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"Au bonheur d'Elise"
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7 avril 2014

Souffrance et déni ...

Souffrance et déni de psychanalys(t)e

Par • 15 mars 2014

Un éminent confrère et Professeur s’est récemment exprimé au sujet de la souffrance des enfants autistes qui lui semble "niée et déniée au fil des polémiques haineuses et ravageuses qui ont eu lieu ces dernières années, et qui ont amené la disqualification que l’on sait du soin psychique, de la psychanalyse et des psychothérapies dans le champ de l’autisme infantile".

Cette énième posture victimaire (pauvres de nous) et démagogique (pauvres enfants), révélatrice de cet incroyable égocentrisme psychanalytique, semble surtout révéler la souffrance de celui qui ne sait plus aborder celle des autres sans avoir préalablement mis en avant la sienne. Les coupables sont logiquement désignés sans avoir vérifié le postulat de départ : ce sont bien évidemment les parents "qui n’aiment guère qu’on le leur rappelle tant ils souffrent eux-mêmes de la souffrance de leur enfant" et bien sûr ces fameuses "polémiques haineuses et ravageuses", à savoir les critiques de la psychanalyse. Nous assistons donc à la nouvelle éclosion d’un délire désormais bien connu, au sein duquel des persécuteurs instrumentalisent des parents fragilisés dans le but de nuire à la psychanalyse.

Déni de souffrance? Où es-tu? D’où viens-tu?

Cela fait maintenant quelques années que je côtoie plus ou moins directement des parents d’enfants autistes, à travers des échanges, des lectures de témoignages ou dans le cadre professionnel. Je n’ai encore jamais vu un parent refuser d’admettre la souffrance de son enfant autiste, ni même la sienne sous prétexte qu’elle serait moindre ou non prioritaire. Il s’agit évidemment de mon point de vue, celui d’un psychiatre, psychothérapeute et non psychanalyste, celui d’un critique catalogué plus haut comme haineux et ravageur mais qui, curieusement, n’a lui non plus jamais nié ou dénié cette fameuse souffrance. Ce déni ne pourrait il donc pas provenir des fantasmes de ceux-là mêmes qui le dénoncent, des interprétations sauvages effectuées sur la base d’un refus de diagnostic, de prise en charge ou à partir d’une simple réticence parentale?

Déni de souffrance? Où vas-tu? Que veux-tu?

La souffrance doit conduire au soin, le soin doit conduire à la psychanalyse (plus ou moins cachée derrière la psychiatrie et la psychothérapie) : cette croyance a été bien enracinée dans le pays par la communauté psychanalytique. Dans ce contexte, il n’est pas aberrant d’imaginer que refuser la psychanalyse implique de refuser les soins, de refuser la souffrance. Il s’agit d’une croyance que j’estime au moins partiellement responsable de la situation catastrophique en France, ce fameux retard de 40 ans. Le soin ne peut et ne doit pas être la réponse à toutes les souffrances. Le soin ne peut et ne doit pas être qu’un synonyme ou un dérivé de psychanalyse. Il est essentiel de dissocier la psychanalyse de ce qu’elle prétend être seulement quand ça l’arrange : une psychothérapie ou une médecine.

Mais pourquoi les parents refuseraient-ils de confier leur souffrance et celle de leur enfant autiste à la psychanalyse?

Cet article en est la parfaite réponse tant il illustre ce qu’un psychanalyste peut faire et ne peut pas faire de cette souffrance.

  • Ce qu’il peut faire dans un premier temps, c’est la romancer avec une imagination sans limites et un jargon qui ne l’est pas moins. Des "angoisses de chutes sans fond, angoisses de chute sans fin, angoisses de vidange, angoisses de liquéfaction, agonies primitives, angoisses catastrophiques ou encore des angoisses de perte d’objet sur le plan des relations qui se jouent en atmosphère triadique ou triangulée" (sans désigner directement les organes sexuels et les parents, c’est toujours mieux), mais aussi des "angoisses d’arrachage ou de dé-fusion sur le plan des liens primitifs qui se jouent en atmosphère dyadique, et des angoisses dites archaïques sur le plan des enveloppes qui se jouent en atmosphère principalement monadique" (l’angoisse est partout, dans toutes les situations).
  • Ce qu’il peut faire dans un deuxième temps, c’est bricoler une explication et surtout la verrouiller par l’irréfutabilité. Les autistes échoueraient donc à creuser un écart intersubjectif, ou pas : "Certains enfants autistes échouent à creuser l’écart intersubjectif et, pour eux, l’objet demeure, en quelque sorte, une question sans objet (autisme typique), tandis que d’autres, ou les mêmes après un certain temps d’évolution, sont capables de prendre en compte cet écart intersubjectif […]". Si l’autiste ne l’est pas, ou ne l’est plus, il l’est quand même, mais sous une forme atypique.
  • Ce qu’il peut faire dans un troisième temps (du rebours intuitivo-interprétatif), c’est poursuivre l’édification de son mythe des profondeurs, remonter la seule et unique trajectoire qui soit compatible avec ses croyances de psychanalyste : celle qui mène à l’origine, à la source, à la coupable que nous connaissons tous. Ce grand professeur fait partie de ceux qui ont osé proclamer qu’il en était fini du temps où les psychanalystes culpabilisaient les mères, mais que resterait-il de la psychanalyse sans les mères toxiques, insuffisamment bonnes, phalliquement lourdes, mal censurées en tant qu’amantes de leur enfant ou pour qui quelque chose fait faillite au niveau de l’amour? Pour la cuvée 2014, la mère d’un enfant autiste sera donc qualifiée d’insuffisamment "synchronisante" et l’autiste restera considéré comme un être humain qui n’est pas né "psychiquement".
  • Ce qu’il ne peut pas faire, c’est avant tout, et comme les lignes précédentes l’illustrent, faire évoluer ses idées et donc ses pratiques en fonction des progrès des autres, qu’il s’agisse des progrès de la science, des autres "courants" mais aussi de ceux des parents et des autistes eux-mêmes. Il existe certes plusieurs "écoles", plusieurs "vagues" de psychanalyse mais celles-ci ne diffèrent que par ce qu’elles ont à perdre, et donc par leurs méthodes de communication. Le brouhaha global qui s’en échappe mêle donc logiquement des propos ouvertement méprisants et d’autres plus rassurants : le double langage à l’échelle de la communauté psychanalytique. Mais il suffit de gratter très légèrement la croute de la frange la plus conciliante (incarnée par ce cher Professeur) pour constater que dans le fond, tous restent soudés à leurs convictions les plus délirantes.
  • Ce qu’il ne peut pas faire, c’est sortir d’un attentisme thérapeutique. La croyance dominante et terriblement ancrée demeure celle que quelque chose doit se débloquer, mais qu’il ne peut y contribuer de façon active (d’où la fameuse attente de "l’émergence du désir"). Il s’agit d’un mode de pensée typiquement superstitieux au sein duquel toute intervention trop directe du psychanalyste rendrait des progrès moins réels, moins valables, moins durables. Les bénéfices secondaires et hautement renforçateurs de cette croyance sont évidents : la psychanalyste ne peut pas se considérer responsable d’une absence de progrès à partir du moment ou ce fameux "déclic" ne doit pas venir de lui.
  • Ce qu’il ne peut toujours pas faire, c’est partager l’offre de soins avec d’autres modes de pensée ou d’autres approches qui ne valideraient pas ses principales croyances. La préservation de celles-ci reste la priorité absolue, un phénomène illustré d’un coté par les innombrables scissions effectuées dans l’histoire de la psychanalyse et de l’autre par ces approches "pluridisciplinaires" ou "intégratives", mais toujours très sélectives…

Que conclure et qui culpabiliser?

Je vous livre donc la conclusion de l’éminent Professeur concernant ce déni de souffrance :

C’est ce que j’ai voulu montrer ici pour dire que le déni de leur souffrance a, bien entendu, valeur de défense et de protection des adultes qui les côtoient, mais qu’il se retourne en dernier ressort contre les enfants et leur reconnaissance en tant que sujets en devenir.

Puis vous offre la mienne, qui diffère en un point :

C’est ce que j’ai voulu montrer ici pour dire que le déni de leur souffrance a, bien entendu, valeur de défense et de protection des adultes qui les côtoient, mais qu’il se retourne en dernier ressort contre les psychanalystes et leur reconnaissance en tant que sujets en devenir.

Mais finalement qui est donc dans le déni?

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7 avril 2014

Le CNDH se joint à la cause des autistes au Maroc

article publié dans aujourd'hui Maroc

Venir en aide aux enfants autistes est, certes, une initiative salutaire, mais encore faut-il qu’un travail soit fait sur les mentalités !
Aujourdhui.ma | 3-04-2014 à 04:54:09
Par Salima Guisser

Venir en aide aux enfants autistes est, certes, une initiative salutaire, mais encore faut-il qu’un travail soit fait sur les mentalités ! D’aucuns parents de cette tranche sociale préfèrent sombrer dans la honte au lieu de se prononcer sur la maladie de leurs enfants.

D’où l’intérêt des caravanes régionales qui seront organisées, dès ce mois d’avril, dans le cadre de la campagne nationale de communication sur l’autisme lancée, mardi à Rabat, par le Collectif Autisme Maroc (CAM), la jeune Chambre internationale de Rabat et le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc.

Pour organiser cette manifestation coïncidant avec la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme célébrée le 2 avril, le CAM a trouvé un bon appui chez le CNDH qui veut faire de la situation des autistes une cause nationale en l’abordant d’un angle de droits humains. Son président, Driss El Yazami, a dans ce sens mis l’accent, lors d’une conférence de presse organisée le même jour, sur «la nécessité d’adopter une vision politique considérant la personne autiste en tant que sujet de droit».

