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"Au bonheur d'Elise"
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12 mars 2017

Le Docteur Saravane décoré de la Légion d'honneur

Le Dr Djéa Saravane, praticien hospitalier spécialiste de la douleur et responsable du Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale et autisme de l'EPS Barthélemy Durand à Etampes, a été nommé, sur liste du premier ministre, chevalier de la Légion d’honneur par décret du 1er janvier 2017.

Ce titre honorifique, décerné par l’Etat, récompense 40 années de services et plus particulièrement l’engagement du Dr Saravane pour la cause des personnes vulnérables.

>> Télécharger le Journal officiel de la République française

>> En savoir plus sur le Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale et autisme

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8 mars 2017

2 avril - Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme

journée mondiale de l'autisme 2017 autisme france

Affiche_AF_France_en_bleu_2017

7 mars 2017

"Les politiques ne maîtrisent pas toujours la violence symbolique de leur langage"

François Fillon a déclenché de vives réactions sur les réseaux sociaux après avoir répété qu il n'était pas "autiste" au JT de France 2. Comment expliquer l'ampleur de cette polémique ? Décryptage avec l'aide d'un spécialiste.

François Fillon

François Fillon lors de son passage au journal télévisé de France 2

© Jacques DEMARTHON / AFP

POLEMIQUE. Lors de son passage au journal télévisé de France 2 ce dimanche 5 mars 2017, après son meeting du Trocadéro, François Fillon a dit et répété trois fois qu'il n'était pas "autiste", pour expliquer qu'il voyait "les difficultés" de sa campagne et n'était "pas enfermé" dans ses certitudes. Mais l'usage de ce terme par le candidat a attiré les foudres de très nombreux internautes sur les réseaux sociaux, et le Conseil supérieur de l'audiovisuel a indiqué le 7 mars 2017 avoir reçu 55 signalements de téléspectateurs. Comment expliquer l'ampleur de cette polémique ?

"Le signe d'un dérapage verbal intériorisé à partir de clichés"

"Le principal problème est que François Fillon a utilisé le terme "autiste" dans un sens réducteur et négatif, explique à Sciences et Avenir Julien Longhi, professeur en sciences du langage à l'Université de Cergy-Pontoise et co-fondateur du Réseau de recherche sur les discours institutionnels et politiques (R2DIP). Le candidat des Républicains s'est focalisé sur certaines propriétés de ce trouble, des "clichés", qui définissent le patient comme un individu coupé du monde, incapable du moindre contact avec un autre être humain, et non sur le côté brillant des autistes Asperger par exemple. Or la réalité médicale de l'autisme est bien plus complexe, les spécialistes parlent d'ailleurs de troubles du spectre autistique." Comme le souligneDanièle Langloys, présidente de l'association Autisme France, "il y a une définition de l'autisme (lié à l'état des connaissances sur le sujet) émise par la Haute autorité de santé, conforme à celle de l'Organisation mondiale de la santé : il s'agit de troubles neuro-développementaux très précoces qui perturbent les interactions sociales et induisent des comportements stéréotypés et des intérêts restreints". Ainsi, selon Julien Longhi, François Fillon, par son intervention, "court-circuite la richesse sémantique du mot "autiste", pour la polariser vers un sens négatif". "C'est le signe d'un dérapage verbal intériorisé à partir de clichés", ajoute-t-il.

Bien entendu, selon ces spécialistes, François Fillon ne fait que véhiculer un stéréotype ancré dans notre société depuis longtemps, un passé impossible à dater. "À ma connaissance, aucune étude n'a tenté d'évaluer depuis quand nous détournons l'usage de termes médicaux, comme "autiste", "mongolien", "schizo"...", concède Julien Longhi, qui précise qu'il ne faut pas oublier que "la langue est vivante, et que les individus s'en emparent pour la faire sans cesse évoluer". "François Fillon n'a pas voulu blesser les personnes autistes, mais ne fait que reproduire les clichés français sur l'autisme, victime d'une incroyable méconnaissance en France, qui tient entre autres à l'absence de véritable campagne nationale de sensibilisation", déplore de son côté Danièle Langloys.

Un abus de la métaphore préjudiciable

Mais, pour Julien Longhi, la polémique va bien au-delà de celle autour des troubles autistiques. "Les internautes s'insurgent régulièrement contre toute forme éventuelle de discrimination, de manière générale. L'on peut considérer que depuis quelques années, les réseaux sociaux ne laissent plus passer inaperçu le moindre mot à caractère discriminatoire prononcé dans l'espace public (Internet, télévision, radios...). Ce qui n'est pas une si mauvaise chose à condition que cela ne masque pas complètement les sujets de fond des discours...". Selon ce spécialiste, les associations œuvrent pour faire évoluer les mentalités en incitant la population à dire "personnes en situation de handicap", plutôt que "handicapé" par exemple.

Reste un paradoxe : comment, à une époque où l'on sait les discours politiques réglés au millimètre, une telle utilisation controversée du mot "autiste" a-t-elle pu être employée par un candidat à la présidentielle dans l'espace public ? "L'on ne peut faire que des suppositions, car nous ne savons pas si l'usage de ce mot a été improvisé ou non par François Fillon, commente Julien Longhi. Toutefois, l'on peut se demander pourquoi, en cas de dérapage, ne se serait-il pas repris immédiatement...?", s'interroge le professeur en sciences du langage. D'autant que la femme du candidat a elle-même été marraine de l'association Asperger Aide France. "François Fillon donne l'impression d'assumer le choix de ce mot, peut-être pour faire preuve d'un discours décomplexé, afin de séduire une partie de l'électorat, ou pour dénoncer une forme de bien-pensance dans notre société et dans les médias...", suggère-t-il. Ce dernier rappelle que, par le passé, certains hommes politiques, comme Jean-Marie Le Pen, ont pris l'habitude de recourir à des "dérapages contrôlés", afin de créer une transgression ou d'attirer l'attention sur eux.

Quoi qu'il en soit, ce spécialiste déplore que les politiciens usent et abusent de la métaphore, initialement pour mieux se faire comprendre de leurs concitoyens, mais leur message peut se retrouver brouillé. "Ils oublient souvent que l'image évoquée a besoin d'être reconstruite pour être comprise, et risque ainsi d'être déformée, exagérée, source de polémiques, précise Julien Longhi. Ils ne maîtrisent pas toujours l'ampleur sémantique de leur langage, et la violence symbolique qui se cache parfois derrière." Ce professeur prend comme exemple une autre polémique, celle de l'utilisation du mot "kärcher" par Nicolas Sarkozy en 2005, qui évoque "non seulement le nettoyage, mais fait aussi appel à une forme d'agressivité".

7 mars 2017

BFMTV et France 2 confieront leur bulletin météo à une jeune femme trisomique le 27 mars

article publié dans pure médias

Mélanie avait demandé aux internautes de la soutenir pour réaliser son rêve : présenter un bulletin météo à la télévision.

Mélanie
Mélanie

Mélanie peut le faire, et elle le fera ! Depuis le 27 février, cette jeune femme de 21 ans s'est lancé un défi : celui de récolter 100.000 likes sur sa page Facebook, "Mélanie peut le faire ". Atteinte de trisomie 21, Mélanie a un rêve qu'elle souhaite réaliser à tout prix : celui de présenter un bulletin météo à la télévision. Dans une vidéo qui a été partagée à plus de 35.000 reprises sur le réseau social, la jeune femme précise qu'elle veut présenter son bulletin météo le 27 mars.

Derrière cette campagne se cache l'Unapei, une fédération d'associations qui représente et défend les intérêts des personnes handicapées mentales et leurs familles. "Nous savons qu'en attirant l'attention, en mobilisant des milliers de gens, les choses peuvent bouger" explique l'Unapei, interrogée par le Huffington Post. "Aujourd'hui, les personnes en situation de handicap sont indivisibles. Les 100.000 likes que nous demandons sont avant tout des soutiens, ils comptent plus que de simples pouces levés", ajoute la fédération, se réjouissant de la vitesse "impressionnante" à laquelle les likes ont été récoltés.

