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"Au bonheur d'Elise"
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diagnostic
2 décembre 2012

Planète autisme le film - Mardi 18 décembre sur France 5 à 20h35

logo france5

Mardi 18 décembre 2012 à 20.35

Le Monde en face

 

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30 novembre 2012

Autisme : le scandale français (débat suite au cerveau d'Hugo) sur youtube

Avec en bonus des infos sur l'action de l'une des invités : Marie-Lucile Calmettes, Présidente de l'association A Tire d'Aile (36)

Débat Présenté par : Benoît Duquesne Durée : 61mn

Résumé :
Pour faire suite à la diffusion du documentaire-fiction «Le Cerveau d'Hugo», qui raconte la vie et le parcours d'un jeune autiste et de sa famille, Benoît Duquesne propose de faire le bilan des connaissances sur cette maladie. Quelles sont les thérapies envisagées par la médecine ? Quelle prise en charge les familles peuvent-elles attendre, notamment sur le plan de l'accompagnement scolaire ? Que deviennent ces personnes une fois adultes, parfois livrées à elles-mêmes ? Sur le plateau, de nombreux spécialistes viennent éclairer cette question aux côtés d'invités qui livrent leur témoignage et leur vécu.

A voir aussi : Le cerveau d'hugo (Film de Sophie Révil) : http://youtu.be/5GORnhWzuVA

Tv express nous donne la liste des invités et pose les bonnes questions :

Autisme : Le scandale français

Réalisateur : Philippe Lallemant, Invité : Marie-Arlette Carlotti, Marie-Anne Montchamp, Frédérique Bonnet-Brilhault, Vincent Gerhards, Valentin Merou, Karina Alt, Lucile Calmettes, Présentateur : Benoît Duquesne, Société de Production : MFP

L'année 2012 serait-elle l'occasion d'entrer dans une nouvelle ère pour la cause de l'autisme en France ? C'est en tout cas ce qu'espèrent les associations de parents d'enfants atteints de troubles autistiques. Et pourquoi cette année en particulier ? Tout simplement parce qu'en 2012, ce trouble encore si mal connu a été déclaré «Grande Cause Nationale»
 
 
 
Marie-Lucile Calmettes, Présidente de l'association A Tire d'Aile (36), Référente du GPS Autisme

marie_lucile_calmettes

Tous les professionnels de l’autisme s’accordent pour constater que la formation à l’accompagnement des personnes avec autisme est soit inexistante, soit sans cohérence avec les particularités de l’autisme, soit dispensée par des organismes privés et onéreux. Le GPS a conçu un module d’une soixantaine d’heures, disponible depuis fin 2011, qui constitue le socle de compétences de base essentielles à un accompagnement approprié.

Le GPS a ensuite entrepris la rédaction d’un guide afin de définir et promouvoir les bonnes solutions d’accompagnement des adultes avec autisme, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année. Il se présentera sous forme de fiches thématiques reprenant les points clés essentiels à respecter tant sur le projet éducatif que managérial, pour un accompagnement de qualité. Ce guide est destiné à nos associations adhérentes, ainsi qu’aux ARS[1] et Conseils généraux dans la rédaction et les réponses pertinentes des futurs appels à projets. Le guide s’adaptera aussi bien aux créations nouvelles qu’aux réhabilitations de structures existantes. Il s’agit de suivre au plus près les recommandations de la HAS et de l’ANESM dans l’accompagnement des personnes avec autisme et d’éviter des solutions qui confinent parfois involontairement à une forme de maltraitance faute de moyens en adéquation avec les besoins.



[1] ARS : Agence régionale de santé

Inauguration de la Maison des Oiseaux
Discours de Marie-Lucile Calmettes, Présidente de l'association A Tire d'Aile
www.atiredaile.org

30 novembre 2012

Le cerveau d'Hugo est sur Youtube ! Look at

Docu-Fiction de Sophie Révil

Résumé :
Hugo est né avec cet handicap qu'on appelle l'autisme. Il aime se décrire comme un martien au pays des «neurotypiques», les être humains dits normaux. Ce petit garçon est une véritable énigme. Doué d'une intelligence remarquable, il est même un génie dans son domaine : le piano. Ce documentaire-fiction, avec la voix de Sophie Marceau, raconte son histoire depuis sa naissance jusqu'à ses 22 ans. C'est l'acteur Thomas Coumans qui endosse son rôle, et Arly Jover qui prend celui de sa mère. La fiction est complétée par des images d'archives, des témoignages d'enfants touchés par la maladie et ceux de leurs parents, pour retracer l'histoire de l'autisme.

