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"Au bonheur d'Elise"
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scolarisation
25 mars 2017

Emoi autour d'un écolier autiste près de Noyon

article publié dans Le Courrier Picard

Par Le Courrier Picard | Publié le 24/03/2017

genvry-ecole
 

«  Ses camarades l’appelaient à venir jouer. Ça m’a vraiment fait mal au cœur... » La mère du petit Évan, élève en deuxième année de maternelle à l’école de Genvry, près de Noyon, se dit choquée par un incident survenu avant-hier. Ce matin-là, elle s’est présentée devant l’établissement avec son fils qui, souffrant de troubles autistiques, est assisté d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), en classe, neuf heures par semaine. Mais l’AESH était en retard.

« Une humiliation »

«  Nous sommes arrivés pour 8 h 15, l’heure d’ouverture de l’école. La direction de l’établissement a refusé de laisser entrer Évan, devant ses camarades et les autres parents, en l’absence de l’accompagnante. Laissés sur le trottoir, nous avons vécu cela comme une humiliation  », raconte la mère de famille. L’AESH est finalement arrivée, dix minutes plus tard, et les choses sont rentrées dans l’ordre. Mais Isabelle, une représentante des parents d’élèves du regroupement scolaire de Genvry, Bussy et Beaurains-lès-Noyon, s’insurge : «  Cette maman et son fils ont dû rester seuls devant la grille. C’est une aberration.  »

Jacky Crépin, directeur des services de l’Éducation nationale de l’Oise, confie avoir demandé, auprès de l’inspecteur de la circonscription de Noyon, un rapport sur les circonstances précises mercredi matin.

Deux situations peuvent se présenter, détaille-t-il, pour les cas d’élèves dont la situation de handicap a été prononcée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) : «  Si l’absence d’un accompagnant se produit, l’école doit prendre contact avec nous afin de voir s’il y a la possibilité d’un remplacement de celui-ci. En revanche, s’il s’agit simplement d’un retard, ce qui peut se concevoir, un temps d’attente est prévu avec les parents, accueillis dans l’école, pour évoquer les solutions. »

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Tags: scolarisation,  droits,  AESH

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24 mars 2017

Autisme : mythes et clichés

article publié dans Médiapart
20 mars 2017
Par HUGO HORIOT
Blog : Le blog de HUGO HORIOT

Exclusion scolaire et du marché du travail, écarts de langages chez les politiques et dans les médias, censure et verrouillages institutionnels : il n’est plus à prouver que la France est autismophobe.


Ces dernières, rarement l’autisme n’aura été aussi malmené par les écarts de langages des politiques et journalistes, détenteurs de la parole publique. « Autiste » est une des insultes favorites dans les cours de récréation d’une école qui ne les accepte pas.

Pendant ce temps, de nombreux acteurs associatifs de poids s’acharnent à censurer la parole des autistes aptes à s’exprimer et s’évertuent à exclure ceux d’entre eux, dont l’expertise et les compétences techniques s’avèrent cruciales et plus que légitimes, des divers groupes de pilotages et commissions.

La parole des autistes dérange. Elle dérange au niveau institutionnel parce qu’elle bouscule des mythes et croyances bien enracinées dans l’inconscient collectif et remet en question un ordre établi dont profitent certaines grosses associations gestionnaires d’établissements, tirant les bénéfices d’un marché d’assistanat programmé se justifiant par le fatalisme, au détriment de l’urgence à ouvrir nos écoles et le marché du travail à notre population.

Plutôt que de parler d’autisme visible ou invisible on s’évertue à parler « d’autisme lourd » par opposition à un « autisme léger », « d’autisme de haut niveau » par opposition à un « autisme de bas niveau. » L'appellation d’autisme lourd ou sévère est brandie comme un étendard pour justifier tout abandon des réformes nécessaires pour évoluer vers une société plus ouverte. De nombreuses personnes, et j’en fais partie, sont passées d’un autisme visible dans leur enfance à un autisme invisible par contrainte d’adaptation, un accompagnement adapté ou instinct de survie.

« La conception «d'autiste lourd» présente ainsi un grand nombre de facettes. Le cœur en admet une formulation simple bien qu'elle ne soit que rarement énoncée ainsi, à savoir que le devenir de la personne soit fixé à jamais dans un état, une nature profonde immuable. (…) Que le concept « d'autiste lourd » connaisse une aussi surprenante popularité à l'heure où la médecine l'a définitivement abandonné est dû à ses divers avantages pour ainsi dire politiques. Premièrement, nous l'avons vu, évoquer les « autistes lourds » est la manière la plus commode de relâcher ou d'éviter les efforts d'inclusion, à l'école comme dans l'emploi. Deuxièmement, expliquer le devenir de la personne par sa nature profonde permet de maintenir en place n'importe quelles pratiques ou techniques anciennes, y compris les plus arbitraires et les moins efficaces, tout en disqualifiant les nouvelles façons de faire, voire les témoignages troublants lesquels, dans une terminologie kuhnienne, devraient en temps normal suffire à faire voler en éclats les paradigmes erronés. Troisièmement, la question des troubles du comportement, ou plutôt des mesures à adopter pour y remédier, est écartée in toto, de par la croyance qu'il y aurait un lien entre le prétendu degré d'autisme et les troubles du comportement. Quatrièmement, et à un tout autre niveau, il faut reconnaître que les choix terminologiques des nouveaux acteurs du domaine de l'autisme, par ailleurs parfaitement respectables et porteurs d'une approche nouvelle, n'ont pas été heureux : soucieux, à l'instar de toute entreprise digne de ce nom, de recruter des personnes porteuses d'un certain nombre de compétences, ces acteurs affirment le plus souvent rechercher des « Asperger », postulant ainsi l'existence d'un lien hypothétique entre cette catégorie ancienne et telle ou telle compétence ponctuelle, alors même qu'aucune étude ne le montre et que les contre-exemples ne font pas défaut. », affirme Josef Schovanec, philosophe, chroniqueur, écrivain et parrain du Comité Consultatif National d'Autistes de France, CCNAF, dans son récent rapport sur le devenir professionnel des personnes autistes remis officiellement à Madame la Ministre le 16 mars 2017.

Un autiste visible et non verbal sera considéré comme déficient mental alors qu’il s’agira souvent d’une déficience sociale engendrant une apparente déficience mentale. Mais le pire ennemi reste l’autiste invisible, apte à prendre la parole pour défendre les intérêts des siens et éveiller les consciences sur cette spécificité. C’est pourquoi aujourd’hui une personne occupant la présidence d’une grande association nationale représentant, non pas les autistes, mais des parents d’autistes, ne se basant sur aucune étude scientifique, peut affirmer dans l’espace public que «L'essentiel des personnes autistes souffrent au contraire de déficiences intellectuelles, et ont besoin d'un soutien permanent»

Ce type d’affirmation vise sans détours à décrédibiliser l’ensemble des autistes mais en particulier ceux aptes à s’exprimer dans les médias et à défendre leurs intérêts en prenant part aux décisions qui les concernent.

Ce type d’affirmation vise à maintenir un mythe, une croyance pour préserver un juteux marché, au mieux de l’assistanat et au pire de l’exclusion, financé par de l’argent public.

