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"Au bonheur d'Elise"
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scolarisation
3 juin 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 3 juin 2011

Boîte à outils de l’enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Je travaille en ce moment avec une amie enseignante sur un projet de classe primaire ni CLIS ni classe classique – une sorte de classe adaptée à destination des enfants TED sans déficience intellectuelle, et avec une prise en charge comportementale à la maison.

J’essaie donc de mettre à sa disposition le plus d’éléments possibles, et de lui constituer une boîte à outils comportementale à laquelle se référer, en situation, rapidement et efficacement.

Je propose de partager avec vous cette boîte à outils:

  • Aménager ses techniques d’enseignement
  • Aménager l’organisation de la communication et des relations sociales dans la classe
  • Aménager les aspects sensoriels de la classe
  • Aménager le contrôle du comportement des élèves de la classe et de l’enfant autiste
  • Prendre le bus
  • Manger à la cantine
  • Rendre les choses encore plus visuelles
  • Gérer les temps de transition

Imprimez chaque billet, glissez le tout dans un porte-vue, et vous aurez, sur votre bureau de maîtresse, tout ce qu’il faut pour que nos enfants s’épanouissent dans vos classes.

N’hésitez pas à commenter, le but du jeu est vraiment que cette boîte à outils constitue une plateforme de préparation de rentrée pour les enseignants.

Les trucs et astuces comportementaux, je les tiens de divers ouvrages, sites internet, essentiellement, voire quasi uniquement publiés en langue anglaise. Une section sera consacrée aux sources.

J’espère que ce projet vous permettra de constituer votre livret au cours du mois de juin. Ainsi, vous partirez en vacances le cœur tranquille, avec un peu de lecture sous le bras!

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/scolarite/boite-a-outils-de-lenseignant-ou-avs-accueillant-un-enfant-autiste-dans-sa-classe/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

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2 juin 2011

article publié dans l'Alsace.fr le 2 juin 2011

Une AVS et un parent d’élève témoignent

le 02/06/2011 à 00:00 par Frédérique Meichler

 

Cindy Meyer, auxiliaire de vie scolaire, se retrouve au chômage.Photos F.M.

Cindy Meyer, auxiliaire de vie scolaire, se retrouve au chômage.Photos F.M.

L’annonce de la suppression de 47 postes d’AVS-Co (auxiliaire de vie scolaire) a provoqué de vives inquiétudes. Le Snuipp-FSU 68 organise une manifestation le 8 juin devant l’inspection académique à Colmar. Témoignages.

 

Cindy Meyer est AVS-Co (auxiliaire de vie collective) dans une Ulis (unité localisée d’inclusion scolaire), classe spécialisée accueillant des enfants souffrant de déficiences intellectuelles. « Ce sont des enfants qui ont du mal à retenir et à comprendre, ils ont besoin de plus de temps pour les apprentissages, de stabilité et de sécurité affective. » Cindy Meyer a une certaine expérience dans ce domaine puisqu’elle est AVS depuis quatre ans. Payée au Smic, sur la base d’un contrat renouvelé tous les ans, elle a déjà vu son maigre salaire rétrécir lorsqu’on lui a imposé une réduction de son temps de travail à 80 %. Depuis peu, elle sait que son contrat n’est pas renouvelé (il aurait pu l’être pendant six ans) et qu’elle peut désormais pointer au Pôle emploi.

« Y aura-t-il quelqu’un pour me remplacer ? Quelle sera son expérience ? Ses compétences ? » Au fil des années, Cindy Meyer a tissé des liens avec les enseignants, participe à des projets transversaux… « Dans cette politique, on ne prend pas en compte les enfants et leur intérêt, déplore l’AVS, ni la relation de confiance qui s’est tissée avec les enseignants. Je travaille en symbiose avec eux, pourquoi vient-on détruire quelque chose qui fonctionne ? »

Le responsable de l’établissement où elle travaille a envoyé un courrier au rectorat pour tenter de sauver son poste. Il regrette le manque de reconnaissance du travail accompli, évoque « l’anéantissement d’une collaboration et d’un savoir-faire, d’une expérience […] Ce démantèlement entrave considérablement la stabilité et la continuité dont ces enfants en quête de repères ont tant besoin. »

« Nos enfants ont besoin de repères »

Carole Bernard est maman de deux enfants handicapés, âgés de 10 et 12 ans. L’aîné doit entrer au collège à la rentrée prochaine, le second est en Clis (classe d’intégration scolaire). « Ces enfants ont un niveau différent, une autonomie et des capacités différentes, ils ont besoin d’un accompagnement spécifique, de la part de personnel formé et compétent. Je milite pour la reconnaissance du métier d’AVS. Aujourd’hui, ce sont des personnels qu’on utilise et qu’on jette comme des Kleenex… Alors que nos enfants ont besoin de repères et de personnes motivées pour s’occuper d’eux, parce que c’est difficile. On va remplacer ces AVS qui sont motivés et expérimentés par des personnes précarisées, qu’on payera 20 heures par semaine au Smic… Ça intéressera qui ? » Carole Bernard voit dans ces nouvelles mesures d’économie de l’Éducation nationale une régression. « On n’arrête pas de faire des promesses sur l’intégration à l’école des enfants différents, on nous laisse croire à un tas de choses et après, on fait des pas de géant à reculons… » Cette maman très amère se dit « prête à entamer une grève de la faim » pour défendre la stabilité des AVS dans leur poste.

Le Snuipp-FSU 68 organise un rassemblement mercredi 8 juin à 14 h 30, devant l’inspection académique à Colmar, « pour dénoncer le non-renouvellement des AVS-Co ».

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/06/02/une-avs-et-un-parent-d-eleve-temoignent

30 mai 2011

article publié sur le site Autisme Agir Aujourd'hui

Action CLIS AUTISME 94

Nous regroupons plusieurs familles du Val-de-Marne touchées par l'Autisme/TED, dont les enfants sont soit descolarisés soit en voie de descolarisation suite l'absence de CLIS Autisme ou de personnel accompagnant qualifié.

Devant l'impossibilité

Nous réclamons l'ouverture d'une CLIS Autisme.

Nous demandons que la scolarisation de nos enfants se construise réellement suivant les recommandations formulées par la Direction générale de l'enseignement scolaire dans son guide "Scolariser les élèves autistes" et sa principale auteur, Agnès Woimant (maman d'un petit garçon autiste):

  • structuration spatio-temporelle,
  • outils visuels de communication et d'apprentissage de la lecture,
  • renforcement positif

Nous portons la demande de l'ouverture d'une clis autisme dans le val-de-marne.

Nous engageons toutes les familles concernées par ces situations douloureuses à nous contacter afin d'agir ensemble auprès des instances académiques et sanitaires.

par courriel
autismeagiraujourdhui@gmail.com
ou par téléphone
            06 87 08 98 07  
 
http://autismeagiraujourdhui.fr/actionClis94.html
30 mai 2011

article publié sur le site de l'UNAPEI

Congrès Unapei - " La vie quotidienne avec son enfant handicapé mental "

Au programme du 51e Congrès de l’Unapei, six ateliers thématiques pour permettre à chacun d’échanger, et un grand débat. Rendez-vous à Besançon le 18 juin.

La matinée du samedi est consacrée à des ateliers thématiques qui proposent à chacun de s’exprimer et d’échanger autour de ses principales difficultés ou des solutions qu’il a pu trouver. Après une courte intervention d’un spécialiste, questions/réponses, exemples concrets d’actions menées, bonnes pratiques et conseils contribueront à faire avancer le sujet. Et, l’après-midi, à partir des questions soulevées par chaque atelier, les intervenants débattront lors d’une table-ronde.

Atelier 1 - Les premiers pas après l’annonce du handicap Choc du diagnostic, complexité des démarches médicales ou administratives, bouleversement de sa vie professionnelle et sociale, regard des autres, portes qui se ferment… la venue d’un enfant handicapé peut entrainer des bouleversements pour une famille. Comment faire face ? Quelles actions mettre en œuvre ? Où trouver des soutiens ?

Atelier 2 - Être accompagné pour être moins seul Le manque de solutions d’accueil, de conseils et de soutien contribue au sentiment d’être seul face au handicap. Vie centrée autour du handicap, problèmes conjugaux, complications professionnelles, relations amicales en délitement… peuvent en être des conséquences.. Dans ce contexte, rencontrer d’autres familles, participer à des réunions associatives sont des moyens pour renouer un lien social, partager des difficultés et bénéficier de conseils d’autres parents.

Atelier 3 - Quel parcours éducatif pour son enfant ? Au moment de scolariser son enfant, de nouvelles questions se posent : quels sont les droits de mon enfant ? Quelle solution sera adaptée ? Quel type de scolarisation ? Quels sont mes interlocuteurs ? Quels professionnels peuvent nous accompagner ? Comment va-t-il prendre sa place dans la famille ?

Atelier 4 - Des adolescents comme les autres. Vie affective, hygiène, autonomie… autant de sujets qui s’amplifient à l’adolescence et qui peuvent susciter des inquiétudes. Comment gérer la prise d’indépendance de mon enfant ? Quel type d’apprentissage mettre en place ? Comment et avec qui parler de vie affective et de sexualité ?

Atelier 5 - L’école et après ? Au moment où se dessine sa future vie d’adulte, de nouvelles questions se posent à tous les parents. Elles doivent être anticipées pour éviter des ruptures dans le parcours des jeunes voire même des impasses. Comment organiser le passage d’une structure pour enfant vers le monde du travail ou un établissement pour adultes ? Quand et comment réfléchir à ces changements et à la formation professionnelle ? Quels sont les acteurs clés de cette anticipation et quels sont les facilitateurs de ces transitions ?

