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"Au bonheur d'Elise"
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21 janvier 2014

Zone interdite, un reportage bienvenu mais très incomplet.

L’ONES se réjouit qu’un média généraliste ait abordé cette question difficile de la maltraitance dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Pour autant, l’ONES tient à apporter des réserves tant sur le fond que sur la forme de ce reportage.

La forme particulièrement caricaturale de ce reportage clive les intervenants entre les bons et les mauvais. D’un côté on trouve les bons professionnels qui dénoncent les maltraitances et de l’autre les mauvais professionnels maltraitants. De même, on voit les mauvaises aux institutions (Moussaron, l’accueil des personnes handicapés en Belgique) opposées aux institutions de qualité. Cette manière, binaire, de présenter la question de la maltraitance, associé à un montage et à une scénarisation jouant sur la dramaturgie amène des réactions passionnelles dans lesquelles l’ONES ne veut pas entrer.

Sur le fond de la question de la maltraitance en France dans les institutions médico-sociales et psychiatriques, ce reportage ne fait qu’effleurer les choses en ne traitant que de quelques cas dramatiques et bien connus mais peu représentatifs des maltraitances ordinaires souvent dénoncées par les éducateurs spécialisés et ne reflétant pas les processus conduisant à ces dérives dans la prise en charge des enfants.

On aurait aimé trouver une analyse plus poussée sur la question des logiques de marché qui amènent à considérer les enfants comme des produits rentables. Cette dimension, traitée partiellement pour ce qui est de la Belgique aurait pu être étendue à d’autres établissements puisque sur les établissements cités, plusieurs relèvent de structures privées à but lucratif. Or, en France, ce type d’établissement est extrêmement minoritaire mais tend à se développer, notamment depuis la mise en concurrence des établissements entre eux introduites par la loi HPST et ses procédures d’appel à projet. Le management inadapté, gangrené par les procédures et les normes, le manque de formation ou le manque de qualification des éducateurs sur le terrain… ces thématiques centrales pour comprendre la survenue d’actes de maltraitances auraient pu faire l’objet d’un chapitre du reportage.

De même, le documentaire aurait pu laisser une place importante aux outils de prévention de la maltraitance dans les établissements. On peut se questionner sur le fait qu’après un an et demi d’enquête, il ne soit pas fait référence aux dispositifs issus de la loi du 2 janvier 2002 renforçant les droits des usagers au sein des institutions. Comment un journaliste peut-il passer à côté des protections juridiques dont bénéficie le salarié qui dénonce des cas de maltraitance à l’autorité judiciaire.

Ne pas évoquer ces sujets est un choix que l’ONES regrette. Ce reportage aurait pu faire œuvre pédagogique pour énoncer outils et moyens de lutte contre les maltraitances qui ne se résument pas au seul 3977.

Les éducateurs spécialisés regrettent que les seules occasions de parler de leur métier dans les médias généralistes soient liées à des sujets dramatiques, jouant sur l’affectif et l’émotion dans un but évident d’audience. Or, sur d’autres thématiques les journalistes généralistes brillent par leur absence. Où sont-ils lorsqu’il faut évoquer les difficultés dramatiques des formations en travail social et notamment de la question des stages tellement mis à mal que des mouvements sociaux bloquent les centres de formation depuis 2008 dans l’indifférence complète des médias généralistes ? Où sont les journalistes généralistes lorsqu’il faut enquêter sur la déliquescence de certains établissements soumis à des impératifs budgétaires et administratifs ubuesques ? Et pourtant, la qualité des stages est centrale pour que les jeunes professionnels se construisent un rapport à l’usager apaisé et non maltraitant. De même, les évolutions de la psychiatrie d’une part et du médico-social d’autre part sont des choix politiques forts qui concernent l’ensemble de la société, ne serait-ce qu’au regard de la qualité des prises en charge proposée aux enfants les plus vulnérables.

L’ONES continue à chercher à soutenir les professionnels dans leur recherche d’une qualité de travail et doit valider en février lors de son assemblée générale une charte éthique dont l’élaboration aura pris plus de deux années. Ce document vise à ré-énoncer quels sont nos valeurs et nos repères pour se situer vis-à-vis de nos obligations professionnelles notamment lorsque le cadre de travail se délite et que nous sommes confrontés à des situations de maltraitance, tant pour nous même que pour les usagers.