Encore une fois, le discours français, qu’il soit tenu par la majeure partie des défenseurs de la psychanalyse ou d’une part non négligeable du monde associatif fait fi des avancées récentes de la science. Les témoignages de personnes autistes et de certains parents mettent d’avantage l’accent sur une spécificité humaine au fonctionnement différent plutôt que déficient. Les recherches les plus sérieuses concernant l’autisme réduisent en éclat l’amalgame entre autisme et déficience mentale. Selon le Pr Mottron, l’autisme prototypique, se caractérisant par un fonctionnement neuronal particulier concernerait 85% du spectre contre 15% pour l’autisme syndromique. Seul l’autisme syndromique est majoritairement associé a une déficience intellectuelle. Pour l’autisme prototypique, une grande proportion d'entre eux (au moins la moitié) ont une intelligence distribuée normalement, et l'autre moitié, pour une large part, présentent une ''fausse'' déficience. Dans ce cas, leur intelligence non verbale est normale (voir l'article de Courchesnes et al, 2015).

(pdf, 851.3 kB)

Les nombreux discours allant à l’encontre de ce fait avéré ont vocation à maintenir les budgets vers un système de prise en charge et d’isolement, plutôt que de les orienter vers l’accompagnement et l’ouverture du milieu ordinaire, c’est à dire la formation, la création et la pérennisation d’emplois à commencer dans l’Education Nationale, pour la rendre apte à accueillir la plus grande part des spécificités humaines. Si certains ont besoin d’un milieu « protégé », cela ne doit pas rimer avec milieu « fermé. »

Le rapport que notre société entretient à l’autisme cristallise un combat sociétal bien plus large et concernant de nombreuses autres différences. Notre pays ne sortira jamais du communautarisme, de l’assistanat de masse et du chômage tant qu’il se privera du réservoir d’une autre intelligence, reléguée au titre de « maladie », de psychose, de fléau à vaincre et à éradiquer ou encore de déficience.

Les autistes ne souffrent pas d’autisme. L’autisme souffre de l’ignorance des uns et de l’opportunisme mercantile des autres

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Tags: association,  asperger,  scolarisation,  droits

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18 mars 2017

Le handicap, grand absent de la campagne présidentielle

article publié dans Le Monde

Douze ans après la loi du 11 février 2005 promouvant l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées demeurent insatisfaisantes.

LE MONDE | 14.03.2017 à 18h05 • Mis à jour le 15.03.2017 à 07h55

Pour Mélanie Ségard, c’est un « rêve » qui se réalise. Mardi 14 mars, au soir, cette jeune femme de 21 ans atteinte de trisomie présentera la météo sur France 2. Au-delà de ses aspirations personnelles, « Mélanie Ségard porte un message : “Je suis capable dès lors qu’on me donne la possibilité, que je suis accompagnée par la société” », souligne le président de l’association Unapei (personnes handicapées mentales et leurs familles), Luc Gateau.

A l’approche de la Journée mondiale de la trisomie 21, le 21 mars, l’Unapei a choisi cette jeune femme « naturelle, spontanée » qui « respire la joie », pour montrer ce handicap sous un jour positif.

  • 18 % de la population en situation de handicap

Accessibilité, emploi, scolarité… qu’en est-il plus largement des perspectives pour les personnes en situation de handicap en France, à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril ? On estime à une douzaine de millions les personnes en situation de handicap (invisible ou visible, moteur, psychique, mental, sensoriel, etc.) sur 66 millions de Français, soit 18 % de la population.

Pourtant, et alors que cette part de la population pourrait être vue comme un électorat à conquérir, rares sont les candidats qui se sont exprimés publiquement sur cette question. « Le moins que l’on puisse dire, c’est que le handicap ne figure pas en tête d’affiche dans les professions de foi des candidats », signalait le site Handicap.fr, dès le mois de juillet 2016.

Face à ce silence relatif, associations et collectifs s’emparent de la question et interpellent les candidats à la présidentielle 2017, rappelant les obstacles incessants auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap.

Douze ans après la loi du 11 février 2005 promouvant l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées demeurent insatisfaisantes. Le texte instaurait notamment une obligation d’accessibilité aux bâtiments et prévoyait une date butoir au 1er janvier 2015 pour leur mise en conformité. Un tiers des établissements recevant du public n’est toujours pas entré dans le dispositif. Le gouvernement a été contraint de fixer de nouveaux délais allant, dans certains domaines comme les transports, jusqu’à neuf ans. Une attente insupportable pour les personnes concernées.

L’Association des paralysés de France (APF) a lancé, dès juin 2016, une plate-forme collaborative, #2017Agirensemble, « pour une société solidaire, ouverte à toutes et à tous », conviant chacun à « faire campagne pour ses idées ».

  • Une visibilité quasi-nulle à la télévision

L’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) a invité mardi 14 mars les candidats à signer un « pacte handicap » axé sur « l’accessibilité universelle ». L’association attend des candidats « qu’ils s’engagent pour une société inclusive, qui s’adapte aux besoins de tous et donne sa place à chacun », indique-t-elle dans un communiqué.

Ce pacte intitulé « Faire société » reprend les revendications de l’Apajh, comme l’accès au logement, à l’emploi, à la formation, l’exercice de la citoyenneté, et « l’accès à un revenu décent grâce au revenu universel d’existence », qu’elle demande depuis des années. Pour que chacun puisse se loger « selon son choix de vie », l’association estime que le parc locatif doit être adapté, et que les besoins et attentes des personnes doivent être mieux pris en compte au sein des établissements et services médico-sociaux.

L’association met également en avant « des thèmes qui sont parfois jugés secondaires ou qui relèvent du tabou comme la sexualité », estimant qu’« avec les accompagnements nécessaires, le droit de la personne en situation de handicap d’avoir une sexualité épanouie doit être satisfait ».

Elle demande aussi aux candidats de favoriser la mixité des publics, handicapés ou non, dans le sport, la culture, les loisirs et les médias. La représentation du handicap reste toujours « très marginale » à la télévision, selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Seulement 0,8 % des individus vus à la télévision en 2016 étaient perçus comme handicapés, chiffre en hausse grâce à une diffusion renforcée des Jeux paralympiques de Rio, en septembre 2016.

De nombreux médias et écoles du secteur audiovisuel ont pourtant signé, en 2013, une charte pour encourager l’accès à l’emploi des personnes handicapées. Malgré un court programme quotidien mettant en scène des personnes handicapées diffusé depuis 2011 sur France 2 (« Vestiaires »), les choses, ces dernières années, n’ont « pas beaucoup bougé, souligne Mémona Hintermann, membre du CSA. Le plus étonnant est de voir que ce sujet n’est toujours pas prioritaire ».

  • Un taux de chômage « deux fois supérieur à la moyenne »

Lundi 13 mars, à l’initiative de Philippe Croizon, un sportif amputé des quatre membres, une quinzaine de personnalités ont adressé une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle intitulée « Candidats, que faites-vous pour le handicap ? », pour faire du handicap « un objet électoral et un sujet de société ». Les signataires touchées par un handicap ou celui d’un proche se sont rassemblées au sein d’un collectif qui propose des solutions pragmatiques : l’artiste Grand Corps Malade, le réalisateur Dominique Farrugia, l’humoriste Guillaume Bats, le cuisinier Grégory Cuilleron ou encore les sportifs Marie-Amélie Le Fur et Michaël Jérémiasz.

