployé sous le quinquennat Hollande, et il n'y a « pas eu de suivi » après le changement de majorité, a-t-elle regretté.

Invitation à Brigitte Macron

Et de citer d'autres pays ou les personnes autistes sont mieux considérées et surtout intégrées ; le Canada, les États-Unis, Israël, l'Italie… En France, la présidente déplore qu'à part pour quelques députés « sensibles et engagés », ces enfants « ne semblent pas être une urgence ». Malgré de « bonnes intentions » du gouvernement et une « ministre du Handicap à l'écoute », Olivia Cattan déplore que « rien ne change ou si peu et surtout pas assez vite ». Le temps politique n'est décidemment pas en adéquation avec l'urgence de ceux qui vivent l'autisme au quotidien. Et de réclamer un « plan Marshall de l'autisme pour faire face une crise sanitaire de grande ampleur ». En conclusion, Olivia Cattan invite Brigitte Macron, « mère » elle aussi, à venir passer une journée avec elle pour comprendre « réellement » la situation, et pourquoi pas les nuits sans sommeil lorsque la « mélatonine n'agit plus ».

Une enquête et une campagne

Pour donner plus d'écho à son propos, SOS autisme s'est appuyée sur une enquête menée par l'Ifop à sa demande et dévoilée en mars 2018 : « Les Français et l'intégration des autistes dans la société ». Des Français qui, sur le papier, se déclarent en grande majorité (plus de 80%) inclusifs sur les trois questions posées ; ils accepteraient ainsi de voir plus de personnes autistes à l'école, de travailler à leur contact ou d'inciter à voter une loi permettant le remboursement total de la prise en charge. Et dans la réalité ? Pour impacter un peu plus les mentalités, SOS autisme lance, dans le même temps, une campagne nationale. Elle met à contribution quelques artistes, comme Bernard Campan ou Samuel Le Bihan (vidéo ci-dessous), qui, dans un spot, encouragent à « Parrainer la prise en charge d'un enfant autiste ». Son credo : « L'accès aux soins des personnes autistes : une urgence absolue ».

L'autisme à l'Assemblée nationale

Par ailleurs, l'expo photo Autiste et alors, signée, entre autres, Nikos Aliagas et Yann Arthus-Bertrand, qui s'est affichée sur les murs de l'hôtel de ville de Paris de décembre 2017 à février 2018 (article en lien ci-dessous), s'invite à compter du 11 avril, pour plusieurs semaines, dans la salle des Pas perdus et la Rotonde de l'Assemblée nationale avec l'objectif de sensibiliser les députés. Elle a également donné lieu à un livre éponyme (éditions Max Millo) qui traite de toutes les thématiques liées à l'autisme, l'école, l'emploi, les méthodes éducatives mais aussi des thèmes comme la famille, la croyance, la sexualité, la vieillesse. Il rassemble les témoignages de nombreuses familles et personnes autistes, filles et garçons, de 7 à 77 ans. Plusieurs textes de personnalités (Monica Bellucci, Marc Lavoine, Juliette Binoche, Patrick Pelloux, Marina Carrère d'Encausse, Michel Cymès, Axel Kahn…) concluent ce guide dont l'objectif est d'expliquer l'autisme pluriel.

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30 mars 2018

À la recherche des gènes de l'autisme - Interview de Thomas Bourgeron

 

À la recherche des gènes de l'autisme

Nous vous proposons cet article en partenariat avec l'émission de vulgarisation scientifique quotidienne " La Tête au carré ", présentée et produite par Mathieu Vidard sur France Inter. L'auteur de ce texte, Thomas Bourgeron, évoquera ses recherches dans l'émission du 30 mars 2018 en compagnie d'Aline Richard, éditrice Sciences et Technologies pour The Conversation France.

http://theconversation.com

 

29 mars 2018

Marchons ensemble pour l'autisme - Ville de Bry-sur-Marne - 2 avril 2018

 

Marchons ensemble pour l'autisme - Ville de Bry-sur-Marne

A l'occasion de la journée mondiale de l'autisme qui a lieu le lundi 2 avril, la Ville organise une marche.

http://www.bry94.fr

 

27 mars 2018

Le 4e plan Autisme se transforme en stratégie nationale intégrant les troubles du neurodéveloppement

Ce 26 mars, Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, avait rendez-vous avec le comité de pilotage de la concertation autisme pour un quatrième plan. Il s'agissait de la dernière réunion de ce comité avant la présentation officielle des conclusions du Gouvernement éclairées par le travail des différents groupes de réflexion et de pilotage, indique à Hospimedia, Claire Compagnon, inspectrice générale des affaires sociales (Igas) chargée du comité de pilotage.

Dans la foulée du 2 avril, date de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, Sophie Cluzel aurait donc prévu de préciser la nouvelle donne le 6 avril prochain. Sans entrer dans les détails, Claire Compagnon souligne toutefois qu'il "n'y aura pas de quatrième plan Autisme mais une stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement (TND)". Ce changement de dénomination marque selon elle une véritable ouverture de la problématique. Les TND concernent en effet l'ensemble des anomalies cérébrales freinant le développement d'une personne. Les actions de repérage, d'information et de recherche de la future stratégie ne se limiteront plus simplement à l'autisme. Claire Compagnon évoque ainsi la volonté gouvernementale d'inscrire la future programmation pour l'autisme et les TND en cohérence avec les autres dispositifs lancés dernièrement comme par exemple la stratégie nationale de santé et son plan de santé publique.