Atelier 6 - L’association et les parents de jeunes enfants. Lieu d’accueil, d’écoute et de soutien, les associations de l’Unapei innovent et proposent des services pour répondre aux attentes, écouter et échanger avec les familles nouvellement confrontées au handicap de leur enfant. Explications et illustrations concrètes d’actions associatives existantes ou en devenir.

http://www.unapei.org/Congres-Unapei-La-vie-quotidienne.html
29 mai 2011

article publié dans wordpress.com le 24 mai 2011

Handicap à l’école : les parents toujours en colère

Passé au second plan dans la lutte contre le harcèlement scolaire, l’accompagnement des élèves en situation handicap est pourtant loin d’être résolu. Des parents et associations on ainsi manifestés dans plusieurs villes samedi, dénonçant un abandon du gouvernement.

Des AVS à la place des EVS

Les villes changent mais le constat est le même, les enfants handicapés sont trop mal accompagnés.  À Rennes, Bordeaux, ou Toulouse les parents d’élèves et associations d’aide au handicap ont défilés et manifestés devant les rectorats. Regroupés sous le collectif Handik, ils ont ainsi dénoncés « la précarisation et l’appauvrissement du dispositif d’accompagnement Auxiliaire de Vie Scolaire ».

Pour tous, l’accueil et l’accompagnement des enfants est insuffisant. Assuré en majorité par des employés de vie scolaire (EVS), « des personnes recrutées via le Pôle emploi en insertion, ayant des statuts précaires avec des contrats de courte durée, et sans formation spécifique », comme le souligne un des manifestant bretons, l’accompagnement devrait être selon la loi handicap de 2005 assuré par un personnel qualifié en al personne des auxiliaires de vie scolaire (AVS).

Une politique qualifiée de hors- la loi par le collectif Handik puisque le tribunal administratif de Pau, allant dans le sens des associations et parents d’élèves, a demandé à l’État de tenir ses obligations.

Une rentrée appréhendée par les familles

Pour les familles et associations les démarches entreprise par les ministères de la santé et de l’éducation nationale n’augurent rien de bon, ces dernière laissant appréhender une nouvelle diminution des AVS mobilisables.

En effet une circulaire parue en mai au Bulletin officielle établit la mise en place d’un  rapprochement entre autorité académique et responsables des maisons départementales du handicap (MDPH) « afin de mettre en place les outils de régulation des prescriptions, de suivi et d’évaluation des activités des AVS ».

Les MDPH établissant actuellement le projet de vie scolaire de l’enfant handicapé et décidant des conditions d’attribution d’un AVS, les parents craignent une réduction du personnel mis à disposition, du nombre d’heures attribuées, ainsi qu’une diminution de la qualité des enseignements.

http://aujoulet.wordpress.com/2011/05/24/handicap-ecole-les-parents-toujours-en-colere/
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29 mai 2011

article publié dans la-Croix.com le 26 mai 2011

La scolarisation des enfants handicapés connaît encore des ratés

Cinq ans après la loi de février 2005, qui imposait une obligation d’accueil scolaire pour les enfants handicapés, le bilan est mitigé.

Chaque lundi, treize élèves de l’Institut médico-éducatif de Montaudin se rend...

(ADRIEN MATTON)

Chaque lundi, treize élèves de l’Institut médico-éducatif de Montaudin se rendent au lycée Rochefeuille à Mayenne pour passer la journée dans une classe d’insertion sociale.

Si le nombre d’enfants scolarisés en milieu ordinaire a augmenté, les associations dénoncent un manque de moyens et une formation insuffisante des enseignants.

C’était en juin 2007 à Tours. Tout juste auréolé de son accession à l’Élysée, Nicolas Sarkozy avait tenu un discours mobilisateur lors du congrès de l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei).

« La moitié des enfants handicapés n’a pas accès à la même école que les autres enfants. Nous ne pouvons accepter ce qui n’est rien d’autre qu’une injustice », avait affirmé le chef de l’État. Il disait alors vouloir rendre « opposable » ce droit à la scolarité et donner ainsi la possibilité aux parents d’un enfant handicapé n’ayant pu être accueilli dans l’école de son quartier de saisir la justice.

L’obligation de scolarisation des élèves handicapés

En fait, cette obligation scolaire figure déjà dans la loi du 11 février 2005, qui impose à chaque école, collège, lycée, publics ou privés sous contrat, d’accueillir sans discrimination les élèves handicapés. 

Le principe est que l’élève est, de droit, inscrit dans l’établissement le plus proche de son domicile. Ensuite, il est bien sûr tenu compte de son niveau de handicap. Si ses besoins le nécessitent, l’enfant peut être orienté vers d’autres modes de scolarisation.

Alors que cette question de la scolarisation sera au cœur de la conférence nationale du handicap le 8 juin prochain, le bilan de la loi du 11 février 2005 apparaît en demi-teinte. « Des choses ont été faites mais on est bien obligé de constater que, aujourd’hui, 13 000 enfants restent sans aucune solution éducative et ne sont accueillis ni en milieu ordinaire, ni en milieu adapté », constate Christel Prado, la présidente de l’Unapei.

Au sein du gouvernement, on met en avant le fait que, en cinq ans, le nombre d’enfants handicapés scolarisés est passé de 145 000 à 197 000. En avril, à l’Assemblée nationale, Luc Chatel soulignait que, malgré un contexte budgétaire « difficile », les crédits alloués à l’accueil de ces élèves avaient augmenté de 13 % cette année. 

« Nous allons également créer 500 postes supplémentaires pour accueillir les enfants handicapés, et ouvrir 72 nouvelles classes dans le premier degré, 200 dans le second », ajoutait le ministre de l’éducation nationale.

Moins d’enfants handicapés scolarisés dans le supérieur

Dans une délibération adoptée le mois dernier, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) reconnaît que la loi de février 2005 a contribué à augmenter de « manière significative » la scolarisation des enfants handicapés, tout en constatant que celle-ci diminue fortement au fur à mesure de l’avancée dans le cursus scolaire.

La Halde relève ainsi que, parmi les élèves accueillis en milieu ordinaire, seuls 6 % sont scolarisés en lycée, et que moins de 5 % d’étudiants handicapés sont accueillis dans les universités. 

« Les chiffres du ministère montrent une amélioration mais ne donnent qu’une vision partielle de la réalité car ils ne prennent pas en compte le temps de présence effective à l’école », souligne Christel Prado. « Un enfant qui, par manque de moyens, n’est accueilli que deux ou trois heures par semaine à l’école sera comptabilisé comme un enfant scolarisé au même titre qu’un enfant accueilli à plein-temps, ajoute-t-elle. Pourtant, dans le premier cas, on peut difficilement parler d’une véritable scolarisation. »

Un manque d’auxiliaires de vie scolaire

L’Unapei constate aussi que de nombreux enfants se voient refuser leur entrée faute de pouvoir disposer d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour les accompagner. « Il y a un problème de professionnalisation de ce métier dont le statut reste précaire. Même si elles peuvent être motivées, certaines AVS jettent l’éponge quand elles trouvent un “vrai boulot” », constate Christel Prado. 

Même constat à  l’Association des paralysés de France (APF), où l’on constate que, depuis la rentrée 2010, des centaines d’enfants n’ont pas eu d’AVS. « Mais, dans certains cas, le problème réside surtout dans le manque de formation des enseignants au handicap », explique Bénédicte Kail, responsable du pôle enfance-famille à l’APF. 

« Aujourd’hui, dans beaucoup d’écoles, on refuse systématiquement tous les élèves qui n’ont pas d’AVS alors que, dans certains cas, leur niveau d’autonomie leur permettrait d’aller en cours sans problème. Par exemple, nous avons eu le cas d’une maman dont la fille a fait toute sa scolarité sans avoir eu besoin d’un accompagnement particulier. Et là, le lycée vient de lui dire que sa fille ne pourra pas être accueillie à la rentrée prochaine en terminale si elle n’a pas d’AVS. »

Pour Bénédicte Kail, c’est tout le problème de l’adaptation de l’école qui se trouve posé. « Aujourd’hui, que ce soit au niveau de la formation initiale ou continue, les enseignants n’entendent jamais parler de l’accueil d’un élève handicapé, souligne-t-elle. Rendre l’école accessible, c’est bien sûr augmenter le nombre des AVS mais aussi mener une réflexion plus large sur l’adaptation des méthodes et des outils pédagogiques à la réalité du handicap. »

PIERRE BIENVAULT

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-scolarisation-des-enfants-handicapes-connait-encore-des-rates-_NP_-2011-05-26-619088

20 mai 2011

article publié sur le site de vaincre l'autisme

"AFFAIRE SAMY : UN COMBAT POUR LA SCOLARISATION"

Samy est un jeune homme autiste de 20 ans scolarisé en classe ULIS d’un lycée Professionnel. Son parcours est une longue suite de péripéties orchestrée par le désengagement de l’Etat concernant la prise en charge adaptée des enfants autistes.

Pour VAINCRE L’AUTISME, une « prise en charge adaptée » consiste en l’intégration en milieu scolaire traditionnel. Cette intégration représente d’une part un stimulant vital pour la socialisation et d’autre part l’accès indéniable à l’éducation. Néanmoins, Samy, comme beaucoup d’autres personnes autistes, a subi de nombreux revers tels que des périodes de déscolarisation, l’incompréhension récurrente de beaucoup de représentants de l’Education Nationale ou même des tentatives d’exclusion du milieu scolaire.

Nous choisissons de citer le cas de Samy, car malheureusement, les difficultés qu’il rencontre sont le lot commun d’une majorité d’autistes aspirant à une éducation –certes adaptée à leur trouble- mais digne de ce nom !

