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"Au bonheur d'Elise"
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scolarisation
4 février 2020

Le nombre d'élèves handicapés scolarisés a-t-il réellement augmenté ? - Ecole et Handicap

 

Le nombre d'élèves handicapés scolarisés a-t-il réellement augmenté ? - Ecole et Handicap

On observe une progression régulière, d'année en année, de l'inclusion scolaire des enfants et des jeunes en situation de handicap. Leur nombre a plus que triplé en 20 ans. Ils représentent environ 2,7 % de la population scolaire. Comment interpréter cette progression ?

https://ecole-et-handicap.fr

 

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31 décembre 2019

Pas d'AVS, pas d'école ? Pas d'accord !

 

Pas d'AVS, pas d'école ? Pas d'accord !

L'instruction est obligatoire de 6 à 16 ans et tout enfant doit être obligatoirement scolarisé... en théorie. En pratique, sans la présence d'une AVS (Auxiliaire de vie scolaire), certaines écoles traînent des pieds. Et si on vous disait que c'est illégal ?

https://hizy.org

 

27 décembre 2019

Nantes : elle menace de monter en haut d'une grue si son fils autiste n'est plus scolarisé

Nantes : elle menace de monter en haut d'une grue si son fils autiste n'est plus scolarisé

Depuis fin février, son fils de 8 ans est dans une école spécialisée pour enfants autistes de Nantes, avec 10 autres camarades. Malone, 11 e sur la liste, a été accueilli " en sureffectif ". Au 29 février 2020, il devra quitter cet établissement, faute de financement de la part de l'ARS (Agence régionale de la santé).

https://actu.fr

 

18 décembre 2019

Inclusion des enfants autistes à l'école Charpak de Bastia : Christian Mendivé répond à la détresse des parents et éducateurs

article publié sur Corse Net Info

Livia Santana le Mardi 17 Décembre 2019 à 14:41

 

Christian Mendivé, directeur académique des services de l'éducation nationale de Haute-Corse a tenu à s'exprimer à la suite de la manifestation du 3 décembre dernier à Bastia. Les parents et les éducateurs de l'unité d'enseignement maternel de l'école de Toga, dénonçaient le manque d'inclusion des enfants autistes dans les classes. Une intégration pourtant nécessaire pour le développement d'un enfant atteint.

 

Christian Mendivé, directeur académique des services de l'éducation nationale de Haute-Corse
Christian Mendivé, directeur académique des services de l'éducation nationale de Haute-Corse
- Comment expliquez-vous la colère des parents d'élèves et des éducateurs ? 
- Je suis surpris par le mouvement. Je comprends que cela soit difficile tous les jours pour les parents. C'est vrai que nous avons eu quelques difficultés. Le dialogue entre les enseignants de classes ordinaires et les éducateurs a été un temps rompu pour des raisons diverses, mais la collaboration va reprendre. Je comprends la frustration des éducateurs qui pensent que cela ne va pas assez vite ou assez loin.

- On a beaucoup entendu que les professeurs des classes ordinaires ne voulaient ou savaient pas inclure les élèves autistes. Que répondez-vous ? 
- C'est faux. J'ai discuté avec les professeurs de classes ordinaires et ils sont très soucieux de l'intégration. L'inclusion est une réalité, les professeurs sont formés et en faveur de l'inclusion. Il y a eu beaucoup de contrevérités lors de cette manifestation. Notre objectif premier c'est que les élèves en fin de scolarité soient prêts à intégrer une classe ordinaire. 

- A l'école Charpak, il n'y a donc pas de problèmes d'inclusion ?  
- Il y a des temps d'inclusion mais c'est vrai qu'il y en a moins que l'année dernière. L'an passé nous avons eu aussi des problèmes car il y a eu une période où le professeur spécialisé (formée pour l'inclusion) était absent et par manque de professeurs spécialisés nous n'avions pas pu le remplacer. Mais les élèves ont toujours eu cours. Pour ce qui est de l'inclusion, les professeurs de classes ordinaires sont obligés d'accepter les élèves autistes mais il faut qu'ils soient prévenus avant. 