 

Documents joints

21 janvier 2014
Document : PDF
324.7 ko
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21 janvier 2014

Communiqué de la Fédération Française Sésame Autisme

Communiqué publié sur le site de Sésame Autisme

Dimanche, 19 janvier, M6 diffusera dans son émission ZONE INTERDITE, un documentaire montrant la maltraitance faite aux enfants et jeunes adultes handicapés mentaux, principalement, celles et ceux  avec autisme, dans des institutions, au domicile ou dans le milieu psychiatrique.

Au-delà des images parfois insoutenables et de la vérité qu'elles révèlent, nous devons mettre en garde les téléspectateurs et les parents concernés,  que, si condamnables soient ces faits encore trop souvent constatés, ils  ne reflètent  pas  la généralité des pratiques institutionnelles.

Pour autant, conscients de ces réalités, il nous faut, nous parents, responsables associatifs, gestionnaires d'établissements,  professionnels, rester  vigilants, condamner  ces pratiques, ces abus, ces violences et soutenir celles et ceux qui les dénoncent pour ne pas rajouter le silence à la violence.  Ne pas entendre, ne pas voir, ne pas dire constituent également  des actes de violence à l'encontre de ces personnes vulnérables.

Il nous faut alerter chaque fois que nécessaire les instances et les pouvoirs publics  de ces abus, de ces maltraitances indignes de notre nation, réclamer l'arrêt immédiat de certaines de ces pratiques, demander (quand cela en relève) à la justice de condamner ces actes.

Les recommandations de bonnes pratiques, adolescents, adultes, qui doivent paraitre prochainement conformément au plan autisme paru en 2013, seront un levier important pour  la lutte contre ces maltraitances. La Fédération Française Sésame Autisme viellera à leur rédaction  afin quelles soulignent bien tous les aspects de l'accompagnement des personnes avec autisme, des méthodes éducatives et d'accompagnement aux thérapies médicamenteuses.

Comme pour les précédentes recommandations de l'HAS et l'ANESM en direction des  enfants elle exigera à ce que leur application soit  respectée  dans chaque lieu d'accompagnement, pour chaque intervention auprès de ces personnes souffrant d'autisme, quelque soit leur âge.

Nous parents d'enfants handicapées, allons être  bouleversés et surtout inquiétés légitimement parce que pour la plupart nos enfants se trouvent  dans des institutions  ou vont y entrer.

Quel dilemme pour les familles ! À juste titre le  reportage démontre  la grande difficulté de garder le jeune à la maison dans les cas de handicap lourd et pointe s'il le fallait encore que  l'hôpital psychiatrique n'est en aucun cas une solution à long terme.

Comment ne pas être révoltés  face à de telles images ? Comment faire pour que notre enfant ne subisse pas cela ?
Chacun doit prendre sa part de responsabilité. Un des moyens de prévention est la participation active des parents au CVS (Conseil de la Vie sociale) de l'établissement que fréquente leur enfant, le dialogue avec les professionnels qui l'accompagnent.

Les  professionnels doivent répondre à toutes les questions des familles trop souvent laissées face à leur  l'angoisse,  éprouvant  trop souvent le sentiment d'être tenues à l'écart de l'institution où vit leur enfant,  ce qui alimente leur crainte sur le bien fondé de l'institution pour accompagner leur enfant.

La demande d'une participation des familles, des usagers et des associations qui les représentent, est de plus en plus importante dans les organes institutionnels locaux, départementaux, régionaux, nationaux, qui décident, financent ou subventionnent les établissements médico-sociaux. Et nous en réjouissons car c'est un maillon essentiel.

Mais avant tout, il faut que l'état et les départements prennent leurs responsabilités car la maltraitance « ordinaire » est généralement le résultat d'un manque de moyen en personnel en quantité et en qualité (formation). Sans moyens suffisants alloués aucune institution ne peut fonctionner correctement. Le personnel s'épuise. Les dérives s'installent. La maltraitance s'institutionnalise, se banalise.

Les associations gestionnaires membres de La Fédération Française Sésame Autisme ne sont  pas exemptes  de ce risque;  aussi la Fédération doit sans cesse être attentive à ce que jamais ne s'installe en son sein de telles dérives, de tels abus, de telles violences et militer pour que  tous les moyens nécessaires soient mis en œuvre afin offrir à chaque personne avec autisme  un accompagnement adapté et une vie digne.