Voici le récapitulatif du dernier revers en date enduré par Samy :

  • Le 13 janvier 2011, Samy porte des coups à sa professeure de sport, du fait d’une frustration accumulée et mal gérée par cette dernière. Elle avait refusé auparavant l’aide d’une intervenante FuturoSchool pour pallier à son manque de formation sur l’autisme. De plus, malgré les demandes incessantes de ses parents, Samy n’avait pas d’AVS.
  • Suite à cette agression (qui s’est révélée physiquement sans gravité) le Proviseur a interdit (par courrier) l’accès de l’établissement à Samy, afin « de préserver le fonctionnement du service public ». Or, cette décision ne prévoyant aucun délai, échéance, ni voie de recours, elle avait pour but mal déguisé d’exclure Samy définitivement du Lycée.
  •  Devant un tel abus et l’urgence de la situation, le père de Samy a saisi le Juge Administratif en référé par requête du 24 mars 2011 sur les moyens suivants :
    - Seul le Conseil de Discipline avait la compétence pour prononcer une sanction aussi lourde.
    - Une exclusion temporaire prononcée par un chef d’établissement ne peut pas excéder 8 jours.
    - Décision ni datée, ni motivée en référence au règlement intérieur et n’informant pas des voies et délais de recours.
  • Par ordonnance prise en référé du 14 avril, le Juge administratif a reconnu qu’il y avait un doute sur la légalité de la décision du Proviseur. En conséquence, il a suspendu cette décision et a enjoint au recteur « de réintégrer sans délai Samy » dans son lycée. Cette décision intervenant durant les vacances, il a été fait le nécessaire pour que l’Etablissement soit au courant de la prochaine réintégration de Samy. De plus un dispositif d’accompagnement de Samy a été mis en place.
  • Cependant, lors de la rentrée du 26 avril, alors que Samy et sa famille pensaient enfin voir le bout du tunnel, Samy n’est pas retourné en classe, mais s’est vu confiné avec son intervenante (à noter : toujours pas d’AVS) au CDI… Détournement tout à fait illégal de la lettre de l’ordonnance, car si l’accès à son établissement ne lui a pas été refusé, l’accès à sa salle de cours lui a été interdit ! Cette situation perdure jusqu’à ce jour. Les mises en demeures restent inefficaces.
  • Pour sa défense, le Proviseur a invoqué la tenue d’une CDAPH le 3 mai devant statuer sur la scolarisation de Samy, et donc traiter de la réintégration ou pas de Samy. Bien que cette opinion ai parut scandaleuse, au regard de l’ordonnance du 14 avril ainsi que de la décision de l’Inspection Académique du 1er septembre 2010 autorisant Samy à poursuivre sa scolarité pour l’année 2010/2011, nous nous attendions légitimement à ce que ce sujet soit abordé !
  • Entre temps, le 2 mai, le père de Samy a voulu porter plainte au commissariat, pour discrimination du fait de son trouble autistique et en raison de son âge. Cependant, le gardien de la paix a refusé –sur ordre de ses supérieurs- de prendre sa plainte, il a expliqué que la tenue de la Commission le 3 mai faisait obstacle au dépôt de la plainte du père de Samy, étant donné que celle-ci devait statuer sur la scolarisation de Samy. Il n’a pu faire qu’une main courante.
  •  Devant cette illégalité supplémentaire (l’article 15-3 du Code de Procédure Pénale faisant obligation à la police judiciaire de recevoir les plaintes des victimes d'infractions) le père de Samy a déposé plainte devant le Procureur de la République. Il y dénonce, d’une part la non-application de l’ordonnance et d’autre part, le refus de dépôt de plainte.
  • Le 3 mai, malgré les prévisions du proviseur et celle –incongrue- d’un gardien de la paix, il n’en fut rien : la présidente de la CDAPH nous annonça dès le début que le débat serait cantonné à des questions d’allocations et à son orientation future, sans que l’incident de janvier qui avait provoqué une déscolarisation de 3 mois, ne soit discuté. Alors même que ce sujet était justement le plus urgent.
  • Le 11 mai, la notification de la CDAPH vient porter un comble à la situation de Samy ! En effet, celle-ci décide de mettre un terme à son plan de scolarisation, sur la justification que la Commission lui a accordé une Prestation de Compensation du Handicap (PCH). La volonté de la CDAPH est claire : Samy ne retournera plus jamais au lycée.

Pourtant, il faut que les parents de jeunes autistes sachent que selon l’article L122-1 du Code de l’Education : « Tout élève qui, à l'issue de la scolarité obligatoire, n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre des études afin d'atteindre un tel niveau. L'Etat prévoit les moyens nécessaires, dans l'exercice de ses compétences, à la prolongation de scolarité qui en découle… »

Ainsi l’obligation de scolarisation ne s’arrête pas à 16 ans et la prise en charge éducative doit être possible tant que le jeune adulte n’a pas acquis un niveau de formation apte à l’insérer dans la vie sociale et professionnelle.

On observe ici la carence de l’Etat en la matière, qui au-delà de 20 ans ne veut plus assurer aucune scolarisation adaptée aux jeunes autistes et les envoient vers les CAT pour effectuer des activités d’échantillonnage, de comptage, de conditionnement…souvent peu épanouissantes. En effet, dans cette « affaire Samy » c'est la première fois que l'éducation nationale est confrontée à la problématique de la continuité de scolarisation des jeunes autistes après 20 ans. Alors que le fameux article L 122-1 du Code de l’Education garanti pourtant le droit à la scolarisation sans limite d’âge.

 

Vaincre l’Autisme, consciente de l’urgence d’offrir aux jeunes autistes, les moyens de leur intégration, de leur épanouissement et de leur réussite, agira dans l’esprit de cet article L 122-1 afin qu'une politique de suivi de scolarité soit mise en place par le Ministère de l’Education Nationale pour remplir son devoir selon les textes qui le lui imposent.

CONCLUSION :

Dans l’état actuel des choses, un référé liberté est en cours visant à faire reconnaitre :

  • l’atteinte à l’égalité et à l’égalité des chances dont est victime Samy, car celui-ci est privé de la possibilité de gagner en autonomie et de s’intégrer socialement comme il l’est permis aux autres personnes.
  • la violation du principe de non-discrimination du fait de l’état autistique et de l’âge de Samy.
  • l’atteinte au droit à l’éducation et au droit à la scolarisation car il ne peut aller en classe.
  • l’atteinte à la dignité de la personne humaine parce qu’en tant que personne vulnérable il ressent une souffrance et une détresse encore plus grande qu’une personne « normale » lorsqu’on lui assène chaque jour qu’il doit quitter le lycée, ce sous les yeux de ses camarades. Cette situation est constitutive d’un harcèlement et d’une atteinte à son intégrité psychique.

Ce Référé demande la réintégration au Lycée, au Recteur et à l’Etat de Samy, sous astreinte.

Une fois la requête déposée, la décision du Juge sera normalement connue sous 48 heures…

http://www.vaincrelautisme.org/content/affaire-samy-un-combat-pour-la-scolarisation

19 mai 2011

article publié dans La Voix du Nord le 7 mai 2011

 Accueil » Edition Villeneuve d'Ascq » Actualité Villeneuve »

Luna interroge la société sur la prise en charge du handicap


mardi 17.05.2011, 05:26 - La Voix du Nord

 Luna parle peu mais a développé avec son orthophoniste un langage par signes pour communiquer. Luna parle peu mais a développé avec son orthophoniste un langage par signes pour communiquer.

|  LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Mercredi, les parents de la petite Villeneuvoise trisomique de deux ans et demi sont passés devant le tribunal du contentieux de l'incapacité, à Lille, pour contester une aide de la Maison départementale des personnes handicapées qu'ils jugent insuffisante. Décision renvoyée en juin. Un dédale de plus dans ce parcours du combattant que Sylvie et Pascal Cardinael mènent depuis deux ans pour faire reconnaître les droits de leur fille.

PAR MARIE VANDEKERKHOVE

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

« Nous avons quatre dossiers en cours à la MDPH et cinq interlocuteurs différents », lâche Sylvie. Et toujours pas de décision définitive. Papiers perdus, prise en charge trop partielle, courriers à la ministre Nadine Morano, cela fait deux ans qu'elle oscille entre fatalisme et exaspération, sans jamais renoncer à se battre pour sa fille (notre édition du 28 mars 2011). « Des épreuves supplémentaires qui se rajoutent au traumatisme de l'annonce du handicap », déplore une salariée des Papillons blancs de Lille, qui suit la famille Cardinael.

Luna est née aveugle, avec une audition défaillante. Elle a déjà été opérée lourdement des yeux, des oreilles. « Elle n'a pas pu être accueillie dans un centre d'action médico-sociale précoce, qui prend en charge les tout petits, alors qu'il en existe une juste à côté de chez nous », regrette Sylvie. Faute de places. Les rares sont réservées à des enfants plus déficients. Alors Luna est suivie en libéral : « Il a fallu que je trouve seule des professionnels qui soient compétents pour la trisomie. Elle a quatre rendez-vous par semaine, deux avec l'orthophoniste, remboursé par la Sécu, et deux autres avec une psychomotricienne, non remboursée ».

Sylvie a chiffré : le coût handicap de Luna s'élève à 451 E mensuels. Sans compter qu'elle a dû arrêter de travailler, donc ne perçoit plus de salaire.

Un complément sous-évalué

« La MDPH me proposait un complément de 344 E par mois, inadapté à mes besoins ! ». Pour l'instant, la maman perçoit une allocation journalière de présence (pour enfant handicapé), financée par la CAF, à hauteur de 900 E par mois. « Mais elle ne peut pas excéder 310 jours... ». Alors elle table sur une autre aide : la PCH, ou plan de compensation du handicap, financé par le conseil général, soit environ 700 E par mois. La demande est en cours depuis décembre 2010... Impossible, comme à Pôle emploi, de disposer d'un interlocuteur unique à la MDPH : « Je dois me débrouiller toute seule pour chercher les aides ! », peste Sylvie, qui envisage de créer « un réseau de parents pour capitaliser les informations ».

Scolarisée ou pas ?

