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"Au bonheur d'Elise"
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7 octobre 2015

Signalement : loi sur l'impunité des médecins !

 

Lettre ouverte : loi sur l'impunité des médecins en cas de signalement

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, La proposition de loi " tendant à clarifier la procédure de signalement de situations de maltraitance par les professionnels de santé " va être examinée au Sénat le 22 octobre prochain.

http://toupi.fr

 

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6 octobre 2015

Autisme : Dans deux ans, le paysage aura complètement changé déclare Ségolène Neuville

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 05.10.2015 à 19h19

Mis à jour le 05.10.2015 à 19h20 | Propos recueillis par

Ségolène Neuville, médecin, est secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. Elle détaille les axes du troisième plan Autisme.

Les stratégies d’intervention précoce, dont le modèle de Denver pour les très jeunes enfants (ESDM), ont démontré leurs bénéfices. Où en est leur développement en France ?

Les interventions précoces et leur préalable, le diagnostic précoce, sont inscrits dans les recommandations de la Haute Autorité de santé de 2005 et de 2012, et font partie des axes forts du troisième plan Autisme 2013-2017. Les professionnels d’excellence, soit une dizaine d’équipes en France, doivent maintenant diffuser ces nouvelles approches, former leurs pairs… Fin octobre, je vais les réunir, ainsi que des spécialistes européens, car je souhaite que nous devenions leader dans ce domaine de l’intervention précoce. Pour cela, il faut aussi encourager la recherche, montrer que la France a pris le ­virage, que nos chercheurs et professionnels peuvent innover en matière d’interventions. Ceux qui publient ­seront ainsi reconnus internationalement et dans notre pays. Des études épidémiologiques sont aussi nécessaires. En France, les données manquent dans le domaine de l’autisme, comme du handicap en général. Or, c’est un prérequis pour la mise en place des politiques publiques. Une cohorte de 1 600 enfants et adolescents avec des troubles autistiques, en cours de recrutement en Languedoc-Roussillon, permettra d’en savoir plus sur leur trajectoire.
Je comprends l’impatience des parents pour accéder aux interventions précoces, dont les résultats suscitent d’énormes espoirs pour leurs enfants. La révolution est en marche dans l’autisme, mais prend du temps. D’ici deux ans, le paysage aura déjà complètement changé.


Concrètement, comment se réorganise le système pour favoriser les prises en charge précoces ?

Le diagnostic précoce nécessite d’abord une formation des professionnels de santé, et pas seulement des hyperspécialistes, car cela créerait un effet entonnoir. Il faut que les professionnels de la petite enfance et du social bénéficient d’un minimum d’enseignements, pour repérer les premiers signes de l’autisme chez de jeunes enfants. Des formations initiales et continues dans ces métiers sont prévues dans le plan Autisme, et nous nous assurons que le programme est respecté dans les écoles, les universités…
Quant aux centres ressources autisme (CRA), qui sont en quelque sorte des centres experts, notamment pour le diagnostic, ils semblent hétérogènes dans leur fonctionnement. Ils font l’objet d’une évaluation par l’Inspection générale des affaires sociales, et un nouveau décret va préciser leur organisation et leurs missions.
Les équipes de soins en pédopsychiatrie ont aussi un rôle à jouer. Mais elles doivent s’adapter aux nouvelles recommandations. Des inspections sont d’ailleurs prévues par les agences régionales de santé. Le plan Autisme prévoit d’ouvrir de nouveaux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) pour les jeunes enfants, sur tout le territoire. Jusqu’ici, ces dispositifs étaient réservés aux plus de 6 ans.
Pour le volet scolaire, l’objectif est d’une unité d’enseignement de sept places en école maternelle dans chaque département, pour des formes d’autisme sévère. Soixante ont déjà ouvert. Ce dispositif complète l’ensemble des modalités de scolarisation existantes pour des enfants autistes.
Enfin, nous souhaitons développer des plates-formes où des professionnels libéraux (psychologues, psychomotriciens…) viendront faire des vacations, sans coût pour les familles. Actuellement, faute d’autre solution, beaucoup d’enfants sont accompagnés par des professionnels libéraux. Mais les prestations sont à la charge des familles, ce qui est une énorme injustice.


Les interventions précoces sont coûteuses en personnel. La France peut-elle faire face aux besoins ?

Le facteur financier ne devrait pas être bloquant. Sur les 205 millions d’euros alloués au troisième plan Autisme, 71,4 millions ont été prévus pour des ¬interventions précoces, et 25 millions engagés. En ce qui concerne les Sessad, seulement 3 des 25 millions fléchés pour leur développement ont été dépensés. Il reste donc des budgets pour financer des projets. Le problème récurrent auquel on se heurte pour ouvrir de nouveaux services est plutôt celui de la formation des professionnels.
Tous les enfants autistes n’ont pas besoin d’un accompagnement de vingt heures par semaine, notamment après un premier programme d’intervention précoce intensif. Les besoins sont très variables, quelques heures hebdomadaires peuvent suffire. Dans tous les cas, la guidance parentale fait partie intégrante des interventions précoces. Les professionnels sont là pour montrer la voie, mais les parents ont un rôle essentiel.

4 octobre 2015

Autisme à Paris, plus de places et des logements adaptés

Résumé : Autisme, chantier prioritaire pour Paris ? C'est en tout cas ce qu'affirme Anne Hidalgo qui promet 353 places de plus d'ici 2020 et des logements sociaux à proximité de ces centres mis à disposition des plus autonomes.

Par , le 04-10-2015

Grande priorité de ce mandat, les enfants parisiens autistes se verront offrir une solution de prise en charge à proximité de leur domicile. C'est en tout cas ce qu'affirme Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui présentait ses orientations handicap à l'occasion du Conseil de Paris qui se tient du 28 septembre au 1er octobre 2015. Ce travail important s'accompagnera d'initiatives complémentaires : accompagnement des associations, dépistage et prise en charge précoce de l'autisme, développement de véritables alternatives à la scolarisation si nécessaire.

353 places de plus d'ici 2020

Anne Hidalgo a réaffirmé qu'elle souhaitait s'engager avec « détermination à améliorer la prise en charge de l'autisme », évoquant le fait qu'il « n'est plus acceptable que des parents soient contraints de se tourner vers la Belgique pour la prise en charge de leur enfant ». « Je ne me résous pas à cette situation qui devra trouver une réponse dans notre prochain schéma départemental, afin que plus aucun parisien ne soit sans solution proche. » Paris a ouvert, en quelques années, 215 places, financées à 50% par le département, lieux de vie et d'activités. Elle en comptera 353 de plus en 2020 tandis que le prochain schéma permettra de fixer de nouveaux objectifs à l'horizon 2024. Des logements sociaux situés à côté des établissements spécialisés seront mis à disposition des personnes autistes les plus autonomes, satisfaisant ainsi au principe d'inclusion dans la cité revendiquée par les personnes concernées.