Comme cet été, lors du lancement des travaux pour un quatrième plan Autisme, l'interministérialité reste au cœur de la programmation. Petit changement, la restitution publique ne devrait pas se dérouler cette fois à l'Élysée (lire notre article), le lieu n'aurait pas encore été choisi. Sans dévoiler la feuille de route de la stratégie nationale pour l'autisme au sein des TND présentée par la secrétaire d'État au comité, Claire Compagnon estime que le Gouvernement, dans sa traduction administrative des mesures issues des concertations, "a largement suivi les recommandations et demandes qui lui ont été soumises".

26 mars 2018

BRY-SUR-MARNE 2 avril 2018 9h45 -> Marche de soutien pour la JOURNEE MONDIALE DE L'AUTISME

invitation-journée-autisme-VF Bry-sur-Marne 2 avril 2018

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26 mars 2018

Un vendredi comme les autres

 

Un vendredi comme les autres.

Un vendredi. Vous commencez la journée bien calmement, vous avez du boulot, pas trop urgent, mais votre planning est fait. N'y comptez plus, il va être bouleversé.

http://desmotsgrattent.blogspot.co.il

 

23 mars 2018

Hugo Horiot, autoportrait d'un ancien autiste

L'article date de 2013 mais me paraît intéressant  pour éclairer le parcours singulier d'Hugo Horiot qualifié ici d'ancien autiste ... (Jean-Jacques Dupuis)

article publié dans Le Figaro

Par  Astrid de Larminat Publié le 11/04/2013 à 14:44

HUGO HORIOT CRITIQUE - L'auteur, aujourd'hui comédien, a réussi à quitter la prison de ses rêves pour en faire une œuvre. Un récit exceptionnel dans lequel il donne les clefs de son comportement.

Bien qu'il se soit exprimé sur les plateaux de télévision à l'occasion de la Journée de l'autisme la semaine dernière, disant sans détour ce qu'il pensait des traitements qui ont cours en France, Hugo Horiot a pris soin de ne pas faire figurer les termes «autisme» et «autiste» dans son récit. De sorte que, quiconque a ressenti, comme lui, la souffrance de ne pas correspondre à la norme, quiconque est doté d'une sensibilité extrême qui le fragilise ou est révolté par le monde tel qu'il va, trouvera un écho à son désarroi dans ce livre, qui n'est pas tant un témoignage qu'un récit de combat, intense, puissant.

Pourtant, bien que ce soit insoupçonnable aujourd'hui, Hugo Horiot avait bien des caractéristiques autistiques lourdes, hurlements de bête, obsession pour certains objets, évitement du regard, raideur du corps, jeux interminables des mains, etc. Il suffit pour s'en assurer de se plonger dans les livres magnifiques que sa mère, la romancière Françoise Lefèvre, a écrit à son sujet Le Petit Prince cannibale(prix Goncourt des lycéens) et Surtout ne me dessine pas un mouton : «Pour apprendre à aimer et tenter de guérir un enfant autiste, c'est beaucoup plus simple de l'imaginer comme un Petit Prince», écrivait Françoise Lefèvre. C'est ainsi, en s'invitant sur sa planète, en entrant dans son monde, qu'elle a pu l'attirer doucement vers la Terre.

«Coupé du monde et de l'infini»

Dès l'âge de dix-huit mois, Hugo avait pourtant été orienté en psychiatrie. Sa mère l'avait emmené à l'hôpital de jour, une, puis deux, trois, quatre fois par semaine, jusqu'à ce qu'elle décide, mue par une intuition et une force intérieure inouïes, de le tirer de là, de s'en occuper elle-même, puis de le scolariser. Hugo Horiot se rappelle le bureau de la pédopsychiatre: «Je pense qu'elle croit que je suis un enfant. Je ne suis pas un enfant même si je leur ressemble (…) Ici, je suis coupé du monde et de l'infini.»

Son récit a cela d'exceptionnel qu'il donne les clés de son comportement autistique. S'il faisait tourner des roues pendant des heures, ce n'était pas par démence mais parce que le geste circulaire le mettait à l'unisson de la rotation de la Terre. Il était - et est toujours - fasciné par le noyau et les confins de l'Univers. Ainsi, c'est pour entendre battre le cœur de la Terre qu'il passait tant de temps sous les lavabos, l'oreille collée aux tuyaux. En fait, le petit Hugo avait la nostalgie d'un «royaume perdu». C'est dans l'espoir d'y retourner en redevenant petit qu'il refusera de mâcher jusqu'à l'âge de cinq ans.