- Comment allez-vous répondre aux inquiétudes ? 
- Nous nous sommes rendu compte que ce qui manquait vraiment : c'était la communication entre les les enseignants de classes ordinaires et les éducateurs. J'ai donc décidé de mettre en place une réunion de synthèse tous les lundis en présence d'un formateur délégué qui supervisera le travail de préparation à l'intégration. Lors de cette concertation hebdomadaire, les professeurs et éducateurs effectueront un suivi des élèves, ils pourront soulever les malentendus.
De plus, j'ai recruté en septembre un professeur spécialisé qui aidera les enseignants de classes ordinaires à inclure les élèves. Tous les enfants de l'unité d'enseignement maternelle devraient être intégrés rapidement. 

A lire aussi :  Autisme : "Nos enfants ne sont pas des animaux que l'on parque dans un coin à côté des toilettes"
15 décembre 2019

Périscolaire : c'est à l'Etat de prendre en charge l'AVS

15 déc. 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Un arrêt de la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, daté du 5 novembre 2019, confirme cette règle légale : pour assurer l'accueil des élèves en situation de handicap, c'est l'Etat qui doit financer l'accompagnement dans les activités périscolaires.

 

Révolution #Versailles © Luna TMG
Révolution #Versailles © Luna TMG


C'est un sujet que je suis depuis des années, car des parents de mon coin (Plabennec - Finistère) ont saisi à plusieurs reprises avec succès le tribunal administratif. 

Le principe est que c'est à l'Etat de financer les accompagnements d’élèves en situation de handicap dans les temps d'activités périscolaires.

Cela a été jugé pour la cantine et les TAP (temps d’activités péri-scolaires), mais cela a été exclu pour les garderies.

Le Ministre a semblé l'admettre devant les parlementaires pour la cantine, mais le conflit continue sur le plan judiciaire. Le Ministre a fait appel des arrêts de la Cour Administrative d'Appel de Nantes.

En témoigne cet arrêt de la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, daté du 5 novembre 2019, suite à un recours de la mairie de Dax.Elle remarque notamment :

  • 11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par sa décision du 7 juillet 2015, la CDAPH des Landes avait accordé à l'enfant concernée, pour la période du 1er septembre 2015 au 31 juillet 2016, un temps d'accompagnement par un AVS intervenant à titre individuel à raison de 9 heures par semaine de temps scolaire et de 2 heures hebdomadaires de temps périscolaire. Elle avait précisé que les difficultés de l'enfant justifiaient cet accompagnement " pour les activités de la vie sociale et relationnelle " et " l'accès aux activités d'apprentissage ". Cette décision du 7 juillet 2015 de la CDAPH avait ensuite été transmise à la direction académique des services départementaux de l'éducation nationale, chargée de la mise en œuvre de cet accompagnement pour le temps scolaire et périscolaire, au titre de l'aide individuelle à l'inclusion scolaire ainsi prescrite par la CDAPH compte tenu des difficultés de l'enfant.
  • 12. Ainsi, en rejetant la demande dont il était saisi par le maire de Dax tendant à la mise en œuvre de ces prescriptions, pour le double motif tiré de ce que le temps périscolaire, qui n'est pas du temps de scolarisation, n'entrerait pas dans le périmètre d'intervention des AVS et que, de manière générale, il incombe aux collectivités territoriales de prendre en charge la rémunération des accompagnants intervenant aux titres des activités périscolaires, sans prendre en considération la spécificité de la situation de l'enfant concernée et sans tenir compte des motifs figurant dans la décision de la CDAPH, le DASEN des Landes a fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 111-1, L. 112-1, L. 351-3 et L. 917-1 du code de l'éducation

La commune de Dax avait demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler la décision du 24 novembre 2015 par laquelle le directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale des Landes avait refusé la prise en charge financière des assistants de vie scolaire accompagnant un enfant handicapé pendant le temps périscolaire. Le tribunal administratif avait rejeté la demande, mais la Cour Administrative d'Appel l'a acceptée.

