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31 mai 2017

L’épilepsie, star d’un film mêlant art et science

article publié dans Le Figaro

Par  Mathilde Chasseriaud Mis à jour le 26/05/2017 à 17:11
Publié le 26/05/2017 à 17:11

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L’ex-chanteuse du groupe Lilicub, Catherine Diran, réalise un film sur l’épilepsie. Une autofiction pour sensibiliser le public à cette maladie et balayer les idées fausses.

«J’ai choisi de ne pas avoir une vie de plante». Voici les mots qu’emploie Catherine Diran pour décrire sa vie personnelle et professionnelle. Vingt ans après son fameux «Voyage en Italie» avec Benoît Carré en 1996, c’est en tant que co-réalisatrice qu’elle est aujourd’hui plongée dans le film TROUBLE , Un visage sur l’épilepsie.

Pendant son enfance, Catherine Diran souffre d’absences, dont elle ne se souvient pas. Elle a aussi des comportements que l’on pourrait qualifier «d’étranges». Lors d’un rendez-vous avec un neurologue, celui-ci annonce à la mère de Catherine que sa fille est atteinte d’épilepsie. Mais elle décidera de ne pas lui en parler, pour la protéger. Ne faisant pas de crises convulsives, le diagnostic restera «caché» et Catherine Diran ne découvrira son épilepsie qu’à 18 ans, suite à un changement de spécialiste.

Le médecin est alors formel: la jeune femme doit avoir un quotidien sans stress, le plus calme possible. Une vie qui semblait donc toute tracée... mais que Catherine Diran a choisi de ne pas suivre. Elle apprend à vivre avec l’épilepsie mais ne peut s’empêcher de remarquer que beaucoup d’idées fausses circulent et que cette maladie inquiète, fait peur. Le temps d’un docu-fiction, Catherine Diran décide de revenir sur sa maladie, sa découverte, et de montrer que l’on peut aussi vivre pleinement avec, en intégrant le risque à chaque instant.

Un film et des rencontres

C’est en 2015, à la Fédération française de recherche contre l’épilepsie (FFRE), que Catherine Diran rencontre Antoine Depaulis, directeur d’une équipe de recherche à l’Institut des neurosciences de Grenoble (GIN) travaillant sur les circuits neuronaux épileptiques. Très impliqué dans la diffusion et le partage des sciences, le scientifique est de suite emballé par le projet de Catherine Diran. L’aventure commence.

Le scénario du film alternera scènes et passages narratifs. Catherine Diran veut faire de l’épilepsie le thème central de son film, mais elle a choisi de ne la faire apparaître que par petites touches, au gré d’indices semés tout au long du film. Des chercheurs apparaîtront également, définissant la maladie et évoquant sa stigmatisation dans la société.

«Le film est avant tout une fiction», insiste Catherine Diran, «car on peut dire beaucoup de choses à travers ce genre ; des choses graves, terrifiantes mais aussi amusantes. Cela permet d’aborder l’épilepsie d’une autre façon. On a aussi opté pour un ton doux-amer parfois teinté de comédie pour justement que les gens ne ressortent pas pétrifiés mais avec la pêche.»

L’épilepsie, une maladie taboue menant à la discrimination

Touchant environ 1% de la population française selon l’OMS, l’épilepsie reste encore associée à des images fausses. «On entend toujours dire que le premier truc en cas de crise, c’est de tenir la langue, alors que c’est faux. Quand on dit épilepsie, on voit une personne par terre, tremblante, bavant à souhait» déplore Catherine Diran, «or moi par exemple, j’avais parfois plutôt des absences, notamment quand j’étais petite». Elle raconte que lors d’une crise qu’elle eut dans un aéroport, les voyageurs autour d’elle la pensaient «être en manque». «Drogués», «différents», «fous», «bizarres»: voici certains qualificatifs attribués aux personnes épileptiques. Une enquête de la FFRE parue en octobre 2016 révèle même que «près d’un Français sur deux conseillerait aux personnes épileptiques de surtout cacher leur état».

Il était donc urgent de montrer ce qu’est vraiment l’épilepsie pour empêcher ces amalgames de circuler plus longtemps. Dans le film, deux neurologues, Philippe Kahane (CHU de Grenoble) et Vincent Navarro (Institut du cerveau et de la moelle épinière - ICM), ainsi qu’Antoine Depaulis, parlent de la réalité de la maladie, la définissent et montrent où en est la recherche. «L’épilepsie n’est pas une maladie psychiatrique» explique Antoine Depaulis, «mais une affection neurologique. Le cerveau est prédisposé à générer des crises dues à une altération fonctionnelle d’une certaine population de neurones. Il existe plus d’une cinquantaine de formes d’épilepsies. Elles sont caractérisées par des crises différentes qui ne sont pas toujours des convulsions. Le sujet souffre aussi dans certains cas de troubles cognitifs ou émotionnels entre les crises».

Une sortie prévue pour la fin d’année 2017

Peu après la publication du projet sur le site de crowdfunding KissKissBankBank, Catherine Diran a reçu beaucoup de messages de personnes épileptiques, de familles, de parents heureux qu’un film sur l’épilepsie soit réalisé. Sur la page du projet, on peut lire des commentaires tels que celui-ci: «Merci pour cette initiative qui permettra de parler de cette “maladie” qui est ancestrale et pourtant si mal connue... et surtout de briser certains “tabous”!».

Le tournage de TROUBLE, Un visage sur l’épilepsie débutera en septembre et se déroulera à Grenoble, Paris et Valence. Le film devrait être diffusé vers la fin de l’année, grâce à un organisme associatif, l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). Différentes associations de patients, dont la Fondation CURE (USA) ainsi que des centres de recherche (GIN, ICM) assureront quant à eux la promotion.

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29 mai 2017

Lancée par le 78 et le 92, la première plate-forme multiservices de France pour les autistes verra le jour aux Mureaux

article publié dans Le Parisien

Virginie Wéber (avec Victor Tassel)
28 mai 2017, 14h48
Les Mureaux. D’ici 2020, une structure médicale innovante doit naître à cheval entre l’hôpital de Meulan-Les Mureaux et l’ancien campus EDF. Ce terrain de 3 ha appartient au conseil départemental des Yvelines. LP/Virginie Wéber.

Une plate-forme médicale innovante est sur le point d’émerger aux Mureaux. Si cette structure multiservices voit le jour, il s’agirait incontestablement d’un pas en avant dans la prise en charge des personnes atteintes d’autisme et de troubles psychiques en Ile-de-France et même au-delà.

« Le type de structure qu’on est en train de mettre en place n’existe pas en France, annonce d’emblée Marie-Hélène Aubert, vice-présidente du conseil départemental des Yvelines, en charge de l’autonomie. Pour pouvoir y arriver, on a visité les établissements franciliens qui ont les meilleures pratiques. On est aussi allé voir ce qui se fait en Belgique. » La Belgique, ce pays d’exil qui permet aujourd’hui à de nombreux adultes français atteints de troubles du spectre autistique (TSA) de pouvoir être soignés et accompagnés. « Notre priorité est d’éviter de nouveaux départs vers la Belgique et de réussir à accueillir ces personnes qui n’ont plus de solution en France une fois qu’elles ont passé l’âge de 20 ans », insiste Marie-Hélène Aubert.

Le 18 mai dernier, un appel d’offres a donc été lancé pour la création de cette structure interdépartementale Yvelines/Hauts-de-Seine. Le projet, qui « s’intègre dans le processus de fusion » entre les deux départements, selon Marie-Laure Godin, vice-présidente du conseil départemental des Hauts-de-Seine en charge des affaires sociales, des solidarités et de l’insertion, inclut d’abord un foyer d’accueil médicalisé. Il permettrait de proposer 66 places pour un public atteint de TSA et 50 places pour des personnes avec des troubles psychiques. La plate-forme prévoit également un service d’accompagnement médico-social pour adulte handicapé (SAMSAH) qui vise à proposer une offre de soins pour 42 personnes bénéficiant d’une autonomie. La création de deux pôles de compétence et prestations externalisées (PCPE) est programmée : un dans chaque département. Il s’agit d’accompagner de manière transitoire des enfants, adolescents et adultes sans situation pérenne.

