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"Au bonheur d'Elise"
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14 mai 2014

Mère de deux jumeaux autistes ... refus d'inscription par Pôle Emploi ! Journal Nord Pas-de-Calais

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13 mai 2014

Quelle politique du handicap en France ?

Mardi 13 Mai 2014

interview sur VIVRE fm

Invité : Ségolène Neuville, secrétaire d'état au handicap et à la lutte contre l'exclusion intervient le matin de la manifestation de l'Association des Paralysés de France contre les reports de la loi sur l'accessibilité.

La ministre répond aux questions des auditeurs.

10 mai 2014

Les enfants difficiles n'existent pas

article publié dans psychologies.com

© Jupiter

 

Il enchaîne les caprices. Elle n’écoute rien. En tant que parent, on a l’impression d’avoir tout essayé. On se sent désemparé. “C’est un enfant difficile”. La phrase est finalement lâchée. Et sonne comme une sentence irrévocable. Comme un mauvais numéro tiré au loto. Et après ? Interview mise au point avec la psychanalyste Claude Halmos, qui nous explique les risques qu’il y a à coller cette étiquette sur un enfant.

Propos recueillis par Anne-Laure Vaineau

“Mon enfant est difficile”. Est-ce une expression qui revient régulièrement dans votre cabinet ?

Claude Halmos : C’est en effet une expression qui est dans l’air du temps, mais qui n’a aucun sens. C’est un concept qui induit l’idée qu’il y aurait des enfants qui, constitutionnellement, seraient difficiles à élever. Comme si c’était inscrit dans leurs gênes. Pourtant, si vous dites “Il est difficile, c’est donc qu’il est né comme ça ?”, personne ne vous dira oui. En réalité, il n’y a pas d’enfants difficiles, il n’y a que des enfants que les parents ont des difficultés à élever. C’est donc la relation parent-enfant, et non l’enfant, qui est difficile. Mais c’est vrai qu’il peut être plus facile de remettre son enfant en question, plutôt que sa relation à lui. Il devient le miroir des difficultés de toute la famille. C’est là-dessus qu’il nous faut travailler.

Qu’entend-on par « enfant difficile » ?

Claude Halmos : Il s’agit la plupart du temps d’un enfant qui ne répond pas à la demande. Étant entendu que la demande n’est pas insensée : qu’il apprenne à l’école, qu’il se tienne correctement… L’enfant résiste à cela, et donc, on en conclut qu’il est difficile.

Quel risque y a-t-il à coller cette étiquette sur un enfant ?
Claude Halmos : Parler d’enfant difficile, c’est nier la construction de l’enfant et le rôle qu’y jouent les parents. C’est typique de la psychiatrie dans laquelle nous sommes aujourd’hui. La psychiatrie classique considérait l’individu, sa construction, sa singularité. Aujourd’hui, il n’y a plus que des symptômes, et ce jusqu’à la caricature. La personne unique que je suis, ou que vous êtes, ne compte plus. Alors que nous sommes tous des personnes uniques, qui se sont construites de façon singulière, avec deux parents qui étaient eux-mêmes deux êtres singuliers, avec des grands-parents, une lignée, une langue, un pays… Là, on induit l’idée que l’enfant est né comme ça. Comme si ses parents avaient tiré le mauvais numéro à la loterie. Ce serait donc inné. Alors l’enfant s’identifie à cette image qui lui est renvoyée de lui-même. Quant aux parents, ils sont réduits à l’impuissance la plus totale.

C’est pourtant un terme qui est repris par certains psys, qui en ont même fait des livres. Quel peut être leur intérêt, à part déculpabiliser les parents ?
Claude Halmos : L’enfant difficile est un marché. Si l’on propose à des personnes qui se sentent désemparées de les aider, il est facile de les appâter. Une fois que l’on a créé la catégorie “enfant difficile”, il n’y a plus qu’à vendre la salade qui va avec. Ou des livres, des cours, des méthodes, des groupes de parole, des formations… On joue de l’impuissance des parents pour pouvoir ensuite leur proposer des solutions. Puisque eux n’y peuvent rien.

L’enfant dont on dit qu’il est difficile est-il toujours un enfant en souffrance ?

Claude Halmos : Toujours. Qu’il ait des difficultés parce qu’il a une histoire lourde qui pèse sur lui, ou bien, ce que l’on voit plus souvent, juste parce que les règles éducatives (et elles existent !) ne sont pas connues des parents, ne sont pas comprises, et donc ne sont pas imposées. De nombreuses familles marchent sur la tête juste parce que personne n’y est à la bonne place, parents comme enfants. Au départ, l’enfant est un petit sauvage, ni plus ni moins. C’est normal, c’est son fonctionnement. S’il a envie de taper, il tape. C’est le principe de plaisir. Il fait ce qu’il veut, quand il veut. Il est le roi du monde, il est tout-puissant. Seule l’éducation peut le sortir de cela. Si l’enfant est fétichisé, et pense qu’il a tous les droits, c’est insupportable et destructeur pour lui. Il est donc nécessaire de poser les règles et de les expliquer, parce que sinon, l’enfant risque de penser qu’il ne s’agit que d’un rapport de force avec ses parents. Et puis il faut les imposer. J’entends bien que cela puisse être dur à faire. À nous, psys, d’aider les parents qui ne s’en sortent pas. Mais il y a toujours des solutions.

Les parents peuvent parfois avoir l’impression de faire preuve d’autorité, mais de ne pas y arriver, de ne pas être entendus…
Claude Halmos : Je dis toujours que l’autorité est une question de sentiment de légitimité. Quand je pose une limite à un enfant, je suis infiniment persuadée que ce n’est pas ma fantaisie, mais que c’est indispensable pour vivre. Je vois parfois des enfants arriver dans mon bureau avec pour seule envie de tout foutre en l’air. Je leur dis “Imagine que moi, je commence à tout ravager dans ta chambre. Tu en penseras quoi ? Je ne peux pas faire ça. Tes parents non plus. Toi non plus, tu ne peux pas le faire. Alors tu t’assoies, on discute, et après on verra si ça va mieux.” Et je suis absolument convaincue, quand je dis cela, que je le fais pour eux. Pas pour mes affaires, pas pour mon bureau. Mais juste parce que c’est une loi humaine. Parce que la vie ne serait pas possible autrement. Il faut que les choses aient du sens, et qu’elles soient expliquées avec conviction, pour qu’elles puissent être comprises. On peut les répéter une deuxième fois si c’est nécessaire et ensuite c’est stop. Si l’enfant ne s’arrête pas, alors il est puni. Si l’on ne punit jamais un enfant, comme voulez-vous qu’il s’arrête ? Si l’on ne mettait pas de contravention, qui s’arrêterait au feu rouge ?

juillet 2013

9 mai 2014

Handicap : qui contrôle les "usines à Français" en Belgique ?

article publié sur Nord éclair

Publié le

PAR ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS

Libération consacrait le 25 avril dernier un dossier à l’exil des handicapés français en Belgique. La direction du foyer Les Boutons d’or, visé dans ce reportage, a démenti tout mauvais traitement. Depuis, un inspecteur de l’ARS a visité cet établissement avec ses homologues wallons.


Suite à l’article de Libération, un inspecteur de l’ARS
s’est rendu dans ce foyer belge pour un audit.

