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"Au bonheur d'Elise"
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11 décembre 2014

Conférence du handicap à l'Elysée : quel programme le 11 décembre ?

Résumé : Le palais de l'Elysée reçoit la 3ème Conférence nationale du handicap. 200 invités se pressent pour entendre les déclarations de François Hollande et de ses ministres. Programme de cette matinée qui se prolongera en direct sur Vivre FM à 14h.

Par , le 10-12-2014

Le 11 décembre 2014, le « handicap » entre à l'Elysée une nouvelle fois. Après la remise de la légion d'honneur à une personne handicapée mentale le 8 décembre, c'est au tour des associations de personnes handicapées d'être accueillies sous les ors du palais présidentiel pour la clôture de la Conférence nationale du handicap, 3ème du genre. Cinq rendez-vous en région ont déjà permis, depuis fin novembre, de faire un tour de France de la question en quatre grandes thématiques, en présence des ministres concernés. C'est donc François Hollande qui présidera ce pont d'orgue, où sont conviées environ 200 personnes.

Au programme

Ouverture à 9h30 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. A 9h40 : 4 tables rondes successives sur les thèmes de l'accessibilité, l'emploi, la prévention, l'accompagnement médico-social et l'accès aux soins, et enfin la jeunesse. Quelques ministres ont répondu présent : Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale), Sylvia Pinel (Logement), Patrick Kanner (Ville et jeunesse et sports) et Axelle Lemaire (Numérique). A 11h20, François Hollande rejoindra l'assemblée pour assister à la table ronde qui a pour thème « Inclusion : une société innovante et bienveillante ». Il s'entretiendra ensuite avec 3 représentants de la « société civile » : une jeune sportive qui poursuit ses études en parallèle de sa carrière de championne, un entrepreneur qui organise des job-datings pour les personnes handicapées et le représentant du musée du Quai Branly qui viendra expliquer comment cette institution public a pu mettre en place une politique d'accessibilité. A 11h50, l'allocution du chef de l'Etat clôturera cette troisième CNH.

A 14h : la ministre en direct sur Vivre FM

De 14h à 14h30, la radio Vivre FM (FM 93.9) invite Ségolène Neuville pour passer au crible et décrypter les annonces ou déclarations du matin. Handicap.fr est associé à ce direct puisque l'une de ses journalistes, Emmanuelle Dal'Secco, sera aux côtés de Vincent Lochmann, rédacteur en chef de la station, pour s'entretenir à deux voix avec la ministre. L'occasion d'aborder, dans un contexte moins solennel, les attentes des personnes handicapées et des associations.

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3 décembre 2014

Des centaines de milliers d'autistes privés d'école dans le monde

Publié le 03-12-2014 Modifié le 03-12-2014 à 02:12

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Des enfants autistes pris en charge par des éducatrices à Paris. AFP PHOTO FRANCK FIFE

À l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées de l'ONU, RFI.fr se penche sur la situation des enfants autistes et des conditions difficiles de leur scolarisation. L'autisme ou trouble envahissant du développement, qui touche des millions de personnes dans le monde, continue d'être largement ignoré. Dans certains pays, des politiques publiques continuent même d'encourager des méthodes dépassées, alors que d'autres procédés permettent de vaincre ce handicap.

L'autisme reste un bien étrange ensemble de pathologies sur lesquelles on ne sait pas encore tout. Elles ont en commun, sans constituer un retard mental, de manifester d'importants troubles du développement qui peuvent prendre la forme de problèmes de communication, de comportements physiques répétitifs (un peu comme des tic) ou encore de blocages sociaux plus ou moins graves (notamment chez les autistes dits aspergers). Pendant une bonne partie du XXe siècle, la médecine voyait dans ces handicaps les signes de problèmes psychiatriques, puisant des références et des pistes dans le traitement de la schizophrénie ou de la psychose.

Il faudra attendre la fin du XXe siècle et le début du XXIe pour voir se répandre une autre logique. Alors que la recherche tend à identifier les sources de l'autisme dans des dysfonctionnements cérébraux, plusieurs pays entament un changement d'approche. On commence à sortir les autistes des institutions médicales pour les réintroduire dans un système éducatif, reposant sur l’utilisation de procédés stimulants le développement. Les résultats de ces méthodes (A.B.A, Teach, notamment) se révèlent souvent spectaculaires.

Aujourd'hui, un nombre conséquent d'organismes s'entendent sur le fait qu'il est important de détecter le plus tôt possible les enfants souffrant d'autisme. C'est au plus jeune âge, jusqu'à 7 ans, qu'ils peuvent faire le plus de progrès, grâce à une éducation encadrée et spécialisée. Certains peuvent poursuivre des efforts conséquents jusque 9-10 ans. Après, les progrès sont plus difficiles à obtenir, estiment les spécialistes. Une logique qui implique de poser des diagnostics très tôt et de proposer des solutions réactives aux familles concernées.

La question de l'autisme est en effet urgente : dans les pays ayant mené de telles études, on constate qu’une à deux personnes sur 1 000 sont touchées. Soit environ 600 000 personnes rien qu'en France. En avril 2014, à l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, le secrétaire général des Nations unies avait notamment appelé à « inclure les enfants avec différentes capacités d'apprentissage au sein d'écoles classiques ou spécialisées, pour changer les attitudes et promouvoir le respect ». Ban Ki-moon avait cependant regretté que « dans de nombreuses parties du monde, les autistes se voient nier leurs droits humains les plus fondamentaux ». De fait, rien qu'en France, des milliers d'enfants autistes sont exclus du système scolaire. « Sans accompagnement adéquat, ces enfants stagnent et sont condamnés à l'exclusion sociale, alors que les méthodes adaptées permettent à des personnes souffrant de troubles envahissant du développement de mener une vie presque normale à l'âge adulte », confie le père d'une jeune autiste.

Des retards dramatiques, presque systématiques

Dans les faits, rares sont les pays qui font de l'autisme une préoccupation de santé publique. « En Afrique, le handicap est très mal vu, explique Vincent Gerhard, du réseau Autistes sans frontières. On a de temps en temps des gens qui nous appellent, désespérés. Ils pensent que leurs enfants sont autistes, mais ne peuvent même pas le vérifier, faute de pouvoir faire un diagnostic. »

Les initiatives sont en général locales, faute d'un intérêt des pouvoirs publics. « Au Maroc, il y a quelques années, cette pathologie n'était pas connue », explique Fouad Ben el-Kaid. Cet habitant de Casablanca s'est organisé depuis 2003 avec trois autres familles pour faire scolariser leurs enfants dans une classe dédiée à leurs besoins spécifiques. Pas question pour lui de laisser son fils dans l'un des centres spécialisés qui font office de « garderies » pour autistes. À l'échelle nationale, ce sont des familles, en général urbaines, qui entreprennent ce genre de démarches. « Dans les milieux ruraux, c'est plus compliqué, craint Fouad Ben el-Kaid. En ville, les gens savent un peu plus. » Et encore : « Quand vous demandez de l'aide, on ne sait pas de quoi vous parlez lorsque vous évoquez l'autisme : “vous avez mal à l'oreille ?“ Tout cela coûte cher. Le pays a d'autres priorités. »

En Tunisie, dans l'extrême nord du pays, le Dr. Ayari Choukri tente d'organiser les familles. En tout, une centaine d'enfants serait concernée. Ils sont, pour l'instant, suivis à l'hôpital régional, en orthophonie. « En tant que médecin, j'ai décidé de créer une association pour aider les parents. La procédure est en cours, mais il faut du temps à l'administration. » Il se dit pourtant optimiste quant au déblocage de moyens pour aider les enfants.