« Comment une grosse structure comme celle-là peut-elle proposer une offre individuelle qui soit adaptée aux troubles autistiques ? Il y a un vrai débat là-dessus » s’interroge Jean-Marc Monguillet, président de l’association Autisme en Yvelines… qui a pris le pari d’y croire. « On va essayer de se positionner sur l’appel d’offres avec d’autres structures, confie-t-il. En fait, tout dépend de la solution architecturale que le porteur de projet va proposer. » Un point qui semble essentiel à tous. « A la rentrée, on va étudier les projets en s’attachant à faire attention à cet aspect. On veut vraiment la création de petites unités pour favoriser la prise en charge d’une personne par un encadrant », précise Marie-Hélène Aubert.

Le lieu d’implantation n’est pas le fruit du hasard. Le conseil départemental des Yvelines a mis à disposition un terrain de 3 ha, situé à cheval entre le site de Bécheville de l’hôpital de Meulan-Les Mureaux et l’ancien campus EDF. Cela représente une économie pour le projet estimée à 30 M€. En outre, la proximité avec le centre hospitalier permettrait de mutualiser les services de restauration et de blanchisserie. « C’est l’emplacement le plus adéquat que nous avons trouvé », confie Marie-Laure Godin. Le coût annuel de fonctionnement est évalué à 15 M€, dont la moitié serait prise en charge par les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine.

« On espère définir le porteur de projet cet hiver pour une ouverture en 2020 », indique Marie-Hélène Aubert.« Nous avons déjà plusieurs foyers de ce type dans le département, mais celui-ci sera le plus important en termes de capacité d’accueil, ajoute Marie-Laure Gaudin. C’est essentiel puisque beaucoup de familles ne trouvent pas de foyer d’accueil médicalisé à proximité de chez elles. Nous n’avons pas de nouveaux projets déclarés pour le moment, mais il n’est pas du tout exclu d’en ouvrir d’autres à l’avenir. »

leparisien.fr
27 mai 2017

Pierre SANS, médecin psychiatre, à Madagascar pour une campagne de diagnostic

anniversaire Pierre SANS Madagascar

Information publiée sur la page Facebook de AUTISME MADAGASCAR

logo autisme madagascarPierre SANS lors de son anniversaire sur place (photo de gauche)

 

 

 

 

26/05/2017
Diagnostics gratuits à Moramanga officiellement clôturés ce jour ! 25 enfants reçus durant la semaine :)
L'équipe en photo !!

 

Pierre Sans

 

 

 

 

 

 

autisme tout madagascar avec Pierre Sans

26 mai 2017

Le Gouvernement promet un 4e plan autisme en 2017

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Sophie Cluzel, secrétaire d'État au handicap, promet le lancement d'un 4e plan autisme avant la fin 2017, consolidant ainsi d'autres actions mises en œuvre par le Gouvernement précédent.

Par , le 24-05-2017

 

 

Un 4e plan autisme, c'est ce que promet Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du handicap dans une interview accordée à handicap.fr (en lien ci-dessous). Promesse réitérée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC dans sa matinale du 23 mai 2017.

Avant la fin de l'année…

Le journaliste fait remarquer que plusieurs associations comptent sur elle. « Elles peuvent compter sur moi, répond la ministre. C'est une de mes priorités. Je le lancerai, et très très vite, avec la concertation. C'est ça qui va m'animer : écouter les familles, les associations, les personnes handicapées. Jeunes et adultes car l'accès à l'emploi des adultes avec autisme, c'est une vraie priorité. » Et d'affirmer que le Gouvernement lancera « bien sûr » le 4e plan autisme avant la fin 2017. Un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre autistique (TSA), et 650 000 personnes, dont 250 000 enfants, seraient concernés en France.

Des actions en cours

La précédente secrétaire d'État, Ségolène Neuville, avait annoncé ce 4e plan pour 2018. En mars 2017, de grands spécialistes venus du monde entier s'étaient réunis à Paris sur ce thème. L'occasion de parler diagnostic, recherche et de trouver de nouveaux modes d'accompagnement pour les personnes vivant avec des troubles autistiques. Au même moment, Josef Schovanec remettait son rapport au Gouvernement sur « Autisme et emploi ». Le 5 mai, c'est au tour des inspections générales des Affaires sociales (Igas) et de l'Éducation nationale (Igen), de dresser un bilan du 3e plan autisme (2013-2017) qui, selon elles, a permis « des avancées » mais révèle néanmoins de nombreuses lacunes : manque de places, diagnostic tardif, rôle mal pensé des familles, délais considérables... Ce rapport fait alors 50 recommandations pour nourrir un nouveau plan (3 articles en lien ci-dessous). Le 3 avril 2017, est également mis en ligne un site gouvernemental sur l'autisme : autisme.gouv.fr.

En finir avec l'exil

Lors de son interview sur RMC, Sophie Cluzel en profite pour assurer que « c'est une priorité de rapatrier décemment » les enfants placés en Belgique. « Il va falloir créer des structures certes mais aussi on peut réfléchir différemment : on peut créer des vrais services d'accompagnement. (…) Il faut qu'on invente des solutions innovantes. »

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

26 mai 2017

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat, croisera sa fille à l'Elysée

Paris Match| Publié le 25/05/2017 à 07h00 |Mis à jour le 25/05/2017 à 16h00

Sophie Cluzel, nouvelle secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, est la maman de Julia, 21 ans.

Sophie Cluzel, nouvelle secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, est la maman de Julia, 21 ans. Baptiste Giroudon et DR

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, est la maman de Julia, 21 ans et trisomique, qui travaille... dans les cuisines de l'Elysée.

Mère et fille se croiseront bientôt dans les couloirs de l’Elysée. Depuis deux ans, Julia Cluzel, 21 ans, est en formation au service de l’intendance du palais. Sa mère, Sophie, 56 ans, vient d’être nommée secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. Quand Emmanuel Macron lui a proposé ce poste, elle n’a pas hésité une seconde. «J’ai foncé! C’est l’occasion de pouvoir accomplir ce pour quoi je me bats depuis vingt ans», nous ­confie-t-elle, installée dans le bureau provisoire où elle a déjà posé des photos de sa tribu.

La vie de Sophie Cluzel a basculé à l’annonce de la trisomie de sa fille, à la naissance de celle-ci, en décembre 1995. «Un coup de tonnerre, se souvient-elle. Mais j’ai eu la chance de pouvoir rebondir vite, grâce à un entourage familial merveilleux…» Déjà mère de trois enfants, elle gère alors un réseau de boutiques Descamps après avoir dirigé, pendant trois ans, un chantier naval en Floride. Son mari, Bruno, fait de la fusion-acquisition d’entreprises, à son compte. «Je ne connaissais rien au handicap, raconte Sophie Cluzel. J’ai décidé de démissionner pour prendre le taureau par les cornes et travailler à la stimulation et à l’éducation de Julia.»

Dans des bureaux provisoires au ministère de la Santé, le 19 mai. Deux jours plus tard, madame la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées était déjà sur le terrain et visitait avec le Premier ministre une «maison partagée» pour adultes dépendants et aidants valides, à Rungis, dans le Val-de-Marne.
Dans des bureaux provisoires au ministère de la Santé, le 19 mai. Deux jours plus tard, madame la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées était déjà sur le terrain et visitait avec le Premier ministre une «maison partagée» pour adultes dépendants et aidants valides, à Rungis, dans le Val-de-Marne. © Baptiste Giroudon

La fillette a 3 ans lorsqu’elle crée sa première association, Grandir à l’école. La maternelle où devait entrer Julia est frileuse à l’idée de l’intégrer, comme le sont toutes les maternelles face aux petits trisomiques. «On va trouver le personnel qu’on mettra à votre disposition pour accompagner nos enfants», ­explique-t-elle aux enseignants. «Le militantisme des parents a créé la fonction» : l’association embauche ainsi une vingtaine d’auxiliaires de vie scolaire (AVS), financés à 80 % par le dispositif emploi jeune. La jeune maman se retrouve à la tête d’une structure d’une vingtaine de salariés. L’association grossit et les pouvoirs publics lui demandent de ne pas se limiter aux porteurs de trisomie 21. «Qu’à cela ne tienne, on a créé un collectif.» Elle bataille ferme. Remporte une première victoire en 2003, lorsque l’Etat reconnaît ­l’accompagnement des enfants handicapés comme mission de service public. Les emplois d’AVS de son association sont transférés à l’Etat.

Julia dans les bras de sa mère, en août 2001.
Julia dans les bras de sa mère, en août 2001. © DR

Chaque étape de la scolarité de Julia est un nouveau ­combat. Long, difficile. Mais Sophie Cluzel est une battante. «Qu’à cela ne tienne», répète-t-elle souvent, surmontant un à un tous les obstacles. A l’entrée de sa fille au collège, ­plutôt que de créer une nouvelle structure, elle en regroupe plusieurs et prend la tête de la Fnaseph, la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap. «Le député Jean-François Chossy me disait : “Vous, les familles, vous êtes insupportables. A chaque naissance, une association. Regroupez-vous !” J’ai suivi son conseil. Nous sommes plus forts ensemble.»