Faisons du  « plus jamais ça » notre moteur d'action.

Christine MEIGNIEN
Présidente de la Fédération Française Sésame Autisme

21 janvier 2014

Mon fils un si long combat, ce soir sur France 5

 

Mon fils, un si long combat
  • Culture Infos - Documentaire
  • France
  • 2013
  • 52 mn

Mardi 21 à 20:38

 

Samy, 8 ans, communique peu, marche avec difficulté et n'est toujours pas propre. Il est également atteint d'autisme et d'épilepsie. Eglantine Eméyé, sa maman, s'est rendu compte que la société, frileuse et souvent peureuse, n'était pas adaptée aux besoins de son enfant. Certains professionnels de la santé refusent de le soigner et les écoles ne le prennent pas en charge. Aujourd'hui, Eglantine se bat quotidiennement pour que son fils ait droit au bonheur. Elle est épuisée et a le sentiment de délaisser Marco, son fils aîné. A Hyères, elle a trouvé une structure qui pourrait la soulager.

20 janvier 2014

Revoir l'émission zone interdite du 19 janvier 2014 ->enfants handicapés révélations sur la maltraitance en institution

18 janvier 2014

Dignité des personnes handicapées : Marie-Arlette Carlotti, ambitieuse et ferme

17 janvier 2014

Alors que M6 prévoit ce dimanche 19 janvier la diffusion du reportage « Enfants handicapés : révélations sur les centres qui les maltraitent », la Ministre en charge des personnes handicapées, tient à réaffirmer son engagement déterminé pour la bientraitance des personnes accueillies en établissement.

« Je continuerai à faire preuve de la plus grande fermeté avec les établissements dans lesquels des maltraitances auront été avérées. Comme je l’ai fait avec l’IME Moussaron, je n’hésiterai pas à ordonner des mises sous administration provisoire. Quand il s’agit de protéger l’intégrité des personnes, l’Etat doit intervenir avec autorité. »

La maltraitance prend des formes diverses qui parfois se cumulent : dépistage tardif, absence d’accompagnement ou ruptures dans l’accompagnement, inadaptation des prises en charge, violences dans l’établissement…

Contre toutes ces manifestations, la Ministre en charge des personnes handicapées apporte des solutions : création de 4000 places par an avec priorité aux handicaps lourds, transformation de l’offre pour une meilleure prise en charge, 3ème plan autisme, mis en place d’un dispositif d’urgence pour le situations critiques, mission en vue d’une réforme des règles d’admission et de sortie des établissements pour empêcher les ruptures brutales…

« Je veux à la fois être ambitieuse et ferme pour assurer la dignité des personnes handicapées. Je suis la première responsable et la garante de cette dignité. Mais les professionnels, les gestionnaires d’établissement et les associations sont aussi concernés. Tout le monde doit se mobiliser ; l’enjeu est grave. »

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17 janvier 2014

Une bonne nouvelle : fin de la censure contre Le Mur !!!

article publié dans Médiapart

Non, Le Mur dont il s'agit ici n'est pas le spectacle antisémite du père de la filleule de Le Pen, mais bien le film de Sophie Robert sur les ravages de la prise en charge psychanalytique de l'autisme. Ce documentaire avait été dans un premier temps censuré par la justice suite à une plainte de trois lacaniens, qui n'étaient pas contents du fait que tout le monde se rende compte à la vision du film de la débilité de leurs propos aussi ignares que boursouflés.

 J'avais analysé en détail ce premier jugement dans ce billet de blog en soutien à Sophie Robert en particulier, mais aussi au "droit au montage"  en général, qui était sérieusement égratigné par le jugement rendu :

 http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/290112/proces-sophie-robert-le-droit-au-montage-en-ligne-de-mire?onglet=commentaires#comment-4331198

Or, aujourd'hui, la cour d'appel de Douai a rendu son verdict, et fort heureusement annulé la censure opérée par le premier jugement, tout en démolissant sur le fond l'argumentation des trois plaids-niants [oui, ce sont des lacaniens, je m'adapte]