Autre point d'interrogation : la scolarisation de Luna à la rentrée prochaine. « La loi de 2005 prévoit l'accessibilité aux personnes handicapées à la culture à l'éducation... Mais dans les faits, c'est plus compliqué », expose-t-on chez les Papillons blancs. « L'État a fait voter des lois qu'il est incapable de faire appliquer, faute de moyens », peste Sylvie. Car la directrice de l'école a posé un préambule : il faut que Luna soit suivie par une AVS, une auxiliaire de vie scolaire. Autre dossier en cours... En attendant, Sylvie et Pascal, qui vient de retrouver un emploi, se serrent les coudes « pour élever Luna comme nos trois autres grands enfants », en ferraillant quotidiennement contre l'administration. D'autres auraient pu baisser les bras. Le sourire et la vitalité de Luna leur montrent qu'ils ont raison de s'accrocher.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2011/05/17/article_luna-interroge-la-societe-sur-la-prise-e.shtml

18 mai 2011

article publié dans La Dépêche.fr le 17 mai 2011

Handicap : trop d'enfants sans école

colère

Une partie des membres du collectif handicap 81 qui samedi sera à Toulouse devant le rectorat./ Photo DDM, J-M.Lamboley.
Une partie des membres du collectif handicap 81 qui samedi sera à Toulouse devant le rectorat./ Photo DDM, J-M.Lamboley.
Une partie des membres du collectif handicap 81 qui samedi sera à Toulouse devant le rectorat./ Photo DDM, J-M.Lamboley.

Le collectif handicap 81 part en guerre contre l'Etat qui ne tient pas ses engagements en matière d'accompagnement des élèves scolarisés handicapés. Manif samedi.

Le collectif handicap 81 qui regroupe 15 associations tournées vers les diverses formes d'invalidité, n'est pas content. Il le fera savoir samedi 21 mai à 14 heures devant le rectorat à Toulouse, répondant ainsi un appel national pour la défense de la scolarité des enfants handicapés. Deux raisons poussent les membres du collectif à sortir du bois. Explication du président Jacques Mathieu : « Nous voulons simplement que la loi sur le handicap de 2005 soit respectée, à savoir que pour chaque élève handicapé scolarisé, un(e) auxiliaire de vie scolaire l'accompagne. Nous demandons également le respect du temps d'accompagnement préconisé par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ».

Régression

Selon le collectif handicap 81, dans le Tarn, 479 enfants handicapés ont obtenu une notification de la MDPH, mais 47 l'attendent toujours. « Où est le respect de la loi ? », s'indigne Sandrine Reynès, maman d'un enfant handicapé. Vanessa Tiplie, une autre maman ajoute : « Depuis 2005 on constate chaque année que les contrats d'assistants d'éducation (AED) régressent et sont peu à peu remplacés par des personnes en contrat unique d'insertion (CUI). Ce n'est pas du tout le même profil, d'un côté l'AED qui a une démarche qualifiante, de l'autre le CUI qui est en grande difficulté d'insertion, en fait l'État se sert des enfants handicapés pour faire baisser le chômage ». « Certains parents sont obligés d'arrêter de travailler, conclut Charlette Fraysse-Anglès, également maman d'un enfant hadicapé, on ne lâchera pas, il faut quel'Etat respecte les lois qu'il fait lui même voter ».


le chiffre

Le chiffre : 47

places > Attente. Selon le collectif Handicap 81, dans le Tarn, 47 enfants handicapés attendent toujours une place dans un établissement scolaire. « Et quand un candidat est retenu, affirme Jacques Mathieu, il faut encore attendre plusieurs semaines pour qu'il soit définitivement validé. Pendant ce temps, que font les parents de leurs enfants » ? Et après une entrevue avec l'inspecteur d'académie du Tarn, les membres du collectif 81 ne sont guère rassurés puisqu'ils estiment que sur les 59 emplois équivalents temps plein, une diminution de 30 % est prévue.

http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/17/1083827-Handicap-trop-d-enfants-sans-ecole.html
18 mai 2011

article publié dans cyberpresse.ca le 17 mai 2011

Élèves handicapés ou en difficulté: une pression pour les enseignants

Gilles Couture, enseignant de cinquième année à l'école... (Photo Marco Campanozzi, La Presse.)

Gilles Couture, enseignant de cinquième année à l'école des Sources, à Varennes.

Photo Marco Campanozzi, La Presse.

Pascale Breton
La Presse

La proportion d'élèves handicapés ou en difficulté est telle au Québec qu'ils constituent près du tiers des élèves dans certaines commissions scolaires, révèlent de récentes statistiques du ministère de l'Éducation. Un défi considérable pour le milieu scolaire.

Audrey Fortin, toute jeune enseignante de sixième année à l'école Christ-Roi, à Longueuil, peut en témoigner. De ses 28 élèves, 16 font l'objet d'un plan d'intervention pour troubles de comportement ou difficultés d'apprentissage. «À ma première semaine d'enseignement, j'ai pensé tout lâcher. Je n'avais pas de bagage, je n'étais pas nécessairement préparée à cela. Heureusement, j'ai eu de l'aide d'une collègue», avoue Mme Fortin, qui a pris sa classe en février.

Certains de ses élèves sont du niveau de la troisième ou quatrième année; d'autres sont suivis par la Direction de la protection de la jeunesse. Dans ces conditions, difficile de se concentrer sur l'enseignement. «Ce n'est pas évident de donner la matière», raconte Mme Fortin. Elle doit constamment l'adapter pour ceux qui ne sont pas du même niveau. «Pour mon élève de troisième année, je me base sur les compétences à évaluer à son niveau. Si j'enseigne les fractions, par exemple, je dois lui donner d'autres exercices adaptés à son cycle.»

La dynamique d'une telle classe est difficile. Des élèves se lèvent sans raison, d'autres parlent constamment. Il suffit parfois d'un petit regard de connivence entre deux élèves pour que l'enseignante perde l'attention de tout le groupe.

Un élève sur cinq en difficulté

Le nombre d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA) est en progression. Un élève sur cinq fait désormais partie de cette catégorie au Québec.

Mais dans certaines commissions scolaires, c'est pire, révèlent de récentes statistiques du ministère de l'Éducation, qui tiennent compte de toute la clientèle, y compris les élèves à risque, avec ou sans plan d'intervention.

Près du tiers sont considérés comme handicapés ou en difficulté. La commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais en compte 33,8% pour l'année 2010-2011.

Dans la région métropolitaine, les taux sont également élevés, notamment aux commissions scolaires Marie-Victorin (30,9%) et Marguerite-Bourgeoys (27,2%) ainsi qu'à la Commission scolaire de Montréal (26,1%).

D'autres régions ont connu des hausses plus marquées qu'ailleurs au cours des dernières années. La commission scolaire des Appalaches a vu le pourcentage d'EHDAA passer de 6,6% il y a 6 ans à 22,2% cette année. À la Commission scolaire des Laurentides, ils sont passés de 20,5 à 30% pendant la même période.

Le milieu familial, le fait d'habiter une région défavorisée et même la crise économique peuvent accentuer le phénomène. Un taux de chômage élevé entraîne une pauvreté accrue qui se répercute à l'école, explique la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard.

«C'est inquiétant et les enseignants se sentent de plus en plus démunis», relate Mme Bouchard.

Difficile d'enseigner pour tous les élèves

Enseignant depuis une douzaine d'années, Gilles Couture lance qu'il n'a «que» cinq plans d'intervention cette année pour des élèves handicapés ou en difficulté.

Dans sa classe de cinquième année de l'école Des Sources, à Varennes, il doit composer avec des enfants dyslexiques, atteints de troubles envahissants du développement (TED) ou de troubles de comportement, ou encore des redoublants...

«Il faut s'adapter», dit-il. Dans l'évaluation des capacités de lecture d'un enfant dyslexique, il réduira ainsi la longueur du texte. Pour un enfant qui est plus lent, il retirera quelques questions de l'examen, quitte à évaluer le reste de la matière une autre fois.

«Le problème avec des élèves plus lents, c'est qu'ils finissent toujours après les autres et que ça les décourage. Ils ne se sentent pas bons. En retirant une ou deux questions, j'ai quand même l'information dont j'ai besoin pour l'évaluer et ça permet à l'élève de finir en même temps que les autres», explique M. Couture.

L'intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires accentue la pression sur l'enseignant. Il doit en même temps s'occuper des élèves plus forts, qui s'ennuient parce qu'ils ont vite compris, ou des plus discrets, qui ne dérangent jamais mais qui ont peut-être besoin d'aide.

«On reste quand même des généralistes. Si trop d'enfants demandent un suivi individuel, on est toujours arrêté dans nos actions. C'est très difficile d'avancer en tant que groupe», reconnaît l'enseignant.

Malgré l'ajout de ressources depuis quelques années, l'aide n'est pas suffisante. Les orthophonistes, orthopédagogues, psychologues et autres professionnels sont débordés. Ils ne peuvent aider chaque élève plus de quelques heures par semaine.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201105/16/01-4400108-eleves-handicapes-ou-en-difficulte-une-pression-pour-les-enseignants.php
18 mai 2011

article publié sur le blog handimobility le 17 mai 2011

(J'ai mis en rouge la partie de la circulaire qui pose problème à priori ... jjdupuis)

La circulaire du Ministère de l’Education nationale relative à la scolarisation des élèves handicapés pour la rentrée 2011 vient d’être publiée. Les autorités mettent en avant l’amélioration de la scolarisation des élèves handicapés dans les établissement ordinaires, l’accents mis sur l’AVSI (auxiliaire de vie scolaire individuel) pour faciliter l’accès aux enseignements et le développement des ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire).

Voici donc le contenu de la Circulaire 2011-071 du 2 mai 2011 (BOEN n°18 du 5.05.2011) en ce qui concerne spécifiquement la scolarisation des élèves en situation de handicap et la personnalisation des parcours de formation.

 » La scolarisation des élèves en situation de handicap s’est considérablement développée, à tous les niveaux d’enseignement, grâce à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Les élèves scolarisés en lycée sont en effet de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études.

Il s’agit aujourd’hui d’améliorer l’enseignement dispensé aux élèves handicapés. La formation initiale et continue, l’accompagnement par des équipes expérimentées, notamment pour les professeurs non spécialisés, restent de ce point de vue les meilleurs outils.