La critique de Télé7 :
Ponctué de témoignages bouleversants et d'explications scientifiques passionnantes, ce docu-fiction met en lumière la difficulté pour les familles de lutter contre cette maladie. Mention spéciale au comédien Thomas Coumans, dont l'interprétation est parfaite.

A voir aussi : Autisme: Le Scandale français (débat) : http://youtu.be/Hlz55ssbwRg

29 novembre 2012

Lettre ouverte à Madame Marisol Touraine

logo vaincre l'autisme

 

information publiée sur le site de Vaincre l'Autisme

Depuis la mise en place du nouveau gouvernement, VAINCRE L’AUTISME n’a cessé d’agir sur tous les fronts et auprès de tous les ministères concernés par l’autisme, notamment par notre implication dans le Comité National Autisme (CNA) pour élaborer le 3e plan autisme. Nous avons à plusieurs reprises salué les initiatives et la réactivité du gouvernement à se saisir de la question épineuse de l’autisme en France. Cependant, au fil des réunions du CNA se dessinent et se confirment des perspectives contraires à l’intérêt de l’autisme et des personnes concernées.

Le gouvernement français a le devoir de se responsabiliser de la question de l’autisme et de prendre des mesures fermes. VAINCRE L’AUTISME se mobilisera en tant qu’association avant-gardiste et proactive pour l’innovation en matière d’autisme.

 

 Lettre ouverte a Mme Marisol TOURAINE et au gouvernement français

 

 CP 3eme PLAN AUTISME LE GOUVERNEMENT SE DERESPONSABILISE

 

28 novembre 2012

Enquête sur les conditions du diagnostic de l'autisme sur le site Autisme Infantile

Enquête IntegraGen auprès de parents d’enfant atteint d’autisme: les résultats

Bernard CourtieuVous avez été plusieurs centaines à répondre à l’appel de Nathalie et à participer à une enquête relative aux conditions du diagnostic de l’autisme chez votre enfant et sur votre perception du rôle et de l’intérêt d’outils de diagnostic génétique précoce.

Pour ne rien vous cacher, une équipe de trois américains sur le terrain pendant un mois avait ramené 172 réponses à un questionnaire comparable, alors quand Nathalie s’est permis de sourire en disant qu’elle et ses crocobics pouvaient faire mieux en un week-end, nous avons aussi un peu souri.

Quand on a fait le compte, nos amis américains ont simplement baissé la tête et ont dit « où l’avez-vous trouvée? » – un immense merci à Nathalie, à ses camarades Jean-Louis Chapellier, Lionel Chamussy, Stéphane Bruzzi, et tous ceux qui l’ont relayée.

Les résultats

Vous trouverez les résultats complets sur le site.

Pour ceux qui n’ont pas envie de rentrer dans le détail des 25 pages, de résultats, voila ce que j’en retire de plus marquant:

  • Tout d’abord, les résultats sont quasi identiques entre les francophones (dont 470 français et 40 Québécois) et les américains. Ensuite le délai: entre le moment où les parents s’aperçoivent que l’enfant ne se développe pas comme les autres et le diagnostic définitif, il se passe près de deux ans et demi. On dit que les choses avancent, que les professionnels sont mieux formés, que le diagnostic est plus précoce… certes, mais quand on vous interroge, vous nous dites qu’il s’est passé plus de deux années pendant lesquelles le diagnostic n’a pas été confirmé, alors qu’il y avait des premiers signes.
  • Deuxième point, vous êtes plus de 60% à répondre qu’un examen génétique a été réalisé, ce qui est énorme, beaucoup plus important qu’aux USA et qu’au Québec (où ils sont seulement 18%). C’est surprenant compte tenu du peu d’outils existants mais très encourageant quant aux perspectives d’utilisation de la génétique dans l’ensemble de l’arsenal disponible pour contribuer à un diagnostic clinique précoce.
  • Et, par conséquent, troisième point, vous êtes près de 70% à dire que vous souhaiteriez réaliser un test qui puisse prédire le risque d’autisme chez un enfant dont un frère ou une soeur est atteint, parce que vous pensez que cela permettrait d’accélérer le diagnostic et la prise en charge, et d’améliorer le suivi. Pour les 30% qui ne l’auraient pas souhaité, les raisons sont plutôt « qu’est-ce que cela aurait changé » ou « cela aurait majoré mon anxiété ».

                                     - voir ce tableau sur le site Autisme Infantile -

enquête IntegraGen

Et maintenant?

