05 juillet 2018

Un film sur l'autisme par les réalisateurs d'Intouchables

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Après le succès planétaire d'Intouchables, le duo Nakache/Toledano aborde à nouveau le handicap dans son prochain film. Dans Hors norme, c'est l'autisme qui est au cœur de l'intrigue. Vincent Cassel et Reda Kateb y jouent deux éduc spé.

Par , le 05-07-2018

On en parlait depuis des mois. Le duo Nakache/Toledano, réalisateur du Sens de la fête (2017) et surtout du mythique Intouchables (2011), mise à nouveau sur  le handicap. Selon une info révélée par Le Parisien, le titre de leur prochain long-métrage serait « Hors norme ». Le tournage doit débuter en septembre 2018 avec, à l'affiche, Vincent Cassel (La Haine) et Reda Kateb (Django) dans le rôle de deux éducateurs spécialisés qui s'occupent d'enfants et adolescents autistes.

Des cas lourds

Dans une interview accordée au Monde fin février 2018, les deux réalisateurs se confiaient sur ce nouveau projet : « Le film retracera le parcours initiatique de deux personnes qui prennent en charge des enfants et adolescents autistes qualifiés de 'cas lourds'. On est fascinés par ce que cela dit de notre société dans cette période d'hypertrophie de la communication. Comment des êtres à la marge nous éclairent sur la définition de la norme… ».

Ceux qui sont oubliés

Dans ce projet, ils s'intéresseront une nouvelle fois à ceux qui sont oubliés, en abordant un sujet de société avec légèreté et sensibilité, « sans que ce ne soit une comédie », prévient Éric Toledano. « On fera à notre façon. Dans les situations extrêmes, les rires nous sauveront peut-être, comme des bouffées d'air et de légèreté », confiait-il en mars dans Le Monde. En 2015, Nakache et Toledano ont déjà réalisé un court-métrage sur ce trouble, Il faudrait en faire un film, pour soutenir l'association Le silence des justes qui accompagne des personnes avec autisme.

© Wikipédia et Facebook


 

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04 juillet 2018

Grâce aux chiens sauveteurs aquatiques, trois petits garçons autistes s’épanouissent

C’est au point d’eau municipal d’Angres que les enfants ont profité de leurs derniers moments avec les chiens sauveteurs.
C’est au point d’eau municipal d’Angres que les enfants ont profité de leurs derniers moments avec les chiens sauveteurs.

Pour le plus grand bonheur de leurs accompagnatrices, les éclats de rire des enfants ont résonné au plan d’eau municipal d’Angres pour leur dernière séance de médiation animale sous le soleil. Depuis le mois de septembre, les membres de l’association Chiens sauveteurs aquatiques (CSA) se sont lancés dans l’aventure avec trois petits garçons atteints d’autisme et suivis à l’hôpital de jour d’Hénin-Beaumont. Thierry Cichocki, le président de l’asso, exprime sa volonté de «  valoriser et promouvoir le sauvetage aquatique à l’aide de Terre-Neuves  », une race de chiens puissants, capables de tracter de lourdes charges et parfaitement adaptés à l’eau grâce à leurs pattes palmées et à leur double couche de poils.

Lien entre l’enfant et le chien

L’association souhaitait travailler avec les handicapés et les encadrantes de l’hôpital voulaient se lancer dans la médiation animale. Cathy Druelle, adjointe à la maire d’Angres, les a mis en relation, et la belle histoire a démarré. Avec les trois petits garçons, âgés de 5 à 7 ans, le lien s’est créé au fil des séances. «  Ils ont parfois du mal à entrer en relation avec des humains, c’est formidable de voir celle qu’ils ont tissée avec les chiens  », se réjouit l’une des encadrantes.

À raison de deux sessions par mois, les enfants ont appris à apprivoiser ces gros toutous, qui leur ont d’abord été présentés à l’aide de pictogrammes, puis de peluches, avant que n’eût lieu la rencontre en chair et en os.

 

Accrochés au harnais d’Ina et sous la surveillance de Thierry, ils ont pu découvrir de nouvelles sensations.

Accrochés au harnais d’Ina et sous la surveillance de Thierry, ils ont pu découvrir de nouvelles sensations.

