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"Au bonheur d'Elise"
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10 mai 2017

Travaux de la Commission scientifique internationale sur l'autisme 3 avril 2017

 

Préparation du 4ème plan autisme

Travaux de la Commission scientifique internationale sur l'autisme & conférence internationale du 3 avril 2017. La Commission scientifique internationale sur l'autisme contribue à établir les priorités de la politique publique en matière d'autisme, pour les cinq prochaines années, en tenant compte des dernières recherches et de l'état des connaissances internationales.

http://social-sante.gouv.fr

 

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10 mai 2017

Autisme : une vidéo aide les enfants à comprendre ce trouble

article publié dans Santé Magazine

Autisme : une vidéo aide les enfants à comprendre ce trouble
Autisme : une vidéo aide les enfants à comprendre ce trouble

L’autisme touche un enfant sur 100. Il est important de faire comprendre à tous que les autistes ne sont pas malades, mais simplement différents, afin qu’ils soient mieux acceptés dans la société.

Il y a environ 500.000 personnes souffrant d’autisme en France, et ce sont 8.000 enfants autistes qui naissent chaque année. L’autisme touche essentiellement les garçons : trois à quatre d'entre eux pour une fille.

Quelles sont les caractéristiques ?

L’autisme se développe dans la petite enfance (avant l’âge de 30 mois) et perdure à l’âge adulte. Les enfants qui en souffrent ont des altérations dans leurs interactions sociales, dans la communication en général (verbale et non verbale). Ils ont tendance à avoir des activités restreintes, stéréotypées, répétitives.

Une vidéo à voir 

La vidéo “Créer des choses merveilleuses” a été réalisée par Alex Amelines.

Créer des choses merveilleuses

Elle explique aux enfants que chacun d’entre nous a un cerveau qui fonctionne à sa manière et que, face aux nombreuses informations que le cerveau doit traiter quotidiennement, tout le monde ne réagit pas de façon identique. Chez certaines personnes, cela génère une sensation d’oppression, de stress, pouvant conduire à des comportements spécifiques. Ce n’est pas, pour autant, qu’il faut se moquer de cette personne ou l’ignorer. Au contraire, en s’y intéressant, on peut partager des choses différentes, en apprendre de nouvelles.

10 mai 2017

Périscolaire et AVS - Le Ministère persiste à ignorer la loi

10 mai 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Malgré les décisions des juridictions administratives, le Ministère de l’Éducation Nationale persiste à reporter sur les communes le financement de l'aide humaine lors des TAP (temps d'activités périscolaires)

Le Conseil d’Etat avait considéré, dans un litige concernant la commune de Plabennec (décision du 20 avril 2011), que c’était à l’Etat de financer l’auxiliaire de vie scolaire nécessaire à la scolarisation d’un enfant handicapé, y compris en dehors du temps scolaire. La question concernait l’accompagnement nécessaire à la cantine.

Le besoin d’accompagnement en péri-scolaire fait l’objet d’une décision de la CDAPH. Malheureusement, bien des CDAPH refusent de statuer sur ce point. Il leur appartient pourtant de faire figurer dans le Plan Personnalisé de Compensation les mesures nécessaires à compenser le handicap, qu'elles relèvent ou non d'une décision de la commission. Ce n'est pas non plus à la commission de rentrer dans les considérations de savoir qui est le financeur des mesures prescrites.

C'est important que l'équipe de suivi de la scolarisation mentionne explicitement le besoin dans son compte-rendu.

Cette décision du Conseil d’État n'a pas été appliquée partout. Elle est fréquemment ignorée dans les discussions sur le sujet.

La question est devenue plus cruciale et d’actualité avec la réforme des rythmes scolaires, et la création – facultative – des TAP (temps d’activité péri-scolaire).

Dans un premier temps, l’article L.916-2 du code de l’éducation a été créé. Le Conseil Constitutionnel (décision du 24 avril 2003) a considéré que cela ne créait pas une nouvelle charge pour les communes, dans la mesure où les missions prévues à l’article L.916-1 n’étaient pas modifiées. En effet, le transfert de charges à une collectivité doit être compensée financièrement.Mais, dans un deuxième temps, la loi de finances pour 2014 a supprimé dans l’article L.916-1 du code de l’éducation les mots : « y compris en dehors du temps scolaire », ce qui conduisait à vider de son sens la décision du Conseil Constitutionnel.Le Ministère de l’Education Nationale a donc donné des consignes aux Inspections d’Académie, qui prenait en charge le temps d’accompagnement en péri-scolaire (que ce soit la cantine ou les TAP) en application de la décision du Conseil d’Etat. Désormais, sauf pour les contrats en cours, l’Education Nationale demanderait aux communes de payer le temps d’accompagnement péri-scolaire.

Cela représente un obstacle supplémentaire pour la scolarisation des enfants autistes : en effet, les parents sont contraints à un certain nomadisme scolaire pour trouver une école – publique ou privée – qui scolarise avec de la bonne volonté un enfant autiste.

Faire supporter la charge de l’accompagnement par une commune autre que de celle de résidence ne peut qu’engendrer des conflits.

Le Ministère a négocié avec la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales) le financement de la prise en charge des élèves handicapés pendant le temps des activités péri-scolaires. Les communes peuvent obtenir une aide du fonds « publics et territoires » (circulaire CNAF n° 2015-004).