Dépistage et prise en charge précoce

À cela viendra s'ajouter, comme le préconise Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, un accompagnement des associations gestionnaires souhaitant procéder à des extensions de 1 à 4 places. « Nous avons sur notre territoire des équipes de grande qualité spécialisées dans la prise en charge de cette pathologie, affirme Anne Hidalgo dans un communiqué. Paris peut donc apporter sa contribution pour faire évoluer notre regard et les modes de prise en charge. » Elle souhaite également s'impliquer davantage dans le dépistage précoce, enjeu clé pour les enfants comme pour les parents. Et d'ajouter « Je sais que les services en charge de la Protection maternelle et infantile (PMI) et de la petite enfance sont déjà mobilisés et sauront nous faire des propositions pour l'avenir. »

Un impact sur la vie des familles

La scolarisation des enfants autistes est également au cœur des débats. « Lorsqu'elle est inenvisageable, nous devons leur proposer une alternative de qualité, poursuit la maire de Paris. Et d'expliquer que de nombreuses associations se créent pour pallier ce manque ; « nous élaborerons avec elles un dispositif permettant aux enfants concernés d'acquérir les facultés à être de plus en plus autonomes et libres de dessiner leur avenir ». De nouvelles synergies se mettent en place entre la ville, des associations, l'Education nationale et le médico-social, en mettant par exemple des locaux à disposition et en facilitant les procédures d'agréments nécessaires à la prise en charge financière des cursus scolaires. Anne Hidalgo promet que ces « solutions auront également un impact sur la vie des familles », qu'il soit « financier, physique ou psychologique ».

Et pour les adultes ?

La ville déclare enfin vouloir pérenniser la prise en charge de ces enfants amenés à « grandir » en menant à bien un projet d'établissement pour l'accueil d'adultes lourdement handicapés qui nécessitent des infrastructures et des équipements spécifiques. Avec la possibilité de mutualiser les moyens avec d'autres départements. Un sujet qui, selon la maire de Paris « mérite d'être abordé à l'échelle de la Métropole ».

4 octobre 2015

La France mise à l'index par l'ONU pour le traitement des enfants autistes

Publié: 03/10/2015 

In english : please read the Alliance Autiste report on education for autistics in France

L’éducation pour tous ?

autistic kids

Un certain nombre de parents nous ont écrit pour nous révéler des situations insupportables vécues à l’école par leurs enfants autistes.

Ces situations, pour le moins choquantes, interrogent sur le mythe d’un service public au service de ses citoyens et sur la notion de droit à l’éducation pour tous dont on nous rebat les oreilles.

Les slogans du vivre ensemble ne pèsent pas lourd en face de l’incapacité de certains enseignants à prendre en charge ces enfants, ou encore à les protéger de situations de harcèlements qu’ils peuvent vivre dans des classes où ils jouent le rôle de souffre-douleurs.

Inquiets de la situation de leurs enfants et étonnés du décalage entre les discours et la réalité, les parents en viennent à poser des questions d’abord, puis à agir contre l’inacceptable ensuite. Leurs demandes sont le plus souvent ignorées.

Que font-ils de nos enfants ?

La transmission d’une information préoccupante devient le moyen de se débarrasser de ces enfants et n’importe quel prétexte, aussi anodin soit-il, peut être le déclencheur de cette intervention auprès des services de l’ASE.

Si cette « information préoccupante » traitée par l’ASE va jusqu’au bout alors le procureur   est saisi d’un signalement, sinon les parents changeront d’école et le « fardeau » sera déplacé jusqu’à ce qu’on oriente autoritairement leur enfant vers un Institut Médico-Éducatif (IME).

Leur place n’est pas en IME

Une orientation dénoncée par le Conseil de l’Europe qui a considéré en février 2014 que le refus de scolarisation des enfants autistes dans des établissements scolaires fréquentés par tout un chacun constituait une violation des droits de ces enfants. Le Conseil de l’Europe précisait de surcroît que ces instituts dans lesquels l’État entend mettre les enfants et adolescents autistes n’avaient pas un caractère éducatif prédominant.

L’ONU ne dira pas autre chose :

«  Aucun élève ne peut être exclu du système d’enseignement général sur le fondement de son handicap et seuls les systèmes éducatifs de type inclusif peuvent offrir aux personnes handicapées à la fois un enseignement de qualité et la possibilité d’améliorer leur situation sociale ». .

Plus particulièrement pour les enfants autistes, l’ONU préconise « l’abandon du modèle médico-social de prise en charge au profit d’une non-discrimination, d’une inclusion, d’un renforcement des liens familiaux. »

Pour être clair, on ne doit pas mettre des enfants autistes dans un IME et on ne doit surtout pas les placer et briser ainsi la stabilité qu’assure l’environnement familial.

L’affaire Timothée illustre la politique de la France en matière d’enfants autistes

Une de ces malheureuses affaires a fait l’objet d’une mobilisation importante.

Timothée, 15 ans, enfant autiste aidé par assistante de vie scolaire, s’était vu refuser l’accès à son collège à la rentrée de septembre 2014 suite à une décision de la Maison départementale pour personnes handicapées (MDPH) de l’expédier en IME.

Appel avait été produit par la mère, ce qui neutralisait la décision; Le collège ne veut rien savoir pour autant et les décisions administratives et judiciaires ont acté de cette orientation vers un IME alors que Timothée n’avait pas de retard particulier.

La mère a refusé cette réorientation et a inscrit son fils au CNED dès ses 16 ans comme il est de son droit. Les résultats sont bons d’ailleurs. Et pourtant cette solution, amène le juge des enfants à présenter le refus de l’inscription en IME comme un diktat de la mère contre la volonté du père. Il en déduit une exclusion du père et une maltraitance à enfant.

En conséquence le juge ordonne le placement de l’enfant chez le père précisant que celui-ci « se montre à ce jour le plus à même de prendre les décisions adaptées aux besoins personnels, relationnels et scolaires de son fils ». Le père, éducateur spécialisé à l’ASE, devait prendre cette décision si adaptée : mettre son fils en IME.

La décision adaptée aux besoins de l’enfant et ses conséquences

La suite de l’affaire n’est pas en faveur de Timothée, prétendument défendu contre sa mère incapable de prendre des « décisions adaptées ».

Les conséquences ne vont pas tarder à apparaître.

Quatre jours après son arrivée dans l’IME, Timothée est sujet à de terribles angoisses et est hospitalisé d’urgence à Vinatier. Il s’agit d’un établissement psychiatrique pour adultes où on lui administre Tercian et Risperdal (de puissants neuroleptiques), contre l’avis de sa mère comme il est habituel dans de nombreuses affaires dont nous avons connaissance.

La mère est d’ailleurs interdite de séjour à l’hôpital psychiatrique, elle n’a pas le droit de voir son fils et n’est pas informée des extraordinaires raisons de cet internement de son adolescent de fils dans un hôpital psychiatrique pour adultes.