Cependant, les efforts ne devraient pas se limiter à l’élaboration d’une approche stratégique. Un travail doit être fait sur plusieurs niveaux.

A commencer par les ressources humaines qualifiées pour dispenser les thérapies adéquates aux autistes. A ce propos, Amina Maâd, présidente du CAM, a cité une étude menée en 2010, dont il ressort un manque en matière de RH dédiées à ces personnes à l’égard desquelles le collectif mène un plaidoyer pour sensibiliser à leur situation.

Outre ces compétences, l’institutionnalisation des droits de ces personnes à travers les systèmes de l’éducation et la santé s’avère nécessaire. Chose qui a été demandée par le président du Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc. «Nos institutions devraient considérer les enfants autistes en tant que citoyens», a martelé Mohamed El Khadiri. De quoi préserver leur dignité !

Ceci étant, les caravanes régionales précitées seront marquées, entre autres, par des actions de communication diverses avec les commissions régionales des droits humains et les associations membres du CAM et les partenaires locaux. Cette campagne, organisée sous le thème : «Je suis différent comme toi», sera également marquée, samedi prochain, par le Light it up Blue event qu’abritera la Bibliothèque nationale du Royaume. De surcroît, un premier congrès international sera dédié, les 29 et 30 avril à Rabat, à l’autisme.

Un événement qui sera organisé en partenariat avec le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social. Pour information, une convention relative à cette campagne a été signée, lors de cette conférence de presse, entre le CNDH et le CAM. Pour rappel, aucune donnée n’est disponible sur le taux de prévalence au niveau national.

Mais si on part du taux  mondial estimé à 1 naissance sur 100, il y aurait au moins 300.000 personnes autistes au Maroc. Un chiffre alarmant !

4 avril 2014

Remaniement : disette de résultats pour l'ex-ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti

article publié dans FAIREFACE

marseille,remaniement,carlotti,bilan,places,ad'ap,campion,2015,placesMarie-Arlette Carlotti aura été la ministre de la pénurie. Pendant ses 22 mois passés au ministère chargé des personnes handicapées, elle a dû gérer la pénurie de temps et la pénurie d’argent. Elle quitte le gouvernement sans être remplacée.

Pour le moment. Marisol Touraine a été confirmée, ce mercredi 2 avril, au ministère des Affaires sociales, dont les compétences englobent la politique du handicap. Un secrétaire d’État chargé des personnes handicapées pourrait être nommé la semaine prochaine.

Accessibilité : trop de temps perdu

Lorsqu’elle prend ses fonctions le 16 mai 2012, Marie-Arlette Carlotti (à gauche sur la photo, avec Najat Vallaud-Belkacem) trouve sur son bureau l’épineux dossier de l’accessibilité. Il reste alors moins de trois ans avant la date butoir de janvier 2015 fixée par la loi de février 2005 pour la mise aux normes de tous les établissements recevant du public et des services de transport. Faute de pilotage politique, sous les deux précédents quinquennats, le chantier a pris du retard. Beaucoup trop pour tenir l’échéance.  

Marie-Arlette Carlotti doit donc trouver une solution pour sortir de l’impasse. Ce seront les Agendas d’accessibilité programmée : les exploitants n’ayant pas respecté leurs obligations s’engageront sur un programme chiffré de travaux à réaliser en trois, six ou neuf années. Mais le gouvernement n’a dévoilé ce dispositif que fin février. Soit presque deux ans après son intronisation et un an après que la sénatrice Claire-Lise Campion, chargée d’une mission sur le sujet, en a esquissé les contours.

Bien sûr, la concertation demande du temps. Mais l’agenda de Marie-Arlette Carlotti a également été phagocyté par ses ambitions marseillaises : la préparation des primaires et la campagne municipale l'ont beaucoup accaparée. Résultat : le remaniement intervient alors que le projet d'Adap n’est pas définitivement bouclé : les ordonnances devraient être prises cet été.

Établissements : pas de moyens pour créer des places

Le manque de places dans les établissements et services constitue l’autre gros dossier sensible dont a hérité Marie-Arlette Carlotti. Au bas mot, entre 19 500 et 37 500 selon nos estimations, rien que pour les enfants. Mais pour créer de nouvelles places, il faut dégager des moyens. Or, la ministre chargée des personnes handicapées n’a pas réussi à convaincre Bercy.

Certes, le budget dévolu à la politique du handicap a augmenté plus vite que la moyenne, en 2013 et 2014. Mais cette hausse était essentiellement due à l’augmentation mécanique du nombre de bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé.

Marie-Arlette Carlotti a donc dû se contenter des créations de places prévues par le plan pluriannuel 2008-2012, dont l’exécution avait pris du retard. Et faute de pouvoir agir sur les causes du problème, elle a mis en place, en novembre 2013, un dispositif visant à trouver une solution en urgence pour les personnes en situation critique. De l’art difficile de gérer la pénurie… Franck Seuret - Photo DR

4 avril 2014

Prise en charge d'Elias, autiste : le parcours du combattant


Résumé : Vivre avec un enfant autiste, c'est parfois devoir renoncer à son emploi faute de prise en charge adaptée. Les parents d'Elias sont dans une situation inextricable. Ils ont saisi la justice qui leur a donné raison... Mais toujours pas de place !
 
Par le 04-04-2014

A 16 ans, Elias, autiste, est pris en charge dans une structure pour enfants. En juillet, elle ne pourra plus l'accueillir. Si d'ici là aucune solution n'est proposée, sa famille ne saura faire face, explique son père, qui veut "mettre l'Etat devant ses responsabilités". "Nous sommes à la recherche d'une place pour Elias depuis novembre 2011", explique Driss Hamdaoui, qui parle d'un "parcours du combattant". Ce père de deux enfants est en colère. "Nous avons largement anticipé" le départ d'Elias de l'Institut médico-éducatif qui accueille, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), des enfants handicapés âgés de 6 à 14 ans, et dont il a nettement dépassé la limite d'âge. Pour lui trouver une place dans une structure pour adultes, ses parents ont envoyé pas moins de 70 courriers aux administrations ou institutions concernées. En vain. Désespéré, Driss Hamdaoui a fini par lancer, en décembre 2013, une procédure judiciaire auprès du tribunal administratif de Paris "pour faire valoir les droits" de son fils.

Pas de solution malgré une décision de justice

Début octobre, la décision très médiatisée du tribunal administratif de Pontoise d'ordonner à l'Agence régionale de santé (ARS) de trouver une place dans un institut spécialisé à une jeune fille, Amélie Loquet, dans un délai de quinze jours, sous peine d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, avait donné de l'espoir aux familles. "On a effectivement gagné le référé : l'ARS avait trois mois pour nous trouver une solution", souligne M. Hamdaoui. Mais "à ce jour, aucune place en internat ne nous a été proposée". Elias a seulement obtenu une dérogation pour pouvoir rester jusqu'en juillet dans la structure qui l'accueille aujourd'hui, assortie d'une prise en charge renforcée. Mais, après juillet, "nous n'avons rien pour le moment", soupire M. Hamdaoui. Si aucune solution n'est proposée pour Elias, par l'ARS ou la Maison départementale des personnes handicapées, sa mère sera contrainte de démissionner de son travail pour le garder à la maison.

"Une épée de Damoclès"

Et avec un seul salaire, "on perdra notre maison car nous ne pourrons plus rembourser le crédit immobilier", affirme Driss Hamdaoui. "Aujourd'hui, on est complètement sous stress et sous pression, les jours tournent, on attend une offre, on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête", résume-t-il. En outre, parce qu'il est accueilli dans une structure dont il a dépassé la limite d'âge et qui n'est pas spécialisée pour autistes, Elias "est en régression depuis deux ans". "Il y a eu tellement de retard dans sa prise en charge qu'aujourd'hui il ne sait pas lire, pas écrire. Il comprend tout mais il n'a que dix mots de vocabulaire", poursuit son père. "Ce n'est pas une place en garderie que l'on veut pour Elias mais un établissement capable de lui proposer un projet de vie", alliant un programme éducatif, pédagogique et thérapeutique. Mais "la France a 40 ans de retard dans ce domaine, rattraper ce retard va être très long", ajoute-t-il, fataliste.

Devant la justice européenne

L'an dernier, la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, avait annoncé un plan doté de 205 millions d'euros, qui prévoyait notamment la création de 3 400 places d'accueil supplémentaires d'ici 2017. " C'est la première fois qu'une ministre a annoncé des choses concrètes mais ça reste une goutte d'eau", juge Driss Hamdaoui, soulignant que 4 000 enfants au bas mot seraient en attente d'une place dans une structure adaptée, selon les services du Défenseur des droits. "Si rien ne bouge d'ici fin mai, on va de nouveau saisir la justice", annonce Driss Hamdaoui, qui menace aussi de se tourner vers "la Commission européenne des droits de l'homme". Car, explique-t-il "nous voulons mettre les autorités compétentes devant leurs responsabilités".

4 avril 2014

Une évidence ... avec les droits qui s'y rattachent !

article L

article L246-1 du Code de l’action sociale et des familles, issu de la Loi Chossy, qui dispose que :

« Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d’une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. Adaptée à l’état et à l’âge de la personne, cette prise en charge peut être d’ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social.

Il en est de même des personnes atteintes de polyhandicap. »

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3 avril 2014

INTERVIEW - L'autisme : Laurent Savard avec Le bal des pompiers appuie là où ça fait mal

article publié dans allo-médecins

Rédigé par , le 02 avril 2014 à 17h00

Prochaine représentation de Laurent Savard le 5 avril à Paris !

Prochaine représentation de Laurent Savard le 5 avril à Paris !