On songe aux histoires de Mary Poppins, inspirées de certaines traditions spirituelles, où les nouveau-nés se rappellent le monde d'où ils viennent et connaissent encore pendant un temps le langage des animaux. C'est justement sur un manège, comme celui qui renvoie Mary Poppins de l'autre côté du visible, qu'Hugo vécut une expérience décisive: «Sensation de gravité, de la force centrifuge. J'ai touché l'infini, j'ai touché l'éternité. Un jour j'y retournerai.» Et s'il hurlait comme un forcené lorsque les tourterelles chantaient, c'est en fait parce qu'il leur enviait douloureusement leur liberté. «Je rêvais d'être un oiseau ou un dragon. Mon corps était une prison. Je n'avais pas d'ailes, ni de pieds palmés», explique-t-il. Hugo n'a pas dit un mot jusqu'à l'âge de cinq ans, puis pendant longtemps, il n'a parlé qu'à sa mère. Pourtant, lorsqu'il avait 2 ans et demi, elle lui avait appris l'alphabet en dessinant les lettres dans sa chambre. C'est ainsi qu'elle sut qu'il comprenait et enregistrait tout ce qui se passait autour de lui, bien qu'il parût totalement absent.

Sa mère a créé les conditions de sa guérison mais, c'est bien lui qui a décidé de sortir de son solipsisme. «Vers six ans, je me suis dit que si ma mère, la personne qui m'aimait le plus, se donnait tant de mal pour que j'accepte de vivre dans ce monde, ce serait peut-être bien que je le fasse.» C'est alors qu'il annonça à sa mère qu'il changeait de prénom. Il s'appelait Julien, il s'appellerait désormais Hugo, son second ­prénom. C'était, explique-t-il, une façon de tuer en lui le dictateur qu'incarnait Julien, un puritain qui ne souffrait aucune compromission et préférait son rêve à la réalité bruyante. Hugo représentait en lui la voix de la diplomatie.

S'adapter sans étouffer son univers intérieur

Lorsqu'on l'interroge, Hugo Horiot n'est pas sur la défensive, même si l'on sent qu'il a l'habitude de ne pas laisser paraître ses émotions. Son regard s'allume fugitivement, cependant, lorsqu'une question touche à l'enjeu vital auquel il fut confronté, en CP, tandis que les autres enfants s'ébrouaient en cours de récréation: vivre avec les autres sans se tuer lui-même, s'adapter sans étouffer son univers intérieur, le seul espace où il respire librement. «À l'école, on me dit que je suis un cerveau lent. Ils ne savent pas comme les images défilent vite dans ma tête. Le monde n'aime pas les rêveurs. Si je continue à rêver, on va me jeter à la poubelle. Mais sans mes rêves, je suis mort. Je dois m'entraîner à me battre», écrit-il. Vers l'âge de huit ans, il se remit de nouveau en question, au contact de son cousin qui eut la patience (d'ange) de l'apprivoiser, devint son premier ami et lui apprit à rire, à lui, l'enfant qui ne prenait rien à la légère. Lorsqu'il entra au collège, harcelé par ses camarades et constatant qu'il était incapable de se défendre par des coups, il prit une nouvelle décision: combattre par le langage. Quelque temps après, sa mère fut convoquée et réprimandée par son professeur de français parce qu'il parlait un langage trop soutenu: Hugo détestait l'à-peu-près… Au lycée, nouvelle étape: il entreprend d'éradiquer tout signe d'autisme. L'hypercontrôle de soi l'a protégé et lui a permis de s'adapter mais cette arme a bien failli se retourner contre lui: «Quand j'ai commencé à être normal, je suis devenu vide.» C'est l'école de théâtre, où il est entré à dix-huit ans, qui l'a sauvé. Il est maintenant comédien. À l'âge de six ans, il disait à sa mère: «Quand je rêve, je bloque une image et j'entre dans mon rêve alors je suis libre.» Aujourd'hui, il a placé en exergue de son livre ce mot de Victor Hugo: «Seulement n'oubliez pas ceci: il faut que le songeur soit plus fort que le songe. Autrement danger.» Une leçon de vie.

L'empereur, c'est moi, d'Hugo Horiot, L'Iconoclaste, 214 p., 17€.

22 mars 2018

Hier c'était la journée mondiale de la trisomie 21 ... petit film sympa et pédagogique

Dans les yeux de Milo

[ #DifferentCommeVous ]
<3 A PARTAGER SANS MODERATION <3

Le 21 mars est la journée mondiale de la trisomie 21. Il existe beaucoup de stéréotypes sur ce handicap. Par exemple : "ils sont tous pareils".
Camille, Alexis, Rafael, Emilien, Antonin, Milo, Elena, Lorenzo, Atéa, Emma, Marcel, Zoé, Louise, Joséphine sont comme vous, ils sont différents les uns des autres.
Alors, célébrons-les, célébrons-nous : à partager sans modération !

22 mars 2018

Reportage photos inauguration -> JOYEUX Coffee shop Paris Opéra : 23 rue Saint-Augustin, Paris 2°

18 mars 2018

Autisme - Question de Danièle Cazarian à l'Assemblée Nationale

Dans le cadre des questions au gouvernement de ce jour, j’ai interrogé aujourd’hui Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées sur la prise en charge des troubles autistiques et sur le futur plan autisme du gouvernement

17 mars 2018

Semaine Parisienne de Sensibilisation à l'Autisme

 

Semaine Parisienne de Sensibilisation à l'Autisme

Dans le cadre de la Semaine Parisienne de Sensibilisation à l'Autisme, du 2 au 7 avril 2018, venez découvrir de nombreux spectacles ! Présence d'artistes autistes et non autistes pour des spectacles hors du commun !

https://quefaire.paris.fr

 

17 mars 2018

Autisme : Emotion et attachement - Laurent Mottron

Ajoutée le 9 mars 2018

Différents mais pas indifférents, les jeunes atteints d’autisme n’expriment pas leurs émotions et leur affection de la même façon que les autres. Pourtant leur attachement à leurs parents est très intense. Leur intérêt accru pour les aspects non sociaux de la relation les distrait de la relation à l’autre et les empêche d’exprimer clairement leurs émotions. Certaines thérapies, notamment le modèle de Denver, les incite à identifier leurs ressentis et à les traduire en mots. Laurent Mottron, professeur de psychiatrie à l’Université de Montréal et titulaire de la chaire en neurosciences cognitives. Un épisode du webdocumentaire "Le monde de l'autisme"

15 mars 2018

L'autisme est une psychose : la bourde de la psychologue Caroline Weill sur France 2 ?