Bien sur cette enquête ne résout pas d’un coup le problème du diagnostic encore trop tardif, mais on en retire que vous pensez:

  • Qu’une période de plus de deux ans s’écoule entre premiers signes et diagnostic définitif, et que c’est probablement là qu’on peut agir et avoir un impact considérable.
  • Qu’un outil qui permettrait de réduire ce délai, et par conséquent d’accélérer la prise en charge, non seulement ne vous fait pas particulièrement peur, mais surtout vous permettrait – ou vous aurait permis – de réduire ce délai, de mettre en place plus tôt les outils de prise en charge. Quand on connait le bénéfice de la prise en charge précoce et les difficultés que vous rencontrez pour mettre en place les AVS, l’ABA, et toutes ces choses en trois lettres qui permettent d’accompagner vos enfants, c’est clair et parfaitement compréhensible.

Il y a encore beaucoup de travail pour permettre à ces outils de trouver leur place mais vous avoir écouté et comprendre mieux ce dont vous pourriez bénéficier nous permet de travailler en ce sens. Un immense merci encore une fois et à très bientôt.

Et surtout, ne lâchez rien!
- Bernard Courtieu

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28 novembre 2012

Revoir "Le cerveau d'Hugo" sur France 2 du mardi 27 novembre & le débat "Autisme : le scandale français"

logo france 2

Quelques images à retenir. Cliquez sur n'importe laquelle pour accéder au film en replay.

Lien vers le débat animé par Benoît Duquesne ICI "Autisme : le scandale français"

cerveau hugo image 1

cerveau hugo image 2

cerveau hugo image 3

cerveau hugo image 4

 

26 novembre 2012

document audio très intéressant sur le site de la MGEN

25 novembre 2012

congrès d'Autisme France : discours d'ouverture de la présidente Danièle Langloys

En préambule, je me dois de rappeler mon opinion que j'ai déjà développée dans un article ici.

Quelque part Danièle Langloys, présidente d'Autisme France, est devenue ma référence compte tenu de ses prises de positions qui s'appuient sur une connaissances non seulement des textes réglementaires mais aussi du terrain. Quand elle s'exprime c'est toujours sur la base de situations constatées et avec une argumentation solide. Et le discours est clair.
Pas une seul des éléments qu'elle souligne ne peut être contesté.

La connaissance, nous l'avons
Les outils, nous les avons.

Je voudrais souligner que :

L'avis n° 102 du CCNE du 6 décembre 2007 dont Jean-Claude Ameisen était le rapporteur est très intéressant.

Il vient d'être nommé président du CCNE et j'ai rappelé dans un article récent ses prises de positions novatrices.

Reste la volonté politique de passer à l'action en faisant du mieux possible sur la base des connaissances actuelles assez bien définies par les recommandations de la HAS & de l'ANESM.
La préparation du troisième plan autisme est en cours.

Et Danièle Langloys nous apprend que les usagers via les associations sont considérés comme des parents pauvres ou de pauvres parents c'est selon ...  consultés à la marge si j'ai bien compris.

Peut-on considérer cela comme un fonctionnement normal ?

Jean-Jacques Dupuis


 

publié sur le site d'Autisme France

Discours d'ouverture de Danièle Langloys

Extrait

"Alors cette situation doit cesser. La France doit cesser d’être la honte internationale en matière d’autisme. En France aussi, on peut et on sait accompagner une personne autiste : pour cela, il faut des moyens, certes, mais il faut surtout la volonté de former les professionnels, et d’utiliser l’argent disponible à mettre en oeuvre les programmes éducatifs demandés par les familles, qui ont le droit faut-il le rappeler au libre choix des prestations.
Avec le même argent, on pourrait faire tellement plus et tellement mieux : les familles attendent donc du prochain plan autisme que nos tutelles prennent le taureau par les cornes, qu’elles aient enfin un minimum de courage, pour bousculer hiérarchies et lobbies, dans un pays à tant d’égards ringard et verrouillé, et hisser la France au rang des pays exemplaires en matière d’autisme ; les associations ne sont pas dans les groupes de travail de ce plan autisme, elles ont droit à des pseudo-concertations de 2h, c’est très dommageable, alors que les anciens comités autisme nous mobilisaient toute une journée de travail. Nous vous prions vivement, madame la Secrétaire, de laisser toute leur place aux usagers, car c’est d’eux qu’il s’agit, et pas de l’intérêt des administrations ou des différents lobbies de santé."

http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_15249_1.pdf

23 novembre 2012

Excellente présentation des actions possibles en matière d'accompagnement de la personne autiste