 

Le message de Mélanie n'a pas tardé à être entendu. Aidée par un relais médiatique important, la page "Mélanie peut le faire" est passée de 20.000 à 100.000 fans en l'espace de seulement vingt-quatre heures. Et, ce matin, alors que la barre fatidique n'avait pas encore été atteinte, la première proposition tant attendue par Mélanie est arrivée dans "Première Édition", la matinale de BFMTV. Alors que le chroniqueur Julien Mielcarek se faisait l'écho de l'initiative de la jeune femme, Pascale de la Tour du Pin a lancé "nous lui proposons le bulletin météo sur BFMTV", appuyée par son compère Christophe Delay. Et, comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, quelques heures plus tard, c'est France 2 qui a annoncé l'arrivée prochaine de la jeune femme sur son antenne.

6 mars 2017

Fillon dérape en direct : "Je ne suis pas autiste !"

Préambule : Au risque d'aller à contre-courant, je me félicite que l'emploi du mot autiste se banalise dès lors que l'on reste dans des limites acceptables ...
Lorsqu'un candidat à l'élection présidentielle par exemple déclare ne pas être autiste cela signifie en creux que le mot fait déjà moins peur même s'il nous reste à expliciter ce que ce handicap recouvre précisémment & notamment la largeur du spectre ...

Les Troubles Envahissants du Développement (TED) sont un groupe de troubles du développement du cerveau affectant la personne dans trois domaines principaux :
  1. anomalies de la communication orale et/ou non verbale
  2. anomalies des interactions sociales 
  3. centres d'intérêts restreints. 

=> On parle de triade autistique.
Voir le reste de l'article

Jean-Jacques Dupuis

article publié sur Handicap.fr

Résumé : François Fillon : " Je ne suis pas autiste ". Vanessa Burggraf : " Il est autiste ? Non, il est juste con ". A une semaine d'intervalle, deux déclarations sur une chaîne de télé déclenchent les foudres des personnes autistes. Le poids des mots !

Par , le 06-03-2017

« Je ne suis pas autiste », répété à trois reprises. Les propos de François Fillon dans le JT du 5 mars 2017 n'ont pas manqué d'exaspérer certains parents d'enfants autistes, déjà échaudés par ceux de Vanessa Burggraf le 25 février dans l'émission On n'est pas couché. La journaliste, évoquant l'enfant protagoniste du film Monsieur & Madame Adelman, avait déclaré à l'antenne : « Il est autiste ? », « Non, il est décevant », « Il n'est pas très en forme », « Il est juste con ».

Vanessa fait son mea culpa

Ou comment des mots utilisés à tort et à travers creusent le fossé de la stigmatisation. Et, dans ce domaine, l'autisme paye un lourd tribut. A huit jours d'intervalle, Olivia Cattan est donc montée deux fois au créneau. Maman de Ruben, un jeune garçon autiste, et présidente de l'association SOS autisme France, elle a rédigé un communiqué dans lequel elle s'adressait à Vanessa Burggraf : « Nous aurions pu accepter votre immense ignorance mais la façon dont vous en parlez, et l'absence de réaction des autres personnes présentes, ont été ressenties par nous tous comme une méchanceté gratuite. Le handicap n'est pas une bonne blague de fin de soirée à faire avec cette légèreté déplacée. » Olivia Cattan conviait alors la journaliste d'ONPC à venir à la rencontre des personnes autistes au sein de son association. Vanessa Burggraf a répondu à son invitation ; le 2 mars, elle s'est rendue dans ses locaux, accompagnée de Catherine Barma, la productrice de l'émission. Vanessa a tenu à présenter ses excuses, déclarant « avoir compris la réaction des familles et des personnes autistes ».

Stop aux clichés !

Une semaine plus tard, c'est donc au tour de François Fillon d'ajouter sa petite pierre discriminatoire à l'édifice, sur la même chaîne du service public. « Je ne suis pas autiste, je vois bien les difficultés [...]. Je ne suis pas jusqu'au-boutiste, pas enfermé dans une certitude, mais il y a une chose que je constate, c'est qu'il n'y a pas d'alternative », affirmait le candidat LR à la présidentielle à Laurent Delahousse, le 5 mars 2017, sur France 2. SOS autisme, relayée par de nombreux internautes, repart alors au combat… Et signe un tweet : « Stop aux clichés ! ». « Celui qui cite Rousseau dans son discours n'a-t-il pas trouvé un autre mot dans la langue française pour se défendre ! », explique Olivia Cattan qui, une fois encore, regrette la « banalisation de ce mot ».

Une « faute lourde » selon le PS

Ou comment un syndrome neuro-développemental qui touche 650 000 Français, « véritable enjeu de santé publique », devient « un élément de langage de nos élites politiques ». Selon elle, cet usage « renvoie à l'enfermement, à un manque de communication total, donnant une vision extrêmement négative de ce handicap ». Dans un tweet, Ségolène Neuville, secrétaire en charge du handicap, parle à son tour de « Faute lourde », tout comme d'autres membres du PS, omettant qu'en 2008 le PS avait lui aussi dénoncé « l'autisme du gouvernement » de François Fillon. Mémoire courte mais clichés toujours tenaces ! De son côté, Damien Abad, député LR, lui-même en situation de handicap, précise lors d'une interview accordée à la chaîne LCP que le terme a été employé au sens figuré pour désigner le refus d'une « forme de repli sur soi ». Le candidat pris dans la tourmente aurait ainsi voulu se montrer ouvert au dialogue avec les responsables politiques de son parti. Damien Abad dénonce une « polémique inutile », qui n'a pas voulu « blesser » les personnes concernées.

Pénélope Fillon, marraine d'Asperger Aide

SOS autisme a saisi le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Elle réclame par ailleurs les excuses publiques de François Fillon et l'invite à venir à la rencontre des familles afin de lui remettre un manifeste contenant de nombreuses mesures pour lutter contre les discriminations. Ironie du sort, c'est sur l'intervention de François Fillon que l'autisme a été déclaré grande cause nationale en 2012. Sa femme, Penelope, étant par ailleurs marraine officielle de l'association Asperger Aide ! Rappelons que le 2 avril 2017 aura lieu la journée internationale de l'autisme.

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2 mars 2017

Virez-moi ces putains de journalistes !

1 mars 2017
Par HUGO HORIOT
Blog : Le blog de HUGO HORIOT


Conne, pas très en forme et décevante, c'est un problème. Comment "dormir sur ses deux oreilles" quand "On est pas couchés" vous insulte?

#ServicePublic
#ServicePublic

 

L’amalgame, dans la bouche d’une personnalité politique révèle souvent son ignorance ou parfois son cynisme.

Dans la bouche d’un journaliste, il est aveu d’ignorance. En l’état, cela relève de la faute professionnelle.

Vanessa Burggraf, lors du dernier numéro de « On est pas couché »,  a associé le fait d'être autiste à : « con », puis « problème » puis encore « d’abruti pas en forme ».

Ce faisant, elle a heurté une communauté de plusieurs millions de personnes, à savoir toutes les familles et les personnes concernées par l’autisme, en entretenant un cliché meurtrier que de nombreuses associations de parents, de personnes autistes et de professionnels vertueux peinent à faire disparaître depuis plusieurs décennies.

On peut certes rire de tout mais pas avec n’importe qui. Sur les grands médias, on parle souvent de n’importe qui n’importe comment en disant n’importe quoi sans savoir de quoi on rit. Vaut-il mieux en rire ou en pleurer ? L’ignorance et la discrimination appellent le rire des stupides, les pleurs des victimes et la colère des justes.