Ce 2 avril 2014, c’est la journée de l’autisme. A cette occasion, Allo-Médecins est allé à la rencontre de Laurent Savard, le père de Gabin, un enfant autiste. Son métier ? Humoriste : c’est ainsi qu’il a conçu le Bal des Pompiers, un spectacle racontant son expérience

« Ce spectacle vient de mes tripes, de mon intériorité de papa. Gabin, c’est comme s’il était avec moi en permanence sur scène ». Laurent Savard est le père de Gabin, un enfant autiste. Il joue depuis 2012 son spectacle le Bal des pompiers, racontant son expérience. Pourquoi le Bal des pompiers ? Gabin est né ce jour-là, un 13 juillet ! En cette journée internationale dédiée à l’autisme, nous avons voulu en savoir plus sur ce spectacle. Laurent Savard nous répond.

Allo-Médecins : Pourquoi avez-vous décidé de dédier votre spectacle à votre fils et par extension à l’autisme ?

Laurent Savard : L’humour est mon métier. J’ai commencé au milieu des années 1990 avec des potes comme Stéphane Guillon. J’ai eu des pièces, dont une a été produite au splendide, et puis Gabin est né. Très vite alors que Gabin grandissait on s’est rendu compte qu’il avait des problèmes, même si on ne savait pas lesquels. Je me suis donc écarté de mon métier, et à un moment donné la scène me manquait. Je me suis alors rendu compte que je ne pouvais pas faire autre chose qu’un spectacle autour de tout ce qui se passait avec Gabin. Je ne me suis pas dit « je vais faire un sujet sur l’autisme, mais juste un spectacle globalement drôle qui décrit la réalité de ce qui se passe avec mon enfant ».

A-M : Quel message voulez-vous faire passer avec ce spectacle ?

L Sa : C’est intéressant parce que, est-ce que justement un spectacle doit faire passer un message ? Je me suis rendu compte très vite que les gens m’ont dit « ah oui, vous avez du courage, vous êtes militant ». Et en fait non ! J’ai juste décrit les personnages qui s’articulent dans la vie de Gabin comme une psy scolaire ou une directrice d’école. Je n’ai fait que retranscrire la réalité parfois en forçant le trait mais pas tant que ça, et du coup s’il y a un message, c’est à l’insu de mon plein gré. La situation est si intolérable en France en matière d’autisme et d’handicap mental en général que forcément, ça imprime un message fort qui surligne tout ce qui est inadmissible en France.

A-M : Voulez-vous dénoncer la manière dont votre fils, ou les personnes handicapées en général sont stigmatisés ?

L Sa : J’en ai conscience, ça dénonce pas mal. Mais voilà, vous êtes Papa pour la première fois, vous vous rendez compte que votre enfant est différent et on vous fait subir comme une double peine. Ce n’est déjà pas facile d’avoir un enfant dit différent mais après, la société vous fait payer cette différence. Je ne demandais rien, comme tous les parents je ne demandais qu’à éduquer mon enfant et au final on vous culpabilise. C’est ça être le papa d’un enfant autiste en France. Le spectacle porte particulièrement sur la période où Gabin a entre 2 et 6 ans, quand on n’a pas encore le diagnostic et qu’il y a l’entrée à l’école. C’est une période qui me semblait très intéressante à traiter.

A-M : Durant cette période, vous saviez que Gabin était différent, mais ne saviez pas qu’il était autiste ?

L Sa : Non, il faut savoir que le spectacle s’ouvre par une scène chez une pédiatre, et j’ai quasiment restitué mot pour mot ce qu’on a pu entendre. Quand votre enfant a deux ans et que la pédiatre vous dit « oh moi je ne me m’inquiète pas pour Gabin » ou « on se revoit hop hop hop bah six mois plus tard à la Toussaint et si à Pâques prochain il n’y a toujours pas de progrès on verra ». Les mois passent, et heureusement qu’il y a un truc qui s’appelle Internet pour aller sur les forums. On se met presque en position de médecins, et on essaie à partir de signes cliniques de faire nous-même un diagnostic. Progressivement, Marylou, la mère de Gabin a commencé à penser qu’il était peut-être autiste. Et moi j’ai dit « non non non, autiste c’est Rain Man ». Vous voyez, on a tous nos préjugés sur l’autisme. Je suis fier de ce spectacle car il y a environ un an, il y a un article sur le Parisien qui disait que depuis le bouquin de Francis Perrin (ndlr : co-auteur du livre autobiographique Louis, pas à pas) et mon spectacle, on avait maintenant une vision différente et plus détaillée de ce que peut être l’autisme. De toute façon il n’y a pas un autisme mais des autismes.

Le spectacle porte sur la période où Gabin a entre 2 et 6 ans
Le spectacle porte sur la période où Gabin a entre 2 et 6 ans

A-M : Quand et comment a été diagnostiqué l’autisme de Gabin ?

L Sa : On a appris il y a deux ans que son autisme était dû à la mutation d’un gêne qui s’appelle le Shank 3, c’est un peu exotique comme nom ! En fait, quand vous avez un enfant différent, le pédiatre ne va pas vous aider parce qu’il n’en sait pas plus que vous. Le problème est que l’autisme dans une formation médicale correspond à un cours de deux heures. Au final, c’est les parents qui font avancer les choses, qui vont sur le terrain et qui mettent la pression pour dire au corps médical « faites quelque chose parce que ça devient une priorité sanitaire ».

A-M : Vous voulez dire au corps médical qu’il faut faire plus sur l’autisme avec ce spectacle ?

L Sa : Progressivement en écrivant ce spectacle, je me suis rendu compte que l’autisme est un peu la synthèse de tout ce qui ne va pas en France en matière de santé, de prise en charge. Je n’ai pas fait un spectacle sur l’autisme, mais sur la différence. On touche la différence en France et au final, on appuie où ça fait mal. La différence fait peur, elle est mal connue, mal accompagnée et du coup on mène un combat permanent. Ma manière de combattre est peut-être l’humour, mais partout en France les parents doivent s’impliquer d’autant plus pour que leur enfant soit bien pris en charge par rapport à d’autres pays.

A-M : Avez-vous l’impression de sensibiliser ?

L Sa : Ce qui est assez marrant, c’est que les programmations sont assez variées. Je joue à des festivals d’humour, des festivals liés au handicap, des communes qui m’appellent dans le cadre d’un programme de sensibilisation, des théâtres classiques, des associations de parents qui programment. Les gens qui ne connaissent pas se disent « ce n’est pas vrai, ils vivent tout ça ces parents ?! » et ceux qui ont des enfants autistes confirment « et oui, c’est exactement ce qu’on vit ». C’est ce qui est fou !

A-M : Les parents d’enfants autistes se reconnaissent tous dans le spectacle ?

L Sa : Oui ils se reconnaissent vraiment dans le spectacle. Et c’est vrai que je suis un peu gêné pour le dire, mais je suis très fier que ce soit devenu leur spectacle. Ils peuvent dire à leurs voisins, à leurs amis « allez voir le Bal des pompiers, allez voir ce qu’on vit ». L’avantage est que souvent les proches se déplacent plus facilement à un spectacle car c’est moins gênant d’apprendre de cette manière la vérité, parce qu’au final, ça reste un spectacle. C’est un outil de sensibilisation mais avant toute chose, ça reste un spectacle d’humour. Il m’a tout de même demandé trois ans d’écriture et réécriture parce que je ne voulais pas être à côté de la plaque, ne serait-ce que par respect pour mon fils puisque le spectacle parle de lui ; et à aucun moment je ne devais faire en sorte qu’on rit de sa différence, mais bien de ceux qui rient de lui.

"Gabin, c'est comme s'il était avec moi en permanence sur scène"

A-M : Les spectateurs rient donc de ceux qui ont rejeté votre enfant ?

L Sa : Quand la directrice d’école vous dit « quand j’ai commencé ce métier, ce n’était certainement pas pour m’occuper d’handicapés », déjà j’ai regardé derrière moi pour savoir si c’était bien à moi qu’elle parlait. Oui oui, c’était bien à moi. Vous vous dites c’est tellement énorme que vous vous demandez si tout va bien dans sa tête. Si on est humain on ne peut pas dire des choses pareilles. Ou quand la psy scolaire vous dit que votre enfant se met dans un cerceau pour retrouver l’utérus de sa maman… vous vous demandez ce que vient faire la psychanalyse pure ici. C’est tellement énorme qu’il vaut mieux en rire. Donc je suis fier du succès du spectacle et aussi ça nous aide au quotidien pour Gabin.

A-M : En quoi le spectacle a changé quelque chose pour votre vie quotidienne ?

L Sa : A force ça se sait, donc tout ceux qui sont dans la sphère de Gabin sont au courant du spectacle et se disent qu’il ne faut pas qu’ils finissent en sketch. Du coup Gabin est d’autant plus chéri, et les gens font plus attention à lui. Et ça mène aussi une responsabilité pour nous. Même si je fais en sorte de protéger son image, ça le met en lumière. Mais on doit faire attention, pour qu’il grandisse le mieux possible. Il ne va pas être enfant toute sa vie, il va avoir douze ans au prochain bal des pompiers. Avec ce spectacle, la maman de Gabin qui était déjà fière l’est encore plus. Au début on peut se dire que son enfant est différent, on l’aime mais c’est dur et ce spectacle magnifie cette différence.

A-M : La presse compare souvent votre spectacle avec le livre Où on va papa de Jean-Louis Fournier. Que pensez-vous de cette comparaison ?