L’ONU intervient dans l’affaire Timothée

L’ONU saisi sur ce scandale d’État a demandé que Timothée soit d’urgence libéré de son hospitalisation psychiatrique et que les neuroleptiques hypothéquant sa santé ne lui soient plus administrés.

« Il est indispensable que des mesures adéquates soient prises au plus vite afin de faciliter son retour au sein de son milieu familial et afin que son droit à une éducation inclusive et à l’inclusion sociale soient enfin respectés ».

La France est justement condamnée et sans détour par la voix de la rapporteuse spéciale sur le droit des personnes handicapées, Madame Aguilar : 

« L’institutionnalisation de Timothée D en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale, elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ».

Quant aux décisions des magistrats qui l’ont conduit à quitter le chemin de l’école et prendre celui de l’IME, voila ce qu’ il en est dit : 

« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille. »

Le rapporteur spécial sur le droit à la santé, Monsieur Pûras, en rajoute une bonne couche le 17 septembre 2015 :

«  Comme nous l’avons déjà fait savoir aux autorités, nous sommes très préoccupés par l’impact négatif que la décision de placer Timothée D. dans un IME pourrait avoir sur son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, aussi bien que sur son bien-être. » 

Que fait l’État français des avis de l’ONU ?

Voici donc la justice des mineurs jugée. Mais apparemment sans effet à ce jour puisqu’il n’est pas question de revenir sur la chose jugée. Timothée assommé par les neuroleptiques dont il doit être sevré sort de son asile, mais est censé retourner en IME avec toutes les conséquences négatives sur son bien-être !

L’intérêt supérieur de l’enfant, une solution éducative adaptée qu’ils disaient !

Pour aller plus loin et soutenir Timothée :

https://www.facebook.com/autistediscrimination

http://allianceautiste.org/wp/2015/02/timothee-autiste-victime-acharnement-institutionnel/

4 octobre 2015

Rappel ASE38 - 3 enfants autistes arrachés à leur mère !

visuel ase 56 jours 4 octobre 2015

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3 octobre 2015

La vie sexuelle des personnes handicapées. Entretien avec Ségolène Neuville

 

"La vie sexuelle des personnes handicapées ne doit pas se résumer à un recours à la prostitution"

ENTRETIEN Secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapés, Ségolène Neuville veut briser le tabou autour de la sexualité des personnes handicapées... Vincent Vantighem Mots-clés La direction du Planning familial lui avait parlé du programme " Handicap et alors ? " il y a quasiment un an. Ségolène Neuville l'avait alors tout de suite encouragée.

http://www.20minutes.fr

 

3 octobre 2015

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière des personnes en situation de handicap !

article publié sur le site de la FEGAPEI

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière des personnes en situation de handicap !

jeudi 01 octobre 2015

Comité d’Entente des Associations Représentatives
de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 1er octobre 2015

 

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière déjà précaire des personnes en situation de handicap !

Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le gouvernement prévoit de prendre en compte les revenus des livrets non imposables (livret A, livret d’épargne populaire) dans le calcul du montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). L’AAH est un minimum social qui se monte, après une revalorisation misérabiliste au 1er septembre 2015, à 807,66 euros. Son montant est bien inférieur au seuil de pauvreté de 977 euros. 

 

Les revenus d’épargne issus de ces livrets représentent des sommes dérisoires à l’échelle des économies que l’Etat français doit réaliser. Mais pour les personnes en situation de handicap, aux ressources déjà faibles, ces petits revenus sont essentiels pour vivre au quotidien.

 

Le Comité d’Entente s’insurge : « C’est un scandale, pour des économies de bout de chandelle, l’Etat est  prêt à grever les ressources déjà faibles des plus vulnérables. »

 

Le Comité d’Entente demande au Gouvernement de renoncer à cette mesure et aux parlementaires de rejeter cet article qui vient renforcer l’exclusion des personnes concernées.

 

> Cliquez ici pour accéder au communiqué de presse

> Cliquez ici pour consulter le Projet de loi de finance (PLF) 2016

2 octobre 2015

Handicap et soins dentaires à Lille : lorsque la douleur mord la poussière

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR PATRICK SEGHI

Si le traitement de la douleur fait l’objet de nombreuses applications révolutionnaires, ce qui se passe depuis ce vendredi dans les locaux de la faculté dentaire du CHRU de Lille fait office de « première mondiale ».


Un petit moniteur non-invasif (Mdoloris Medical Systems), merveille de technologie, évalue «
objectivement
» la douleur des patients via un signal issu de l’activité cardiaque. PHOTO PIB

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Comment évaluer la douleur d’un patient dans l’incapacité de communiquer ? Comment traiter avec respect des personnes polyhandicapées en proie à de lourds problèmes dentaires ? Deux ans d’attente pour explorer ces questions. Dix jours pour les concrétiser. L’obstination a porté ses fruits. Elle a débouché sur « une première mondiale » qui se joue en ce moment dans les locaux de la faculté dentaire, attachée au CHRU de Lille. Deux ans pour combiner la « surintelligence » pragmatique de Fabien Pagniez, président de CEO (Eurasanté) et le surinvestissement professionnel de Ajmal Panchoo, référent au centre d’activité clinique « accueil handicap adulte ». Entre les deux hommes, un pont immense tendu par « la volonté de faire sens ».

Un signal issu de l’activité cardiaque

Au centre, un petit moniteur non-invasif (Mdoloris Medical Systems), merveille de technologie qui évalue « objectivement » la douleur des patients via un signal issu de l’activité cardiaque. Une description grossière pour un moment qualifié de « révolutionnaire » par le Pr Élisabeth Delcourt, qui supervise le secteur handicap adulte intégré au service d’odontologie du CHRU Lille. « Nous allons pouvoir traiter de façon éthique des personnes incapables de se plaindre. Ce sera source de confort pour eux et favorisera l’empathie. Leurs accompagnants seront moins stressés… »

Dans l’intimité d’un patient

Ce qui se réalise entre ces murs, avec l’aide d’étudiants de plus en plus nombreux et investis sur la gestion du handicap (véritable marqueur régional), représente une aventure pionnière. Une porte ouverte par le CHRU sur un monde dont la difficulté d’accès physique et/ou mentale n’échappe à personne. « Mon épouse, renversée par une voiture, a subi de graves dommages cérébraux. Elle est lourdement handicapée. Je ne savais où la faire soigner avant de rencontrer le Dr Ajmal Panchoo. S’occuper d’elle de façon aussi professionnelle et humaine est exceptionnel », lâche M. Xavier Carette, 80 ans. À son côté, Ezohr Ghalem, deux enfants handicapés, dont l’un « se cogne régulièrement la mâchoire », ne tarit pas d’éloges sur cette structure unique en France. « Les dentistes libéraux n’ont pas toujours la patience ou la méthode… », glisse-t-elle. Beaucoup y travaillent et progressent. « La demande explose. » Tout comme la perception du handicap. Le moniteur, « prêté pour un mois », renforce déjà le lien de confiance. Le seul qui permet d’entrer, sans la forcer, dans l’intimité d’un patient dit différent.