Mais, comme l'a rappelé le tribunal administratif de Rennes dans une décision du 30 juin 2016, l’article L. 917-1 dispose que : « Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent être recrutés pour exercer des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire de ces élèves, y compris en dehors du temps scolaire» . Il en déduit que cela « implique la prise en charge par l’Etat des mesures propres à assurer l’accès de ces enfants aux activités périscolaires, alors même qu’elles ne relèveraient pas, en tant que telles, de sa compétence, dès lors que ces mesures apparaissent comme une composante nécessaire à la scolarisation de l’enfant et qu’elles sont préconisées par la CDAPH « .

Dans sa circulaire du 3 mai 2017 sur les AVS, le Ministère de l'Education Nationale persiste. Il propose benoîtement aux collectivités territoriales de se rapprocher de l'Education Nationale pour avoir accès au « vivier des AESH ». La plupart des accompagnements étant le fait de personnes en contrat aidé, le « vivier » est déjà asséché par cette volonté d'ignorer la loi.


 Extraits du jugement du TA de Rennes – 30 juin 2016

Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que le 23 juillet 2015, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) d’Ille et-Vilaine a accordé à l’enfant S , scolarisée depuis le mois de septembre 2015 à l’école Jacques Prévert de Bruz, une aide individuelle par une auxiliaire de vie scolaire (AVS) du 1er septembre 2015 au 31 juillet 2016 sur le temps scolaire et périscolaire en précisant qu’il fallait tenir compte de la fatigabilité de l’enfant ; qu’en exécution de cette décision, le recteur de l’académie de Rennes a recruté Mme B. pour assister et accompagner S tout le temps scolaire et pendant les pauses méridiennes ; que M. B n’étant pas satisfait des conditions de prise en charge de sa fille, il a notamment demandé au recteur de l’académie et ce en exécution de la décision de la CDAPH du 23 juillet 2015, que l’auxiliaire de vie scolaire assiste également S pendant les temps de garderie, le matin entre 8h et 8h30 et l’après-midi entre 16h30 et 18h30, et pendant le temps d’activités périscolaires, ces dernières étant regroupées, à Bruz, le jeudi après-midi ; que, le 11 janvier 2016, le directeur académique des services de l’éducation nationale lui a indiqué que les temps d’activités périscolaires étant un service public facultatif mis en place par les communes, il incombait à la mairie de Bruz d’organiser la prise en charge de S au cours de ces périodes, à l’exception toutefois des pauses méridiennes, lesquelles sont financièrement prises en charge par les services de l’éducation nationale, dès lors qu’elles font un lien entre deux périodes scolaires ; que la requête de M. B doit être regardée comme tendant à titre principal à l’annulation pour excès de pouvoir de cette décision ; qu’en effet, si le requérant semble contester également, dans son mémoire introductif d’instance, une décision portant « refus d’apporter l’aide individualisée dont [sa] fille a besoin durant la récréation », l’existence d’une telle décision, contredite par l’administration en défense, n’est pas démontrée par le requérant ni ne ressort des pièces du dossier, et M. B , qui ne formule d’ailleurs dans ses écritures ultérieures aucune demande expresse d’annulation d’une telle décision, a abandonné dans son mémoire enregistré le 14 avril 2016 ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à l’administration d’assurer que S soit aidée en cour de récréation ;

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête :

2. Considérant qu’aux termes de l’article L. 112-1 du code de l’éducation : « Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent (…), le service public de l’éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés (…) » ; qu’aux termes de l’article L. 351-3 du même code : « Lorsque la commission mentionnée à l’article L. 146-9 du code de l’action sociale et des familles constate qu’un enfant peut être scolarisé dans une classe de l’enseignement public ou d’un établissement visé au 3° de l’article L. 351-1 du présent code à condition de bénéficier d’une aide individuelle dont elle détermine la quotité horaire, cette aide peut être apportée par un accompagnant des élèves en situation de handicap recruté conformément aux modalités définies à l’article L. 917-1. (…) » ; que l’article L. 917-1 dispose que : « Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent être recrutés pour exercer des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire de ces élèves, y compris en dehors du temps scolaire. Ils sont recrutés par l'Etat, par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV de la deuxième partie ou par les établissements mentionnés à l'article L. 442-1. Lorsqu'ils sont recrutés par ces établissements, leur recrutement intervient après accord du directeur académique des services de l'éducation nationale. » ;

3. Considérant qu’il résulte des dispositions précitées des articles L. 351-3 et L. 917-1 du code de l’éducation que les missions des assistants d’éducation affectés à l’accueil et à l’intégration scolaires des enfants handicapés s’étendent au-delà du seul temps scolaire ;

4. Considérant qu’il incombe à l’Etat, au titre de sa mission d’organisation générale du service public de l’éducation, de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que le droit à l’éducation et l’obligation scolaire aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; que cette obligation implique la prise en charge par l’Etat des mesures propres à assurer l’accès de ces enfants aux activités périscolaires, alors même qu’elles ne relèveraient pas, en tant que telles, de sa compétence, dès lors que ces mesures apparaissent comme une composante nécessaire à la scolarisation de l’enfant et qu’elles sont préconisées par la CDAPH ; que le requérant est, par suite, fondé à soutenir que l’autorité administrative a commis une erreur de droit en considérant que la compétence de la seule commune de Bruz sur la création et l’organisation des activités périscolaires faisait obstacle à toute prise en charge par l’Etat d’un accompagnant pour l’enfant S afin de permettre à celle-ci de suivre ces activités ; que la décision litigieuse doit, par suite, être annulée ;

Sur les conclusions à fin d’injonction :

5. Considérant qu’aux termes de l’article L. 911-1 du code de justice administrative : « Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution » ;