 

L'autisme est une psychose : la bourde de la psychologue Caroline Weill sur France 2 ?

Dans l'émission " Je t'aime etc " présenté par Daphnée Bürki sur France 2 à 15H, le thème de ce jeudi 15 Mars était " Vivre avec une femme qui a une différence invisible " ... La love story a été débattu ensuite par la brochette habituelle de chroniqueurs, médecins, psy...

https://blog.francetvinfo.fr

 

15 mars 2018

MAIN BASSE SUR LES STUDIOS DE BRY le documentaire

Bry-sur-Marne est la ville où Elise a grandit ... avec beaucoup de bonheur ! Nous ne sommes pas loin des studios ... (Jean-Jacques Dupuis)

Ajoutée le 12 mars 2018 Un film pour découvrir les Studios de cinéma et de télévision de Bry-sur-Marne, une usine à rêves unique, et la mobilisation menée par une équipe de professionnels du cinéma pour sauver ce lieu de création face à une spéculation immobilière destructrice. Une lutte qui a connu l'été dernier un nouveau rebondissement. Pour suivre la situation des Studios de Bry-sur-Marne : https://www.facebook.com/sauvonslesst... https://twitter.com/sauverBry

Voir aussi :

Un documentaire sur la saga des Studios de Bry | 94 Citoyens

Lorsque la documentariste Sabine Chevrier a mené son opération de crowdfunding en juin 2017 pour tourner son documentaire sur l'histoire des Studios de Bry et la mobilisation qui les a sauvés, elle n'imaginait pas les nouveaux épisodes qui s'ajouteraient à son scénario à peine le tournage commencé.

https://94.citoyens.com

 

 

15 mars 2018

Autisme. Handicap ou pas handicap ?

 

Autisme. Handicap ou pas handicap ?

Petite mise au point. Ou l'art délicat de se faire des amis. (des ennemis ? ah. ok. Tant pis) Je vais expliquer ici ce que j'en pense, en me basant sur : - mon diagnostic, - mon quotidien, - les rencontres d'autistes ou de parents d'autistes que j'ai faites.

http://journalduneasperger.com

 

14 mars 2018

Le business des didactiques psychanalytiques

13 mars 2018
Par Blog : Le blog de Jacques Van Rillaer

1) La raison de la colère de psychanalystes belges — surtout lacaniens — suite à la loi sur l’exercice de la psychothérapie. 2) L’origine de l’idée de « didactique » en psychanalyse. 3) L’autoanalyse de Freud était-elle réellement l’équivalent d’une didactique ? 4) Les bénéfices substantiels, pour les didacticiens, de la règle des didactiques psychanalytiques. 5) Le sentiment d’avoir été arnaqué.

Freud opposait sa psychanalyse aux psychothérapies. Il concédait que, dans certains cas, « nous serons obligés de mêler à l'or pur de la psychanalyse une quantité considérable du plomb de la suggestion directe » [1]. Lacan était plus radical : « C’est certain, ce n’est pas la peine de thérapier [sic] le psychique. Freud aussi pensait ça. Il pensait qu’il ne fallait pas se presser de guérir. Il ne s’agit pas de suggérer, ni de convaincre » [2]. La plupart des lacaniens français s’accordent à dire, comme par exemple Philippe Julien : « Aujourd'hui la psychothérapie n'est rien d'autre qu'une “fausse” psychanalyse. […] “Psychothérapie” est le nom d'emprunt de la psychanalyse lorsqu'elle se met au service de la psychiatrie et devient la “femme de chambre” de la médecine. […] La fonction de la psychothérapie : aider l'homme de la modernité à être l'homo technicus que l'entourage familial et le patron professionnel attendent de lui, c'est-à-dire être un élément d'un ensemble technico-bureaucratique » [3].

Des psychanalystes belges en colère

Des lacaniens belges souhaitent le titre de « psychothérapeutes » car il comporte des avantages substantiels : remboursement de traitements par les mutuelles et emplois dans des institutions de santé mentale. Or, la loi belge du 10 juillet 2016 stipule que la psychothérapie est un traitement spécialisé exercé par les détenteurs d'un diplôme universitaire en psychologie clinique, en orthopédagogie ou en médecine après une formation spécifique. Des lacaniens qui n’ont pas un de des trois diplômes de base sont en colère.