Julia a mis la table pour un repas officiel offert par François Hollande au roi d'Espagne

Son champ d’action s’élargit. «J’ai grandi avec les problèmes de ma fille. Quand elle a eu 16 ans, nous sommes passés à la question de l’insertion professionnelle.» En 2015, en voyant qu’un jeune trisomique remporte le trophée L’assiette gourm’hand parrainé par le chef de l’Elysée, Guillaume Gomez, Julia a l’idée d’envoyer une candidature spontanée et décroche un stage de trois semaines à l’intendance du palais. «Preuve qu’il ne faut pas s’autocensurer, qu’il faut porter ses rêves», commente sa mère.

Photo-légende :Le nouveau gouvernement pose à l'Elysée

«Au début, on ne savait pas trop comment réagir», admet le chef argentier, Patrick Brassart, dans le documentaire «Autrement capable», réalisé par la Fnaseph. «On a mis son tablier à Julia et on lui a dit : “Tu as ça et ça à faire.” Elle était un peu réticente, et puis elle a commencé à essuyer la vaisselle avec son torchon…» Julia découvre différents métiers, passe en cuisine, à l’économat, chez le fleuriste. Et finit par mettre la table pour un repas officiel offert par François Hollande au roi d’Espagne, dans la salle des fêtes. Le chef de l’Etat donne son accord pour que la professionnalisation se poursuive. Julia entre en alternance. Tout en poursuivant sa scolarité, elle travaille désormais deux jours par semaine au palais. Quand elle apprend la nomination de sa mère au gouvernement, elle lâche : «A chacun son travail, maman.» Mais, amusée, elle suit à la télévision son arrivée au premier Conseil des ministres. «Elle est étonnante car très discrète, très professionnelle, confirme Sophie Cluzel. Ce qui se passe à l’Elysée reste à l’Elysée.» La dernière chose que Julia a racontée à ses parents, c’est la technique pour nettoyer les immenses plateaux qui pèsent 3 kilos.

Julia dans les cuisines de l’Elysée, en 2016.
Julia dans les cuisines de l’Elysée, en 2016. © DR

De son côté, Sophie Cluzel connaît bien le palais. Les trois derniers présidents de la République l’y ont décorée – Jacques Chirac l’a faite chevalier de l’ordre national du Mérite, en 2002 ; Nicolas Sarkozy l’a promue chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur, en 2008 ; François Hollande l’a élevée au rang d’officier de ce même ordre en 2016. «Preuve que ce sujet traverse totalement les mouvements politiques», glisse-t-elle en souriant. Elle a travaillé avec des élus de tous bords, mais ne s’est jamais engagée pour, dit-elle, conserver sa liberté de parole et d’action. Elle insiste : si elle a planché avec les équipes du candidat Macron, elle ne faisait pas partie de son staff de campagne. Elle reconnaît malgré tout qu’elle l’a trouvé plus investi que les autres prétendants à l’Elysée. Elle l’a rencontré une seule fois avant d’être nommée secrétaire d’Etat, le jour où il est passé à une réunion organisée par l’équipe d’En marche ! avec 80 associations. «Son épouse est restée toute la soirée. Elle a une oreille très attentive, elle est très impliquée», relève Sophie Cluzel, également sensible au fait que le candidat ait fait traduire le volet handicap de son programme en «Facile à lire et à comprendre», le Falc, un langage universel simplifié à l’usage des personnes souffrant de handicap mental.

Avec sa chef de cabinet, Karen Martinon, et son conseiller presse, Yanis Bacha, militant d’En marche ! atteint de myopathie.
Avec sa chef de cabinet, Karen Martinon, et son conseiller presse, Yanis Bacha, militant d’En marche ! atteint de myopathie. © Baptiste Giroudon / Paris Match

La nouvelle secrétaire d’Etat a conscience de l’attente. Douze millions de personnes sont directement concernées par son portefeuille – «20 millions si l’on élargit aux familles». Ceux qui la connaissent louent son énergie et son optimisme. «C’est une femme généreuse, une excellente spécialiste. C’est une chance pour le monde du handicap», estime ainsi la sénatrice LR Isabelle Debré, son amie depuis trente ans. Une bonne technicienne fera-t-elle une bonne ministre? C’est le pari d’un gouvernement dans lequel 11 ministres viennent de la «société civile» et n’ont exercé aucune fonction dans le monde politique. Si elle n’a jamais été élue, Sophie Cluzel s’est malgré tout beaucoup frottée à cet univers. Elle sait l’importance des symboles. Le rattachement de son secrétariat d’Etat au Premier ministre – réclamé d’ailleurs par les associations depuis des années – en est un.

La famille lors d’un mariage, en juillet 2012 : Sophie, Julia, Camille, Bruno, Thomas et Pierre.
La famille lors d’un mariage, en juillet 2012 : Sophie, Julia, Camille, Bruno, Thomas et Pierre. © DR

«Le handicap sort enfin des problématiques santé ! Les personnes handicapées veulent accéder comme les citoyens lambda à la culture, au travail, à l’éducation, explique-t-elle. C’était très réducteur de les rattacher à la santé.» De manière concrète, elle estime qu’elle aura plus de poids pour frapper aux portes des autres ministères. Son confrère de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est le premier membre du gouvernement qu’elle va rencontrer. Elle le connaît bien. Quand il était directeur de l’Essec, elle a monté avec lui un programme pour promouvoir ­l’accès aux études supérieures des étudiants handicapés. Entre 2004 et 2015, le nombre d’élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire a quasiment doublé pour atteindre 350 000. Mais il reste encore beaucoup à faire. Emmanuel Macron s’est engagé à ce que chaque enfant concerné ait un AVS à ses côtés dès la prochaine rentrée scolaire. «A nous de faire en sorte que ce soit jouable», lance Sophie Cluzel.

Julia entre son père, Bruno, et sa mère, Sophie, qui vient d’être promue officier de la Légion d’honneur, à l’Elysée, le 8 novembre 2016.
Julia entre son père, Bruno, et sa mère, Sophie, qui vient d’être promue officier de la Légion d’honneur, à l’Elysée, le 8 novembre 2016. © DR

Julia, elle, vit toujours avec ses parents en région parisienne. Comme ses aînés – Thomas, 28 ans, expatrié au Mexique, Camille, 27 ans, installée à Genève, et Pierre, 24 ans, qui va intégrer un master de management par le sport –, elle rêve de partir et d’avoir son propre appartement. «On se concentre sur son orientation professionnelle. Après viendra le problème du logement.» Le nouveau défi de sa fille sera un des chantiers de la secrétaire d’Etat.

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26 mai 2017

L'enfer à la place de l'exil

article publié dans "Des mots grattent"

Jeudi 25 mai 2017

Voici un beau projet yvelinois que nous offre la France afin d'être politiquement correct et d'arrêter les départs "non souhaités" en Belgique.
Un foyer d’accueil médicalisé de 116 places (UNE USINE !)
Des pôles de compétences et prestations externalisées pour les enfants, adolescents et adultes = DU BRICOLAGE
C’EST HONTEUX !
On échange l’exil en Belgique contre l’enfer et la poudre aux yeux en France. Ça pue la bonne conscience à bas prix.
Extrait :
"Ce projet implanté sur le territoire des Yvelines s’inscrit dans le cadre du rapport « Zéro sans solutions », de la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » et du plan de prévention des départs non souhaités de personnes handicapées vers la Belgique.

Il propose des modalités d’accompagnement diversifiées et adaptées dans une démarche de parcours.

Contexte 

Le constat, partagé par les Départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, est l'exclusion des établissements franciliens, de personnes en situation de handicaps lourds et complexes tels que l'autisme ou les personnes avec un handicap psychique. Ainsi, 367 adultes (205 du 92 et 162 du 78) sont accueillis actuellement dans des établissements belges.
Ce constat motive la décision des deux départements et de l'Agence régionale de santé (ARS) de créer une plateforme d'hébergement et de services afin d'apporter une réponse de proximité adaptée, dans une logique de parcours, pour les adultes avec TSA et pour les adultes avec handicap psychique. En augmentant l'offre interdépartementale, elle a pour ambition de :

·         réduire les départs non souhaités vers la Belgique ;

·         réduire le nombre des jeunes adultes, maintenus dans un établissement pour enfants au titre de l'amendement Creton ;

·         répondre aux besoins de personnes actuellement sans solutions (maintien à domicile par défaut) ou sans solutions adaptées.