Être, de par sa particularité génétique, régulièrement qualifié de « con », « d’abruti pas en forme » ou de « problème » à heure de grande écoute dans de nombreux médias et, qui plus est sur le service public, révèle un grave problème de discrimination. Cette névrose collective nationale nommée ignorance atteint de nombreuses administrations et service publics, comme l’Education Nationale qui fait de la France le pays condamné systématiquement par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, CEDH, pour discrimination à l’égard des enfants autistes : pour défaut de scolarisation.

Bien sûr, tout cela n’a qu’une valeur symbolique et reste sans conséquence… Voilà  pourquoi la France demeure le pays s’illustrant par le record de placements abusifs débouchant parfois sur des tragédies familiales, allant parfois jusqu’au suicides de leurs parents, victimes tout autant directes du fléau de l’ignorance. 

Dans un pays dont le taux de chômage bat tous les records, les personnes autistes postulant pour un emploi ne savent comment affronter l’ignorance des recruteurs. Cacher son autisme au risque d’être tôt ou tard découvert et stigmatisé ? L’annoncer en prenant le risque d’être disqualifié ? Triste réalité d’une population dont notre nation se prive des compétences largement ignorées, pendant que d’autres pays se battent pour les engager.

Difficile de s'étonner du phénomène de la fuite des cerveaux, quand le qualificatif autiste n’est employé par la classe politique ou la majeure partie des journalistes que comme une insulte pour moquer et dénigrer un adversaire ?

En ma qualité d’écrivain, de comédien, et de Vice-Président du Comité Consultatif National d’Autistes de France, CCNAF, et de parrain de l’Association SOS Autisme France, mais surtout et avant tout en tant que personne autiste, j’appelle l’émission « On est pas couché » à me permettre d’user d’un droit de réponse afin de rétablir quelques vérités

En dépit des nombreux témoignages de personnes autistes et d’une littérature scientifique abondante sur le sujet, il n’est toujours pas établi dans les consciences que la souffrance d’un autiste n’est pas due à l'autisme mais aux préjugés. On ne souffre pas d’autisme, on souffre du regard des autres. L’autisme n’est pas un problème pour les personnes autistes. L’autisme est le problème des « ignorants », des « cons » et des « abrutis pas en forme. »

2 mars 2017

Melman, Botbol, Dolto, Laenik et compagnie : un anniversaire

2 mars 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Il y a 3 ans, les associations de Bretagne manifestaient contre un colloque de psychanalyse à Brest. Aujourd'hui, le CRA n'est plus géré par l'HP.. " "L'approche lacano-doltoïenne de l'autisme infantile n'a pas la cote".[Melman]. Encore heureux.

Il ya 3 ans, nous manifestions à Brest contre les prises en charge psychanalytiques de l'autisme. La venue de Marie-Claude Laznik, à l'invitation du Pr Botbol, médecin coordonnateur du CRA à l'époque, dans le contexte de l'interview du dinosaure Melman le principal journal de la région  était une provocation insupportable.

L'ARS de Bretagne avait obligé le Pr Botbol à retirer le label du CRA à ce colloque.

Nous étions interdits de participer à ce colloque, nous avons donc manifesté. Vidéos et articles.

A la surprise de l'ARS, M. Botbol annonçait à la presse locale qu'il abandonnait le CRA. Ce n'était que la suite des manoeuvres pour le refiler à Sylvie Tordjman, à Rennes. La suite aboutissant à un nouveau CRA.


Les participants au colloque se désolaient des propos de Melman, se demandant même si ce n'était pas un complot du "Télégramme" !

Mais il venait pourtant de demander à Françoise Dolto de ressusciter. Tous les thèmes de son interview du "Télégramme" y figuraient. Je souligne des extraits, mais c'est tout  qui est ASTAP.

Dolto, reviens !
Charles Melman - Psychiatre, psychanalyste

L'approche lacano-doltoïenne de l'autisme infantile n'a pas la cote. On comprend aisément pourquoi quand on sait qu'elle consiste à donner la parole au bébé autiste, à lui faire dire par thérapeute interposé ce qu'il n'a jamais pu formuler faute de l'adresse qui l'aurait institue en interlocuteur, lui aurait assigné sa place dans le langage. Autrement dit il ne suffit pas pour naître de venir à l'air mais d'apprendre à respirer à l'intérieur du langage dès qu'on en est partie prise. Ah ! ces bronchiolites à répétition des bébés destinés à devenir autistes. Le plus surprenant évidemment est de vérifier que cette interprétation articulée par le soignant des difficultés ou des carences qu'il a subies, éveille l'attention du bébé, fixe le regard qui désormais suit, anime la motricité, en particulier des membres inférieurs jusque-là inertes, fait attraper un doigt du thérapeute pour le sucer, et surtout inaugure une modulation vocale jusque-là absente. Il suffit de suivre le film des séances assurées par M.-C. Laznik pour partager le bonheur de cette éclosion. Bien sûr cette intervention, faite en présence de la mère sinon des parents, et éventuellement filmée avec leur accord pour analyser et suivre les progrès, nécessite le tact nécessaire pour essayer de les concilier avec leur enfant, c'est-à-dire l'élever non par devoir mais par amour. Certes, celui-ci ne peut être forcé mais sa difficulté à s'exprimer n'est pas toujours insoluble. On imagine en tout cas les circonstances où un tel forçage et l'exhumation de difficultés refoulées ou cachées ont pu provoquer la révolte de familles organisées ensuite par Internet en lobbies. Elles étaient venues pour un bébé malade, voilà qu'on les accuse d'héberger le microbe et de propager le mal. Il est bien normal pourtant qu'une mère ait un inconscient et que puisse lui échapper ce qui se trouve en cause alors même qu'elle se trouve accomplir, sa fatigue en étant le témoin, les gestes nécessaires.

Or un bébé pour une femme est au carrefour de sa vérité, et celle-ci parfois peut chercher à être évitée. Le seul reproche qu'on puisse faire à ces lobbies est une passion persécutrice de mauvais aloi et revancharde à l'égard d'une méthode qui leur l'ut malheureusement insupportable mais dont ils pourront, quand ils y seront prêts, vérifier sur film le potentiel. Ce qui est certain, en revanche, est que la méthode comportementaliste pourra, dans les bons cas, leur fabriquer un golem, voire un génie mathématique, mais pas l'enfant inscrit dans une filiation et apte à la poursuivre. Le matériel cérébral est certes apte à toute une série d'éducations et de rééducations et cette possibilité dans le cas d'autisme infirme les thèses organicistes mais celles-ci ne peuvent rétroactivement créer le sujet qui aurait à les mettre à son service. L'homme nouveau sera-t-il celui d'un organisme capable de répondre aux attentes de l'entourage sans plus rien demander pour lui-même, sinon de l'impossible ?

Un très vieux débat - qui amuse un neuropsychiatre familier des spéculations sur le rôle de telle ou telle formation intracérébrale - sépare la médecine et la psychiatrie. Elles ont peu à voir ensemble s'il est vrai que l'une est le domaine du signe et l'autre du signifiant. Mais à chaque occasion la pensée médicale revient à la charge pour occuper le territoire qui met en cause la simplicité de sa méthode. Et cette occasion lui est favorable avec l'autisme infantile puisqu'il s'agit d'une affection prépsychotique. Si la psychose en effet est le résultat des démêlés avec le langage, l'autisme infantile est le fait d'avoir été démêlé du langage.

Traiter de problèmes aussi graves avec un jeu de mots pourra paraître primesautier. Mais n'est-ce pas le jeu des mots qui fait de nous un bon ou un mauvais partenaire ? Ceux du rapport de la HAS qui exclut la pratique analytique du champ des pratiques recommandables, à l'occasion d'une démarche dont il faudra demander à des scientifiques ce qu'ils en pensent, laisseraient penser à un jeu de massacre plutôt qu'à un partenariat. In jeu avec les psychanalystes certes bons à écarter des lieux de soin et de recherche, mais avant tout des innocents qu'il semble pourtant possible de sortir du marasme. La santé qu'est chargée de surveiller la Haute Autorité est-elle d'abord celle de monsieur Harousseau [président de la HAS en 2012] ?