Ils demandent des réponses à « cinq points majeurs » : les ressources, l’« exil » des personnes handicapées en Belgique faute de structures adaptées en France, l’accessibilité des lieux et transports publics, la scolarité et l’emploi.

Le collectif de personnalités demande notamment une réévaluation « substantielle » de l’allocation adulte handicapé, aujourd’hui plafonnée à 808 euros par mois pour une personne seule, des solutions d’accueil « innovantes » en France et des auxiliaires de vie scolaire mieux formés et plus nombreux pour faciliter la scolarité des enfants handicapés en milieu ordinaire. Parmi les revendications des signataires également, des efforts sur la formation, alors que le taux de chômage des personnes handicapées est « deux fois supérieur à la moyenne nationale ».

L’association d’information et de soutien pour l’inclusion des personnes atteintes de handicap cognitif Toupie a passé en revue les propositions des principaux candidats.

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Tags: association,  sport,  médias,  loisirs,  scolarisation,  formation,  droits

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4 mars 2017

Rodez : inauguration de la première unité d'enseignement pour enfants autistes

article publié sur le site de France 3

Les unités d'enseignement maternelle sont attachés à l'école / © maxPPPLes unités d'enseignement maternelle sont attachés à l'école / © maxPPP

L'unité accueille 7 enfants depuis la rentrée de septembre 2016. Elle était inaugurée en grande pompe le 3 mars 2017 par les institutions médicales et politiques de la ville. C'est la première structure de ce genre en Aveyron.

Par J.VPublié le 03/03/2017 à 15:10Mis à jour le 03/03/2017 à 18:46

L'école maternelle s'ouvre petit à petit aux enfants autistes. La première UEM (Unité d'enseignement maternelle) a été inaugurée à Rodez. Cette petite structure qui accueille 7 enfants âgés de 3 à 6 ans, est intégrée à l'école maternelle. Les enfants sont scolarisés à temps plein et bénéficient d'interventions pédagogiques, éducatives, rééducatives, thérapeutiques propres à leurs handicaps. Ils participent aux activités de l'école (récréation, cantine) et ont des temps d'inclusion en classe ordinaire. 

L'unités d'enseignement associe enseignants et professionnels médico-sociaux. Ces petits élèves sont entourés par une psychomotricienne, un professeur des écoles, 2 éducatrices, une monitrice d'éducation, une orthophoniste et une psychologue, soit un adulte par enfant.

L'accompagnement des enfants avec autisme dès le plus jeune âge permet de mobiliser leurs capacités d'inclusion et d'apprentissage grâce à des approches éducatives, thérapeutiques et des enseignements adaptés.

Une prise en charge précoce est essentielle pour leur épanouissement et pour pouvoir espérer intégrer le milieu scolaire classique.

Prévue par le troisième plan autisme, plusieurs unités d'enseignement ont ouvert leur porte en France depuis la rentrée 2014, soit une par académie. A terme, 700 places seront disponibles d'ici la fin de l'année 2017.

Vidéo : le reportage de Floréal Torralba et Dominique Cantrelle


Rodez :première unité d'enseignement pour enfants autistes

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Tags: scolarisation,  inclusion,  droits

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3 mars 2017

La proposition : Développer l'inclusion des enfants autistes en milieu scolaire.

Fouzia Bruzzi, présidente de l'association Ecolalies, une battante au coeur tendre !

Il s'agit de voter pour que sa proposition soit retenue pour être défendue auprès des élus par parents-professeurs-ensemble 

=>un clic sur le pouce vert.

 

Développer l'inclusion des enfants autistes en milieu scolaire. - Parents Professeurs Ensemble
La situation vécue à l’école : Fouzia, maman d’un enfant autiste, est fondatrice…
parentsprofesseursensemble.org

 

La situation vécue à l’école :
Fouzia, maman d’un enfant autiste, est fondatrice de l’association Ecolalies. Elle a créé cette association car les enfants autistes sont trop souvent exclus du système scolaire.
Elle constate que non seulement l’école apporte beaucoup aux enfants autistes mais qu’à leur tour ces enfants enrichissent les enseignants et les autres élèves, en leur apprenant à accepter toute personne avec ses différences. 
Elle voit les élèves de la classe de son fils qui l’ont complètement adopté, en ont fait leur copain. Grâce à lui, ils seront plus à l’aise avec le handicap et la différence dans leur vie d’adultes. Dans cette école, tout a été adapté pour permettre aux enfants autistes de participer à la récréation, à la cantine … ce qui au départ n’était pas simple et soulevait plein de questions de la part des autres enfants. Aujourd’hui, l’inclusion est réussie, les enfants se battent pour pouvoir jouer avec le fils de Fouzia ou pour déjeuner avec lui. Les enseignants ont été obligés de mettre en place une liste pour que 5 enfants puissent jouer à tour de rôle avec lui à la récréation !
Si on compare avec les autres pays européens, on voit qu’en Angleterre, c’est pratiquement 100 % des enfants autistes qui sont scolarisés alors qu’en France, on en est seulement à 20 % et encore à temps très partiel. 
Et aux États-Unis, des autistes se retrouvent en faculté. En France, ce serait de l’ordre du miracle …
La proposition en détail :
Fouzia propose de développer l’inclusion en France en regardant et en imitant ce qui se passe dans les pays où elle fonctionne bien. 
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Tags: scolarisation,  inclusion,  droits

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21 février 2017

Le calvaire d'une maman pour soigner son enfant autiste

article publié dans La Voix du Nord

Eden est un enfant atteint de troubles autistiques. Depuis cinq mois, il est suivi par un psychomotricien au CSM d’Armentières et par une orthophoniste libérale. Fin janvier, Natacha Beix, sa maman, a appris qu’elle ne disposait plus de la double prise en charge. En dépit de la santé de son fils, elle a dû faire un choix.

Par Angèle Bayeul | Publié le 20/02/2017

Natacha Beix ne peut plus cumuler une prise en charge par une orthophoniste libérale et un psychomotricien du CSM.
Natacha Beix ne peut plus cumuler une prise en charge par une orthophoniste libérale et un psychomotricien du CSM.
 

«  C’est ça 2017, choisir entre nourrir son enfant ou le faire soigner ?  » Natacha Beix est une maman désespérée. Depuis quelques semaines, elle se bat contre des vents dont elle ignore même le nom. Un calvaire.

Natacha Beix parle vite. Elle explique que son petit Eden, trois ans et demi, est atteint de troubles autistiques. Les larmes lui montent parfois aux yeux pendant son récit, mais jamais elle ne les lâche. «  Il est suivi depuis septembre au Centre de santé mentale (CSM) d’Armentières par un psychomotricien. Il doit apprendre à faire des gestes qui semblent tout bêtes pour nous. Remonter son pantalon, tenir une cuillère.  » La réalité du problème est devenue indéniable lors de la scolarisation d’Eden, au contact des autres enfants. «  Jusque-là on ne savait pas trop s’il avait simplement un retard ou si c’était autre chose.  » L’école dans laquelle il est placé, Jean-Macé, à Armentières, alerte vite la maman sur les soucis de son enfant. Une demande d’AVS (auxiliaire de vie scolaire) est en cours.

