En droite ligne d’Irlande du Nord, la voix pure de Kaylee Rodgers touche des milliers d’Internautes.
Visionnée à plus de 190 000 reprises, la vidéo fait sensation sur Facebook.
En vedette: Kaylee Rodgers, une élève de la Killard House School à Donaghadee, en Irlande du Nord.
À 10 ans, la jeune fille autiste et atteinte d’un trouble du déficit de l’attention assure avec la chorale de son école une reprise bouleversante de Hallelujah, de Leonard Cohen.
La pureté de sa voix fait mouche. Les commentaires sont élogieux. La séquence se répand comme une traînée de bonheur aux quatre coins du monde.
«Pour une enfant qui est arrivée chez nous en ne parlant quasiment pas, en ne lisant quasiment pas à haute voix en classe, monter sur scène et chanter devant un public est incroyable», se réjouit le directeur de l’école, Colin Millar. «Ça demande beaucoup d’efforts à Kaylee.»
Kaylee est une habituée du concert de Noël de la First Presbyterian Church, à Newtownards.
Hélas ce dimanche 18 décembre, malade, elle n’a pas été en mesure de s’y rendre après avoir perdu sa voix.
Qu’à cela ne tienne. La vidéo enregistrée voici quelques semaines lors d’une répétition a été diffusée dans l’église.
Avec un succès au-delà de toutes les espérances, plusieurs paroissiens étant incapables de retenir leurs larmes.
Capsule de sensibilisation produite par la Fédération québécoise de l'autisme dans le cadre de son 40e anniversaire. Lancement pour la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre 2016.
Réalisation et montage : Gabrielle Tremblay Idée : Annick Lavogiez, Mathieu Gagnon-Lauzon, Gabrielle Tremblay Comédiens : Sharon James et Pierre Leblanc Caméra et DOP : Jean-Philippe Talbot / Son : Mikhaïl Plante Merci à Lucie Robitaille et Amélie Laberge
the-autist, publié le 12/12/2016 à 17:15 , mis à jour à 17:16:18
Le parquet de Grenoble classe sans suite un dossier de graves suspicions d’agressions sexuelles et de viols sur des enfants handicapés
Conférence de Presse – 14 décembre 2016, 11h
Cabinet de Me Bertrand SAYN – 119 rue Pierre Corneilles 69003 LYON
Au printemps 2015, de nombreuses plaintes étaient déposées pour des faits de viols et d’agressions sexuelles commis sur des enfants handicapés, au sein d’un même Institut Médico-Educatif visant trois éducateurs.
Lors d’une première conférence de presse, les victimes dénonçaient l’immobilisme du Parquet.
Le soir même, Monsieur le Procureur indiquait par voie de presse qu’il classait sans suite. Il adressait ultérieurement un avis de classement évoquant l’absence d’infraction et une enquête « extrêmement complète et fouillée ».
Les familles constituées parties civiles ont eu accès au dossier et ne peuvent qu’être stupéfaites du classement sans suite qui s’avère incompréhensible.
Le dossier est extrêmement inquiétant !
La parole des enfants est constante
Onze familles dénoncent des faits de même nature : l’ensemble de leurs auditions, dont certaines très explicites, constituent un tout accablant.
Une des personnes mises en cause a des antécédents très récents, de nature sexuelle et concernant des mineurs
Il présente deux antécédents de viol sur mineur classés sans suite et deux antécédents, en 2014 et 2015, de détention d’images à caractère pédopornographique.
Et pourtant les investigations présentent des carences graves.
Aucune investigation n’a été réalisée sur les antécédents de l’éducateur sus visé. Ces dossiers concernant les antécédents n’ont pas même été versés au dossier.
Outre leurs inquiétudes quant aux sévices subis par leurs enfants, une nouvelle question obsède les familles : des photos ou des vidéos de leur enfant se trouvent-elles parmi les images détenues par cet individu ?
Les enfants ont été entendus dans des conditions déplorables
Les auditions ont été effectuées au sein de l’IME, lieu des viols présumés, et toujours en présence d’autres éducateurs qui soutiennent à l’unanimité leurs collègues mis en cause.
Les enfants n’ont pas été expertisés
Aucune audition de spécialiste de l’enfance handicapée n’a été faite et aucun des enfants n’a été expertisé par un tiers compétent et impartial.
La lecture du dossier révèle une enquête particulièrement défaillante.
Pourquoi un tel classement sans une enquête complète ? Quelle justice pour ces enfants handicapés et leurs familles ?
Dans ce documentaire de 52 minutes réalisé par Sophie Robert, onze psychanalystes exposent leur point de vue stupéfiant sur l'autisme. Produit par Océan Invisible Productions. Diffusé par Autistes Sans Frontières. Découvrez bientôt le film événement de l'autisme, après 2 années de censure.
La difficulté de la France à se réformer et la politisation à outrance de nos retards
J’ai été très récemment étonné d’apprendre par les médias que près d’une centaine de députés LR (Les Républicains) avaient déposé un projet de loi (en fait une résolution) qui avait été rejeté. Je me suis demandé ce que le traitement de l’autisme avait à voir avec la politique et pourquoi ce projet de loi n’était défendu principalement que par des députés de droite ? Une recherche google sur ce sujet renvoie en grande partie à des textes de protestation sur l’aspect liberticide et dogmatique du projet.
Renseignement pris, il semble qu’en France, le milieu psychiatrique soit dominé par la psychanalyse et s’oppose au reste du monde qui adhère aux traitements éducatifs et comportementaux qui ont démontré leur efficacité.
Au delà, de la polémique sur les théories, il semble qu’il y ait une opposition entre le milieu psychanalytique très influent dans la psychiatrie française et les associations de parents d’enfants autistes qui soutiennent les approches éducatives et comportementales. Intuitivement j’aurais tendance à être plus proche des associations de parents dont on ne peut douter de la volonté d’aider leurs enfants.
Mais toujours en s’informant, on prend conscience que le fond de cette polémique n’est pas de l’ordre de la théorie ou même de la liberté de pratique médicale, mais qu’il est surtout d’ordre financier. Dans cette résolution, les députés demandaient de réallouer les financements aux approches qui ont démontré leur efficacité (les approches éducatives et comportementales) et à ne plus financer les prises en charge psychanalytiques. Ce qui était en cause dans cette résolution, c’était le remboursement des traitements psychanalytiques de l’autisme jugés culpabilisants pour les familles, inefficaces voire même néfastes.(1)
En effet, la psychanalyse considère l’autisme comme une psychose (maladie mentale) qui aurait été déclenchée par une forme de détachement de la mère en phase intra-utérine voire dans les toutes premières années. On comprend ainsi l’aspect culpabilisant pour les mères et les familles. En revanche les derniers développements de la neurologie ont montré la présence d’anomalies dans une zone du cerveau des autistes (le sillon temporal supérieur) que la psychiatrie française s’efforce d’ignorer. Le documentaire « Le mur » de Sophie Robert en donne une très bonne illustration.(2)
Le plus étonnant c’est que le gouvernement actuel (de gauche) a ouvert un site officiel (3) qui valide explicitement les approches éducatives et comportementales et condamne les approches psychanalytiques. Alors pourquoi ce projet n’était-il soutenu principalement que par des députés de droite ? Le 3ème plan Autisme qui date de 2013, soutient le dépistage précoce de l’autisme pour mieux le traiter et une orientation vers les méthodes éducatives et comportementales. Il été initiée par Marie-Arlette Carlotti députée socialiste alors ministre chargée des personnes handicapées.
Pourquoi alors cette insistance des médias pour mettre en exergue l’appartenance politique des députés ayant proposé ce projet de loi ? Pourquoi politiser et présenter comme liberticide un projet de loi qui ne fait que relever nos pesanteurs et nos retards ?
(1) Ainsi, la France a été condamné en février 2015 par la Cour européene des droits de l’homme pour « manque d’accompagnement » des personnes autistes.
(2) Disponible sur Dailymotion
(3) Voir le site gouvernemental et les vidéos explicatives : www.autisme.gouv.fr
Vous avez toujours rêvé de savoir comment les psychanalystes s'y prennent pour diffuser l'information sur leurs pratiques ? Voici un petit exemple avec tous les liens nécessaires, tiré de l'encyclopédie en ligne Wikipédia
L’objet de cet article est de donner un aperçu de la façon dont deux psychanalystes français ont contrôlé pendant des années l’information au sujet de l’autisme sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia en langue française.