Dans son reportage, Libération pousse la porte de la résidence Les Boutons d’or à Celles, entre Mons et Tournai, et dresse un portrait dramatique de l’établissement évoquant manque de soins, insalubrité et isolement… Le récit a choqué le personnel de ce foyer qui accueille une quarantaine de Français atteints de déficience mentale. «  C’est très dur à digérer  », confie Benoît Duplat, administrateur du groupe Carosse, qui a invité nos confrères de Nord éclair Belgique à visiter la structure. Le personnel se dit «  blessé  » par ce reportage, en particulier par la photo d’une résidente, à moitié dénudée, couchée sur un vague tapis dans une pièce d’isolement. «  Le cliché a été pris à son insu et à notre insu, indique la direction. La jeune femme est un cas très particulier. Autiste, elle détruit tout car elle a besoin que les choses soient lisses. C’est ainsi qu’elle arrache régulièrement la fibre de verre sur les murs et son matelas, ses vêtements…  »

L’enquête de Libération a ému les autorités au plus haut sommet de l’État, des deux côtés de la frontière. Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, a indiqué dans un communiqué de presse s’être entretenue avec Éliane Tailleux, ministre wallonne des affaires sociales. «  L’article de Libération met en avant une situation intolérable qui touche de manière isolée des établissements wallons  » indiquait la secrétaire d’État. Évoquant «  une dénonciation salutaire  », Ségolène Neuville indiquait dans le même temps que le gouvernement ne l’avait pas «  attendue pour travailler sur le sujet.  » Oui mais comment et pour quel résultat ?

Une descente dans deux établissements

Par manque de structures adaptées, les handicapés français sont depuis toujours contraints à l’exil en Belgique sous la responsabilité des institutions comme le Conseil général qui finance l’hébergement des adultes. Mais jusqu’à présent, les autorités françaises n’avaient officiellement aucun droit de regard sur les établissements belges. Ces « usines à Français », comme on les appelle vulgairement, profitent d’une législation et de normes plus souples pour ouvrir leurs portes. Parfois à la faveur de promoteurs peu scrupuleux qui profitent là d’un marché lucratif, malgré lui. En 2011, un accord franco-wallon a mis fin à ce principe de non-ingérence. Mais il a fallu attendre trois ans pour que cet accord entre en vigueur. Il l’est officiellement depuis mars.

Concrètement, cet accord permet aux autorités françaises de réaliser des contrôles dans les établissements hébergeant leurs ressortissants. Ces contrôles ont été confiés à l’Agence régionale de santé (ARS) du Nord – Pas-de-Calais qui a nommé un inspecteur chargé de cette mission en lien avec l’Agence wallonne d’intégration des personnes handicapées (AWIPH). C’est elle qui a l’initiative des contrôles. On a appris que cette délégation franco-wallonne a mené une inspection mercredi dernier. Selon nos informations, deux établissements belges ont été contrôlés, celui des Boutons d’or dont il est question dans l’article de Libération, et L’oiseau bleu, un foyer qui accueille six enfants atteints de troubles autistiques situé à Mons. Les deux structures appartiennent au groupe.

Discrétion à l’ARS

Difficile d’avoir des détails de la part des autorités françaises sur le contenu de ces visites. «  Un inspecteur de l’ARS a accompagné la mission d’audit de l’AWIPH le mercredi 30 avril durant la visite de deux établissements belges prenant en charge des personnes handicapées françaises  », informe l’ARS qui n’a pas donné suite à notre demande d’interview. Sur quels critères s’est basé l’inspecteur ? Pas de réponse. En France, le contrôle des établissements de santé et médico-sociaux est l’une des missions de l’Agence régionale de santé. Ces contrôles sont réalisés dans le cadre d’un programme national mais peuvent l’être également à la suite d’un signalement. «  Ces inspections visent à vérifier si l’organisation et le fonctionnement des structures sont conformes aux normes réglementaires (en particulier code de la santé publique et code de l’action sociale et des familles) et garantissent une prise en charge des personnes accueillies de qualité  » ponctue l’ARS. On ignore combien d’inspections sont programmées en Belgique et si les moyens suivront…

«En France, ces patients seraient contentionnés 24h/24»

Simon Baude en charge du contrôle des établissements belge pour le Ministère de la santé wallon.
Simon Baude est le directeur du service d’audit et de contrôle de l’Awiph, l’agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées, un organisme public rattaché au Ministère wallon de la santé. La vague médiatique autour du foyer Les Boutons d’or a secoué cette institution chargée notamment d’apporter son agrément aux structures. À la suite de l’article et à la demande de l’Agence régionale de santé, Simon Baude a accompagné l’inspecteur de l’ARS dans le foyer en question. «  Il a pu visiter l’établissement et échanger avec les professionnels sur leur méthodologie et les approches spécifiques appliquées à l’autisme. Il a également rencontré des familles et constaté que des travaux sont en cours.  » Simon Baude est formel : «  Cet établissement n’est pas répertorié comme problématique. Il fait l’objet d’un suivi très particulier car il accueille une quinzaine de cas d’autisme très lourds. Il repose sur une équipe de professionnels très investie et très compétente.  »

Pas de blouse blanche

Comment expliquer le constat effrayant de Libération ? «  En Belgique, l’approche est très différente du modèle français. D’abord, la médication est fortement réduite. Et nos établissements reconstituent un milieu de vie le plus naturel possible au sein de petites entités. Le côté médical n’est pas visible, vous ne trouvez pas de blouse blanche ou très peu. On ne fait pas de différence entre un établissement médicalisé ou non, ils sont tous dotés de la même façon.  » Le cas de cette jeune femme placée à l’isolement avec une simple couette fait-il partie de l’approche thérapeutique ? «  En France, cette patiente serait contentionnée 24h/24 comme les cas les plus lourds accueillis dans cet établissement. La prise en charge de ces cas particuliers est souvent consécutive à un départ de l’univers psychiatrique en France  » explique Simon Baude. Et d’ajouter : «  Les familles françaises que je rencontre sont souvent très soulagées de trouver une place dans une structure belge.  » L’Awiph a des contacts réguliers avec ses homologues français : «  Nous échangeons depuis bien avant l’accord cadre que nous avons rédigé ensemble. »

L’Awiph assure contrôler les 700 structures relevant de son territoire tous les deux ans et demi. Sur ces 700 établissements, 130 accueillent des Français : «  Nous ne faisons aucune différence  » indique Simon Baude. Les cas «  critiques  » seraient marginaux selon l’Awiph qui ne conteste pas l’existence de promoteurs privés attirés par l’appât du gain en montant des structures : «  Nous mettons tout en œuvre pour les décourager  », ponctue Simon Baude qui considère «  légitime et essentielle  » la mission d’inspection franco-wallonne.

Reanud Tardy, vice-président du Conseil général en charge des personnes handicapées : «Nous n’avons reçu aucune plainte»

Comment avez-vous réagi à l’article du journal Libération ? On ne peut qu’être ému à la lecture de cet article. J’ai immédiatement fait vérifier les choses : nous n’avons reçu aucune plainte des familles que le département du Nord accompagne.