L Sa : C’est forcément flatteur. Évidement il y a plein de points communs. Lui était pote avec Desproges, moi avec Guillon. Il avait deux enfants handicapés, moi j’en ai un. La différence est que Jean-Louis Fournier était à une époque où on mettait facilement les handicapés dans des centres. Aujourd’hui les parents veulent de moins en moins y mettre leurs enfants. C’est ma volonté en tout cas. On est d’autant plus en action avec notre enfant et moins dans l’observation. Je voulais être sûr que mon spectacle soit légitime. Et quand j’ai vu le livre de Fournier paraître pendant que j’écrivais mon spectacle, je me suis dit que la société était prête. Je ne voulais pas que les parents pensent que je profitais du handicap de mon fils pour faire un spectacle.

A-M : Quel avenir envisagez-vous pour votre spectacle ?

L Sa : Peut-être une suite au Bal des pompiers pour toucher à l’adolescence de Gabin. Pour l’instant entre la tournée et Gabin je n’ai pas trop le temps d’y penser. Je réfléchis à une adaptation cinématographique aussi.

Allo-Médecins remercie Laurent Savard pour cette interview. Nous vous invitons à consulter son site, et les dates de sa tournée juste ici !

3 avril 2014

L'autisme de Gabin - du bal des pompiers -raconté par sa maman

article publié dans allo-médecins

Rédigé par , le 03 avril 2014 à 15h00

autisme handicap hyperactif école prise en charge ATSME CLIS ULISMDPH

Hier se tenait la journée de sensibilisation à l’autisme. Aujourd’hui, c’est Marylou Agate, maman de Gabin, autiste et hyperactif, qui répond à nos questions 

Hier se tenait la journée de sensibilisation à l’autisme. A ce propos, nous interrogions Laurent Savard, papa de Gabin, enfant autiste et hyperactif, dont l’entourage est raconté avec force d’humour dans le spectacle « le bal des pompiers ». Aujourd’hui, c’est Marylou Agate, son épouse, qui répond à nos questions afin de témoigner des difficultés rencontrées au quotidien mais aussi des espoirs pour Gabin et les autres enfants atteints par cette maladie.

Gabinet sa maman
Allo-Médecins : Marylou, aviez-vous cette intuition, avant que le diagnostic médical ne soit tombé, que votre enfant était autiste ?

Marylou Agate : Dès ses 28 mois et peut être même avant, je m’interrogeais. On en avait parlé au pédiatre, on se posait des questions, nous n’avions pas de mots pour pouvoir décrire ce que l’on observait, le pédiatre nous a dit d’aller voir un  ORL. Finalement nous sommes allés voir sur internet. Nous avons visité quelques forums ou nous avons parlé des troubles de notre enfant et beaucoup de mères m’ont dit « Écoute, ton fils est peut être autiste ». C’était deux ans ou deux ans et demi avant le diagnostic officiel.

AM : Quelles réactions a eu votre entourage à l’annonce du handicap de Gabin ?

 

Gabinet sa maman

MA : Ils ont fui pour la plupart. Ce n’est pas toujours évident d’en parler une fois que l’on apprend officiellement le handicap de son enfant. Pour certains de nos amis, ça a été silence radio parce qu’ils ne savaient pas quoi dire, de peur de blesser ou d’en rajouter, ils ont préféré alors occulter ou oublier. Heureusement, ça n’a duré qu’un temps. Certains sont revenus, mais d’autres non. De toute façon, on se fait de nouveaux amis et de nouvelles rencontres à chaque étape de notre vie. Concernant les membres de la famille, ils ont eu de la peine, même s'ils ont essayé de ne pas nous le montrer. Nous n’avons pas eu beaucoup de soutient de ce côté-ci non plus.

 

AM : Quels peuvent être les problèmes que vous rencontrez au quotidien dans l’éducation de votre fils, à la fois pour son autisme et pour son hyperactivité ?

Vigilance de touts les instants
MA : Les difficultés quotidiennes (rires). Ce peut être les troubles du sommeil, le manque de communication, l’hyperactivité en elle-même, la casse car comme il est hyperactif, il peut casser beaucoup ; il y a une maladresse de fait liée au handicap. Ne serait-ce que d’aller chez le coiffeur peut être difficile, un repas de même, attendu qu’il va se lever 50 fois. On vit à 200 à l’heure au final et ça peut être assez stressant.
Vigilance de touts les instants

AM : Suite au diagnostic médical, quelle prise en charge vous-a-t-on proposée ou inversement, ne vous-a-t-on pas proposée pour votre enfant ?

MA : La prise en charge avait été mise en place avant le diagnostic. On nous a dit que ce que nous faisions était très bien. Le diagnostic a, en soi, permis d’officialiser les choses. Il nous a ouvert des possibilités au niveau de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ; il met une « étiquette », ce que certains ne veulent pas faire. C’est pourtant très important en tant que parent et pour la personne d’avoir au moins la reconnaissance du  handicap.

AM : Vous avez eu des problèmes apparemment pour que votre enfant puisse être en école ordinaire. Quels ont été les soucis liés à cette question, quelles oppositions avez-vous rencontré à ce titre ?

Marylou Agate
MA : En petite section, il n’avait pas d’auxiliaire de vie scolaire. Il disposait de l’aide d’une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) qui se démenait mais qui n’était pas présente spécifiquement pour lui, et l’institutrice a aidé du mieux qu’elle a pu. Mais globalement il ne faisait pas grand-chose en dehors de coller des gommettes sur les vitres ou alors mettre les pieds dans les toilettes, ça a été une année perdue scolairement parlant. Il a eu ensuite une auxiliaire de vie scolaire et ça s’est mieux passé, même si l’école n’était pas très participative. Ça s’est dégradé une fois arrivé en primaire, dans sa seconde école. Là, nous avons eu la chance de pouvoir compter sur un accompagnant privé et sur de jeunes psychologues. Malgré cela, il n’y avait aucun désir de la part du corps enseignant de connaître un peu l’autisme, de proposer des choses un peu plus adaptées. J’ai passé des heures à ajuster les cours pour qu’il puisse les comprendre un minimum.

Marylou Agate

Aujourd’hui, il est en CLIS (Classe pour l’Inclusion Scolaire), toujours avec un accompagnement individualisé. Ça ne se passe pas trop mal, l’école est beaucoup plus accueillante. Nous voulions rester dans l’école de quartier au départ, parce qu’il y avait des copains et des copines pour entretenir le lien social car c’est que qui fait défaut chez lui, mais ça ne s’est pas fait. Heureusement, il s’en fait d’autre aujourd’hui.

AM : Votre mari, Laurent, est souvent absent du fait de son travail, dans ces moments-là êtes-vous seule pour vous occuper de Gabin ?

MA : Au niveau de sa prise en charge, nous avons des accompagnateurs et des auxiliaires de vie qui viennent certains matins et d’autres l’après-midi. J’ai aussi des psychologues qui viennent le stimuler. Evidement tous ces gens finissent entre 17 heures et 18 heures, la fin de journée et la soirée peuvent alors être compliquées quand on est seul avec lui.

AM : Comment s’organise la prise de décision autour de Gabin, pour sa scolarité et ses soins ?

Gabin en promenade
MA : Nous sommes généralement d’accord sur tous les points, comme le fait qu’il reste à l’école ordinaire même s’il est dans une CLIS. Après, les décisions appartiennent à l’Éducation Nationale ou à la MDPH, même si il appartient aux parents de choisir au final. De ce point de vue là, nous sommes plutôt d’accord, en tout cas pour la période primaire. La question va se poser très prochainement compte tenu de l’âge de Gabin pour son entrée au collège. Nous ne savons pas, c’est encore une grosse interrogation pour nous. En plus de l’autisme et de l’hyperactivité, Gabin a une déficience intellectuelle et l’ULIS (Unité localisé pour l’inclusion scolaire) qui est la suite « logique » de la CLIS  ne semble pas faite pour lui. Pour l’instant nous en sommes là.

AM : Quel avenir souhaitez-vous à votre enfant ?

Gabin en promenade

MA : C’est compliqué comme question. D’être le plus autonome possible pour commencer. Evidemment d’être heureux même s’il l’est déjà aujourd’hui, c’est un grand garçon qui est rayonnant. D’être le mieux accompagné possible, tout au long de sa vie. J’espère en tout cas qu’un jour il aura un petit boulot, même à l’étranger. La France n’est pas très ouverte au handicap, tout du moins mental. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de réelle volonté politique de ce côté-là pour améliorer les choses, tout du moins comprendre ce qu’il y a derrière.

Allo-Médecins remercie Marylou Agate pour ce témoignage, et l’accompagne dans son désir d’informer toutes les personnes concernées par l’autisme, mais également l’ensemble des lecteurs qui peuvent, un jour ou l’autre, être confrontés aux diverses formes de la maladie.

 

3 avril 2014

Handicapée en mission plan cul : mon immersion sur Adopte un mec

Porte-jarretelles et wheelchair 03/04/2014 à 16h09
Lydie Raer | Etudiante en droit

Une show girl et ses porte-jarretelles (Alicia Clarke / Mood Bo/REX/SIPA)

Le jeudi 13 mars, je me suis inscrite sur LE site de rencontres dont tout le monde parle : Adopte un mec. Le but de cette inscription était de voir si une jeune femme en situation de handicap pouvait facilement avoir ce que l’on appelle de manière abrupte : un plan cul.

Pourquoi un site de rencontres ? Il se trouve que certaines personnes en situation de handicap n’ont pas toutes la possibilité de sortir aisément de chez elles, et que, les lieux où l’on a la possibilité de rencontrer de potentiels coups d’un soir sont rarement accessibles.

Making Of

Nous avons découvert ce texte sur Porte-jarretelles et wheel chair, le chouette blog de Lydie, 21 ans. Cette étudiante en droit, « féministe pro-sexe », a accepté que nous vous le donnions à lire, sur Rue89.