Cela va dans le même sens que le juge des référés du Conseil d'Etat et la Cour Administrative d'Appel de Nantes.

C'est bien à l'Etat d'assurer financièrement l'accompagnement des élèves en situation de handicap dans les activités périscolaires. C'est ce que précise la Cour (point 9)

  • Toutefois, l'organisation de la restauration scolaire ne saurait, quand bien même elle présenterait pour une commune un caractère facultatif, être assimilée aux activités éducatives, sportives et culturelles visées par ces dispositions. Au demeurant, l'accès adapté à ces prestations pour les enfants en situation de handicap se distingue de l'organisation matérielle du service de restauration. Enfin, ces dispositions n'imposent pas que la collectivité bénéficiaire d'une mise à disposition en assure, dans tous les cas, le financement. Par suite, elles ne sauraient faire obstacle à ce que soit reconnue la responsabilité de l'Etat dans l'accompagnement des élèves handicapés dans tous les aspects nécessaires à leur inclusion dans l'école. La circonstance qu'il existerait un fonds " publics et territoires " susceptible d'aider ponctuellement les collectivités à investir dans le développement d'activités accessibles aux enfants en situation de handicap est, à cet égard, sans incidence.

Le fonds "publics et territoires" est géré par les CAF. L'existence de ce fonds est utilisé pour essayer d'échapper au financement des AVS pendant les activités périscolaires.

C'est bien à l'Etat d'assurer ce financement, qui permet la scolarisation des enfants handicapés "dans tous les aspects nécessaires à leur inclusion dans l'école"..

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15 décembre 2019

À Déville-lès-Rouen, une mère témoigne des difficultés rencontrées par son fils autiste

article publié dans Paris-Normandie

Déville-lès-Rouen. Sylvie, maman d’un fils autiste âgé de 8 ans, lance un SOS au nom des familles épuisées de ne pas trouver d’aide. Un parcours du combattant pour les proches.

  Sophie BOGATAY
Publié le
Mis à jour le 14/12/2019 à 16:50
Temps de lecture : 1 minute

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Maman d’un garçon autiste de 8 ans, Sylvie raconte sa bataille, celle des parents seuls face à l’administration chargée de gérer « le dossier social ». En très peu de temps, cette trentenaire a appris à parler la langue des sigles pour essayer de rentrer dans les cases et obtenir pour son fils le meilleur avenir possible malgré un TSA (trouble du spectre de l’autisme). Une mère qui lance un SOS au nom des familles épuisées de ne pas être entendues.

« Une bataille, 24 heures sur 24 »

« Mon fils a toutes ses capacités intellectuelles, mais il réagit différemment. Les troubles sont apparus vers 4-5 ans, en deuxième année de maternelle. Il était devenu le souffre-douleur en classe. Il a été diagnostiqué tardivement. Quand il a fait les premiers tests, à 6 ans, j’ai compris que la bataille, ce serait 24 heures sur 24, comme me l’a dit une autre maman. »

À force de ténacité, Sylvie réussit à faire changer son fils d’école à la rentrée de septembre 2019. « Il est maintenant scolarisé avec une équipe bienveillante. Mais il ne peut pas manger à la cantine, faute de personnel adéquat et formé, donc je viens le chercher et je le reconduis », raconte Sylvie, qui est à la fois maman et aidante et s’investit à fond dans l’autonomie de son enfant.

Pour cela, elle a sacrifié sa vie professionnelle d’assistante de direction, se dédiant entièrement à la famille qui s’est agrandie avec l’arrivée d’un petit-frère.

Elle a vite compris que l’interlocuteur principal c’est la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), où il faut s’armer de la patience d’un bonze. En attente d’un recours auprès de cette structure, qui a entre autres le pouvoir d’accorder une aide scolaire individualisée – dernièrement refusée –, Sylvie ne sait plus à quelle porte frapper. Peut-être un avocat. Elle ne serait pas la première : dans l’Eure une maman a décidé de saisir la justice ; au Havre, une mère avait lancé une grève de la faim. « Je ne vais quand même pas monter en haut d’une grue ? », lance Sylvie.