Le Conseil général a-t-il un droit de regard sur ce qui se passe en Belgique ? Peut-il prendre des sanctions ? Des conventions signées pour quatre ans avec nos homologues belges nous permettent de visiter régulièrement les établissements. En 2012, nous n’étions pas satisfaits de quatre établissements qui ont été sortis de nos conventions. En clair, on les déconseille aux familles et on refuse de les financer.

Avez-vous déjà visité l’un de ces établissements ? Oui, j’en visite deux par an. Ce que je vois est satisfaisant. Je n’ai pas été témoin de situations telles que celles décrites dans l’article de Libération. Le département travaille depuis longtemps avec les structures belges, les relations sont sereines et constructives. Les Belges sont demandeurs d’échange sur ces sujets. Les choses ne se passent pas dans la suspicion. Une quarantaine de départements français sont concernés par le sujet, c’est évidemment plus facile pour le Nord d’avoir un regard sur ce qu’il s’y passe du fait de la proximité géographique et de liens historiques.

Autrement dit, tout va bien ? On ne peut pas dire que tout va bien. Il peut y avoir des failles. Et c’est tout l’enjeu de l’accord entre les autorités françaises et wallonnes qui permet de mener des inspections dans un cadre légal assorties de sanctions légales. Car ce n’est pas la vocation du Conseil général de contrôler ces structures.

Et en France, sommes-nous irréprochables ? Nos structures répondent à des normes très exigeantes. Avant de payer les établissements, nous vérifions ce qu’ils ont dans leur budget, comment ils sont organisés… Le fonctionnement paritaire des MDPH et l’investissement des familles qui pilotent nos établissements sont la meilleure garantie. Cela permet d’avoir un dialogue, parfois rude, mais il n’y a rien de caché.

Que répondez-vous aux familles qui désespèrent de trouver une solution en France ? C’est notre principale préoccupation. Le Département s’est engagé avec l’État à ouvrir 750 nouvelles places d’ici à 2016.

En chiffres

730 personnes

730 adultes en situation de handicap sont accueillis en Belgique, 500 personnes le sont dans des établissements qui font l’objet d’une convention avec le Conseil général du Nord. Les autres bénéficient d’une convention individuelle. Environ 140 établissements « agréés » sont recensés de l’autre côté de la frontière.

358 millions d’euros

C’est le budget consacré par le département à la politique du handicap. Environ 200 M € sont consacrés à l’hébergement, en France et en Belgique, au titre de l’aide sociale. 200 000 personnes accompagnées par le Conseil général dans le département du Nord.

240 structures

Le département du Nord compte 204 structures et services dédiés aux personnes en situation de handicap, l’équivalent de 4 973 places. Pour répondre aux listes d’attente, le Conseil général et l’État se sont engagés à construire 750 nouvelles places entre 2012 et 2016.

4 000 places

Impossible de savoir combien de places manquent. L’État déclare ouvrir 4 000 places par an pour répondre à la demande. On compte 10 000 établissements accueillant 460 000 personnes handicapées.

8 mai 2014

Autisme et ABA : Un bonheur de film sur les établissements expérimentaux - article et vidéo -

article publié sur le site de la Fondation Autisme

La Fondation Autisme a apporté son concours à la réalisation d’un film très pédagogique et transparent sur la vie dans plusieurs établissements expérimentaux, utilisant l’ABA Verbal Behavior et différentes méthodes éducatives et développementales. Ces méthodes sont essentiellement celles que recommande la Haute Autorité de Santé et l’ANESM dans leurs recommandations de 2012.

Sur le site d’Agir et Vivre l’Autisme, plus de détails sur ce film et l’extrait qui en a été présenté récemment lors de la Conférence « Bonnes pratiques » organisée à Paris le 29 novembre dernier, dans le cadre du Mois Extraordinaire de la Ville de Paris


ABA et autisme : Quelque chose en plus (le... par dragonbleutv

 

Extrait du site Agir et Vivre l'autisme

Autisme et ABA : Le bonheur d’apprendre

AfficheQCEP-IME&RdRABAIl n’existait pas de film sur le fonctionnement au quotidien des établissements expérimentaux en France, basés notamment sur les versions les plus récentes de l’ABA Verbal Behavior. Pas de film sur la réalité de la mise en oeuvre de pratiques en France, pourtant recommandées depuis 2012 par la Haute Autorité de Santé et l’ANESM.

C’est enfin chose faite avec le film de Sophie Robert, Quelque Chose en Plus, tourné dans des établissements ABA à Chambourcy (notre association) et à Bussy St Goerges (AIME 77).

C’est un film qui se veut pédagogique. Que fait on dans ces établissements ? Qu’y recherche t on ? Quelles sont les étapes et modes d’apprentissage de l’ABA Verbal Behavior ? Comment associe t on cette méthode avec des outils complémentaires comme le PECS, le Makaton, la psychomotricité,…? Comment les enfants sont ils scolarisés ? Quel rôle ont les parents ? Etc…

Le tournage et le montage de Quelque Chose en Plus, dans une version long métrage, pour la TV ou le Cinéma, sont presque achevés mais des moyens financiers sont encore nécessaires pour cela.

Nous vous proposons de découvrir ici le Trailer, un montage d’une dizaine de minutes du film : Trailer de QQCP

Nous vous encourageons aussi à co-financer, à la mesure de vos moyens, le bouclage de la production de ce film en long métrage.

Ce film sera le porte parole de la qualité, de l’efficacité, de la bientraitance, du bonheur que nous avons tous souhaités pour nos enfants atteints d’autisme. D’avance, merci du soutien que vous apporterez à ce projet : Participation au Bouclage de QQCP

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7 mai 2014

Interview en vidéo Eric Lemmonnier sur Tébésud - Télé Bretagne Sud - 1er mai 2014

L'Invité

(Magazine, 13') Hubert Coudurier reçoit une personnalité publique qui fait l'actualité politique, économique, littéraire ou people.

jeudi 1 mai 2014 - 19h30 - Éric Lemonnier

Éric Lemonnier est pédopsychiatre au centre de ressources sur l'autisme, à l'hôpital de Bohars.

1 mai 2014

Décès du professeur Reuven Feuerstein, l'homme qui a changé la vie de milliers de famille

Par Yaël Scemama Le 30/04/2014 à 13h20 

Le professeur Reuven Feuerstein est décédé mardi soir à l'âge de 93 ans. (Crédits: YouTube)

Le père de la modifiabilité cognitive structurale est décédé mardi soir à Jérusalem. Il avait 93 ans.

C’est en cherchant à récupérer intellectuellement des enfants juifs ravagés par les horreurs de la guerre que le pédagogue Reuven Feuerstein a inventé une méthode psychopédagogique qui allait faire de lui « le Professeur ». Convaincu que rien n’est irréversible et que tout handicap, tout blocage, pouvaient être surmontés, R. Feuerstein a inventé un programme pour apprendre à apprendre et à agir non pas sur le niveau de connaissance mais la capacité à acquérir ces connaissances. 

90 centres dans 50 pays

Pour lui, les chromosomes ne devaient pas avoir le dernier mot. Un formidable message d’espoir pour les milliers de familles qui venaient lui rendre visite chaque année à l’Institut de Jérusalem d’où la méthode était développée et transmise à des formateurs du monde entier. Aujourd’hui, quatre-vingt-dix centres existent dans cinquante pays. En France, la méthode est appliquée dans quelques écoles juives mais surtout au Centre Reuven Feuerstein (avenue de Ségur, Paris) où l’on prévoyait une journée d’hommage mercredi 30 avril.