2 octobre 2015

Vidéo : Eglantine Eméyé témoigne dans C à vous 30 septembre 2015

Le combat d'une mère pour son enfant autiste - C à vous - 30/09/2015


Le combat d'une mère pour son enfant autiste... par C-a-vous

2 octobre 2015

Lettre du beau-père de Timothée, autiste, à Mme B., Juge des enfants

 

Lettre du beau-père de Timothée, autiste, à Mme B., Juge des enfants

Voici la lettre du beau-père de Timothée, avait adressée (le 19 sept) à Mme B., Juge des enfants qui, le 25 sept, a confirmé sa décision antérieure de confier Timothée à son père ; décision dont les conséquences ont été une hospitalisation en hôpital psychiatrique avec un lourd traite

http://blogs.lexpress.fr

 

1 octobre 2015

Les oubliés de l'autisme : témoignage d'une mère

article publié dans le Huffingtonpost

Bonnie Zampino Headshot

Les oubliés de l'autisme: témoignage d'une mère

Publication: 30/09/2015 06h40 CEST Mis à jour: 30/09/2015 06h40 CEST
AUTISM

VIE DE FAMILLE - Comme la plupart des parents d'enfants autistes, j'ai entendu parler de cette famille de Californie qui se voit intenter un procès par plusieurs voisins sous prétexte que leur enfant nuit à l'ordre public du fait de ses troubles du comportement, auxquels ses parents ont été incapables de remédier.

L'un des plaignants a déclaré: "Ce n'est pas une question d'autisme, mais de sécurité publique."

Il se trompe. C'est bien d'autisme dont il s'agit... mais pas celui dont on parle généralement.

Les médias nous montrent toutes les histoires les plus positives, comme celle de l'enfant autiste qui devient manager de l'équipe de basket du lycée, de celui qui va au bal de promo avec une fille ravissante, ou de celle qui fait partie de la cour de la reine de sa promo. Nos bâtiments se parent de bleu au début du mois d'avril, et on se félicite de notre conscience du problème.

Mais on n'en est pas conscients.

Parce que pour chaque autiste qui parvient à intégrer l'équipe de basket de son lycée, il y en a vingt qui jettent leurs excréments. Pour chaque autiste qui fait partie de la cour de la reine de sa promo, il y en a trente qui s'arrachent les cheveux et se mordent les bras jusqu'au sang. Et pour chaque autiste qui a la chance d'aller au bal, il y en a cinquante qui font du mal aux autres, à coups de pied, de poing et de dents.

Voilà l'autisme dont personne ne parle. Celui que personne n'a envie de voir.

Et nous n'en sommes pas conscients.

L'un des plaignants a déclaré: "Ce n'est pas son autisme qui nous inquiète mais la violence qu'il manifeste envers nos enfants."

Il n'est pas logique d'avoir un problème avec les comportements de cet enfant mais pas avec l'autisme.

L'autisme et les troubles du comportement sont indissociables. Pourquoi? Le comportement est un moyen de communication. Les personnes atteintes d'autisme sont souvent incapables de communiquer de manière compréhensible pour les personnes dites "normales". Alors ils se débrouillent pour qu'on réponde à leurs besoins, de manière souvent violente et effrayante.

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Mon fils, qui a l'âge de l'enfant en question, était extrêmement agressif quand il était plus jeune. Tout ce que cet enfant a fait, il l'a fait aussi. Il poursuivait les autres enfants dans la cour, juste pour les faire tomber par terre. Il donnait des coups de poing, des coups de pied, il mordait, il tirait les cheveux. Et je ne savais jamais à quoi m'attendre avec lui. J'ai longtemps eu un réflexe de peur en le voyant courir vers moi, parce que je ne savais pas s'il allait me faire un câlin ou me frapper. Vous imaginez, en tant que mère, ce que cela représente? Le fait de tressaillir quand votre enfant court vers vous?

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Vu que je ne savais pas ce que mon fils pourrait faire aux autres enfants, on a arrêté d'aller au parc, aux cours maman-enfant organisés par la bibliothèque. On s'est mis à faire nos courses à six heures du matin, quand il n'y avait presque personne. Il n'allait pas à la crèche mais il avait une nounou à la maison, pour éviter qu'il ne soit en contact avec d'autres enfants à la garderie. En somme, je l'ai isolé pour assurer la sécurité d'autrui. Vous imaginez ce que c'est pour une maman de ne pas pouvoir emmener son enfant au parc? Ni l'amener à une fête d'anniversaire? Ou inviter ses amis?

Nous ne sommes pas conscients de tout ça.

Du fait de la nécessité d'isoler mon fils, je me suis moi aussi isolée. J'observais de ma fenêtre les mamans du voisinage qui bavardaient, bien installées sur leurs chaises pliantes, pendant que leurs enfants jouaient. Je ne pouvais pas les rejoindre, parce que mon fils ne pouvait pas rester avec les autres. Un jour, une maman a invité mon fils à venir chez elle pour jouer avec le sien. Vous imaginez ce que c'est que de se sentir tellement enthousiaste puis d'avoir tellement honte quand, une fois prévenue des problèmes de mon fils, elle a retiré son invitation?

Nous ne sommes absolument pas conscients de tout ça.

Mais nous pourrions l'être. Nous pourrions ouvrir les yeux, et comprendre que l'autisme, ce n'est pas que l'enfant très intelligent, "un peu bizarre" mais fréquentable. Ce n'est pas que le petit virtuose de six ans, capable de jouer Piano Man mieux que Billy Joel. L'autisme peut être difficile. Une vraie galère. L'autisme peut être violent. Et vous isoler.

Quand on sera tous conscients des choses, il n'y aura plus de procès comme celui-là. Pourquoi? Parce qu'au lieu d'allumer des lumières bleues sur notre porche, on sortira avec nos enfants pour les aider à jouer tous ensemble... les "normaux" et ceux qui sont atteints d'autisme. On apprendra à connaître nos voisins, et on acceptera les enfants qui présentent des troubles du comportement, et leurs parents avec eux.

On apprendra ce qui peut déclencher une crise chez le camarade autiste de notre enfant, afin d'aider les petits à échanger en évitant ces facteurs d'agressivité. On formera une véritable communauté, incluant à la fois les personnes capables d'avoir un comportement adapté et celles qui font énormément d'efforts pour les apprendre. On s'efforcera d'apprendre à nos enfants à ne pas frapper les autres, et à éviter de se faire frapper.

Les parents concernés par ce procès -des deux côtés- ont encore du travail à faire. Au niveau de l'éducation, de la compréhension, de l'inclusion et de l'implication.