Une évolution visible

«  C’était un challenge plutôt osé car ce sont de gros chiens. Petit à petit, nous leur avons montré comment les balader, les nourrir, faire leur toilette… Comme ce sont des chiens d’eau, on tenait vraiment à faire cette dernière séance autour de l’eau pour montrer aux enfants de quoi nos chiens sont capables, explique Thierry Cichocki. Les séances ont été bénéfiques et l’évolution est visible.  »

D’abord tractés par Ina, la chienne de Thierry, dans un bateau pneumatique, les enfants sont finalement allés jusqu’à se baigner dans le plan d’eau, avant d’être ramenés au bord accrochés au harnais de leur sauveteuse à poils, et le tout avec le sourire ! «  On espérait que la séance se termine comme ça, mais on n’était pas sûr d’y parvenir  », admet le président de l’asso, aux anges.

Après cette première expérience pleine de succès, tous espèrent réitérer l’aventure l’année prochaine. Reste à trouver les financements nécessaires…

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06 juin 2018

Grande première Fa Si-La différence à l’Opéra Comique de Paris !

article publié sur le site Ciné-ma différence

Fa Si-La différence et l’Opéra Comique vous présentent les « Dimanches Relax ».
Premier rendez-vous le 15 juillet prochain, avec l’opéra Bohème, notre jeunesse !

Fa Si-la différence à l’Opéra Comique !

Après la Philharmonie de Paris, les concerts Fa Si-la différence vous ouvrent les portes de l’Opéra Comique.
Dimanche 15 juillet, à 15h, venez assister au premier « Dimanche Relax » de l’Opéra Comique !
Au programme :
Bohème, notre jeunesse - D’après l’œuvre de Giacomo Puccini - Adaptation de Marc-Olivier Dupin
L’histoire :
Le Quartier latin, ses mansardes étudiantes et ses cafés, les années 1830, une jeunesse à l’aube de l’âge de raison, des artistes en ébullition, leurs amours passagères et leurs amitiés généreuses, leurs jeux et leurs drames : c’est la vie de bohème et l’histoire de Mimi et de Rodolphe.
Durée : 1h30, entracte compris
Prix : 20 € ou 10 € pour les moins de 18 ans
Nombre de places limité, donc réservez dès maintenant !
Plus d’infos et réservation

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Un spectacle Relax, késako ?

Un spectacle Relax propose un environnement bienveillant et détendu qui permet à chacun de vivre ses émotions sans craintes, ni contrainte. Ces représentations offrent notamment un cadre accueillant et rassurant aux personnes avec autisme, polyhandicap, handicap mental ou psychique, maladie d’Alzheimer, ainsi qu’aux parents avec de jeunes enfants.
Le personnel d’accueil de l’Opéra Comique, et les bénévoles Fa Si-La différence reconnaissables à leur gilet jaune, sont présents pour veiller à ce que tous les spectateurs, avec ou sans handicap, se sentent les bienvenus.

Autrement dit, rien ne change pour vous ! Vous serez accueilli de la même façon que pour le cinéma ou les concerts à la Philharmonie. Seul le nom change !

D’autres spectacles pour 2018/2019

D’autres spectacles seront programmés pour la saison 2018/2019.
Pour rester informés des prochaines dates sur Paris, inscrivez-vous sur : Fa Si-La différence Paris info
Et pour connaître toutes les dates en Ile-de-France : Ile-de-France info

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04 juin 2018

Grande consultation nationale « Familles & Handicap »

 

logo Mission nationale accueils de loisirs & handicap

 

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26 mai 2018

Brigitte JEANVOINE & Christian FAVIER au forum de la MDPH du Val-de-Marne

P1070473Trott'Autrement & Ciné-ma différence participait hier au Forum MDPH 94 sur le stand Envol Loisirs ... Christian FAVIER & Brigitte JEANVOINE se sont longuement arrêtés sur le stand.

Ce fut l'occasion d'avoir un long échange avec M. Favier, président du Conseil départemental du Val de Marne et Mme Jeanvoine, vice-présidente en charge des Solidarités en faveur de l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.


Marie-Françoise LIPP pu notamment présenter nos activités de loisirs et expliciter la démarche du Collectif Autisme Val de Marne créé récemment ...