Présentation du projet

Compte tenu des besoins recensés et de l'optimisation des moyens souhaitée, la plateforme sera constituée de :

·                            - un foyer d'accueil médicalisé (FAM) composé de 66 places à destination du public autiste dont 4 places d’unité renforcée et 50 places pour le public avec troubles psychiques ;

·                            - un service d'accompagnement médico-social pour adulte handicapés (SAMSAH) de 42 places qui visera les adultes TSA ayant une aptitude au travail et ou à l'autonomie ;

·                            - deux pôles de compétences et prestations externalisées (PCPE) un dans chaque département. Celui-ci accompagnera de manière transitoire des enfants, adolescents et adultes actuellement sans solution pérenne."
 
 
 
24 mai 2017

Sophie CLUZEL : Entretien avec Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation nationale.

23 mai 2017

Sophie Cluzel veut « rapatrier décemment » les enfants handicapés accueillis en Belgique

Sophie Cluzel veut « rapatrier décemment » les enfants handicapés accueillis en Belgique
Sophie Cluzel était interviewée par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC dans la matinale du mardi 23 mai.

Publié le 23 mai 2017

Première interview de la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ce matin, sur RMC. Sophie Cluzel a fait le point sur ses priorités : la scolarisation, l’exil des enfants handicapés en Belgique ou bien encore l’emploi accompagné.

Tous les élèves handicapés qui en ont besoin auront-ils une auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la prochaine rentrée scolaire ? Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, n’a pas pu s’y engager, au micro de RMC, ce matin. « C’est une responsabilité du ministre de l’Éducation nationale », a-t-elle expliqué à Jean-Jacques Bourdin, qui l’interviewait.

Sophie Cluzel veut éviter « les ruptures de parcours » des élèves handicapés .

Combien manque-t-il d’AVS et où ?

Mais elle a rencontré Jean-Michel Blanquer, lundi 22 mai, pour « travailler vraiment activement pour préparer cette rentrée scolaire ». Ils vont commencer par dresser un état des lieux afin de savoir combien il manque d’AVS et dans quelles écoles.

Sophie Cluzel veillera également à ce que les élèves en situation de handicap puissent accéder à la cantine et aux centres de loisirs. Elle veut qu’il n’y ait « pas de rupture de parcours ».

« Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

Autre sujet abordé par Jean-Jacques Bourdin : la promesse d’Emmanuel Macron de créer « les postes et les structures pour que les enfants n’aient plus à aller à l’étranger ». 1 451 enfants étaient ainsi accueillis en Belgique, en 2015.

« C’est une priorité de rapatrier ces enfants décemment, a insisté Sophie Cluzel. Il va falloir créer des structures certes mais aussi on peut réfléchir différemment : on peut créer des vrais services d’accompagnement. (…) Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

Sophie Cluzel veut développer l’emploi accompagné

Sophie Cluzel a également annoncé qu’elle allait lancer le quatrième plan autisme avant la fin de l’année. Elle veut, par ailleurs, développer l’emploi accompagné, « un levier magnifique ». Mais aussi que les bailleurs sociaux « flèchent » mieux les logements adaptés.

« Les attentes et les besoins des personnes en situation de handicap et de leurs familles sont immenses, a conclu la secrétaire d’État, qui présidait, jusqu’à sa nomination, la Fnaseph, une fédération d’associations au service des élèves en situation de handicap. Je pense les connaître assez bien. Donc, je vais me bagarrer. » Signalé par Franck Seuret

À réécouter sur RMC, en replay (à partir de 37.30).

22 mai 2017

Handicap: Sophie Cluzel au gouvernement, l'espoir que les choses «bougent»

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Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, avant son premier conseil des ministres, le 18 mai 2017 à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Issue du monde associatif, elle fait partie des expertes de ce gouvernement. La nomination de Sophie Cluzel au tout nouveau poste de secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées suscite une lueur d’espoir parmi les associations, alors que la France est régulièrement accusée d’être en retard. Mais les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap sont énormes.

Si elle est une novice en politique, son nom était déjà bien connu dans le milieu des associations liées au handicap. Sophie Cluzel fait partie des onze membres du gouvernement issus de la société civile, conformément au souhait d’Emmanuel Macron.

« C’est un honneur. Je sais la tâche immense qui m’attend et je sais l’attente, les besoins, les aspirations des personnes handicapées, de leurs familles et de leurs proches », a réagi la nouvelle secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées après sa nomination dans un communiqué à l’AFP. Avant de lancer un appel à « toutes les associations et toutes les bonnes volontés pour accomplir cette mutation vers une société plus inclusive ».

Ce dimanche matin, Sophie Cluzel et Edouard Philippe ont d'ailleurs visité la « Maison partagée pour adultes handicapés et valides », dans le sud de Paris, note Alain Rochon, président de l'Association des paralysés de France. « C'est ça l'inclusivité », pointe-t-il.

Une militante associative

L’« inclusivité », le maître-mot pour toutes les associations qui traitent du handicap, c'est plus de 20 ans de combat pour Sophie Cluzel, mère de quatre enfants dont Julia, une jeune femme trisomique. A 56 ans, la secrétaire d'Etat a créé plusieurs associations œuvrant pour la scolarisation des enfants touchés par le handicap, comme Grandir à l’école, qui s’occupe spécifiquement de la trisomie 21 et le collectif SAIS 92, qui regroupe les parents d’enfants handicapés du département des Hauts-de-Seine. Depuis 2011, elle est présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH). Elle a aussi été administratrice de l’Unapei, une fédération d’associations françaises de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles.

Le CV d'une experte. De nature à rassurer les associations, qui se réjouissent de la nomination d’une des leurs. « Dans le monde du handicap, nous connaissons Sophie Cluzel depuis longtemps. Pour une fois, ce n’est pas une politique qu’il faudra former de A à Z, c’est quelqu’un qui a déjà roulé sa bosse », se félicite Danièle Langloys, présidente d’Autisme France.

« On est particulièrement contents de cette nomination, renchérit Servane Chauvel, déléguée générale de l’Arpejeh, qui accompagne la réalisation des projets d’études de jeunes élèves et étudiants handicapés. D’abord parce qu’on la connaît, elle a notamment contribué à élaborer le Livre blanc ["Pour un accès effectif des jeunes en situation de handicap aux études supérieures et à l'emploi", ndlr] que nous avons adressé aux candidats. Et parce que c’est vraiment quelqu’un qui a l’expérience et surtout l’engagement. »

La Fédération des aveugles de France, par la voix de son président, Vincent Michel, s'enthousiasme également.

« Nous sommes prêts à nous engager avec cette équipe »

Des associations qui ont entendu l'appel lancé par la ministre à toutes les bonnes volontés.

« C’est confiants dans la détermination, l’engagement et la capacité d’indignation de la toute nouvelle ministre que nous répondrons à son appel », assure Cécile Dupas, présidente de Trisomie 21 France, en Une du site de l’association.

L'association des accidentés de la vie (FNATH) estime elle que le parcours de la secrétaire d’Etat est de « nature à permettre un travail constructif avec les associations de personnes handicapées, qui demandent une véritable co-construction de la politique du handicap. »

« Ce quinquennat part bien et nous sommes prêts à nous engager avec cette équipe », estime Alain Rochon de l'APF.

A (RE)LIRE → Le handicap, grand absent de la campagne présidentielle française

Seul son de cloche discordant, le Collectif Citoyen Handicap, qui a exprimé sa « vive inquiétude » dans un communiqué sur son compte Facebook. Elle dénonce un « conflit d’intérêts » de la nouvelle ministre.

Une première promesse tenue

Lors du débat de l’entre-deux-tours face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron avait consacré sa carte blanche au handicap. « Je veux, pour toutes [les personnes] qui vivent en situation de handicap, avoir des solutions pragmatiques », avait-il déclaré. Il s’était ainsi engagé à créer « tous les postes d’auxiliaire de vie scolaire pour que les jeunes enfants en situation de handicap puissent aller à l’école » et « les postes et les structures pour que les enfants, en particulier les jeunes autistes, n’aient plus à aller à l’étranger pour pouvoir être en centre, lorsqu’ils sont obligés de l’être ». Le candidat d’En marche ! avait aussi réitérer son intention de revaloriser le montant de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de plus de 100 euros par mois. En conclusion, il avait dit vouloir faire du handicap « une des priorités de son quinquennat ».