« Une séance chez un psychomotricien libéral, c’est 40 € ! Il en faut au moins une par semaine pour faire des progrès. »

Les soucis d’Eden ne s’arrêtent pas là. Pour le petit garçon, des visites hebdomadaires chez l’orthophoniste sont indispensables. Natacha Beix insiste. «  Pendant trois ans, mon fils n’a pas fait de son. Vous vous rendez compte ? Il ne disait pas «maman», il ne gazouillait pas…  » Seulement, au CSM, seul un orthophoniste est en exercice, à mi-temps, et aucune place n’est disponible pour Eden, comme pour de nombreuses autres familles. La maman se tourne donc vers une orthophoniste libérale, alors prise en charge par la sécurité sociale. Eden fait des efforts, il répète des sons, sourit plus facilement.

Appel à l’aide

Fin janvier, un courrier du syndicat des orthophonistes du Nord -Pas-de-Calais est remis à Natacha Beix. Il lui indique que la double prise en charge, entre public et libéral, n’est plus possible. La mère doit alors choisir entre placer son enfant au CSM, sans orthophoniste, ou passer entièrement en libéral, où le psychomotricien n’est pas reconnu par la sécurité sociale, et donc non remboursé. «  Une séance chez un psychomotricien libéral, c’est 40 € ! Il en faut au moins une par semaine pour faire des progrès. Je ne peux pas me le permettre, ce n’est pas possible. » Le visage fatigué, Natacha Beix appelle à l’aide. «  Il a besoin d’être suivi.  » Elle déplore les problèmes internes au système médical qui délaisse la santé de son fils. Sans toujours comprendre pourquoi, Natacha Beix s’est, pour le moment, résolue à retirer son enfant du CSM afin de consulter les deux spécialistes, et bénéficier de la prise en charge de l’orthophoniste.

 

Lire aussi Qu’est-ce qui a changé à la CPAM dans la prise en charge?

La réponse de la Caisse primaire d’assurance maladie

La CPAM des Flandres confirme que les dotations de rémunérations du personnel des établissements publics (comme le CSM) ne peuvent être doublées par une prise en charge par un professionnel libéral.

Selon nos sources, les dotations dont il est question prennent en considération les soucis d’effectifs que rencontrent les Centres médico-psychologiques (CMP) en leur attribuant un budget pour les prestations extérieures, sous réserve d’une convention signée entre l’établissement et le professionnel externe à celui-ci.

«  Il y a effectivement un souci d’appréhension des prises en charge, admet-on à la CPAM. Les dotations viennent de l’État et ne semblent pas être suffisantes, malgré la possibilité de conventionner les prestations. De plus, on constate un souci au niveau des ressources humaines. »

Une discussion est en cours entre la CPAM et les orthophonistes.

Suite à notre prise de contact, la CPAM a été mise en relation avec Natacha Beix. Une solution devrait être trouvée dans les semaines à venir.

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Tags: coût,  AVS,  scolarisation,  droits

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18 février 2017

Montignies : la maman d'Alessio, autiste, lance un appel à l'aide

article publié dans la Nouvelle Gazette

Par M-g.d.

Publié le 17/02/2017 à 14:38

maman enfant autiste-2

La vie de Vanessa n’a pas épousé un long fleuve tranquille. Mais cette Carolo de 43 ans, maman d’Alessio, un petit garçon « spécial » comme elle aime à l’appeler, se bat sans jamais renoncer. Malgré les aspérités de l’existence, les problèmes de santé, les difficultés financières…

Vanessa a déjà deux grands enfants quand naît Alessio. «  Quand il a eu 18 mois, je me suis inquiétée, car il ne marchait toujours pas. Et ne parlait pas. Son regard était fuyant…  », se souvient la maman. Le diagnostic tombe comme un couperet : Alessio est autiste. Le petit bonhomme a aujourd’hui 6 ans : il marche, il parle, les applications pour smartphone n’ont aucun secret pour lui…

Alessio est un autiste de haut niveau certes, mais avec des troubles associés. C’est un petit garçon hyperactif, violent avec lui-même et parfois avec les autres, qui présente des comportements atypiques, qui doit respecter certaines routines, notamment sur le plan alimentaire. Alessio a une santé fragile qui l’oblige à de fréquents séjours à l’hôpital… Difficile à gérer sur le plan émotionnel, impayable pour cette maman qui émarge au CPAS. «  L’hôpital me réclame près de 600 euros pour les soins qui ont été dispensés à Alessio. Je ne sais tout simplement pas y faire face…  ».

Des classes adaptées

Depuis l’été dernier… seulement, Alessio a été admis dans un centre de jour de la région. «  Ça ne se passe pas toujours bien. Alessio rechigne à y aller, mais en cas de déscolarisation, le Service d’Aide à la Jeunesse, qui le suit, n’hésitera pas à le placer. Ce serait insupportable pour lui, et pour moi. Alors, on continue, même si c’est dur. Y compris sur le plan financier : les frais de scolarité du centre de jour sont passés de 200 à 300 euros depuis janvier. Mais on n’a pas d’autre choix pour le moment. Il n’y a dans la région qu’une classe à pédagogie adaptée à l’autisme… C’est dire si la liste d’attente est longue. Heureusement, on nous annonce une bouffée d’oxygène pour la rentrée de septembre. Plusieurs classes inclusives devraient être créées dans le cadre du plan autisme  », explique Vanessa.

abîmée par la vie

On l’aura compris, la vie n’est pas simple pour cette maman. Divorcée, elle assume seule ce quotidien très chahuté et jalonné d’embûches.

Abîmée par la vie, Vanessa souffre, elle aussi, de graves problèmes de santé. Victime d’un grave accident de roulage voici quelques années, elle en a aussi gardé des séquelles irréversibles : un dos et des cervicales, sources de douleurs et de paralysies partielles. «    Aujourd’hui encore, je dois être aidée pour les actes du quotidien : le ménage, les courses, les déplacements. Et parfois même pour m’habiller  ».

Mais ici aussi, Vanessa n’est plus en mesure d’honorer les factures afférentes. «  Le CPAS me réclame plus de 800 € en tant que participation aux frais de déplacement de ces aides… Mais où vais-je aller chercher cette somme ?  », s’interroge-t-elle.

A chacun son rôle

Dans son parcours du combattant, Vanessa peut heureusement s’appuyer sur l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme. «  J’ai aidé cette maman pour des frais qu’elle ne pouvait pas régler, mais ce n’est pas tenable. Je fais déjà le travail qui incombre à l’État et aux Régions. Je ne peux pas financer en plus à leur place…  », s’insurge Isabelle Resplendino, l’administratrice déléguée de l’association.

Les huissiers viendront bientôt frapper à la porte de la petite maison que Vanesse et son fils occupent à Montignies-sur-Sambre. «  Ils vont probablement saisir le matériel informatique qui sert à Alessio… et la TV, alors qu’un de ses centres d’intérêt est les dessins animés… ça va être terrible pour lui !  ».

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Tags: coût,  scolarisation,  droits

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17 février 2017

Merci Magali Pignard pour ton témoignage !

Témoignage de Magali Pignard, personne autiste Asperger et maman d'un petit garçon atteint d'autisme

Juste en passant : Magali je l'ai connu en portant une pétition à l'Assemblée Nationale un certain 2 avril 2013 (amendement 274) ... Un grand moment  ici (jjdupuis)

Magali Pignard : Être une personne autiste au travail

Ministère des Affaires sociales et de la Santé
par Ministère des Affaires sociales et de la Santé

 

Témoignage de Magali Pignard, personne autiste Asperger et maman d'un petit garçon atteint d'autisme.