 

 

 

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Forum de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

Vendredi 25 mai, les professionnels de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) vous reçoivent à la Maison des Syndicats (Créteil). C'est l'occasion de poser vos questions et de rencontrer des associations et services spécialisés dans le champ du handicap.

https://www.valdemarne.fr



 

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Affiche Collectif Autisme VDM-page-001

 

23 mai 2018

"Se débarrasser du mot handicap et valoriser la différence"

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Marc Levy, l'auteur français contemporain le plus vendu, avec 40 millions de livres dans 49 langues, a fait de Chloé, jeune femme amputée, l'héroïne de son dernier roman "Une fille comme elle". Un culte de la différence en librairie le 22 mai 2018.

Par , le 21-05-2018

Handicap.fr : Pourquoi avoir choisi comme héroïne de votre dernier roman, Une fille comme elle, une jeune femme amputée des deux jambes ?
Marc Levy : Je peux vous faire une réponse très sincère ? J'ai écrit 17 romans dans lesquels mon héroïne n'avait pas de handicap et on ne m'a jamais demandé pourquoi elle n'avait pas de handicap. L'expliquer serait en fait tout le contraire de la philosophie de ce livre.  Chloé est en fauteuil roulant mais elle est une femme à part entière et c'est la seule chose qui compte.

H.fr : Je vous ai posé cette question car on ne peut pas nier qu'il y a une gêne face au handicap et, à part pour le carton d'Intouchables, ce n'est pas un sujet très « vendeur »…
ML : La question n'est pas là, j'écris sans calcul, par désir et par envie de raconter une histoire qui me touche. Alors si le fait que mon héroïne est en fauteuil gène certains lecteurs, je veux croire qu'à la fin du roman, ils aimeront Chloé autant que je l'aime, ils auront compris que la définir par son handicap serait bien mal la connaître. Le handicap est une réalité, un combat de tous les jours pour un grand nombre de personnes mais ce n'est pas ce qui définit un être humain. Je l'ai compris en intégrant la Croix-Rouge. J'avais 18 ans, j'ai découvert que ce mot « handicap » était bien handicapé pour définir ceux que je côtoyais, des hommes, des femmes, des enfants, des êtres riches de brillance, d'intelligence, de résilience… Alors, finalement, je vais vous dire pourquoi j'ai fait de mon héroïne une jeune femme qui a perdu ses jambes : parce qu'à la fin du roman, tout le monde aura oublié qu'elle se déplace en fauteuil. Le lecteur aura dépassé de loin l'apriori qu'il avait sur son handicap et aura pu la connaître pour qui elle est.

H.fr : Y avait-il d'autres personnages en situation de handicap dans vos précédents romans ?
ML : Tous mes personnages ont un handicap, c'est par les failles que la lumière entre et sort.

H.fr : Comment vous est venue cette idée ?
ML : Il est assez difficile de répondre sincèrement à cette question parce que les idées sont, par définition, assez spontanées. Quand j'ai commencé à la Croix-Rouge, je travaillais dans une unité de désincarcération urbaine, c'est-à-dire de secours aux accidentés de la route. Nous sommes en 1977, le Samu n'en est qu'à ses balbutiements et accepte de former une centaine de secouristes de la Croix-Rouge à l'urgence urbaine. Le jour de mes 18 ans, je pars en intervention sur un accident qui va coûter la vie à un jeune homme de mon âge. En une fraction de seconde, j'ai pris conscience de la fragilité de la vie. Elle est au cœur de ce roman. Celle de Chloé bascule en un instant mais, ce que le roman raconte, c'est la façon dont elle se reconstruit.

H.fr : Vous mentionnez des détails assez techniques sur le handicap, la rééducation. Où avez-vous puisé ces infos ?
ML : En étant bénévole, je me suis beaucoup occupé de personnes handicapées et, encore aujourd'hui, j'accompagne plusieurs associations. Mais inversons la question ; si Chloé avait ses deux jambes personne ne me demanderait comment j'ai fait pour décrire sa vie. La vie et les contraintes d'une personne handicapée font partie de mes centres d'intérêt et de mes préoccupations depuis toujours. Je n'ai jamais eu peur d'aller à la rencontre, de poser des questions, de m'interroger.