Les pays en développement sont loin d'être les seuls à avoir du retard sur la question. Parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l'Argentine et la France sont considérées comme de très mauvais élèves. « On est au niveau de l'Afrique, estime Florent Chapel, du Collectif-Autisme. Le meilleur endroit pour éduquer, ça reste l'école ! » En France, l’approche psychiatrique reste très répandue, malgré la lutte acharnée des associations et des familles pour imposer les démarches comportementales. Ce parent d'enfant autiste assure de plus que le coût pour la société est totalement démesuré : selon lui, une journée d'école encadrée coûte environ une centaine d'euros... contre un millier pour une journée d'hôpital.

Les pays en pointe

Les bons exemples, on peut aller les chercher ailleurs en Europe. En Grande-Bretagne, où 100 % des enfants autistes sont scolarisés. Ou encore en Suède, citée en exemple par Autistes sans frontières : Stockholm met en œuvre un parcours complet assurant l'accompagnement de l'enfant à l'âge adulte, puis dans les différentes étapes de sa vie. La Belgique fait également partie des bons élèves, au point que de nombreux parents français y scolarisent leurs enfants.

De l'autre côté des océans, l'Australie, le Canada ou les États-Unis sont en pointe. Chez les Américains, c'est notamment la pression des assureurs qui aurait participé à faire sortir les enfants autistes des officines psychiatriques. Aujourd'hui, les techniques restent très différentes et pas toujours idéales. Mais là aussi, on a décidé d'investir principalement dans des méthodes comportementales destinées à stimuler les autistes dès le plus jeune âge.

Autre exemple fin : celui du Québec. Riche d'une expérience associative dans les deux pays, Edith Roy, de Autistes sans frontières, note ainsi que « les enfants ont été sortis des institutions pour les réintroduire à l'école ». « Dès 0 à 5 ans, on met en place des méthodes de stimulation comportementale, poursuit-elle. C'est le meilleur moment pour agir ! » Sans faire l'éloge du Québec, elle admet des difficultés aussi là-bas. Mais elle constate que la prise de conscience et les efforts mis en œuvre sont largement plus avancés que ce qui se fait en France. Elle salue par exemple la mise en place d'un « répit parental ». Il permet aux familles de confier, un week-end, leur enfant à une association. L'occasion de prendre un peu de temps pour soi, son couple et ses autres enfants, avant de reprendre leur éprouvante lutte quotidienne contre le handicap.


« Ces enfants sont nos enfants à tous, collectivement »

Mercredi, Sedef Erken va faire un sit-in devant la Cour européenne des droits de l'homme. Cette mère de famille turque se plaint de ne pas pouvoir faire scolariser son fils de 8 ans, Ozan, au prétexte qu'il est autiste. Un droit pourtant garanti par la Constitution turque.

RFI : Quelle est la situation exacte d'Ozan, votre fils ?

Sedef Erken : Mon fils Ozan a huit ans. Il a un trouble envahissant du développement non spécifié (PDD-NOS). On peut parler d'une forme d' « autisme modéré ». Il fonctionne globalement bien. Les principaux symptômes de l'autisme sont des difficultés dans certains domaines comme le développement linguistique, les interactions sociales, une communication limitée. Il fait des fixations, a des mouvements répétés, ce genre de choses.

Pourquoi l'avez-vous envoyé dans une école privée ?

Nous avons choisi cette école privée parce que c'est la plus proche de chez nous et que nous avons pensé qu'une école publique aurait des classes avec trop d'enfants. La direction de l'école publique nous a dit : « Nous n'acceptons pas d'enfant autiste, nous ne l'avons jamais fait. »

Vous avez entamé une procédure en justice. Quelles réponses avez-vous obtenues par ce biais ?

Au début, tout simplement aucune. Nous avons fait face à un mur bureaucratique. Ni l'école, ni l'État ne se sont expliqués sur la raison pour laquelle notre enfant n'était pas accepté, malgré les lois de l'éducation et selon la Constitution turque qui garantissent l'école. Nous n'avons eu qu'un silence embarrassé. Dans les fichiers de la Cour européenne des droits de l'homme, nous avons découvert que le ministère de la Justice turc défend simplement l'attitude de l'école...

Comment l'autisme est-il pris en compte en Turquie ?

L'éducation spécialisée est un vrai problème pour les familles, dès le départ. Après le diagnostic, vous avez deux sessions de thérapie par semaine en guise de support éducatif. Avant d'être scolarisés, il n'y a aucun soutien public pour nos enfants. Ensuite, à l'école, il reste de gros soucis pour les faire accepter. Dans la plupart des pays d'Europe, aux États-Unis ou au Canada, la norme est de 30 à 40 heures de soutien par semaine !

Existe-t-il malgré tout un moyen de trouver de l'aide ? À travers des réseaux associatifs par exemple ?

Depuis cinq ans, je suis volontaire dans des projets d'éveil. J'aide aussi d'autres familles en ce qui concerne leurs droits à l'éducation. L'année dernière, nous avons mis en place une fédération des associations autiste. Elle regroupe dix organisations de la société civile qui travaillent ensemble. Elle poursuit son activité grâce à 14 membres actifs. Mais en même temps, chacun a ses propres difficultés, a besoin de temps pour sa famille... et il est n'est pas toujours facile de trouver du temps. Nous faisons de notre mieux, mais nous avons besoin d'un support international et de transferts d'expérience.

Voyez-vous, en Turquie ou ailleurs, des signes d'un possible progrès ?

Au Canada, en Australie, aux États-Unis. En Europe, la Suède et le Royaume-Uni ont des systèmes développés pour nos enfants et pour les individus souffrant d'autisme. Ainsi que pour les parents. Si la famille n'est pas soutenue, l'enfant n'est pas soutenu non plus. Ce que je veux dire, c'est que le soutien aux familles est très important. Au-delà de la famille, la société est une grande famille : ces enfants sont nos enfants à tous, collectivement.

3 décembre 2014

Autisme et droits - Document publié par Autisme France - Novembre 2014

2 décembre 2014

Autisme -> Gestion des situations critiques

Circulaire N° DGCS/SD3B/CNSA/2013/381 du 22 novembre 2013 relative à la mise en oeuvre d'une procédure de prise en compte des situations individuelles critiques des personnes handicapées enfants et adultes

tiret VIVRE FMhttp://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2013/12/cir_37704.pdf

2 décembre 2014

Sur le site de la HAS -> Autisme et autres TED diagnostic et évaluation chez l'adulte

Recommandation de bonne pratique - HAS (Haute Autorité de Santé)

Cette recommandation de bonne pratique a pour objectif d'améliorer le repérage des troubles et le diagnostic des TED chez l'adulte, quelle que soit sa situation : personne vivant à domicile accompagnée ou non par un service, personne accueillie ou hébergée dans un établissement médico-social, personne accueillie et/ou hébergée dans un service ou un établissement sanitaire. Le repérage passe par l’amélioration des connaissances des professionnels, quelle que soit leur qualification et leur lieu de pratique (sanitaire, médico-social ou social). Le but est d'offrir, sur la base d'un diagnostic fiable et d’une évaluation personnalisée, des aides et des services spécifiques à toutes les personnes adultes concernées par l’autisme et autres TED.