6. Considérant, en premier lieu, que l’annulation, au point 4 du présent jugement, de la décision litigieuse, pour erreur de droit, si elle implique nécessairement un nouvel examen de la demande de M. B par l’autorité compétente, n’implique pas nécessairement qu’il soit enjoint à celle-ci, ainsi que le demande le requérant, d’accorder à sa fille une durée d’aide individualisée lui permettant « de participer à toutes les activités scolaires et périscolaires », incluant selon lui les heures de garderie ou d’accueil de loisirs périscolaire, ainsi qu’ « aux activités mentionnées à l’article L. 212-15 [du code de l’éducation] » ;

7. Considérant, sur ce point, qu’il n’est pas établi et qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que la CDAPH ait entendu prescrire, dans sa décision du 23 juillet 2015, une assistance de la jeune S par un accompagnant non seulement durant le temps scolaire proprement dit et durant les activités périscolaires prévues à l’article L. 551-1 du code de l’éducation, qui en sont le prolongement, mais aussi durant les heures d’accueil périscolaire de loisirs et de halte-garderie ; qu’en tout état de cause, l’accueil en halte-garderie, dont l’objet principal est d’assurer la garde d’enfants que leurs parents ne peuvent emmener et reprendre à l’école à l’heure d’ouverture de leur classe et immédiatement après la fin des activités scolaires, ne peut être regardée comme une composante nécessaire à la scolarisation d’un enfant, même lorsque celui-ci est handicapé et requiert à ce titre un traitement particulier ; qu’il ne peut être considéré, dès lors, que la mise à disposition d’une personne pour accompagner un enfant scolarisé handicapé durant les périodes de garderie serait au nombre des moyens nécessaires pour que le droit à l’éducation et l’obligation scolaire aient, pour cet enfant, un caractère effectif ;

8. Considérant qu’il résulte des points 5 à 7 que les conclusions à fin d’injonction de M. Brahime ne peuvent être accueillies ;

(...)

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 11 janvier 2016 de l’inspecteur d’académie, directeur académique des services de l’Education nationale d’Ille-et-Vilaine est annulée.

Article 2 : L’Etat versera à M. B une somme de 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte complet : https://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=306109#p306109

Article L916-1 (version antérieure au 29/12/2013)

Des assistants d'éducation peuvent être recrutés par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV pour exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative en lien avec le projet d'établissement, notamment pour l'encadrement et la surveillance des élèves. Lorsqu'ils sont recrutés pour l'aide à l'inclusion scolaire des élèves handicapés, y compris en dehors du temps scolaire, leur recrutement intervient après accord de l'inspecteur d'académie. Ils peuvent également être recrutés par les établissements mentionnés à l'article L. 442-1, après accord de l'inspecteur d'académie, pour exercer des fonctions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves handicapés, y compris en dehors du temps scolaire.

Les assistants d'éducation qui remplissent des missions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves handicapés bénéficient d'une formation spécifique pour l'accomplissement de leurs fonctions, mise en oeuvre en collaboration avec les associations d'aide aux familles d'enfants handicapés. A l'issue de leur contrat, les assistants d'éducation peuvent demander à faire valider l'expérience acquise dans les conditions définies par les articles L. 2323-33, L. 6111-1, L. 6311-1, L. 6411-1 et L. 6422-1 du code du travail.

Les assistants d'éducation peuvent exercer leurs fonctions dans l'établissement qui les a recrutés, dans un ou plusieurs autres établissements ainsi que, compte tenu des besoins appréciés par l'autorité administrative, dans une ou plusieurs écoles. Dans ce dernier cas, les directeurs d'école peuvent participer à la procédure de recrutement.

Les assistants d'éducation sont recrutés par des contrats d'une durée maximale de trois ans, renouvelables dans la limite d'une période d'engagement totale de six ans.

Le dispositif des assistants d'éducation est destiné à bénéficier en priorité à des étudiants boursiers.

Par dérogation au premier alinéa, des assistants d'éducation peuvent être recrutés par l'Etat pour exercer des fonctions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves handicapés dans les conditions prévues à l'article L. 351-3, ainsi que pour exercer des fonctions d'accompagnement auprès des étudiants handicapés inscrits dans les établissements d'enseignement supérieur mentionnés aux titres Ier, II, IV et V du livre VII du présent code et pour lesquels une aide a été reconnue nécessaire par la commission mentionnée au premier alinéa de l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles.

Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret pris après avis du comité technique ministériel du ministère chargé de l'éducation. Ce décret précise les conditions dans lesquelles est aménagé le temps de travail des assistants d'éducation, en particulier pour ceux qui sont astreints à un service de nuit. Il précise également les droits reconnus à ces agents au titre des articles L. 970-1 et suivants du code du travail. Il peut déroger, dans la mesure justifiée par la nature de leurs missions, aux dispositions générales prises pour l'application de l'article 7 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat


Conseil d'État 
 
N° 345434 
Inédit au recueil Lebon 
4ème et 5ème sous-sections réunies 
M. Stirn, président 
M. Bruno Bachini, rapporteur 
M. Keller Rémi, rapporteur public
 
Lecture du mercredi 20 avril 2011

REPUBLIQUE FRANCAISE  -  AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Vu le pourvoi, enregistré le 30 décembre 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présenté par le MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE, DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE ; le ministre demande au Conseil d'Etat :  
 