 

Avec son blog, elle veut « sensibiliser sur les questions relatives au handicap et à la sexualité » ; son témoignage propose un point de vue différent de ce que nous sommes habitués à en lire. Renée Greusard

Pourquoi un plan cul ? Pourquoi pas ? Pourquoi une femme en situation de handicap devrait-elle se contenter d’histoires sérieuses, romantiques ?

A l’instar des femmes valides, les femmes handicapées peuvent également, à un certain stade de leur vie, désirer cumuler les aventures sans lendemain, que ce soit pour acquérir de l’expérience, connaître davantage son corps, par refus de s’engager, par besoin d’indépendance…

Ainsi, ma méthode consistait à discuter pendant quelques minutes, voire quelques heures, avec des hommes, jusqu’à leur proposer une rencontre, où je leur explique que je suis atteinte d’un handicap (la maladie des os de verre).

« Oh, tu sais, avec moi c’est violent ! »

Il se trouve que dans 70% des cas environ, le handicap refroidit les ardeurs de ces messieurs. Par exemple, une personne m’a dit :

« Oh, tu sais, avec moi c’est violent ! »

Un autre m’a clairement déclaré :

« Je ne sais pas… Je ne pense pas que cela va être possible. »

Ne noircissons pas le tableau, il y a tout de même 30% de ces messieurs à qui le handicap ne fait pas peur (ou du moins, ils le cachent et par politesse, voire par curiosité, acceptent tout de même la rencontre).

Comment expliquer cela ? Est-ce le handicap qui révulse la gent masculine ? Est-il synonyme d’asexualité ? Ou bien nous donnerait-il une telle respectabilité qui empêcherait ces messieurs de nous envisager comme un simple coup d’un soir ?

Suffit de passer outre, comme un gros nez

Tous les goûts sont dans la nature et je comprends qu’un membre amputé, qu’un corps squelettique (provoqué par une insuffisance musculaire, par exemple), que des cicatrices, qu’une taille réduite, que des mouvements spasmodiques ou encore la bave puissent en répugner certains.

Néanmoins, le constat est le même chez les valides. Il y a ceux qui n’aiment pas les gros, ceux qui n’aiment pas les roux, ceux qui n’aiment pas les chauves, ceux qui n’aiment pas les gros nez, les gros seins, les oreilles décollées…

Tout de même, quand une personne nous plaît, nous passons outre. Je pense qu’il en est de même pour le handicap. Ce n’est qu’une singularité parmi tant d’autres.

Nous pouvons vous combler physiquement

Quant à l’asexualité, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de s’attarder là-dessus : nous aussi, nous avons des besoins, et nous pouvons combler physiquement nos partenaires. Certes, avec certaines pathologies toutes les positions ne sont pas possibles. Néanmoins, il est toujours possible d’aller au delà de ces contraintes physiques avec un peu d’imagination.

Pour votre gouverne, certaines pathologies, comme la mienne, rendent les personnes hyperlaxes [d’une grande élasticité, ndlr], ce qui est loin d’être négligeable… A bon entendeur.

Enfin, je suis arrivée à penser que le handicap pourrait procurer aux femmes sur roulettes une sorte de respectabilité empêchant les hommes de nous regarder uniquement comme un objet de désir.

La plupart des hommes qui ont accepté de me rencontrer envisageaient davantage qu’une relation d’un soir.

Trop honorables pour être coïtées ?

Les femmes handicapées seraient-elles considérées comme des êtres purs qui ne doivent être souillés par un homme qui n’a pour seul désir que de se vider les couilles ? Trop honorables (car oui, dans l’esprit des gens, le handicap inspire le respect) pour être bassement coïtées ?

Il n’est pas nécessaire de rappeler que depuis des siècles et des siècles la femme respectable est soit la femme chaste, soit la mère de famille qui n’a de relations sexuelles que dans le but de procréer. Les autres, celles qui aiment le sexe, voire qui en font un commerce, sont considérées comme des moins que rien.

Alors, imaginez. Une femme handicapée serait-elle aux yeux de ces messieurs doublement respectable de part sa chasteté et sa faiblesse physique ?

Des photos de mon fauteuil sur Facebook

Cinq jours ont passé depuis mon inscription. Je ne comptais pas écrire cet article aussi rapidement car je voulais obtenir un panel plus large. Cependant, ce soir, j’ai eu une discussion avec un jeune d’une vingtaine d’années qui m’a fortement scandalisée.

Nous avons dragouillé pendant une demi-heure environ. Je lui propose de me rencontrer afin de prendre du bon temps. Afin de se rassurer sur la marchandise, le jeune homme me demande s’il peut m’ajouter sur Facebook. J’accepte et deux minutes plus tard je lui écris :

« Alors, surpris ? »

Il y a des photos de moi en fauteuil roulant.

Il me répond :

« Euh… T’es handicapée ? »

Je lui demande s’il souhaite toujours me rencontrer.

« Franchement là, je ne sais pas… Je dois y aller. »

En plus d’être étroit d’esprit, monsieur est du genre à esquiver.

D’accord, le but de cette petite expérience chez Adopte un mec était de me faire une idée sur la faculté des femmes handicapées à obtenir un rendez-vous avec un inconnu pour un coup d’un soir, mais j’ai tout de même été légèrement blessée.

Se battre contre les préjugés, en escarpins

Mon handicap m’est revenu en plein visage, à moi qui ai tendance à l’oublier. Sur Internet, les personnes se désinhibent, se permettent de dire des choses qu’elles ne diraient pas dans la réalité. Ainsi, combien d’hommes que je croise dans la rue, à la fac, en soirée... pensent la même chose ?

Néanmoins, avec un léger recul, je peux affirmer que cette expérience a renforcé ma motivation d’une part à continuer ce blog, et d’autre part, de manière plus générale, à me battre chaque jour contre les préjugés, et cela à coups de rouge à lèvres, d’escarpins et bien sûr… de porte-jarretelles.

Pour conclure, les filles, bien qu’il soit plus compliqué de se trouver un plan cul lorsque l’on se déplace sur roulettes, cela est loin d’être impossible (et permet de profiter de son célibat). N’écoutez pas les mauvaises langues, et faites-vous plaisir.

3 avril 2014

Autisme PACA prépare son colloque

jeudi 3 avril 2014

article publié dans Ouest Var info

Autisme PACA ne chôme pas, loin de là et il y a quelques motifs de satisfactions, déjà la sortie de la bande dessinée pédagogique réalisée avec Artotaf sur l'accueil des enfants autistes à l'école: "on en distribue aux équipes éducatives,Bonifay à la Maison des familles, et on sera présent le 26 mai au collège Marcel Pagnol de Toulon dans le cadre de la journée citoyenne. On est très heureux du résultat*".

 

Lors de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme mercredi, Le président Jean-Marc Bonifay a fait un passage radio à France Bleu et a relayé le message de Vaincre l'autisme**: "Tous les rapports publiés depuis plusieurs années sur la situation de l’autisme en France dénoncent le manquement dramatique de notre pays vis-à-vis de son devoir vis-à-vis des personnes autistes. Pourtant, la France continue de faire le choix d’une politique inefficace. Les pouvoirs publics ne cessent de renforcer un système cruel et aberrant en continuant à le financer par l’argent public sans contrôle ni évaluation. L’Etat français EST responsable des inégalités de traitement que subissent les enfants, adolescents et adultes autistes. L’Etat français EST responsable de la discrimination que vivent chaque jour les personnes autistes dans notre pays ! Après d’innombrables tentatives de dialogue et mises en alerte, les personnes autistes et leurs proches n’ont plus que la voie juridique pour faire évoluer la situation. Suite à la réclamation collective portée par VAINCRE L’AUTISME, la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe sur la scolarisation des enfants autistes ne constitue qu’une première étape ... Le combat continue ! Aussi, depuis 2003, VAINCRE L’AUTISME exige la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire portant sur l’état des lieux des prises en charge de l’autisme, leurs conséquences sur la santé publique et leur coût pour le contribuable". Et l'association demande que le ruban bleu devienne le symbole officiel de la mobilisation pour l'autisme en France.

 

Du côté d'Autisme Paca, un nouveau colloque sera organisé cette année (le 25 juin) et les réservations sont déjà très nombreuses. Il sera question du "syndrome d'asperger, tranches de vie et perceptions différentes". Jean-Marc Bonifay expliquait: "on aura la venue de Bruno Gepner (psychiatre, chercheur associé CNRS), Christine Philip (Maître de conférences honoraire en sciens de l'éducation à l'INS HEA), Marjorie Bethancourt (ostéapathe DO), Andreia Santos (docteur en neuropsychologie), le professeur Carole Tardif ". La particularité de ce colloque sera l'intervention d'adultes aspergers. Ce sera salle Adrien Scarantino le 25 juin de 9h à 12h et de 14h à 17h. L'entrée est gratuite, mais les réservations obligatoires (0637809210 ou autismepaca@gmail.com). Ce colloque s'annonce passionnant, et s'adresse tant aux parents qu'aux professionnels (santé, éducation...).

D.D

*http://www.creai-pacacorse.com/4_actus/actus.php?ref=1809

** Jean-Marc Bonifay est également administrateur de Vaincre l'Autisme

 

Colloque AUTISME PACA 2014

 

3 avril 2014

Narbonne : leurs enfants, leur bataille ... leurs récits face à l'autisme

MARIE PINTADO
03/04/2014, 10 h 41 | Mis à jour le 03/04/2014, 11 h 20
Sylvie Bros, Coralie Macia et d’autres mamans ont confié leurs témoignages à Anne-Valérie Delaplace.
Sylvie Bros, Coralie Macia et d’autres mamans ont confié leurs témoignages à Anne-Valérie Delaplace. (© D.R)

Douze mamans audoises et héraultaises ont livré leurs témoignages dans un livre,  "Mamans d'enfants autistes, nos vies, nos peines, nos joies..."