 Il vaut la peine de lire ces attendus, notamment à partir de la page 11, qui détaille les raisons pour lesquelles les lacaniens vexés sont cette fois-ci complètement déboutés (et dégoûtés aussi, sans doute) :

 http://blogs.lexpress.fr/the-autist/files/2014/01/DECISION-LE-MUR.pdf

En gros, en comparant les rushes et ce qui reste au montage, ils constatent que si Sophie Robert a un peu grossi le trait par son montage et joué avec leurs propos, elle ne dénature en rien la pensée des psychanalystes interviewés. Evidemment, étant donné que ce qu'ils racontent dans le film est ce que ce courant de pensée a toujours raconté sur le sujet, avec ses analyses ascientifiques et terriblement sexistes.

Comme ceux qui s'intéressent à cette affaire le savent, la plainte en justice était particulièrement osée de la part d'Esthela Solano-Suarez. En effet, celle-ci, dans une séquence en Off  que Sophie Robert n'avait pas utilisée dans son montage, expliquait qu'elle ne peut pas dire devant la caméra tout ce qu'elle pense vraiment, parce que ça ne serait pas compris, mais que quand même les mères d'autistes, ça ne va pas du tout, et que "L'autisme de l'enfant, c'est une conséquence d'un certain autisme de la mère à l'égard de l'enfant", etc.

 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/quand-une-psychanalyste-rend-les-meres-responsables-de-l-autisme_1117934.html#S5BfhvIeM4YjJmyG.99

J'aime d'ailleurs  beaucoup le début du passage du jugement final qui la concerne :

 « Le visionnage des rushes tournés lors de l’interview de Mme Solano-Suarez fait apparaître que les réponses apportées par la psychanalyste sont souvent assez longues et difficilement compréhensibles pour un public de profane. »

Que tout cela est gentiment dit en langage poli pour expliquer que sa logorrhée est incompréhensible....

Après, ce que j'ai pas compris, tout à la fin du jugement, c'est comment s'additionnent ou pas tous ces 5 000 euros que les plaignants doivent verser à Sophie Robert en guise de dommages et intérêts. 

Alors, si vous voulez enfin voir le fameux film qui a été baillonné pendant deux ans, voici l'endroit où vous pouvez le commander, n'hésitez pas, ça vaut le coup :

http://www.dragonbleutv.com/documentaires/2-le-mur-ou-la-psychanalyse-a-l-epreuve-de-l-autisme

 Allez, sirop d'orgeat !!! [oui, je ne bois pas de champagne...]

Yann Kindo

17 janvier 2014

Documentaire sur la maltraitance sur M6 : c'est dimanche 19 janvier 2014 à 20h50

Maltraitance des enfants handicapés, rencontre avec les équipes de Zone Interdite on Vimeo

Devenez FAN de la page de Zone Interdite https://www.facebook.com/ZONEINTERDITE?fref=ts Interview de Nicolas Bourgoin qui a réalisé le documentaire qui sera diffusé dimanche soir, à 20h50, sur M6.
Il a été marqué par la "maltraitance institutionnalisée" dans certains centres spécialisés pour enfants handicapés.
Zone interdite
Magazine d'information diffusé un dimanche sur deux en prime-time. Il se compose de divers reportage...
12 janvier 2014

Cellule de crise autisme Belgique ... l'exil des français


Cellule de Crise autisme Belgique par slacassagne

Business mis en évidence ...et la carence du système français pour les personnes handicapées.

28 décembre 2013

Emission Zone interdite sur M6 le 19 janvier 2014 sur la maltraitance des personnes avec handicap

zone interdite M6

Emission du dimanche 19 janvier 2014 20:50

Enfants handicapés : révélations sur les centres qui les maltraitent

Depuis quelques semaines, un Institut Médico Éducatif accueillant des enfants handicapés défraye la chronique : des membres du personnel dénoncent de nombreux actes de maltraitance envers les enfants. Les caméras de Zone Interdite sont les seules à avoir pu pénétrer dans cette institution et filmer la maltraitance subie par les enfants. Des images chocs dans lesquelles on peut voir des enfants attachés, enfermés dans des cages de verre, lavés en groupe, garçons et filles mélangés sans aucune intimité.

En France aujourd'hui, près de 700 000 personnes sont porteuses d'un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : chaque année, il naît entre 6 000 et 8 500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, être totalement autonomes.