Alors dites-moi: est-ce vraiment l'autisme qui nuit à l'ordre public?

Une prise de conscience est possible... si c'est ce que l'on veut vraiment.

Ce blog, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

1 octobre 2015

Newsletter Autisme France septembre 2015

lettre autisme france septembre 2015

1 octobre 2015

Autisme et handicap : démarches et droits - formation par vidéos en ligne - Association TouPI

article publié sur Canal Autisme

L'objectif de cette formation : permettre aux familles de mieux comprendre le fonctionnement des institutions (MDPH, système scolaire) de connaître leurs droits et les faire respecter. Cette formation s'articule en 4 parties et dure environ 3 heures :

1. La MDPH
2. Autres aides financières et mesures de protection
3. La scolarité
4. Les prises en charge

     
Odile DE VISMES
Présidente de l’association TouPI (Tous Pour l’Inclusion) depuis juin 2013 : association de familles d’enfants ayant un handicap cognitif (autisme, handicap mental, troubles des apprentissages, TDAH, etc). Elle accompagne des familles dans leurs démarches (dossier MDPH, démarches scolaires, etc) et dans leurs recours. Ancienne administratrice de la FCPE 75, elle a été membre de la CDAPH de la MDPH 75 pendant deux ans, ainsi que de la CDOEA de l'académie de Paris.
Le site de l'Association TouPI : http://toupi.fr
   
  • Pré-requis
Aucune connaissance spécifique n'est nécessaire pour suivre cette formation. Elle s'adresse principalement aux familles.

  • Plusieurs thématiques seront abordées pendant cette formation
- La MDPH
- Pourquoi la MDPH ?
- Processus
- Dossier enfant
- Passage à l’âge adulte
- L’organisation académique
- Les types de scolarité
- Les AVS
- ESS et équipe éducative
- Maintiens
- 1er degré : périscolaire, extrascolaire
- 2nd degré : examens, orientation
- Transports
- Aides et recours
- Les prises en charge
- Prise en charge institutionnelle
- Prise en charge en libéral
- Double prise en charge
- Transport


  • Les outils & moyens pédagogiques
Une formation 100% en ligne disponible 24h/24, 7j/7, composée de modules vidéo courts avec :
- un support de formation à télécharger
- des échanges avec les membres de la communauté Canal Autisme sur la Page Facebook

  • Durée
Cette formation dure environ 3 heures


30 septembre 2015

COQUEREL Steven, autiste Asperger veut apprendre à l'école

article publié dans Le Courrier Picard

Publié le


 
Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent pour que leur fils Steven, autiste asperger, puisse reprendre sa scolarité.

Steven Peuvrel, a été diagnostiqué autiste avec syndrome d’Asperger qui lui confère des difficultés relationnelles. Depuis un an, il n’est plus scolarisé. Un drame pour lui et sa famille.

I l pourra faire le métier qu’il veut si on lui permet d’aller à l’école.  » Séverine Poulain et Laurent Peuvrel se battent depuis des mois pour que leur fils, Steven, reprenne sa scolarité et assure son avenir. L’adolescent, qui fêtera ses 16 ans le 18 octobre, est autiste, atteint du syndrome d’Asperger. Il est intelligent, autonome, à l’aise avec ses proches, mais il souffre notamment de difficultés relationnelles avec les autres.

Renvoyé du collège il y a près d’un an, Steven tourne en rond dans le pavillon de ses parents, à Coquerel. Pour passer le temps, il surfe sur internet «  joue beaucoup à des jeux de stratégie  ». Son père travaille de nuit, pour pouvoir le surveiller, et sa mère prend le relais quand elle n’est pas à l’usine. Ses deux grandes sœurs s’occupent également de lui.

Diagnostiqué à 12 ans

Steven a été à l’école primaire normalement, avant d’être déclaré autiste. «  Je m’en suis rendu compte quand il avait trois ans, mais on m’a pris pour une folle, raconte Séverine Poulain. Il a passé des examens, et personne n’a rien vu. On me disait qu’il était juste timide. Mais je voyais bien qu’il n’était pas comme les autres.  » Alors que son fils, 12 ans) est en CM2, sa mère finit par lui faire passer un test mesurant le QI : «  Il l’a réussi haut la main, sauf à l’oral. Même la psychologue était stupéfaite  », se souvient Sévérine Poulain. Le centre de recherche sur l’autisme (CRA) d’Amiens établit le diagnostic : syndrome d’Asperger. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accorde à la famille une petite aide financière, de 129 euros par mois, et le paiement du transport pour l’école. Au collège d’Ailly, Steven est inscrit dans l’unité locale d’inclusion scolaire (Ulis), destinée à des enfants en difficulté. «  Steven n’avait rien à y faire, commente Séverine Poulain. Il s’embêtait. En maths notamment.  » Ses parents le mettent ensuite au collège Ponthieu d’Abbeville, «  pour des raisons pratiques. Sa sœur vit à côté  ». Cette fois, Steven se retrouve «  en 4e type  », avec une auxiliaire de vie scolaire (AVS), mais ça se passe très mal. «  Il est rentré en septembre et ils l’ont arrêté en novembre. Ils ne savaient pas le gérer, ils nous ont dit qu’ils n’étaient pas adaptés à ce genre d’autisme », affirme la maman. Qui regrette : «  Personne ne nous a proposé d’autre solution.  »

Séverine Poulain a contacté diverses structures, des associations, sans succès pour l’instant. «  Partout les portes se ferment.  » Et elle a très peur que Steven se retrouve sans rien, une fois son 16e anniversaire passé. «  On le rejette de partout, il ne peut pas se projeter. On l’a pris pour un fou, il est au bout du rouleau, il se demande à quoi il sert  », relate la mère de famille. Pourtant, «  il a les compétences, il peut aller loin, si on lui en donne les moyens, confie-t-elle. Il adore tout ce qui est scientifique. J e le verrais bien dans l’informatique.  » «  On ne peut quand même pas lui interdire d’apprendre  », s’agace Laurent Peuvrel. Qui remarque : «  Les gens ont peur depuis qu’il a été diagnostiqué. Avant, il allait à l’école comme tout le monde.  »

Toutefois, Steven retrouve un peu d’espoir. Une solution pourrait être trouvée dans un autre collège.