Date de validation
juillet 2011

Documents

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1 décembre 2014

Edito d'Hugo Horiot sur le site SOUFFRANCES INVISIBLES

C’est un fait : en matière d’autisme, la France accuse un demi siècle de retard

Crédit photo : Merlin Brenot
Crédit photo : Merlin Brenot
L’Etat continue à subventionner grassement des charlatans qui refusent d’appliquer les recommandations de la H.A.S (Haute Autorité de Santé), perpétuant ainsi les approches d’inspiration psychanalytique de l’autisme qui n’on fait que démontrer leur impuissance, pour ne pas dire leur nuisance.
En France, la psychanalyse est la gangrène de l’autisme. Celle-ci assimile l’autisme à une psychose, faisant fit des avancées scientifiques qui pointent une construction neuronale particulière. C’est pourquoi on continue à préconiser l’internement massif et systématique des personnes autistes et de leur fermer les portes des écoles.
Les familles, les mères surtout, sont stigmatisées et culpabilisées. Leurs enfants sont isolés. En France, 20% des enfants autistes sont scolarisés contre plus de 80% dans de nombreux pays européens et dans le monde.
Les personnes avec autisme et leurs familles se battent depuis 50 ans pour que leurs droits fondamentaux cessent d’être bafoués, comme le droit à l’éducation et le droit à l’accès aux méthodes reconnues par la communauté scientifique internationale, à savoir les méthodes comportementales et développementales recommandées par la HAS. Dans une démocratie ou le mot « égalité » fait partie de la devise nationale, est-ce trop demander ?
Si on s’en réfère à ce témoignage, il faut croire que oui…

Hugo Horiot
30 novembre 2014

Autisme : A peu près tout reste à faire déclare Josef Schovanec

article publié dans La Dépêche

Publié le 30/11/2014 à 03:45

Auch (32) - Conférence

Josef Schovanec, d'abord diagnostiqué schizophrène, a été placé trois ans sous camisole chimique. /PhotoDR.

Josef Schovanec, d'abord diagnostiqué schizophrène, a été placé trois ans sous camisole chimique. /PhotoDR.

Josef Schovanec, autiste, diplômé de Sciences Po et docteur en philosophie, anime à 16 h 30 une conférence au Mouzon. Son intitulé : «Être autiste, nos différences, nos difficultés, nos talents.»

Quelle est la situation des autistes en France, aujourd'hui ? Pensez-vous que la société fait le nécessaire pour vous accueillir ?

la situation actuelle des personnes autistes n'est pas brillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Certes, les autistes ont de la chance par rapport par exemple aux personnes trisomiques 21, qui sont liquidées à 97 % : heureusement que dans le cas de l'autisme il n'y ait pas de test de dépistage prénatal fonctionnel. Sinon, à peu près tout reste à faire.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face… et les avancées récentes ?

Assurément, il y a eu quelques avancées, mais elles sont fort timides par rapport aux impératifs, et surtout elles ne portent que sur certains domaines ponctuels, et ce dans certaines régions de France seulement. Ainsi, on a un peu commencé à s'intéresser à la question du diagnostic précoce et correct, il y a eu une certaine, quoique faible, mobilisation pour la scolarisation des enfants et plusieurs établissements qui pratiquaient des formes particulièrement barbares de maltraitance ont été dénoncés. Sur le reste, depuis l'emploi des adultes jusqu'au logement en passant par les loisirs et l'autisme chez les personnes âgées, c'est le silence radio.

Votre vie le montre, être autiste ne veut pas dire être «enfermé dans son monde».

L'autisme n'a jamais voulu dire être enfermé dans son monde. Ça, ce sont les hommes politiques. En revanche, trop souvent on a enfermé les autistes dans divers établissements, souvent d'ailleurs avec les meilleures intentions au monde, par exemple de les «guérir». Tout l'enjeu est précisément de permettre aux personnes autistes d'acquérir les compétences sociales requises pour pouvoir mener une vie autonome et digne.

Que conseilleriez-vous à une personne non-autiste qui rencontre une personne autiste ?

Plus que de conseiller, je ne ferais que souhaiter : souhaiter beaucoup de bons moments et découvertes mutuelles. Une fois qu'on a franchi le cap de la rencontre, j'allais dire que le plus dur est fait. Certes, il faudra connaître ou apprendre des petits trucs pour éviter les gaffes, parfois gênantes, mais cela est le plus souvent du même ordre d'apprentissage que quand on rencontre un Japonais, par exemple.

Conférence à 16 h 30 à la salle du Mouzon. Prix : 5 et 10 €. Renseignements : 05-62-62-67-02


1 800 autistes dans le Gers
«Une personne sur cent est autiste, donc on peut estimer que 1 800 Gersois sont autistes, souligne la présidente d'Autisme Gers, Joëlle Rabier. Leur situation n'est pas brillante car on ne retrouve pas forcément, dans les établissements, les personnels formés et les équipements adaptés. Mais notre objectif est de faire en sorte que les autistes aient accès au milieu ordinaire, à la vie la plus normale possible.» Josef Schovanec, lui, ne tarit pas d'éloge sur l'action d'Autisme Gers : «Dans le Gers, il y a au moins une association formidable. Une association qui donne la parole à nombre de jeunes et moins jeunes avec autisme. Une association qui, en osant briser des tabous, offre à tous tant de moments d'émerveillement.»

Recueilli par C. Z.

29 novembre 2014

Autisme. Le docteur Lemonnier quitte Brest pour Limoges

Ce médecin était apprécié des familles. Mais sa personnalité atypique dérangeait... Il a quitté le CHRU de Brest pour le Limousin où il va diriger un nouveau centre.

"En septembre, j'ai été recruté par le CHU de Limoges pour diriger le Centre expert régional autisme, créée avec l'Agence régionale de santé du Limousin", explique le docteur Eric Lemonnier, 55 ans, pédopsychiatre spécialiste de l'autisme.

Il explique : "Nous allons redéfinir des parcours de santé et faire du diagnostic chez des enfants entre 2 et 4 ans. Je recrute une équipe de 80 personnes dont 60 assistants d'éducation et une quinzaine de « superviseurs ». Je travaille aux côtés de la docteure Geneviève Macé, spécialiste française de l'autisme. Je suis ravi !"

Avec Yehezkel Ben-Ari, un des plus grands chercheurs français, le docteur Lemonnier a co-réalisé une étude sur le bumétanide. Ce diurétique diminue les symptômes chez certains malades. Cette étude suscite de grands espoirs.

Diagnostic précoce et scolarisation

Mais au sein du centre de ressources autisme de Brest, qu'il a contribué à créer, rien n'allait plus avec certains collègues. De guerre lasse, il a été muté "à sa demande", dans un service de dermatologie de l'hôpital brestois où il se trouvait isolé.

Le Dr Lemonnier estime que l'autisme "n'a rien à voir avec la psychanalyse. C'est une maladie neuropsychologique". Il a développé le diagnostic précoce et a poussé à la scolarisation des enfants autistes.

29 novembre 2014

Ado autiste expulsé de son collège : mon soutien au personnel en souffrance psychique ...

Le jour de la rentrée scolaire T., autiste a été empêché physiquement de rentrer dans son collège de secteur. Par la suite la direction a refusé de l’accueillir dans une classe (voir cette vidéo-buzz)

Une émission de radio nationale très écoutée a osé pénétrer dans ce prestigieux collège pour démêler cette affaire (voir l’émission dans cette vidéo).

Suite à cela  le principal a porté plainte à la police.

Dans sa plainte, il indique que plusieurs dizaines de membres du personnel du collège ont demandé une cellule psychologique suite à cette émission.