La France manque cruellement de structures adaptées. Une pénurie qui ne laisse souvent d'autre choix aux parents que de placer leurs enfants très loin du domicile familial, voire à l'étranger. Les parents ignorent bien souvent comment leurs enfants sont pris en charge. Un mystère qui laisse la porte ouverte à tous les abus : violences psychologiques, physiques ou même sexuelles. Des milliers d'enfants handicapés seraient ainsi victimes chaque année de maltraitance.

Pendant plus d'un an, les caméras de Zone Interdite ont enquêté sur la prise en charge de ces enfants pas comme les autres. Une enquête accablante. Maltraitance médicamenteuse dans certaines cliniques psychiatriques privées : des autistes y sont attachés et bourrés de neuroleptiques sans aucun accompagnement. Violences physiques et humiliations. Nous avons suivi le procès d'éducateurs violents confondus par des vidéos accablantes…
Brisant la loi du silence, ce film de 90 minutes met en lumière le quotidien d'enfants jusque-là ignorés.

Réalisateur : Nicolas Bourgoin. Productions : Zed

5 décembre 2013

Parce que nous sommes tous différents ...

30 novembre 2013

Quelque chose en plus ... version intégrale en 2014 ... Voir la bande annonce ici !

30 novembre 2013

Quelque chose en plus - trailer du film de Sophie Robert

sophie robert


Quelque chose en plus (trailer) par dragonbleutv

Ce matin, nous étions à l'inauguration des nouveaux locaux de l'IME ECLAIR installé  11 rue des Artisans 77090 collegien  ...

Petite présentation du prochain film de Sophie Robert projeté à cette occasion.

Vous cherchez du top en matière d'accompagnement ? C'est comme cela !

19 septembre 2013

Interview de la maman de Noam, autiste et en CM1

 

OUI, on peut être autiste et intégré socialement ! Alors que cette vision positive est devenue la norme dans les pays nord européens et américains, nous savons qu'il faudra encore du temps pour que la société française l'intègre et fonctionne avec...
C'est pourquoi nous avons pris la décision de porter la campagne Vaincre l'Autisme encore plus loin. Les portraits de Noam, Katia, Joachim et Ludovic ont déjà touché et séduit, particulièrement en région parisienne. Ils iront encore plus loin en sensibilisant la France entière.
C'est grâce à ce nouveau regard positif sur l'autisme de la part de la société française que la politique de santé publique évoluera profondément et que des décisions réellement impactantes seront prises. VAINCRE L'AUTISME sollicite en effet du gouvernement que le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche soit partie prenante dans la mise en place du 3ème Plan autisme, pour donner une place importante à la Recherche pour l'autisme. http://vaincrelautisme.org

19 septembre 2013

Autisme : Rencontre Daniel Fasquelle, Gwendal Rouillard & Mike Lake, député du Canada

Avec mon collègue Daniel Fasquelle, nous venons de rencontrer, sur l'Autisme, Mike Lake - député du Canada. Très bon entretien durant lequel notre invité nous a expliqué que son pays pratique les méthodes éducatives et comportementales depuis plus de 40 ans ! Autrement dit, l'approche psychanalytique de l'Autisme a totalement disparu et les Canadiens s'en félicitent ! Le chemin est tracé pour la France, c'est le sens du 3ème Plan Autisme que nous soutenons !...

danièle fasquelle et gwendal rouillard with mike


18 septembre 2013

légion d'honneur Danièle Langloys & Nadia Chabane suite du reportage ...

légion d'honneur chabanne danièle langloys

légion d'honneur danièle langloys

légion d'honneur laurent with nadia chabanne

18 septembre 2013

Danièle Langloys & Nadia Chabane décorées de la Légion d'Honneur

Voilà deux personnes qui sont quelque part mes références !!!!

Ô combien il convient de les mettre à l'honneur ... Leurs admirateurs sont légions et en marche ...

Merci à Elles pour leur action !!!