«Il n’est pas exclu du système scolaire»

À l’inspection académique, Corinne Silvert est inspectrice à l’adaptation scolaire et à la scolarisation handicapée. Elle affirme : «  Steven n’est pas exclu du système scolaire.  » L’équipe de suivi de la scolarisation va de nouveau se réunir, selon l’inspectrice, «  pour envisager une prise en charge  » de l’adolescent. Elle évoque plusieurs solutions : revenir au collège, avec des aménagements pédagogiques adaptés, ou être orienté vers un autre établissement, comme le lycée agricole ou une maison familiale et rurale. Mais c’est la commission départementale de la maison des personnes handicapées qui tranchera. «  Tout ceci sera travaillé en concertation avec la famille  », insiste Corinne Silvert. Elle commente : «  Apparemment, il ne vivait pas bien sa scolarité. D’un côté, il avait envie d’être scolarisé comme les autres, mais il avait un peu de mal à communiquer. Ce qui posait souci. Un pédopsychiatre avait à l’époque recommandé un accompagnement médical.  » L’adolescent avait refusé, rappelle sa mère, qui lui laisse la décision. Plus généralement, Corinne Silvert rappelle qu’un certain nombre d’enfants autistes sont scolarisés en Picardie, dans des structures spécifiques, en institut médico-éducatif, dans des Ulis ou dans des classes ordinaires. Deux enfants autistes sont actuellement accueillis au collège Ponthieu.

Elle assure que des améliorations sont apportées. «  L’an dernier, nous avons ouvert une unité Autisme dans une maternelle à Amiens. Et nous avons créé cette année un poste de référent autisme, de la maternelle au lycée.  » Quant aux auxiliaires de vie scolaire (AVS), l’inspectrice affirme qu’ils ou elles bénéficient d’une formation générale puis d’une formation plus personnalisée, suivant le type de trouble. «  Il y a une formation spécifique sur l’autisme, mais chaque enfant a son propre fonctionnement, ce n’est pas évident.  »

Courrier picard

30 septembre 2015

Etre autiste au pays des droits de l'homme !

Publié le 30 septembre 2015

La France à la traine dans le traitement de l’autisme.

Par Nafy-Nathalie.

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)




 

 

Le 17 septembre 2015, l’ONU s’insurge contre le placement de force d’un adolescent de 16 ans dans un hôpital psychiatrique pour adultes et demande à ce qu’il soit libéré au plus vite. Timothée est autiste, ce qui signifie qu’il souffre« de troubles du développement humain caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs ». Autisme Regards Croisés est un site qui pourra compléter très utilement, si besoin, votre information. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émet le 8 novembre 2007 dans son avis no 102 le constat suivant :

« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indique depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap. »

Donc la prise en charge y compris éducative est une donnée essentielle de l’insertion des autistes dans notre société. La France s’est engagée à garantir le droit à l’éducation des enfants autistes en ratifiant la Charte sociale européenne.

Timothée vivait avec sa mère, et était inscrit dans le système scolaire classique. Des assistants de vie scolaire lui permettaient de suivre les cours. De son côté, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) préconisait son placement en institut spécialisé compte tenu de ses difficultés scolaires en 2013/2014. Elle a donc supprimé les AVS. L’école a indiqué ne plus être en capacité, sans AVS, d’assumer la prise en charge de Timothée et a refusé de le garder pour la rentrée 2014/2015. Devant l’insistance de sa mère à le scolariser, y compris par la force, en attendant le résultat de l’action qu’elle avait lancée, l’adolescent a été évacué de l’établissement scolaire avec l’aide de la police. En mai 2015, la juge des enfants a confié Timothée à son père, qui lui était favorable à sa prise en charge spécialisée, afin qu’il puisse le confier à un Institut Médico Educatif (IME). Ce dernier, au terme de 4 jours décide de le renvoyer vers un hôpital psychiatrique pour adultes où il est resté 9 jours, avec l’accord de son père, au cours desquels il sera mis sous psychotropes et coupé de ses proches.

Catalina Devandas Aguilar, rapporteuse de l’ONU, spécialisée en droit des personnes handicapées, déclare que « l’institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale ». Elle précise qu’« elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ». Elle conclut par le fait qu’« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille ».

Pointer ainsi l’attitude de la France n’est pas nouveau. En février 2015 le commissaire des droits de l’homme du conseil de l’Europe pointait également «[… ] un certain nombre de situations à la fois inquiétantes et paradoxales : ainsi, des personnes qui auraient pu bénéficier d’un maintien en milieu ordinaire à condition de recevoir l’accompagnement personnalisé nécessaire se trouvent placées en institutions, faute d’une évaluation pertinente de leurs besoins ou de disponibilité des services médico-sociaux adaptés». L’incapacité de l’État à fournir des données précises sur le nombre de handicapés et la nature de leur handicap pose problème. Comment mettre en œuvre les moyens adaptés pour gérer une situation dont on ignore tout ? 80.000 personnes voient leurs libertés individuelles retirées par une hospitalisation d’office, 6.000 français doivent s’exiler en Belgique pour pouvoir être correctement pris en charge, 20.000 enfants sont privés de leurs droits à l’éducation, dont une grosse majorité d’autistes. Un article de Libération du 18 février 2015 titre d’ailleurs « environ 20.000 enfants handicapés sans solution »

L’État français a déjà été condamné par le Conseil de l’Europe 5 fois depuis 2004 pour ces manquements. Il lui a été accordé 10 ans à partir de 2004 pour y remédier, ce qui est loin d’avoir été fait. En effet, permettre de passer de 10 à 20% la prise en charge des autistes en milieu scolaire classique est certes une avancée mais pas suffisante en regard des engagements pris, puisque 80% des autistes demeurent exclus. La cour européenne des droits de l’homme considère dans sa dernière décision qu’ « il y a violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun, et l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées », absence de prédominance rappelée dans un article de L’Express de 2012. L’État français devient particulièrement surveillé et doit depuis 2014 faire un rapport annuel des efforts qu’il fournit pour remédier aux problèmes relevés qui sont principalement :

  • Manque d’écoles
  • Manque de moyens alloués aux écoles
  • Précarité du statut du personnel accompagnant (Auxiliaires de vie scolaire dites AVS),
  • Manque de financement d’institutions spécialisées sur le territoire au profit du financement de la prise en charge des autistes français en Belgique. Vous avez bien lu. Nous en sommes arrivés à la situation aberrante de préférer externaliser la prise en charge de nos autistes nationaux dans les pays frontaliers plutôt que de créer les conditions favorables à leur accueil sur le territoire français. L’adoption le 13 mars 2015 de l’amendement AS1488 de la loi sur la santé favorisant cette incongruité avait d’ailleurs créé une vive polémique.

Secouée par le Conseil de l’Europe, un nouveau plan nommé « Plan autisme 3 » a tout de même été adopté en 2013, après 3 années de carence, qui devrait contribuer à améliorer significativement la situation des enfants et adolescents autistes ; mais ses premiers résultats ne seront pas effectifs avant 2017. Ce plan a été validé le 10 mars 2014 par le conseil des ministres de l’Europe. Un article du Monde de septembre 2014 dresse un bilan mitigé de ce plan après une année. Il rapporte les propos du Président de l’association Autistes sans frontières qui indique que «  C’est la première fois qu’un président de la République se déplace dans un lieu où l’on fait exactement ce qu’il faut faire, c’est un signal positif » toutefois, il souligne aussi le fait que créer sept places dans chaque département, soit prendre 700 enfants à terme sur toute la France, n’est sans doute pas suffisant en regard des 7 000 à 8 000 enfants qui naissent chaque année atteints d’une forme d’autisme. Cela tombe sous le sens.