« Nous consacrerons une minute de silence puis nous parlerons de sa vie, son œuvre et sa générosité », explique Jean Taïeb. « Combien d’enfants sont sortis d’affaire grâce à lui, grâce à un travail long et pénible, mais il avait une volonté et une patience extraordinaires. Il insufflait une énergie formidable aux parents parfois découragés avec sa personnalité magnétique et sa force de persuasion qui faisait penser que ça allait s’arranger. Et ça s’arrangeait ».
1 mai 2014

La trousse de ressources pour les parents - Canada

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Ministère des services à l'enfance et à la jeunesse de l'Ontario (Canada).

Trousse de ressources sur l'autisme pour les parents.

(Extrait page 14)
En savoir plus sur les TSA et sur les
caractéristiques propres à votre enfant

Comment sera mon enfant?
Le comportement de chaque individu atteint d’un TSA est particulier.
Les personnes ayant un TSA ont cependant tendance à partager trois
caractéristiques fondamentales.

Difficulté dans les interactions sociales réciproques
Les personnes ayant un TSA ont souvent des difficultés à interagir
ou à entrer en relation avec autrui. Elles sont souvent incapables
de saisir les signaux sociaux émis par autrui, par exemple les
gestes et les expressions du visage, si bien que le monde social est
pour eux source de confusion. Certains enfants atteints de TSA
ne comprennent pas que les autres puissent avoir des pensées, des
sentiments et des désirs différents et indépendants des leurs.

Troubles de la communication
Il arrive que les personnes qui présentent un TSA acquièrent le
langage tardivement, voire pas du tout. Elles tendent à utiliser
les mots sans leur donner leur sens habituel, et elles ont parfois
recours à des gestes plutôt qu’au langage parlé.

Comportements répétitifs et intérêts restreints
Bien souvent, les personnes atteintes de TSA ont des comportements
répétitifs et expriment des besoins et des intérêts spécifiques. Par
exemple, un enfant peut aligner des jouets ou des objets d’une
certaine manière au lieu de jouer à partir de simulacres. D’autres
individus expriment le besoin d’une régularité stricte et de routines
structurées autour d’eux, ainsi que des intérêts marqués.
30 avril 2014

Non, tous les autistes ne deviennent pas tous des artistes surdoués !!!

article publié sur le blog Théo m'a Lu Anne !

Dernièrement, une maman me racontait une anecdote que tous les parents d'enfants autistes pourraient à leut tour évoquer. Lorsqu'elle informe ses interlocuteurs que son fils est autiste, une question arrive immanquablement dans la conversation: "Et il joue parfaitement du piano alors...enfin c'est l'image que j'en ai ?!".

Je suis souvent très partagée sur la vision médiatique et unique donnée à l'autisme. Celle de l'enfant "lunaire mais avec des capacités hors normes". Autrement dit, parent, réjouis-toi, il brillera forcément quelque part : dans les arts (Chopin, Mozart, Van Gogh, Picasso n'étaient-ils pas autistes, si on y réfléchit bien?), l'informatique, la recherche scientifique (oh, tous ces prix Nobel autistes subitement !)...

Certes certains brilleront (seront-ils mieux compris, acceptés pour autant, rien n'est moins sûr) pendant que d'autres chemineront cahin-caha sans même l'espoir d'être intégrés, tout juste "indemnisés" en dessous du seuil de pauvreté. La double peine, voire la triple parfois !!!

Bref, chez nous, on a un "middle autist", ceux qu'on appelle les "autistes de bon niveau". On a parfois par à coups des fulgurances de l'autiste de haut niveau et aussi parfois des stagnations de l'autiste plus sévère. On navigue en permanence entre les deux. Par exemple, le "nôtre" fait tous ses calculs de tête mais n'utilise pas toujours les pronoms personnels de manière très judicieuse. On s'y fait et parfois c'est même très drôle. 

On ne sait pas ce qu'il deviendra (ce qui nous évite comme beaucoup de parents d'enfants neurotypiques de projeter quoi que ce soit sur lui, le luxe suprême pour un enfant, penseront certains !), ni jusqu'où nous pourrons aller avec lui...C'est tous les jours la divine surprise avec des hauts et des bas mais il va bien et c'est le principal.

Néanmoins il y a au moins une chose sur laquelle nous sommes à peu près d'accord ici, c'est que s'il a la capacité (la chance, on va dire) de retenir toutes les dates historiques et la biographie des rois, reines, artistes du Moyen Âge à la Seconde Guerre Mondiale (ce qui lui permet d'apporter une aide précieuse à son père quand celui-ci affronte des candidats à son quotidien "Questions pour un champion online"), il y a tout de même peu de chance qu'il devienne un jour un musicien adulé ou un peintre vénéré. La preuve en image :

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A vous de trouver ce que Théophile a bien voulu représenter. Deux indices peuvent vous y aider...

Ses soeurs l'ont regardé s'exécuter entre surprise et contentement. Il y a encore quelques années, il refusait d'écrire et là, c'est sans conteste une de ces oeuvres les plus accomplies comme on dit dans le jargon artistique. Il ne dessine quasiment jamais et s'il écrit maintenant sans rechigner, le geste n'est pas tout à fait maîtrisé. Ca reste un effort intense pour lui (donc pas de pages de recopie inutiles, youpi !).

Ce qu'il y a de bien dans l'autisme, c'est qu'il déplace les curseurs, casse les codes. Là où des parents trouveraient que ce dessin est très "enfantin", en clair, pas de son âge (l'autiste en question a 11 ans), nous, on regarde ça béâtement satisfaits au regard du travail phénoménal que l'exécution de ce "chef-d'oeuvre" lui a réclamé.

Nous l'avons pris en photo, gardé même sur le grand tableau blanc (qui d'habitude sert à noter les RDV) et exposé dans la cuisine. Ainsi une petite larme au coin de l'oeil, on se dit quand même que l'autiste au milieu des cahots (ou des chaos, c'est au choix) du monde arrive à mettre un peu de poésie dans tout. C'est peut-être sa force à lui dans le fond...

La Maman

30 avril 2014

Vidéo : les autistes et les mythes

Publiée le 29 avr. 2014

Cette vidéo est le fruit du travail d'équipe de personnes autistes. Malgré le court délai, on a réussi cette première composition collective.  

Un grand merci à tous les participants! Votre voix sera porter haute, forte et loin!  

Montréal, Avril 2014

28 avril 2014

Exil des français en Belgique -> le 20 heures du 28 avril 2014 sur TF1

27 avril 2014

Croquis du Soir sur l'exil des handicapés français en Belgique

croquis du soir handicapés scandaleMerci Isabelle

26 avril 2014

Handicap : un inspecteur de l'ARS du Nord Pas-de-Calais dépêché pour évaluer l'état de la filière belge

article publié dans la Voix du Nord

Publié le

AFP

Un inspecteur va être dépêché « très rapidement » en Belgique pour se pencher sur les conditions d'accueil de patients français handicapés dans des établissement wallons, dénoncées par une enquête de Libération, a indiqué vendredi Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées.