1°) d'annuler l'ordonnance n° 1004766 du 16 décembre 2010 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Rennes, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d'une part, ordonné la suspension de l'exécution des décisions implicites par lesquelles l'inspecteur d'académie du Finistère a refusé de mettre à la disposition de l'enfant de M. et Mme Mikaël A un auxiliaire de vie scolaire pour des activités périscolaires à raison de 6 heures par semaine en application de la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du 29 juillet 2010, et, d'autre part, a enjoint à l'inspecteur d'académie du Finistère de réexaminer la situation d'Hannah A et de prendre une nouvelle décision dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance ;  
 
2°) de rejeter la demande de suspension d'exécution présentée par M. et Mme A et la commune de
Plabennec
  
Vu les autres pièces du dossier ; 
 Vu le code de l'éducation ; 
 Vu le code de justice administrative ; 
 
Après avoir entendu en séance publique : 
- le rapport de M. Bruno Bachini, Maître des Requêtes,  
 - les conclusions de M. Rémi Keller, rapporteur public ; 
 
 Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ;  
 
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés que, par une décision du 29 juillet 2010, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées a fait droit à la demande présentée par M. et Mme A tendant à l'accompagnement de leur fille Hannah par un auxiliaire de vie scolaire, en leur accordant une durée d'intervention hebdomadaire de 18 heures, à raison de 12 heures au titre du temps scolaire et de 6 heures au titre du temps périscolaire, pour la période allant du 1er septembre 2010 au 31 août 2012 ; que, par une décision implicite de rejet, l'inspecteur d'académie du Finistère a refusé de mettre en oeuvre cette décision en tant qu'elle prévoyait la prise en charge des 6 heures d'intervention hebdomadaire correspondant à la partie périscolaire de la mission de l'auxiliaire ;  
 
Considérant qu'aux termes de l'article L. 112-1 du code de l'éducation : Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent (...), le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l'Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés (...) ; qu'aux termes de l'article L. 351-3 du même code : Lorsque la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles constate qu'un enfant peut être scolarisé dans une classe de l'enseignement public ou d'un établissement visé au 3° de l'article L. 351-1 du présent code à condition de bénéficier d'une aide individuelle dont elle détermine la quotité horaire, cette aide peut être apportée par un assistant d'éducation recruté conformément au sixième alinéa de l'article L. 916-1. / Les assistants d'éducation affectés aux missions d'aide à l'accueil et à l'intégration scolaire des enfants handicapés sont recrutés par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale (...) ; qu'aux termes du premier alinéa de l'article L. 916-1 du même code : Des assistants d'éducation peuvent être recrutés par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV pour exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative, fonctions en lien avec le projet d'établissement, notamment pour l'encadrement et la surveillance des élèves et l'aide à l'accueil et à l'intégration scolaires des élèves handicapés
, y compris en dehors du temps scolaire (...) et qu'aux termes du sixième alinéa de ce même article : Par dérogation au premier alinéa, des assistants d'éducation peuvent être recrutés par l'Etat pour exercer des fonctions d'aide à l'accueil et à l'intégration des élèves handicapés dans les conditions prévues à l'article L. 351-3 (...) ; 
 
Considérant qu'il résulte des dispositions précitées des articles L. 351-3 et
L. 916-1 du code de l'éducationque les missions des assistants d'éducation affectés à l'accueil et à l'intégration scolaires des enfants handicapés s'étendent au-delà du seul temps scolaire ;  
 
Considérant qu'il incombe à l'Etat, au titre de sa mission d'organisation générale du service public de l'éducation, de prendre l'ensemble des mesures et de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour que le droit à l'éducation et l'obligation scolaire aient, pour les enfants handicapés, un caractère effectif ; qu'à cette fin, la prise en charge par celui-ci du financement des emplois des assistants d'éducation qu'il recrute pour l'aide à l'accueil et à l'intégration scolaires des enfants handicapés en milieu ordinaire n'est pas limitée aux interventions pendant le temps scolaire ;  
 
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le juge des référés du tribunal administratif de Rennes n'a pas commis d'erreur de droit en retenant comme étant propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse le moyen tiré de ce que l'inspecteur d'académie avait commis une erreur de droit en refusant à M et Mme A l'octroi des heures d'accompagnement périscolaire de leur enfant reconnues par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au motif que ces activités ne relevaient pas du service public de l'éducation ; que, par suite, le MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE, DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE n'est pas fondé à demander l'annulation de l'ordonnance attaquée ; 
 
D E C I D E : 
--------------
Article 1er : Le pourvoi du MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE, DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE est rejeté. 
 
Article 2 : La présente décision sera notifiée au MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE, DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE, à M. et Mme Mikaël A et à la commune de
Plabennec.  


Article L916-2

Les assistants d'éducation peuvent être mis à la disposition des collectivités territoriales pour participer aux activités complémentaires prévues à l'article L. 216-1 ou aux activités organisées en dehors du temps scolaire dans les écoles et les établissements d'enseignement conformément à l'article L. 212-15.

Une convention conclue entre la collectivité intéressée et l'établissement employeur dans les conditions prévues à l'article L. 216-1 précise les conditions de cette mise à disposition.

Article 72-2 de la Constitution

Les collectivités territoriales bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement dans les conditions fixées par la loi.

Elles peuvent recevoir tout ou partie du produit des impositions de toutes natures. La loi peut les autoriser à en fixer l'assiette et le taux dans les limites qu'elle détermine.

Les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l'ensemble de leurs ressources. La loi organique fixe les conditions dans lesquelles cette règle est mise en oeuvre.