En savoir plus sur www.autisme.gouv.fr


Magali Pignard : Être une personne autiste au... par affairessociales-et-sante

 

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Tags: asperger,  scolarisation,  droits,  MDPH,  CDAPH

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17 février 2017

Alexandra GREVIN, avocat spécialiste de la défense des autistes

alexandra grevin avocat

 

 

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Tags: scolarisation,  droits

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15 février 2017

Le combat de Philippe Cantet reconnu

article publié dans La Nouvelle République
15/02/2017 05:35
En 2012, Philippe Cantet avait entamé une grève de la faim pour obtenir une solution de scolarisation pour sa fille. - En 2012, Philippe Cantet avait entamé une grève de la faim pour obtenir une solution de scolarisation pour sa fille. 
En 2012, Philippe Cantet avait entamé une grève de la faim pour obtenir une solution de scolarisation pour sa fille.

Vienne

Vingt-cinq jours de grève de la faim devant le conseil général, six années de combat, des courriers par dizaines… les parents de Camille, atteinte d'une maladie génétique rare (1), viennent de voir leur point de vue reconnu par la Cour de Cassation.

« Désormais, lorsque des parents contesteront une décision d'orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), l'effet suspensif de cette démarche permettra de prolonger l'orientation précédente, même si cette dernière est arrivée à terme. Ceci évitera des ruptures d'accueil encore trop fréquentes » réagit Philippe Cantet. « Nous sommes ravis de cette nouvelle et de cette décision utile à tous. »

Deux ans sans scolarisation

En 2010, les parents de la Camille, alors âgée de 11 ans entrent en conflit avec la nouvelle direction de l'Institut régional des jeunes sourds (IRJS) de Poitiers. Un collectif est monté pour faire bouger les lignes au sein de cet établissement qui est le seul dans tout le Grand-Ouest à proposer une solution pour les enfants souffrant de troubles de la communication.
Le fossé ira en se creusant au détriment de Camille qui se retrouvera durant deux ans sans aucune scolarisation. Un premier jugement avait considéré fautive la décision de l'IRJS qui avait mis fin prématurément à la prise en charge de Camille, laissant le soin à la MDPH (Maison départementale du handicap), de déterminer quel type de structure devait désormais la suivre. La solution envisagée ne plaisait pas à ses parents qui souhaitaient que Camille réintègre l'IRJS. Refus de l'établissement… avec condamnation à la clé pour la rupture de scolarité. Tout en mettant en cause l'attitude intransigeante des parents, la justice relevait alors qu'ils avaient ainsi contribué au maintien de la situation de déscolarisation.
« Cette décision a minima nous avait poussé à faire appel. En janvier 2016 nous étions déboutés de toutes nos demandes… C'est ce jugement que la Cour de Cassation vient d'annuler. »
Elle renvoie tout le monde dos à dos… en livrant sa lecture du conflit. C'est avec ces nouveaux éléments de droit que la cour d'appel de Bordeaux va statuer. « Le côté inédit de l'arrêt rendu est appelé à faire jurisprudence, il a d'ailleurs été publié » se félicite le père de Camille.

Atteinte au droit

En effet, l'arrêt est sévère sur la décision de la cour d'appel qui refaisait tout l'historique du conflit. Il reconnaît le caractère fondamental du droit à l'éducation de tous, quel que soit le handicap. Il y a donc bien eu atteinte au droit à l'instruction.
Il reconnaît aussi la liberté d'expression des parents qui avaient contesté parfois vertement les méthodes éducatives de l'institut via des mails, un blog et des articles dans la presse.
Liberté d'expression que l'IRJS avait voulu museler en faisant signer aux parents de Camille un protocole où ils s'engageaient au silence en contrepartie du retour de leur fille. La cour d'appel avait justifié la méthode employée et pointé la faute des parents qui avaient refusé de signer ce protocole. Illégal, répond la Cour de Cassation !

(1) Le syndrome de la délétion 22q13. Camille souffre de troubles sévères du langage, elle entend mais s'exprime via la langue des signes.

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Tags: association,  scolarisation,  droits,  MDPH,  CDAPH

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10 février 2017

Bergerac : l'Institut Médico-Educatif qui n'éduque pas

article publié sur le site de France 3 Régions


Le manque de professeurs à l'IME de Bergerac

 

L'Institut Médico-Educatif Rosette-Regain de Bergerac accueille 131 enfants, adolescents et jeunes adultes handicapés mentaux de 3 à 20 ans. Des enfants suivis médicalement, à qui on dispense un enseignement... en théorie. Car la partie éducation n'est pas totalement assurée, faute de professeurs !

Par Pascal FaiseauxPublié le 07/02/2017 à 14:44Mis à jour le 07/02/2017 à 18:17

L'Institut Médico-Educatif Rosette-Regain "les Papillons Blancs" a été créé en 1965. Plus de 130 enfants, adolescents et jeunes adultes handicapés mentaux de 3 à 20 ans y sont accueillis. Des enfants souffrant de déficiences intellectuelles légères, moyennes ou profondes causées par une pathologie mentale, des maladies génétiques, ou des psychoses. Des enfants autistes également, toute sorte de jeunes personnes souffrant de troubles du développement qui nécessitent une prise en charge et un suivi médical adapté à leur pathologie.

Mais la destination de l'IME est aussi de prodiguer un enseignement, une scolarité leur permettant de progresser. Et c'est là que le bât blesse, car depuis une dizaine d'années, l'IME "les Papillons Blancs" de Bergerac souffre d'un manque chronique d'enseignant. Ils ne sont que 3 pour 131 inscrits. Car qui signifie qu'ils seraient censés prendre en charge 44 enfants chacun. Une mission délicate avec des enfants en pleine possession de leurs capacités, impossible avec les enfants de l'IME. Il faudrait au moins trois professeurs supplémentaires pour assurer le minimum éducatif nécessaire. 

Alors en attendant, l'IME assure ce qu'il peut. Seule un peu plus de la moitié des enfants bénéficie aujourd'hui d'une "scolarisation". 75 d'entre eux ont droit à deux petites heures d'enseignement par semaine. 55 autres enfants (dont certains ne leu peuvent pas) ne sont pas du tout scolarisés, ce qui scandalise les parents. Une pétition qu'ils ont lancée a déjà recueilli plus de 1700 signatures.

Et pour l'instant, la pétition est restée lettre morte, comme l'ont été depuis des années les demandes de renfort répétées de l'IME auprès des services départementaux de l'Education Nationale, la DSDEN. A chaque fois la même réponse : un manque de moyens et de personnels qui ne permettent pas d'augmenter les effectifs. La DSDEN avait expliqué jusqu'alors qu'elle serait obligée de supprimer des postes dans d'autres établissements pour pourvoir ceux de l'IME.
Pourtant certains parents savent que leurs enfants peuvent progresser s'ils sont correctement encadrés. Ils pourraient apprendre à lire, à compter. De quoi être plus en harmonie avec l'extérieur, et plus autonomes.
Avec cette pétition, qui tombe en pleine période de tractations sur la carte scolaire, les parents comptent bien peser dans le débat. Et ils semblent avoir déjà un accueil attentif de la part de l'Education Nationale, apparemment sensible au caractère "urgent" de la situation. Et ce d'autant plus que le nombre d'enfants accueillis dans l'Institut est en hausse. Reste à savoir si l'éducation, censée être obligatoire pour tous, l'est aussi pour ces enfants à part...
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Tags: scolarisation,  droits

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9 février 2017

Autisme : le quotidien de Jean 16 ans. France 3

Ajoutée le 1 févr. 2017

Reportage de Florence Mathieux, Guillaume le Goff et Océan Grenier.