Ce qu’elle réclame ? « Un traitement plus humain et une véritable aide, au lieu de cette impression d’être au tribunal. Mais aussi une prise en charge des 877 € de frais par mois nécessaires pour le protocole de suivi. On me dit de continuer les traitements dans le circuit libéral, mais à mes frais bien sûr ! »

Il y a de quoi craquer, coincée entre belles paroles et mur du silence. « L’éducation nationale fait des promesses qu’elle ne peut pas tenir. Pourtant je pensais que la priorité était à l’école inclusive et le président Macron était venu annoncer, en avril 2018, à Rouen, un grand plan autisme sur cinq ans. »

« Ne pas se taire »

« Où est passé ce plan ? Environ 8 000 enfants autistes naissent en France chaque année », s’impatiente Sylvie, dans ses courriers adressés aux ministères et à l’Élysée.

Elle a banni le mot répit de son quotidien. Sa vie sociale se concentre dans des salles d’attente, des consultations, des commissions d’évaluation, des courriers. Et tellement de cogitation : « On me reproche de ne pas me taire, mais je veux avancer. Je pense que les élus en charge du social ignorent ce qui se passe. Je sais que je ne suis pas la seule maman à désespérer. »

12 décembre 2019

Première en Gironde : une unité autisme ouvre dans une école primaire d'Arcachon

 

Première en Gironde : une unité autisme ouvre dans une école primaire d'Arcachon

Le maire d'Arcachon Yves Foulon et l'Inspectrice académique pour le bassin d'Arcachon Béatrice Birou avaient le sourire cette semaine en annonçant ensemble la création d'une nouvelle unité pour enfants atteints de troubles de l'autisme. Une telle unité existe déjà à Arcachon depuis septembre 2014 dans l'école maternelle Osiris.

https://www.sudouest.fr

 

9 décembre 2019

L'ouverture d'une classe pour enfants autistes à Trélissac est un succès

 

L'ouverture d'une classe pour enfants autistes à Trélissac est un succès

Sept enfants âgés de trois à six ans sont scolarisés depuis la rentrée de septembre à l'école des Maurilloux de Trelissac. Ils ont une institutrice dédiée mais aussi un suivi médico-social qui leur permet de bénéficier de leurs soins sur place.

https://www.francebleu.fr

 

4 décembre 2019

Ces collégiens autistes sont scolarisés dans une unité sur mesure, une première en France

 

Ces collégiens autistes sont scolarisés dans une unité sur mesure, une première en France

ÉDUCATION - Ils sont les premiers autistes de France scolarisés en collège dans un dispositif sur mesure: Mounib, Adam, Rafi, Boubacar, Sanjay et Alioune ont fait leur rentrée 2019 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où l'équipe enseignante espère faire des émules ailleurs sur le territoire. En rang avant le cours de sport, deux garçons "checkent" avec Léonore.

https://www.huffingtonpost.fr

 

29 novembre 2019

Arrêté -> Formation continue spécifique des accompagnants d'élèves en situation de handicap - enfants et adolescents

Arrêté du 23 octobre 2019 fixant le cahier des charges des contenus de la formation continue spécifique des accompagnants d'élèves en situation de handicap concernant l'accompagnement des enfants et adolescents en situation de handicap

29 novembre 2019

Bourges : des enfants d'IME scolarisés en milieu ouvert

 

Bourges : des enfants d'IME scolarisés en milieu ouvert

C'est la semaine du handicap. L'occasion d'inaugurer à Bourges la première unité d'enseignement externalisée. 11 élèves pris en charge en Institut Médico Educatif, peuvent en sortir pour être scolarisés en milieu ouvert au contact d'enfants valides. Et ça marche plutôt bien.

https://www.francebleu.fr

 

11 novembre 2019

Quand l'AVS n'est pas là, les parents sont priés de garder leurs enfants, c'est ça l'école inclusive ?

 

"Quand l'AVS n'est pas là, les parents sont priés de garder leurs enfants, c'est ça l'école inclusive?"