Tout transfert de compétences entre l'Etat et les collectivités territoriales s'accompagne de l'attribution de ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice. Toute création ou extension de compétences ayant pour conséquence d'augmenter les dépenses des collectivités territoriales est accompagnée de ressources déterminées par la loi.

La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales.

Conseil constitutionnel - Décision n° 2003-471 DC du 24 avril 2003 (Loi relative aux assistants d´éducation)

« 6. Considérant, en second lieu, que le nouvel article L. 916-2 dispose : « Les assistants  d´éducation peuvent être mis à la disposition des collectivités territoriales pour participer aux  activités complémentaires prévues à l´article L. 216-1 ou aux activités organisées en dehors du temps scolaire dans les écoles et les établissements d´enseignement conformément à l´article L. 212-5 » ; qu´il résulte de ses termes mêmes que cet article se borne à permettre aux assistants d´éducation de participer, en dehors des missions pour lesquelles ils ont été recrutés, à des activités  organisées par les collectivités territoriales, qu´il s´agisse des activités éducatives, sportives et  culturelles complémentaires prévues, dans le cadre du temps scolaire, par l´article L. 216-1 ou des activités à caractère culturel, sportif, social ou socio-éducatif organisées, en dehors du temps scolaire, dans les conditions prévues par l´article L. 212-15 ; que cet article n´a ainsi ni pour objet ni pour effet de permettre aux collectivités territoriales de financer des emplois d´assistants d´éducation pour exercer les missions incombant à l´Etat prévues à l´article L. 916-1 ; »

LOI n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014 (1)

Article 124

I. ― Le code de l'éducation est ainsi modifié :
1° L'article L. 351-3 est ainsi modifié :
a) A la fin du premier alinéa, les mots : « assistant d'éducation recruté conformément aux modalités définies à l'avant-dernier alinéa de l'article L. 916-1 » sont remplacés par les mots : « accompagnant des élèves en situation de handicap recruté conformément aux modalités définies à l'article L. 917-1 » ;
b) A la seconde phrase du deuxième alinéa, les mots : « assistant d'éducation recruté dans les conditions fixées au premier alinéa de l'article L. 916-1 » sont remplacés par les mots : « accompagnant des élèves en situation de handicap recruté dans les conditions fixées à l'article L. 917-1 » ;
c) Les troisième et quatrième alinéas sont supprimés ;
2° Les deux dernières phrases du premier alinéa, la première phrase du deuxième alinéa et l'avant-dernier alinéa de l'article L. 916-1 sont supprimés ;
3° Le titre Ier du livre IX de la quatrième partie est complété par un chapitre VII ainsi rédigé :

« Chapitre VII

« Dispositions spécifiques relatives aux accompagnants des élèves en situation de handicap

 « Art. L. 917-1.-Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent être recrutés pour exercer des fonctions d'aide à l'inclusion scolaire de ces élèves, y compris en dehors du temps scolaire. Ils sont recrutés par l'Etat, par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV de la deuxième partie ou par les établissements mentionnés à l'article L. 442-1. Lorsqu'ils sont recrutés par ces établissements, leur recrutement intervient après accord du directeur académique des services de l'éducation nationale.
« Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent également être recrutés pour exercer des fonctions d'accompagnement auprès des étudiants en situation de handicap inscrits dans les établissements d'enseignement supérieur mentionnés aux titres Ier, II, IV et V du livre VII de la troisième partie du présent code et pour lesquels une aide a été reconnue nécessaire par la commission mentionnée à l'
article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles.
« Ils peuvent exercer leurs fonctions dans l'établissement qui les a recrutés, dans un ou plusieurs autres établissements ainsi que, compte tenu des besoins appréciés par l'autorité administrative, dans une ou plusieurs écoles. Dans ce dernier cas, les directeurs d'école peuvent participer à la procédure de recrutement.
« Ils peuvent être mis à la disposition des collectivités territoriales dans les conditions prévues à l'article L. 916-2 du présent code.
« Les accompagnants des élèves en situation de handicap bénéficient d'une formation spécifique pour l'accomplissement de leurs fonctions, mise en œuvre en collaboration avec les associations d'aide aux familles d'enfants en situation de handicap. Ils peuvent demander à faire valider l'expérience acquise dans les conditions définies aux articles
L. 2323-33, L. 6111-1, L. 6311-1, L. 6411-1 et L. 6422-1 du code du travail.
« Ils sont recrutés par contrat d'une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite maximale de six ans. Lorsque l'Etat conclut un nouveau contrat avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d'accompagnant des élèves en situation de handicap en vue de poursuivre ces missions le contrat est à durée indéterminée. Pour l'appréciation de la durée des six ans, les services accomplis à temps incomplet et à temps partiel sont assimilés à des services à temps complet. Les services accomplis de manière discontinue sont pris en compte, sous réserve que la durée des interruptions n'excède pas quatre mois.
« Les services accomplis en qualité d'assistant d'éducation pour exercer des fonctions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap sont assimilés à des services accomplis en qualité d'accompagnant des élèves en situation de handicap.
« Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont régis par les dispositions réglementaires générales applicables aux agents contractuels de l'Etat prises pour l'application de l'
article 7 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, sous réserve de dérogations prévues par le décret mentionné au dernier alinéa du présent article.
« Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret, pris après avis du comité technique ministériel du ministère chargé de l'éducation nationale. »
II. ― Jusqu'à l'entrée en vigueur du décret mentionné au dernier alinéa de l'article L. 917-1 du code de l'éducation, les assistants d'éducation exerçant des missions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap demeurent régis par le
décret n° 2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d'emploi des assistants d'éducation.
L'Etat peut proposer un contrat à durée indéterminée aux assistants d'éducation parvenus, à compter du 1er janvier 2013, au terme de six années d'engagement pour exercer des missions d'aide à l'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Cette proposition est faite au plus tard au terme du contrat en cours des personnels concernés, qu'ils soient en fonction ou en congé prévu par les dispositions réglementaires qui leur sont applicables à la date d'entrée en vigueur de la présente loi.
Le contrat à durée indéterminée proposé en application du deuxième alinéa du présent II est régi par l'article L. 917-1 du code de l'éducation. Il prévoit une quotité de temps de travail au moins égale à celle prévue par le précédent contrat. Il peut prévoir de modifier les clauses relatives aux établissements d'enseignement où l'agent est susceptible d'exercer.
Lorsque l'agent refuse le contrat proposé, il est maintenu en fonction jusqu'au terme de son contrat en cours.