La personnalisation des parcours de formation nécessite des aménagements pédagogiques fondés sur une évaluation précise des acquis de chaque élève. Ces dispositions concernent également les processus d’évaluation et de certification dont les modalités d’organisation doivent être facilitées.

Les aménagements peuvent nécessiter, en tant que de besoin et sur notification de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un accompagnement apporté par un auxiliaire de vie scolaire individuel. Cette aide, qui répond aux besoins spécifiques de certains élèves handicapés, permet une meilleure accessibilité aux enseignements dispensés par les professeurs.

Il est nécessaire que les autorités académiques se rapprochent des responsables des MDPH afin de mettre en place les outils de régulation des prescriptions, de suivi et d’évaluation des activités des AVSi.

Pour assurer la fluidité des parcours de formation, et compte tenu du nombre croissant d’élèves handicapés scolarisés dans le second degré, il est nécessaire de poursuivre le développement des unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis), notamment en lycée professionnel.

La dynamique d’accès à l’enseignement supérieur doit être encouragée, en lien avec l’université. L’élève handicapé doit pouvoir bénéficier des attestations de compétences qu’il a acquises au cours de sa scolarité. Pour les élèves dont le projet personnalisé de scolarisation (PPS) prévoit une insertion sociale et professionnelle avec un accompagnement spécifique, en milieu protégé ou ordinaire, il convient d’associer l’ensemble des professionnels qui œuvrent à la mise en place du PPS.

La création des pôles pour l’accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds (Pass), l’organisation des unités d’enseignement (UE) et la collaboration entre les services médico-sociaux et les établissements scolaires constituent des priorités. »

Les textes de référence sont :

- Arrêté du 2 avril 2009 relatif aux modalités de création et d’organisation d’unités d’enseignement dans les établissements et services médico-sociaux ou de santé pris en l’application des articles D. 351-17 à D. 351-20 du code de l’Éducation
- Circulaire n° 2010-088 du 18 juin 2010 relative aux dispositifs collectifs au sein d’un établissement du second degré : unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis)
- Circulaire n° 2010-068 du 28 mai 2010 relative à l’organisation des « Pôles pour l’accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds » (Pass)
- Circulaire n° 2006-126 du 17 août 2006 relative à la mise en œuvre et au suivi du projet personnalisé de scolarisation

Vous pouvez également prendre connaissance de l’ensemble des dispositions relatives à la préparation de la rentrée scolaire 2011 ainsi qu’au sujet de la scolarisation des élèves handicapés sur le site officiel de l’Education Nationale

http://www.handimobility.org/blog/?p=14553

17 mai 2011

article publié dans le FEMINA du 15 mai 2011

L'actualité relatif à l'autisme chez nos amis suisses :

Retrouvez l’article de Marlyse Tschui paru dans le FEMINA du 15.05.2011 : Enfants autistes, pourquoi l’Etat les néglige

http://www.autisme.ch/portail/attachments/article/469/Femina15052011.pdf

14 mai 2011

article publié dans l'Ardennais le 14 mai 2011

Trigny / Les auxiliaires de vie scolaire Handicap : la réalité du terrain

Publié le samedi 14 mai 2011 à 11H00

Geoffroy faisant des mathématiques avec l'aide de Candice.

Geoffroy faisant des mathématiques avec l'aide de Candice.

Geoffroy, lourdement handicapé, a pu intégrer l'école à la rentrée de Pâques 2010 grâce à la nomination d'un AVS-i (auxiliaires de vie scolaire individuelle) qui lui était attribué. A la rentrée de septembre, c'est Candice Touret qui est nommée, mais quelque temps après, les parents de Geoffroy, l'institutrice et Candice apprennent que son contrat est précaire et s'arrêtera au 10 novembre. Après des démarches des parents auprès de Pôle emploi dont dépend Candice, de l'Éducation nationale et de la direction territoriale qui a appuyé le dossier auprès de l'Éducation nationale, son contrat fut finalement prolongé jusqu'au 10 mai.
Pôle emploi a ensuite fait miroiter à Candice que son contrat serait prolongé jusque là fin de l'année scolaire, mais oralement, et Candice a cru en leur parole. Les parents et l'équipe pédagogique se sont ensuite adressés à Mme Vautrin, députée, pour appuyer le dossier à l'échelon national, mais, malgré ses efforts, cela n'a pas abouti.
Il y a un mois, Pôle emploi a encore dit à Candice que son contrat serait probablement prolongé jusqu'au 1er juillet, évidemment, le « probablement » était de trop puisqu'il ne l'a pas été, et Pôle emploi a confirmé que Melle Touret était en fin de contrat et que celui-ci ne serait pas prolongé.
Les AVS-i sont malheureusement dévalorisées, mal considérés et très mal rémunérées pour un travail difficile, exigeant beaucoup de patience et de psychologie. Candice a fait un bien énorme à Geoffroy qui a beaucoup évolué grâce à l'école. Ceci n'étant d'ailleurs pas à sens unique, Geoffroy sensibilise ses copains de classe au handicap et sa joie de vivre rayonne autour de lui. Il est donc dommage d'arrêter tout ceci un mois et demi avant la fin de l'année scolaire ce qui marginalisera Geoffroy un peu plus, même s'il a eu la chance d'en profiter jusqu'ici.
Il est aussi inadmissible, en 2011, que des parents doivent se battre pour faire reconnaître et accepter leur enfant handicapé, encore une fois, le décret de 2005 qui prévoit l'intégration de tous les enfants handicapés à l'école est bafoué, alors qu'une jeune fille se retrouve au chômage, on a l'impression de marcher sur la tête.
Colmatage de dernière minute au moment où l'on écrit ces lignes, l'Éducation nationale prévient que Geoffroy aurait une remplaçante du 13 au 20 mai.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/trigny-les-auxiliaires-de-vie-scolaire-handicap-la-realite-du-terrain

11 mai 2011

article publié sur le blog de la Délégation départementale APF de Vendée (85) le 9 mai 2011

AVS : 11 mois de combat pour Dylan et Kilian

Onze mois d'un combat tenace et déterminé contre l'administration qui a une bien drôle de façon de concevoir sa responsabilité envers les élèves en situation de handicap.Onze mois durant lesquels Sandrine L., la maman, a dépensé une énergie folle pour qu'un droit fondamental, celui à l'éducation, soit respecté pour ses deux enfants.

Voilà plus de 11 mois, le 1er juin 2010, la Commission des Droits et de l'Autonomie (CDAPH) reconnaissait un besoin d'accompagnement par un AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) pour Dylan et Kilian, âgés de 11 et 9 ans.

Dès le mois de septembre, en l'absence d'AVS, nous avons aidé Sandrine L. à saisir le tribunal en déposant une requête en référé liberté. Cette requête a été rejétée par le tribunal administratif.

En décembre, Sandrine L. écrivait au Président de la République pour lui indiquer son désarroi (cliquez ici).

groupe grave.JPGEn janvier, Sandrine L. se joint au mouvement organisé par la Délégation APF devant la Préfecture de Vendée (cliquez ici et ici). Elle exprime sa colère de voir ses enfants sacrifiés pour cause de "budget" (cliquez ici et ici). Rapidement la situation se débloque, et un AVS est recruté pour accompagner partiellement les enfants. Leurs droits ne sont toujours pas respectés...

En février, Sandrine L. met en demeure l'Inspection d'Académie de respecter la notification de la CDAPH. Cela ne change en rien la décision de l'Inspecteur d'Académie qui n'autorise qu'un accompagnement partiel des enfants, dans le déni complet des besoins évalués par la MDPH et les droits notifiés par la CDAPH. Rebelote en mars : une nouvelle mise en demeure est adressée à l'Inspecteur d'Académie. Elle reste elle aussi sans effet. L'administration compterait-elle sur l'épuisement et le découragement des familles ?

En Avril, Sandrine L. saisit le Tribunal en déposant une requête en référé suspension. Dans les jours qui suivent, elle reçoit la confirmation de l'enregistrement de sa requête, ainsi que la date à laquelle sa demande sera étudiée. L'audience se tiendra le 24 mai prochain devant le Tribunal Administratif de Nantes.

Parrallèlement, nous avons alerté à deux reprises le Ministre de l'Education Nationale sur cette situation innacceptable. Nous rappelions également la situation des 44 élèves Vendéens qui n'ont toujours pas leur AVS, et de tous ceux qui ne bénéficient que d'un accompagnement partiel. Nous avons reçu aujourd'hui une réponse du Directeur de Cabinet de Luc CHATEL, Ministre de l'Education Nationale.

Ce dernier nous informe "qu'un AVS a été recruté afin de permettre un accompagnement à hauteur du besoin notifié pour chacun des deux enfants Dylan et Kilian à compter de ce lundi 9 mai 2011"

Renseignement pris auprès de la maman cet après-midi : elle n'est au courant de rien ! Personne ne l'a prévenue... Elle s'est donc rendue ce soir à l'école, et effectivement, il y a bien un deuxième AVS qui a débuté sa mission ce matin. Seulement, pour cet AVS qui travaille habituellement auprès d'un autre enfant, aucune notification écrite n'est adressée à la famille par l'Inspection d'Académie...

Victoire serait-on tenté de se réjouir ?  Comment pourrait-on se réjouir d'avoir du attendre plus de 11 mois, d'avoir du adresser deux mises en demeure à l'Inspecteur d'Académie, saisir à deux reprises le tribunal, adresser nombre de courriers au Préfet de Vendée, au Ministre de l'Education Nationale, au Ministre du Travail, au Président de la République ? L'année scolaire se termine dans un mois et demi. Non, ce n'est pas une victoire. C'est triste.

Cela nous rappelle juste (s'il en était besoin) qu'il faut être tenace, persévérant, et ne jamais renoncer.