Une conférence débat organisée par la Fondation Autisme et la Mairie de Paris

a eu lieu le 15 novembre 2012

Pour tous ceux qui n'ont pu y assister => voir la présentation : ICI

Autisme
et troubles envahissants du développement
des solutions pour aujourd'hui

Trame de la conférence

1 L'autisme, un problème juste "pour les autres" ?
2 Nature des troubles autistiques et derniers progrès de la recherche
3 Détection et diagnostic
4 Suivi médical
5 Prise en charge éducative
6 L'action des pouvoirs publics

23 novembre 2012

Un autre regard sur le handicap autistique : le cas des Etats-Unis

Une comparaison édifiante France - Etats-Unis présentée au congrès d'Autisme France
En gros 30 ans de retard du côté français et un coût économique et social incroyable :

http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_15249_3.pdf

22 novembre 2012

Conférence gratuite à Saint-Thibault des Vignes (77) le 13 décembre 2012

Dépistage et prise en charge précoces des troubles du spectre autistique
Comment diagnostiquer dès 18 mois, pour quelles interventions précoces ?

Organisée par AURA 77.

Avec la participation de :

Docteur Nadia CHABANNE, Pédopsychiatre, Hôpital Robert Debré

Docteur Sophie BADUEL, Psychologue,
Assistante du Professeur Bernadette ROGE,
Université de Toulouse, CERESA

Jeudi 13 décembre 2012
de 13h30 à 17h00
Centre socioculturel Marc Brinon
Rue des vergers 77400 Saint-Thibault les Vignes

Conférence gratuite
Inscription obligatoire avant le 10 décembre 2012

Voir le programme ICI

Et pour s'inscrire c'est tout simple via l'imprimé en ligne => GO !

21 novembre 2012

Autisme : agir tôt chez l'enfant permet des progrès

Par figaro iconAdélaïde Robert-Géraudel - le 13/11/2012
Une équipe américaine vient de montrer qu'une intervention précoce sur le développement d'enfants atteints de troubles autistiques améliore non seulement les compétences sociales mais modifie aussi leur activité cérébrale.

Une méthode d'intervention mise au point par l'équipe de Sally Rogers et Geraldine Dawson, de l'UC Davis MIND Institute en Californie (1) vient de faire ses preuves sur une petite population d'enfants atteints de troubles autistiques. L'intervention a amélioré à la fois le langage, le quotient intellectuel (QI), le comportement adaptatif et les compétences sociales des enfants.

La méthode dont il est question a été baptisée «modèle Denver d'initiation précoce» (Early Start Denver Model, ESDM). «C'est une intervention intéressante car elle est très hétérogène. Elle associe une approche comportementale avec un travail sur le développement ainsi que sur l'imitation», explique Eric Lemonnier, psychiatre responsable du Centre Ressources Autisme de Bretagne du CHU de Brest.

L'intervention a été réalisée par les professionnels de santé et relayée à la maison par les parents. Elle était à la fois précoce (initiée entre 18 et 30 mois) et intensive: 20h par semaine pendant deux ans. Elle comprenait des activités visant à augmenter la motivation à entrer en relations avec les autres et un entraînement particulier: celui de la reconnaissance des visages de quatre personnes de l'entourage de l'enfant (père, mère, frère ou sœur, thérapeute).

Un effet sur le fonctionnement du cerveau

Les chercheurs ont mené l'étude auprès de 48 enfants atteints d'autisme ou de troubles envahissants du développement non spécifiés. La moitié a bénéficié de l'ESDM, l'autre a été prise en charge avec une méthode traditionnelle.

A la fin de l'étude, des photos de visages féminins et d'objets (des jouets) ont été présentées aux deux groupes ainsi qu'à des enfants non autistes. Leur activité cérébrale (électro-encéphalogramme, EEG) était enregistrée.

Les enfants pris en charge de manière classique ont présenté les anomalies EEG de perception, d'attention et de traitement de l'information typiques des enfants atteints de troubles autistiques. A l'inverse, les enfants pris en charge par l'ESDM ont présenté une attention que les auteurs jugent, à l'électro-encéphalogramme, «normalisée». Aux modifications de l'EEG étaient corrélées une amélioration des comportements sociaux. Un résultat qui n'est «pas très surprenant», juge le Dr Eric Lemonnier. «Mais l'étude est élégante et il est parfois très difficile de prouver des évidences».