Points abordés :
La non-représentativité des champs de recherche appliqués à l’autisme sur la Wikipédia en français
Le traitement de l’article « autisme en psychanalyse »
Le traitement de l’article consacré au film « Le Mur »
Le traitement de l’article consacré à la CIPPA
La dénonciation par X, sur la Wikipédia en français.
Non-représentativité des champs de recherche appliqués à l’autisme sur Wikipédia jusqu’en 2016
Jusque début 2016, la psychanalyse n’était représentée qu’en des termes très élogieux sur Wikipédia. Plusieurs contributeurs réguliers à l’encyclopédie en ligne ont fourni un important travail sur les articles traitant de psychanalyse, au point que 241 psychanalystes français ont leur propre article : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Psychanalyste_fran%C3%A7ais
Les professionnels d’orientation cognitiviste n’ont pas cette chance. Pire, ils semblent avoir fait l’objet d’un « oubli » volontaire.
Sans que cette information soit certaine (elle m’a été rapportée mais je n’ai pu la vérifier), il semble que le Dr Éric Lemonnier, à l’origine d’un protocole de recherche sur la bumétanide et opposé aux théories psychanalytiques, ait été censuré pour se voir priver d’un article à son nom dans Wikipédia. Pareillement, j’ai créé un article à son nom.
Chaque petite théorie psychanalytique qui prétend expliquer l’autisme a son propre article, généralement sans la moindre information quant à l’obsolescence évidente de ces théories. Voir par exemple :
https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Psychose_d%C3%A9ficitaire&oldid=118386851 , qui était la version de l’article consacré à la « psychose déficitaire » jusqu’en décembre 2016. Rien n’explique que ce concept remonte aux années 1980, et que ses prétentions causales sont totalement invalides. De fait, un parent qui, par exemple, recevrait ce diagnostic pour son enfant et chercherait à s’informer sur internet sur ce dont il s’agit, risque fort de tomber sur ce type d’article (Wikipédia apparaît souvent en premier dans les résultats de recherche), et croira que son enfant souffre d’un « noyau psychotique dont l’expression peut varier avec l’âge, avec épisodes de délire aux alentours de la puberté ». Il apprendra, Ô bonheur, qu’un autre nom pour ce charmant concept est celui de « psychose à expression déficitaire » ou de « débilité évolutive »... Rien de tel pour être complètement terrorisé au sujet de son enfant et pour croire qu’il ne progressera jamais…
Le traitement de l’article consacré à l’autisme en psychanalyse, jusqu’en 2016
Il y a un article détaillé à propos de l’autisme en psychanalyse. Jusqu’à ce que je mette en lumière les erreurs qu’il comportait, cet article ressemblait à cela :
Que Françoise Dolto est « une des psychanalystes les plus reconnues sur l'efficacité de ces soins sur les plus petits, autistes y compris » (sans aucune preuve de cela), en oubliant qu’elle imputait le déclenchement de l’autisme à la mère…
Que « Les thèses de Bettelheim sont aujourd’hui abandonnées par les praticiens d'inspiration psychanalytique qui mettent l'accent sur une position éthique de respect de la souffrance des patients et de leur famille ». Etrange, ce n’est pas ce que ma mère et moi avons constaté, ni les parents et personnes autistes avec lesquels j’en ai discuté.
Que Michelle Dawson, personne autiste et chercheuse en neurosciences, a « notamment à elle seule empêché au Canada que les thérapies cognitivo-comportementales soient rendues obligatoires » … en oubliant que Temple Grandin est opposée à la psychanalyse et au packing, de même que Hugo Horiot, Josef Schovanec et Gunilla Gerland, pour ne citer que quatre personnes autistes qui se sont exprimées.
L’article consacré au film Le Mur
Un autre article extrêmement instructif est celui qui est consacré au film Le Mur. La section des controverses y est hypertrophiée. La version actuelle a fait l’objet d’une longue bataille interne, voir l’historique de l’article :
A l’origine de cet activisme débordant pour défendre la psychanalyse, on trouve deux contributeurs réguliers à Wikipédia. XK, dont une série d’indices concordants indique qu’il pourrait être un élève ou un proche de Jean-Claude Maleval, et « Y», qui d’après l’une de mes sources (à confirmer) serait psychanalyste à Paris.
On se rend compte que X a fermement bataillé pour que l’article sur le film Le Mur comporte tout un chapitre consacré à l’avis de Mme Loriane Brunessaux. Pas un mot, en revanche, sur le fait que la diffusion de ce film a été soutenue par des personnalités autistes importantes, telles que Temple Grandin.
La CIPPA a droit à un traitement de faveur ! et Maleval !!!
Détail intéressant, l’article a été mis en doute au niveau de son admissibilité par LuciePaG, une femme avec autisme. Son action a été rapidement annulée par nos deux contributeurs psychanalystes.
Jean-Claude Maleval semble lui aussi très apprécié par cette petite équipe de rédacteurs passionnés de psychanalyse. Ses publications, pourtant peu citées dans d'autres travaux (preuve de leur confidentialité), ont été abondamment dispatchées dans plusieurs articles relatifs à l'autisme, en particulier celui sur le syndrome d'Asperger. https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Syndrome_d%27Asperger#Jean_CLaude_Maleval
Dénonciation par X
Je contribue à Wikipédia depuis fin 2007 et depuis fin 2008 avec un compte utilisateur, au nom de « TSAaxx » (petite blague, j’utilisais ce pseudonyme bien avant de savoir que j’ai un TSA, un trouble du spectre de l’autisme, donc).
… Où X dit entre autres que « les psychanalystes ne sont pas experts judiciaires » pour justifier l’effacement d’une information à propos de Rachel, mère d’enfant autiste avec syndrome d’Asperger. En réalité, les « expertises psychologiques » demandées dans le cadre judiciaire font très souvent appel à la psychanalyse. Je l’ai hélas expérimenté moi-même…. Une théorie psychanalytique a servi d’argument en faveur de la personne contre laquelle j’étais en procès en 2003, pour viol, puisque j’ai été qualifiée de « dysharmonique psychotique » à l’âge de 5 ans – d’où une perte de contact avec la réalité et donc, évidemment, le fait que j’ai pu « inventer » ce viol !
Le conflit s’est aggravé sur l’article Autisme en France :
A la suite de ce conflit, X m’a attaquée en requête aux administrateurs, demandant une sanction contre moi au motif de désorganisation de l’encyclopédie. Cette sanction a failli être appliquée, car il maîtrise bien mieux l’art de l’argumentation au calme que je ne le fais. Aussi, un administrateur avait voté pour me sanctionner, mais deux autres sont venus me soutenir.
Suite à cet échec, X a disparu de Wikipédia en français. Cependant, Y continue à tenter de s’opposer de temps en temps à mon travail de rédaction d’articles.
Conclusion
La méthode employée par les psychanalystes pour verrouiller Wikipédia était jusqu’à présent d’une redoutable efficacité : elle consiste à dire que les sources de presse ne sont pas fiables, et à utiliser comme références uniquement des articles de psychanalystes écrits dans des revues pour psychanalystes et dont le comité de lecture ou de vérification par les pairs se compose, devinez quoi, de psychanalystes !
Depuis le début de l’année 2016, j’ai tenté de rééquilibrer les articles consacrés à l’autisme sur Wikipédia. Entre autres, j’ai rédigé ou réécrit entièrement ces articles :
J’ai mis en ligne un Portail web wiki consacré à l'autisme le 5 mai de cette année, il comptait alors moins de 100 articles. Il en compte 228 à ce jour, ce qui veut dire que le nombre d'articles consacrés à l'autisme sur Wikipédia a plus que doublé en six mois.
Pour diminuer le verrouillage de l’information par les psychanalystes, bien que la création d’un site web gouvernemental soit une très bonne chose, je recommande des publications scientifiques. De par ma formation, j’ai la possibilité de rédiger et de soumettre de tels articles en me basant sur l’un de mes points forts, le « datamining », la collecte de données.