Article L916-1

Des assistants d'éducation peuvent être recrutés par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV pour exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative en lien avec le projet d'établissement, notamment pour l'encadrement et la surveillance des élèves. [Phrases supprimées]

A l'issue de leur contrat, les assistants d'éducation peuvent demander à faire valider l'expérience acquise dans les conditions définies par les articles L. 2323-33, L. 6111-1, L. 6311-1, L. 6411-1 et L. 6422-1 du code du travail

Les assistants d'éducation peuvent exercer leurs fonctions dans l'établissement qui les a recrutés, dans un ou plusieurs autres établissements ainsi que, compte tenu des besoins appréciés par l'autorité administrative, dans une ou plusieurs écoles. Dans ce dernier cas, les directeurs d'école peuvent participer à la procédure de recrutement.

Les assistants d'éducation sont recrutés par des contrats d'une durée maximale de trois ans, renouvelables dans la limite d'une période d'engagement totale de six ans.

Le dispositif des assistants d'éducation est destiné à bénéficier en priorité à des étudiants boursiers.

Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret pris après avis du comité technique ministériel du ministère chargé de l'éducation. Ce décret précise les conditions dans lesquelles est aménagé le temps de travail des assistants d'éducation, en particulier pour ceux qui sont astreints à un service de nuit. Il précise également les droits reconnus à ces agents au titre des articles L. 970-1 et suivants du code du travail. Il peut déroger, dans la mesure justifiée par la nature de leurs missions, aux dispositions générales prises pour l'application de l'article 7 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat.

9 mai 2017

Vidéo -> Barbara POMPILI à propos l'école inclusive sur LCP

9 mai 2017

Le handicap, priorité pour Macron: les handicapés français en Belgique vont-ils partir?

Emmanuel Macron veut mettre fin à l'exode des handicapés vers la Belgique.
Emmanuel Macron veut mettre fin à l'exode des handicapés vers la Belgique. - © Flickr - Le web
Publié à 12h52

Il en a fait une des priorités de son quinquennat. Le nouveau président français Emmanuel Macron veut faire du handicap une thématique centrale de son mandat. C’est d’ailleurs le sujet que le candidat d’En Marche avait choisi de développer en carte blanche lors du débat télévisé d’avant second tour.

Parmi ses projets, Emmanuel Macron entend créer des places pour les personnes handicapées. Une façon d’éviter l’exode des Français vers les institutions belges où ils sont plus ou moins 7000 actuellement, particulièrement dans le Hainaut. Du côté des institutions wallonnes, on suit donc avec attention ce qui se passe de l’autre côté de la frontière. Car un retour des Français chez eux pourraient évidemment avoir des conséquences, notamment pour l’emploi.

"Impossible de rattraper le retard en 5 ans"

Au Centre Reine Fabiola à Neufvilles, où 400 des 500 résidents sont de nationalité française, l’inquiétude reste toutefois très relative. "L’avenir nous dira comment ça va se passer dans les faits, explique le directeur Laurent Courtois. Mais, sans vouloir paraître présomptueux, il y a aussi un savoir-faire en matière d'encadrement du handicap chez nous. C’est historique d’ailleurs. La Belgique a développé ses compétences dans le domaine de longue date. La qualité du projet pédagogique belge reste donc très attractive pour les Français."

Du côté de la Ligue nationale pour les personnes handicapées, le président Xavier Jonnaert n’est pas plus inquiet. "La demande est très importante en France, fait-il remarquer. Il y a pour l’instant des balbutiements. Mais l’offre Outre-Quiévrain est nettement insuffisante pour combler la demande… Ce sera impossible de rattraper le retard sur un mandat de cinq ans."  

Emmanuel Macron n'est d'ailleurs pas le premier à vouloir aller dans ce sens-là. Cela fait plusieurs années que la France envisage une augmentation du nombre de places pour les handicapés sans qu'il y ait des conséquences pour les institutions belges. Des institutions qui reçoivent encore à l’heure actuelle de nombreuses demandes d’hébergement en provenance de l’Hexagone.

Des places pour les Belges ?

Si malgré tout des Français venaient à quitter les institutions belges, cela ne signifierait pas pour autant que leurs places pourraient être mises à disposition d’handicapés de nationalité belge.La prise en charge et l’accompagnement des personnes handicapées françaises qui résident sur le territoire wallon est en effet exclusivement assumée financièrement par l’Etat français.