Compte rendu de l'évènement par mon ami Laurent qui était au front comme d'habitude ... (jjdupuis)

Laurent Savard - Le bal des pompiers

Invité hier soir par Danièle Langloys - dans les jolis salons du Ministère de la Santé - à la remise de sa Légion d'Honneur par la ministre Marie Arlette Carlotti, quelle ne fut pas ma surprise de voir que le Dr Chabane, qui suit Gabin depuis ses 4 ans, était elle-aussi décorée. Deux femmes qui le méritent amplement ! Lors de cette soirée où le combat en matière d'autisme était donc mis à l'honneur, je ne pouvais m'empêcher, entre un macaron couleur café et un verre de rosé d'une bouteille curieusement carrée, de contempler au plus près cette incomparable Tour Eiffel, masse délicieusement féminine à mon goût ce qui rime avec Elisabeth Guigou bien sûr, également présente hier soir, oui je ne pouvais m'empêcher de mater cette jolie Tour Eiffel, synonyme d'un monde quasi-parfait, aérien, où les affres du quotidien n'ont plus de sens, où la vie comme la vue des jambes d'Elisabeth sont toujours belles. J'imaginais alors monter un jour en cordée tout en haut de cette putain de Tour ... avec Gabin ... j'en flippais ma mère rien qu'à l'idée ... ce jour là, je ne boirai pas de rosé !

7 septembre 2013

Ailleurs sur France Inter - réécouter l'émission - Au Québec, des éducateurs spécialisés contre l'autisme dès le plus jeune âge

l'émission du vendredi 6 septembre 2013

Un reportage de Pascale Guéricolas, au Québec

Isabelle Lupien, mère de famille :

Depuis un an, c’est le jour et la nuit. C’est un autre petit garçon. L’année passée à la même date Nicolas avait un vocabulaire d’à peu près, d’environ 20 mots, gros maximum. Maintenant, on est capable de communiquer, on est capable d’échanger.

autiste © Reuters - 2013

Isabelle Lupien, que vous venez d’entendre, a vécu l’enfer avant de comprendre que son troisième enfant, Nicolas, souffrait d’autisme. Aujourd’hui, le garçon de 4 ans va à la crèche comme les autres enfants de son âge au Québec. Sauf qu’il bénéficie d’une stimulation sur mesure, une vingtaine d’heures par semaine, par une éducatrice spécialisée qui l’accompagne. Un programme mis en place dans plusieurs régions du Québec et qui fait ses preuves.

Depuis une décennie, le Québec s’inspire de l’approche américaine pour sortir les autistes de leur isolement. Dès l’âge de deux ans et demi-trois ans, certains programmes de stimulation, dispensés chez eux ou en crèche, les aident à développer leur langage, et à faciliter les apprentissages sociaux. Une éducatrice spécialisée utilise par exemple les images, un point fort souvent chez eux, pour leur enseigner leur routine quotidienne. La psychoéducatrice Marilyne Huard, du Centre de Réadaptation de la Mauricie :

On sait que les enfants vont avoir des difficultés à suivre une séquence, soit pour l’habillement, soit pour les soins corporels. Donc on peut imager des étapes que l’enfant a à faire. On va utiliser des pictogrammes pour la communication. On va  monter un cahier vraiment pour l’enfant, pour développer sa communication puis éventuellement utiliser la parole. 

L’éducatrice spécialisée du Centre de réadaptation, qui dispense les exercices de stimulation à un enfant, agit à la fois seule avec lui, soit au sein de son groupe de crèche. L’équipe de spécialistes qui l’entoure permet aussi aux autres éducatrices et à la famille de démystifier l’autisme. Une aide que la mère de Nicolas, 4 ans, apprécie énormément :

En ce moment, s’il fait une crise, c’est parce qu’il est contrarié. Mais il continue de me dire ce qu’il veut parce qu’il est fâché. Avant il criait et on ne comprenait rien. Par exemple, quand une tranche de pain n’était pas coupée dans le bon sens, dans son sens en lui. Tandis qu’aujourd’hui, comme on se comprend,  cela n’arrive plus des crises comme ça. En sachant que lui est autiste, je sais que ce n’est pas du caprice. Je sais que cela ne fait aucun sens que j’ai coupé sa tranche comme ça. Je prends le temps de lui demander, comment tu la veux ta tranche de pain? Comment tu veux tes choses? J’adapte mes choses comme ça.

 

Au Centre de réadaptation de Mauricie, des ergothérapeutes, des orthophonistes, des psychologues unissent leurs forces pour affiner leur intervention auprès des enfants suivis. Des chercheurs en psychoéducation comme Carmen Dionne, les aident à améliorer le programme de stimulation utilisé au Québec.