Vrais progrès et vraies limites

L'étude, publiée en ligne dans le Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry est encourageante mais ne doit pas cependant véhiculer de faux espoirs. «Elle montre que lorsqu'un enfant est repéré très précocement il faut intervenir et que lorsqu'on intervient, ça marche», commente le Dr Lemonnier. «Mais il est sans doute exagéré de parler d'activité cérébrale normalisée. On obtient, après l'ESDM, une activité du même type que celle d'un enfant non autiste, mais poussée à l'extrême. C'est un effet de l'entraînement. On ne normalise pas, on ne traite pas, on entraîne, sur un élément précis».

En outre, le spécialiste tient à souligner que ce type d'intervention, très précoce, se heurte à la difficulté actuelle de repérer les enfants concernés. «Je connais très peu de spécialistes capables de diagnostiquer un enfant autiste à 18 mois comme c'est le cas dans cette étude, précise le Dr Lemonnier. Aujourd'hui, en France, on identifie un enfant à risque autistique entre 24 et 30 mois». Des travaux sont en cours pour trouver des signes diagnostiques plus précoces.

(1) La méthode a fait l'objet de deux livres co-écrits par Sally Rogers, Geraldine Dawson et Laurie Vismara. L'un est à destination des professionnels de santé et l'autre, intitulé «An Early Start for Your Child with Autism : Using Everyday Activities to Help Kids Connect, Communicate and Learn», à destination des parents.

19 novembre 2012

Autisme : le dialogue impossible

article publié dans Libération

12 novembre 2012 à 19:06

Décrétée «Grande cause nationale» en 2012, cette maladie compliquée continue à diviser.
 
Par ERIC FAVEREAU

L’autisme, grande cause nationale 2012… Sur le moment, ce fut une bonne nouvelle, saluée par tous les acteurs. Mais au final, est-ce que cela fut une année faste pour les autistes ? Les a-t-on regardés différemment? Et surtout, les a-t-on mieux pris en charge ?

Rien n’est moins sûr. Des polémiques d’une extrême violence ont éclaté tout au long de l’année 2012 ; des anathèmes ont été jetés comme jamais à la figure des uns et des autres, des pédopsychiatres ont été présentés comme des tortionnaires, des parents d’enfants atteints ont été catalogués comme de grands paranoïaques… Et sur le terrain, peu d’échos. Retour sur une année particulière.

 

Définition. Première déception : on a beaucoup parlé d’autisme en 2012, mais on ne s’est toujours pas mis d’accord sur ce qu’est l’autisme. La définition reste confuse, elle varie au gré des interlocuteurs. Est-ce un handicap comme l’affirme la loi ? Ou bien plutôt une maladie mentale comme le suggèrent d’autres ? Une atteinte génétique, comme le répètent les chercheurs en neurosciences ? L’autisme continue, en tout cas, à être un diagnostic fourre-tout qui permet toutes les approximations.

Selon la Haute Autorité de santé (HAS), en tout cas, «les définitions des troubles envahissants du développement (TED), dont fait partie l’autisme, ont beaucoup évolué ces trente dernières années». Les TED se définissent désormais comme un groupe hétérogène de troubles qui se caractérisent «par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication et de langage, ainsi que par un répertoire d’intérêts et d’activités restreint, stéréotypé et répétitif».

En 2009, leur prévalence (nombre de nouveaux cas par an) était de 6 à 7 pour 1 000 personnes de moins de 20 ans, soit un enfant sur 150. Mais pour l’autisme infantile, la prévalence tombe à 2 pour 1 000. «En 2010, on pouvait estimer qu’entre 92 000 et 107 500 jeunes de moins de 20 ans étaient atteints d’un TED en France, dont environ 30 000 ont un autisme infantile», selon la HAS.

Prise en charge. Deuxième déception : jamais la guerre dans la prise en charge de l’autisme n’a été aussi véhémente. On dirait des camps retranchés. D’un côté, des associations de parents d’enfants autistes : elles se sont construites sur le malheur et sur la douleur. Bien souvent, elles ont été confrontées à une prise en charge déficiente de leurs enfants. D’où leur souci de sortir du monde de la psychiatrie et leur volonté de définir l’autisme d’abord et surtout comme un handicap que l’on doit contrôler, voire redresser. De l’autre côté, le monde de la psychanalyse et des psychothérapies. Pour eux, l’autisme entre dans la catégorie des psychoses, et de fait, n’a rien à voir avec le handicap. C’est une maladie du lien.

Et au milieu de ce champ de bataille, il y a la Haute Autorité de santé. Celle-ci a voulu trancher. En rendant public au printemps dernier ses recommandations sur la bonne prise en charge de l’autisme, la HAS s’est montrée malhabile, délivrant des bons et des mauvais points. Et, de ce fait, son avis n’a abouti qu’à renforcer les préjugés des uns et les idées arrêtées des autres.