PS : Une étude norvégienne parue dans un dernier numéro du Journal of American Medical Association rapporte que l'administration d'acide folique (vitamine B9) avant et pendant la grossesse diminue de moitié la proportion d'enfants autistes. Mais il est impératif que la candidate s'[y prenne quatre semaines avant la conception. Le nombre d'études du même type qui se sont révélées porteuses de faux espoirs ne décourage pas la recherche de crédits par les labos. Nous souhaitons bonne chance à nos collègues norvégiens.

La Revue Lacanienne, N° 14 juin 2013 : Autismes

En paraphrasant Melman, je ne peux résister à écrire : "La santé mentale qu'est chargée de surveiller la Haute Autorité est-elle d'abord celle de monsieur Melman ?"

C'est donc en toute connaissance de cause que Michel Botbol, du CRA, et Maria Squillante (le chef de l'autre service de pédopsychiatrie brestois - du réseau PREAUT et de la CIPPA) faisait des joies à MC Laznik et à C Melman, cinéphile ébahi des productions de sa disciple.


Le 27 février 2014 - Collectif Autisme Bretagne
Trop, c’est trop ! Ni Golem, ni parent de Golem !

Les propos de Charles Melman, de l’Association Lacanienne Internationale, dans « Le Télégramme » sont insultants pour les personnes autistes et pour leur famille :

Ces enfants autistes sont vides comme un golem au sens où leur capacité combinatoire n'a pas de maître ni de limites. Ils ont des capacités de calcul souvent stériles, comme un ordinateur laissé à lui- même.Il n'y a pas d'instance morale ni réflexive venant leur donner une identité.
Le bébé autiste a souffert d'une chose très simple. Sa maman, qui peut être fort aimante au demeurant, n'a pas pu transmettre le sentiment du cadeau qu'il était pour elle et qui dès lors lui donnait sa place dans le discours qu'elle lui adressait, voire qu'elle lui chantait. Car la prosodie du discours maternel joue un rôle dans le développement de l'autisme.

Le SUPEA (service universitaire de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent) de l’hôpital de Brest va continuer dans le même sens lors de la journée scientifique sur le « Traitement précocissime d’un bébé à haut risque d’autisme ».

Comment mettre en oeuvre le 3ème plan autisme, insuffisant mais qui va dans le bon sens, tout en invitant systématiquement seulement ceux qui se sont exprimés contre ce plan : Berrnard Golse (mai 2013), Pierre Delion (septembre 2012), Jacques Constant et Moîse Assouline (décembre 2013), et maintenant Marie-Christine Laznik – dont l’association veut faire annuler les recommandations 2012 de la Haute Autorité de Santé ?

Journée interdite aux usagers, journée soldée aux lacaniens

Pour la première fois, ce colloque est interdit aux personnes autistes et à leur famille. Il est soit-disant réservé aux professionnels, mais les partisans de la psychanalyse non professionnels (membres de l’Ecole Psychanalytique de Bretagne) ont droit à un rabais de 66% (60 € au lieu de 180 €).

Il est vrai que lorsqu’on continue à affirmer que le bébé devient autiste à cause de son « environnement », que ce terme (environnement) est une manière de désigner la mère, il est normal de se protéger des usagers qui ont subi et subissent ce type d’interprétations sans aucun fondement scientifique. Léo Känner s’est excusé il y a 50 ans de ses premiers propos concernant les mères froides. Quand un pape ou une papesse de la psychanalyse franco-lacanienne le fera-t’il ?

Nous n’attendons pas de miracle du babillage d’un-e psychanalyste avec un bébé. Aujourd’hui, il n’y a pas de moyen identifié de définir un bébé à haut risque autistique entre 3 mois et 18 mois. Prétendre le « guérir » est d’autant plus aventureux !

Ce dont nous avons besoin Nous voulons des professionnels capables de détecter le plus tôt possible les signes d’un trouble autistique.

Nous voulons des professionnels capables d’en parler aux parents, pour mettre en oeuvre ensemble des méthodes éducatives permettant à l’enfant et à l’adulte de trouver une place dans la société.

Nous ne voulons pas d’un enfermement dans des hôpitaux ou dans des institutions spécialisées.

Nous voulons que la société accepte les personnes autistes avec leurs différences.

Nous avons besoin de l’application du 3ème plan autisme
L’application du 3ème plan autisme, que nous avons attendu trop longtemps, est bloquée en Bretagne. La mesure concernant la formation des « aidants familiaux » n’a pas été relayée par le Centre de Ressources Autisme (CRA). L’administration fiscale poursuit une association parce qu’elle organise
un accompagnement et des formations pour les familles : « à but lucratif » pour mettre en oeuvre les recommandations de la HAS combattues par des professionnels .

Toujours pas de comité des usagers au CRA – promis depuis octobre 2012.

Le CRA doit sortir du pôle psychiatrie de l’hôpital : c’est ce que réclament les associations d’usagers depuis septembre 2012. Le maintien de la situation actuelle – jusqu’en septembre 2015 - , après l’épuration du Dr Lemonnier et de la coordinatrice du CRA, n’est plus possible.
Florilège
Interview de M-C Laznik par Sophie Robert (« Le Mur »)
http://www.youtube.com/watch?v=FvYV1MaSGEY

Propos du 9 mars 2013 de Pierre Delion
Le risque pour une pédo-psychiatrie qui se couperait de la psychiatrie générale serait d'oublier que l'enfant est l'enfant de quelqu'un, qu'il est inséré dans un milieu familial et social qui lui-aussi est en souffrance. Les parents sont très souvent aux prises avec des difficultés psychopathologiques, soit parce que la maladie de leur enfant les rend malades dans leur parentalité, soit parce qu'ils sont eux-mêmes en difficultés psychopathologiques. Ce dernier point est toutefois de plus en plus difficile à aborder, voire même interdit!)

XLIème Colloque des hôpitaux de jour psychiatriques - Les 11 et 12 Octobre 2013 à Brest - Le travail avec les familles en hôpital
de jour - Atelier n°5 : « Wanted : famille idéale ! »
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les familles carencées, négligentes (voire maltraitantes), les familles apparaissant comme « manipulatriceset utilisant des mécanismes de toute puissance et maîtrise, ou encore celles aux caractéristiques « perverses » sont monnaie courante dans les modèles familiaux rencontrés en hôpital de jour. Dans de telles situations, la prise en charge globale est souvent questionnée et remise en question, quitte à revisiter notre rôle de soignant et nos possibilités (limites) thérapeutiques. Peut-on travailler à n’importe quel prix ? Que doit-on accepter de perdre (lâcher), pour espérer gagner ? http://www.hopitaldejourbrest2013.fr/atelier-5-titre-de-latelier/#page

« Qui sont les autistes aujourd’hui ? » conférence animée par les psychanalystes du Courtil, Institut médico-pédagogique en Belgique près de la frontière française - Le 20 février 2014 – Voir film « A ciel ouvert » dont la promotion est assurée par les services publics de psychiatrie.
« Quel dommage que les autistes soient sortis du champ de la santé mentale pour être dans celui du handicap »
« L’autiste a un double et il faut parler au double si l’autiste veut pas communiquer ça permet de rentrer en contact »
« Un ‘sujet’ a choisi l’électricité comme job pour se connecter aux autres »
« On a choisi de pas éduquer l’autiste parce que le faire rentrer dans notre monde c’est une violence terrible »
"L'autisme, c'est le choix du sujet" puis « Il ne parle pas parce qu’il ne VEUT PAS parler »
« Il se regarde dans le miroir sur la porte puis il va voir derrière la porte. »
L’éducatrice : « On ramassait des orties pour faire du purin d’orties, avec les gants mais ça faisait mal quand même. Je me pique aux orties, je crie. Je ‘théâtralise’ et là Henri parle. Parce qu’à cause des orties, ça lui rappelle son père qui était jardinier et qui est parti de la maison quand il était petit. Plus tard, Henri est allé à l’école et là il a fait des progrès : les progrès c’est grâce à mon cri qui a provoqué un déclic ».
« Mais on fait des tas de choses, on n’a même que 10 minutes pour les repas des enfants car il y a : atelier théâtre, atelier eau, atelier promenades, atelier gares, atelier poterie, etc. Alors hein, avec tout ça le temps d’école il est partiel hein, enfin pour ceux qui vont à l’école ».
Source : http://desmotsgrattent.blogspot.fr/2014/02/ca-faitpeur.html

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Un peu lâché en silence par certaines de ces troupes (seule MG Crespin a pris position publiquement, ainsi qu'un étudiant lacanien de Rennes), Charles Melman a persisté, tout en se défendant de traiter la mère de coupable (mais responsable : "l’agent d’une transmission involontaire").