On peut s’étonner que des psychanalystes, qui détiennent un des diplômes leur permettant de porter le titre de « psychothérapeute », affirment haut et fort que ce diplôme est insignifiant pour se former à la psychothérapie et pour la pratiquer. Ainsi Gil Caroz, vice président de l’École de la Cause freudienne, exprime dans un des principaux quotidiens belges son mépris pour son propre diplôme de psychologue : « Qu’est-ce qu’un diplôme de psychologue ? Pas grand chose. Je le dis parce que j’en ai un. Je l’ai obtenu de la même façon que je suis allé à la commune chercher ma carte d’identité, c’est-à-dire pour avoir un papier. Brandir le diplôme de psychologue pour revendiquer la légitimité de “recevoir” des gens et s’insérer dans leurs parcours est un charlatanisme de haut niveau ». Caroz cite deux exemples, et pas d’autres, de ce qu’il a appris dans son université : « Quand un sujet concentre son attention sur la couleur rouge d’un tableau de Rorschach, c’est le signe qu’il a une personnalité agressive. Ou encore, qu’à caresser une souris trois fois par jour, on apprend les effets de l’acte de tendresse chez les humains » [4]. Caroz n’a sans doute pas étudié dans la même université que moi. À l’université de Louvain, où j’ai été étudiant, assistant et professeur, je n’ai jamais entendu pareilles sornettes [5]. Caroz semble n’avoir rien appris d’intéressant dans la sienne. Probablement se contente-t-il désormais de la rhétorique lacanienne, dont voici un échantillon de son cru : « L’orientation de la psychanalyse en institution passe par un effort de bien dire, mieux dire, dire autrement. À la place de “il vole tout le temps”, on préfère “il décomplète l’autre”. À la place de “il est hyperactif”, on préfère “la jouissance lui fait retour dans le corps” » [6]. Il fonde sa pratique sur ce genre d’énoncés de son Maître Lacan, que seuls comprennent les esprits «supérieurs» : « L'interprétation doit être preste pour satisfaire à l'entreprêt. De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire » [7].

Caroz ridiculise-t-il son diplôme de psychologue par honnêteté ou par solidarité avec les psys qui ne l’ont pas ? Caroz est de ceux qui voudraient que la loi permette à toute personne de porter le titre de psychothérapeute pour autant qu’elle ait suivi une formation privée non universitaire de psychanalyste. Cela permettrait aux psychanalystes-formateurs de continuer à tirer profit des formations qu’ils organisent, formations qui comportent obligatoirement la longue et très coûteuse « analyse didactique ». La nouvelle loi belge sur l’exercice de la psychothérapeute risque de dissuader des candidats qui savent qu’ils ne pourront pas porter le titre de psychothérapeute.

Ceux qui, comme moi, ont fait partie d’une École de psychanalyse, savent que la principale raison de défendre les psychanalystes non psychologues et non psychiatres, alors qu’on détient soi-même les diplômes requis, est essentiellement d’ordre mercantile. Ils savent que ces formations privées et surtout les analyses didactiques c’est du big business.

L’origine de l’idée de psychanalyse didactique

Au début des années 1910, les premiers confrères de Freud, qui se réunissaient régulièrement chez lui, ont constaté que leurs analyses « profondes » n’aboutissaient pas aux mêmes significations « fondamentales » que les analyses de Freud. Ces analystes sont alors entrés en conflit avec Freud, un conflit qui aboutira à la rupture des relations de Freud avec Adler en 1911 et avec Stekel l’année suivante.

Freud a estimé que les interprétations d’Adler et de Stekel étaient l’expression d’une résistance affective à reconnaître la primauté de la sexualité dans tous les troubles. Il a également interprété ces désaccords comme des symptômes de troubles mentaux. Il a psychiatrisé les contestataires, un mécanisme de défense qu’il appliquera à tous ses opposants [8]. Il écrit à Jung le 14 mars 1911 : « Stekel représente l'inconscient pervers, non corrigé ; Adler, le moi paranoïaque ».

Le même scénario s’est rejoué en 1912 avec Jung, que Freud avait considéré, dans un premier temps, comme son « cher fils et successeur » [9] et qui venait d’être élu premier président de l’Association Psychanalytique Internationale. Jung estimait que le refoulement de la sexualité n’expliquait pas tous les troubles. Freud attribuait à nouveau cette réserve à des « résistances » affectives. Jung imagina alors un moyen de résoudre les conflits d’interprétation et de préserver l’unité de la jeune confrérie des analystes : tous les psychanalystes devraient se faire psychanalyser par un confrère de manière à éliminer les résistances qui sont des symptômes de refoulements. Les analystes devraient dès lors interpréter plus objectivement les propos des patients et arriver, sans entraves affectives, aux ressorts ultimes des troubles. C’est cette idée qui a présidé à la naissance de l’idée d’« analyse didactique ». Jung et d’autres se sont alors faits psychanalyser par des confrères et des consœurs. Freud a soutenu le principe, à ceci près qu’il refusa de se soumettre lui-même à cette sorte de purification psychologique. Il déclara ne pas avoir besoin d’être analysé par quelqu’un d’autre car, affirmait-il, il avait déjà procédé à sa propre son analyse. Il ajouta que c’est son auto-analyse qui lui avait permis ses principales découvertes, passant sous silence ses très nombreuses lectures.