Le traitement des autistes n’est pas aussi lamentable dans le monde. 650.000 personnes sont touchées par l’autisme, c’est énorme. Au lieu de pénaliser le « hors norme » comme on a coutume de le faire chez nous, ailleurs, on décide d’en faire des atouts. Un article de Novethic l’explique parfaitement. Il suffit d’observer ce qui se passe dans les pays du Nord de l’Europe comme la Belgique ou le Danemark pour se rassurer sur l’existence de solutions et d’une intégration possible dans la société. En Grande-Bretagne, 100% des autistes sont scolarisés, idem en Italie et en Suède, où n’existent pas de statistiques sur le sujet ; l’absence d’insertion sociale y étant considéré comme une maltraitance, on peut tabler sur un chiffre proche des 100%. Les études montrent selon le collectif autisme que : « Les personnes handicapées ont acquis plus d’autonomie et la discrimination a régressé. En matière de coût économique, des études réalisées en Suède et en Grande Bretagne ont indiqué que ces modalités de prise ne charge permettant une insertion sociale étaient moins coûteuse que l’institutionnalisation. » On peut aussi se pencher sur la manière dont les États-Unis transforment le handicap en atout,  ainsi Microsoft qui annonçait en mars 2015 vouloir recruter des autistes au sein de son groupe. Est-il utile de rappeler que Bill Gates est lui-même probablement autiste ? Sont soupçonnés de l’être également Mark Zuckerberg (créateur de Facebook), Marie Curie (chercheuse) et bien d’autres. Tous les autistes ne sont pas des Bill Gates, évidemment, mais rien n’interdit de penser qu’avec une prise en charge appropriée, beaucoup pourraient trouver une place dans la société.

Nous sommes le 30 septembre 2015. Un juge du tribunal de Lyon a confirmé le 25 septembre 2015 la décision initiale de confier Timothée à son père afin qu’il soit à nouveau placé en IME sans tenir compte des préconisations de l’ONU. Dont acte. Je suis curieuse de savoir ce que le gouvernement répondra aux questions que lui posera l’ONU sur cette affaire. Il doit le faire avant le 15 octobre prochain. Les condamnations de l’État français s’entassent ; ainsi vient-il d’être condamné à verser 240.000 euros pour indemniser 7 familles en 2015. La réaction des responsables politiques est ahurissante. Ils se gargarisent d’une condamnation de leur propre carence justement. Les associations dépitées par le manque de réaction des pouvoirs publics, s’organisent pour lancer des actions collectives en tablant sur le fait que le poids financier des condamnations obligera l’État à enfin prendre le problème à bras-le-corps. Ainsi par exemple Vaincre l’autisme fait un appel aux victimes afin de lancer une action collective avec un minimum de 500 dossiers. 500 dossiers avec une moyenne de 34.000 euros d’indemnisation par dossier (si l’on se réfère à la condamnation précitée), cela fait une estimation basse de 17 millions d’euros à verser. 8.000 enfants autistes naissent chaque année, soit potentiellement autant de dossiers que les associations pourraient amener devant les tribunaux. Je vous laisse comparer avec les ridicules 205 millions que va coûter un plan autisme 3, qui s’étale sur 4 ans, et qui est, nous le savons déjà, nettement insuffisant. La question de l’autisme concerne tout le monde. Il n’est pas acceptable ni humainement ni matériellement qu’aujourd’hui il y ait encore des milliers d’enfants comme Timothée.

30 septembre 2015

Accueil périscolaire : la Caf soutient les enfants handicapés

04 Mai 2015
article publié sur le site de la Caisse des Allocations Familiales (CAF)

Les activités périscolaires sont ouvertes à tous, mais des adaptations sont parfois nécessaires pour faciliter l’accueil des enfants en situation de handicap. Désormais, les Caf pourront apporter une aide financière aux communes.

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La mesure a été annoncée par le président de la République le 11 décembre 2014, lors de la Conférence nationale du handicap. Les Caf jouent un rôle croissant dans le soutien aux activités périscolaires organisées par les communes, notamment dans le cadre de la récente réforme des rythmes scolaires.
Pour répondre à l'orientation fixée par le chef de l'Etat, les Caf vont dorénavant accompagner financièrement les communes qui souhaitent investir pour faciliter l’accès des enfants en situation de handicap à ces activités périscolaires. 
 
Adapter les activités proposées et renforcer l'encadrement
Ceci pourra se traduire, selon les cas, par une adaptation des locaux ou des activités proposées, ou encore par un renforcement de l'encadrement par des adultes. Au vu des projets, les Caf pourront participer au financement de ces adaptations, grâce à un « fonds publics et territoires » doté, pour l'ensemble de ses missions, de 380 millions d'euros pour la période 2013-2017.
Pour sa part, la ministre de l'Education nationale a demandé aux recteurs d’académies que chaque projet d'école - obligatoire pour tous les établissements scolaires - comporte un volet sur l'accueil et l'accompagnement des élèves handicapés.
28 septembre 2015

Hommage à Aymeric Woimant et à Agnès, sa mère ... par Christine Philip

 

 

28 septembre 2015

Eglantine Eméyé : Avoir un enfant handicapé, c'est de la faute de personne

Un peu comme Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » Quand on parle de handicap ... il faut sans doute rester modeste et humble dans le jugement des solutions trouvées par les uns et les autres (jjdupuis)

Depuis deux ans, Samy vit dans une structure spécialisée dans le sud de la France. Eglantine Eméyé va le voir toutes les deux semaines. "Aujourd'hui, on est séparés, quand on se voit c'est que l'un pour l'autre. Ça fait quelques années que j'ai compris qu'il sait qui je suis et qu'il le manifeste". "J'aurai toujours mal à mon Samy", ajoute la journaliste, "avoir un enfant handicapé c'est de la faute de personne mais ce que je regrette, c'est que l'on soit si mal aidé".

26 septembre 2015

En France, le potentiel professionnel des autistes reste sous-exploité

article publié sur novethic

Les autistes Asperger et de haut niveau ont beaucoup à donner au monde de l'entreprise. Leurs capacités de travail, leur intelligence et leur souci du détail font de ces personnes handicapées des salariés très productifs. Un potentiel qui reste largement ignoré en France. Faute d'information ou victimes de leurs préjugés, les employeurs hexagonaux rechignent encore à intégrer ces profils particuliers. Pourtant, des solutions existent.