Un inspecteur de l’ARS du Nord - Pas-de-Calais va être dépêché en Belgique pour se pencher sur les conditions d'accueil a indiqué Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées. PHOTO AFP

Dès vendredi matin, « les services wallons ont réalisé une inspection dans les centres mis en cause par le journal Libération », informe dans un communiqué la secrétaire d'Etat qui s'est par ailleurs entretenue avec Eliane Tillieux, ministre wallone des affaires sociales sur le sujet.

Quelle est la situation ?

L'enquête de Libération révèle « la prise en charge déficiente » de personnes handicapées françaises envoyées en Belgique en raison du déficit de places en France. L'article met en lumière « la filière belge » qui exploite le fait que « la France sous-traite depuis des années la prise en charge d'une partie de ses ressortissants handicapés, surtout mentaux ».

« L'article de Libération met en avant une situation intolérable qui touche de manière isolée des établissements wallons », a réagi Mme Neuville, soulignant qu' « une dénonciation est salutaire » mais que le gouvernement ne l'a pas « attendue pour travailler sur ce sujet ».

L'Agence régionale de la Santé du Nord -Pas-de-Calais s’empare du dossier

Un inspecteur a « d'ores et déjà » été désigné par l'Agence régionale de la Santé Nord -Pas-de-Calais pour se rendre en Belgique « très rapidement pour une inspection conjointe », indique Mme Neuville rappelant qu'un accord franco-wallon, entré en vigueur en mars 2014, permet aux inspecteurs français de se rendre en Belgique afin de contrôler, de manière commune avec des inspecteurs wallons, les centres hébergeant des ressortissants français.

139 établissements pour les français en Belgique

En 2013, 139 établissements belges accueillant exclusivement des Français étaient recensés, écrit Libération. Les Français accueillis en Belgique ne représentent que 1% du total des Français accueillis en établissement, assure Mme Neuville. Selon elle, l'Etat ouvre 4.000 places supplémentaires chaque année pour faire face aux nombreuses demandes en France qui compte 10.000 établissements accueillant 460.000 personnes handicapées.

25 avril 2014

Atelier pateaugeoire présentation & décryptage pour mieux comprendre ...

pateaugeoireTout d'abord la présentation qui en est faite par l'éditeur (éditions Erès)

Préface de Pierre Delion

Prologue de Pierre Lafforgue

Le dispositif et la technique de la pataugeoire ont été élaborés par Pierre Lafforgue et son équipe de l’hôpital de jour La Pomme Bleue à Bordeaux pour aider au traitement des enfants autistes et psychotiques. Anne-Marie Latour, qui a participé à cette création, propose ici un manuel pratique, clinique et théorique à l’usage de tous ceux qui s’intéressent à la médiation par l’eau.

La pataugeoire est une technique originale fondée sur l’expérimentation et le dépassement des préoccupations archaïques que ces enfants forment à propos de leur rapport au monde et aux objets. Par la manipulation de l’eau et des objets simples – facilitant la symbolisation – proposés dans la pataugeoire, l’enfant figure ses préoccupations, explore et expérimente avec l’aide des soignants les limites de ses propres constructions, souvent bizarres, répétitives et sans ouverture à la communication.

Le travail sur les perceptions de la figuration, la pratique du commentaire et du jeu (dès que possible), accueillent l’élaboration de ces théories infantiles, puis permettent d’accéder à d’autres représentations plus organisées, moins invalidantes et moins angoissantes dans ses rapports à son propre corps, aux objets, à l’espace et au corps de l’autre.

Cette approche ludique, l’accueil et la transformation des « archaïsmes » du comportement et de la pensée tels qu’ils sont proposés à la pataugeoire, s’avèrent également très utiles dans la prise en charge d’enfants moins gravement perturbés, ou atteints de déficits organiques ou génétiques associés. Avec les très jeunes enfants et leurs parents rencontrés en consultation, la pataugeoire est un remarquable outil pour traiter de nombreuses difficultés liées à la maturation.

Anne-Marie Latour est psychomotricienne depuis 1983 à l’hôpital de jour pour enfants, La Pomme Bleue, à Bordeaux. Elle est engagée dans une réflexion théorique portant sur la compréhension et l’élaboration des processus psychiques et de leurs rapports avec la construction du corps et de l’espace notamment, propres aux pathologies autistiques et psychotiques.

Mise en vente le 06 décembre 2007

 

tiret vert vivrefm topExtrait du forum de Doctissimo
(Pour mieux comprendre)

Atelier-pataugeoire – décryptage

A force d’entendre parler d’atelier-pataugeoire pour les enfants autistes sans savoir réellement de quoi il s’agissait, j’ai eu envie d’en savoir plus et de me plonger dans le livre d’Anne-Marie Latour : « La pataugeoire : contenir et transformer les processus autistiques » (Collection « La vie de l’enfant », Editions Eres, 2007).

Préface, prologue et génèse

Le livre est préfacé du célèbre Pr D. On y apprend comment il a formé les équipes du Pr L. au packing tandis que le Pr L. lui rendait la pareille pour la pataugeoire.  Mais surtout, le Pr D. exprime sa grande déception que le célèbre Pr L., inventeur (que dis-je : « découvreur  ») de la pataugeoire (et aussi de l’atelier-contes) n’ait pas écrit lui-même ce livre. Il se résigne à ce que cette mission ait été remplie par une simple « scribe » (sic !), psychomotricienne de son état. Tant de condescendance de la part du mandarin me rend immédiatement l’auteur éminemment sympathique ! On s’aperçoit au passage que les pratiques des hôpitaux de jour (atelier-contes, pataugeoire, packing) ont donc été inventées par une poignée de professeurs au charisme et à l’aura remarquables.

Le Pr D. nous recommande vivement la lecture de l’ouvrage et indique qu’il est « sûr que c’est tout le public des lecteurs intéressés par l’autisme et la psychose qui pourra en profiter largement ». Je m’en réjouis … puis je constate quelques lignes plus loin que le seul public intéressé par l’autisme est, dans son esprit, celui des « soignants ». Parents, passez votre chemin ! … Eh bien non ! Il m’en faudrait plus pour me dissuader de ma lecture.

S’ensuit un prologue du Pr L. qui nous explique la genèse de la pataugeoire (p.11) :
« L’étrange population des autistes, surtout, n’avait aucune envie de communiquer avec nous. A la Pomme Bleue, dans le grand jardin sablonneux de cet hôpital de jour à Bordeaux, après la pluie, ils étaient attirés par les flaques, y sautaient, s’y miraient et y pratiquaient de fascinantes stéréotypies sur les bordures et les éclats de lumière.
Cela m’a donné l’idée d’inventer une flaque thérapeutique à l’intérieur des bâtiments. »
Je ne commenterai pas l’absence d’envie des autistes de communiquer …
Je m’arrête juste sur l’affirmation que tous les autistes ont des stéréotypies avec les flaques d’eau. Ça me semble à peu près aussi incongru que de dire que tous les autistes sont attirés par les objets qui tournent ou les tracteurs et j’attends avec impatience les ateliers-toupies et les ateliers-tracteurs ! lol:{}


Message édité par maya11367 le 29-06-2009 à 00:13:30

La pataugeoire, c’est quoi ?