En mars dernier, le professeur Philippe Evrard, président du comité de pilotage sur la prise en charge de l’autisme à la HAS, le disait déjà avec force: «Notre système est d’une terrible pauvreté. Plus d’un tiers des enfants autistes ne reçoivent pas les soins normaux ; certains ont des douleurs aux dents jamais prises en charge. Il faut attendre entre six et dix-huit mois une consultation spécialisée. Un grand nombre d’enfants autistes souffrent de malnutrition.» Terrible constat. Aujourd’hui, son diagnostic n’a guère changé : «Certes, on a beaucoup parlé cette année de l’autisme, et c’est tant mieux. Mais la solidarité nationale reste gravement et catastrophiquement mise à mal. Cela fait vingt ans que je dis cela. Alors que sur les questions de santé, la France est en tête dans les pays d’Europe, sur le handicap nous sommes à la queue de l’Europe.»

Avenir incertain donc. Alors que s’achève cette grande cause nationale 2012, les acteurs, décidément optimistes, se rassurent en attendant le nouveau plan sur l’autisme de la ministre, Marie-Arlette Carlotti, en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

11 novembre 2012

AUTISME : une thérapie très précoce améliore la communication et la fonction cérébrale


Actualité publiée il y a 3 jours

Journal of Autism and Developmental Disorders

Un programme de traitement très précoce des troubles du spectre autistique (TSA), comportant à la fois des activités ludiques ciblées en fonction des troubles des enfants et impliquant les parents, entraîne des modifications cérébrales frappantes et apporte des améliorations significatives dans le comportement, la communication et la fonction cérébrale des enfants atteints d’autisme, selon cette étude de chercheurs de la Yale School of Medicine. Ces résultats, présentés dans l’édition de novembre du Journal of Developmental Disorders Autisme apportent de nouvelles preuves, précieuses, de la nécessité d’une prise charge précoce et donc d’un diagnostic tout aussi précoce des TSA.

Les résultats suggèrent que les systèmes cérébraux contrôlant la perception sociale répondent bien à ce type de thérapie comportementale précoce. Cette thérapie, développée à l'Université de Californie-Santa Barbara, a 3 particularités essentielles, elle comprend la formation des parents, utilise le jeu dans ses méthodes de motivation et a été adaptée pour de très jeunes enfants, à partir de l’âge de 2 ans. Son résultat, manifeste dans l’étude, pose, encore une fois, la question de l’opportunité d’un diagnostic précoce, alors qu’en général, ce diagnostic a lieu entre les 3 et 5 ans d’âge de l'enfant.

Le Dr Volkmar de la Yale et son équipe ont utilisé l’IRM pour mesurer les évolutions dans l'activité cérébrale de 2 enfants de 5 ans atteints de TSA qui avaient suivi ce traitement. Le Dr Pamela Ventola, co-auteur, avait préalablement identifié les objectifs comportementaux distincts pour chaque enfant puis a travaillé à renforcer ces compétences de manière ciblée mais ludique. Les enfants montrent des améliorations dans le comportement et sont aujourd’hui capable de parler à d'autres personnes. Mais, au-delà, l'IRM et l'électroencéphalogramme révèlent une activité cérébrale accrue dans les régions cérébrales qui commandent la perception et la communication sociale.

L'intervention précoce, dans l'autisme, ça marche : Ce sont certes des résultats obtenus sur 2 enfants, mais les chercheurs poursuivent leur recherche à plus grande échelle auprès de 60 enfants. Mais déjà, alors que les 2 enfants dans cette première petite étude ont suivi la même thérapie, les résultats ne sont pas homogènes : L’autisme est un trouble à multiples facettes qui a un effet unique sur chaque enfant. Les recherches à venir devront donc tenir compte de cette hétérogénéité. Mais c’est un pas vers une nouvelle approche thérapeutique prometteuse qui confirme que l'intervention précoce, dans l'autisme, ça marche.

Source: Journal of Autism and Developmental Disorders, 2012; DOI: 10.1007/s10803-012-1683-9 Neural Mechanisms of Improvements in Social Motivation After Pivotal Response Treatment: Two Case Studies et via Yale Early treatment sparks striking brain changes in autism

Accéder aux dernières actualités sur l’Autisme (

Accéder au Dossier Vaincre l'autisme (1/5) de Santé log : Pour y accéder, vous devez être inscrit et vous identifier

Lire aussi :

AUTISME: Un faible contrôle de la tête , à 6 mois, prédictif de TSA -

11 novembre 2012

Magalie, son mari Frédéric & leurs jumeaux autistes Roman & Simon sur M6 (revoir l'émission)

C'est ma vie - "Mamans dans la tourmente" du 10 novembre 2012 à 16h15 sur M6 REPLAY :

ICI

A Lyon, le combat quotidien des parents de Roman et Simon qui témoignent. Rester positifs en regardant les progrès énormes n'empêche pas de noter les difficultés propre au handicap.