Jung refusa cet expédient. Quand Freud le traita de « névrosé », il répliqua dans une lettre, qui précipita la fin de leurs relations : « Je ne suis pas névrosé du tout — bien heureux ! Je me suis en effet fait analyser lege artis et tout humblement, ce qui m'a fort bien convenu. Vous savez bien jusqu'où peut aller le patient dans son auto-analyse, il ne sort pas de sa névrose — comme vous. […] Aimez-vous donc à ce point les névrosés que vous êtes toujours entièrement d'accord avec vous-même ? » [10]

Le conte de l’autoanalyse de Freud

Freud écrivait à Fliess, le 14 août 1897, au sujet de ses états de dépressivité : « Je connais maintenant une période maussade. Le principal patient qui m'occupe, c'est moi-même. Ma petite hystérie, fortement accentuée par le travail, a un peu avancé dans sa solution. D'autres choses restent encore cachées. C'est d'elles que dépend en premier lieu mon humeur. Cette analyse est plus difficile que n'importe quelle autre » [11].

Dans l’espoir de se soigner et de mieux travailler, Freud commença à s’analyser systématiquement en octobre, mais il cessa le mois suivant ! Il écrivit le 14 novembre : « Mon autoanalyse reste interrompue. J'ai compris pourquoi. Je ne peux m'analyser moi-même qu'avec des connaissances objectivement acquises (comme un étranger), l’autoanalyse proprement dite est impossible, sinon il n'y aurait pas de maladie [névrotique] » [12].

À lire sa correspondance, on constate que son autoanalyse a été très brève (à peine quelques semaines !), fort décevante et finalement reconnue impossible ! Cette mini autoanalyse deviendra néanmoins un dogme essentiel de l’histoire du freudisme. Son disciple Ernest Jones, dans sa biographie du Maître, écrira que ce fut là « le plus héroïque de ses exploits » et ajoutera : « Le caractère unique de cet exploit demeure. Ce qui a été fait une fois demeure à jamais. Car nul ne pourra désormais être le premier à explorer ces profondeurs » [13]. Nous renvoyons le lecteur intéressé par les diverses fonctions de la propagation de ce mythe à l’enquête de deux historiens, M. Boch-Jacobsen et S. Shamdasani [14].

Un job en or

Quand Jung a proposé que les analystes se soumettent à une analyse dans l’espoir de dépasser les conflits d’interprétations qui minaient l’unité de la jeune association psychanalytique, Freud avait été d’emblée conquis par l’idée et lui avait trouvé des justifications : convaincre de l’existence de l’inconscient, apprendre la technique et opérer la sélection des candidats [15]. En fait, Freud avait vite compris qu’il s’agissait d’une activité beaucoup plus facile, plus rentable et plus gratifiante que d’essayer, souvent en vain, de traiter des malades [16]. À la fin de sa vie, il écrira « avoir traité des patients dans les premiers temps », mais que les didactiques étaient devenues ensuite sa « principale occupation » [17]. À lire sa correspondance, on constate que c’était devenu l’occupation quasi exclusive. Ainsi, il écrivait déjà le 3 novembre 1921 à Pfister : « Tout mon temps est accaparé par des médecins anglais et américains. En sorte que je travaille maintenant pour le dollar et n’arrive à rien faire d’autre » [18].

Lacan a fait de même, mais en pire : comme l’Église catholique a fait le commerce des indulgences, lui a fait le commerce des didactiques, à raison de plusieurs dizaines de séances par jour [19]. Il a inauguré la technique des « séances à durées variables », invariablement courtes, ensuite très courtes et finalement minuscules. Les candidats au titre d’analyste avaient à peine le temps de s’allonger et de dire quelques mots. En fait, la seule chose qui comptait pour eux était d’être reconnu « psychanalyste formé par Lacan ». C’est très précisément cette pratique qui sera à l’origine de la création par Lacan de sa propre École de psychanalyse. En effet, à partir de 1953 les dirigeants de l’Association internationale de psychanalyse (IPA) ont, à plusieurs reprises, rappelé Lacan à l’ordre. Chaque fois, il y eut « promesses de Lacan, non tenues, bien sûr, puis colères, amabilités, injures, rapprochements, ruptures » [20]. En juillet 1963, l’IPA a décidé que les didactiques menées par Lacan ne seraient plus reconnues par l’Association. Lacan pouvait continuer à analyser des patients et même faire des cours pour de futurs analystes, mais il se proclama « excommunié » comme Spinoza l’avait été par la communauté juive [21]. Ensuite, ce sera le coup de théâtre du 21 juin 1964 : Lacan créa sa propre École, où il édictera ses propres règles.

La véritable raison de la création de l’École freudienne de Paris — qui pourrait s’appeler « l’École des intérêts de Lacan » — est toujours soigneusement passée sous silence par les lacaniens qui en sont informés. Beaucoup de lacaniens ignorent cette raison. Pendant les quatorze années de mon affiliation à l’École belge de psychanalyse (créée en 1965 et rattachée à l’École de Lacan), je n’ai jamais entendu parler de la véritable raison pour laquelle Lacan avait fondé l’EFP [22]. Je ne l’ai apprise qu’en 1985, en lisant Voyages extraordinaires en Translacanie de François Perrier [23].