Je veux apporter tout mon plus sincère et profond soutien au personnel du collège, en grande souffrance psychique face à cette mère qui ose s’indigner parce que son fils n’a plus le droit d’être accueilli en classe.

Certains se demandent si je suis vraiment pleine de compassion pour ce personnel ou bien si c’est ironique.

Bien sur c’est ironique..

Le seul fait que des personnes  approuvent entièrement ce que je dis, c’est bien la preuve que dans ce pays, on considère la discrimination et la ségrégation des enfants handicapés comme quelque chose de nécessaire.

« Chacun a sa place » :  beaucoup de français qui n’ont jamais côtoyé de personnes handicapés trouvent que c’est la chose à faire.

 

26 novembre 2014

Stationnement : la gratuité pour les handicapés votée par l'Assemblée

article publié dans Le Point

Publié le 26/11/2014

Les députés ont voté à l'unanimité une proposition de loi qui devrait permettre un stationnement gratuit sur la voirie pour les automobilistes handicapés.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © Jack Guez / AFP

Les députés ont voté mardi soir à l'unanimité une proposition de loi qui devrait permettre bientôt un stationnement gratuit sur la voirie pour les automobilistes handicapés. Ce texte, déjà voté au Sénat à l'initiative du socialiste Didier Guillaume il y a près d'un an, devra être une nouvelle fois voté par le Sénat pour être adopté définitivement, car l'Assemblée a procédé à quelques modifications rédactionnelles. Cette gratuité pour les personnes handicapées "existe déjà dans 245 villes", a souligné la rapporteur du texte, Annie Le Houerou (PS).

"La gratuité n'est pas un objectif, mais un outil pour faciliter l'accessibilité. La proposition de loi permettra d'éviter une disparité territoriale", s'est-elle félicitée. La proposition de loi pose un principe de gratuité et de non-limitation de durée à toutes les places, réservées ou non, mais en l'encadrant. Les autorités compétentes ont ainsi la possibilité d'appliquer, dans les parcs de stationnement avec bornes d'entrée et de sortie accessibles par les personnes handicapées, soit le tarif de droit commun, soit un tarif spécifique. Pour les parkings gérés en délégation de service public, la nouvelle règle ne s'appliquera qu'à partir du renouvellement des contrats.

"À partir du moment où la borne est accessible depuis le véhicule, cette gratuité n'apparaissait pas nécessaire", a souligné la rapporteur. "Dans les parkings privés, si la borne est accessible, cela va rester payant", a déploré l'UMP Damien Abad. Pour éviter le problème des voitures tampons, il sera possible de fixer une durée maximale de stationnement, mais d'au moins douze heures. Face à la falsification croissante des cartes de stationnement pour handicapés (une sur trois serait frauduleuse, selon certaines estimations), la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Ségolène Neuville a répondu que "l'Imprimerie nationale travaille depuis un an avec le ministère des Affaires sociales pour sécuriser ces cartes". "Ce projet de modernisation devrait aboutir prochainement et réduire les possibilités de fraude", a-t-elle jugé.

26 novembre 2014

Autisme en entreprise : chacun y trouve son compte

24/11/2014 05:46
Sven, bien entouré par ses responsables et accompagnateurs, à son poste de travail. - (Photo NR)

Une entreprise d’expertise-comptable de Saint-Avertin mène une expérience unique en France avec deux employés atteints d’autisme.

Sven, 33 ans, de Tours, n'a su que très tard, il y a deux ans seulement, qu'il était atteint d'autisme. D'un coup, tout s'est dérobé sous ses pieds, mais tout a trouvé une explication aussi : ses difficultés relationnelles, son parcours scolaire chaotique, ses souffrances rentrées. Se sachant autiste, il a dû assumer puis s'organiser, mener de front sa vie personnelle et sa vie professionnelle. Pour la première, ce n'est pas encore gagné, dit-il sans se voiler la face. Pour la seconde, le plus dur est fait, semble-t-il, et de ce succès dépendra sans doute tout le reste par la suite.

" Tout est fait avec bienveillance "

Sven a trouvé la perle rare, unique même : Socia3 à Saint-Avertin, une entreprise adaptée, filiale du groupe national Soregor de conseils aux entreprises. Il est opérateur en saisie comptable depuis deux mois, en alternance, guidé par Cap emploi à Saint-Cyr-sur-Loire. « Mon rêve était d'être dans un métier scientifique, dans un parc animalier. » Finalement, il a trouvé une « stabilité professionnelle » dans la comptabilité et devrait décrocher son CDD en décembre, son CDI en 2015. Ce que confirme Amélie Bonétat, manager de Socia3 Tours. C'est d'elle que tout est parti, une femme très sensibilisée par le sujet car elle a un neveu autiste. Elle a créé le projet « Hors les murs », pris contact avec le Pr Frédérique Bonnet-Brilhault, du Centre de ressources autisme du CHU de Tours, et suivi une formation spéciale « autisme ». L'objectif affiché : « décloisonner » l'espace de travail. Avoir dans ses services un, deux collaborateurs autistes, « c'est aussi épuisant qu'enrichissant, positif qu'envahissant parfois » dit-elle. Au final, chacun y trouve son compte.
A Saint-Avertin, Sven et Sylvain, tous deux autistes, sont épaulés chacun par un accompagnateur, un « facilitateur d'intégration », en interne et sur la base du volontariat. « Tout est fait avec beaucoup de bienveillance », explique Amélie Bonetat. Les codes sociaux et comportements sont compris et partagés par tous.
Socia3, à Saint-Avertin, serait la seule entreprise adaptée en France dans son domaine à intégrer ainsi le handicap : 11 travailleurs handicapés, dont deux autistes sur 40 salariés. Tous ont au minimum le bac, bac + 2. « La difficulté peut venir des clients parfois. Il faut qu'ils adhèrent à ce projet. » Sans doute, mais « Hors les murs » a ouvert des portes et n'est qu'au début de cette belle aventure humaine.

La France compte 750 entreprises adaptées (dans le nettoyage, les espaces verts, un peu le bâtiment), soit 24.000 emplois, et plus de 600.000 personnes atteintes d'autisme, un enfant sur 100.

Olivier Pouvreau
25 novembre 2014

Ils ont accompagné leur enfant autiste

Publié le 24/11/2014 à 06h00 par

Ils ont accompagné leur enfant autiste

Aujourd'hui William a 28 ans, il est agent polyvalent d'entretien dans les lycées, a obtenu son permis de conduire après de longues péripéties et de très grandes difficultés, et vient d'accéder à son autonomie en s'installant dans un appartement pour y vivre seul.

William est autiste, reconnu par le centre ressources autisme d'Aquitaine (CRA). Jeanny et Philippe Dalbigot, ses parents, souhaitent apporter leur témoignage pour donner « de l'espoir à tous les parents qui ont un enfant autiste et qui s'inquiètent légitimement de son avenir. »

Des spécialistes consultés

«Depuis 1986, nous avons rencontré de nombreux spécialistes : orthophoniste, psychomotricienne, psychologue, psychiatre… qui n'ont jamais pu identifier clairement les troubles autistiques dont William souffrait. À l'époque, aucune structure n'existait et il ne pouvait pas bénéficier d'un enseignement adapté à ses handicaps. Comme nous ne voulions pas qu'il reste inactif à notre domicile ou qu'il soit interné en hôpital psychiatrique, il a suivi des classes spécialisées, destinées aux élèves en difficultés mais qui ne présentaient pas les mêmes troubles que lui. Donc l'enseignement et la pédagogie n'étaient pas adaptés, les enseignants pas formés pour encadrer des élèves autistes, même s'ils ont fait de leur mieux ».