Sophie Cluzel incarne désormais cette ambition. Formée à l’école supérieure de commerce de Marseille, depuis quelques années, Sophie Cluzel était devenue une interlocutrice privilégiée des pouvoirs publics sur ces questions. Elle a participé à l’élaboration de la loi pour l’égalité des droits et des chances, pour la participation et pour la citoyenneté des personnes handicapées de 2005. Et c’est à elle qu’avait été confiée en 2012 l’organisation du premier Grenelle de l’intégration des jeunes handicapées dans la société. L’occasion pour la cinquantaine d’associations réunies de saluer les progrès accomplis après la loi de 2005. Mais aussi de pointer les obstacles encore immenses.

Enfin une approche transversale ?

Et avec ce secrétariat d’Etat entièrement consacré au handicap, la majorité des associations saluent la concrétisation d’une première promesse de campagne. Même si elle regrette comme d’autres qu’il ne s’agisse pas d’un ministère (les secrétariats d’Etat sont moins autonomes, ils n’ont pas de budget propre et ne sont pas systématiquement conviés au Conseil des ministres hebdomadaire) Danièle Langloys, de France Autisme, comme les autres associations, se réjouit que ce ministère soit désormais rattaché au Premier ministre et plus au ministère de la Santé. Ce qui montre la volonté d’en finir avec une approche « centrée sur le sanitaire et le médical » et d’une volonté d’aller vers une politique transversale, globale.

La secrétaire d'Etat l'a d'ailleurs rappelé : le handicap « est un sujet transverse qui touche tous les domaines de la vie publique et l'engagement du président de la République de porter le secrétariat aux Personnes handicapées auprès du Premier ministre est le gage réel de cette transversalité », a d'ailleurs rappelé la nouvelle ministre.

Beaucoup d'urgences

Sophie Cluzel aura donc la tâche de mettre en œuvre les mesures qu’elle préconise depuis de longues années. Et il n'y a pas de temps à perdre. Taux de chômage deux fois plus élevés que chez les valides, allocation sous le seuil de pauvreté, retard dans l'accessibilité... L’Association des paralysés de France (APF) propose une « feuille de route » pour les 100 premiers jours du quinquennat : « Prise en compte des situations de handicap dans les réformes à venir dès cet été sur l’emploi, l’éducation et la santé ; mais aussi augmentation de l’AAH et réflexion sur le revenu d’existence ; élargissement du périmètre de la prestation de compensation du handicap et présentation d’une stratégie pour une accessibilité universelle », est-il écrit dans un communiqué. « On aimerait avoir des états généraux du handicap pour faire le bilan de la loi 2005 », ajoute le président de l'association.

Pas de blanc-seing des associations qui ne cachent pas leur frustration. « On est trop échaudé », avoue Danièle Langloys. Le dossier de l’autisme en France est explosif. Il n’y a jamais eu de volonté politique. On compte sur Mme Cluzel pour lancer le 4e plan autisme. »

Et de lister les priorités : « Première urgence, la formation. Tant qu’on n’aura pas ça, on n’avancera pas. Deuxième urgence : l’évolution de la politique de l’autisme. Il faut plus de contrôle de la mise en œuvre des "plans autisme". » Elle dénonce le « gaspillage d’argent public ». « La troisième urgence, poursuit-elle, c’est que l'on se donne les moyens de diagnostiquer les personnes autistes. La quatrième urgence, c’est de mettre l’argent du sanitaire dans l’Education nationale. Nos enfants doivent être scolarisés de façon spécifique. Dans les autres pays, les enseignants sont formés au handicap. On compte sur Mme Cluzel, qui a beaucoup investi sur l’éducation inclusive afin qu’elle plaide pour que l’éducation nationale fasse son travail et ne se défausse plus. »

A (RE)ECOUTER → Comment définir l'autisme ?

Rita Tataï aussi est partagée entre espoir et désillusions. « On a quarante ans de retard dans l’autisme ! », se désole la mère de Karim, 30 ans et autiste. Bien sûr, elle espère que les choses vont enfin « bouger ». Elle pointe, comme toutes les associations, les AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap, ex-AVS), mal payés et mal formés. Ce qu’elle espère de cette secrétaire d’Etat ? « Qu’elle va regarder dans les autres pays comment cela fonctionne et prendre le meilleur. En Italie, explique-t-elle, s’il y a 25 enfants par classe et que l’on intègre un enfant handicapé, l’effectif est abaissé à 20. Et l’enfant est accompagné par une institutrice, formée par l’Education nationale au handicap. Si l’on pouvait arriver à un tel système, ce serait super. Ici, les parents sont obligés de monter en haut d’une grue à la rentrée pour obtenir une AESH ! »

Mais elle craint les blocages. « En haut, ils donnent les impulsions, c’est comme le capitaine d’un bateau. Mais si à chaque étage, les mécaniciens ne réagissent pas vite, le bateau va mettre du temps à virer de bord. » Et le paquebot-administration est « très lourd », pointe-t-elle. Il faut parfois plusieurs mois pour obtenir une AESH.

« Avec Marie-Arlette Carlotti et Ségolène Neuville, les prédécesseurs de Sophie Cluzel, on a eu la chance d’avoir des ministres très engagées, acquiesce la présidente de France Autisme, mais elles n’étaient pas soutenues par leurs ministres de tutelle. Notre crainte, c’est que ça recommence : que Sophie Cluzel n’ait pas les moyens de faire des choses. »

Même si elle est consciente de l'ampleur des défis, Servane Chauvel de l’Arpejeh est optimiste. D'autant qu'une autre personnalité à l'Elysée pourrait mettre un coup de projecteur sur le handicap : Brigitte Macron. La première dame s’est en effet dite sensible à la question, et notamment à l’autisme.

A (RE)ECOUTER → La scolarisation des enfants handicapés

22 mai 2017

Autisme : ce que veulent les familles - Extrait JT de 20 heures du dimanche 21 mai 2017

Quelles sont les attentes des familles autistes ? France 2 a recueilli plusieurs témoignages.

 


Autisme : ce que veulent les familles

France 2

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France 2France Télévisions

Mis à jour le 21/05/2017 | 21:05
publié le 21/05/2017 | 21:05

L'autisme, un trouble du développement du cerveau qui touche un enfant sur 100. C'est le cas de Paul, huit ans, le fils de Thomas et d'Aurélie. Et Arnaud, 11 ans, le fils d'Anne-Sophie. Très souvent, le handicap isole, épuise et déstabilise l'équilibre familial. "C'est une bataille de tous les jours et de toutes les nuits. Forcément, il y a de jolis moments, car c'est votre enfant, mais ça bouleverse tout", explique Aurélie.

Prise en charge très tôt  

Quelles sont les mesures prioritaires pour ces familles ? "Prendre en compte qu'un enfant autiste doit être pris très tôt en charge dans le milieu ordinaire, mais accompagné avec quelqu'un d'extrêmement bien formé", souligne Anne-Sophie. Grâce à leur acharnement, ces deux familles ont réussi à faire progresser leur enfant. Aujourd'hui, elles attendent un geste de l'État pour ne plus se battre seules.

21 mai 2017

Sophie Cluzel, porteuse d'espoir

article publié sur trisomicmac

18 Mai 2017

Sophie Cluzel, une militante nommée secrétaire d’État aux personnes handicapées

SECRETAIRE D'ETAT  /
L'inclusion scolaire, une nouvelle priorité? On peut vraiment l'espérer avec Sophie Cluzel.  Mère d’une jeune femme trisomique, la nouvelle secrétaire d'Etat aux personnes handicapées n'aura pas à découvrir ou bûcher ses dossiers: elle les connaît.
Ex administratrice de l'UNAPEI, elle préside depuis 2011 la Fnaseph (Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap).
Depuis 1996, son association oeuvre pour ouvrir l’école et la société civile aux jeunes handicapés.

Son projet en matière d'inclusion scolaire ?
- Un accompagnant pour tous les enfants qui en ont besoin, dans, voire hors des murs, de l'école.
- Une professionnalisation de ces accompagnants.

Le handicap est aussi annoncé par le nouveau Président Macron comme une de ses priorités du quinquennat. Il s’est engagé à « donner accès à un(e) AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin ». Il souhaite aussi offrir un vrai statut à ces emplois et les pérenniser. 