Lacan a justifié l’innovation des séances « à durée variable » dans un texte de 1953. Il écrit qu’elle rejoint la technique zen, qu’elle « déconcerte la résistance du patient », qu’elle « brise le discours pour accoucher la parole ». Quand ce texte a été réédité en 1966 dans les Ecrits, Lacan a ajouté cette note en bas de page : « Pierre de rebut ou pierre d’angle, notre fort est de n’avoir pas cédé sur ce point (1966) » [24].

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La direction de didactiques est un job en or, au sens figuré comme au sens propre : facile, pas fatiguant, il rapporte gros : les élèves-analystes ont en principe peu de troubles importants, ils arrivent à l’heure, paient rubis sur l’ongle et adoptent une attitude de soumission comme Kardiner, qui écrivait dans le journal de sa didactique : « J'avais peur de Freud : je craignais qu'il découvre mon agressivité cachée. Je passai donc une alliance muette avec Freud : “Je continuerai d'être docile pourvu que vous m'accordiez votre protection”. S'il me repoussait, je perdais à jamais toute chance d'entrer dans le cercle magique de la profession » [25].

Hélas, il n’est pas démontré que cette pratique améliore la clairvoyance et la santé mentale de ceux qui s’y soumettent. Freud écrivait à René Laforgue le 5 janvier 1928 : « Cela me déroute parfois que les analystes eux-mêmes ne soient pas radicalement changés par leur commerce avec l'analyse » [26]. Dans un de ses derniers textes, il reconnaissait : « Il est incontestable que les analystes n’ont pas complètement atteint, dans leur propre personnalité, le degré de normalité psychique auquel ils veulent éduquer leurs patients. Des adversaires de l’analyse ont coutume de relever cet état de fait en ricanant et d’en tirer argument pour conclure à l’inutilité des efforts analytiques » [27].

Par ailleurs, un effet de cette initiation sacramentelle, qui est clairement démontré, est de conditionner le candidat à adopter les dogmes de son École, condition indispensable pour y être reconnu membre titulaire [28].

Le sentiment d’avoir été arnaqué

Les didactiques durent des années, à raison de plusieurs séances par semaine. Dans nombre d’Écoles — surtout des lacaniennes — le coût total s’élève au prix d’une maison ou plus. Beaucoup de « formés », qui ne sont pas diplômés psychiatre ou psychologue, ne peuvent récupérer la mise. Les plus heureux ont le sentiment de faire partie d’une congrégation élitiste. Les frustrés ont le sentiment d’avoir été arnaqués. Certains méditent amèrement sur ces aveux de Lacan au soir de sa vie : « Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué. […] Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde » [29].

 

lacan-moue

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[1] “Les voies de la thérapie psychanalytique”. Œuvres complètes, PUF, 2012, XV, p.141.

[2] “Ouverture de la section clinique”. Ornicar?, Bulletin périodique du champ freudien, 1977, 9 :5.

[3] Philippe Julien (2003) “L'approche freudienne de Lacan”. In : Mony Elkaïm (ed.) A quel psy se vouer ? Seuil, 2003, p.17-33.

[4] “Qui est charlatan ?” La Libre Belgique, 30-6-2016, p.53.

[5] A vrai dire, quand j’étais étudiant à Louvain on enseignait le test des taches d’encre créé par le psychanalyste Herman Rorschach. L’interprétation des réponses aux planches, qui m’a été enseignée, était tout de même plus complexe que « rouge => personnalité agressive ». Soulignons que ce test a généralement été dédaigné par les psychologues d’orientation scientifique. Les utilisateurs sont en majorité des psychanalystes ou des psys adhérant à la doctrine freudienne. Pour eux, le Rorschach permet de démasquer une partie de l’Inconscient au sens défini par Freud.

[6] Cité in Moret, A. (2018) Les troubles dys. En finir avec les idées recues. Dunod, p.115.

[7] Sic. Télévision. Paris : Seuil, 1973, p. 72. Pour l’explication de la 2e phrase, taper dans Google : « déconvertis de la psychanalyse »

[8] Pour une série d’exemples, voir Van Rillaer, J. (2005) “Les mécanismes de défense freudiens”. In Meyer, C. et al., Le livre noir de la psychanalyse. Les Arènes, p. 413-441.

[9] Freud écrit cette expression dans sa lettre du 10 août 1910 à Jung. In Freud, S. & Jung, C., Correspondance. Trad., Gallimard, vol. 2, p. 81.

[10] Lettre du 18-12-1912. Ibidem, p. 311 (italiques de Jung).

[11] Freud, S. (1887-1904) Lettres à Wilhelm Fliess. Éd. établie par J. M. Masson. PUF, p.331.

[12] Ibidem, p. 357.

[13] Jones, E. (1953) Sigmund Freud : Life and Work. Basic Books, vol. 1. Trad., La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. PUF, 1970, p. 351s.

[14] Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse. Paris: Les Empêcheurs de penser en rond, 2006, p. 63-84.

[15] “Die endliche und die unendliche Analyse” (1937) Gesammelte Werke, XVI : 94s.

[16] Dans “Les patients de Freud” (éd. Sciences humaines, 2011), l’historien M. Borch-Jacobson, qui a travaillé aux Archives Freud (à Washington) présente les 31 patients à présent bien connus de Freud. À peine trois patients ont bénéficié de sa “cure par la parole”. Les autres n'ont pas été améliorés ou se sont même détériorés. Plusieurs ont fini en institution psychiatrique ou se sont suicidés. Voir : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1969

[17] “L’analyse finie et l’analyse infinie” (1937) Trad. Œuvres complètes. PUF, XX 25.