Parallèlement, ses parents et son jeune frère Kevin ont beaucoup stimulé William, poussé, encouragé, éveillé, sorti… Au terme de la Segpa, il a été dirigé vers l'IME Don Bosco à Gradignan, « dans lequel il n'est pas arrivé à s'épanouir ».

Un CAP d'agent polyvalent

« Très seuls, poursuit M. Dalbigot, nous avons décidé de le scolariser au lycée de Camblannes, où il a réussi un CAP d'agent polyvalent avec l'aide d'une assistante de vie scolaire (AVS). Il a poursuivi au lycée Saint-Michel à Blanquefort avec un CAP services hôteliers qu'il a réussi malgré beaucoup de difficultés, mais avec persévérance et ténacité, grâce également à l'aide d'une AVS. Ses premiers pas professionnels se sont déroulés chez Flunch où on lui a offert un CDI, dont il a démissionné car une opportunité comme contractuel dans le cadre d'un contrat de handicapé s'est présentée à lui ».

« Il faut leur donner de véritables atouts pour qu'ils puissent réussir. Ils ne sont surtout pas condamnés. Les parents ne doivent pas avoir honte du handicap de leur enfant. Lutter, ne jamais baisser les bras, observer, suivre son évolution. Ne jamais abdiquer, être tenace, optimiste, l'enfant le ressent et cela le pousse ».

Marie-Françoise Jay

Contact : Philippe Dalbigot au 06 47 69 24 91. Centre ressources autisme d'Aquitaine, 121, rue de la Béchade, 33076 Bordeaux. 05 56 56 67 19. http://cra.ch-perrens.fr.

25 novembre 2014

Autiste et diplômé d'un DUT d'informatique

article publié dans L'union l'Ardennais

Publié le - Mis à jour le 24/11/2014 à 11:01

Par Antoine Pardessus

REIMS (51). Intellectuellement brillant, Dimitri Albora a reçu samedi son DUT d’informatique. Il prépare aujourd’hui sa licence à la fac. Et pourtant ce garçon est autiste.

dimitri

L’école primaire ne voulait pas le prendre. Le collège ne voulait pas le prendre. Trop difficile à gérer comme garçon. Présentant des troubles trop graves de la personnalité. Et aujourd’hui, malgré ces obstacles, Dimitri Albora, demeurant à Reims au Val-de-Murigny, est diplômé d’informatique. Il a reçu son DUT avec ses camarades de promotion ce samedi à l’IUT. Et il continue des études : il est actuellement en licence à la faculté de sciences rémoise.

Sa maman Martine voit dans le parcours de son fils un message d’espoir pour tous les parents confrontés à un enfant autiste. Car Dimitri, âgé aujourd’hui de 21 ans, est autiste, tel est son handicap. « À seulement le voir on ne remarque rien, commente la maman. Mais il ne voit pas le danger dans la rue, il va traverser sans faire attention, il aura du mal à s’orienter, il ne pensera pas à se couvrir s’il fait froid... il est plongé dans son monde à lui ! » Et il est assez difficile de tenir une conversation avec lui.

Atteint du syndrome d’Asperger

Moyennant quoi ce garçon est brillant intellectuellement. Car son autisme est celui qui présente le syndrome dit d’Asperger, « ce sont les autistes de haut niveau  » comme le dit sa maman : « Dimitri est très fort en maths, apprend très facilement les langues, parle anglais couramment, il connaît aussi l’allemand, il est surtout doué en informatique : il est capable de vous réparer un ordinateur... »

Résultat, il a obtenu son bac S, option science de l’ingénieur, avec mention bien ! Car il a finalement pu entrer au collège (Coubertin) : « Mais il a fallu que je me batte pour qu’il soit accepté ! clame la maman. Le directeur ne voulait pas le prendre... Ensuite, quand ils ont vu ses résultats - des bulletins à 17 de moyenne - ils n’ont plus rien dit. » . Après quoi il a pu entrer au lycée (Val-de-Murigny).

Au collège et au lycée le parcours a été quasiment normal, si ce n’est que Dimitri devait - et doit toujours aujourd’hui à la fac - être accompagné en permanence. Pour son primaire, l’école « normale » n’ayant pas voulu de lui, il avait fallu passer par des structures spéciales : d’abord l’école de l’hôpital dépendant du service de pédopsychiatrie, puis une Clis (classe pour l’inclusion scolaire) qui venait de s’ouvrir à Witry-lès-Reims.

Des séances de socialisation

Sans compter l’aide de l’association APIPA, qu’il fréquente encore aujourd’hui régulièrement, une fois par mois, pour des séances de socialisation. « Dimitri vient chez nous depuis que nous avons mis sur pied ces groupes d’habileté sociale, explique la présidente de l’association Anne Viallèle . Les participants apprennent les codes sociaux, les règles de savoir-vivre qu’ils ne connaissent pas ; dans une conversation par exemple, ils n’hésitent pas à interrompre l’interlocuteur, pour parler d’un sujet qui n’a rien à voir mais qui les intéresse. Et puis dans ces groupes ils deviennent copains entre eux, alors qu’ils ont du mal à se faire des copains ailleurs....»

Alors pourquoi ce qu’il a réussi lui, d’autres ne pourraient-ils pas le faire ? Selon sa maman, « Il faut juste aider les parents ! »

APIPA : 03 26 49 13 05 ou apipa.aspergerted@orange.fr

23 novembre 2014

Extrait du site d'EGALITED -> Aides juridiques et avocats

Site d'Egalited

Il arrive que les familles touchées par l'autisme se voient contraintes d'aller en justice pour faire respecter leurs droits et ceux de leur enfant. Par exemple, en cas de signalement abusif lorsqu'on tente de quitter une structure jugée non appropriée, ou si la MDPH ne notifie pas les aides que l'on juge nécessaires pour l'enfant (AVS, remboursement de prises en charges...). Dans ce cas il est souvent nécessaire de se faire aider d'un avocat connaissant le sujet de l'autisme. Cette page vous donne quelques pistes pour en trouver en cas de besoin.


Autisme France: cette association propose avec l'adhésion, un contrat de protection juridique spécialement élaboré pour les familles touchées par l'autisme. Les détails sont donnés sur cette page de leur site web. Les adhérents peuvent ainsi obtenir de l'assurance protection juridique une aide financière pour payer l'avocat. Attention: les bénéfices du contrat ne sont acquis que pour les litiges postérieurs à l'adhésion. Le choix de l'avocat est libre.

Par ailleurs Autisme France propose également une assistance juridique par le biais d'un avocat spécialisé, réservé aux adhérents. Contacter l'association directement (coordonnées en page d'accueil de leur site). Cet avocat n'est pas obligatoire, les adhérents peuvent choisir qui ils veulent pour les défendre dans le cadre de la protection juridique.


Vaincre l'Autisme: cette association propose également à ses adhérents un service juridique avec un avocat spécialisé. Voir les détails sur cette page web.


Me Sophie Janois, avocat au Barreau de Paris, se spécialise dans quelques domaines liés à la santé dont l'autisme. Voir les détails sur son site internet.