Il y a des poignards sans lame. Il n'avait pas l'air dangereux. Ni acier, ni dent, ni éclat au soleil, ni pointes, rien de rien. Juste un manche en bois. On aurait pu croire à un morceau de bois poli posé là.

https://www.huffingtonpost.fr

 

11 novembre 2019

Melun : les accompagnants d’élèves handicapés perdent patience

article publié dans Le Parisien

Une délégation était reçue lundi soir à l’Inspection d’académie à Melun pour contester la mutualisation de leurs postes et leurs contrats.

 Melun, 4 novembre. Une délégation devait être reçue à l’inspection académique à 18 heures lundi pour contester la mutualisation des postes des personnes qui accompagnent les élèves en situation de handicap (AESH). Melun, 4 novembre. Une délégation devait être reçue à l’inspection académique à 18 heures lundi pour contester la mutualisation des postes des personnes qui accompagnent les élèves en situation de handicap (AESH). LP/Sophie Bordier


Le 5 novembre 2019 à 18h47

« Depuis juin 2019, la mutualisation fait qu'il n'y a plus de suivi individuel des enfants. Un même accompagnant en suit plusieurs la même semaine. J'ai des collègues qui travaillent dans deux écoles différentes. On nous demande de faire 29 heures par semaine payées 27. On nous abuse… »

Laurence est amère. Accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH) depuis six ans en Seine-et-Marne, elle participait lundi soir à la mobilisation sous les fenêtres de l'Inspection d'académie à Melun.

Une délégation composée de représentants de la FSU, de la CGT Educ'action et de FO a été reçue par Valérie Debuchy, directrice des services départementaux de l'Education nationale.

« Six heures de suivi au lieu de 18 auparavant »

« L'Education nationale ne parle plus des besoins des élèves, mais des moyens mis à disposition. L'accompagnement d'un enfant dépend du nombre d'AESH disponibles », déplore Thierry Grignon (FSU).

« Avant, il y avait 9, 12 ou 24 heures par semaine attribuées par enfant, selon son cas. Maintenant, on ne nous parle plus d'heures obligatoires. L'Administration fait ce qu'elle veut et cela rend impossible une plainte de la part des parents », ajoute Cristina, enseignante en CE2. Elle évoque un élève de sa classe qui bénéficie de six heures de suivi par un AESH au lieu de 18 heures auparavant. « D'autres élèves ont fait une rentrée sans aucun soutien! », s'alarme-t-elle.

Une dégradation des conditions de travail que déplore Lise. « Je suis un enfant souffrant de TSA (trouble dans le spectre de l'autisme) en maternelle et son cas est très lourd, mais aussi un autre élève souffrant de troubles du comportement en élémentaire. L'idéal serait d'en suivre un seul à plein temps », soupire-t-elle.

Des AESH encore en attente de l'avenant au contrat

Les manifestants souhaitent aussi alerter l'Inspection sur le non-respect de la circulaire de juin 2019 pour leur contrat de travail. « Au lieu de signer pour un renouvellement tous les trois ans, on nous parle d'un renouvellement d'un an. On nous répond que c'est un problème de logiciel… », ajoute-t-elle.

Luc Perrin, de la CGT Educ'action, explique, ce mardi, que les AESH employés par la DSDEN ont reçu l'avenant à leur contrat, promis pour mi-septembre, seulement lors des vacances de la Toussaint.

« La régularisation des AESH employés par le lycée Van Dongen sera faite le 1 er décembre, selon l'employeur », indique-t-il. C'est le cas pour Ramon, AESH à Lognes, que nous avions rencontré en septembre. Contactée, la DSDEN confirme que « tous les avenants sont en cours ».

Pas de paye au mois d'octobre

Jean*, AESH en collège, a signé son contrat le 11 octobre, avec quarante autres personnes. « On m'a prévenu que je n'aurais peut-être pas de paye en octobre et j'ai dû signer une décharge », explique-t-il.

« Mon contrat ne s'élève qu'à 22 heures par semaine car il n'y a plus de budget, suppose-t-il. Nous avons une paye de misère, les accompagnants vont chercher du boulot ailleurs. On nous parle de professionnalisation mais on nous maintient dans des conditions de travail précaires ».