Alors, une prochaine rentrée sans exclusion ?
Rappelons que seuls 56% des élèves en situation de handicap sont scolarisés en classes ordinaires, un nombre qui a tout de même progressé de 24 % entre 2012 et 2015 d'après un rapport paru en janvier 2016

Quelles ont été les grandes avancées, en la matière, des vingt dernières années ?

Sans aucun doute, le concept d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) que nous avons imaginé et développé à partir de 1996 au sein de la Fnaseph. Nous avons été à l’origine de ce statut en élaborant son “cahier des charges”, repris dans son intégralité par une circulaire en 2003. Auparavant, on nous disait : « On veut bien scolariser votre enfant mais il nous faut un accompagnant. » Les familles supportaient la charge financière de ces emplois.

À force de militantisme, nous avons fini par faire reconnaître à l’État que les missions des accompagnants relevaient du service public. En 2003, 3 000 contrats privés ont ainsi été transférés à l’Éducation nationale. Puis, est venue la loi de février 2005 inscrivant l’obligation de scolarisation des enfants handicapés. Aujourd’hui, environ 80 000 personnes travaillent en tant qu’accompagnants.

Dernière étape en date pour nous, la parution en 2013 du rapport Komites sur lequel nous avons travaillé. Depuis, nous assistons à un début de réponse en termes de professionnalisation des AVS avec la création du Diplôme d’état d’accompagnant éducatif et social (DEAES) et la possibilité, pour ces accompagnants, d’obtenir un poste en CDI.

Sophie Cluzel, dans Faire Face, 19/09/16

21 mai 2017

Vidéo -> premier déplacement officiel Edouard Philippe avec Sophie Cluzel

Handicap.fr 5 h · Images inédites Handicap.fr sur le premier déplacement officiel du 1er ministre Edouard Philippe en compagnie de la nouvelle secrétaire d'Etat en charge du Handicap, Sophie Cluzel. Leurs déclarations....

21 mai 2017

Comment le numérique révolutionne le handicap

21/05/2017 05:46
Cyril Rossignol présentant sa montre très spéciale. Elle permet à un enfant autiste de se repérer dans le temps, et à ses parents de savoir où il en est au fil des heures de la journée. - Cyril Rossignol présentant sa montre très spéciale. Elle permet à un enfant autiste de se repérer dans le temps, et à ses parents de savoir où il en est au fil des heures de la journée. 
Cyril Rossignol présentant sa montre très spéciale. Elle permet à un enfant autiste de se repérer dans le temps, et à ses parents de savoir où il en est au fil des heures de la journée.

Des logiciels peuvent changer la vie quotidienne des personnes autistes, trisomiques ou déficientes mentales. Démonstration hier à Niort.

J'ai besoin de savoir où est mon fils. J'appuie sur le bouton, j'attends un petit peu et je suis renseigné. Cyril Rossignol est l'inventeur de Picto Task, une montre très spéciale mise au point l'an dernier pour son fils autiste. L'outil, paramétré à l'avance, permet à l'enfant de disposer de son emploi du temps pour la journée, et aux parents de s'y connecter. Via un message sonore ou une vibration, la montre est là pour rappeler tous les détails de la vie quotidienne. Indispensable quand on a du mal à se repérer dans le temps, Picto Task, parce qu'il rassure enfants et parents, joue le rôle de béquille pour vivre plus autonome. Par exemple pour se débrouiller dans les transports en commun.

On n'en est qu'aux prémisses

Picto Task a été présenté hier à Niort lors d'une journée organisée par les associations Autisme 79, Autisme 17 et Trisomie 21 Deux-Sèvres. Objectif : montrer aux professionnels et aux parents à quel point le numérique peut révolutionner le quotidien des personnes autistes, trisomiques ou déficientes mentales. Et on n'en est qu'aux prémisses. Exemple, le logiciel Sema-tic, né d'une question : comment aider un enfant autiste à apprendre à lire alors qu'il n'a pas les codes pour décrypter les mots et les phrases ? « On est parti de la façon dont les enfants voyaient les choses, et on a créé un système d'apprentissage compatible avec leur perception », explique Nathalie Leca, venue présenter cet outil lancé il y a trois ans. De la petite enfance à l'âge adulte, tous les pans de la vie sont concernés. Des outils numériques permettent d'être plus autonomes au travail. L'université de Poitiers est en train de développer un logiciel dans le domaine de la sexualité et de la vie affective. « La France est un peu en retard par rapport à des pays plus en pointe comme le Québec, la Belgique ou les pays du nord de l'Europe. Mais nous avons des atouts à faire valoir sur l'ex-Poitou-Charentes, où le centre de ressources handicap de l'université de Poitiers, dont nous sommes partenaires, peut servir de tête de pont », analyse Thierry Bonnet, adjoint au directeur du GPA 79-16, association qui accompagne les personnes en difficulté, en particulier dans leur scolarité.

70 tablettes

Partenaire, la MAIF a aidé à ce que ces projets voient le jour. Elle a financé l'achat de 70 tablettes et celui de logiciels, selon une méthode originale. Chaque salarié qui le souhaite, est invité à financer un projet de son choix dans le domaine du handicap, en arrondissant son salaire à l'inférieur : les quelques centimes ou euros abandonnés viennent grossir une enveloppe, l'entreprise doublant la mise au final. L'application de Cyril Rossignol a déjà été téléchargée par des dizaines de personnes. « Je l'ai créée pour mon fils, mais on n'est pas là pour vivre chacun de son côté. »

nr.niort@nrco.fr

Yves Revert
21 mai 2017

Déplacement d'Édouard Philippe et de Sophie Cluzel à Rungis (94

 

Déplacement d'Édouard Philippe et de Sophie Cluzel à Rungis (94)

Déplacement de M. Édouard Philippe, Premier ministre et de Mme Sophie Cluzel, Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées à Rungis (94), dimanche 21 mai 2017.

http://www.gouvernement.fr

 

21 mai 2017

Psychanalyse et maternophobie

17 mai 2017
Par Pierre Laroche
Blog : Le blog de Pierre Laroche

Sophie Robert travaille sur un nouveau reportage concernant les placements abusifs (d'enfants autistes). L'objet concerne bien évidemment la psychanalyse.

Sophie Robert est l'auteure du célèbre reportage Le Mur à l'épreuve de l'autisme :

http://www.dragonbleutv.com/documentaires/2-le-mur-ou-la-psychanalyse-a-l-epreuve-de-l-autisme

Sophie Robert  doit aussi sa célébrité au fait que 4 des psychanalystes interviewés dans Le Mur ont voulu faire censurer le film afin que leur pratique odieuse et tendancieuse de la psychiatrie ne soit pas révélée au grand-public. Sophie Robert a perdu en première instance. Elle a gagné en appel. Les médias se sont passionnés pour cette affaire : David terrassant Goliath... Aujourd'hui, Le Mur a été rendu public.

Elle dénonce frontalement les mêmes escrocs contre les quels de nombreuses associations (parents d'enfants autistes, parents d'enfants souffrant du TDA/H, associations de parents d'élèves, associations de parents d'enfants post-divorce, associations de lutte contre les placements abusifs, etc.) luttent depuis des décennies.

Le sujet est grave, mais on peut aussi en rire ! Voir cet exemple tiré d'un de ses reportages La Théorie Sexuelle :

https://www.youtube.com/watch?v=j0Ye5mX4vUs&feature=youtu.be&t=1m43s

Sophie Robert travaille en ce moment sur un nouveau reportage bien plus grave concernant les placements abusifs (d'enfants autistes).

Tout ce qui peut nuire à la psychanalyse ne peut que profiter aux enfants, aux mères, aux pères et aux familles. La psychanalyse c'est le cancer des familles. C'est le cancer des pères, des mères et surtout celui des enfants. Oeuvrer contre la psychanalyse est un devoir civique.

Sophie Robert recherche une aide financière pour son prochain reportage. A ce titre, elle a ouvert une tirelire sur kisskissbankbank (voir ci-dessous).

Sophie Robert : "Aujourd'hui j'ai le plaisir de vous solliciter pour le lancement de la nouvelle campagne de financement participatif d'un de mes projets, par l'intermédiaire de l'association NINSUN PROJECT : Maternophobie.

Ce programme vidéo est destiné à dénoncer les placements abusifs et les conséquences désastreuses de théories psychanalytiques "maternophobes" sur un certain nombre de familles avec autisme.

Maître Janois y parlera - entre autres - de l'affaire Rachel. Il s'agit de dénoncer les pressions scandaleuses sur les familles et la manière insidieuse sont les théories psychanalytiques d'un autre âge sont utilisées pour maintenir l'enfant autistes exclu du monde réel, de l'école, et le maintenir prisonnier d'institutions au fonctionnement obsolète.