"Il est donc totalement illusoire de penser que les personnes en situation de handicap qui viennent de France occupent des places qui pourraient être octroyées à des personnes handicapées de Wallonie, ajoute-t-on du côté du ministre wallon Maxime Prévot. Les structures spécialisées dans l’accueil de ces bénéficiaires n’auraient pas vu le jour sans ces Français. Au vu du contexte budgétaire, la Wallonie ne pourrait en aucun cas financer ces places même si elles venaient à se libérer. "

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9 mai 2017

Monsieur Macron, les enfants autistes ont besoin de vous, voici ce qu'ils attendent

article publié sur le Huffington Post

Je demande à notre nouveau Président du courage politique parce qu'il lui en faudra afin de faire avancer la prise en charge de l'autisme en France.

08/05/2017 16:15 CEST | Actualisé 08/05/2017 16:15 CEST
sdominick via Getty Images
Monsieur Macron, les enfants autistes ont besoin de vous, voici ce qu'ils attendent

Il y a 5 ans, Ruben avait 6 ans, je participais à la campagne de François Hollande et j'y croyais. Je croyais au travail des associations et de la société civile pour changer les choses. Aujourd'hui Ruben A 11 ans et que s'est-il passé dans notre pays en matière d'autisme? Pas grand-chose.

Quelques annonces médiatiques non suivies d'effets sur le terrain. De la colère, du désespoir, des enfants sans solution que l'on garde à la maison, que l'on met dans des centres loin de son pays parce que cela coûte moins cher à la sécurité sociale. Alors pour ces nouvelles élections, j'ai joué le jeu.

J'ai rencontré les candidats, proposé des mesures qui changeraient la vies de nos enfants. J'ai donné mes idées, celles de mon équipe composée de parents, de personnes autistes, de professionnels de la santé, de professeurs, d'entrepreneurs...Je les ai données à tous ceux qui ont accepté de nous recevoir. Nous avons travaillé collectivement avec de formidables associations avec Brigitte, celle qui est devenue hier soir la "première dame" de notre pays. Elle nous a écoutés avec bienveillance semblant prendre la mesure du chantier colossal qu'il restait à faire en matière de handicap.

Mais Ruben a justement 11 ans et il va rentrer au collège. Les enfants de toutes ces familles, de tous ces gens avec lesquels nous échangeons sur les réseaux sociaux ont grandi et sont dans une urgence qui ne peut plus être ignorée. Alors pour pour tous nos enfants, pour toutes ces mamans qui n'en peuvent plus épuisées de se battre, pour ses papas qui restent parfois et qui se battent aussi. Pour ces présidents d'associations, ces militants qui font des grèves de la faim ou qui montent sur des grues, pour tous ceux qui sont obligés de s'exiler... J'espère que ce travail effectué portera ses fruits. Et que cette militance bénévole servira la cause de tous.

Mais pardon de ne pas fêter allègrement les victoires politiques d'untel ou d'untel. Pardon si je n'ai plus en moi cette légèreté insouciante. Mais je ne serai plus jamais cette optimiste utopiste que j'ai été et qui se contentait de croire aux belles paroles politiques.

Aujourd'hui, et depuis hier soir, je demande des actes: Un Plan autisme d'envergure, l'application des mesures que nous avons écrites collectivement, et ce sans délai parce que nos enfants et leurs familles ne peuvent plus attendre.

Je demande à notre nouveau Président du courage politique parce qu'il lui en faudra afin de faire avancer la prise en charge de l'autisme en France. Je demande à notre Président de ne pas oublier ses citoyens autistes que l'on a privé de leurs droits. Je demande enfin à notre Président de relever un immense défi, rattraper les 40 années de retard de la France en matière de prise en charge de l'autisme.

9 mai 2017

Vidéo -> Position d'Emmanuel MACRON sur la scolarisation et le statut des AVS

Oui, il est absolument nécessaire de garantir une rémunération plus digne aux auxiliaires de vie scolaire. C'est une condition indispensable à l'éducation des enfants en situation de handicap.

9 mai 2017

Danièle Langloys, présidente Autisme France -> Lettre ouverte à Monsieur Macron

9 mai 2017

Décret n° 2017-815 du 5 mai 2017 relatif aux conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement des CRA

 

Décret n° 2017-815 du 5 mai 2017 relatif aux conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement des centres de ressources autisme | Legifrance

Dans la sous-section 2 de la section 1 du chapitre II du titre Ier du livre III du code de l'action sociale et des familles, après le paragraphe 9-1, il est inséré un paragraphe 9-2 ainsi rédigé : " Paragraphe 9-2" Les centres de ressources autisme " Sous-Paragraphe 1er" Dispositions générales " Art.

https://www.legifrance.gouv.fr

 

7 mai 2017

Circulaire du 3 mai 2017 sur les missions des AVS

logo Toupi

article publié sur le site de Toupi

Une nouvelle circulaire vient de sortir pour préciser les missions des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap (par commodité, nous dirons AVS ou Auxiliaires de Vie Scolaire dans la suite de cet article). Que faut-il en retenir ?

Au rang des points positifs, nous relevons deux points utiles :

  • Il est indiqué que « sous l’autorité de l’enseignant et avec son accord, [les AVS] peuvent échanger avec la famille de l‘élève, dans la limite de leurs prérogatives et dans le respect de l’obligation de discrétion professionnelle. ». Cette phrase est la bienvenue dans un contexte où il était parfois demandé aux AVS de ne pas communiquer avec la famille ou de ne le faire qu’en présence de l’enseignant. La circulaire réaffirme que la communication avec la famille est normale et souhaitable.
  • Il est rappelé que «la présence d’un personnel chargé de l’accompagnement n’est ni un préalable ni une condition à la scolarisation de l’élève.». Ceci signifie en clair que la présence de l’AVS n’est pas un pré-requis pour que l’élève aille en classe et que son absence ne peut justifier d’exclure l’élève de la classe.