Une nouvelle manifestation est prévue ce mercredi à 15 heures devant le rectorat de l'académie de Créteil (Val-de-Marne).

* le prénom a été modifié.

9 novembre 2019

Val-de-Marne : la colère éclate face au manque d’aide pour les élèves handicapés

article publié dans Le Parisien

Les syndicats enseignants dénoncent le manque d’accompagnant depuis la rentrée. Un rassemblement est prévu devant le rectorat ce mercredi.

 Créteil, le 2 septembre 2019. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et son homologue au Handicap Sophie Cluzel étaient venus assister à un cours dans une classe de CE2 qui accueille deux élèves handicapés et leurs AESH à l’école Victor-Hugo. Créteil, le 2 septembre 2019. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et son homologue au Handicap Sophie Cluzel étaient venus assister à un cours dans une classe de CE2 qui accueille deux élèves handicapés et leurs AESH à l’école Victor-Hugo.  LP/Marion Kremp

Le 5 novembre 2019 à 12h02, modifié le 6 novembre 2019 à 06h21

Jean-Michel Blanquer en avait fait l'une des priorités de cette rentrée. Le ministre de l'Education nationale était même venu dans une école de Créteil vendre la réforme de l' inclusion scolaire des élèves en situation de handicap début septembre. Soit la professionnalisation et un nouveau statut pour les accompagnants scolaires.

Les ex AVS (assistant de vie scolaire) sont devenus AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap). Un tour de passe-passe d'acronyme qui n'a pas suffi à faire taire la colère des enseignants et des parents d'élèves qui gronde dans le Val-de-Marne comme ailleurs depuis plusieurs années.

Malgré la réorganisation en pôles inclusifs d'accompagnement localisés (Pial), censés fonctionner en viviers de proximité, le problème récurrent du manque d'accompagnant persiste selon les syndicats enseignants. Une audience est prévue à leur demande ce mercredi au rectorat de Créteil. Les parents d'élèves de la FCPE 94 ont annoncé être présents. Une mobilisation qui a reçu le soutien ce mardi du conseil départemental. Tandis qu'un mouvement national se prépare pour le 20 novembre, devant le ministère de l'Education nationale.

Créteil, le 2 septembre. Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel ont rencontré les enseignants et les accompagnants d’élèves handicapés à l’école Victor-Hugo. LP/Marion Kremp Créteil, le 2 septembre. Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel ont rencontré les enseignants et les accompagnants d’élèves handicapés à l’école Victor-Hugo. LP/Marion Kremp  

« Des situations alarmantes »

« Nous avons recensé plusieurs situations alarmantes dans le Val-de-Marne d'enfants non scolarisés et un manque flagrant d'AESH. Des enfants sans accompagnant sont scolarisés dans des classes déjà surchargées mettant en péril les conditions d'apprentissage. Il y a un véritable fossé entre les annonces ministérielles et la réalité du terrain », dénonce Magalie Trarieux, du Snuipp-FSU 94.

Scolarisée dans une école maternelle de Vitry depuis l'année dernière, Nolwenn*, 4 ans, bénéficie depuis juin d'une notification d'accompagnement de 24 heures délivrée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Depuis sa rentrée en moyenne section, elle n'a pourtant toujours personne pour l'aider en classe.

« Sa maîtresse m'a fait comprendre qu'il valait mieux que je la garde à la maison. Je suis choquée de cette situation. L'Education nationale ne donne pas suite à mes demandes et pourtant le psychologue qui suit ma fille insiste sur les progrès qu'elle fera si elle est scolarisée », tempête sa maman en attendant sa fille devant la grille de l'école.