Auteur : Charles Melman 11/03/2014
À propos des débats sur l’autisme et de la position de notre Association

Prenons un exemple figuré dans la littérature. Un bébé souffre de vives régurgitations œsophagiennes de sorte que le visage maternel et la tétée ne lui annoncent rien de bon. Il a faim pourtant, pleure et se détourne du visage et du sein qui approchent. Résigné au bout de quelques jours il devient inerte et indifférent. On conçoit que ce refus opposé à la maternité la décourage en retour. Un cycle est amorcé qui peut conduire à l’autisme.

On reconnaît dans ce propos l'influence de Marie-Christine Laznik. Mais cela reste de la "littérature". Parce qu'aucune étude scientifique ne valide cette conception de la genèse de l'autisme.

Le rapport de la HAS leur promet ainsi des programmes poly-rééducatifs de 40 heures par semaine. Depuis, dit le père d’un tel enfant, il ne se roule plus par terre, sait lire, écrire et compter. On peut s’en réjouir avec lui, de bon cœur ; sauf lorsqu’on sait que, pris au départ, le défaut aurait pu être corrigé et aurait été évité qu’on aboutisse à une créature à peu près docile, faisant bonne figure peut-être, mais déshabitée.. À son propos j’ai avancé le terme de golem et j’ai été bouleversé par la réaction de parents criant leur refus de ce qu’ils prenaient pour une insulte.

Mais comment peut-il dire qu'un autiste soit déshabité, sous prétexte qu'une éducation lui a permis d'acquérir certains comportements !


Hébergé pendant un an et demi dans le service de dermatologie du CHRU de Brest, le Dr Eric Lemonnier est devenu directeur du centre expert autisme du Limousin et du Centre de Ressources Autisme de Limoges. Pour ne pas désespérer de tous les pédopsychiatres :

Questions au Dr Éric Lemonnier  - lettre d'Autisme France – 25 avril 2014 

Les enfants autistes sont mieux pris en charge en Limousin - reportage de France 3 - 17/12/2015

28 février 2017

Vanessa Burggraf dérape et s'attire les foudres d'SOS autisme (vidéo) - émission ONPC

article publié dans closer

Par Anne-Yasmine Machet Le 27 février 2017 à 18h27

Samedi 25 février dans "On n'est pas couché" sur France 2, les qualificatifs employés par Vanessa Burggraf pour désigner les problèmes d'un personnage d'un film ont provoqué la colère d'SOS autisme.

Décidément, l'émission On n'est pas couché diffusée samedi 25 février et Vanessa Burggraf auront fait le buzz. Après la polémique sur l'hilarité de la chroniqueuse face à Philippe Poutou - que d'aucuns auront jugé méprisante - un autre extrait du programme, diffusé sur YouTube (à partir de la 7e minute), a choqué certains téléspectateurs. Nicolas Bedos et Doria Tillier étaient en plateau pour présenter leur film, M. et Mme Adelman. Alors qu'elle donnait son opinion sur l'histoire et sur le personnage du fils du couple interprété par les deux stars, Vanessa Burggraf a dérapé...

"Vous allez peut-être avoir les associations d'handicapés sur le dos !", a lancé la chroniqueuse. "Il n'est pas handicapé", lui ont répondu Nicolas Bedos et Doria Tillier. "Il est autiste !", s'est repris Vanessa Burggraf, qui s'est fait encore corriger par les cinéastes. "Il est décevant", lui a expliqué le réalisateur. "Abruti", "con", "pas en forme" : Yann Moix et Laurent Ruquier ont également eu leur mot à dire sur l'enfant du film.

Une "légèreté déplacée"

Cet échange n'est pas passé inaperçu : l'association SOS autisme a publié un communiqué ce lundi 27 février, dénonçant les propos de la chroniqueuse. "Un autiste, Madame, n'est ni un enfant 'pas en forme' ni un 'con ou un abruti' ou une personne 'éteinte'", a relevé l'organisation. "Le Handicap n'est pas une bonne blague de fin de soirée à faire avec cette légèreté déplacée", a fustigé SOS Autisme, avant de réclamer des excuses de la part de Vanessa Burggraf : "nous espérons que Mme Burggraf aura l'intelligence de s'excuser publiquement sur ces mots qui nous ont blessés", a-t-on demandé.

Sur Twitter, les critiques ont aussi fusé : "#ONPC, l'émission où l'on utilise le mot #autiste, pour dire #con!! Scandaleux ! @ruquierofficiel honteux !", "donc pour Vanessa Burggraf, un autiste est con???", ou encore "Vanessa Burggraf dans #onpc à propos de l'enfant dans le film de Bedos. - il est handicapé - non -autiste - non - Enfin il est con #choqué", pouvait-on lire sur le site de micro-blogging.

26 février 2017

Les Aspie Days - Vidéos en ligne

25 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Les vidéos des conférences des Aspie Days sont en ligne. A savourer sans modération.

L'Ass des As' vient de mettre en ligne les vidéos des conférences, avec les débats.

Ceux qui ne n'ont pas pu venir à Lille la semaine dernière peuvent donc en profiter.

Ceux qui étaient là peuvent s'y replonger, pour réfléchir ... et mieux critiquer.

Voir par exemple l'intervention de Vianney, vice-président de l'Ass des As', qui a su lire à 14 ans ... et qui est actuellement en licence.

Il me fait penser à "François" .

L'intervention de Laurent Mottron : Conférence : Des intérêts particuliers à l'expertise : Forces cognitives autistiques de l'enfance à l'âge adulte

00:02:05 L'autisme syndromique.

00:10:57 Différence entre forces relatives et forces absolues, expertise.

00:15:04 Différence entre les forces et les intérêts.

00:21:16 L'exploration des caractères imprimés.

00:27:33 Les fréquences spatiales.

00:31:45  Les cerveaux.

00:42:48 Les forces des autistes sont-elles les mêmes pour tous les autistes ?

00:49:01 Les intérêts des autistes et des Asperger ne fonctionnent pas parei

Débat

00:03:19 Femmes Asperger et femmes surdouées ?

00:08:31 La question du diagnostique chez les adultes.

00:13:21 La cécité conceptuelle ?

L’intervention de Patrick Chambres sur l'inclusion à l'Université

Débat

Marie-José Cordeau - L'Asperger au quotidien : un défi

Blogueuse Canadienne, Auteure, Conférencière et consultante, Marraine de Réseau Bulle France

Amaria Baghdadli

Les recommandations de bonnes pratiques pour les personnes Autistes Sans Déficience Intellectuelle

Débat

Laurent Mottron  : Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence: approche de la guidance parentale

 00:02:23 L'intervention comportementale intensive: les trois courants d'ICIP.

00:07:08 Recommandations d'intervention.

00:12:28 Les cibles de l'ICIP.

00:15:38 Trois grandes classes de comportement répétitif.

00:20:05 Le développement autistique du langage.

00:28:38 L'expertise perceptive.

00:31:40 Des principes alternatifs.