Sandrine nous confiait cet après-midi la période de doute qu'elle vient de traverser. Comment gagner face à l'Education Nationale ? Comment faire entendre les besoins de ses enfants, les faire respecter ? Certains bien-pensants lui ont même reproché de ne pas se satisfaire de ce qu'elle a, alors que d'autres ont moins encore...

Non : demander le respect des droits de ses enfants ne signifie pas qu'on prive d'autres enfants des leurs !

Si la situation se règle, que la famille a la certitude que cet AVS sera bien présente dans l'école jusqu'à la fin de l'année, nous vous tiendrons informés via le blog. Dans le cas contraire, nous vous donnerons rendez-vous le 24 mai prochain à Nantes pour soutenir Sandrine devant le tribunal administratif.

http://dd85.blogs.apf.asso.fr/archive/2011/05/09/avs-11-mois-d-attente-et-de-combat-pour-la-famille-de-dylan.html

10 mai 2011

article publié sur le site Autisme Infantile le 10 mai 2011

Never Ending Story, une histoire (pas drôle) de scolarisation d’un enfant autiste avec en guest stars la MDPH de l’Oise et l’IEN60

La scolarisation d’un enfant autiste en France, dans des conditions correctes d’accompagnement, pour faire en sorte qu’il ait un accès égal à celui d’un enfant neurotypique à l’Education Nationale, est un tonneau de Sisyphe, une Never Ending Story, un cauchemar sans fin, qui touche parfois au grotesque, parfois simplement à l’insupportable.

Je vais vous raconter notre parcours, je vais bien le documenter, et j’y reviendrai souvent, car je veux que cette expérience personnelle soit utile à d’autres familles. Ne vous gênez pas, pillez mes modèles de lettre, allez piller les modèles de procédures de Handik. Ce n’est plus admissible, ce n’est plus supportable! Nous devons, tous autant que nous sommes, ne plus rien laisser passer, et unir nos forces et nos talents pour garantir l’accès de nos enfants à l’éducation scolaire qui leur est due.

Vous vous en souvenez sans doute, nous étions passés en automne 2010 devant la CDAPH (une commission de 40 personnes environ, représentantes des différentes parties du domaine du handicap) afin de contester la notification d’AVS de la MDPH de l’Oise. Le déroulement de cette comparution avait été terrible, et le résultat consternant.

Nous n’avons pas rendu les armes, avons à nouveau contesté cette décision et sommes à nouveau passés devant cette même commission en avril dernier. Nouvelle tentative, nouveau Président de la MDPH, présent en personne, nouvelle attitude (Autisme Infantile est visiblement très lu…). Chacun se présente, la présence de l’enfant n’est plus obligatoire, le débat prend son temps, je peux faire une présentation pour étayer ma contestation, un échange s’instaure, et je sens bien qu’enfin nous sommes écoutés.

Le résultat ne se fait pas attendre: dès le 14 Avril, la MDPH rend sa décision et nous octroie immédiatement et jusqu’à la fin de l’année scolaire prochaine une AVS (j’insiste) à temps complet de scolarisation (je précise que nous n’avions qu’une EVS pour 12 heures jusqu’à présent, dont la moitié du temps sur les après-midi-de sieste).

Comme vous l’imaginez, nous avons immédiatement mis le Champomy au frais, gonflé les baudruches, et mis Yvette Horner à fond les ballons sur la mini chaine…

C’était sans compter avec l’Education Nationale et notamment l’Inspection de l’Éducation Nationale de l’Oise, qui considère globalement, en résumé, qu’elle peut joyeusement s’asseoir sur les notifications de la MDPH, remplacer allègrement les contrats d’AVS par des contrats d’EVS (et confondre les abréviations dans les courriers au cas où les parents seraient suffisamment bêtes pour être dupe), ne pas donner le nombre d’heure notifié et envoyer ce genre de justification par mail (un coup de fil leur écorcherait probablement la bouche) dont je livre ici un extrait tant il m’a interloquée:

La modification de la notification d’AVS pour votre enfant est intervenue en cours d’année. L’augmentation du temps de Madame X auprès de Stanislas, n’était pas envisageable car elle signifiait l’interruption de l’action de cette personne auprès d’un autre enfant. En tant que mère d’un enfant handicapé, je pense que vous comprendrez aisément les raisons de notre décision.

Non, Monsieur l’Inspecteur, je ne comprends pas les raisons de votre décision, parce que moi, j’ai une solution simple: vous embauchez illico presto une AVS pour les 24 heures notifiées, au lieu de me refiler deux EVS, pour 15 heures seulement au final.

Vos problèmes d’organisation ne me concernent pas, et ma vision de mon statut de mère d’enfant handicapé est différente de la vôtre: je vais vous coller une procédure de mise en demeure administrative que je mènerai jusqu’au bout, à la fois sur la qualification d’AVS de l’accompagnement notifié, et sur le nombre d’heures décidées. Je ne vous lâcherai pas, parce qu’il est juste scandaleux que ce soient nous, parents, qui devions nous montrer compréhensifs.

Voici la marche à suivre s’il vous arrive la même aventure…

D’abord, rappeler gentiment à l’ordre, au cas où votre interlocuteur soit un peu plus avisé que le mien et donc envoyer un courrier rappelant que:

  • L’éducation Nationale a une obligation de résultat, c’est indiqué sur son site internet et c’est rappelé dans la circulaire du ministère de l’Éducation nationale n°2009-135 du 5 octobre 2009: « L’État a, en matière de réponse aux besoin d’accompagnement scolaire des enfants handicapés, une obligation de résultat ». Cela signifie que l’Éducation nationale doit respecter stricto sensu, et immédiatement les notifications MDPH.
  • Les procédures entreprises par Handik ont amené le tribunal de Pau à ordonner que les AVS spécifiquement notifiées par la MDPH ne soient pas remplacées par l’Éducation Nationale par des Emplois de Vie Scolaire (EVS). Le jugement sur le fond fait jurisprudence (ça veut dire qu’il s’applique à tous partout sur le territoire).

Ensuite, si comme moi, on vous prend pour une gourde, blonde de surcroît, passez à la vitesse supérieure, très vite, sans délai. Allez sur le site de Handik précité, et téléchargez le courrier de mise en demeure administrative que vous enverrez en courrier recommandé avec accusé de réception.

Ne lâchons rien! L’État ne lâche rien, lui, et recommande même dans une circulaire inique de rentrée scolaire sortie le 5 mai dernier:

Il est nécessaire que les autorités académiques se rapprochent des responsables des MDPH afin de mettre en place les outils de régulation des prescriptions, de suivi et d’évaluation des activités des AVS.

En termes moins administratifs, l’État demande aux MDPH de ne plus notifier d’AVS mais seulement un personnel d’accompagnement scolaire, et de limiter les heures notifiées. En clair, c’est l’État qui explique, sans gêne, de quelle manière ses administrations vont organiser le contournement de la loi de 2005.

Jusqu’à quand allons-nous nous laisser « manger la laine sur le dos »? N’hésitons plus, attaquons personnellement et systématiquement, à chaque fois que les droits de nos enfants ne sont pas intégralement respectés!

Et surtout, joignons-nous à la manifestation organisée par Handik, collectif en pointe pour la protection des droits à la scolarisation de nos enfants, qui est à l’origine de toutes les récentes décisions en notre faveur, le 21 Mai, à 14 heures devant chaque rectorat. Vous trouverez toutes les infos sur le site d’Handik.

Cette histoire aura une fin. Une fin positive.

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/scolarite/never-ending-story-une-histoire-pas-drole-de-scolarisation-dun-enfant-autiste-avec-en-guest-stars-la-mdph-de-loise-et-lien60/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

10 mai 2011

article publié sur le site Intégration scolaire & partenariat

Un IME-ABA à Angoulême (16)

 

Les dispositifs éducatifs ABA se développent.
De différents côtés, des associations de parents d'enfants autistes, parfois rattachées à une association nationale, parfois au départ simple regroupement local, s'efforcent d'ouvrir des dispositifs d'accueil pour les enfants autistes. Il peut s’agir d'accueils de loisirs, comme l'ALEPA de Poitiers (voir Alepa). Il peut s'agir de projets centrés sur la rééducation, comme le lieu d'accueil éducatif de l'association Cap sur Handicap, de Chanay (01) qui met en œuvre la méthode ABA de lutte contre l’autisme ou comme l'IME-ABA ouvert à Angoulême en septembre 2010 par des parents regroupés dans le cadre de l'association
"Agir et Vaincre l'Autisme" et que nous présentons ici. .

 

Ouvert à la rentrée de septembre 2010, l'IME-ABA d'Angoulême accueille 10 enfants de 5 à 12 ans et demi. L’objet premier de l’IME est de permettre aux enfants de bénéficier de la méthode ABA  de lutte contre l’autisme  (Applied Behavioral Analysis ou analyse appliquée du comportement)
L'ouverture de l'IME-ABA


Agir et Vaincre l'Autisme
67 rue Archereau
75019 PARIS
Tel :             01 42 02 25 79       Fax : 01 53 72 97 15 begin_of_the_skype_highlighting            01 53 72 97 15      end_of_the_skype_highlighting
contact@fondation-autisme.org


http://www.fondation-autisme.org

L'ouverture de l'IME-ABA s'inscrit dans la plan de lutte 2008-2011 contre l'autisme lancé par le Ministère de la Santé. Ce plan accordait la priorité à l'innovation et prévoyait la création d'établissements médico-sociaux comportementalistes expérimentaux. A ce jour - février 2011 - quatre établissements ont été ouverts, à Chambourcy (76), Paris 19°, Suresnes (92) et Angoulême.
Voir http://www.fondation-autisme.org
La dotation nationale est portée par la Fondation de France, elle s'élève à 4 M. d'Euros pour 60 enfants. Les établissements sont gérés et pilotés au niveau national, par l'association Agir et Vaincre l'Autisme.
 