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Tags: hopital de jour,  scolarisation,  équithérapie,  droits

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5 février 2017

6 conseils pour obtenir une décision favorable et éviter un recours

article publié sur le site de Toupi

6 conseils pour obtenir une décision favorable et éviter un recours

Scolarisation et orientation : comment obtenir une décision favorable sans devoir faire un recours ? 1) Essayez de trouver des alliés qui soutiendront votre projet lors de la réunion d'ESS ( Equipe de Suivi de la Scolarisation) : professionnels qui suivent votre enfant, enseignant, AVS.

http://toupi.fr

 

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Tags: association,  AVS,  scolarisation,  droits

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5 février 2017

La grue, nouveau symbole de l'autisme en France

article publié sur Devenir capable autrement
Grues-CP Karim TATAI Strasbourg

Rita TATAI4 février 2017

Bien sûr, il y a la journée de l’autisme, le 2 avril, où Tout est bleu pour l’autisme, les rubans, les vêtements, les chaussettes, certains monuments se parent de bleu, certains visages se maquillent en bleu …  L’autisme a aussi pour symbole les pièces de puzzles emboitées… Autant de signes qui nous rappellent joliment la cause de l’autisme, mais il me semble que la grue est en train de devenir en France le vrai symbole de la détresse des parents d’enfants autistes…

grue lille Meryem autisme

Au pied de la grue où est montée Meryem

Cette semaine, Meryem, la maman de deux enfants autistes, au bout de l’impasse et de solutions pour ses enfants a effectué la grande ascension…. alors là, bien sûr, tous les médias lèvent les yeux, il y a les pompiers, la police, la psychiatre… et avec eux, la France entière, pendant quelques heures entre le divorce de Brad Pitt et les primaires….. avec le suspens du grand saut dans le vide… Car ce n’est pas la première fois que des mamans au bout du rouleau en arrivent à cette extrémité. En octobre, encore, une maman s’est jeté du 8 ème étage…

Pour monter en haut d’une grue, il faut déjà être à bout… de toutes les solutions, devant les administrations sourdes. Il y a eu Estelle pour Allan à Toulouse, il y a eu le papa de Romain à Barcelonette, le père d’Emilien à Strasbourg, il y a maintenant Meryem pour ses deux enfants.... Faut-il que tous les parents d’enfants autistes escaladent les grues pour que leurs revendications, juste pour le respect des droits de leurs enfants, soient entendues.

Autisme, quelques chiffres

C’est bien joli, toutes les belles paroles des politiques, les plans autistes qui n’apportent que la moitié des solutions, ou des solutions que pour la moitié des intéressés….L’autisme en France, c’est 600 000 personnes, enfants, adolescents, adultes et vieillards aussi.... L’autisme en France, ce sont 6000 bébés qui naissent chaque année. Ces 600 000 personnes, ces 6000 bébés ont des parents, des frères et sœurs, des familles qui eux aussi sont affectés par l’autisme dans leur quotidien. Alors combien de personnes sont touchées de près ou de loin par l’autisme en France, 2 millions ? 3 millions ?

Estelle grue autisme Toulon

Estelle Ast à Toulouse

Le troisième plan autiste prévoit la création de 700 places en maternelle entre 2013 et 2017 quand dans cet intervalle vont naître 30000 enfants autistes. Cherchez l’erreur…. 1500 places pour adultes, quand forcément dans le même laps de temps près de 20000 adolescents vont devenir adultes, car dans le secteur du handicap, on passe dans la catégorie adulte à 20 ans (sauf amendement Creton).

Et puis, faut-il vraiment ouvrir des places dans le secteur médico-social ? En France, seuls 20 % des enfants autistes sont scolarisés, contre 80 % dans les pays anglo-saxons. Ne parlons pas de l’Italie et du Portugal qui ont su prendre le grand virage… Pas besoin de toujours regarder vers le nord de l’Europe pour trouver mieux que chez nous.

Comme le dit Joseph Schovanec, autiste voyageur et philosophe : « Quand un homme politique parle d’autisme, presque toujours on lui demande combien de places vous allez créer. La question quasi provocatrice qu’on pourrait poser,  ce serait combien de place vous comptez fermer. »

L’autisme, ce n’est pas une maladie qu’on guérit. C’est une neurodiversité représentée dans 1 % de la population française. Ce n’est pas, non plus, forcément un handicap, mais le traitement qu’on en fait ici le rend handicapant. Aux difficultés quotidiennes qu’entraînent l’autisme et avec lesquelles on finit « par apprendre à faire avec » s’ajoutent l’exclusion, scolaire et sociale, les mauvaises prises en charges et leurs effets aggravants, la non-écoute, l’absence de perspectives d’avenir... quand on ne parle pas de neuroleptiques, d’internement, de contention et d’isolement… Combien de personnes autistes dans les hôpitaux psychiatriques ? La France pour cela est régulièrement pointée du doigt par les experts de l’ONU.

Grue autisme Strasbourg Emilien

A strasbourg, le papa d’Emilien est monté sur une grue

Voici un petit texte des parents d’Emilien posté sur Facebook et transcrit ici avec leur permission.

On disait de nous que nous prenions de mauvaises décisions pour notre enfant
On disait de nous que nous étions incapables de nous entendre avec ses intervenants.
On disait de nous que notre enfant ne pouvait pas être scolarisé en classe ordinaire.
On disait de nous que nous pensions tout savoir, que nous mettions notre fils en danger à force de ne rien écouter.
Quand Émilien a été en moyenne section de maternelle nous avons, une fois de plus à contre courant décidé qu’il irait au cp en classe ordinaire.
A ce moment là nous savions déjà qu’il faudrait passer par la grue. Nous avons fait semblant de jouer le jeu du système : ess, dossier mdph, commission…. On connaissait l issue depuis le tout début. On avait entendu parler d Estelle Ast Verly et on avait déjà décidé…..
Après la grue ils ont dit que c’était provisoire, que de toute façon ça n irait pas l école ordinaire…..
On a dit de nous qu’on était fous……
Émilien aujourd’hui est scolarisé au ce1, il évolue si bien que lors de la dernière ess il a été décidé à l unanimité qu’il irait au ce2 l année prochaine….
Que ceux qui ont un cerveau fassent le lien avec  » l actualité  »
Bref les amis, je vous aime car « ensemble nous sommes, ensemble nous ferons! »

autisme halte au massacre

autisme, arrêtez le massacre

Parce que les parents ne se voilent pas forcément la face, comme aiment à le dire bon nombre de professionnels.