00:42:07 Socialisation effective.

00:46:06 Cibler une exposition non sociale et non les prérequis communicatifs.

00:48:28 La fragmentation de l'information.

00:51:58 La complexité du matériel.

00:53:17 Le temps utile.

00:55:12 Les cibles inspirées des adultes autistes.

00:59:12 La tutelle latérale.

00:59:53 Les comportements de crise.

Questions du public

00:00:10 Groupes d'habileté sociale avant 15 ans?

00:01:39 Autisme syndromique et autisme prototypique?

00:03:03 Les écholalies.

00:05:58 Retards de langage et intelligence.

00:09:11 Recommandations à partir de 4 ans?

00:13:07 Interventions précoces?

Julie Dachez  

Troubles du spectre de l'autisme sans déficience intellectuelle et stratégies de coping

Blogueuse, Thésarde en psychologie sociale

Stéf Bonnot-Briey

Stéf Bonnot-Briey
Stéf Bonnot-Briey

    Neurodiversité et emploi : Besoin et Atouts des Aspies au Travail

 

   Edith Kouba Hreich

Situation clinique de l'autisme au Liban : aspects culturels , évolution des regards et perspectives

Débat

Patrick Elouard Psychologue, Sexologue, Directeur de CCIFA

La sexualité pour les adolescents et adultes concernés par le syndrome d'Asperger et l'Autisme sans Déficience Intellectuelle

Débat

Certaines vidéos des débats ne sont pas encore en ligne. Il manque aussi la conclusion, avec la chanson d'un apsie.

Il manque surtout tous les débats des ateliers !

19 février 2017

2ème Salon international de l'autisme PARIS les 8 et 9 avril 2017

logo RIAU

 

=> Prenez vos places sur le site de RIAU

affiche salon international de l'autisme 8 & 9 avril 2017 Paris

18 février 2017

2 avril - Journée mondiale de sensibilisation l'autisme -> Tous en Bleu

 

Tous en bleu pour la journée mondiale de ...

Le 2 avril aura lieu la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Elle vise à mieux informer le grand public sur les réalités de ce trouble du développement. L'autisme est une réalité très présente dans la mesure où il touche 1 personne sur 100 dans le monde.

http://www.facebook.com

 

17 février 2017

Autisme au quotidien - Série web animées par Patricia Paquin, mère d'un enfant touché par un TSA

Autisme au quotidien est une série web qui porte un regard différent sur l’autisme et les troubles du spectre de l’autisme (TSA) en général. Animées par Patricia Paquin, elle-même mère d’un enfant touché par un TSA, ces capsules consistent en une série d’entrevues avec des parents d’enfants autistes et des spécialistes en TSA du CHU Sainte-Justine.

Ces vidéos ont pour but de :

  • Démystifier certains aspects du TSA
  • Renseigner les parents
  • Présenter le point de vue du personnel soignant du CHU Sainte-Justine
  • Donner des trucs afin de pouvoir mieux vivre avec le TSA au quotidien

Autisme au quotidien est avant tout une vitrine qui donne un aperçu du contenu web que les plus curieux peuvent retrouver sur le site du CHU Sainte-Justine.


Ajoutée le 16 janv. 2017

Patricia Paquin, mère d’un enfant TSA, anime une série de courtes vidéos répondant aux questions les plus fréquentes en lien avec les troubles du spectre de l’autisme. Son but est d’accompagner les parents qui viennent de recevoir un diagnostic. En tout, environ deux heures de contenu livré et approuvé par les spécialistes du CHU Sainte-Justine, divisé en 15 courtes vidéos. Au fil des mois, du contenu Web sera également ajouté afin de bonifier l’offre d’information pour aider les parents et les enfants à mieux vivre avec l’autisme au quotidien. L’aventure Web se poursuit donc au www.chusj.org/TSA



Les termes abordés sont les suivants :

14 février 2017

Madeline, trisomique, lance sa collection à New York

 

Résumé : Les tabous tombent à la Fashion Week de New York. Madeline Stuart, la jeune mannequin trisomique qui avait défilé à New York en septembre 2015, est revenue présenter sa première collection.

Par , le 13-02-2017

Une jeune mannequin trisomique qui lance sa ligne sportswear ou de la lingerie étudiée pour les femmes ayant eu un cancer du sein : la Fashion Week de New York a été l'occasion le 12 février 2017 de défier quelques canons de la mode. Madeline Stuart, la jeune mannequin trisomique qui avait défilé sous les bravos à New York en septembre 2015 (article en lien ci-dessous), est revenue présenter sa première collection.

Une Supermannequin

Pour les débuts de sa marque « 21 Reasons Why », cette Australienne de 20 ans a présenté une ligne sport et décontractée en lycra - avec collants, jupes et hauts barrés de messages comme « Supermannequin » ou « Je suis la Fashion Week ». « C'est (une ligne) dans laquelle tout le monde peut être confortable et se sentir bien dans sa peau », a expliqué à l'AFP Rosanne Stuart, la mère de Madeline. Le nom de la marque est une référence au 21e chromosome, dont l'anomalie est à l'origine de la trisomie, mais aussi à la volonté de voir le monde gagner en diversité, et au souhait d'avoir bientôt 21 ans, a-t-elle expliqué.

Entièrement créée par Madeline

Elle a souligné que la collection avait été entièrement créée par sa fille ainsi qu'elle-même. Madeline entend continuer à imprimer sa marque dans la mode : elle devait participer à un défilé lundi, travailler comme mannequin à Los Angeles et Londres, et espère montrer bientôt sa collection à Denver et à la Semaine de la mode de Paris. Madeline a aussi récemment obtenu un visa de travail américain, la « seule personne à souffrir d'un handicap mental » à avoir réussi à en obtenir un, a souligné sa mère. Le défilé de Madeline s'inscrivait dans une série de présentations originales organisées dans une galerie d'art du quartier de Lower East Side.

Des femmes atteintes de cancer

Avant « 21 reasons Why », les invités avaient assisté à un autre défilé fort en émotions, consacré à des femmes ayant été atteintes d'un cancer du sein. Seize femmes, d'âges et d'origines ethniques diverses, ont présenté de la lingerie et des tenues d'intérieur signées AnaOno, qui conçoit des vêtements spécialement pensés pour les femmes ayant eu une mastectomie ou une opération du sein. Certaines participantes ont dévoilé avec fierté leur poitrine reconstruite ou les doubles mastectomies subites, sous les encouragements du public, lors d'un défilé destiné à améliorer la connaissance de la maladie et à encourager la recherche.

10 février 2017

Autisme : quand les parents prennent la plume

Par Stéphanie Benz, publié le 10/02/2017 à 09:30 , mis à jour à 23:12

Les témoignages de parents d'enfants autistes se multiplient.

Les témoignages de parents d'enfants autistes se multiplient.

Avec émotion, humour, ou dans une démarche plus revendicative, des parents d'enfants autistes témoignent.

Faire avancer la cause des autistes, c'est d'abord parler d'eux. Cet hiver, plusieurs témoignages de parents figurent en bonne place sur les étals des librairies. Avec Comme d'habitude (Calmann-Lévy), la journaliste Cécile Pivot adresse une longue lettre émouvante à son fils Antoine, 22 ans.  

Elle lui parle de ses angoisses, de sa colère face au regard des autres, de ses batailles pour lui trouver une prise en charge adaptée. Lui raconte comment il l'a changée, son sentiment de culpabilité, à peine apaisé par les découvertes sur les causes génétiques de l'autisme. Elle lui dit encore sa volonté de continuer à travailler, ses erreurs, sa lassitude et son amour. Elle mesure aussi les progrès réalisés depuis vingt ans: "Le grand public connaît un peu mieux l'autisme, et davantage d'enfants sont accueillis en milieu scolaire."  