L'association "Agir et Vaincre l'Autisme" est distincte de l'association "Vaincre l'Autisme".
:
Les parents d'Angoulême se sont constitués en association locale, antenne de Vaincre l'autisme. Leurs démarches ont duré environ deux années et demi. Les parents avaient pris soin, avant le passage en CROSMS (Comité Régional d'Organisation Sanitaire et Médico-Sociale, qui délivre les agréments), de veiller à informer individuellement chacun des membres du CROSMS. Un véritable lobbing ! mais il est nécessaire que les membres du CROSMS aient compris la nature du projet qui leur est soumis.
IME ABA
18 rue Louise Michel - 16000 Angoulëme
Tél :             05 45 65 27 08      
ime.aba@gmail.com
Directrice : Véronique Hubert
Responsables administratifs : Daniel Gonzalez
et Shannon Murray
 
Installation
L'IME-ABA est installé à Ma Campagne, banlieue d'Angoulême, dans les anciens locaux de l'école Georges-Brassens. La mise à disposition de ces locaux par la mairie d'Angoulême a considérablement aidé l'association. Une convention a été signée entre « Agir et vaincre l’autisme » et la municipalité d’Angoulême en juillet 2010.
Ces locaux sont spacieux (1000 m2). Ils comprennent trois salles de classes, une salle de repos, une salle de pause pour les éducateurs, un bureau pour les psychologues, un pour la chef de service et un grand espace dédié à un parcours de motricité.
 
Budget
L’IME-ABA s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe budgétaire pour l'aménagement de 31 établissements sociaux et médico-sociaux à caractère innovant débloquée par la secrétaire d'État Nadine Morano en charge des familles et de la solidarité.
La dotation de l'Etat est assurée pour 10 places pendant 5 ans. Elle s'élève à 72000 Euros par enfant et par an, pour 210 jours. Le prix de journée est facile à calculer !
Outre l'aide de la commune, l'IME a été très soutenu par le Département et par la Région. D'autres aides sont venues aussi du Lions Club et des entreprises locales (équipement de la laverie, matériels divers, jeux, peinture...).
La prise en charge s'effectue durant 32 heures par semaine et ne coûte rien aux parents
 
Encadrement
L'association "Vaincre l'autisme" se montre particulièrement exigeante en ce qui concerne la qualité de l'encadrement de ses établissements. La règle est : un adulte (éducateur) pour un enfant et un psychologue, formé spécialement à la technique ABA, pour en superviser cinq. L'IME d'Angoulême a donc embauché deux psychologues diplômées de l'université de Lille 3, le seul établissement à enseigner en France la méthode ABA. Ces psychologues sont les directrices pédagogiques de l'établissement. Dix éducateurs-thérapeutes les accompagnent pour suivre les dix enfants. Une directrice administrative, titulaire du CAFDES (Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale), a également été embauchée.
Auprès de chaque enfant, les éducateurs tournent au rythme d'au moins trois par jour, pour éviter des effets d'attachement et pour croiser les regards.
 
Fonctionnement
Les enfants sont pris en charge 4 jours et demi par semaine, de 9 h 30 à 16 h 30. Ils sont à l'IME à temps plein. Le mercredi matin est réservé au travail d'équipe
Le déjeuner de midi est compris et constitue un temps d'apprentissage.. Les éducateurs accompagnent les enfants à la cantine d'un collège voisin, ouverte d'ailleurs à d'autres personnels ; les trajets à pied, qui demandent 7 minutes, sont aussi un temps d'apprentissage de la vie en ville.

 

Une "chirurgie du comportement"

ABA

un diplôme universitaire interprofessionnel s’intitulant « Analyse du Comportement Appliquée aux Troubles du Développement et du Comportement » a été créé à l’université Charles de Gaule de Lille 3 en septembre 2005 sous la responsabilité du Pr Jean-Claude DARCHEVILLE et du Dr Vinca RIVIERE.
http://psycho.formation.univ-lille3.fr/master/psychoenfance/index.php

Vinca Rivière a également créé l'association Pas à Pas, qui intervient auprès d'enfants autistes à la demande des familles .
http://membres.multimania.fr/enfantado/

La méthode ABA, mise en place aux États-Unis, consiste à stimuler les enfants autistes de manière intensive, pour réduire les troubles du comportement et faciliter leur insertion. Elle est basée sur l’analyse du comportement et elle s'appuie sur des diagnostics individualisés, sur des observations continues, sur des évaluations régulières. 
L'ABA est une méthode scientifique où l'on note les progrès de l'enfant au jour le jour. Un programme est rédigé pour chacun, au cas par cas. Un programme qui sera ensuite suivi à la maison avec les parents qui rencontrent régulièrement les psychologues de l'établissement.
"Il faut sans cesse aller chercher l'enfant", dit la psychologue. L'enfant est constamment accompagné et sollicité. La technique est essentiellement basée sur la communication avec pour but de réinsérer l'enfant dans le milieu ordinaire via une stimulation intensive menée par le biais de jeux, d'activités motrices ou de travail sur table. Chaque réussite est l'objet d'une récompense ou d'une valorisation, d'un bravo, d'un compliment. L'un des principes de base de la méthode est qu'il faut valoriser tout ce qui est positif.
 
  Ce principe de la méthode ABA a parfois été source de malentendus, surtout après une émission de télé qui pouvait laisser croire qu'on offrait des bonbons aux enfants du matin au soir ! En fait, observe la psychologue, on lui donne une récompense après un exercice réussi c'est vrai, d'où le terme de carotte. Mais c'était pareil pour nous au CP, on avait droit à une image ! » Et le plus souvent la récompense consiste en une appréciation positive, un compliment, de la part de l'éducateur.
  De ce point de vue, on a peut-être pris à Angoulême une certaine distance par rapport à Vinca Rivière et on s'inspire plus directement des méthodes pratiquées aux Etats-Unis.
La méthode ABA, en tout cas, n'est pas une méthode figée. Chaque semaine on s'interroge sur le programme de l'enfant, sur les exercices à lui proposer, en fonction de ses centres d'intérêt et de son évolution. C'est l'objectif premier des réunions des équipes. "Nous sommes des chirurgiens du comportement." dit une psychologue.
L'apprentissage est poursuivi à la maison. Les éducateurs cherchent à rencontrer les parents le plus souvent possible. n utilise aussi un cahier de liaison. L'établissement propose aussi des réunions d'information / formations aux familles.
 
Contrôles
L'ARS a habilité un pédopsychiatre, le Dr Pastureau, pour évaluer le travail effectué dans l'IME et ses résultats. L'association Vaincre l'Autisme assure aussi une supervision nationale, son psychologue visite régulièrement les établissements.
 
Intégration scolaire

L'intégration scolaire est l'un des soucis de l'établissement. Elle sera mise en oeuvre progressivement dans les écoles voisines réceptives, de manière sans doute au début très partielle pour chaque enfant concerné. Des accords sont déjà passés avec l'Inspection académique. Il est notamment convenu que les enfants autistes ne seront pas accompagnés par des AVS non préparés, mais par l'éducateur spécialisé de l'établissement.

Une salle de l'établissement est habillée en salle de classe pour une préparation à la scolarisation. La méthode ABA peut être appliquée aux apprentissages scolaires. Mais quelques-uns des enfants n'ont pas encore acquis une capacité de communication suffisante pour que leur scolarisation soit envisageable.
 
Avenir
Pour les années à venir, l'IME envisage de recevoir de préférence des enfants de 3 à 8 ans, pour mettre l'accent sur la prise en charge précoce. Cet objectif exige toutefois qu'on dispose des diagnostics suffisamment tôt.
Notes recueillies auprès de MM Murray et Gonzalez et de Mme Hugeux, sous la responsabilité de Pierre Baligand
Nous avons utilisé aussi un article de Sud-Ouest du 23 nov embre 2010
http://www.sudouest.fr/2010/11/23/une-ecole-pas-si-differente-247093-813.php
7 février 2011
9 mai 2011

article publié dans le parisien.fr le 15 avril 2011

La justice donne raison aux parents de Mila

Hervé Sénamaud | Publié le 15.04.2011, 07h00

Les juges d’Amiens ont donné raison aux parents de Mila. L’enfant trisomique aurait dû avoir une auxiliaire de vie scolaire à ses côtés, ce que la commission départementale pour les personnes handicapées lui a refusé par deux fois.

Les juges d’Amiens ont donné raison aux parents de Mila. L’enfant trisomique aurait dû avoir une auxiliaire de vie scolaire à ses côtés, ce que la commission départementale pour les personnes handicapées lui a refusé par deux fois. | (LP/H.S.) Zoom


Mila, la petite trisomique âgée de 10 ans et élève de l’école du Centre de Senlis, a réellement besoin d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) et aurait dû en bénéficier durant l’année scolaire. Saisi par les parents de Mila après le refus de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de renouveler l’AVS qui suivait l’enfant l’année dernière, le tribunal du contentieux de l’incapacité d’Amiens, (qui règle les litiges relatifs à l’incapacité) vient de rendre une décision conforme aux attentes des parents.