Nous, parents, ressentons profondément les capacités de notre enfant, mais nous ne savons pas forcément comment faire… Il n’y a rien sur l’autisme dans « J’élève mon enfant ». Nous n’avons pas,non plus, fait d’études sur l’autisme (d’ailleurs, combien d’heures de formation sur l’autisme les professionnels qui s’occupent de nos enfants ont-ils eu ?)… On apprend sur le tas, à l’écoute de notre enfant. Et nous y passons des années.  Alors, oui, on a l’air butés, obstinés, et chiants, il faut le dire… Mais quand nous voyons les écarts qui se creusent, faute de bonne prise en charge, bien sûr qu’on panique, bien sûr qu’on se pose des questions, bien sûr qu’on vous pose des questions, bien sûr qu’on secoue les cocotiers et que parfois on monte en haut des grues. Que va devenir notre enfant quand il sera adolescent, quant il sera adulte ?

Oui, c’est dur, c’est épuisant de nager à contre courant, de se battre pour qu’il ait accès à l’école, de faire la tournée des intervenants, en plus de souvent laisser entre parenthèse nos vies professionnelles, mais les petites et les grandes victoires de nos enfants sont nos récompenses. Si on ne faisait rien, si on ne s’était pas battu depuis l’annonce du diagnostic et parfois déjà avant, pour obtenir le diagnostic, cela aurait été la chronique d’un destin annoncé, celui de l’hôpital psychiatrique. Et ce serait encore plus dur de vivre avec la culpabilité de n’avoir rien fait.

Les politiques et les professionnels passent et nous, nous restons. Epuisés, souvent à bout, isolés, avec la plupart des temps des revenus insuffisants pour payer dans le privé ce que le secteur public refuse à notre enfant : le meilleur pour qu’il puisse un jour être un adulte indépendant et qui sait le nouvel Einstein, le nouveau Bill Gates, le nouveau Marc Zukerberg…pour ne citer qu’eux… Eh oui, les personnes autistes peuvent aussi amener leurs contributions au progrès de la société et du monde. (et la relativité, Microsoft et Facebook, ce ne sont pas de maigres contributions !!!)

Pourquoi ne pas devenir le pays où, pour les enfants autistes (et tous les autres d’ailleurs), le meilleur serait possible ?
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Tags: scolarisation,  droits,  médicaments,  maltraitance,  hôpital psychiatrique

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5 février 2017

Mère d'un garçon autiste, Elodie se sent abandonnée

article publié dans Var Matin

PAR P. PANCHOUT Mis à jour le 04/02/2017 à 05:12 Publié le 04/02/2017 à 11:43

Tom et sa mère Élodie, devant le collège André-Léotard.

Tom et sa mère Élodie, devant le collège André-Léotard.
Adeline Lebel

Tom, âgé de 13 ans, étudie en cinquième au collège Léotard. Pour sa maman, l'adolescent est laissé pour compte par l'établissement… alors qu'il était encensé l'année dernière.

Avenant et souriant, Tom est un enfant qui aime aller à l'école. Lors de son entrée en 6e Ulis(1), l'année dernière, Élodie Marche, sa maman, craint les répercussions de ce passage de la primaire au collège. Un bouleversement considérable dans la vie de ce garçon atteint d'autisme et donc sensible aux moindres pertes de repères.

Mais il n'en est rien. Et contre toute attente, l'adolescent s'épanouit pleinement dans son nouveau cadre. Il demande même à ne plus être accompagné de l'auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSI) qui le suit partout depuis plusieurs années.

Tom gagne en indépendance, son enseignante écrit alors dans son bulletin scolaire qu'il est "beaucoup plus serein et plus autonome depuis que son accompagnante est moins avec lui".

Revirement de situation

Pourtant, depuis cette année, rien ne va plus. Quelques jours après la rentrée, la maman de Tom est convoquée pour une réunion pendant laquelle elle apprend que Tom a des problèmes comportementaux.

Élodie tombe des nues: "Tom n'a eu que très peu de temps pour reprendre ses repères… et l'enseignante m'annonce que sans AVS, elle ne le ferait pas travailler. Qu'il faut prendre rendez-vous avec un IMPro (Institut médico-professionnel)."

Mais les déboires de cette maman ne s'arrêtent pas là: "Par la suite, j'ai appris que l'enseignante de Tom n'avait pas pu évaluer ses compétences. Qu'il n'était possible de l'inclure dans aucune classe ("normale"). Pourtant, l'année passée, il était inclus en sport, en musique, en arts plastiques et en anglais".

Élodie raconte avoir dû saisir l'inspecteur académique pour que son fils soit finalement admis en anglais. Une bien maigre consolation vis-à-vis de tous ces litiges déjà vécus… et de ceux à venir.

Accès refusé

Le dernier volet, et le plus éprouvant, de cette histoire, survient début janvier.

"On m'a appelée pour me dire qu'il n'y avait pas de permanence pour accueillir Tom, en l'absence de son enseignante. J'ai donc dû le garder à la maison. Mais peu après, lorsque j'en ai discuté avec la personne en charge du transport scolaire, j'ai appris que seul Tom n'avait pas été accueilli ce jour-là. Qu'une permanence avait été effectuée au CDI pour accueillir tous les autres enfants de la classe Ulis."

La goutte d'eau pour Élodie, qui lance aujourd'hui un cri d'alarme: "Chaque enfant a le droit d'aller à l'école! La MDPH fait des notifications, il y a des diagnostics effectués par des médecins… Pourtant, je suis laissée à l'abandon et personne ne me soutient. Je ne comprends pas, l'enseignement auprès du handicap n'est-ce pas une vocation?" 

La jeune femme s'interroge, alors que son fils se trouve dans un état qui l'attriste. "Les nuits de Tom sont très compliquées ces derniers temps. Et il lui est arrivé de ne pas vouloir aller au collège. Lui qui a pourtant toujours aimé l'école… Mais visiblement pas dans ces conditions. Je l'ai aussi vu se remettre à toucher les murs, un comportement qui vise à le rassurer et qu'il avait abandonné depuis longtemps." 

Sa voix se trouble de désespoir, elle lâche: "Tom n'a que 13 ans, il a encore la possibilité d'apprendre des choses. Je me doute bien qu'il ne passera pas le Bac, mais tout ce qu'il peut apprendre, c'est du bonus. Il a déjà acquis tellement à l'école. Il écrit, il lit grâce à l'école. Je sais qu'il a du potentiel, il a toujours évolué… jusqu'à cette année."


(1) Unité locale pour l’inclusion scolaire: dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degré.

Plus d'informations dans notre édition Var-Matin de Fréjus-Saint-Raphaël d'aujourd"hui.

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Tags: AVS,  médias,  scolarisation,  droits

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28 janvier 2017

Salle comble à Noisy-le-Grand pour la soirée organisée par les idéOtistes

Extrait de la page Facebook des idéOtistes

salle comble idéotistes

affiche film inclusion scolaire espace Michel Simon Noisy Sophie Rober-page-001

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27 janvier 2017

Les rencontres des mercredis d'autisme 75 - Février 2017

article publié sur le site du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile-de-France)

Les prochaines rencontres des mercredis d’autisme 75 auront lieu le Mercredi 1er février 2017 à 19h30 à la Maison des Associations (11, rue Caillaux 75013 Paris)

Pour écouter et débattre avec deux professionnelles
Sonia Pignot, Directrice du SESSAD « Les Comètes » de Créteil et Nihel Ben Hamadi, Psychologue au sein d’une Unité Maternelle rattachée à ce même SEESAD. Elles expliqueront comment se déroule l’accompagnement des enfants et des adolescents avec autisme en SESSAD et en Unité maternelle

Un accueil est prévu à partir de 19 heures.