Pour résumer, c’est une pièce carrelée et sombre (une seule fenêtre opaque) avec un espace-sec (pour les « soignants ») et un espace-eau où le sol a un « dénivelé prévu pour que se forme une flaque lorsque l’eau est gardée », avec un tuyau d’arrosage, un miroir au mur, des rideaux que l’on peut fermer pour délimiter les deux espaces.

Ce n’est pas un bassin ou une piscine car il n’est pas question que les enfants s’immergent, les piscines ayant tendance à effrayer certains enfants et à donner trop de plaisir à d’autres, toutes choses également à éviter dans une démarche de soin, selon l’auteur.

On y met à disposition de l’enfant des jouets, tous prévus pour avoir une grande valeur symbolique : récipients, éponge, baignoire de bébé, poupons, etc … Je m’arrêterai sur l’un des jouets : « une famille de personnages très stylisés » (p.23) :
«  Le choix d’une famille de personnages stylisés (une tête et un corps monolithique) découle du constat que l’enfant autiste, quand il commence à s’intéresser à l’humain, choisit de le faire avec ce type de jouet plutôt qu’avec des poupées, à la fois parce que la forme est simple (une sphère et un cylindre), la consistance uniformément dure et le visage (un pas de plus vers la figuration de l’humain) peu marqué. L’enfant peut mettre au travail un intérêt pour l’autre, pour l’humain, s’y projeter d’une manière moins impliquante et donc plus tolérable ».

Voici un bel exemple de ces affirmations sans fondement, chères aux psychanalystes, qui n’ont aucune difficulté à généraliser des observations faites sur quelques enfants et à inventer des interprétations pour y fonder leurs théories.

La pataugeoire, c’est pour qui ?

Puisque tout enfant autiste a des stéréotypies liées à l’eau, « l’indication de pataugeoire est portée systématiquement si l’enfant est profondément autiste quel que soit son âge, et s’il est très jeune également (moins de 6 ans) même s’il est moins gravement perturbé » (p.153).

Ainsi la pataugeoire fait partie du « traitement de base » aux côtés notamment de l’atelier-conte. L’auteur nous indique que les autres indications (telle que l’orthophonie ou la psychomotricité) « sont affinées suivant la connaissance que nous acquérons de l’enfant ». C’est vrai que, sachant que tout autiste a des troubles du langage et de la communication ainsi que des troubles psychomoteurs, il faut y réfléchir à deux fois avant de proposer de l’orthophonie et de la psychomotricité !


Message édité par maya11367 le 29-06-2009 à 00:13:12

L’enfant y vient pourquoi ?

Il y vient pour «  travailler avec l’eau » (p.27). En effet, l’eau, c’est super, ça permet de travailler sur pleins de concepts psychanalytiques.

L’enfant peut ainsi travailler son enveloppe et les clivages. En effet, selon le psychanalyste, l’enfant autiste n’a pas bien compris qu’il avait une enveloppe, que celle-ci peut le « contenir » et qu’il a très peur de se répandre par tous ses orifices et ça veut dire aussi ne sait pas qu’il a un devant et un derrière, un haut et un bas. De tout cela résulte des « angoisses de chute (portage non intériorisé), d’éclatement ou d’effraction […], de vidage ou d’intrusion, par les orifices (absence de sphincter), notamment » (p. 106)

Ainsi à la pataugeoire, on s’extasiera de voir Eric lancer des balles qui roulent vers le trou d’évacuation car « il est peut-être en train de raconter quelque chose d’une préoccupation par rapport à ses fesses (notamment leur rassemblement ) et de son anus ». Le rôle du soignant est alors d’accompagner l’enfant dans sa maturation psychique par un commentaire approprié, en l’occurrence : « comment ça tient ensemble ? Peut-être qu’Eric n’est pas bien sûr que ça tienne bien au milieu derrière » (p.100).

Bien sûr, on explique à l’enfant ce qu’il vient faire à la pataugeoire : « une formulation simple doit être donnée à l’enfant lorsque l’indication du travail à la pataugeoire a été portée. » . Ainsi, on lui dira : « nous venons à la pataugeoire pour essayer d’être ensemble, pour travailler avec l’eau et pour s’occuper du corps » (p.46) On peut donner quelques précisions additionnelles si besoin : « par exemple,  pour un enfant très autiste, il peut être plus signifiant de lui dire “s’occuper de ce qui tient, de ce qui ne tient pas dans le corps”  ou encore “ comment ça tient ”. Et là, je me sens plus autiste que cet enfant très autiste car c’est loin d’être « signifiant » pour moi !

Il existe un certain nombre de règles dans la pataugeoire telles que « il faut se déshabiller », « on peut mettre un maillot de bain », « on ferme la porte » (à clé apparemment, apprend-on plus loin). Mais « il n’est pas nécessaire de formuler ces règles à tous les enfants et elles peuvent rester implicites » (p.27) car il est bien connu que les autistes ont un accès extrêmement facile à l’implicite !

Message édité par maya11367 le 29-06-2009 à 00:19:03

On est avec qui dans la pataugeoire ? Qu’est-ce qu’on y fait … et qu’est-ce qu’on n’y fait pas ?

L’auteur indique qu’idéalement il faut trois personnes pour un enfant : un couple de « soignants » et un observateur qui ne fera que noter ce qu’il voit dans un cahier, sans intervenir. En effet, indique l’auteur, le Pr Pierre L. « nous rappelait régulièrement que les productions des enfants étaient polysémiques, et nous ne sommes finalement jamais trop nombreux à réfléchir à propos d’un enfant ». (p.53)

Et en effet, on se contente surtout de réfléchir. Car il est important de respecter les « productions » de l’enfant et de n’intervenir qu’un minimum, souvent simplement par de courts commentaires abscons. Ces commentaires se font souvent à la 3ème personne (« on », «  il », « ça »), ce qui permet (dit l’auteur) de « commenter les expériences de manière tolérable pour l’enfant » (p.144)… mais ne permet à coup sûr nullement de lui donner les clés pour comprendre les pronoms alors que la confusion pronominale est fréquente chez les autistes (confusion « je » / « tu »).

Ainsi, l’auteur se souvient « avoir contemplé, avec [ses] collègues et Tommy, pendant de longs moments (6ème, 7ème et 8ème séance) l’infime mouvement d’une baignoire flottant à la surface de la flaque » (p.31). Les « soignants » se contentaient de faire des commentaires sur le mouvement et l’arrêt de la baignoire voire de relancer le mouvement de temps en temps. Finalement, ils trouvaient que « ces séances étaient mornes et déprimantes » (p.55). Pourtant, il serait contraire aux principes psychanalytiques de proposer à l’enfant de nouvelles activités et de tenter de les lui faire apprécier pour le distraire de ses activités stéréotypées. Les « soignants », eux, interprètent ce jeu avec la baignoire : Tommy veut leur communiquer ses impressions de non-vie, de mort. Ils commentent : « c’est comme si tout était mort ou presque » (p.55). Et lorsque l’enfant dit « je suis mort » lors d’une séance ultérieure, ils voient là la preuve de leur théorie. Or les autistes apprennent le vocabulaire de manière contextuelle et ces « soignants » ne se rendent absolument pas compte qu’ils ont simplement appris à cet enfant que l’adjectif « mort » était adapté au contexte … Si on ajoute que les soignants n’ont même pas jugé bon d’expliquer qu’il s’agissait d’un sens figuré, on imagine la confusion de sens qui a dû en résulter pour l’enfant.