Le gouvernement a lancé mercredi un site national dédié à l'autisme, avec le parrainage de la comédienne Mathilda May (AFP/MIGUEL MEDINA)
Un espace d'information, un annuaire pour trouver de l'aide et des témoignages de parents et de proches: le gouvernement a lancé mercredi un site national dédié à l'autisme, avec le parrainage de la comédienne Mathilda May. Intégré à celui du ministère des Affaires sociales et de la Santé, le site s'est donné pour triple objectif d'informer le grand public, de répondre aux questions des personnes concernées et de lutter contre les stéréotypes à l'égard des enfants et des adultes autistes. "Auparavant, lorsque l'on tapait le mot autisme sur un moteur de recherche, on trouvait pléthore d'informations mais aucun site officiel. On pouvait se sentir un peu perdu", a déclaré mercredi lors de son lancement la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, Ségolène Neuville. Selon elle, il y avait la "nécessité d'un espace avec des informations claires, fiables et validées scientifiquement". Un comité scientifique, composé d'une quinzaine de membres -chercheurs, médecins, experts- ainsi que des associations, des Centres de ressources autisme (CRA) et des proches d'autistes ont collaboré à sa conception. Conçu avec une foire aux questions, un annuaire et un glossaire, le site se compose de quatre grandes catégories: "qu'est-ce que l'autisme ?", "j'ai des doutes", "le diagnostic", et "vivre avec l'autisme", inspirées des recherches les plus fréquentes sur les moteurs de recherche. On estime qu'une personne sur cent est touchée par ce trouble du neuro-développement précoce qui dure toute la vie et se caractérise, à des degrés différents, par des troubles de la communication, des intérêts ou activités obsessionnels, des comportements à caractère répétitif, ainsi qu'une forte résistance au changement. Génies, capricieux, inaptes à la communication, enfermés dans "leur bulle", insensibles, turbulents à l'école... Les personnes avec autisme souffrent de nombreux préjugés, auxquels le site répond de façon ludique pour chasser "dix idées reçues". "On ne peut pas résumer quelqu'un à son statut d'autiste, à sa marginalité. Il faut s'intéresser à ses forces, et ce site permet d'en apprendre beaucoup, que l'on soit concerné ou pas", a vanté la marraine, la comédienne Mathilda May, étonnée qu'un tel dispositif n'existe pas déjà. Ce site officiel s'inscrit dans les mesures du 3e plan autisme (2013-2017) et a été financé avec un budget de 300.000 euros. Un coût qui "indigne" l'association SOS Autisme France et Vaincre l'autisme. "Les familles d'enfants autistes ont aujourd?hui besoin d'une prise en charge adaptée gratuite, d'une intégration scolaire et sociale ainsi que d'AVS (auxiliaire de vie scolaire ndlr) formées et titularisées" plutôt que d'un site "qui se contente de donner des informations déjà présentes sur la plupart des sites associatifs", plaide l'association dans un communiqué. Cofinancé par le ministère et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), ce site est lancé pour trois ans.
Plusieurs acteurs français s'engagent auprès des personnes handicapées.
27/11/2016 14:49 CET | Actualisé 27/11/2016 14:55 CET Rédaction du HuffPost
PEOPLE - La fondation Perce-Neige a dévoilé cette semaine sa nouvelle campagne de sensibilisation au handicap. Dans un clip de 45 secondes, tourné par le réalisateur Xavier Giannoli, on y voit plusieurs figures du cinéma français, dont Jean Dujardin, Kad Merad ou encore Gérard Darmon.
Chez eux, dans un café, dans une voiture, tous parlent d'un fameux "rôle" qu'ils ont obtenu (ou pas), ou qu'ils espèrent avoir. Le message transmis: chacun peut jouer un rôle aux côtés des enfants et adultes handicapés.
L'association Perce-Neige a été fondée en 1966 par l'acteur Lino Ventura, père d'une petite fille handicapée mentale. L'année d'avant, il avait lancé lançait un appel émouvant à la télévision pour sensibiliser l'opinion publique sur cette question du handicap.
Nous sommes pressés de vous annoncer que Monsieur Gilbert Montagné est le parrain d’Autisme France depuis ce matin.
C’est pour nous un honneur que cet artiste au grand cœur se penche avec générosité et bienveillance sur notre cause afin de mobiliser le grand public sur la détresse de toutes nos familles.
Aidez au financement d'un documentaire : Et si les psychanalystes s'allongeaient sur notre divan pour nous parler de leur vision de la sexualité? => Pour contribuer c'est ici
Présentation détaillée du projet
Le Phallus et le Pas tout est un documentaire de long métrage qui explore la théorie sexuelle des psychanalystes freudo-lacaniens, par la bouche des psychanalystes d’aujourd’hui.
Un film choc tissé de moments de vérités, des propos plus édifiants les uns que les autres, récoltés auprès de 27 psychanalystes, praticiens, essayistes et enseignants de la psychanalyse.
Une matière filmiqueunique au monde, aux antipodes de l’hagiographie freudo-lacanienne et de l’image bling bling très naïve de la psychanalyse véhiculée dans les médias par les people adeptes du divan.
Ce documentaire a pour objectif delever le voile sur une théorie et une pratique occultes, en commençant par le décodage de ce qui, pour un psychanalyste, est le moteur de la psyché humaine :la sexualité.
Bienvenue dans la 5ème dimension !
Ce film a commencé un jour où je me suis énervée toute seule devant mon poste de télévision : assistant à l’énième interview d’un psychanalyste sollicité pour commenter un fait de société sur le plateau d’un journal télévisé.
En France (et en Argentine) les psychanalystes sont très présents dans les médias et les facultés de sciences humaines. Ils sont dominants dans le sanitaire et le médico-social.
Le problème est que les adeptes du « tout dire » ont une pensée et une pratique particulièrement opaques, y compris à l'égard de celles et ceux qui sont sur le divan.
Une fois de plus, j’assistais à un simulacre d’interview, laissant le journaliste sidéré avec ses questions sans réponses.
Or je me posais beaucoup de questions sur les psychanalystes, 20 ans après avoir renoncé à en faire mon métier pour me consacrer entièrement à l’audiovisuel : Ils en sont où les psychanalystes aujourd’hui, de leurs théories et de leur pratique, vis à vis de l’évolution des sciences, des mœurs et de la société en général ?
Ce jour là, je me suis dit qu’au lieu de reprocher au journaliste de ne pas poser les bonnes questions, je ferais mieux d’aller chercher moi-même les réponses :
Et si je réalisais un documentaire sur la psychanalyse ?
Le hasard de la vie a voulu qu’une semaine plus tard, une personne avec qui je travaillais me propose d’assister à un congrès de lacaniens à Lille : tombés du ciel!
C’est ainsi que j’ai rencontré les tous premiers psychanalystes à qui j’ai pu exposer mon projet : réaliser une série documentaire « état des lieux » sur les psychanalystes d’aujourd’hui. Un documentaire qui expliquerait leurs théories et leur pratique, leur vision du monde et de la société, par la bouche des psychanalystes, d’une façon suffisamment claire et intelligible pour être comprises d’un public de profanes. Cela n’avait jamais été fait.
On ne sait plus qui vous êtes !
En effet, les psychanalystes sont victimes de leur succès, de l’opacité de leur discours et de l’absence totale de régulation de leur pratique. De nombreuses personnes sont ainsi persuadées d’être en cure avec un psychanalyste alors qu’ils vont voir un psychothérapeute dont les théories et la pratique n’ont plus rien à voir avec la psychanalyse "pure et dure".
Réaliser ces films impliquait que les interviewés assument la dimension politiquement très incorrecte du discours freudo-lacanien sur l’inconscient et la sexualité.
Les psychanalystes ont adoré le projet, ce qui transparait très clairement dans leur attitude face à la caméra.
Les interviews m’ont laissé pantoise. Au départ, j’étais partie d’un postulat implicite : Les psychanalystes avaient forcément évolué, avec les découvertes de la science, l’évolution des mœurs, et des rapports hommes femmes. Je souhaitais donc faire un documentaire qui témoigne de cette évolution, pour savoir ce qu'ils avaient conservé et ce qu'ils avaient abandonné de l'héritage de Freud et Lacan. Chemin faisant, j’ai compris mon erreur et l’énormité du problème, qui m’a laissée bouche bée à d’innombrables reprises. La situation était très inquiétante, mais en même temps absolument passionnante !