Elles les appellent “mon petit extraterrestre”, “mon loulou”, “mes monstrosors”, “ma princesse”, “mon fils”. Tous ont des surnoms différents. Tous sont différents. Tous sont autistes. Différemment. Tous ont une maman. Une battante. De celles qui défendent bec et ongle leur enfant face à l’intolérance, l’incompétence, les préjugés, la société.

Donner la parole

Douze femmes audoises et héraultaises à qui Anne-Valérie Delaplace a donné la parole. Elles, que professionnels de santé, enseignants, entourage, n’écoutent pas assez. Elles, que la société ne prend pas le temps de connaître. Et pourtant.

Dans ce recueil de témoignages, Laëtitia, Céline, Nadia, Françoise, Coralie, Valérie, Patricia, Catherine, Isabelle, Sylvie, Laurence, et Chrystelle évoquent leur histoire avec leur enfant autiste. Chacune avec ses mots. Sans voyeurisme ni pathos, mais avec émotion, on entre dans leur quotidien. On lit la souffrance, les joies, l’espoir. On comprend. “Enfin !” pourraient-elles dire.

"Laissez-nous venir dans votre société"

"Laissez-nous venir dans votre société", lâche Coralie Macia, maman de Leelou, 13 ans, et de Mila, 3 ans, également présidente de l’association Solidarité Autisme Languedoc-Roussillon, au sein de laquelle se retrouvent ces mamans. "On a voulu montrer la réalité des choses, en restant positives. On y a mis nos tripes. Que l’on arrête de nous juger, et que la parole se libère".

L'enfant autiste aime apprendre

Non, un enfant autiste "ce n’est pas Rain Man ou un être enfermé dans sa bulle". Oui, "on n’est pas une famille comme les autres". Oui, "c’est logique d’être fusionnelle quand il s’agit d’un enfant que tout le monde rejette". Non, la crise n’est pas un caprice "mais un moyen de communication". Oui, l’enfant autiste aime apprendre "pour peu qu’on lui donne les outils pour".

"Comme vous réveiller en Chine"

Sylvie Bros a cette jolie métaphore, quand elle évoque la vie d’Antoine (nom d’emprunt, NDLR), 8 ans. "Imaginez-vous vous endormir dans votre lit et vous réveiller en Chine. Ne pas connaître l’endroit où vous êtes, sa langue, ses codes sociaux, les gens. C’est ça être autiste".

Quelles solutions éducatives ?

Dès lors, quelles solutions éducatives proposer à ces enfants ? De l’isolement à l’institut médico-éducatif, de l’hôpital de jour à l’intégration en milieu scolaire classique, les prises en charges sont diverses, pas toujours adaptées, pas toujours accessibles. Là encore, un parcours du combattant. "A travers les récits de maman d’enfants âgés de 3 à 23 ans, il y a quatre générations de prise en charge dans ce livre", calcule Sylvie. Et les mentalités des professionnels qui "évoluent enfin".

Aujourd’hui, Leelou est en IME à Pépieux, Antoine en Clis dans une école de Narbonne. Une “chance”, presque. "Ici, on obtient une auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSI). Sur l’Hérault, ça n’est pas possible. A Narbonne, la prise en charge de l’enfant à la cantine est possible, dans les centres aérés aussi", compare Anne-Valérie Delaplace, enseignante à la retraite. "Or, une AVSI pour un enfant autiste, traduit Sylvie, c’est comme une canne blanche pour un enfant non-voyant". Un recueil qui transpire d’amour. Et d’espoir.

  • "Mamans d'enfants autistes, nos vies, nos peines, nos joies...", Editions Anne-Valérie Delaplace. 17 euros. En vente chez Libellis, rue Droite, à Narbonne, ou sur www.autismediffusion.com
  • Déjà paru, "Moments de vie", par Anne-Valérie Delaplace, dans lequel l'enseignante livre son témoignange sur son expérience en Clis, auprès d'enfants autistes.
  • Anne-Valérie Delaplace ainsi que certaines mamans seront présentes dans le hall de la Médiathèque de Narbonne, le 12 avril prochain, de 10 h à 18 h.
  • Les droits d'auteur des mamans seront reversés à l'association Solidarité Autisme, 25 rue Nigel-Burgess, à Béziers - Tél 06.95.22.20.29 - solidariteautisme@gmail.com
3 avril 2014

Interview Jean-Marc Bonnifay sur France Bleu - association Vaincre l'Autisme

Mercredi 02 avril 2014 à 16h10

2 avril 2014

Bry-sur-Marne : l'hôtel de ville en bleu pour la journée mondiale de l'autisme !

tiret vert vivrefm topQuelques photos immortalisant l'évènement et à travers l'autisme un message clair de la nouvelle équipe municipale en direction des personnes ou familles touchées par le handicap !

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2 avril 2014

Autisme : soutenir les parents

article publié dans le ligueur.be

Pas simple d’être parent d’un enfant autiste aujourd’hui. La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, ce 2 avril, le rappelle à travers une conférence de presse et diverses manifestations.

Autisme : soutenir les parents

Ce matin déjà, dès 9h, la Bourse de Bruxelles a consacré sa cérémonie « Bell Ringing » à l’autisme, en partenariat avec l’APEPA et la VVA, leur association sœur en Flandre, en présence de plusieurs personnalités. À l’image de ce qui s’est fait simultanément dans les Bourses de New York, Amsterdam, Londres, Paris, Tokyo…

Éclairez en Bleu

Autre initiative prise ce jour : l’éclairage de bâtiments du monde entier en bleu, durant la nuit du 2 avril, pour sensibiliser à l’autisme. « Éclairez en Bleu »(Light It Up Blue) est une initiative d'Autisme Speaks, la plus grande organisation américaine de soutien à l’autisme. À son initiative, sont illuminés en bleu, à travers le monde, des monuments symboliques : hôtels, complexes sportifs, salles de concerts, musées, ponts, commerces, maisons et autres bâtiments... Chez nous, il s’agira notamment de l’Élysette à Namur.

Un enfant belge sur deux

Aujourd’hui, 1 enfant sur 100 naîtrait autiste en Belgique mais, dans certains pays, la prévalence monte à 1 enfant sur 88. Cela s’annonce comme un véritable problème de santé publique ! L’année passée, un Collectif d’une dizaine d’associations, rédigeait et présentait au monde politique une proposition de Plan Autisme. Un article du Ligueur vous détaillait à cette occasion la réalité vécue par les enfants concernés et leurs familles (voir EN SAVOIR +, ci-dessous). Les services existants, les écoles, les institutions ne sont que peu ou pas soutenus et donc peu ou pas outillés pour accompagner les enfants dans ces situations. Or, si l’autisme ne se guérit pas, on peut aider l’enfant à mieux s’adapter au monde qui l’entoure, à mieux le comprendre et se faire comprendre. C’est le but d’une éducation adaptée !

Début 2014, des parents, fatigués d’attendre des mesures qui tardent à se concrétiser, ont interpellé le monde politique. Ils ont rencontré, en premier lieu, la ministre de la Santé Laurette Onkelinx, ensuite d’autres élus. « Ce fut l’occasion d’expliquer la situation d’abandon de ces familles, raconte Cinzia Agoni, d’Inforautisme, le combat sans relâche qu’elles mènent face aux administrations censées les aider, aux écoles censées accueillir leurs enfants, aux professionnels censés être formés à l’autisme… Seules face au handicap, de nombreuses mères arrêtent de travailler pour se consacrer entièrement à leurs enfants. C’est une course contre la montre pour tenter d’éviter le surhandicap. Car si l’enfant ne reçoit pas d’éducation adaptée, fortes seront les chances qu’il termine sa vie d’adulte dans une institution psychiatrique ou dans la rue. Les mamans se forment aux diverses méthodes référencées par les études internationales, elles payent de leur poche les séances de logopédie et les traitements cognitivo-comportementaux non remboursés, elles créent des asbl, vendent des bics, organisent des soirées caritatives et parfois, même si c’est rare mais bien réel, elles lâchent prise et défrayent la chronique par un geste extrême. »

Des avancées

Tout cela, elles l’ont répété ce matin lors d’une conférence de presse organisée avec le soutien de l’asbl Inforautisme au Parlement Fédéral, à Bruxelles, en présence de Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et de Philippe Courard, secrétaire d'État aux Affaires sociales, aux Familles, aux Personnes handicapées. Ceux-ci ont eu l’occasion de mettre en avant des avancées. « Je ne vais en citer que quelques-unes, précise Cinzia Agoni, mais importantes pour les parents. C’est ainsi qu’une étude est en cours pour évaluer la possibilité d’accorder le remboursement de séances de logopédie monodisciplinaire qui concerne directement les enfants autistes. Autre avancée : la révision des grilles d’évaluation pour la reconnaissance du handicap, ce qui devrait permettre l’octroi d’allocations majorées aux parents. Troisième point : le KCE, centre d’expertise en soins de santé, réalise une étude des bonnes pratiques en vue de diffuser un rapport vers septembre 2014, avec les lignes directrices d’une bonne prise en charge des patients. Ce rapport devrait s’inscrire dans le cadre du plan autisme que le politique s’est engagé à mettre en place. Et si je peux encore citer une avancée, j’évoquerai les huit centres de références en Belgique, dont quatre francophones, qui ont vu leur capacité doubler, même s’ils présentent des pratiques hétérogènes. » Pour info, ces huit centres de références ont été créés en 2005 pour le diagnostic et le suivi de la prise en charge de l’autisme, dans le cadre de la reconnaissance de l’autisme comme handicap. Enfin, la conférence de ce matin a été l’occasion d’annoncer la mise en ligne d’un tout nouveau site : www.plan-autisme.be. Au-delà de ces avancées, la priorité des priorités reste l’application des quatorze recommandations du plan autisme.