H.fr : C'est une panne d'ascenseur qui nourrit l'intrigue de votre roman, laissant Chloé prisonnière de son appartement….
ML : À New-York, ville dans laquelle se passe l'intrigue, il existe encore 63 immeubles où l'ascenseur est entièrement manuel et nécessite un liftier. Il devient une sorte de confessionnal et le liftier un incroyable passeur qui sait tout de la vie des occupants. L'idée même du livre est née d'une rencontre dans l'un de ces immeubles avec un vrai liftier, et d'ailleurs monsieur Rivera, l'un de mes protagonistes, existe bel et bien.

H.fr : Vous écrivez que New York est une ville qui accepte toutes les différences ; les comportements à l'égard des personnes handicapées sont-ils plus tolérants qu'en France ?
ML : New York est une ville qui accepte tellement toutes les différences qu'elle en devient indifférente aux différences. Pourtant la situation de handicap nécessite une prise de conscience en matière d'urbanisme. La mairie de New York a fait beaucoup d'effort en ce sens, tardivement, mais la situation progresse. Les feux de signalisation sont tous sonores, les marquages au sol réalisés, les trottoirs surbaissés. Il y a encore un travail colossal à faire au niveau du métro. Mais ce que je raconte dans le livre est vrai ; pourquoi l'héroïne rechigne à prendre le bus ? Parce que les gens ne veulent pas attendre qu'on déploie la rampe, parce que son fauteuil gène le passage…

H.fr : On trouve donc à New York les mêmes problématiques d'accessibilité qu'en France. Vous avez testé le métro ?
H.fr : Je le prends tous les jours. Sur 341 stations, seules 102 sont accessibles. Et, les ascenseurs sont souvent en panne. La scène où Chloé panique dans le métro est authentique.

H.fr : On présente pourtant toujours les États-Unis comme un exemple dans ce domaine…
ML : Il est vrai que tous les commerces sont accessibles ; ils n'ont pas forcément une rampe mais disposent d'une sonnette pour que le commerçant puisse venir vous aider. Dans ce roman, j'en parle comme j'ai toujours parlé du reste, pas pour donner des leçons de morale, pas pour faire des reproches mais pour partager car j'ai cette conviction d'écrivain qui est que la meilleure façon de faire aimer les choses c'est de les partager. Si, à la fin du roman, vous aimez Chloé autant que je l'aime, eh bien ses problématiques vont vous toucher. Il y a peut-être des gens qui regarderont une personne en fauteuil dans un bus en se souvenant d'elle et diront : « Je peux vous aider ? ». Si j'ai réussi ça, même avec une ou deux personnes, je n'aurais pas écrit ce livre en vain.

H.fr : Vous abordez également la sexualité et le rapport au corps mutilé…
ML : C'est en effet important mais le plus important c'est que le lecteur transcende son handicap lorsque Chloé fait l'amour. Elle n'est pas « handicapée », elle est « femme » et, entre guillemets car je suis un homme marié et amoureux de sa femme, j'éprouve du désir pour elle.

H.fr : Une fille comme elle suggère une « fille d'exception » mais on se rend compte dans le récit qu'il est utilisé de façon péjorative par un des protagonistes. « Comme elle » signifie en réalité « handicapée ».
ML : C'est le cas pour un personnage mais ce n'est pas le cas pour plein d'autres. Bouteille à moitié pleine ou vide ? Certains verront Chloé parce qu'elle est rayonnante, d'autres verront d'abord son fauteuil. Mon travail de romancier consiste à mettre en lumière ou plutôt à mettre de la lumière sur nos différences et à les faire aimer.

H.fr : Vous éditez la plupart de vos livres en audio ?
ML : Tous, depuis le premier et aussi en gros caractères. C'est très important pour moi que les personnes malvoyantes ou non-voyantes puissent « lire ».

H.fr : Votre lectorat « audio » est au rendez-vous ?
ML : Le livre audio est accessible à tous. En Allemagne comme aux États-Unis, de nombreux lecteurs écoutent des livres dans les transports, voire même en travaillant pour ceux qui ont des activités manuelles.

H.fr : Le fait que Chloé soit lectrice pour des livres audio n'est donc pas un hasard…
ML : Justement, je suis en train de lui demander si elle ne voudrait pas enregistrer ce roman (Rires).

Une fille comme elle, Marc Levy, éditions Robert Laffont, parution le 22 mai 2018.