Certains constats sont très justes. Ainsi l’auteur décrit un enfant qui ne fait rien dans la pataugeoire que fixer un point ou l’autre, écoutant peut-être le bruit de l’eau et précise : « seule compte à ce moment-là une sensation qui peut être difficile à repérer de l’extérieur car elle peut tout aussi bien concerner un événement proprioceptif qu’un stimulus externe. Cela peut permette de comprendre certains états de fixité durant lesquels l’enfant est probablement stimulé par sa sensorialité » (p. 66) Et là, j’applaudis : effectivement, l’enfant autiste a tendance à porter son attention sur des détails qui ne nous sembleraient pas importants.

Un autre aspect intéressant est la verbalisation des émotions de l’enfant et de celles des « soignants » : « qualifier les états émotionnels (et parfois seulement l’ambiance émotionnelle) permet d’affecter les situations,  les expériences » (p. 142). Je n’emploierais pas les mêmes mots mais je reconnais la valeur qu’il peut y avoir pour l’enfant autiste à l’aider à identifier ses propres émotions et celles des autres … si tant est que l’on ne se trompe pas dans l’identification de l’émotion de l’enfant.

Mais pourquoi en rester là ? Il est pourtant important de montrer à l’enfant autiste quels sont les détails discriminants sur lesquels il doit fixer son attention (la voix humaine, le visage) et de lui donner accès à d’autres stimulations que ses stéréotypies en lui faisant découvrir et apprécier de nouveaux jeux. Mais, de cela, il n’est pas question en pataugeoire ni, plus généralement, avec des psychanalystes : « avec un enfant autiste, nous avons de bonnes raisons de lui proposer de nouvelles expériences, mais il convient de le faire à un rythme supportable pour lui afin qu’il puisse peu à peu les intégrer dans ces représentations » (p. 151). Et le rythme est particulièrement lent … Les enfants ne s’y trompent pas comme Lisa qui commente l’attitude d’un « soignant » : « il dort tout le temps, il est toujours en train de regarder ailleurs » (p. 149)

Trois personnes dans la pataugeoire pour un enfant et si peu d’interaction, si peu de stimulation ! On comprend mieux au passage le coût prohibitif de l’hôpital de jour.


25 avril 2014

Autisme : les interventions précoces apportent de grands bénéfices

article publié dans LAPRESSE.ca

Publié le 25 avril 2014 à 08h38 | Mis à jour à 08h38

Les enfants atteints d'un trouble du spectre de... (Photo Ivanoh Demers, archives La presse)

Les enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme qui reçoivent une intervention précoce font des gains importants, notamment dans les comportements socioaffectifs, selon les chercheuses Céline Mercier et Julie McIntyre.

Photo Ivanoh Demers, archives La presse

Alors que 850 enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme attendent depuis plus de 200 jours de recevoir des services de réadaptation au Québec, deux nouvelles études viennent démontrer les bienfaits considérables d'une intervention précoce chez cette clientèle.

Depuis 2009, les chercheuses Céline Mercier et Julie McIntyre ont mené deux études sur des groupes d'enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme (TSA) à Laval et en Montérégie. Les résultats de leurs études, publiés hier, montrent que l'intervention comportementale intensive (ICI) auprès des enfants autistes est très efficace.

«Après seulement six mois, on a vu des gains notamment sur le plan du langage, de l'autonomie, de la socialisation, énumère Mme McIntyre. On les aide à devenir plus fonctionnels.»

«On parle de gains significatifs sur les symptômes autistiques, sur le quotient intellectuel, sur les comportements socioaffectifs. Même les enfants les plus atteints ont fait des gains», affirme Mme Mercier.

Les enfants ayant reçu une intervention précoce se sont par exemple mis à parler, à pointer des objets, à faire moins de crises ou à vouloir établir des liens avec leur entourage. Des gains majeurs pour les familles. «Ça améliore la qualité de vie de ces enfants et de leurs proches», note Mme McIntyre.

Investissements demandés

Pour le directeur général de la Fédération des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDITED) du Québec, Claude Belley, le nouveau gouvernement doit s'engager dès maintenant à investir 20 millions de plus par année dans ce secteur pour éliminer les listes d'attente et permettre à des centaines d'enfants autistes d'améliorer leur qualité de vie.

«En investissant dans l'intervention précoce, on [s'évite bien des problèmes] plus tard. Parce que ce qui n'est pas acquis à un jeune âge, on a de la difficulté à le récupérer», dit-il.

«À cause des listes d'attente au Québec, on ne peut souvent pas commencer les interventions avant l'âge de 4 ans, ajoute Mme McIntyre. Mais des études ont montré que la durée de l'intervention est importante. Si on commençait plus tôt, ce serait encore mieux. On économiserait des coûts plus tard.»

25 avril 2014

Le scandale des handicapés en Belgique à la une de Libé

Vendredi 25 Avril 2014 - 09h38

tiret vert vivrefm toparticle publié sur Vivre FM

 Libération a pu se rendre dans l'établissement des "Boutons d'or", à Celles, en Belgique, qui accueille des français. Le quotidien publie des photos chocs qui révèlent les conditions désastreuses des résidents. Les associations dénoncent le manque de places adaptées en France.

Libé dénonce les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique
Libé dénonce les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique

La prise en charge "calamiteuse" des résidents fait l'objet de publication de photos chocs dans Libération, vendredi 25 avril. On y voit une jeune résidente enfermée dans une pièce insalubre, allongée sur un matelas, à même le sol, en guise de lit.

D'autres chambres sont photographiées. Le sol y est arraché, des fils électriques sont dénudés, des vêtements sales traînent dans les couloirs. La description des chambres est accablante : elles sont "glaciales", "le chauffage ne fontionne visiblement pas, plusieurs radiateurs sont par terre", "il n'y a pas de volets ni de rideaux aux fenêtres". 

Si les chambres sont équipées de lits médicalisés, ils ne sont pas branchés pour autant. "Les prises traînent par terre"

Pas de réelle prise en charge

Libération décrit son arrivée dans la résidence : "on pénètre par l'entrée de service. Un long couloir étroit et sombre. Au bout, une porte fermée à double tour. Derrière, six personnes, très lourdement handicapées. [...] Après quelques minutes de flottement, nous comprenons qu'ils sont seuls, livrés à eux-même dans cet immense vestibule où tout résonne."

Les résidents errent sans surveillance dans les couloirs, "un homme d'une soixantaine d'années déambule, nu."

La pénurie en France

Le quotidien dénonce les actes "intolérables" de la France. Elle manque terriblement de places dans les centres pour accueillir des personnes handicapées. Alors la France "sous-traite depuis des années la prise en charge d'une partie de ses ressortissants handicapés, surtout mentaux, à la Belgique".

La prise en charge des personnes handicapées est beaucoup moins coûteuse en Belgique. L'accueil des français y est devenu un "business". Un belge dans ce "business" témoigne : "La banque vous prêtera facilement car elle sait que ce business rapporte".