Le paradoxe est que ce sont des psychanalystes eux-mêmes (de rares dissidents) qui, les premiers, m’ont alertée sur les dérives sectaires au sein de leur mouvement : C’est inquiétant. Il y a des choses qui ne vont pas chez nous, mais on n’arrive pas à s’amender.Ces personnes ont malheureusement refusé de témoigner devant la caméra ; mais elles ont orienté mes recherches.
C’est ainsi qu’à l’issue de 4 années de repérages, auprès de 52 psychanalystes, j’ai filmé 27 d’entre eux au cours de longs interviews de 1H30 à 3H chacun. Je crois que personne n’a jamais mené un travail d’enquête aussi approfondit au préalable de la réalisation d’une série documentaire !
En accumulant cette matière première colossale aussi bien en terme de volume que de contenu, j’ai réalisé que ce que j’étais en train de faire allait bien au delà d’un travail documentaire, c’était un témoignage historique.
Le plus inattendu, c’est qu’au lieu de faire un film un peu austère réservé aux intellectuels, j’engrangeais une matière première filmique souvent hilarante, aux purs accents de comédie !
Parce que cette vision abracadabrantesque de la sexualité est le moteur même de la psychanalyse ! Elle est le socle de tout leur édifice théorique.
En effet, les psychanalystes freudo-lacaniens se déchirent sur d’innombrables nuances théoriques, mais ils se reconnaissent entre eux comme psychanalystes par l’adhésion aux concepts fondamentaux de la théorie sexuelle, élaborée par Sigmund Freud et complétée par Jacques Lacan.
C’est pourquoi il est essentiel de comprendre ce qu’elle veut dire.
Parce que ces théories sexuelles ont des conséquences sanitaires et sociales énormes : influence sur la prise en charge psychiatrique du handicap, elles s’immiscent aussi dans les prétoires, à travers les expertises psychiatriques des cas de viols, d’incestes, de violence conjugale, ainsi que dans les familles les plus ordinaires dans les cas de divorces conflictuels.
Ce ne sont donc pas que des concepts, dès lors que ces théories sont mises en pratique par des psychiatres-psychanalystes et des psychologues-psychanalystes dans la vie quotidienne de millions de français!
Or pour s'en défendre, il est indispensable de les comprendre. C’est pourquoi il est d’intérêt général que ce message soit accessible au plus grand nombre.
Parce qu’il n’est pas acceptable qu’une corporation aussi influente dans le sanitaire, le médicosocial et dans les médias, professent des concepts totalement opaques pour le grand public et les pouvoirs publics.
Freud avait le mérite de s’exprimer dans un langage clair et très explicite, mais depuis Lacan les psychanalystes ont pris l’habitude de s’exprimer dans un jargon hermétique qui laisse perdurer toutes les idées reçues, entretenant une distorsion énorme entre le message officiel de la psychanalyse, l’image qu’elle renvoie dans la société et la réalité de ses valeurs.
L’opacité n’est jamais une bonne nouvelle. Je pars du principe que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et que lorsqu’on jargonne c’est qu’on a l’esprit confus, ou bien des choses à cacher. L’un n’excluant pas l’autre…
Si la psychanalyse n’était qu’une pratique privée impliquant des adultes bien portants et consentants, ces concepts n’auraient pas tant d’importance, aussi sexistes soient-ils. Après tout chacun est libre d’aller voir un magnétiseur, un rebouteux, un astrologue, pourquoi pas un psychanalyste ?
En revanche ce qui doit s’enseigner dans les facultés et s’exercer dans les hôpitaux, ce qui est financé par l’argent public, doit être une discipline scientifique fondée sur les preuves (donc sur le doute, sur l’expérimentation, sur la recherche d'un bénéfice thérapeutique pour les patients et la mesure objective de ces résultats).
L’opacité du discours analytique explique en grande partie son maintien anachronique à l’hôpital, à l’université, des lieux où, de l’avis même de Freud, les psychanalystes n’ont rien à faire.
Ce travail de pédagogie du discours analytique devrait être fait par les psychanalystes eux mêmes, malheureusement ils en sont incapables, bien que quelques-uns s’inquiètent des dérives de leur mouvement.
Il devrait être celui des intellectuels, mais en France ceux-ci ne jouent pas leur rôle de garde fou vis à vis du mouvement analytique parce qu’ils sont trop nombreux à être embrigadés sur le divan, en conflit de loyauté vis à vis de leur analyste, qui leur parle très peu, et dont ils sont à des années lumière d’imaginer la pensée…
Parce que la sexualité est le message le plus universel, le plus impliquant qui soit.
Et enfin parce que mes interviewés révèlent que l’on peut apprendre en s’amusant : les psychanalystes ont un talent comique inattendu ! Pourquoi s’en priver ?
Le fil narratif du Phallus et le Pas tout va amener le spectateur à décoder la théorie sexuelle des psychanalystes :
-Que raconte cette théorie sexuelle ?
-Comment sont nés ces différents concepts ?
-Que signifie celui de "sexualité infantile"?
-Comment ont–ils évolué dans le temps ?
-Pourquoi les psychanalystes d’aujourd’hui persistent-ils à leur trouver du sens ?
-Avec quels arguments parviennent-ils à les justifier, envers et contre tous, en dépit des découvertes des sciences et de l’évolution des mœurs ?
Parce que dans le jargon lacanien, l'expression « Pas tout » est utilisée pour signifier le sexe féminin.
Le Phallus et le Pas tout signifie donc, comme le dit le psychanalyste Eric Laurent « le zizi et la zézette », d'où le sous titre de ce projet.
Dans l’univers des psychanalystes freudo-lacaniens, le sexe féminin est définit obstinément par ce qu’il n’est pas, raison pour laquelle on se garde de le nommer, comme le personnage de Voldemor dans Harry Potter. Le « non sexe » de « la femme qui n’existe pas » incarne l’impensable, le mal absolu qui fait choir la psyché humaine, générateur de la folie, et de toutes les pathologies mentales... rien de moins!
Le Phallus et le Pas tout est le premier volet d’une trilogie cinéma « la Psychanalyse dévoilée ».
Ce film sera accompagné d’un deuxième long métrage qui révèlera comment les psychanalystes appliquent la théorie sexuelle à la clinique psychiatrique.
« Vous m’avez ouvert les yeux, je ne les refermerai plus jamais »
« Ce film a sauvé la vie de mon fils »
« Il y aura un avant et un après le MUR ».
En septembre 2011, avec l’aide d’Autistes Sans Frontières, une association qui milite pour la scolarisation des enfants autistes, j’ai réalisé un premier film intitulé « Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Dans ce documentaire de 52 minutes originellement destiné à la chaîne ARTE, 11 psychanalystes exposaient leur vision édifiante de l’autisme.
Ce film s’est répandu de façon virale dans le monde entier en quelques jours. Un mois plus tard, trois psychanalystes lacaniens (Eric Laurent, Esthela Solano-Suarez, Alexandre Stevens) ont intenté une procédure en urgence pour faire censurer le film. Dans un premier temps, ils ont été suivis dans leur demande par le TGI de Lille.
Deux ans plus tard, la cour d’appel de Douai a totalement réhabilité mon travail, libéré le MUR et débouté les 3 psychanalystes lacaniens de toutes leurs demandes ; les condamnant à me verser une provision de dommages et intérêts à valoir à l’issue d’une nouvelle procédure, pour réparation du préjudice moral et financier. Les trois psychanalystes à l’origine de la tentative de censure du film « Le MUR » ne se sont pas pourvus en cassation.
La censure du film « le MUR » pendant deux ans a stoppé net sa diffusion et surtout l’exploitation de la trilogie documentaire, dont le « Phallus et le Pas tout » est le premier volet, et dont « Le MUR » constituait un produit d'appel. En revanche elle a renforcé l’intérêt des journalistes qui se sont emparés de l’affaire, bien au delà des cercles de l’autisme. Jusqu’au New York Times !
Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus, l’affaire est exposée en détail dans la page du film sur ma chaine Dragon Bleu TV, ainsi que la revue de presse :
Le film « Le MUR » est désormais sous titré en onze langues, et connu dans les réseaux de l’autisme du monde entier. Il est à l’origine d’une prise de conscience et d’une modification en profondeur des politiques publiques concernant l’autisme en France.
Sophie Robert : Réalisatrice et productrice du film.
J'ai commencé mon parcours dans l'audiovisuel comme scénariste de fiction, script doctor et auteur de documentaires. J’ai écrit pour les autres pendant une quinzaine d’années, tout en étudiant en parallèle les sciences humaines en dilettante éclairée.
En 2010, je suis passée à la réalisation de documentaire et la production de films, avec la création d’Océan Invisible Productions.
Mon objectif était de produire de la fiction et de mettre en images mon cheminement à l’intérieur des sciences humaines.
En 2011 j’ai réalisé et produit mon premier film : Le MUR, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme.
En 2014, j’ai réalisé et produit Quelque chose en plus, documentaire consacré à l’accompagnement éducatif d’enfants autistes sévères, en partenariat avec le Ministère délégué aux personnes handicapées. Bien qu’il soit destiné à un public très spécialisé, ce documentaire de long métrage a été distribué dans une centaine de salles en France métropolitaine, le Maroc, les DOM-TOM et pays francophones.
En 2016 j’ai réalisé et produit deux nouveaux programmes pédagogiques dédiés à l’inclusion scolaire des enfants autistes en partenariat avec le Ministère de l'Education Nationale « Enfants autistes bienvenue à l’école ! ».
OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS : producteur et distributeur du film
Le Phallus et le Pas tout est produit et distribué en salles par la société Océan Invisible Productions, créée en octobre 2010 par Sophie Robert, et dont elle est aujourd’hui directrice administrative et financière.
Créée pour produire des séries de fiction et les documentaires d’autres réalisateurs, en plus de ceux de Sophie Robert, la société a connu un décollage rapide mais fut stoppée dans son élan par la censure du film Le MUR pendant deux ans et les contraintes économiques énormes que cela a engendré.
Néanmoins nous avons survécu à la tourmente et sommes parvenues à produire 1 long métrage, trois films institutionnels, un clip, deux émissions de plateau, et deux programmes audiovisuels pédagogiques, dans des conditions extrêmes étant donné la censure économique engendrée par les péripéties judiciaires du film Le MUR.
En 2014 nous avons produit et distribué le documentaire de long métrage Quelque chose en plus dans en salles de cinéma, avec l’appui de salles art et essais, de salles municipales et de multiplexes et d’un réseau associatif. Même si ce film parrainé par le Ministère délégué aux personnes handicapées n’était pas un documentaire grand public, il montre qu’en s’appuyant sur un réseau d’énergies tout est possible. A la clef nous avons réussi une très belle distribution dans une centaine de villes en France métropolitaine, dans les DOM-TOM, au Québec, en Belgique, en Suisse et au Maroc.
La nécessité de devoir nous distribuer nous même nous a contraint à apprendre un nouveau métier : distributeur de films. L’exploitation en salles de Quelque chose en plus nous a permis de nouer excellents contacts avec un réseau d’exploitants de salles qui attendent Le Phallus et le Pas tout !
Distribuer un film en salles présente l’énorme avantage de contourner la frilosité des chaines de télévision, et le formatage artistique des œuvres à la télévision. On ne dépend pas d’une personne mais d’individus qui ont chacun leur sensibilité, leur goût et dont le principal objectif est de remplir les salles.
Le taux de remplissage du premier long métrage distribué par Océan Invisible Productions a été exceptionnel, quand bien même son sujet et son traitement n’étaient pas grand public.
Le Phallus et le Pas tout sera un film grand public, un documentaire choc sur un sujet hyper impliquant : la sexualité, les rapports hommes-femmes.
Au cinéma tout peut arriver. Avec la bouche à oreille, la machine peut s’emballer très vite !
La censure du film Le Mur a pris fin le 16 janvier 2014 avec le jugement de la cour d’appel de Douai, réhabilitant le film. Les trois psychanalystes à l’origine de la procédure ont perdus : les magistrats de la cour d’appel les ont débouté de toutes leurs demandes et condamnés à verser aux deux parties (Sophie Robert et Océan Invisibles Productions) des dommages et intérêts pour compenser les dommages créés par cette procédure abusive.
En dépit de cette décision, l’existence même du procès fait peser une censure économique récurrente sur la poursuite du travail documentaire de Sophie Robert consacré à la psychanalyse. Cela porte atteinte à la liberté d’informer.
Aujourd’hui, faire appel au financement participatif est le seul moyen de contourner cette censure récurrente et de mettre à disposition du public une information essentielle pour s’orienter en connaissance de cause.
Cette participation est interactive : il s’agit bien sur de contribuer financièrement à la finalisation du film, mais aussi de participer à son existence par l’intermédiaire de différentes contributions :
- Enregistrer une vidéo de 45 secondes : « les perles des psychanalystes »
- Etre figurant sur le tournage de quelques scènes tournées en extérieurs à Paris.
Les enjeux sociétaux de ce film sont énormes :
Il s’agit de défendre la liberté d’expression et le droit d’informer.
Il s’agit, par la diffusion d’un outil de connaissance, de protéger les personnes en situation de faiblesse d’une corporation hors de tout contrôle.
Le Phallus et le Pas tout : un film prélude à un débat de société urgent qui nous concerne tous.
À quoi servira la collecte ?
Pour faire un film qui porte bien son message, il est indispensable de faire un beau film, et donc de réunir les moyens adéquats.
Aujourd’hui toutes les séquences d’interviews des psychanalystes sont réalisées.
Nous faisons appel au financement participatif pour finaliser ce film : réaliser les séquences d’habillage du film (scènes de fiction, images d’archives, effets spéciaux numériques), et toute la post production (montage image et son, mixage, musique originale, étalonnage, bancs titres, génériques et sorties).
La force du film repose bien entendu sur les propos édifiants des psychanalystes, une matière première d’une grande richesse qui a déjà été récoltée et montée. Mais aussi forts soient ils ces interviews ne suffisent pas à réaliser un film.
Pour que ce message soit accessible au public, Il est très important d’habiller les séquences d’interviews de belles images qui nous racontent une histoire : un récit qui remette du sens, de l’émotion et de la consonance cognitive. Une narration qui nous présente des personnages à qui l’on puisse s’identifier.
Avec Le Phallus et le Pas tout je veux réaliser un film pourvu d’une véritable ambition cinéma : un film qui propose au spectateur une expérience visuelle : des scènes de fiction avec Freud et Lacan, des scènes avec des protagonistes interprétant des analysants aujourd’hui.
Un univers visuel et sonore riche, élégant, et ludique, qui donne envie de voir le film !
Il est essentiel d’avoir les moyens de faire un beau film pour qu’il puisse porter son message auprès du public.
Le film a été budgeté à 251 830 euros, ce qui est un budget minimaliste, compte tenu d’un film de cette ampleur et de cette durée, très en dessous des budgets moyens de la profession (en moyenne deux fois et demie cette somme).
La moitié de ce budget a été autofinancé et provient de diverses collectes (contributions financières participatives).
Il est possible de finaliser ce travail « à minima » mais il est nettement préférable d’avoir plus de confort pour réaliser un film dont l’impact sera d’autant plus fort qu’il aura une véritable ambition artistique.
Une vingtaine de techniciens du spectacle doivent intervenir successivement pour boucler la réalisation et la finalisation de film. Pour profiter de leur talent, il faut pouvoir leur verser un salaire, dont dépendra la qualité finale du projet.
Cela dépend du résultat de la collecte, cela dépend de vous.
IMPORTANT: lorsqu'on dépose un projet sur Kisskissbankbank c'est la règle du "tout ou rien" qui s'applique. Si ce premier pallier de 15 000 euros n'est pas atteint, les contributeurs seront remboursés et la collecte sera perdue. Or 15 000 euros c'est déjà beaucoup par rapport aux objectifs moyens des projets déposés sur un site de financement participatif. Mais cette somme représente le minimum absolu avec lequel nous pouvons nous engager à finaliser ce film. D'où ce premier pallier fixé à 15000 mais pour faire un beau film efficace, nous avons besoin de beaucoup plus. Pour cela parlez du film autour de vous, faites circuler l'information parmi vos proches : les gouttes d'eau forment des ruisseaux qui forment des fleuves!