Plusieurs avocats se mobilisent par ailleurs pour aider les familles à engager des recours contre l'Etat, en particulier dans le cadre de l'article L246-1 du CASF (explications par exemple sur le site de la SDDA), voici leurs coordonnées:
— Me BIED-CHARRETON Coline (Barreau de Paris)
8, rue Bayard – 7508 PARIS
01 40 73 84 50
colinebiedcharreton@gmail.com
— Me Luc-Étienne GOUSSEAU — Bâtonnier du Barreau de Lozère
Avocat au Barreau de Lozère
17, boulevard Henri-Bourrillon,
Mende, 48000
Tél. 04 66 65 21 50
luc-etienne.gousseau@wanadoo.fr
— Me Sophie JANOIS — Avocat au Barreau de Paris
59, avenue de l’Observatoire,
Paris, 75014
Tél. 06 33 63 36 12
janois.avocat@gmail.com
— Me Pascal NAKACHE — Avocat au Barreau de Toulouse
Cabinet d'avocats Pascal Nakache
17, allée François-Verdier,
Toulouse, 31000
Tél. 05 34 30 06 22
p.nakache.avocat@gmail.com
site internet : https://avocat-nakache.fr
facebook: https://www.facebook.com/Cabinet.Pascal.Nakache

— Me Patricia PEIRANI — Avocat au Barreau de Paris
3, rue Philibert-Delorme,
Paris, 75017
ppeirani@gmail.com
— Me Stefan SQUILLACI — Avocat au Barreau de Lille
Cabinet Dupond-Moretti Squillaci
27, rue Royale,
Lille, 59000
Tél. 03 20 74 22 33
stefansquillaci@hotmail.fr

23 novembre 2014

Samedi 29 novembre 2014 -> Conférence animée par Maître Sophie Janois PARIS 15ème sur les droits des enfants autistes

Conférence animée par Me Sophie JANOIS

Parce qu’il est primordial que les familles d’enfants autistes soient armées face aux difficultés administratives qu’elles rencontrent au quotidien, LA VIE EN BLEU a le plaisir de recevoir Me Sophie JANOIS, avocate diplômée en droit de la santé et particulièrement expérimentée en droit du handicap et de l’autisme.

Lors de la conférence qui se déroulera sur une journée , Me Sophie JANOIS évoquera, entre autres, les procédures relatives à la MDPH, les différentes aides financières, mais également le droit à la scolarité et à une prise en charge adaptée…

Des temps de discussion sont aussi prévus afin qu’elle puisse répondre à toutes vos questions et aux situations pratiques auxquelles vous êtes confrontés.

Pour en savoir plus : Découvrez le programme de la conférence.

Pour vous inscrire : Téléchargez le bulletin d’inscription.

L’inscription sera définitive à compter de la réception du règlement. Nombre de places limitées.
Pour tout renseignement : sarah@lavieenbleu.org

22 novembre 2014

France : qu'as-tu fait de tes enfants autistes?

Paris, le samedi 22 novembre 2014 – A la manière de Prévert qui proposait sa recette poétique « Pour faire le portrait d’un oiseau », pour créer la « polémique », rien de tel que d’ouvrir la cage du débat sur la prise en charge de l’autisme en France. Evoquez la place de la psychanalyse, interrogez vous sur l’efficacité des méthodes comportementales, attendez (sans doute pas des années comme l’oiseau de Prévert) qu’un psychiatre ou un psychanalyste d’une part et une association de parents d’autre part s’enflamment et vous pourrez écrire votre nom dans un coin de l’article. A bien des égards, le blog de Magali Pignard intitulé « The Autist », hébergé sur le site de l’Express pourrait parfaitement être le moteur d’une controverse de ce type avec schématiquement et (un peu) caricaturalement psychanalystes vantant le packing d’un côté et familles ne jurant que par la méthode ABA de l’autre. L’auteur, mère d’un petit garçon, Julien, atteint d’autisme, ne cache pas par exemple son admiration pour la réalisatrice du film « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », bête noire d’un grand nombre de praticiens en France et qui à l’époque de sa sortie avait fait couler beaucoup d’encre.

Vous avez dit « autisme » ? Et pourquoi pas plutôt « psychose infantile » ?

Magali Pignard ne perd de même jamais une occasion de signaler et de décortiquer comment aujourd’hui les thèses éculées évoquant une responsabilité du mauvais lien « mère-enfant » dans l’autisme peuvent encore avoir pignon sur rue. Ainsi, le 28 octobre, elle présentait les conclusions d’une psychologue appelée à examiner le cas d’un enfant pour lequel sa mère souhaitait une prise en charge éducative et comportementale. A propos de ce cas (sur lequel elle ne donne aucune précision), elle relève que la psychologue invitée à se prononcer sur la pertinence du placement de l’enfant en institution spécialisée, conteste le diagnostic d’autisme préférant constater l’existence « de troubles qui s’apparentent à une forme de psychose avec crises d’angoisse, agitations, atteintes du langage, anomalies praxiques et retard d’organisation du raisonnement, troubles de nature psychotiques qui remettent en question la nature du lien mère enfant ». Magali Pignard ne se montre pas surprise par cette conclusion. « Une majorité d’enfants autistes en France ont un diagnostic de "psychose infantile", "dysharmonie psychotique", etc.. à noter que la psychose infantile n’existe qu'en France, ce diagnostic n’existe pas dans les autres pays, qui ont abandonné les théories psychanalytiques. L’avantage d’un diagnostic de psychose est qu’on peut rendre responsable la relation mère-enfant et ainsi justifier une prise en charge psychanalytique, dans l’intérêt de l’enfant et de la mère qu’il faut également "soigner" et donc justifier un placement en hôpital ou institution » constate-t-elle n’hésitant pas à relancer une nouvelle fois la polémique sur ce sujet. Mais surtout, elle insiste sur l’isolement de la France en la matière. Et grand nombre de ses posts ont la même teneur : regretter que notre pays se montre si négligent en ce qui concerne la prise en charge des autistes.

Le droit constitutionnel à l’éducation face à une décision d’une MDPH

Il ne s’agit pas seulement de se concentrer sur la place trop large qui serait donnée à la psychanalyse. Magali Pignard fustige également l’exclusion de l’école d’un très grand nombre d’enfants autistes. Elle a ainsi beaucoup évoqué ces dernières semaines le cas très médiatisé de Timothée, un adolescent autiste, qui le jour de la rentrée a trouvé porte close alors qu’il tentait de faire sa rentrée dans son collège à Lyon. Une bataille judiciaire oppose désormais la mère de l’enfant et la maison départementale du handicap (MDPH) qui a préconisé son placement en institution, allant à l’encontre du souhait de la mère. Magali Pignard relève à propos de l’histoire de Timothée que les MDPH n’ont pas le pouvoir de procéder à de telles orientations. « France, ne t’étonnes pas qu’on ait oublié les droits de Tim si tu laisses croire à quelques uns qu’ils auront le droit d’orienter nos enfants, oubliant ce droit qu’est le libre choix de vie. Penses-tu que le droit constitutionnel de tout enfant à l’enseignement doit dépendre d’une décision d’orientation par la MDPH au motif qu’un enfant est handicapé ? » remarque-t-elle. Elle poursuit en dénonçant le déni de justice dont serait victime la mère en citant le « Tribunal du Contentieux et de l’Incapacité qui cherche une mesure exécutoire pour empêcher la maman de faire appel suspensif d’une décision d’orientation ».