"C'est une bombe qui est en train d'exploser"

Isabelle Resplendino, déléguée de l'association "Autisme France", réagit dans Libération: "On prend le problème à l'envers. Si on scolarisait plus les enfants handicapés, beaucoup deviendraient des adultes autonomes et nous ne serions pas dans cette situation de pénurie. [...] La situation s'aggrave de jour en jour. C'est une bombe qui en train d'exploser. [...] Peut être est -il déjà trop tard..."

Déjà en janvier le journal Le Monde avait dénoncé les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique. En mai 2013, Marie-Arlette Carlotti avait signé une convention avec l'état belge pour tenter d'améliorer la situation.

Louise Bernard

25 avril 2014

La Une de Libération du 25 avril 2014

une de libération 25 avril 2014

25 avril 2014

Insalubrité, manque de soins : le scandale des handicapés français en Belgique

le Vendredi 25 Avril 2014 à 09:20

Des journalistes de Libération sont allés en Belgique où plus de 6.000 Français handicapés sont accueillis, faute de place dans nos structures. L'état des lieux fait froid dans le dos.

La Une de Libération qui publie une enquête choc sur les handicapés français en Belgique © Capture d'écran de la Une de Libération

Des handicapées "errant dans les couloirs, parfois livrés à eux-mêmes", des éducateurs à peine formés, et rapidement "tentés de bourrer leurs patients de médicaments".

C'est un cit glaçant que nous propose Libération sur ces personnes handicapées qui ne trouvent pas de place en France. Plutôt que de créer des centres, l'Etat préfère depuis des années sous-traiter une prise en charge en Belgique "parce que ça coûte moins cher".

Voilà comment plus de 6.000 handicapés français se retrouvent de l'autre côté de la frontière. Certaines structures y sont à la pointe, d'autres font froid dans le dos. Libé nous emmène aux Boutons d'Or, établissement wallon destiné aux Français. "Un lieu verdoyant, calme et apaisant" selon la brochure. La réalité ? Des "chambres glaciales", des lits médicalisés qui ne sont pas branchés, "les prises trainent par terre", comme une partie de la tapisserie, décollée des murs par l'humidité....

Des traitements indignes mais qui rapportent....

"Les handicapés français font vivre toute la région" assure un ancien gestionnaire de centre sous couvert d'anonymat, "le jackpot" précise-t-il, c'est "d'ouvrir un centre pour handicapés légers". Des établissements devenus des "usines à Français" et permettant des "bénéfices astronomiques".  

Rattrapés par leur conscience et frappés d'insomnies, certains responsables de centre ont abandonné le métier, d'autres s'agacent d'être mis en cause : "Qui veut des personnes qu'on accueille ?" conclut l'un d'eux, "posez donc la question à la France...".

24 avril 2014

Dans l'affaire de l'enlèvement de Miah à Nancy, l'Unapei dénonce le traitement stigmatisant et incohérent d'une mère handicapée

 

Communiqué de presse

Paris, le 22 avril 2014

 

Dans l'affaire de l'enlèvement de Miah à Nancy,

l'Unapei dénonce le traitement stigmatisant et incohérent d'une mère handicapée intellectuelle

Mentionner dans l'alerte enlèvement la déficience intellectuelle comme étant un signe distinctif puis écrouer une personne reconnue déficiente intellectuelle : l'Unapei s'interroge sur la façon dont est traitée cette mère.

 

Dans l'alerte enlèvement diffusée par le Ministère de la justice le jeudi 17 avril dernier, la déficience intellectuelle est présentée comme étant un signe distinctif permettant d'identifier le suspect : «Déficiente mentale, âgée de 36 ans, elle mesure 1 m 75, porte des lunettes gros foyer, a des cheveux châtain foncé ondulés et légèrement grisonnants ... ».

Pour l'Unapei, mentionner dès l'alerte sa déficience intellectuelle est stigmatisant. La déficience intellectuelle ne se voit pas, quel est donc l'objectif de l'alerte enlèvement si ce n'est pas d'identifier physiquement un suspect Est-ce qu'être déficient intellectuel présente un danger accru ? De plus, s'il s'agit pour les enquêteurs et le procureur de la République d'un signe distinctif, pourquoi ne pas tenir compte de sa déficience en la plaçant en détention provisoire ?

« Le traitement de cette mère handicapée est étrange et nous interroge. Les contradictions se succèdent. La déficience intellectuelle n'est pas visible, elle ne constitue pas un signe particulier qui permet l'identification. Et pourquoi ensuite écrouer une personne qui serait présentée comme n'ayant pas la mesure de ses actes ? Tout cela est incohérent et stigmatise encore le handicap mental » déclare Christel Prado, présidente de l'Unapei.

 

A propos de l'Unapei

Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis :

Créé en 1960, l'Unapei est le premier mouvement associatif français œuvrant pour la représentation et la défense des inrêts des personnes handicapées mentales. Les associations affiliées à l'Unapei agissent pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur permettre de vivre dignement avec et parmi les autres.

L'Unapei est un mouvement national qui dère 550 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei). L'Unapei en chiffres :

- 180 000 personnes handicapées accueillies

- 60 000 familles adhérentes des associations affiliées

- 3 100 établissements et services spécialisés

- 80 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

Plus d'informations sur : www.unapei.org

 

Contact presse : Coralie Beylot - 01 44 85 50 83/ 06 37 36 21 48 / c.beylot@unapei.org

15 avril 2014

L'autisme : une altérité ? - Conférence à Lyon le 3 juin 2014 avec Monica Zilbovicius

information publié sur le site de l'ENS (Ecole Nationale Supérieure) de Lyon

Conférence grand public

Confluence des savoirs
le 3 juin 2014
18h30

Lieu(x) :

Site Jacques Monod - 46 allée d'Italie Amphithéâtre Charles Mérieux

vtte-Confsavoirs_AUTISME.jpg Avec Monica Zilbovicius, psychiatre et directrice de recherche, et la Compagnie Les Transformateurs, comédiens.

En France, la psychiatrie de l’enfant et en particulier l’autisme constitue toujours un débat où la vision scientifique est loin d’être systématiquement convoquée. Très engagée dans la recherche scientifique sur l’autisme, Monica Zilbovicius montrera combien on soigne mieux quand on connaît mieux. Cette affirmation trouvera un écho poétique dans le spectacle Autour d’Annette.
Au départ de ce spectacle il y a Annette, une enfant pas comme les autres. Comme dans un miroir brisé, son reflet n’est jamais complet. Dans chaque éclat nous voyons une parcelle du monde d’Annette. Autour d’Annette permet d’aborder avec décalage et poésie la question de l’altérité. Les voix de Nicolas Ramond (metteur en scène) et Fabienne Swiatly (auteur) se font entendre.

MONICA ZILBOVICIUS

Née au Brésil, Monica Zilbovicius est psychiatre. Depuis 2005, elle est directrice de recherche (U1000, INSERM, Service de Radiologie Pédiatrique, Hôpital Necker Enfants Malades, AP-HP, Paris), responsable de la recherche en imagerie cérébrale dans les troubles du développement de l’enfant, notamment l’autisme.

COMPAGNIE LES TRANSFORMATEURS

Créée en 1992, cette compagnie lyonnaise développe une pratique scénique originale qui se déploie tant dans les théâtres que dans l’espace public et questionne nos préoccupations contemporaines



Programme 2013-2014 de Confluence des savoirs

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