Premier pallier : 15000 euros
Avec ce premier pallier nous pouvons financer une partie du montage et financer l'achat de quelques images d’archives (de cette somme sera soustrait 3350€ de contreparties et 1200€ de commission KissKissBankBank)
Deuxième pallier : 30 000 euros
Si ce deuxième pallier est atteint, il nous permettra de finaliser le montage et la totalité des images d’archives que nous souhaitons pour réaliser ce film. le début du bonheur!
(Contreparties 5500€ contreparties et 2400€ de commission KKBB)
Troisième Pallier : 50 000 euros
Ce troisième pallier nous permettra de financer les effets spéciaux et de finaliser la post production du film (musique originale, mixage, montage son, étalonnage, bancs titres, encodages et sorties, dont le DCP).
(Contreparties 10200€ et 4800€ de commission KKBB).
Quatrième pallier : 90 000 euros
Ce quatrième pallier nous permettra d’ajouter aux étapes précédentes la réalisation de l’équivalent d’un court métrage qui complète l’habillage du film en proposant une véritable expérience visuelle aux spectateurs.
(Contreparties 12800€ et 6400€ de commission KKBB)
Cinquième pallier : 120 000 euros
Ce cinquième pallier nous permettra d’associer aux étapes précédentes des moyens de distribution pour faciliter la distribution du film en salles: réalisation d’affiches et supports publicitaires, attachée de presse, bibliothèque numérique, site internet, etc.
(Contreparties 20400 euros et 9600 euros de commission KKBB).
Si ce cinquième pallier est atteint, le pot de terre aura vraiment terrassé le pot de fer.
Qui suis je ? Sophie Robert : Scénariste de fiction, script doctor et auteur de documentaires, j’ai écrit pour les autres pendant une quinzaine d’années, tout en étudiant en parallèle les sciences humaines en dilettante éclairée. En 2010, je suis passée à la réalisation de documentaire et la production de films, avec la création d’Océan Invisible... Voir la suite
– M’hammed Sajidi, président de « Vaincre l’autisme » – Paloma TREJO, psychologue, directrice de FuturoSchool – Hugo Horiot, écrivain, comédien, réalisateur et militant pour la dignité des personnes autistes. Son dernier ouvrage « Carnet d’un imposteur », éditions L’Iconoclaste
Par téléphone :
- Florent CHAPEL, porte parole du collectif autisme – Aurore, autiste Asperger, mère de deux enfants autistes – Odile DE VISMES, Présidente de l’association TouPI «Boulevard des Auditeurs», émission de Radio Orient Edition présentée par François-Xavier de Calonne
Avertissement : Je republie régulièrement l'article. En appelant votre attention sur les pratiques toujours en cours dénoncés dans ce film.
Former son personnel demande plus d'énergie que de distribuer des petites pillules ... Mais les résultats ne sont pas exactement les mêmes. Elise en sait quelque chose !
Cependant, la promotion de la personne handicapée passe par la formation ... n'est-il pas ?
Jean-Jacques Dupuis
Ce film raconte une histoire tragique de la sœur de la réalisatrice atteinte de l'autisme et de la dégradation de ces capacités mentales à cause des traitements pratiqués dans les hôpitaux psychiatriques. Le film est sélectionné pour la Quinzaine de Réalisateurs au Festival de Cannes 2007 et obtient le prix FIPRESCI (Prix de la Critique Internationale). Sandrine Bonnaire est reçue chez le président de la République qui promet d'augmenter les fonds pour la prise en charge des autistes en France. En 2009, le film est nommé aux César dans la catégorie Meilleur Film Documentaire. Il obtient aussi le prix du Meilleur Premier Film 2008 décerné par le Syndicat Français de la Critique de cinéma.
Elle s'appelle Sabine est un film documentaire de Sandrine Bonnaire, qui dans le premier long métrage qu'elle réalise fait le portrait de sa sœur Sabine, atteinte de handicap mental, tardivement diagnostiqué comme une forme d' autisme. Ce film a été projeté au Festival de Cannes en mai 2007 dans la Quinzaine des réalisateurs, puis été diffusé le 14 septembre 2007 sur France 3.
Cette vidéo est destinée à avoir un regard neuf sur le handicap, qui fais passer un message de plus vers la compréhension et l'intégration. A chacun ses compétences propres, à chacun son talent. Du bonheur à écouter et à regarder...
Dix familles se battent pour permettre à leurs jeunes adultes autistes de continuer à être accueillis par l’école expérimentale de Bonneuil-sur-Marne (EEB) après avoir reçu en septembre un courrier les invitant à trouver une solution alternative dès décembre.
Créée en 1969 par deux psychanalystes, Maud Mannoni et Robert Lefort, l’Ecole expérimentale de Bonneuil accueille une quarantaine de jeunes autistes et est gérée par l’association CERPP (Centre d’études et de recherches pédagogiques et psychanalytiques).
Neuf semaines pour partir
Après 14 ans d’accueil au sein de l’école expérimentale de Bonneuil-sur-Marne, les parents d’Antoine, aujourd’hui âgé de 22 ans, ont reçu fin septembre une courte lettre de l’établissement, les informant que leur fils devait quitter l’établissement pédo-psychiatrique dans le courant du mois de décembre. «Comme j’ai eu l’occasion de vous en parler à plusieurs reprises lors de nos entretiens, nous sommes sommés par I’ARS d’arrêter les prises en charges en Hôpital de Jour des jeunes de plus de 20 ans, puisque nous sommes un établissement de psychiatrie infanto-juvénile. Un travail d’orientation, mis en place depuis plus de deux ans, est en cours. Nous savons que les démarches ne sont pas simples actuellement et nous sommes avertis des difficultés rencontrées par les familles et par notre équipe dans la recherche d’établissements pour adultes. Toutefois comme prévu de longue date par I’ARS, nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de notifier une fin de prise en charge pour votre enfant au sein de notre établissement à compter du vendredi 16 décembre 2016», prévenait Laurence Bruyère, la directrice médicale de l’établissement.
«Ce courrier nous a abasourdis, l’école s’était engagée moralement à garder les enfants tant qu’ils n’auraient pas trouvé de place», témoigne Cécile Mexandeau, la maman d’Antoine. Comme elle, neuf autres parents ont reçu une notification similaire leur laissant seulement quelques semaines pour trouver un autre lieu d’accueil. Dans un courrier à l’école, les parents d’Antoine réclament alors des explications, démentant que la question ait été abordée à plusieurs reprises. ‘Nous avons évoqué ce sujet une seule fois lors de notre dernier RDV en juillet et jamais il n’a été dit que la prise en charge d’Antoine se terminerait sans solution d’accueil alternative‘ y rappelaient les parents qui ont aussi écrit à l’ARS.
A qui la faute ?
Interpellée par les parents, l’école expérimentale indique qu’elle ne fait que se soumettre à la volonté de l’Agence régionale de santé. «Lorsque l’ARS a renouvelé l’autorisation de l’établissement en juillet 2016, elle a rappelé que l’accueil de personnes de plus de 18 ans n’était pas conforme avec le règlement. Constatant à la rentrée que nous comptions toujours parmi nous de jeunes adultes, l’ARS a réitéré son opposition verbalement. C’est suite à cela que nous avons envoyé ce courrier aux parents», explique Bruno Lorit, l’avocat de l’école. Depuis, l’école expérimentale a décidé d’agir pour le maintien des jeunes adultes en son sein. L’avocat de l’établissement estime que l’Agence régionale de santé ne s’appuie sur aucune base légale évoquant l’absence de limitation d’âge dans les textes juridique ou réglementaire. «Nous avons adressé un recours gracieux auprès de l’ARS pour qu’elle revienne sur sa décision, nous pensons qu’elle saura faire preuve de sagesse», poursuit l’avocat du centre.