Le programme est aussi en développement pour pouvoir bien suivre quelles pratiques sont le plus appropriées, pour quel enfant et dans contexte. C’est là tout un champ de recherche qu’on doit embrasser pour avoir une meilleure individualisation de l’intervention. 

Tous espèrent que les autistes pourront ainsi mieux s’insérer dans un Québec ouvert à leur différence.

Réagir
Anonyme (anonyme),
vendredi 06 septembre 2013 à 13:

La vraie question maintenant : quand va-t-on enfin envoyer nos intervenants français se former là-bas ??? A 4 ans un enfant autiste français n'a aucun avenir s'il reste dans son pays, sauf si ses parents ont des moyens financiers permettant de payer de leur poche la perle rare formée aux méthodes éducatives.

31 août 2013

Quand Freud en prend plein le cigare

article publié dans sciences (LA PRESSE.CA)

Mercredi 28 août 2013 | Mise en ligne à 13h34

 

La psychanalyse passe un bien sale quart d’heure dans le dernier numéro de la Revue de psychoéducation. Le professeur Serge Larivée, de l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, et son collaborateur Éric Coulombe s’y livrent en effet à une charge à fond de train envers la discipline mise au monde par Sigmund Freud, qu’il décrivent comme inefficace, dogmatique et fondée sur des cas frauduleux que Freud lui-même a traficotés — chose qu’il n’avait pas le choix de faire car il n’aurait jamais guéri personne…

Sigmund_Freud_LIFELe texte lui-même n’est pas disponible en ligne, mais on en trouve un bon compte-rendu ici. Les auteurs n’y présentent pas de résultats originaux, mais passent en revue une abondante littérature scientifique très critique de la psychanalyse. Ainsi, lit-on dans l’article, des chercheurs qui ont examiné 31 patients «traités» par Freud ont conclu que le «père de la psychologie» n’avait dans une majorité de cas été d’aucune aide, l’état de ses patients ne s’améliorant pas. Pendant longtemps, dénoncent bien des savants cités par MM. Larivée et Coulombe, la psychanalyse s’est refusée à toute remise en question de ses prémisses et toute évaluation quantitative de son efficacité, et bien que ses tenants affirment maintenant que leur discipline a bien changé et qu’elle a peu à voir avec ce que Freud pratiquait, «tel n’est pas nécessairement le cas», écrivent les auteurs, citant quelques études et textes de psychanalystes contemporains à l’appui.

M. Larivée n’en est pas, notons-le, à ses premières passes d’armes avec la psychanalyse. L’an dernier, dans ce très bon papier de ma collègue Marie Allard, il avait décrit cette forme de thérapie comme «l’une des plus grosses fraudes depuis le début de l’univers. Freud a menti toute sa vie, il n’a guéri absolument personne. Ce n’est pas un scientifique, c’est un littéraire. J’attends toujours des preuves de l’efficacité de cette méthode, il n’existe aucun cas de guérison connue.»

Mais il n’est pas le premier non plus à critiquer le côté «ascientifique», pardonnez le néologisme, de la psychanalyse. En 2004, dans une looongue revue de littérature mesurant l’efficacité de trois approches en santé mentale, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, en France, avait conclu qu’il n’existait des preuves fortes d’efficacité de la psychanalyse que pour les «troubles de la personnalité, en particulier trouble de la personnalité borderline», et une «présomption» d’efficacité pour le «trouble panique sous antidépresseurs (et le) stress post-traumatique» (voir p. 502/533). Le document confirmait en outre que les efforts de mesure de l’efficacité de la psychanalyse sont souvent très récents — ce qui, pour une discipline qui se veut scientifique, est une aberration sans nom — et constatait que la thérapie cognitivo-comportementale (donnée par les branches plus scientifiques de la psychologie) donnait de meilleurs résultats dans le traitement de la plupart des problèmes mentaux.

Le rapport fait plus de 550 pages, mais vous irez lire la synthèse en fin de texte — ne serait-ce que par intérêt anthropologique, car il n’y a que des Français, à ma connaissance, pour faire une «synthèse» de presque 60 pages.