 « Le tribunal estime qu’il n’a pas à statuer sur l’orientation de Mila, ce que demandait la MDPH de l’Oise, et que Mila aurait dû bénéficier de la présence d’une auxiliaire de vie scolaire depuis le 10 septembre 2010 à raison de quinze heures par semaine, résume David Beck, le père de Mila. C’est une décision qui nous donne totalement raison, et qui donne à Mila le droit de bénéficier d’une AVS jusqu’au 2 juillet 2011 à raison de quinze heures par semaine. Nous allons nous mettre en rapport avec les responsables de l’inspection d’académie afin que Mila puisse réellement et dans les plus brefs délais bénéficier de cette aide. »


«  Faire changer les mentalités »

Un jugement qui résonne comme un double désaveu pour la commission départementale statuant sur l’attribution des AVS, qui par deux fois avait rejeté les demandes de la famille Beck pour que leur fille continue à bénéficier de cette aide dans sa scolarité. Deux fois où cette commission n’avait pas écouté les enseignants de l’école du Centre, les spécialistes suivant Mila, et bien sûr ses parents, en soutenant que la fillette n’avait pas besoin d’une AVS mais devait être scolarisée en classe pour l’inclusion scolaire (Clis). Avec cette décision, les parents de Mila affichent une légitime satisfaction… mais aussi des regrets. « Nous sommes contents sur le principe d’avoir eu gain de cause, relève David Beck. Mais il a fallu se battre toute l’année et pendant ce temps Mila n’a pas pu bénéficier de l’aide à laquelle elle avait droit. Et pour la fin de l’année scolaire, nous sommes conscients qu’il sera difficile d’avoir une AVS, compte tenu des modalités de recrutement. Nous espérons que cette décision pourra faire changer les mentalités et surtout la manière de fonctionner de la MDPH, pour qu’ils soient davantage à l’écoute de l’école et des parents. Ce serait bien que ce jugement puisse servir à d’autres familles et d’autres enfants. »
Mais les parents de Mila savent qu’ils ne doivent pas s’endormir sur leurs lauriers car dans les semaines à venir des réunions et des rencontres vont s’enchaîner pour décider de la scolarité de leur enfant l’année prochaine. En espérant ne pas revivre le même scénario que cette année.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/senlis-60300/la-justice-donne-raison-aux-parents-de-mila-15-04-2011-1408131.php

8 mai 2011

article publié sur le site AQUI! le 7 mai 2011

Au congrès de l'Association des paralysés de France, à Bordeaux, la ministre, Roselyne Bachelot, a été sifflée par les personnes handicapées

A gauche, Jean-Marie Barbier, président de l'APF et la ministre Roselyne Bachelot La ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, était très attendue au congrès de l'APF (Association des paralysés de France) à Bordeaux ce vendredi 6 mai. Car, dans les rangs des personnes handicapées, la colère est vive. "L'Etat ne cesse de se désengager et notre situation s'est dégradée depuis 2007", explique Jean-Marie Barbier, président de l'APF. Et, à en croire les sifflets qui ont accompagné le discours de Roselyne Bachelot, les choses ne vont pas s'arranger de suite.

"La politique du handicap en France est aujourd'hui bien mal en point pour ne pas dire en faillite"', a lâché Jean-Marie Barbier, président de l'APF dans son discours de clôture du congrès. Il n'a pas mâché ses mots devant la ministre, présente à ses côtés, Roselyne Bachelot. Il a dressé un bilan sans concession de l'application de la loi handicap de 2005. "L'écart s'est creusé et se creuse", a-t-il alerté. "Je ne partage pas cette vision même si beaucoup reste à faire", a de son côté répondu la ministre, lors d'une conférence de presse. Selon elle, des progrès considérables ont été enregistrés depuis l'adoption de la loi de 2005.

Roselyne Bachelot copieusement sifflée
"L'engagement de Nicolas Sarkozy de revaloriser l'allocation adulte handicapés de 25% entre 2007 et 2012 a été tenu", a rappelé la ministre devant un millier de personnes. "La situation de l'emploi des personnes handicapées s'est sensiblement améliorée ces derniers années. 49% des entreprises dépassent le taux de 6% de travailleurs handicapés et le nombre des enfants handicapés scolarisés a doublé en cinq ans", a martelé Roselyne Bachelot. Les 1 100 personnes handicapées présentes l'ont sifflée et huée à plusieurs reprises, estimant qu'il s'agissait là "d'effets d'annonces", de la "poudre aux yeux". "Nous sommes dans le quantitatif et on ne regarde jamais le qualitatif. C'est ça le problème du politique aujourd'hui", analyse Jean-Marie Barbier. "Bien sûr il ne s'agit pas de nier les difficultés encore existantes, le chemin à parcourir est peut-être long ", a reconnu Roselyne Bachelot. "Mais ce qui compte c'est que notre mobilisation ne faiblisse pas", a-t-elle poursuivi. Or, les personnes handicapées attendent désormais des actes et non plus seulement de "belles paroles". "Notre détermination ne faiblira pas", prévient Jean-Marie Barbier.

                                                                                                                         Nicolas César

http://www.aqui.fr/politiques/au-congres-de-l-association-des-paralyses-de-france-a-bordeaux-la-ministre-roselyne-bachelot-a-ete-sifflee-par-les-personnes-handicapees,4704.html

5 mai 2011

article publié sur le site d'ivry 94.fr

Riches différences

Dix classes d’élémentaire ont travaillé autour de la différence avec le secteur municipal Action handicap. Le clou de l’initiative : un spectacle interactif.

spectacle-handicap-520- S-Sindeu © Sébastien Sindeu

« Remplissez votre fiche de circulation. Elle est unique, parce que vous êtes unique ! » Les enfants s’installent. Autour de leur cou, un numéro. Sur leur chaise, ou fauteuil roulant, un accessoire à enfiler : une chaussure de ski, un masque, une perruque, un gant de boxe, une grosse oreille… Et le spectacle interactif commence. Les acteurs de la Drôle compagnie , une association val-de-marnaise créant des événements autour du handicap et de la différence, se lancent et font participer les enfants, bizarrement accoutrés.

A l’initiative du secteur municipal Action handicap, durant deux jours, les 28 et 29 avril, une dizaine de classes des écoles Maurice Thorez, Joliot-Curie A et Dulcie September, du CE2 au CM2, ont activement participé à cette représentation riche d’enseignements. « C’est l’aboutissement d’un programme débuté en janvier avec ces classes, expliquent de concert Livia Pouponnot, du secteur Action handicap, et Didier Berjonneau, directeur de Drôle compagnie. Plusieurs séances ont eu lieu avec les élèves : des rencontres avec des personnes handicapées d’Ivry, des ateliers de théâtre menés par des acteurs handicapés, des jeux sur la différence, un parcours dans le noir, des interventions à Radio-Cartable… »

Deux enfants revêtent le même tee-shirt énorme et tentent d’aller s’asseoir chacun à sa place ; un des acteurs, handicapé en fauteuil roulant électrique, joue la locomotive, entraînant derrière lui des wagons de mômes en fauteuil également… Un tiroir de casier, élément de scène, s’ouvre. Un petit se lève pour le refermer. Les réactions sont immédiates : « T’es en fauteuil roulant, t’as pas le droit de te lever ! » Chacun doit intervenir selon sa différence. Les élèves prennent conscience de la difficulté de mettre une blouse avec un gant de boxe, de se diriger les yeux bandés... Ils apprennent également à percevoir l’altérité comme une richesse, une autre façon de voir et de vivre. Et puis, chacun est unique, non ?

Ahmed Talbi

http://www.ivry94.fr/?id=10122

5 mai 2011

article publié sur yahoo actualités le 4 mai 2011

Handicap: bilan "contrasté" de la loi de 2005

  • Six ans après la loi de 2005, destinée à aider les handicapés à s'intégrer dans la société, la situation est "contrastée", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Solidarités Marie-Anne Montchamp mercredi à Bordeaux, à l'ouverture du congrès de l'Association des paralysés de France.

Six ans après la loi de 2005, destinée à aider les handicapés à s'intégrer dans la société, la situation est "contrastée", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Solidarités Marie-Anne Montchamp mercredi à Bordeaux, à l'ouverture du congrès de l'Association des paralysés de France.

"Force est de constater que l'esprit d'inclusion sociale porté par la loi du 11 février 2005 n'a pas encore pénétré toutes les strates de notre société", a-t-elle déploré lors de ce 41e congrès de l'APF qui se tient jusqu'à vendredi centré, selon son président Jean-Marie Barbier, sur "le choix d'une société inclusive pour tous".

"Six ans après la loi", a dit Mme Montchamp, qui avait "porté" cette loi sous l'impulsion de Jacques Chirac, la situation est "à vrai dire contrastée, marquée par des progrès, dont certains sont majeurs, mais elle est aussi entachée par la persistance de difficultés que les avancées mettent paradoxalement en lumière".

Elle a parlé en particulier de "réels obstacles" en matière d'accessibilité et des "réticences et crispations du milieu scolaire et des familles d'autres élèves" face à l'accueil réservé à l'école aux enfants handicapés.

"L'accès à l'emploi et la promotion professionnelle sont freinés par le faible nombre de personnes handicapées qui bénéficient réellement des dispositifs de formation", a ajouté la secrétaire d'Etat : à peine 1% des contrats en alternance, 0,7% des contrats d'apprentissage, 1,8% des contrats de professionnalisation sont passés avec ces handicapés.

Elle s'est en revanche réjouie que "certains paris" de la loi aient été relevés en matière d'emploi. Le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé a chuté de 78% depuis 2005, a-t-elle dit.

Elle s'est également félicitée que près de 200.000 enfants handicapés aient été inscrits à l'école à la rentrée 2010, soit deux fois plus qu'en 2005.

Elle a souligné que le président Sarkozy avait "tenu son engagement de revaloriser" l'allocation adulte handicapés de 25% en quatre ans.

Concernant une modification du mode d'attribution de cette allocation, qui provoque la protestation des syndicats et d'associations de personnes handicapées, Mme Montchamp a indiqué que "rien n'est définitif" sur cette question et que "tout reste à faire".

Le président de l'APF, Jean-Marie Barbier, a souligné devant la presse "le sens de ce congrès sur le choix d'une société inclusive pour tous".

"Notre société est excluante pour beaucoup de catégories de population et le handicap est en ce sens exemplaire", a-t-il estimé, précisant que l'APF voulait "bouger les lignes" et être "un accélérateur" pour que "les choses changent".

Il a annoncé qu'un "pacte 2012" comprenant 12 engagements serait dressé par les congressistes et proposé à la signature des candidats à la présidentielle et aux législatives.

L'APF réclame notamment un "revenu d'existence incontournable" sinon "les personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler sont condamnées à vivre toute leur vie 25% au dessous du seuil de pauvreté", a ajouté M. Barbier.

http://fr.news.yahoo.com/handicap-bilan-contrast%C3%A9-loi-2005-132528729.html
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