 

Michel Torrekens

2 avril 2014

Communiqué de presse de Marie-Arlette CARLOTTI : Je continuerai à défendre la solidarité

 

Marie-Arlette CARLOTTI

Sur son site le 2 avril 2014

Le Président de la République ouvre un deuxième temps de son quinquennat en confiant au Premier Ministre Manuel Valls la mission de mettre en œuvre concomitamment un « pacte de responsabilité » et un « pacte de solidarité ».

La solidarité a été la valeur cardinale de mon action au Gouvernement depuis mai 2012. A mi-chemin entre la fraternité et l’égalité, la solidarité est le cœur battant de notre idéal républicain. J’ai mis toute mon énergie, toute ma force de conviction au service de celui-ci.

En solidarité aux personnes démunies, j’ai porté un plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté. Un plan ambitieux, qui s’attaque aux causes et aux manifestations de la pauvreté dans tous les domaines : l’accès aux droits, l’emploi, le logement, la santé, l’éducation, la citoyenneté, etc…

En solidarité aux personnes handicapées, j’ai travaillé au long cours en suivant l’horizon de l’accessibilité universelle. En provoquant un Comité Interministériel du Handicap, le premier depuis sa création, j’ai voulu que la politique du handicap ait une feuille de route claire, volontariste, et partagée par tout le Gouvernement. Alors que la loi de 2005 était en passe d’être compromise par l’inaction politique de la droite, j’ai sauvé cette loi et rendu irréversible le mouvement vers l’accessibilité.
J’ai eu un engagement particulier pour les personnes autistes et leurs familles. Touchée par leur détresse, lucide sur les manques et les défauts de prise en charge, j’ai été à l’initiative d’un 3è plan autisme qui a constitué une triple rupture : dans ses orientations qui suivent les recommandations de la Haute Autorité de Santé, dans sa méthode fondée sur la concertation et dans son budget de 205 millions d’euros.

Je ne peux ici résumer 22 mois d’action quotidienne et déterminée. 22 mois où j’ai eu l’immense responsabilité de conduire la politique du gouvernement dans les champs du handicap et de l’exclusion.

Je quitte le Gouvernement avec le sentiment d’avoir réalisé beaucoup mais consciente que tant reste à faire.

Je veux remercier mon équipe et l’administration de la direction générale de la cohésion sociale. Leur dévouement et leur sens de l’intérêt général honore notre République.

Je veux surtout remercier tous ceux qui loin des hautes sphères de l’Etat donnent sans compter leur temps, leur énergie, leur générosité, leur intelligence. Je veux remercier les acteurs associatifs, je veux remercier les travailleurs sociaux, je veux remercier tous les professionnels et les bénévoles de solidarité. Tous ceux qui dont le nom n’apparaîtra dans aucun journal officiel, dans un aucun générique de fin, mais qui font tenir notre nation debout parce qu’ils ont compris comme Léon Bourgeois que la solidarité est la condition de la vie.

Je souhaite courage et succès au nouveau Ministre.

Pour ma part, je continuerai à défendre la solidarité au sein de l’Assemblée nationale.

2 avril 2014

Autisme : une association porte plainte contre l'agence régionale de santé d'Ile de France

tiret vert vivrefm toparticle publié sur VIVREfm

Une association de parents a déposé une plainte le 20 mars devant le tribunal administratif suite à l'attribution de la gestion d'un service d'accompagnement à une association qui ne serait pas en conformité avec les recommandations de la Haute autorité de santé.

L'agence régionale de santé devra répondre devant le tribunal de sa décision en faveur d'un organisme lié à la psychanalyse
L'agence régionale de santé devra répondre devant le tribunal de sa décision en faveur d'un organisme lié à la psychanalyse

L’ARS Ile-de-France a décidé en janvier de confier la gestion d'un futur service d'accompagenement des enfants autistes dans le Val-de-Marne à l’organisme gestionnaire ARISSE. L’association de parents TouPI, a déposé le 30 mars une requête au Tribunal Administratif de Paris pour demander l’annulation de cette décision. Deux mères d’enfants autistes du Val-de-Marne, Mouna Goubet et Thérèse Rousselot, se joignent à cette requête.

Un organisme qui "vient du monde de la psychiatrie"

 

Selon Maître David Taron, avocat de l'association, l'ARS ne respecte pas ses propres règles de décision. "Les recommandations de la Has ont été rendues obligatoires par le propre cahier des charges de l'ARS. L'agence ne respecte pas les règles du jeu qu'elle s'était elle-même fixées". Interrogée en février par Vivre FM l'Agence régionale de santé par la voix de Marc Bourquin, responsable du Pole Médico-social de l'agence reconnait : "c'est vrai que c'est une association qui vient du monde de la psychiatrie, mais l'engagement qui a été pris c'est d'avoir auprès des enfants une pluralité d'approches et de former les personnels aux méthodes comportementales et éducatives".

Me Taron explique que l'association a modifié son site Internet à la fin de l'année 2013 pour retirer tout ce qui faisait référence à la psychanalyse. L'avocat rappelle que le Vice-Président de Arisse avait signé "l'appel des milles" qui refusait explicitement la mise en application des recommandations de la Haute autorité de Santé. Mais le conseil de l'association pourrait aussi dénoncer des points de la précédure de l'appel à projet qui ne seraient pas conformes : "la commission de selection des appels à projet n'a pas été correctement informée" explique Me Taron.

Lors de l'appel à projet, d'autres associations avaient répondu en faisant des offres sur la base des recommandations de la HAS et disposaient d'une solide expérience en matière d'accompagenment des enfants autistes. Cette offre n'a pas été retenue.

Dans un communiqué l'association Toupi explique :
"La requête déposée aujourd’hui permettra de faire la lumière sur la manière dont a été menée la procédure d’appel à projets. Nous espérons que, dans le souci de permettre aux familles du Val-de-Marne de bénéficier au plus vite d’un SESSAD correspondant aux orientations voulues par le 3ème plan Autisme, l’ARS Ile-de-France constatera rapidement son erreur d’appréciation et retirera sa décision."

Vincent Lochmann

2 avril 2014

Autisme : Ma fille est restée à domicile pour une meilleure prise en charge

SANTE - A l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme metronews a recueilli le témoignage de Christine Haltebourg, qui a privilégié le placement à domicile pour Aude sa fille autiste plutôt que les institutions, dont les dysfonctionnements sont encore trop nombreux.

autisme
L'autisme est caractérisé par des altérations graves de la communication, et des interactions sociales. Photo : SIPA
Christine Haltebourg, mère de Aude, 21 ans.
Christine Haltebourg, mère de Aude, 21 ans. Photo : DR

Aude a cinq ans quand les médecins lui diagnostiquent un autisme. Jusqu'à ses 18 ans, elle passera par diverses structures dans le Haut-Rhin, entre hôpital psychiatrique et les établissements spécialisés de jour. Mais aucune d’entre elles n’a été en mesure de proposer un endroit réellement adapté. "Aude et ses camarades avaient seulement une heure et demie d'activité par jour, le reste du temps, ils étaient enfermés dans une pièce de 85m2 et recevaient des médicaments", déclare sa mère Christine.

Quand elle récupère sa fille, elle retrouve un "véritable légume". "Cela aggravait son handicap. Je ne pouvais pas continuer à la ramener dans cet état, c'était une forme de maltraitance", raconte-t-elle. Une nouvelle visite de tous les établissements du Haut-Rhin lui confirme qu'elle ne trouvera pas plus d'aide ailleurs. Il faut impérativement trouver une alternative. La solution s'impose : garder Aude à domicile. Mais pas question de reproduire les mêmes méthodes éducatives que ces institutions.

Deux méthodes de prise en charge s'affrontent

Christine choisit alors une nouvelle approche, la technique cognitivo-comportementale. Cette dernière consiste à stimuler l'enfant autiste tout au long de la journée avec divers exercices pour augmenter les interactions sociales, favoriser son autonomie et développer ses compétences. Dans son rapport, publié le 8 mars 2012, la Haute autorité de santé la préconise, plutôt que le recours à la psychanalyse. Et décide de mettre en place de nouvelles recommandations de bonne pratique pour le suivi de l'autisme.

Une nouvelle école, différente de celle employée jusqu'ici. "Tous ces établissements préfèrent l'approche psychothérapeutique. Celle où quand votre enfant est diagnostiqué autiste on vous dit que c'est de votre faute parce qu'il a manqué d'attention". Trois auxiliaires de vie interviennent à raison de 63 heures par semaine. Lèche-vitrines, piscine, équitation… Aude, qui a aujourd'hui 21 ans, pratique une activité chaque jour. "Ma fille est heureuse, explique-t-elle. C'est la plus belle réussite que je peux souhaiter aux parents".

"La France a 40 ans de retard"

Pour mener à bien son projet, Christine a dû demander la prestation de compensation du handicap (PCH). Née de la loi du 11 février 2005 cette dernière lui a permis de couvrir les frais d’une prise en charge par un service professionnel. Pour obtenir les financements, chaque famille doit remettre un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées la plus proche. L'aide lui est accordée : 264 heures financées par mois mais ce ne fut pas facile. "C’est un vrai combat, il faut bien préparer son argumentation" met-elle en garde.

Forte de ce résultat, cette mère engagée ne compte pas renoncer à ce placement à domicile, "sauf si de nouvelles structures avec les prises en charge adéquates se développent. Mais la France a 40 ans de retard sur le sujet", conclut-elle. Le troisième plan autisme 2013-2017 mené par la ministre Marie-Arlette Carlotti va dans ce sens. Ce dernier vise à "répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l’autisme en France". Il y a urgence : en février 2014, le Conseil de l’Europe a condamné pour la cinquième fois la France pour sa mauvaise prise en charge des personnes autistes.