Comme les autres films produits par Ninsun Project, cette émission sera mise à la disposition gratuite du public sur le net.

Il sera également édité un DVD pour faciliter sa projection en réunion publique.

L'objectif est d'ouvrir les yeux des pouvoirs publics - et des politiques - pour que ça change!"

Pour plus d'information, cliquez ci-dessous :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/maternophobie

21 mai 2017

GAD ELMALEH, un parrain engagé - Association Le silence des Justes

article publié sur le site de l'association "Le silence des Justes"

gad-elmaleh
C’est grâce à l’amitié d’Eric Toledano et Olivier Nakache qu’une rencontre entre Gad Elmaleh et Ohalei Yaacov a pu se faire en 1999. L’association n’avait alors que 3 ans. Elle subsistait difficilement et uniquement par la générosité de ses adhérents et donateurs. Son Centre d’accueil de jour fonctionnait à plein temps et ses activités se diversifiaient activement. Mais, avec des finances parfois dans le rouge, les lendemains n’étaient pas toujours certains…

Gad Elmaleh a immédiatement été sensible à la cause et à la souffrance des personnes autistes et leur famille : son engagement aux côtés de Stéphane Benhamou a aidé à la diffusion d’un message fort auprès de chacun.
Gad Elmaleh est un artiste mais c’est aussi un homme au grand cœur ; il n’a pas hésité à utiliser son image et sa notoriété pour ce combat de tous les jours. Depuis, il s’associe aux événements de l’association : dernièrement lors de la pose de la première pierre des futurs établissements de Sarcelles, mais aussi à chacune de ses tournées il dédie un one-man shows pour Ohalei Yaacov.

 

Au nom des enfants, adolescents, adultes autistes, et leur famille, un éternel merci à Gad Elmaleh.

18 mai 2017

Ma rencontre avec Elie Buzyn, rescapé d'Auschwitz et père d'Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la santé

article publié dans le Huffington Post

Elie qui avait eu les pieds gelés à Auschwitz, a eu la volonté de faire médecine et de devenir chirurgien orthopédique, il a eu 3 enfants.

17/05/2017 22:15 CEST |
AFP
Agnès Buzyn

HISTOIRE ET POLITIQUE - Depuis le tournage de mon précédent documentaire "Young et moi", plusieurs témoins apparaissant dans mon film ont disparu, j'ai réalisé que bientôt il n'y aurait plus d'anciens déportés et que mes enfants, très petits aujourd'hui, n'auraient pas la possibilité de rencontrer l'un d'entre eux. J'ai ressenti alors le besoin et presque le devoir de poursuivre mon travail. J'en ai parlé autour de moi, et des enfants et petits enfants de déportés m'y ont fortement encouragée, "va leur demander tout ce que nous n'avons pas osé leur demander, pose leur toutes les question..."

Je ne suis pas moi même descendante de déporté mais mes enfants oui, leur père a perdu pendant la Shoah la majeure partie de ses ancêtres. J'ai donc décidé d'aller rencontrer les derniers déportés chez eux, et de leur demander qu'ils me racontent leur vie, leur parcours pendant la guerre bien entendu mais aussi la vie après, la possibilité de vivre une vie normale avec un tel traumatisme, de fonder une famille, les séquelles et leur vision du monde aujourd'hui, un monde où malgré 6 millions de morts la haine du juif, de l'autre, n'a pas disparu.

Mon projet, qui est en pleine production à cette heure, est une série d'épisodes courts accessibles, qui seront rassemblés sur un site internet dédié et que le public pourra consulter librement. Je suis entrain de finir les 10 premiers épisodes et ils seront mis en ligne le 16 juillet pour les 75 ans de la rafle du Vel d'hiv.

Et puis, aujourd'hui à 15h, j'entends prononcer un nom qui m'est familier:

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

Or, le premier que j'ai eu la chance d'aller filmer pour ma série c'est son père Elie Buzyn. Ce jour là, comme je lui avais demandé il a fait venir 3 de ses petits fils, "ma vengeance c'est eux!" m'a-t-il dit, Etty sa femme psychanalyste de renom consultait dans la pièce à coté. Elie m'a raconté son parcours, sa déportation à Auschwitz puis Buchenwald. Il est un des 900 rescapés mineurs de ce camp.

Et fait partie des 426 choisis pour être envoyés en France, des années après son retour et alors que tous les siens avaient été engloutis, Elie qui avait eu les pieds gelés à Auschwitz, a eu la volonté de faire médecine et de devenir chirurgien orthopédique, il a eu 3 enfants dont Agnès, une femme au parcours impressionnant, médecin hématologue, présidente du collège de la HAS mère de 3 fils et aujourd'hui ministre. Au vu de cette actualité, j'ai décidé de révéler cet épisode qui lui est consacré, ici et dès aujourd'hui:

Ma rencontre avec Elie Buzyn, rescapé d'Auschwitz et père d'Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la santé Elie qui avait eu les pieds gelés à Auschwitz, a eu la volonté de faire médecine et de devenir chirurgien orthopédique, il a eu 3 enfants. 17/05/2017 22:15 CEST | Actualisé il y a 10 heures Sophie Nahum Documentariste AFP Agnès Buzyn HISTOIRE ET POLITIQUE - Depuis le tournage de mon précédent documentaire "Young et moi", plusieurs témoins apparaissant dans mon film ont disparu, j'ai réalisé que bientôt il n'y aurait plus d'anciens déportés et que mes enfants, très petits aujourd'hui, n'auraient pas la possibilité de rencontrer l'un d'entre eux. J'ai ressenti alors le besoin et presque le devoir de poursuivre mon travail. J'en ai parlé autour de moi, et des enfants et petits enfants de déportés m'y ont fortement encouragée, "va leur demander tout ce que nous n'avons pas osé leur demander, pose leur toutes les question..." Je ne suis pas moi même descendante de déporté mais mes enfants oui, leur père a perdu pendant la Shoah la majeure partie de ses ancêtres. J'ai donc décidé d'aller rencontrer les derniers déportés chez eux, et de leur demander qu'ils me racontent leur vie, leur parcours pendant la guerre bien entendu mais aussi la vie après, la possibilité de vivre une vie normale avec un tel traumatisme, de fonder une famille, les séquelles et leur vision du monde aujourd'hui, un monde où malgré 6 millions de morts la haine du juif, de l'autre, n'a pas disparu. Mon projet, qui est en pleine production à cette heure, est une série d'épisodes courts accessibles, qui seront rassemblés sur un site internet dédié et que le public pourra consulter librement. Je suis entrain de finir les 10 premiers épisodes et ils seront mis en ligne le 16 juillet pour les 75 ans de la rafle du Vel d'hiv. Et puis, aujourd'hui à 15h, j'entends prononcer un nom qui m'est familier: Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Or, le premier que j'ai eu la chance d'aller filmer pour ma série c'est son père Elie Buzyn. Ce jour là, comme je lui avais demandé il a fait venir 3 de ses petits fils, "ma vengeance c'est eux!" m'a-t-il dit, Etty sa femme psychanalyste de renom consultait dans la pièce à coté. Elie m'a raconté son parcours, sa déportation à Auschwitz puis Buchenwald. Il est un des 900 rescapés mineurs de ce camp. Et fait partie des 426 choisis pour être envoyés en France, des années après son retour et alors que tous les siens avaient été engloutis, Elie qui avait eu les pieds gelés à Auschwitz, a eu la volonté de faire médecine et de devenir chirurgien orthopédique, il a eu 3 enfants dont Agnès, une femme au parcours impressionnant, médecin hématologue, présidente du collège de la HAS mère de 3 fils et aujourd'hui ministre. Au vu de cette actualité, j'ai décidé de révéler cet épisode qui lui est consacré, ici et dès aujourd'hui:

 

"Vous êtes le témoin du témoin que je suis", m'a t'il dit au moment de partir, je ferai tout mon possible Elie, aujourd'hui votre nom est partout, quelle magnifique revanche!

18 mai 2017

Comment la nouvelle ministre de la santé entend éviter tout conflit d’intérêts avec le poste de son mari

article publié dans Le Monde

Agnès Buzyn ne traitera pas les questions en lien avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, un organisme public dirigé par Yves Lévy, son mari.

LE MONDE | 18.05.2017 à 18h41 • Mis à jour le 18.05.2017 à 19h42 | Par

Agnès Buzyn, le 18 mai à l’Elysée.