L'humoriste Laurent Savard publie, lui, Gabin sans limites (Payot), où il ose, dans la droite ligne de son spectacle du même nom, un pari risqué: faire rire avec la maladie de son fils. Quant au journaliste américain Ron Suskind, prix Pulitzer, il a trouvé un chemin original pour communiquer avec son fils Owen: les dessins animés de Walt Disney. Grâce à eux, il a pu ramener - paradoxalement - son garçon "dans le monde réel" (Une vie animée, éd. Saint-Simon).  

Ces livres complètent l'ouvrage choc de Sophie Le Callennec et Florent Chapel, père d'un garçon autiste, qui dénonçait l'an dernier les défaillances françaises face à cette maladie: Autisme. La grande enquête (éd. des Arènes). 

9 février 2017

Le psychiatre Jacques Constant décrit les différences de perceptions sensorielles des autistes - 2014

Le psychiatre Jacques Constant décrit les différences de perceptions sensorielles des autistes, et retrace l’évolution historique de la question de l’autisme : comment les définitions ont évolué, comment les perceptions ont changé, et ce que cela a impliqué en terme de prises en charge.

Crédit : Julio Le Parc - © ADAGP Paris 2014

9 février 2017

Autisme : Le combat de Cécile Pivot - C à vous - 03/02/2017

7 février 2017

ARTE - L'énigme de l'autisme - La piste bactérienne. Fausses pistes ? 1/2

6 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Cela va être le week-end de la fausse science. Vendredi, c'est la projection de VAXXED au Parlement Européen. Et dimanche la énième rediffusion de "L'énigme de l'autisme - La piste bactérienne" sur ARTE. Certains charlatans sont de retour. Des pistes de recherche sont mélangées à des études peu concluantes.

"L'énigme de l'autisme - La piste bactérienne"

C'est le titre du "documentaire" qu'ARTE rediffuse encore une fois depuis 5 ans.

  • Diffusion : Dimanche 12 février à 07h05
  • En ligne du 12 février au 20 février 2017
  • Visible sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=UnXEGRBuVDw

Jamais ces diffusions n'ont été suivies de débat. La présentation sur le site d'ARTE accumule les raccourcis et contre-vérités. Dès 2012, il était possible d'en savoir plus.

Extrait de la présentation en 2012

  • "L’autisme serait d’origine intestinale ? MacFabe cite plusieurs indices à l’appui de sa thèse : tout d’abord, il constate que les cas d’autisme chez les enfants d’immigrés somaliens au Canada sont plus nombreux que chez les enfants restés en Somalie, sans doute parce qu’ils sont exposés à une nourriture et à des bactéries occidentales."

J'ai repris les articles publiés par le site "SFARI" soutenu par la Simons Foundation (qui finance 80% de la recherche privée sur l'autisme aux USA). Actuellement, c'est le site SpectrumNews.


Scientists probe reports of Somali autism 'cluster' - 17/09/2008

Un rapport de neurologues suédois, publié le 1er Août [2008], dit que la prévalence des troubles du spectre autistique chez les enfants somaliens âgés de 7 à 17 ans à Stockholm est près de quatre fois plus éleveé que chez les enfants non-somaliens.


À Minneapolis, les Somaliens comptent pour 6 % de la population scolaire publique de la ville, mais représentent 17 % des élèves d'éducation spécialisée de la petite enfance qui ont été étiquetés comme ayant l'autisme, selon les données agrégées par les écoles publiques de Minneapolis.

Les épidémiologistes sont généralement sceptiques quant à des groupes de maladies, et celui-ci ne fait pas exception. (...)


Beaucoup d'autres hypothèses pourraient expliquer une différence dans les taux d'autisme entre les Somaliens et les autres, s'il en existe un. Les Somaliens ont tendance à se marier entre proches, ce qui conduit à un risque beaucoup plus grand de maladies génétiques et de retard mental. Les cliniciens dans le Minnesota et le groupe de Fernell [Suède] ont tous les deux constaté que les enfants somaliens souffrant d'autisme tendent à montrer un retard mental sévère.


Surexposition à la vitamine D ?
Par Virginia Hughes - 10 mai 2010

Depuis quelques d'années, ds chercheurs en Suède et au Minnesota ont indépendamment annoncé la même observation surprenante: les enfants d'immigrés somaliens ont des taux plus élevés d'autisme que les enfants d'autres ethnies.

Une étude de suivi par le groupe suédois, publié le 5 Mars [2010] dans Acta Paediatrica, bouleverse la notion controversée que ces groupes sont le résultat de faibles niveaux de vitamine D.

La théorie va comme ceci: les femmes en Somalie sont exposées à des tonnes de lumière du soleil - la principale source pour l'organisme de vitamine D - et par conséquent fabriquent de la vitamine D plus lentement que ne le font les femmes à peau claire. Lorsque les femmes somaliennes immigrent aux latitudes septentrionales, ils voient beaucoup moins de lumière du soleil. Si elles font beaucoup moins de vitamine D pendant la grossesse, alors leurs enfants pourraient se retrouver avec un autisme.

Certains éléments de preuve circonstancielle renforcent cette idée. Des études chez le rat ont montré que si un animal en gestation n'obtient pas assez de vitamine D, la carence provoque une croissance augmentée des cellules dans son cerveau de petit. Les enfants autistes sont aussi connus pour avoir têtes anormalement grandes.

Les chercheurs suédois ont voulu trouver un lien plus direct entre la vitamine D et l'autisme. Dans la nouvelle étude, ils ont recueilli le sang d'environ 60 femmes vivant en Suède, une fois à l'automne et de nouveau au printemps.

Ils ont constaté que les niveaux de vitamine D au printemps chez les mères somaliennes d'enfants autistes sont, en moyenne, environ 30 % inférieurs à ceux des mères somaliennes d'enfants en bonne santé. En raison de la petite taille des échantillons, cependant, cette différence n'est pas statistiquement significative.

Même si la différence était réelle, elle ne ferait que fournir un lien faible à l'autisme des enfants. Ces enfants avaient environ 7 ans lorsque leurs mères ont commencé l'étude, bien au-delà de l'apparition des symptômes d'autisme.

Les chercheurs ne sont pas prêts à renoncer à l'hypothèse de la vitamine D, même si, font-ils valoir, que la tendance devrait d'abord être analysée dans un échantillon plus large.

Les données ont soulevé une autre préoccupation. Selon la saison, entre 62 et 86 % des femmes somaliennes ont moins de 25 nanomolars par litre de vitamine D, un tiers du niveau qui est considéré comme suffisant. En revanche, seulement une femme d'origine suédoise a montré une telle carence sévère. Ce sont des chiffres inquiétants, et devraient être mis en lumière.

Source de l'article : Serum levels of 25-hydroxyvitamin D in mothers of Swedish and of Somali origin who have children with and without autism

Une étude suédoise dissèque le risque d'autisme chez les immigrants
Emily Singer – 01/03/2012 - site Simons Foundation (SFARI)

Immigration suédoise: seuls des groupes spécifiques d'immigrants - ceux des pays à faible revenu et ceux qui ont émigré peu avant ou pendant la grossesse - ont un risque accru d'autisme, suggère une nouvelle étude. Immigration suédoise: seuls des groupes spécifiques d'immigrants - ceux des pays à faible revenu et ceux qui ont émigré peu avant ou pendant la grossesse - ont un risque accru d'autisme, suggère une nouvelle étude.

Extrait :
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont utilisé les dossiers médicaux et autres, y compris ceux des services de l'éducation et d'ergothérapie, afin de déterminer le diagnostic d'autisme, le pays d'origine des parents et le calendrier de l'immigration, ainsi que si les enfants autistes ont également une déficience intellectuelle. Parce que l'éducation et les soins de santé en Suède sont financés par l'État, les dossiers riches en informations des différents organismes peuvent être facilement synthétisés en utilisant les numéros d'identification nationaux.