Même aidée par des psychologues, la Maman n'arrive pas toujours à gérer des situations banales pour toute autre famille.

A l'évidence, la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour cette famille.

Prochaine diffusion sur M6 le 20/11/2012 à 14h50

=>Voir aussi l'action de leurs grands-parents et les bienfaits de l'équitation dans un excellent article publié dans le Midi Libre http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2012/11/10/25546723.html

10 novembre 2012

vidéo TEDxParis - Lydie LAURENT - Les stratégies cognitivo-comportementales face à l'autisme

 

FORMATRICE ET ENSEIGNANTE SPÉCIALISÉE - TROUBLES COGNITIFS ET AUTISME

Lydie Laurent est Professeur de Physique-Chimie dans l'Éducation Nationale lorsqu'elle tombe enceinte de son premier enfant, Aymeric. Le cas de son petit garçon, diagnostiqué autiste sévère à l'âge de trois ans, la conduit à s'intéresser à de nouvelles stratégies éducatives et méthodologies cognitivo-comportementales; son but étant de donner à son fils les moyens d'accéder à la scolarité et l'apprentissage. Devant l'efficacité des résultats obtenus en mixant les outils de la pédagogie Montessori à l'ABA, elle décide de se professionnaliser dans le soutien scolaire pour aider d'autres enfants présentant des troubles cognitifs et des difficultés d'apprentissage.

9 novembre 2012

Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants : AUTISME

Autisme

(Dernière mise à jour : Septembre 2012)
Éditrices au développement du thème : Mayada Elsabbagh, Ph.D., Université McGill, Canada et Margaret E. Clarke, M.D., University of Calgary, Canada

 

lire : ICI

7 novembre 2012

l'intervention "incontournable" du professeur Jean-claude Ameisen, président du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE)


La situation actuelle de la scolarisation en... par INSHEA

Voir article publié en octobre 2012 => ICI

2 novembre 2012

AUTISME : Dès l'âge de 6 mois, s'ouvre une fenêtre de détection précoce

article publié dans santé log

29/10/2012
Child development

C’est à partir de l’âge de 6 mois que peut commencer à différer le développement des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) par rapport à celui des autres enfants, conclut cette étude de la John Hopkins University et de la Harvard Medical School, la plus grande étude prospective, longitudinale jamais menée à ce jour auprès d’enfants avec diagnostic précoce de TSA. Ces résultats, publiés dans la revue Child Development appellent à la détection très précoce de l’autisme.

Les TSA comprennent un ensemble de troubles du développement du cerveau qui affecte environ 1 sur 88 enfants. Cette étude, menée par des chercheurs de l'Institut Kennedy Krieger, de la Johns Hopkins University School of Medicine, de l'Institute for Aging Research et de la Harvard Medical School a étudié les modes de développement au cours des 3 premières années de vie chez les enfants avec et sans TSA. L'objectif était de mieux comprendre comment les TSA peuvent être détectés le plus tôt possible. C’est l'une des premières études prospectives à tenter de repérer les stades auxquels le développement de ces enfants peut diverger.

Les chercheurs ont suivi 235 enfants, n’ayant pas d’aîné atteint d'autisme, et leur ont fait passer des tests à intervalles réguliers de l’âge de 6 à 36 mois, de motricité, de compréhension de la langue parlée, de partage de leurs émotions, de communication et autres compétences. Les enfants étaient répartis en 3 groupes, les enfants sans TSA, les enfants atteints de TSA diagnostiqués avant l’âge de 14 mois et les enfants atteints de TSA diagnostiqués après l’âge de 14 mois.

-         A posteriori, jusqu’à 6 mois, le développement des enfants atteints de TSA diagnostiqués précocément avant 14 mois, apparaît comparable au développement des 2 autres groupes.

-         À 14 et 18 mois, le groupe diagnostiqué précocément diffère des 2 autres groupes sur de nombreux aspects du développement.

-         De 24 à 36 mois, les deux groupes d’enfants atteints de TSA, quel que soit l’âge du diagnostic donc, montrent un développement similaire.