La question commençait à devenir pressante. Comment la nouvelle ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, allait-elle pouvoir exercer une cotutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), un organisme public, dirigé par Yves Lévy, son mari, sans se trouver en situation de conflit d’intérêts ? Dans l’entourage de la ministre, on assure jeudi 18 mai au Monde que le sujet est « clairement identifié » et que Mme Buzyn « ne traitera pas les sujets en lien avec l’Inserm », par un « système de déport ». « Le sujet est en train d’être traité au niveau du secrétariat général de l’Elysée », explique-t-on.

Emmanuel Macron avait lui-même décidé de pratiquer ce « déport » destiné à prévenir tout conflit d’intérêts lorsqu’il était devenu secrétaire général adjoint de l’Elysée, en 2012. « Je n’ai pas traité de dossiers que j’avais eu à connaître, j’ai fait la même chose en tant que ministre », expliquait-il sur Mediapart le 5 mai.

Lire aussi :   Abandon du tiers payant et obligation vaccinale, deux dossiers prioritaires sur le bureau d’Agnès Buzyn

L’Inserm, un sujet d’activité quasi quotidien pour le ministère

Mais cette réponse, qui maintient la cotutelle du ministère de la santé, pose toutefois à son tour de nouvelles questions. Comment Mme Buzyn, dont la nomination a été bien accueillie par le monde de la santé et dont les compétences médicales, scientifiques et managériales ont été saluées, fera-t-elle pour ne pas prendre part à des arbitrages concernant l’organisme dirigé par son époux ?

Pour un ministre de la santé, l’Inserm n’est pas un domaine occasionnel, mais un sujet d’activité quasi quotidien. La prédécessrice d’Agnès Buzyn Avenue de Ségur, Marisol Touraine, avait obtenu, non sans discussions, que la gouvernance du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC), qui fonctionne sur des fonds provenant de l’objectif national des depenses d’assurance-maladie gérés par les service du ministère de la santé, reste entre les seules mains de ce dernier plutôt que d’être partagée avec l’Inserm-Aviesan.

En revanche, le fait que le budget de l’Inserm soit entièrement assumé par le ministère chargé de la recherche semble avoir été un argument suffisant pour qu’Agnès Buzyn entre au gouvernement, sans que son époux soit contraint à démissionner de la tête de l’Institut.

18 mai 2017

Sophie Cluzel, une militante nommée secrétaire d’État aux personnes handicapées

Sophie Cluzel, une militante nommée secrétaire d’État aux personnes handicapées
Sophie Cluzel est la première secrétaire d'État chargée des personnes handicapées du quinquennat Macron.
Publié le 17 mai 2017

Sophie Cluzel est la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. La présidente de la Fnaseph, une fédération d’associations au service des élèves handicapés, aura la responsabilité de mettre en œuvre les promesses d’Emmanuel Macron.

Voilà un membre du gouvernement qui n’aura pas besoin de potasser ses dossiers. Et pas seulement parce qu’elle est mère d’une jeune femme trisomique.

Sophie Cluzel, nommée ce mercredi 17 mai secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, préside depuis 2011 la Fnaseph, la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap.

Un rôle moteur dans la reconnaissance des AVS

Son association a joué un rôle moteur dans la reconnaissance par l’État du besoin de recruter des auxiliaires de vie scolaire, à la fin des années 90, comme elle le racontait dans un entretien accordé à faire-face.fr.

Puis dans l’évolution du statut de ces salariés chargés d’accompagner les élèves en situation de handicap. Un processus inabouti : le nombre d’AVS reste insuffisant et leur situation précaire.

Un AVS pour chaque enfant en ayant besoin

Emmanuel Macron a d’ailleurs fait de ce sujet une de ses priorités pour le quinquennat.  Il s’est engagé à « donner accès à un(e) AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin ». De plus, il veut « pérenniser ces emplois, les stabiliser ».

Sophie Cluzel sera donc chargée de mettre en musique les mesures qu’elle réclamait depuis des années. Elle devra toutefois compter sur la bonne volonté du ministère de l’Éducation nationale, un acteur-clé.

Les engagements de Macron pour feuille de route

La secrétaire d’État n’a pas que cette réforme à mener à bien. Les engagements de campagne d’Emmanuel Macron lui serviront de feuille de route : améliorer l’accès à l’emploi, ne plus laisser aucune personne en situation de handicap sans solution d’accompagnement ou bien encore aider les aidants. Quelques-unes des ces promesses aux personnes handicapées recensées par faire-face.fr.

Quand la Fnaseph faisait des propositions aux candidats

La Fnaseph avait publié, durant la campagne, son catalogue de propositions aux candidats. L’association présidée par la nouvelle secrétaire d’État leur demandait notamment de faire évoluer la prestation de compensation du handicap enfant pour qu’elle « soit réellement adaptée à leurs spécificités ».

Elle réclamait plus de moyens pour les Maisons départementales des personnes handicapées. Parmi ses revendications figurait également en bonne place l’évolution du secteur médico-social vers le milieu ordinaire de vie.

Un cadre budgétaire contraint

Sophie Cluzel devra toutefois composer avec le cadre budgétaire imposé par Emmanuel Macron. Il a en effet affiché son intention de réduire les dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans. Et le nombre de fonctionnaires devrait diminuer de 120 000. De quoi freiner quelques ardeurs. Franck Seuret

Un secrétariat d’État rattaché au premier ministre

« C’est l’une des nôtres. » Alain Rochon, le président de l’APF, se félicite de la nomination comme secrétaire d’État d’une militante des droits des personnes handicapées. Autre motif de satisfaction : son rattachement auprès du premier ministre, et non, comme c’était le cas jusqu’alors, au ministre des Affaires sociales et de la santé.

« On sort enfin du champ médical, commente Alain Rochon. Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de mener une politique transversale du handicap. De plus, son rattachement au premier ministre donne plus de poids à ce secrétariat d’État. Cela peut avoir son importance dans les discussions avec le ministères des Finances et de la santé ou d’autres poids lourds. Mais nous jugerons sur pièces. »

17 mai 2017

Sophie Cluzel, nouvelle secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées

article publié sur VIVRE fm

Mercredi 17 Mai 2017 - 15h22

politique

Sophie Cluzel, présidente d'association de parents d'enfants handicapés, est la nouvelle secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées. Elle fait partie des membres du gouvernement issus de la société civile.

Sophie Cluzel
Sophie Cluzel

Les noms des nouveaux ministres viennent de tomber ce mercredi 17 mai à 15h. C'est Sophie Cluzel qui est nommée au secrétariat en charge des personnes handicapées. Le bruit courait depuis quelques semaines que ce bureau serait rattaché à Matignon. Un souhait des associations s'intéressant à la problématique du handicap. Leur vœu a été exhaucé. L’objectif est de favoriser une politique transversale qui impacte tous les domaines de l'action publique: l'éducation, les affaires sociales, l'emploi, les sports, la culture,...

Engagée pour la scolarisation des enfants handicapées, Sophie Cluzel a créé l’association SAIS 92. Elle est membre du conseil national consultatif des personnes handicapées au titre de la FNASEPH, association qui milite pour l’accompagne des élèves handicapés dans les écoles ordinaires, et préside l'association Grandir à l'école.

Sophie Cluzel a quatre enfants dont Julia née en 1995 et atteinte de trisomie 21. Elle est la petite fille du général d'armée Marie-Eugène Debeney et de l'académicien géographe Pierre Termier.

Nommée chevalier dans l’ordre national du Mérite sur le contingent personnel du président de la République Jacque Chirac en 2002, Sophie Cluzel est faite chevalier de la Légion d’honneur en 2008 et promu, le 14 juillet 2016, Officier de la Légion d'honneur par le President François Hollande qui lui remet ses insignes personnellement au Palais de l'Elysée.


Premier gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe

Dévoilé mercredi après-midi, le gouvernement est composé de 22 membres, dont 11 femmes.

Ministres

  • Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
  • Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
  • François Bayrou, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
  • Sylvie Goulard, ministre des Armées
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Richard Ferrand, ministre de la Cohésion et des Territoires
  • Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé
  • Françoise Nyssen, ministre de la culture
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Economie
  • Muriel Penicaud, ministre du Travail
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale
  • Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Gerald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Annick Girardin, ministre des Outre-mers
  • Laura Flessel, ministre des Sports
  • Elizabeth Borne, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports
  • Marielle de Sarnaise, ministre auprès du ministre d’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes

Secrétaires d’Etat auprès du Premier ministre

  • Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte parole du gouvernement
  • Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée Personnes handicapées
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique

La rédaction

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