De son côté, l’agence dément toute requête d’exclusion. «L’annonce que l’ARS sommait l’EEB d’arrêter les prises en charge en hôpital de jour des jeunes de plus de 20 ans à compter du 16 décembre 2016 est erronée, pose l’agence. L’ARS n’a pris aucune mesure de retrait de financement à l’encontre de l’Ecole expérimentale de Bonneuil (EEB), association autorisée pour la gestion d’un hôpital de jour de pédopsychiatrie. L’ARS a encore moins pris de dispositions individuelles à l’encontre de tel ou tel patient. Par ailleurs, l’EEB souhaite garder sa vocation de prise en charge des enfants et n’a pas sollicité à être transformée en structure pour handicapés adultes», poursuit l’agence régionale.
Pétition de 2700 signatures et lettre du maire au ministre
En attendant qu’EEB et ARS se mettent au diapason, les familles, paniquées, usent de tous les leviers disponibles pour alerter le ministère de la Santé. Une pétition a été lancée il y a une semaine sur le site change.org, qui a déjà recueilli plus de 2700 signatures. Le maire PCF de la ville, Patrick Douet, a également écrit à Marisol Touraine, indiquant qu’il était irréaliste pour ces parents de trouver une solution en deux mois, et que cette injonction risquait de les contraindre de quitter leur emploi. Voir le courrier.
La galère pour trouver des solutions adultes en France
«Nous cherchons depuis deux ans un autre lieu d’hébergement pour notre fils. Je suis allé visiter des installations à trois reprises en Belgique. En France c’est compliqué, il y a peu de structures proposées et elles ont très peu de places à offrir. Souvent, elles les réservent à des personnes qui habitent dans la région», témoigne Cécile Mexandeau.
Car la situation des familles des usagers de l’EEB n’est qu’un exemple du manque de structures d’accueil et d’accompagnement des 650 000 autistes de France, déploré depuis des années par les associations, en particulier pour les personnes adultes et vieillissantes.
par Caroline · Publication 12 avril 2016 · Mis à jour 17 juillet 2016
Les neurones miroirs s’activent aussi bien quand on exécute une action que lorsqu’on regarde quelqu’un exécuter cette même action. Le même réseau de neurones s’activent chez les personnes qui activent une action et chez celles qui les observent.
Les neurones miroirs servent à imiter les actions vues mais ils jouent aussi un rôle dans le déchiffrage des intentions et émotions d’autrui.
Nous avons une tendance naturelle à être en sympathie (forme de fusion entre soi et autrui ) plutôt qu’en empathie (ressentir ce que ressent l’autre tout en gardant une perspective propre). Les neurones miroirs s’activent quand on est en sympathie mais un autre réseau de neurones prend le relais quand on est en empathie : c’est le réseau de la mentalisation qui permet de ressentir ce que l’autre ressent sans se laisser envahir par nos propres émotions. (source : Entre toi et moi, l’empathie – produit par Flair Production)
Les 3 rôles des neurones miroirs
Imitation des actions
Observer un comportement, un mouvement, c’est déjà le réaliser dans notre esprit, et de manière extrêmement précise. Voir un acte et l’accomplir entraîne l’activation des mêmes zones cérébrales.
Les enfants répètent les mots, les gestes, les situations qu’ils ont vécus; ils jouent et miment les scène de la vie quotidienne. Ils apprennent, comprennent et apprivoisent progressivement le monde en rejouant ce qui se déroule autour d’eux.
Déchiffrage des émotions
Des études par IRM ont montré que regarder un film avec des visages heureux, effrayés, maussades, active chez le spectateur les mêmes aires cérébrales, à un moindre degré, que lorsqu’on éprouve réellement ces sentiments. Les images, les photos ou les films ont donc un impact considérable sur notre cerveau.
Les enfants subissent de plein fouet les émotions véhiculées par les images, ils sont littéralement envahis par elles, n’ayant pas encore les moyens de les analyser et de prendre du recul. Ce qu’ils voient peut véritablement les terrifier, entraîner des crises d’angoisse et des cauchemars. – Catherine Gueguen
La contagion émotionnelle
Catherine Gueguen écrit : Quand nous avons le sentiment très agréable d’être en « communion », en parfaite résonance, en synchronie avec l’autre, de partager réellement l’instant présent, il existe alors une traduction biologique : nos neurones miroirs s’activent. Les neurones miroirs constituent une sorte de sixième sens qui rend les émotions contagieuses. Ainsi, quand les adultes crient, s’énervent, ces émotions sont transmises à l’enfant qui ressent ces mêmes émotions de colère.
Que souhaitons-nous transmettre à nos enfants ?
A cause (ou grâce) aux neurones miroirs, toute personne offre un modèle, bon ou mauvais, aux enfants. Les neurones miroirs entraînent des apprentissages implicites.
Aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’affection, la tendresse se transmettent et s’apprennent, comme la violence. L’enfant nous imite et nous lui transmettons en priorité ce que nous faisons et ce que nous sommes.
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Source : Pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen
Publication: 02/11/2016 08:24 EDT Mis à jour: 02/11/2016 08:24 EDT
Les petits gestes particuliers (maniérisme moteur, gestes stéréotypés et répétitifs sont les termes néfastes couramment utilisés) comme battre des mains, agitation, se balancer, se taper la tête, faire des mouvements complexes avec son corps, tournoyer sur soi-même, ramasser des objets ronds, etc. sont des comportements retrouvés chez plusieurs personnes autistes.
Dans les postulats éducatifs des thérapies comportementales intensives (ICI), ces comportements sont jugés problématiques et les professionnels jugent essentiel de les supprimer. Ces gestes sont souvent très mal vus par la société et spontanément, nous avons la fâcheuse tendance à demander aux personnes autistes de réprimer leurs comportements jugés inacceptables socialement. Mais, peu importe quel comportement inoffensif une personne autiste a, chercher à le limiter, à le refouler ou à l'ignorer est rarement une bonne solution et même à l'inverse, ces interventions peuvent s'avérer néfastes. Récompenser un enfant parce qu'il n'a pas fait son geste particulier est généralement tout aussi dommageable pour lui que le fait de le réprimer.
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Ces gestes ont une raison d'être et ils font partie du fonctionnement neurologique de la personne autiste. Il s'agit généralement de leur manière d'exprimer leurs émotions et leurs ressentis. Que ce soit la nervosité, la colère, la frustration, la joie, le bonheur, la tristesse, la honte, l'amour, la gêne, etc. Ces comportements, lorsqu'ils sont sans danger pour la personne autiste ou pour autrui, doivent pouvoir s'extérioriser librement et sans jugement. Toutes tentatives de contrôle est une contrainte à l'expression saine de leurs émotions. Ce qui est refoulé n'est pas seulement le geste, mais également l'émotion présente. Tôt ou tard, il y aura de lourdes conséquences chez la personne autiste.
Nous détruisons la personne autiste à l'intérieur qui en vient à croire qu'elle est monstrueuse, ce qui nuit considérablement à son développement.
Nous essayons d'empêcher ces comportements parce qu'ils sont soi-disant disgracieux, bizarres et marginaux. Nous voulons que la personne autiste soit acceptée dans la société et qu'elle soit à l'abri des regards désapprobateurs et des moqueries. Cependant, nous oublions ici l'essentiel. Le bien-être de la personne autiste et son intégrité. Nous en ferons une personne «visuellement» acceptable de la société, mais sans estime de soi, sans confiance en soi et sans âme. Peu à peu, nous détruisons la personne autiste à l'intérieur qui en vient à croire qu'elle est monstrueuse, ce qui nuit considérablement à son développement.
Plutôt que de limiter et d'empêcher les gestes particuliers d'une personne autiste, nous devrions tenter de les normaliser afin qu'ils soient acceptés par la société. La tolérance s'apprend. Il est possible d'éduquer une société afin que ces gestes ne soient plus mal perçus.
Par ailleurs, comme ces gestes et rituels sont tous porteurs d'un message, plutôt que de les ignorer, il serait judicieux de leur porter attention afin de décoder ce que la personne autiste essaie de nous exprimer. N'hésitons pas à montrer notre enthousiasme face aux joies que nous confient les autistes et à nous montrer empathique aux peines et colères.
Laissez aux autistes leurs petits gestes et rituels, même si vous ne trouvez pas ces comportements assez gracieux et convenables. L'expression d'une émotion n'a pas de forme, ni de convenance, et surtout, lorsque l'émotion a comme racine la joie. C'est dans la spontanéité qu'émerge l'authenticité.