Un autiste Asperger salarié dans une entreprise.
Daniel Reinhart / AFP

" Un gâchis énorme ". Philippe Bouchard résume ainsi la situation des autistes Asperger et de haut niveau. Le responsable de la mission handicap du groupe Randstat France se désole : "alors que les entreprises françaises ne cessent de clamer qu'elles recherchent des compétences pointues, on passe à côté de formidables compétences".

A la décharge de ces employeurs potentiels, il n'est pas aisé de repérer ces talents hors normes. " Les autistes mettent tous les savoir-faire au même niveau. Une personne qui sort de polytechnique ou de l'école des mines peut afficher sur son CV qu'elle sait faire une recherche sur Google ou des photocopies ", détaille Philippe Pouchard.

Ces difficultés à hiérarchiser les compétences et à se " vendre " lors d'un processus de recrutement peuvent transformer un entretien d'embauche en entretien d'embûches. Pour David Forien, la difficulté réside surtout dans le fait de trouver LA bonne entreprise, c'est à dire une structure assez souple pour intégrer ces profils atypiques.

Pour celui qui fut l'un des créateurs de l'association "Talents d'as", qui s'est donnée pour mission de trouver du travail aux personnes atteintes de troubles autistiques, " les règles et les repères d'une entreprise peuvent créer un cadre potentiellement accueillant pour des autistes Asperger et de haut niveau ".

De précieuses compétences

Selon Clémence Petit, une psychologue spécialisée dans l'accompagnement des autistes en milieu professionnel, les personnes présentant ce handicap – 80 % des cas diagnostiqués sont des hommes – ont de sacrées qualités professionnelles à faire valoir. "Ils sont pour la plupart extrêmement loyaux. Et honnêtes. Leurs capacités de mémorisation sont hors normes, au point d'en faire de véritables encyclopédies. Ils sont rationnels, méticuleux, ont la plupart du temps le souci du détail. Ils n'aiment pas non plus les pauses-cafés ou cigarettes du fait de leur capacité à s’absorber dans une tâche et de leur difficulté à sociabiliser avec leurs collègues ".

Mais si les autistes Asperger et de haut niveau présentent des capacités à même de séduire leur hiérarchie, la vie quotidienne avec leurs collègues de travail ne va pas sans difficultés.

Informer les salariés sur l'autisme

En cause notamment, leur manière très directe de s'adresser aux autres." Ils peuvent rapidement devenir blessants car ils sont maladroits. Ils n'hésitent pas à faire des réflexions sur votre prise de poids ou sur le fait que vous avez une sale tête après une nuit trop courte. Ils ne cherchent pas à vexer. Ils constatent simplement des faits ", souligne Clémence Petit. D'où l'importance d'informer les salariés sur l'autisme avant l'embauche effective d'une personne atteinte par ce handicap, que les spécialistes attribuent à la combinaison de certains facteurs génétiques et à une exposition précoce à des polluants.

Pour la psychologue, les collègues de travail d'un autiste doivent être capables de faire face à quelqu'un " supportant mal l'incompétence, pouvant présenter des troubles obsessionnels du comportement, ayant un mécanisme de pensée très centrée sur elle-même, qui présente des difficultés à détecter les comportements non-verbaux de communication, qui ne vient pas demander de l'aide et qui ne perçoit ni l'humour ni le sarcasme ".

Adapter le cadre de travail

Pour être efficace, un autiste doit évoluer dans un milieu professionnel adapté. C'est particulièrement vrai d'un point de vue sensoriel. " Ils ont du mal à filtrer les bruits et en particulier les voix. De ce fait, ils peuvent donc passer à côté d'une information importante " détaille David Forien. " Ils sont également hypersensibles au bruit, notamment aux sons métalliques. Ils entendent également les crépitements des néons. Il leur faut donc éviter la lumière directe et leur proposer, si possible, des casques antibruit ".

L'adaptation au cadre de travail doit également passer par la mise en place de procédures précises. Pour Frédéric Dorien, " il faut adapter le profil de poste avec des éléments tangibles de compréhension pour les Aspergers. C'est également vrai pour les processus. Par exemple faire travailler un non-autiste en binôme avec un autiste que celui-ci ne supporte pas. Ils ont également la sensation que leur travail, une fois terminé, n'a pas à être modifié. Or la réalité professionnelle n'est pas celle-là. Ils ont également besoin d'aide dans leur gestion du temps et de leurs priorités car ils sont capables de s'immerger totalement pendant des heures dans l'accomplissement d'une tâche qui n'est pas prioritaire ".

Hélène Chambefort est directrice des archives de l'INSERM, l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale. L'une des membres de son service est atteinte d'Autisme. " Il faut être capable de s'adapter, précise-telle. Par exemple, ne pas donner de nouvelles tâches à accomplir dans les périodes compliquées "

Des dizaines de milliers de Français concernés

Selon l'OMS, 1 % de la population mondiale est atteinte de trouble du spectre autistique. 1/7e de cette population est atteinte du syndrome Asperger. Ramené à la population française, cela signifie qu'au moins 100 000 personnes sont concernées.

Or selon plusieurs associations spécialisées dans l'accompagnement professionnel de ces handicapés, seulement ... 1 % des autistes de haut niveau ont à ce jour un emploi, alors que 50 à 70 % d'entre eux seraient à même de travailler.

La reconnaissance de leurs capacités professionnelles restent aujourd'hui à construire.

 

* Propos recueillis lors d'une conférence sur les relations entre l'autisme et l'entreprise le 2/4/2015 dans les locaux du groupe IGS.

Antonin Amado

26 septembre 2015

Saintes : une classe pour aider les enfants autistes à mieux s'intégrer à l'école

article publié sur le site de France 3 Poitou-Charente

Publié le 23 septembre 2015 à 11h05, mis à jour le 23 septembre 2015 à 11h06

école illustration
© Maxppp

C.H

A l'école primaire Emile Combes de Saintes, une classe spécialisée dans l'accueil de jeunes autistes vient d'être créée. Cinq élèves y sont inscrits, ils bénéficient tous d'une prise en charge individualisée et adaptée à leur handicap.

Le but de cette classe expérimentale est de permettre le plus rapidement possible une intégration des élèves autistes en milieu scolaire ordinaire. Le projet a été lancé par l'ADEI, l'association départementale pour l'éducation et l'insertion, de Charente-Maritime qui a déployé des moyens importants en personnels pour aider les enseignants et soutenir les enfants.

Des enfants en échec scolaire

En France, peu d'enfants autistes réussissent à suivre le même parcours scolaire que les autres à l'école primaire. Ils se retrouvent très souvent en échec scolaire et très peu d'entre eux peuvent accéder à l'enseignement secondaire. Seuls 11% des enfants autistes sont scolarisés en collège et 1,2% au lycée. En combattant cette situation, l'expérience menée à Saintes tend aussi à répondre aux demandes du Conseil de l'Europe d'améliorer en France l'accueil scolaire des jeunes autistes.

Le reportage à Saintes de Yann Salaün, Pierre Lahaye et Xavier Demester :

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