« Pays des droits de l’Homme »

Au-delà de ce cas particulier, dans cette lettre ouverte à la France, elle dénonce l’incroyable décalage entre les intentions affichées par notre pays et le sort réservé aux handicapés mentaux. « Toi France, pays des droits de l’Homme, ne connais-tu pas le droit des enfants ? Souviens-toi, en 2010, tu ratifiais la Convention des Nations-Unis relative aux droits des personnes handicapés "reconnaissant que les enfants handicapés doivent jouir pleinement de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales sur la base de l’égalité avec les autres enfants (…)". As-tu oublié la convention relative au droit des enfants, instrument ayant force obligatoire ? (…) Toi, France, condamnée cinq fois eu égard à la manière dont tu traites tes enfants handicapés, ne te sens-tu pas concernée par la désinstitutionalisation de tes enfants ? » interroge-t-elle.

« Il n’a rien à faire là »

Magali Pignard n’est pas le seul parent d’enfant handicapé à s’insurger contre la France et à dénoncer l’oubli de ses idéaux. Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes le combat de nombreuses autres familles. Elle va cependant plus loin en soulignant que cette attitude est favorisée par une large adhésion de la société. Elle relève ainsi que les idées reçues quant à l’impossibilité des autistes à être intégrés dans le système scolaire classique sont très largement répandus chez les enseignants. En publiant la lettre ouverte d’une psychologue, Nelly Coroir, spécialisée dans les troubles autistiques, qui intervient souvent en milieu scolaire, elle met ainsi en lumière les réactions fréquentes des professeurs face à ces enfants. Ainsi, à ceux qui affirment « Il est autiste, il devrait aller en institution spécialisée », Nelly Coroir se propose de répondre : « Le milieu ordinaire est un formidable stimulant pour la progression de l’autant autiste ». De même, aux professeurs qui remarquent : « Les parents ne devraient pas avoir de faux espoirs comme ça sur leur enfant, ils ne se rendent pas compte », la professionnelle rétorque : « Les parents qui font travailler leur enfant au quotidien et lui enseignent au jour le jour la moindre chose de la vie, se rendent bien compte. Nul ne peut savoir jusqu’où ira l’enfant autiste (…). Par contre, si on ne fait rien il ne se passera rien ».

Un apartheid accepté par tous

Ce refus d’apprécier le bien fondé de l’intégration des enfants autistes dans le système scolaire normal s’étend à l’ensemble de la société, remarque Magali Pignard. A la lueur des réactions suscitées par l’affaire Timothée, elle affirme ainsi avoir pu prendre la mesure du regard que portent les Français sur la prise en charge de l’autisme et probablement sur ces enfants en général. Cette appréciation est d’abord marquée par une large méconnaissance. « Beaucoup pensent que dès lors qu’il y a des adaptations à faire (…), une école (…) a le droit de refuser un enfant handicapé sous ce motif. Voici un extrait d’un arrêt du Conseil d’Etat du 08 avril 2009 : " (…) il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif"  (…) ainsi dire :  " Je ne peux pas l’accueillir car je n’ai pas les moyens " est un argument irrecevable », relève Magali Pignard. L’auteur observe également combien, les Français d’ordinaire plutôt méfiants à l’égard de leurs institutions, fondent une confiance aveugle dans les services des MDPH. Toujours à propos de Timothée, elle note : « Pour une majorité de personnes, les membres de la commission de la MDPH, qui décident de l’orientation pour nos enfants, sont formés au handicap et bien sur à l’autisme, ils pensent agir pour le bien de nos enfants : la MDPH ce n’est pas n’importe qui quand même ! La réalité : au mieux ces membres ne sont pas formés à l’autisme, au pire ils sont convaincus (…) que c’est un trouble psychologique du à une mauvaise relation maternelle (…). La raison concrète qui fait que la MDPH oriente à tour de bras du milieu ordinaire vers le médico-social  : plusieurs membres de cette commission représentent de grosses associations gestionnaires d’établissements, et il faut bien les faire tourner non ? Et si possible avec des enfants pas trop handicapés, pour avoir la paix, tout en touchant l’argent de la CPAM… Les français ne comprennent pas pourquoi cette mère refuse la décision de la MDPH (qui est une orientation en IME), cet organisme pour eux bienveillant. Ils se disent peut-être  " La pauvre, elle n’a pas accepté le handicap de son enfant, elle ne voit pas qu’il n’a rien à faire en milieu ordinaire, sa place est dans le milieu spécialisé " sans savoir ce que c’est au juste, ce fameux milieu spécialisé ». Or, pour Magali Pignard, ce « milieu spécialisé », met en place une véritable ségrégation des enfants handicapés, n’hésitant pas même à parler d’apartheid. Sans aller jusqu’à conclure que cette ségrégation est inconsciemment (voire consciemment) sans doute voulue par les Français eux-mêmes, soulagés peut-être que les classes de leurs enfants ne comptent pas d’enfants handicapés de ce type, elle remarque : « Cette histoire est révélatrice de ce qui se passe avec les enfants vulnérables, pas seulement les enfants handicapés, mais aussi par exemple les Roms, qui eux aussi sont parfois orientés en établissement spécialisé (bien que non handicapés) ».

Un combat pas tout à fait en noir et blanc à lire sur le blog : http://blogs.lexpress.fr/the-autist/.

Aurélie Haroche

19 novembre 2014

AUTISME 75 : Une association dynamique

=> Accéder au site d'Autisme 75

Autisme 75
La plaquette 2015 de la Maison Bleue est disponible
 
Vous souhaitez passer un week-end ou des vacances agréables et sans soucis avec votre enfant autiste? Vous êtes éducateurs et envisagez de mettre en place un séjour de "rupture" avec des enfants, adolescents, ou adultes avec autisme ou TED, ou autre handicap mental? La Maison Bleue vous attend !!
 
 
 
Par ailleurs, nous vous informons qu'à l'occasion de la signature de la convention entre le Conseil Général du Pas-de-Calais et l'association Autisme 75 Ile-de-France, une réunion exceptionnelle réunissant tous les acteurs (organismes, associations, établissements) oeuvrant pour les personnes avec autisme ou autre handicap mental, du Nord Pas-de-Calais et de Picardie, proches de la Maison Bleue aura lieu le mercredi 26 novembre dans la Maison.
Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 01 45 84 29 59.
 
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Une permanence ouverte à la Mairie du IIIème arrondissement
 
Dans le cadre de l’accès au droit des personnes en situation de handicap, la Mairie du 3ème arrondissement de Paris a sollicité notre association pour assurer une permanence. Afin de répondre à cette demande, l’assistante sociale de l’Institut Médico-Educatif «Cour de Venise», Madame Marine GUENO, assure une permanence une demi-journée par semaine.

Cette personne est chargée de répondre aux demandes du public sur les sujets concernant les personnes handicapées.

Les sujets couverts incluent les droits et prestations, l’orientation vers les services et organismes compétents, l’aide aux démarches administratives et juridiques. Il est important de souligner que l’assistante sociale répond aux questions concernant tous types de handicap et pas seulement l’autisme.
 
Permanence Droits et Handicaps - Mairie du 3e
2 rue Eugène Spuller - 75003 Paris
Tel : 06 89 28 26 00
Lundi Matin de 9h à 11h sans rendez-vous
Et de 11h à 12h sur rendez-vous
 
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Les "Mercredis d'Autisme 75"
 
 
Notre prochaine réunion aura lieu le mercredi 3 décembre 2014 et aura pour thème :
 
Les particularités alimentaires des personnes autistes
 
Cette réunion sera animée par le Docteur René Tuffreau, médecin pédopsychiatre, membre de l'ARAPI.
Attention : il ne reste que quelques places disponibles (maximum 50 personnes)!
 