© Antoine Verglas Studio

 

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22 mai 2018

Soirées de découverte natation sport adapté à VILLEJUIF mai & juin 2018

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-001

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-002

Le club de natation de Villejuif et la ligue sport adapté Ile de France vous invitent à des soirées de découverte natation sport adapté aux dates suivantes :
  • ​Mardi 29 juin de 18h à 19h 
  • Mardi 12 juin de 18h à 19h
  • Mardi 19 juin de 18h à 19h​
Nous vous donnons rendez-vous le au stade nautique Youri Gagarine - 67 rue Youri Gagarine - 94800 Villejuif
 
Ces soirées de découverte sont sur inscription, vous trouverez le dossier en pièce-jointe.
 
Le nombre de place est limité, n’oubliez pas de vous inscrire.
 
Je vous remercie et reste à votre disposition.
 
Bien cordialement,
 
Esther NOMMÉ
Responsable du développement
Ligue Sport Adapté Ile de France
 
P : 06 73 47 07 92

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17 mai 2018

Accueil de loisirs et handicap : une enquête avant des mesures concrètes

article publié dans Faire-face

Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission.

 

La mission nationale Accueils de loisirs et handicap lance une grande enquête auprès des parents d’enfants en situation de handicap. Avec un double objectif : d’abord recenser les besoins, les manques et les bonnes pratiques. Ensuite, en partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), mettre en place des mesures concrètes pour y répondre.

220 000 familles perçoivent l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Autant de familles qui pourraient vouloir s’adresser à un centre d’accueil de loisirs sans hébergement pour leurs enfants, en dehors des temps scolaires. C’est donc à elles que s’adresse la mission nationale Accueils de loisirs et handicap. Mise en place à l’automne 2017, à l’initiative de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), elle entend recueillir leurs témoignages.

L’enquête se déroule en trois phases. Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission. Puis, le 16 mars, un questionnaire, traité par l’institut Opinionway, sera disponible en ligne pendant deux mois. Pour que l’enquête soit fiable, il faut au moins 1 500 à 2 000 répondants.

Enfin, de juin à octobre, des questionnaires plus détaillés seront réalisés auprès de personnes volontaires. Le but : établir des monographies plus pointues, selon les tranches d’âge ou les pathologies par exemple.

Connaître les besoins et agir

Laurent Thomas, fondateur de Loisirs Pluriel, pilote cette mission. Il observe ainsi un manque d’informations sur le sujet: « On ignore à quel point des familles pourraient s’autocensurer, et se priver des centres de loisirs. Pour celles qui y inscrivent leurs enfants, on a besoin de savoir si elles sont satisfaites, si elles doivent elles-mêmes financer un accompagnement supplémentaire pour leur enfant ou si le centre le met à disposition, etc. »

Une fois le diagnostic posé, il s’agira de passer à l’action. Ce que devrait faciliter l’existence d’une mission nationale comme celle-ci, selon Bénédicte Kail, conseillère nationale Éducation et famille à l’APF: « Nous allons pouvoir réfléchir directement avec les acteurs concernés pour mettre en place les mesures opérationnelles qui s’avéreront utiles. »

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En veillant bien à répondre aux besoins de l’enfant, et non à ceux de la structure: « Une aide humaine ne devrait pas compenser un manque d’accessibilité ! Nous plaidons pour des animateurs supplémentaires, formés, capables d’adapter leurs programmes à tous les enfants, dans des centres accessibles, plutôt que pour une aide humaine systématique qui pourrait couper l’enfant des autres. Une aide humaine oui, mais quand elle est nécessaire. »

Disposer de moyens financiers supplémentaires

Laurent Thomas pointe d’emblée la question des moyens financiers. La Cnaf mobilise aujourd’hui 25 millions d’euros par an pour l’accueil en centres de loisirs. Le besoin d’accompagnement d’un enfant en situation de handicap génère un coût de neuf euros par heure.

À raison de 250 à 300 heures passées en centre de loisirs par an, si un tiers des familles ayant un enfant handicapé souhaitent l’inscrire dans un tel centre (une proportion équivalente à celle des parents d’enfants valides), il faudrait une enveloppe de 200 millions d’euros environ. Laurent Thomas prévoit donc qu’il faudra trouver un chiffre médian permettant que les centres d’accueil et de loisirs soient le fer de lance de la société inclusive qu’il appelle de ses vœux. Sophie Massieu

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