[18] In Freud, S. & Pfister, O. (1963) Correspondance. 1909-1939. Trad., Gallimard.

[19] Cf. Van Rillaer, J. (2010) “Comment Lacan psychanalysait”. Science et pseudo-sciences, 293: 96-106. En ligne : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1553

[20] de Mijolla, A. (1982) “La psychanalyse en France”. In R. Jaccard (éd.) Histoire de la psychanalyse. Hachette, p. 84.

[21] Le Séminaire XI. Seuil, 1973, p. 9.

[22] Le lecteur qui douterait de mon ignorance peut lire d’un bout à l’autre les 420 pages de mon livre Les illusions de la psychanalyse, publié en 1981 (Éd. Mardaga). Pour des détails sur la création de l’EFP et la stratégie du silence, voir J. Van Rillaer (2010) “Mensonges lacaniens”. Science et pseudo-sciences, 293 : 57-63. En ligne : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1825

[23] Éd. Lieu Commun, 1985.

[24] “Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse” (1953), rééd. in Ecrits (Seuil, 1966), p. 315s.

[25] Kardiner, A. (1978) Mon analyse avec Freud. Trad., Belfond, p. 90.

[26] Nouvelle Revue Française de Psychanalyse, 1977, 15 : 235.

[27] “L’analyse finie et l’analyse infinie” (1937) Trad., Œuvres complètes. PUF, XX 49.

[28] Pour des témoignages d’analystes sur le conditionnement psychanalytique : J. Van Rillaer, Les illusions de la psychanalyse. Mardaga, 1981, p. 204 à 210. — Meyer, C. et al. (2005) Le Livre noir de la psychanalyse. Les Arènes, p. 390-399.

[29] Intervention de Jacques Lacan à Bruxelles, 26 février 1977. “Propos sur l’hystérie”. Quarto [Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne], 1981, n° 2.

 

Deux sites pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, l'épistémologie, les psychothérapies, les psychanalyses, etc.

1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique: www.pseudo-sciences.org

2) Site de l'université de Louvain-la-Neuve: https://moodleucl.uclouvain.be/course/view.php?id=9996

et cliquer “Oui” à : "Règlement"

ou bien:  1° Taper dans Google : Moodle + Rillaer + EDPH

2° Cliquer sur : "EDPH – Apprentissage et modification du comportement"

3° A la page suivante, cliquer “Oui” à : "Règlement"

14 mars 2018

Vidéo Hugo Horiot toujours intéressant ... Mais !

Voilà un point de vue qui a mon sens reste particulier et restreint ... Ce style de discours fini par être agaçant pour les parents d'enfants qui comme ma fille ont un handicap sévère d'autisme ... Ces autistes là et c'est la très grande majorité sont en très grande difficulté ...
Ils ne peuvent s'exprimer et défendre leurs droits et comptent naturellement sur leurs familles et sur les associations.
Le talent des uns ne saurait représenter les difficultés des autres ...
(Jean-Jacques Dupuis)

14 mars 2018

Nantes Autisme : le singulier chemin d’Otis

14.03.2018 10:35
L’agence Manpower organise ce jeudi 15 mars une journée portes ouvertes afin de pourvoir plus de 100 postes au sein de STX Franc


Bettina Dupin, mère d’un autiste et comportementaliste, propose une éducation sur mesure révolutionnaire.

Nantaise « pur beurre », Bettina Dupin est une vraie militante et ne manque pas une occasion de faire valoir la nécessité d’une éducation structurée pour les jeunes autistes. Elle rêve d’en faire un véritable enseignement. Et en pose les premiers jalons dans un ouvrage intitulé Autiste, j’ai le droit de m’instruire que Laurence Rigaud, professeur d’arts appliqués, illustre avec justesse.

Une approche novatrice et des outils sur mesure pour les autistes

Mère de famille, elle connaît bien ce handicap complexe. Elle y a consacré une grande partie de sa carrière. Et elle vit ce « chemin singulier d’Otis » avec son propre garçon. C’est ainsi qu’elle commence sa leçon : « Il est beau mon fils, un peu bizarre, plutôt étrange. Oui, il est différent ! Il a une personnalité atypique. Peu bavard il est sans doute rêveur… Commencent alors de grands monologues hermétiques avec certaines instances décisionnaires oscillant entre une certaine histoire de deuil et un autre volet autour de l’institutionnalisation forcée à vie. Une sombre histoire sordide où mon héros serait en perte de chance continue… »
Bettina la battante ne veut pas de cela. Et ça se voit.

A lire dans Presse Océan ce mercredi 14 mars

12 mars 2018

Rencontre avec Daniel Tammet, écrivain hors du commun

 

Rencontre avec Daniel Tammet, écrivain hors du commun

L'écrivain anglais Daniel Tammet était à Bastia ce dimanche 11, pour présenter son nouveau livre au Parc Galea. Identifié autiste à l'âge de 25 ans, il est polyglotte et maîtrise pas moins de 11 langues. Grâce à la synesthésie, il joue avec mots, chiffres, couleurs, textures, sensations et émotions.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

9 mars 2018

PERCUJAM - Le Film !

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