Environ 20 % des enfants de l'étude avaient des parents nés à l'extérieur de la Suède, le plus souvent dans des pays d'Afrique de l'Est, de l'Europe du Nord et de l' Asie de l'Ouest et du Sud. Près de 800 des 5000 enfants atteints d'autisme sont nés chez des immigrants.

"La taille de l'échantillon signifie que nous avons pu faire une analyse statistique plus robuste que les études précédentes avaient pu le faire," dit Dheeraj Rai , conférencière clinique à l'Université de Bristol au Royaume-Uni et scientifique principale de l'étude.

Les enfants dont les mères ont immigré pendant la grossesse ont eu un risque multiplié par 2 d'avoir un autisme de bas niveau par rapport à ceux dont les mères avaient immigré 15 ans ou plus avant la naissance. Ni l'âge des parents ni des complications obstétricales n'ont expliqué la différence.

L'augmentation est demeurée peu importe le pays d'origine et l'indice de développement humain, ce qui plaide contre l'ethnicité comme la seule explication du risque accru chez les immigrants, dit Rai. "Si c'était juste lié à l'appartenance ethnique, il ne devrait pas y avoir de changement dans le risque au fil du temps."

Bien que les chercheurs n'ont pas suffisamment d'informations pour étudier les facteurs de migration associés qui pourraient prédisposer un enfant à l'autisme, ils pensent que le stress maternel peut jouer un rôle.

Des études chez l'animal montrent que le stress prénatal peut altérer le développement du cerveau , y compris dans des façons qui imitent certains aspects de l'autisme. Mais la recherche sur les effets du stress pendant la grossesse chez l'être humain est limitée.

"Nous avons vraiment besoin de mieux comprendre le contexte de la migration pour les familles», explique Catherine Rice, qui dirige l' Autism and Developmental Disabilities Monitoring Network au US Centers for Disease Control and Prevention et n'a pas été impliquée dans l'étude. "Y a-t-il des événements stressants à ce moment? Y a-t-il d'autres facteurs de risque dans ces familles? Des maladies ou des expositions qui peuvent être suivies? "

Il n'est également pas encore clair si les profils de risque sont les mêmes chez les enfants présentant une déficience intellectuelle, mais pas l'autisme.

Articles non repris sur Spectrum News

http://sfari.org/news-and-opinion/blog/curious-clusters 8/12/2010
Effet de proximité (l'autisme est appelé « la maladie suédoise » dans l'immigration somalienne)

http://sfari.org/news-and-opinion/blog/out-of-africa 06/09/2011
Les recensements en Afrique ne concernent que les personnes autistes les plus sévèrement touchées.

PS : changement du titre et de l'introduction.

5 février 2017

Autisme : l'importance du diagnostic précoce - la Maison des Maternelles - France 5

logo_france5

Ajoutée le 30 janv. 2017

8 000 enfants autistes naissent chaque année en France. Depuis 1995, l'autisme est reconnu comme un handicap. Ce trouble du développement reste souvent mal compris et pourrait être diagnostiqué encore plus tôt. Comment repérer les signes précoces ? Où s'adresser pour une prise en charge adaptée ? À quelles difficultés s'attendre ? Nos invités et Dr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre font le point.

5 février 2017

Mère d'un garçon autiste, Elodie se sent abandonnée

article publié dans Var Matin

Tom et sa mère Élodie, devant le collège André-Léotard.

Tom et sa mère Élodie, devant le collège André-Léotard.
Adeline Lebel

Tom, âgé de 13 ans, étudie en cinquième au collège Léotard. Pour sa maman, l'adolescent est laissé pour compte par l'établissement… alors qu'il était encensé l'année dernière.

Avenant et souriant, Tom est un enfant qui aime aller à l'école. Lors de son entrée en 6e Ulis(1), l'année dernière, Élodie Marche, sa maman, craint les répercussions de ce passage de la primaire au collège. Un bouleversement considérable dans la vie de ce garçon atteint d'autisme et donc sensible aux moindres pertes de repères.

Mais il n'en est rien. Et contre toute attente, l'adolescent s'épanouit pleinement dans son nouveau cadre. Il demande même à ne plus être accompagné de l'auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSI) qui le suit partout depuis plusieurs années.

Tom gagne en indépendance, son enseignante écrit alors dans son bulletin scolaire qu'il est "beaucoup plus serein et plus autonome depuis que son accompagnante est moins avec lui".

Revirement de situation

Pourtant, depuis cette année, rien ne va plus. Quelques jours après la rentrée, la maman de Tom est convoquée pour une réunion pendant laquelle elle apprend que Tom a des problèmes comportementaux.

Élodie tombe des nues: "Tom n'a eu que très peu de temps pour reprendre ses repères… et l'enseignante m'annonce que sans AVS, elle ne le ferait pas travailler. Qu'il faut prendre rendez-vous avec un IMPro (Institut médico-professionnel)."

Mais les déboires de cette maman ne s'arrêtent pas là: "Par la suite, j'ai appris que l'enseignante de Tom n'avait pas pu évaluer ses compétences. Qu'il n'était possible de l'inclure dans aucune classe ("normale"). Pourtant, l'année passée, il était inclus en sport, en musique, en arts plastiques et en anglais".

Élodie raconte avoir dû saisir l'inspecteur académique pour que son fils soit finalement admis en anglais. Une bien maigre consolation vis-à-vis de tous ces litiges déjà vécus… et de ceux à venir.

Accès refusé

Le dernier volet, et le plus éprouvant, de cette histoire, survient début janvier.

"On m'a appelée pour me dire qu'il n'y avait pas de permanence pour accueillir Tom, en l'absence de son enseignante. J'ai donc dû le garder à la maison. Mais peu après, lorsque j'en ai discuté avec la personne en charge du transport scolaire, j'ai appris que seul Tom n'avait pas été accueilli ce jour-là. Qu'une permanence avait été effectuée au CDI pour accueillir tous les autres enfants de la classe Ulis."

La goutte d'eau pour Élodie, qui lance aujourd'hui un cri d'alarme: "Chaque enfant a le droit d'aller à l'école! La MDPH fait des notifications, il y a des diagnostics effectués par des médecins… Pourtant, je suis laissée à l'abandon et personne ne me soutient. Je ne comprends pas, l'enseignement auprès du handicap n'est-ce pas une vocation?" 

La jeune femme s'interroge, alors que son fils se trouve dans un état qui l'attriste. "Les nuits de Tom sont très compliquées ces derniers temps. Et il lui est arrivé de ne pas vouloir aller au collège. Lui qui a pourtant toujours aimé l'école… Mais visiblement pas dans ces conditions. Je l'ai aussi vu se remettre à toucher les murs, un comportement qui vise à le rassurer et qu'il avait abandonné depuis longtemps." 

Sa voix se trouble de désespoir, elle lâche: "Tom n'a que 13 ans, il a encore la possibilité d'apprendre des choses. Je me doute bien qu'il ne passera pas le Bac, mais tout ce qu'il peut apprendre, c'est du bonus. Il a déjà acquis tellement à l'école. Il écrit, il lit grâce à l'école. Je sais qu'il a du potentiel, il a toujours évolué… jusqu'à cette année."


(1) Unité locale pour l’inclusion scolaire: dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degré.

Plus d'informations dans notre édition Var-Matin de Fréjus-Saint-Raphaël d'aujourd"hui.

2 février 2017

Pierre Delion et son combat pour une psychiatrie humaine

Ajoutée le 27 janv. 2017

Que faire contre la maladie ? Comment les livres peuvent-ils aider à traverser sereinement cette épreuve ? Les écrivains Pascal Quignard, auteur de «Performances de ténèbres» et Rosa Montero, qui publie «La Chair», apportent leurs réponses, optimistes, à cette douloureuse question. Egalement invité de la Grande Librairie, Christophe André explique comment la méditation peut changer une vie. À leurs côtés sur le plateau, le professeur Pierre Delion, qui milite pour une psychiatrie humaine, et Patrizia Paterlini-Bréchot, auteur de «Tuer le cancer», participent au débat.

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