Vitry-sur-Seine, le 18 octobre. Nolwenn, 4 ans, devrait bénéficier de 24 heures d’accompagnement scolaire hebdomadaires. Depuis la rentrée, elle n’a toujours pas d’accompagnant. LP/Marion Kremp Vitry-sur-Seine, le 18 octobre. Nolwenn, 4 ans, devrait bénéficier de 24 heures d’accompagnement scolaire hebdomadaires. Depuis la rentrée, elle n’a toujours pas d’accompagnant. LP/Marion Kremp  

2 000 agents accompagnants

Dans le département, près de 4 000 élèves bénéficient d'une notification d'aide humaine de la MDPH selon les services départementaux de l'Education nationale (DSDEN). Cet accompagnement varie de 5 heures à 24 heures par semaine, soit la totalité du temps scolaire.

« À ce jour, nous avons près de 2000 agents accompagnants, ces derniers n'accompagnent pas forcément un seul élève, avançait-on à la DSDEN à la mi-octobre. Il faut prendre en compte une évolution permanente des élèves qui bénéficient d'une notification. Ils sont par exemple 184 de plus qu'en juin ».

2 novembre 2019

Eric Toledano & Olivier Nakache - L’autisme face caméra avec Hors normes - Social Club 2019

3,54 k abonnés
Leur dernier film évoque avec humanité l’engagement sans faille de bénévoles et professionnels qui se battent pour l’intégration d’adolescents autistes. Éric Toledano et Olivier Nakache changent le regard sur le handicap, mettent en avant le don de soi et rendent hommage à des militants hors normes, dans un film choc. Ils sont rejoints par Joseph Schovanec, philosophe autiste.

30 octobre 2019

Autisme : le parcours du combattant des parents qui veulent scolariser leur enfant en Occitanie

 

Autisme : le parcours du combattant des parents qui veulent scolariser leur enfant en Occitanie

En France, les chiffres ne sont pas clairs sur la scolarisation des enfants autistes. Selon les sources, entre 20 et 35% vont à l'école, de manière plus ou moins régulière et accompagnée. Certains parviennent même à décrocher des diplômes, mais de nombreux obstacles les empêchent d'évoluer.

https://www.francebleu.fr

 

24 octobre 2019

Faute de structures en France, l'exode forcé des enfants autistes en Belgique

 

Faute de structures en France, "l'exode forcé" des enfants autistes en Belgique

" C'est un exode forcé! " Les mots sont forts, la voix est empreinte d'émotion. Mourad ( tous les prénoms ont été changés ), 54 ans, est le père du petit Bilal, 13 ans. Comme des milliers de familles, Mourad et sa femme Farah ont été contraints d'inscrire leur fils autiste en Belgique, faute de structures adaptées en France.

http://www.leparisien.fr

 

23 octobre 2019

Les autistes français ne volent pas les places des Belges

 

Les autistes français ne "volent" pas les places des Belges

Depuis le rapport de l' Inspection générale des affaires sociales établi en 2016, il ne fait plus aucun doute que la Belgique doit faire face à l'arrivée de nombreux enfants ou adultes français atteints du trouble du spectre autistique. Bien qu'il soit difficile de chiffrer le phénomène, cet exil pour raison de santé concernerait des centaines voire des milliers de familles.

https://www.moustique.be

 

17 octobre 2019

Gaële Regnault (LearnEnjoy) : une pédagogie pour enfants en difficulté

 

Gaële Regnault (LearnEnjoy) : une pédagogie pour enfants en difficulté

Une start-up pourrait-elle changer radicalement la façon d'apprendre dans les collèges et les lycées ? C'est une hypothèse, voire un pari, qu'ose faire Gaële Regnault, la fondatrice de LearnEnjoy .

https://business.lesechos.fr

 

16 octobre 2019

Abbecourt : le combat d'une mère pour que son fils handicapé soit scolarisé

 

Abbecourt : le combat d'une mère pour que son fils handicapé soit scolarisé

" J'irai jusqu'au bout, déclare Susie Souply. Je trouve ça honteux qu'on nous laisse sans solution. " Cette mère de famille de 40 ans regarde alors son fils, Andy, qui découpe consciencieusement des images sur la table du salon. " Je fais en sorte qu'il soit le mieux possible, qu'il ne perde pas ce qu'il a appris, glisse-t-elle avant de poursuivre.

http://www.leparisien.fr

 

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