25 août 2013

Océan invisible, le nouveau site de Sophie Robert

"Le Mur" bien évidemment cela vous dit quelque chose ...

sophie robert ocean invisible

 

 

 http://www.oceaninvisibleproductions.com/

 

25 août 2013

Autisme : combien de suicides faudra-t-il encore pour que l'Etat ne fasse plus l'autruche ?

Je viens de lire l’article qui raconte ce drame familial : des parents tuent leurs enfants avant de se pendre… L’un des enfants est autiste, sa mère se débat depuis des années pour trouver des solutions, elle-même vice-présidente et présidente de deux associations de parents.

 

Combien de grèves de la faim de mamans désespérées faudra-t-il ?

Combien de massacres d’enfants et adultes autistes shootés aux neuroleptiques, en chambre d’isolement et moins bien traités que des chiens, sans aucune possibilité de s’exprimer, faudra-t-il ?

Ecoutez cette mère d’enfant autiste s’exprimer dans le débat d’un film sur France 2, elle dit simplement la vérité, celle que les français ignorent :

« C’est des parents tout seuls contre un système, et comprendre que le salut  aujourd’hui est en dehors du système. Le plan autisme les parents l’attendent avec une énorme colère. Parce que si il est en deçà de ce que l’on attend (…) le massacre de nos enfants va continuer »

Le plan autisme ne change rien à l’État des lieux, à notre quotidien. Rien du tout. Le fait que l’autisme ait été Grande Cause Nationale non plus.

 

Je suis l’auteure d’une parodie sur ce que l’État propose aux parents d’enfants autistes comme solution…

 

J’avais fait cette parodie car oui effectivement, devant la démission des gouvernements successifs, devant les bâtons dans les roues que l’on nous met sans arrêt, les droits qu’on nous piétine, on n’en peut plus, et on n’a plus qu’une seule solution souvent… Le tuer et se tuer.

Beaucoup de parents y pensent, devant tant de combats à mener, pour au final obtenir quoi ?

Une place en hôpital ou institution psychiatrique : savoir que notre enfant  souffrira à vie, sera malheureux à vie, sans rien que l’on puisse faire ? Comment s’y résoudre ?

 

Voici le commentaire de Laurent Savard, père d’enfant autiste et comédien auteur d’un spectacle plein de poésie et d’humour sur le thème de la différence.

« Bouleversé d’apprendre aujourd’hui la disparition de Sophie Gonidou, de son mari et ses deux enfants dont un ado autiste. J’étais allé jouer pour son association à Fouesnant il y a deux ans. Sophie était une femme formidable, courageuse, discrète et sensible. À la fin du spectacle Matthieu mon régisseur vient me voir, « Laurent, depuis 10 minutes il y a une femme qui ne cesse de pleurer. » C’était Sophie, je vais bien entendu la voir, lui glissant alors « rassure-moi Sophie, tu n’as pas pleuré tout le long ? » … elle m’a alors pudiquement répondu qu’elle avait beaucoup ri mais qu’en une heure et demie elle avait vu défiler toute sa vie … Et qu’elle se sentait comme soulagée. Dix minutes plus tard Sophie et son mari, un mec très sympa, étaient radieux. L’autisme du fils de Sophie, à l’image de celui de Gabin et de tonnes d’enfants pour qui la meilleure prise en charge possible ne peut hélas tout résoudre, était de ceux qui demandent une bonne dose de courage et d’énergie. Régulièrement Sophie me donnait des nouvelles et je m’en veux de ne pas avoir été au courant de leur détresse financière suite à l’incendie en mai dernier du supermarché que dirigeait son mari. J’ai tout simplement les boules, j’aurais aimé lui dire qu’il n’y a jamais rien d’aussi beau et fort que la vie même si parfois c’est une belle salope de putain de vie ! J’aurais aimé recharger ses batteries, qu’elle et son mari penchent du côté de la vie, de l’humour et de la lutte. En mémoire de vous quatre cette photo de profil où Gabin – qu’elle trouvait si beau – porte cette jolie marinière – Armor Lux bien sûr – qu’elle lui avait offert … Cette disparition qui me meurtrit tant ne sera pas vaine Sophie, je me battrai avec d’autant plus d’acharnement avec cette petite arme redoutable qu’est l’humour … Compte sur moi Sophie … ton fils était très beau aussi. »

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