L'autisme en France

L’autisme a été reconnu comme un handicap en 1996 par la loi "Chossy". Il s'agit d'un trouble sévère et précoce du développement qui affecte les fonctions cérébrales de l’enfant avant l’âge de 3 ans. On estime aujourd’hui, à près de 650 000, le nombre de personnes atteintes d’autisme, en France. En 2010 seules 75 000 personnes atteintes d’autisme ou de TED (troubles envahissants du développement) étaient diagnostiquées et prises en charge dans le secteur médico-social et moins de 20 % d’entre elles bénéficiaient d’un accompagnement au sein d’une structure dédiée. Si le diagnostic des enfants autistes a progressé, la question d’un accompagnement adapté se pose toujours aujourd’hui pour les adultes. Par ailleurs, les recommandations de bonnes pratiques de la HAS ne sont que très lentement diffusées et peu d’enfants autistes bénéficient des interventions recommandées.

2 avril 2014

Non, mon enfant n'est pas mal élevé ... IL EST JUSTE AUTISTE !

Non mon enfant n'est pas mal élevé il est autiste

2 avril 2014

Journée mondiale de l'autisme : cap sur l'emploi

tiret vert vivrefm topA l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme du 2 avril, Autisme-Europe et le Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-moon appellent les gouvernements et le secteur privé à créer des opportunités d’emploi innovantes pour les personnes avec autisme.

Comme l'opéra de Sidney, l'empire state building, le Taj mahal, le Christ du Corcovado à Rio, l'Hôtel de ville de Paris est illuminé en bleu pour la journée de l'autisme.
Comme l'opéra de Sidney, l'empire state building, le Taj mahal, le Christ du Corcovado à Rio, l'Hôtel de ville de Paris est illuminé en bleu pour la journée de l'autisme.

 Des études montrent qu’entre 76et 90% des adultes avec autisme sont sans emploi.

C’est l’une des nombreuses raisons qui ont poussé l’Assemblée Générale des Nations Unies à instituer la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme, afin d’attirer l’attention chaque année sur les besoins urgents des personnes avec autisme dans le monde.

Aujourd’hui, 1 sur 150 est diagnostiqué avec autisme– et l’Union européenne compte aujourd’hui  3,3 millions de personnes avec autisme. Dans la plupart des régions d’Europe, ces enfants devenus adultes, sont confrontés au chômage et au manque, voire à l’absence de totale, de  soutien.

Des difficultés à interagir

Les personnes autistes ont des difficultés  à interagir dans le cadre professionnel, et les obstacles les plus importants auxquels elles se heurtent pour accéder à l’emploi sont le manque de soutien pour trouver et conserver un travail, mais également la stigmatisation liée à l’autisme.

A travers l’Europe et dans le monde, de grandes entreprises innovantes commencent désormais à exploiter les points forts et uniques des personnes avec autisme pour atteindre leurs objectifs.

L’entreprise informatique danoise Specialisterne, par exemple, poursuit l’objectif de créer de l’emploi pour un million de personnes avec autisme à travers le monde. Créée en 2004 par le père d’un jeune homme avec autisme, l’entreprise emploie une majorité de personnes avec autisme travaillant notamment dans le domaine des tests de logiciels, de la programmation informatique et de l’encodage de données en sous-traitance pour des  entreprises. Specialisterne considère les caractéristiques  uniques des personnes avec autisme telles que le sens du détail, le fait d’apprécier les tâches répétitives, la tolérance zéro face aux erreurs, la persévérance et la loyauté comme de précieux atouts pour effectuer un travail de haute qualité. Implantée dans une dizaine de pays, Specialisterne a déjà permis à plusieurs centaines de personnes avec autisme de trouver de l’emploi. A cette fin, Specialisterne collabore avec des multinationales comme Nokia, Deloitte, Cisco, Microsoft et Oracle.

En Italie, le géant des cosmétiques L’Oréal vient de démarrer un projet à long terme pour encourager l’emploi des personnes avec autisme dans l’entreprise, l’objectif étant d’intégrer de jeunes adultes avec autisme à sa main d’œuvre à divers postes, tel que le traitement de données et l’archivage, le conditionnement de cosmétiques et le contrôle de la qualité et de la sécurité. L’entreprise a mis au point des formations pour ses employés avec autisme, pour les autres membres du personnel et les managers et désigné des tuteurs parmi les membres du personnel pour les coacher.

Ban Ki-Moon : "promouvoir le respect des personnes autistes"

Dans son message adressé à l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme, Le Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-moon insiste sur le fait que « L’éducation et l’emploi revêtent une importance déterminante. L’école rattache l’enfant à son groupe. L’emploi rattache l’adulte à la société. Les autistes méritent de suivre la même voie. En intégrant des enfants ayant des capacités d’apprentissage différentes dans les écoles générales et spécialisées, nous pouvons modifier les comportements et promouvoir le respect. En créant des emplois adaptés pour les adultes autistes, nous intégrons ceux-ci dans la société.»

Il ajoute que : « La Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme ne se limite pas à encourager l’entente ; c’est un appel à l’action. J’invite instamment tous les acteurs concernés à favoriser la réalisation de progrès en soutenant des programmes d’éducation, la création de débouchés et d’autres mesures qui contribuent à la réalisation de notre projet commun consistant à bâtir un monde dont les bienfaits sont plus largement partagés. »

Des travailleurs performants

La présidente d’Autisme-Europe, Zsuzsanna Szilvàsy, encourage d’autres organisations à émuler Specialisterne et L’Oréal : « Nous sommes heureux de constater qu’un nombre croissant d’entreprises publiques et privées prennent des initiatives pour employer des personnes avec autisme. »

Les  personnes avec autisme qui bénéficient  d’un soutien spécifique se révèlent des travailleurs performants qui constituent un atout pour les entreprises. En outre, des recherches ont démontré que les grandes entreprises qui emploient des personnes handicapées affichent de meilleurs taux de rétention de personnel, ce qui leur évite d’importants coûts de roulement de personnel.

Elle estime : « Il ne s’agit pas seulement du droit au travail pour les personnes avec autisme – tel que prévu par la Convention de l’ONU relative aux Droits des Personnes Handicapées – mais d’un investissement dont bénéficient les entreprises publiques et privées. »

Pour les personnes avec autisme, l’emploi, c’est plus qu’un simple travail – cela leur permet de mener une vie plus épanouissante et indépendante. De grandes entreprises du monde entier sont en train de se rendre compte qu’employer des personnes avec autisme dépasse la philanthropie et la responsabilité sociale des entreprises : l’utilisation de leurs compétences et la création d’une main d’œuvre plus diversifiée contribuent à leur succès, pour le bénéfice de toutes les parties prenantes.

Cette année, l‘Europe s’unira au reste du monde pour appeler à davantage d’opportunités d’emploi pour les personnes avec autisme tout au long du mois d’avril. En outre, dans de nombreuses villes européennes,  des monuments célèbres seront éclairés en bleu le soir du 2 avril dans le cadre de l’initiative « Light It Up Blue » pour marquer la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme.

Dans des villes européennes, beaucoup de monuments célèbres seront éclairés en bleu durant la nuit du 2 avril, dans le cadre de l’initiative « Light It Up Blue ».

Informations sur l’autisme et l’emploi :

http://www.autismeurope.org/campaigns/autism-and-employment/

Evénements et activités organisés à travers l’Europe à  l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme 2014 :

http://www.autismeurope.org/activities/world-autism-awareness-day/

Monuments éclairés en bleu dans le cadre de la campagne de sensibilisation à l’autisme « Light it Up Blue » :

http://lightitupblue.org/Markslist/waysToLight.do?pageId=361

Message du Secrétaire-Général de l’ONU à l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme :

Rédaction avec Autisme-Europe

1 avril 2014

Portrait : Anne Buisson, son combat contre l'exclusion des enfants avec autisme en France

Vidéo et article publié sur la chaîne du coeur

Anne Buisson, cette femme débordante d'énergie, est de celles qui forcent le respect et l'admiration. Mère de quatre enfants, dont trois atteints d'autisme ; elle a décidé de se battre avec et pour toutes les familles concernées par l'autisme au quotidien.

Comme beaucoup de parents, elle traverse avec son mari un véritable parcours du combattant pour trouver des prises en charge adaptées et emmener ses enfants sur les bancs de l'école. Sur son chemin, elle rencontre des professionnels dont l'enthousiasme et la détermination lui permette bientôt de constater d'incroyables progrès chez son fils et ses deux jumelles.
Parmi ces professionnels ; la psychologue clinicienne Vanessa Laguardère. Elle accepte d'accompagner Anne dans la création de l'association « Sur les bancs de l'école ».

L'objectif est à la fois d'amener l'enfant vers l'autonomie en passant par une scolarisation en milieu ordinaire mais aussi d'accompagner la famille.
L'association cherche à leur offrir des réponses face aux différentes difficultés qu'ils rencontrent (financières, sociales, psychologiques, administratives...).

Et le travail ne manque pas... En effet, les familles se trouvent bien souvent désemparées. Le constat est aussi simple qu'alarmant : 80% des enfants atteints d'autisme ne sont pas scolarisés.
Il y a 600 000 autistes en France, autant que le nombre d'élus !
Il est grand temps de mobiliser tous les députés et sénateurs afin que chacun d’entre eux parraine individuellement le parcours d’une personne autiste et veille à son parcours éducatif et social, à la formation professionnelle, son accès à l'emploi et à une vie digne.

L'actrice Leïla Bekhti, frappée par ces chiffres, a décidé de rejoindre Anne sur le terrain, en devenant marraine de l'association, pour donner plus de voix à son combat.

   

1 avril 2014

Accessibilité .............!!!!!!!!!!!!

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