Evaluer dès 6 mois : Selon Rebecca Landa, directeur du Kennedy Krieger Institute for Autism, ces résultats suggèrent que les TSA passent par une phase préclinique à partir de l’âge de 6 mois, ce qui rend leur détection difficile, d’autant que chez certains enfants autistes les premiers signes de la perturbation du développement peuvent ne pas être spécifiques à l’autisme. Les auteurs recommandent donc un mode de détection par questionnaire aux parents dès l‘âge de 6 mois et de manière répétée durant la petite enfance, avec une évaluation plus approfondie, vers 14 mois, en cas de signes de retard aux tests standardisés.

Dans une précédente étude publiée dans les Archives of General Psychiatry, le Dr Landa avait montré qu’environ 50% des enfants atteints de TSA pourraient être diagnostiqués à l’âge d’un an et que dès 6 mois, un exercice simple permettant d’identifier un faible contrôle de la tête et du cou pouvait apporter de premiers signes prédictifs de TSA.

Source: Society for Research in Child Development  via Eurekalert (AAAS) At 6 months, development of children with autism like those without (Visuel Krieger Institute, vignette NIMH)

30 octobre 2012

Dénoncer les tabous entourant les troubles de santé mentale "Cest d'laM"

Cela ne se rapporte pas strictement à l'autisme même si ... (jjdupuis)

«C'est d'la M»

Dénoncer les tabous entourant les troubles de santé mentale

(article publié dans le journal de Montréal)

Charles-Antoine Rouyer / Agence QMI

Publié le: lundi 29 octobre 2012, 13H55 | Mise à jour: lundi 29 octobre 2012, 14H13

santé mentale

Photo Fotolia

TORONTO – «C'est d'la M», une campagne nationale de sensibilisation des jeunes en matière de santé mentale, a été lancée lundi à Toronto par l'organisme Partenaires pour la santé mentale.

«Le temps est venu de dire que l'attitude qu'a la société envers la santé mentale des jeunes, c'est d'la M», résume le film publicitaire de la campagne.

«Il est temps de changer la façon dont la santé mentale des jeunes est traitée et soutenue à travers le Canada», a expliqué Jeff Moat, le président de Partenaires pour la santé mentale.

«Sept millions de Canadiens de tous les âges auront un trouble de santé mentale au cours des 12 prochains mois», a indiqué Uyen Ta, gestionnaire des services bénévoles de Partenaires pour la santé mentale. «Un jeune sur cinq va avoir un trouble de santé mentale ou une maladie mentale», a-t-elle ajouté.

«On veut que la santé mentale devienne une cause pour laquelle tous les Canadiens voudront s'engager, comme pour le cancer ou le VIH/Sida», a résumé Uyen Ta.

La campagne comporte un site internet www.cestdlam.ca, comprenant une déclaration à signer et des outils de diffusion sur les réseaux sociaux ainsi qu'un clip publicitaire diffusé à la télévision et sur l'internet.

Le nom de la campagne illustre l'objectif d'encourager les jeunes à dénoncer le manque de sensibilisation et de services en matière de santé mentale. «C'est osé. C'est grossier», a reconnu Uyen Ta. «C'est le langage des jeunes. Avec cette campagne, nous lançons le défi aux jeunes de dénoncer les lacunes dans le soutien à la santé mentale.»

La campagne souhaite aussi que les jeunes parlent tout simplement de leurs problèmes de santé mentale. «La maladie mentale est l'un des derniers tabous de la société», a affirmé Uyen Ta.

Les jeunes de 15 à 18 ans sont visés en priorité. «Nous ciblons les jeunes en bas de 18 ans, a dit Uyen Ta, pour pouvoir prévenir les maladies mentales et faire du dépistage précoce.»

Les maladies mentales visées comprennent la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie, les troubles de la personnalité et les troubles alimentaires tels que la boulimie et l'anorexie.

100 % Certifié C'est d'la M

Le film publicitaire de la campagne présente cinq jeunes dont on prendrait la photo signalétique comme des repris de justice.

Les jeunes tiennent devant eux un écriteau où l'on peut lire tour à tour «Pleure tous les soirs. Se fait dire d'arrêter de se plaindre.» ou «Crois qu'elle ne vaut rien. Se fait dire de s'en remettre.», « Se mutile. Se fait traiter de débile.», «Se prive de nourriture. Se fait dire qu'elle est belle.» ou «Se sent désespérée. Se fait dire qu'elle n'a pas de problème.»

Le clip se termine en certifiant le contenu «100 % c'est d'la marde» et en invitant les jeunes à signer la déclaration sur le site internet de la campagne.

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