Nombre de place limité. Pour vous inscrire auprès du secrétariat : soit par courriel (a75.siege@autisme75.org) soit par téléphone au 01 45 84 29 59 au plus tard 48 heures avant la date de la rencontre.

en savoir +

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Tags: association,  CRA,  scolarisation,  droits

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26 janvier 2017

Rappel : C'est ce soir à Noisy-le-Grand-> Bienvenue à l'école ! film de Sophie Robert

logo les idéotistesVoir la page Facebook "Les idéOtistes"

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20 janvier 2017

Autiste, Guillaume réussit à intégrer une école dentaire

article publié dans Ouest France

guillaume brisard

 

Guillaume Brisard, 18 ans, étudiant vendéen souffrant d’autisme, a décroché son bac pro de prothésiste dentaire. Depuis un peu plus de trois ans déjà, le jeune homme apprend le métier, avec, en prime, une promesse d’embauche pour le mois de juin.

À l’entendre, tout sourit au jeune Guillaume Brisard. Et c’est vrai qu’en quelques mois, l’élève prothésiste est parvenu à décrocher son bac professionnel (de prothésiste) et son permis, le tout du premier coup, ainsi qu’un stage et une promesse d’embauche. « C’est une réussite », affirme-t-il fièrement.

Depuis un peu plus de trois ans déjà, le jeune homme apprend le métier de prothésiste dentaire. Son rôle consiste à réaliser des appareils sur mesure pour répondre au besoin d’un dentiste. « Patience, précision, création » sont les trois qualités essentielles de ce « travail d’artisan », explique Frédéric Guiot, le directeur de son école, l’Edgo (École dentaire du Grand Ouest), aux Herbiers, en Vendée. Guillaume s’est intégré à partir de la seconde dans cet établissement d’une soixantaine d’élèves, « presque une famille » tant tout le monde s’y connaît.

Pas de traitement particulier

Pour autant, pas question de traitement particulier pour Guillaume, que ce soit du côté des enseignants mais aussi du côté des élèves. Ses capacités d’attention ont progressé au fil du temps, et sa formation porte ses fruits. « Il maîtrise son truc, il est loin d’être bête », témoigne son directeur. Et même s’il bénéficie du dispositif du tiers-temps (un allongement de la durée des épreuves prévu pour tous les élèves ayant un trouble de santé), son directeur l’incite à l’utiliser le moins possible. « Je lui ai dit de l’utiliser si besoin », explique Frédéric Guiot, par exemple « s’il lui arrivait d’avoir une courte crise de panique pendant un examen, mais de ne pas compter dessus ».

Mais l’élève n’en serait pas arrivé là sans le maître. C’est en feuilletant le journal Ouest-France que Guillaume a découvert l’existence d’une école dentaire aux Herbiers. Il a alors visité l’établissement en compagnie de sa mère, et a été rapidement séduit. « C’est un peu là que j’ai accroché », témoigne-t-il. Sa rencontre avec le directeur lui a permis de s’intégrer de la meilleure des manières. Il a eu « de la chance », selon ses propres mots, de découvrir cette opportunité. Mais plus globalement, c’est tout le personnel qui s’est mis sur la longueur d’onde.

« C’est un peu une revanche »

Le plus saisissant, c’est le contraste avec la situation du jeune homme il y a quelques années à peine. « C’est un soulagement par rapport à la primaire, au collège », explique sa mère. Guillaume opine du chef, en précisant : « La pire année à supporter c’était la troisième », du fait des railleries et autres brimades de nombreux élèves. Un véritable harcèlement, qui l’incitait par exemple à passer le moins de temps possible dans la cour de son établissement.

Aujourd’hui, au contraire, Guillaume se sent bien intégré au sein de l’Edgo, à l’heure où il entame sa quatrième année, qui sera celle de sa spécialisation en orthodontie. Et s’il se fait connaître aujourd’hui c’est moins par l’irritabilité qu’entraîne par intermittence son autisme que par la spécialisation en CFAO (conception fabrication assistée par ordinateur) qui lui permet de se placer à la pointe de la technologie dans son domaine de compétences. D’autant plus que ce domaine satisfait pleinement cet amateur d’informatique qui, lorsqu’il ne se laisse pas séduire par les plaisirs vidéo ludiques, se dit « très intéressé par la conception 3D et le dessin par ordinateur ».

Une équipe pédagogique concernée

article ouest france

Frédéric Guiot, directeur de l’Edgo, Guillaume Brisard et sa mère. (Photo : Ouest-France)

Frédéric Guiot, le directeur de l’École dentaire du Grand Ouest (Edgo), avoue avoir parfois fait de l’excès de zèle, pour veiller au mieux à l’intégration de Guillaume. Comme cette fois où il est arrivé dans une classe en voulant remettre en place les élèves qu’il soupçonnait d’avoir déclenché une crise de panique. Mais, « il s’est avéré que la mise au point était inutile, car les élèves n’étaient pas en cause », indique Frédéric Guiot.

En dehors de cela, les enseignants ont été avertis à son arrivée qu’il ne fallait pas s’inquiéter si Guillaume Brisard avait du mal à rester en place. Frédéric Guiot explique qu’au départ « il avait tendance à se lever pour marcher un peu dans l’école ». Une habitude difficile à gérer dans un établissement scolaire classique, mais que la petite taille de l’école a permis de gérer au mieux. Depuis, cette habitude s’est peu à peu estompée.

Pour l’école, une adaptation plutôt facile. L’autisme regroupe des formes extrêmement variées. Et si le terme est souvent acculé à certains clichés, dans le cas de Guillaume, l’école n’a rien eu à changer pour accueillir ce nouvel arrivant. « L’essentiel, c’est que les enseignants et les autres élèves soient au courant et compréhensifs », explique Frédéric Guiot. Les symptômes de l’apprenti prothésiste sont assez légers et se limitent principalement à quelques crises d’angoisse de temps en temps, mais qui le plus souvent prennent fin d’elle-même rapidement.

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Tags: scolarisation,  inclusion,  droits

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18 janvier 2017

Au Havre : une école maternelle accueille de jeunes autistes

article publié sur France 3 Normandie

C'est une itiniative rare : une école maternelle du Havre accueille depuis la mi-novembre une dizaine d'enfants atteints de troubles autistiques légers.

Par Véronique Arnould
Publié le 17/01/2017 à 11:18
© France 3 Normandie

© France 3 Normandie

3ème plan autisme
C'est dans le cadre du 3ème plan national qu'une seconde classe a été ouverte dans le département de Seine-Maritime. Après l'unité d'enseignement maternelle (UEM) mise en place à Rouen, c'est donc le Havre qui accueille désormais une classe pour jeunes autistes.

VIDEO / Un reportage de BRON Gwenaelle et GUIRAUDOU Hervé


Une classe pour jeunes autistes

Scolariser pour intégrer
L'école maternelle Ancelot, située dans le centre-ville havrais, ouvre ses portes à 7 jeunes enfants atteints de troubles autistiques légers. Au fur et à mesure de leurs progrès, ces petits élèves peuvent ensuite intégrer une classe classique. En France, 100 unités comme celle-ci sont désormais accessibles.

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Tags: scolarisation,  inclusion,  droits

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