J’ai visionné l’interview Olivia Cattan par Jean-Luc Mélenchon, dans le 6eme épisode de « Pas vu à la télé », au sujet de la prise en charge de l’autisme en France.
Dans cet interview, Mr Mélenchon s’est montré très intéressé concernant l’inclusion des enfants autistes à l’école, qu’il approuve (avec des aménagements bien sur, et une vraie formation des enseignants).
Je suis d'accord avec sa vision des choses : dans les autres pays développés, les enfants handicapés vont à l’école, véritable porte d’entrée dans la société : le modèle ségrégationniste n’y est plus d’actualité.
Le conseil de l’Europe a d’ailleurs publié en 2010 une recommandation relative à la désinstitutionnalisation des enfants handicapés.
Des experts européens ont diffusé par la suite (2012) des directives pour mettre en œuvre cette désinstitutionnalisation (inclusion des personnes handicapées dans la société).
Tout récemment (janvier 2016), le comité des droits de l’enfant de l’ONU a épinglé le gouvernement à ce sujet, lors de l’audition de la France par le comité, dans le cadre du 5ème rapport périodique de la France (voir cet extrait vidéo).
Les observations finales du Comité (février 2016), suite à cette audition, sont également très claires :
« Rappelant son observation générale n o 9 (2006) sur les droits des enfants handicapés, le Comité prie instamment l’État partie d’adopter sans délai une approche du handicap fondée sur les droits de l’homme, de reconnaître le droit de tous les enfants à l’éducation inclusive et de veiller à ce que l’éducation inclusive soit privilégiée, à tous les niveaux d’enseignement, par rapport au placement en institution spécialisée ou à la scolarisation en classe séparée.
(…)
Le Comité demande instamment à l’État partie de prendre immédiatement des mesures pour que les droits des enfants autistes, notamment leur droit à l’éducation inclusive, soient respectés (…) »
Enfin, le principe de l’école inclusive est fortement inscrit dans la loi de refondation de l’école de la République (juillet 2013).
J’espère que Mr Mélenchon continuera dans cette voie, malgré les remous qu’il ne manquera pas de susciter en prenant une telle position.
par Darryl Cunningham - Science et pseudo-sciences n°317, juillet 2016
Nous reproduisons ici, avec l’aimable autorisation de l’auteur et de son éditeur et traducteur français (les Éditions Çà et là), le texte de l’histoire que Darryl Cunningham a consacrée à « l’affaire Wakefield ». Nous reproduisons aussi quelques unes des planches illustrées.
Nous sommes au XXIè siècle, bien loin de l’obscurantisme du Moyen âge. Les connaissances scientifiques ont transformé le monde. Et pourtant, les soupçons vis-à-vis de la science n’ont jamais atteint un tel niveau. La peur et la colère ont occulté le discours rationnel.
André Wakefield est un ex-chirurgien britannique, connu pour ses travaux sur le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole… ainsi que son lien présumé avec l’autisme et une maladie intestinale inflammatoire. Wakefield est l’auteur principal d’un article publié en 1998 dans la revue The Lancet.
L’article portait sur l’étude de douze enfants, tous atteints d’autisme… une maladie qui, selon les auteurs, était liée au vaccin ROR. Au cours d’une conférence de presse, Wakefield a déclaré qu’administrer aux enfants les vaccins séparément serait moins dangereux que de les administrer associés.
Cette suggestion ne figurait pas dans l’article, et des études ultérieures, réalisées par des confrères n’ont montré aucun lien entre le vaccin et l’autisme.
Un vent de panique
L’affaire a causé un vent de panique. Les parents inquiets hésitaient à faire vacciner leurs enfants.
Recrudescence des cas de rougeole
En 2009, le corps médical au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie et dans nombre d’autres pays a signalé une recrudescence de cas de rougeole. La National Academy of Science des États-Unis et le National Health Service britannique ont tous deux conclu qu’il n’existait aucune preuve d’un lien entre le vaccin ROR et l’autisme.
La première fois que j’ai entendu parler du Docteur Wakefield…
L’idée ne m’est jamais venue que Wakefield pouvait tirer un avantage financier de l’atmosphère délétère de peur, de culpabilité, autour d’une maladie infectieuse qu’il avait contribué à créer.
Un avantage financier
Deux ans avant la publication de son article par The Lancet, le docteur Wakefield a été engagé par un juriste, Richard Barr, un avocat du Royaume-Uni. Barr espérait déclencher une action en justice collective contre les fabricants de ROR et il a demandé à Wakefield de conduire des recherches scientifiques pour son compte afin de trouver une preuve que le vaccin n’était pas inoffensif. Cette preuve serait utilisée pour soutenir une procédure de litige lancée par 1600 familles.
L’ensemble a fini par coûter 435 643 £, plus les frais. Cette somme n’a jamais été déclarée à The Lancet, comme cela aurait dû être le cas. Et pire, presque neuf mois avant la conférence de presse au cours de laquelle Wakefield avait réclamé des vaccins distincts, il avait prescrit à un patient son propre vaccin contre la rougeole.
Ce nouveau vaccin avait des chances de succès uniquement si la confiance dans le ROR s’effritait. La théorie de Wakefielkd était que les maladies intestinales inflammatoires et l’autisme étaient causés par le virus de la rougeole présent à l’état vivant dans le vaccin ROR.
Le journaliste Brian Deer
Le journaliste Brian Deer s’est intéressé de près aux découvertes de Wakefield. Il a appris que les cliniciens et le service de pathologie au Royal Free Hospital où travaillait Wakefield n’avaient rien trouvé pour incriminer le ROR et qu’il existait une discordance évidente entre l’article de Wakefield et les dossiers du National Health Service sur les enfants en question. Des modifications dans les données concernant les douze enfants donnaient l’impression qu’on avait découvert un nouveau syndrome.
La commission disciplinaire du GMC [l’équivalent britannique de l’ordre des médecins] qui a siégé et écouté les témoignages cent quarante-sept jours durant, a découvert que de nombreuses accusations contre Wakefield étaient fondées. La commission s’est particulièrement inquiétée de la façon dont les enfants ont été utilisés pour les expériences de Wakefield. C’est un principe fondamental en pédiatrie : un enfant ne doit pas subir d’autre examen qu’un test sanguin, à moins que cela ne soit nécessaire à sa santé. Évident, pourrait-on penser. Cependant, dans le but de prouver la théorie de Wakefield, on a fait subir aux enfants une batterie d’examens.
Tous ces éléments ont anéanti la défense de Wakefield. Le GMC a jugé qu’il avait agi de façon malhonnête et irresponsable.
Wakefield érigé en héros
Wakefield ne travaille plus au Royal Free Hospital. Il vit aux États-Unis où il a été érigé en héros par le mouvement antivaccination. Il est soutenu par des célébrités comme Jim Carrey [acteur, scénariste et producteur de cinéma] et Jenny McCarthy [actrice et animatrice de télévision]…
Pendant les dix années où la controverse a fait rage, les médias en Grande-Bretagne se sont pliés en quatre pour promouvoir et soutenir le docteur Wakefield. Les journaux, à quelques exceptions près, ont avalé tout rond, sans le moindre sens critique, les maigres preuves de l’étude en insistant sur le côté sensationnel de l’affaire et en minimisant, voire en ignorant, les études qui ne trouvaient aucun lien entre le ROR et l’autisme. Wakefield n’était pas le seul responsable de cette vague de panique, loin de là. Dans le domaine scientifique, les journalistes comme Brian Deer sont rares, au lieu de quoi les reportages médiocres et pseudo-scientifiques pour les journaux à sensation foisonnent.
Ces derniers répandent des opinions mal renseignées comme s’il s’agissait de pures vérités. Au XXIe siècle, est-ce trop demander aux journalistes que de procéder à une vérification des faits et aux rédacteurs en chef de confier les articles scientifiques à des journalistes qui connaissent le sujet ? Est-ce trop demander ?
Retrouver cette histoire avec l’intégralité des dessins, ainsi que d’autres fables scientifiques dans l’ouvrage de Darryl Cunningham. Darryl Cunningham a également publié Fables psychiatriques et L’ère de l’égoïsme (édités en français par Çà et là).
La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure.
[Gaston Bachelard]
Cette citation illustre parfaitement les débats passionnés autour de l'autisme ...