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Les réunions suivantes auront lieu :
 
le mercredi 14 janvier : la préparation à la séparation pour un week-end ou pour des vacances
le mercredi 4 février : la médiation animale
le mercredi 4 mars : les apprentissages en maternelle et présentation d'une Unité d'Enseignement en Maternelle
 
Nous rappelons que les "Mercredis d'Autisme 75" sont des réunions gratuites et ouvertes à tous (personnes avec autisme, familles, professionnels...) et qu'elles se déroulent de 19h30 à 21h30 à la Maison des Associations - 11 rue Caillaux - 75013 Paris (métro Maison Blanche). Un accueil est prévu à partir de 19 heures.

Le nombre de places étant limité, il est obligatoire de s'inscrire auprès de notre secrétariat soit par courriel : a75.siege@autisme75.org soit par téléphone au 01.45.84.29.59 au plus tard 48 heures avant

17 novembre 2014

Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée

article publié sur le site d'Europe 1

Publié à 17h28, le 17 novembre 2014, Modifié à 17h39, le 17 novembre 2014

 Un jeune trisomique embauché dans les cuisines de l'Elysée
Pierre-Henri Masson, 23 ans, a remporté samedi le concours "l'assiette Gourm'hand" qui récompense des personnes porteuses d’un handicap mental dans le milieu de la restauration.


Pierre-Henri Masson, un jeune cuisinier trisomique de 23 ans, aura bientôt la chance de passer une semaine dans les cuisines de l'Elysée.
Le jeune homme formé au métier de cuisinier aux Ateliers Pifaudais à Dinan, dans les Côtes-d'Armor, a en effet remporté samedi la douzième édition de "l'assiette Gourm'hand".

L'assiette Gourm'hand vise à mettre en valeur les personnes atteintes de handicap mental travaillant dans le milieu de la restauration dans les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) ou encore les Instituts médico-éducatifs (IME). Cette année, 17 équipes issues d'établissements d’accueil venant de toute la France étaient en lice. Le jury qui comptait sept meilleurs ouvriers de France (MOF) a été séduit par le menu breton proposé par Pierre-Henri Masson : "rolladenn de poulet et sa sauce paimpolaise, dolmen de Bretagne au Bord'eau, taboulé de Breizh et oeuf miroir".

17 novembre 2014

Ajaccio : Création d'une unité d'enseignement en maternelle pour enfants autistes

article publié sur CORSE NET INFOS

Rédigé par le Dimanche 16 Novembre 2014 à 18:32 | Modifié le Dimanche 16 Novembre 2014 - 21:5

Le troisième plan national autisme prévoit la création d’unités d’enseignement en maternelle pour enfants autistes associant enseignants et professionnels médico-sociaux. 700 places devront être créées sur la durée plan autisme 2013-2017, ainsi que l’ouverture d’une unité d’enseignement dans chaque région pour cette rentrée scolaire 2014. En attendant l’ouverture d’une unité d’enseignement par département, l’académie de Corse, grâce à la forte mobilisation de l’agence régionale de santé, du rectorat et de la Ville d’Ajaccio a invité la presse vendredi à la signature de la convention pour l’ouverture de la première Unité d’Enseignement en maternelle pour enfant avec autisme ou TED à l'École Saint-Jean d’Ajaccio.

Ajaccio : Création d'une unité d'enseignement en maternelle pour enfants autistes
Michel Barat recteur de l’Académie de Corse, Guy Monchaux DASEN de la Corse du Sud, Jean-Jacques Coiplet directeur général de l’ARS, Stéphane Sbraggia représentant la Ville, Hélène Cerlini présidente de l’association régionale spécialisée d’action sociale, d’éducation et d’animation (ARSEA), ont tout d’abord visité les locaux de la nouvelle unité et rencontré les personnels qui auront comme objectif d’améliorer l’intégration en milieu scolaire dès la petite enfance des enfants autistes. L’académie de Corse est celle qui scolarise le plus d’enfants handicapés et notamment en milieu ordinaire et qui compte le plus de personnel spécialisé sur le plan national. 

Qu’est-ce qu’une unité d’enseignement maternelle autisme ?
Ce dispositif permettra l’accueil des enfants de 3 à 6 ans ayant des troubles trop importants pour être scolarisés en classe ordinaire, même avec une auxiliaire de vie scolaire et l’appui des structures existantes. Il est une structure médico-sociale destinée à compléter la palette d’offre d’accompagnement à la scolarisation des enfants autistes, qui va du milieu scolaire ordinaire à la scolarisation au sein d’établissements médico-sociaux. Cette première unité d’enseignement a été créée en privilégiant l’extension d’un établissement ou d'un service médico-social existant, l’Association régionale pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence qui gère notamment l’IME les Salines. Une autre unité d’enseignement sera ouverte à la rentrée 2015 à Bastia, on en compte seulement une trentaine au plan national. 

L'école maternelle saint-Jean accueille l'unité spécialisée
Cette classe spécialisée a été  accueillie au sein de l’école maternelle Saint Jean grâce à la  municipalité d’Ajaccio qui a mis gracieusement à disposition les locaux, procédé aux aménagements nécessaires, fourni un matériel scolaire conséquent. Celle-ci accueillera jusqu’à 7 enfants qui seront présents à l’école sur le même temps scolaire que les autres élèves de leur classe d’âge, pour une durée maximale de 3 ans (de 3 ans à 6 ans). La rentrée s’est déroulée le 10 septembre 2014.
L’encadrement est assuré par une équipe alliant enseignants et professionnels médico-sociaux : un enseignant spécialisé, trois éducateurs spécialisés, un neuropsychologue, un psychomotricien, une aide médico-psychologique, une orthophoniste, un neuropédiatre, une infirmière. Ces professionnels sont supervisés dans leur pratique par un cabinet spécialisé dans la prise en charge éducative de l’autisme dans le cadre des bonnes pratiques définies par la Haute autorité de la santé.
 

Un financement de 280 00 euros de l'ARS
Des formations à destination des parents et des professionnels de l’unité d’enseignement et de l’école ont été programmées afin de favoriser un accompagnement personnalisé, global et coordonné. Un comité de suivi se réunira régulièrement pour évaluer cette structure novatrice et l’insérer dans le réseau des classes et des structures qui interviennent dans l’accompagnement de la personne avec autisme. L’unité d’enseignement bénéficie d’un financement de 280 000 € attribué par l’ARS de Corse et d’un poste d’enseignant spécialisé mis à disposition par l’Inspection académique de Corse du Sud.

Un plan autour de cinq grands axes
L’autisme a été reconnu comme un handicap en 1996 par la loi «Chossy». Placé dans la catégorie des troubles neuro-développemental, il entraîne différents types de déficiences qui nécessitent des réponses adaptées et individualisées. L’autisme se caractérise par de graves altérations du développement dans les domaines de la communication verbale et non verbale, des interactions sociales et des comportements, des intérêts et activités qui sont restreints et stéréotypés. La Haute Autorité de Santé (HAS) a estimé, qu’un nouveau-né sur 150 serait concerné par l’autisme et les troubles envahissants du développement.
Les propositions qui composent le 3ème plan autisme visent à répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l’autisme en France il a été construit autour de cinq grands axes :
-Diagnostiquer et intervenir précocement
-Accompagner tout au long de la vie
-Soutenir les familles
-Poursuivre la recherche
-Sensibiliser et former l’ensemble des acteurs de l’autisme
15 novembre 2014

Décret CRA : on continue à se moquer des usagers - Communiqué d'Autisme France

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