Malheureusement, de nombreux points nous alertent également.

Institutionnalisation du contrat aidé CUI comme une voie normale de recrutement des AVS

La circulaire normalise une situation qui n’aurait dû être que transitoire : l’embauche d’AVS en contrat aidé, celles-ci représentant aujourd’hui plus de 50% des AVS en poste.

Ainsi, il est indiqué que « les missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap sont confiées à des personnels qui relèvent de deux statuts différents : les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) recrutés sous contrat de droit public et les agents engagés par contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) recrutés sous contrat de droit privé régi par le code du travail. »

Ceci nous pose question sachant que les AVS en CUI sont recrutées pour 2 ans maximum, et n’ont qu’une formation très courte, en cours de contrat. Les fins de contrats à l’échéance des deux ans, en cours d’année, provoquent des ruptures d’accompagnement des élèves et l’impossibilité de prolongement les contrats se traduit actuellement par l’épuisement du bassin de candidats éligibles au CUI (il faut être chômeur longue durée, titulaire des minima sociaux, senior ou handicapé pour postuler). C’est ce qui provoque aujourd’hui la pénurie d’AVS qui fait que par exemple, à Paris, 11% des élèves ayant une notification MDPH n’ont pas leur accompagnant.

Nous trouvons donc cette normalisation de l’embauche en CUI totalement contradictoire avec la promesse du Président lors de la Conférence Nationale du Handicap de transformer tous les contrats CUI en contrat d’AESH à l’horizon de 5 ans.

Les AVS individuelles sont presque toutes des AVS recrutées en CUI

La circulaire mentionne que « les missions d’aide mutualisée ont vocation à être exclusivement du ressort des AESH ». Or, il y a actuellement environ la moitié des élèves qui sont accompagnés par des AVS mutualisées et environ la moitié des AVS qui sont des AESH. Cela signifie qu’en l’état actuel des effectifs, les AVS individuelles sont et seront quasi-exclusivement des AVS en CUI.

Les AVS individuelles sont destinées aux élèves qui ont « besoin d’un accompagnement soutenu et continu, pour une quotité horaire déterminée. » Cela signifie donc que ce sont les élèves qui ont les handicaps les plus complexes et les besoins d’accompagnement les plus soutenus qui seront accompagnés par les AVS ayant le moins de formation (pas de pré-requis de diplôme) et d’expérience (entre 0 et 2 ans).

Ce choix est assez incompréhensible selon nous.

L’accompagnement à la cantine et au périscolaire

Les AVS rémunérées par l’Education Nationales n’auront plus vocation à accompagner à la cantine et au périscolaire, sauf si elles sont recrutées par les collectivités locales pour cette mission.

Jusque-là, la circulaire précédente et la  jurisprudence voulaient que l’AVS de l’Education Nationale couvre aussi le temps de cantine et de TAP quand c’était nécessaire pour que l’enfant puisse être scolarisé (cf. circulaire du 11/06/2003 que cette nouvelle circulaire du 05/05/2017 abroge : “Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités périscolaires (cantine, garderie, …) qui sont une condition de possibilité de la scolarité.).

De plus, la nouvelle circulaire instaure une contrainte supplémentaire : la nécessité d’une notification MDPH pour l’accompagnement à la cantine et sur les temps périscolaires. Auparavant, pour les collectivités locales qui prévoyaient des animateurs supplémentaires, nulle nécessité de notification : la notification n’était nécessaire que pour obtenir que l’AVS rémunérée par l’Education Nationale accompagne sur ces temps. Cette obligation de notification est d’autant plus étrange qu’il n’est pas dans les prérogatives de la MDPH de prendre des décisions concernant l’accompagnement sur les temps périscolaires.

Il est donc probable qu’on s’achemine vers beaucoup plus de difficultés : les AVS rémunérées par l’Education Nationale n’accompagneront plus sur ces temps périscolaires et les collectivités locales risquent de refuser de mettre en place un accompagnement si celui-ci n’est pas notifié.

Les sorties

La circulaire entérine que les AVS en CUI ne peuvent pas accompagner lors des voyages avec nuitées parce que l’administration ne veut pas gérer les obligations légales qui y sont liées, comme l’avait relevé le SNUipp-FSU 62.

Cela est vrai aussi pour l’accompagnement lors d’éventuels stages : « Seuls les AESH peuvent exercer, dans le cadre de la durée réglementaire du temps de travail, l’accompagnement lors des sorties ou voyages scolaires avec nuitée et des stages. »

Il est dit que « les services responsables du recrutement des personnels chargés de l’aide humaine devront privilégier un accompagnement par un AESH pour les élèves devant effectuer un stage durant l’année scolaire ou susceptibles de bénéficier d’une sortie ou d’un voyage scolaire avec nuitée afin de garantir la continuité de l’accompagnement par un même personnel. ». Mais comment coordinatrice AVS peut-elle avoir l’information qu’il y aura un voyage, et ce au moment où elle affecte l’AVS (avant la rentrée scolaire) ? Cette recommandation semble inapplicable et il est fort probable que de nombreux élèves rencontreront des difficultés, notamment ceux accompagnés par une AVS individuelle, qui sera très probablement sous contrat CUI comme on l’a vu plus haut.

On semble entériner l’idée que si les moyens ne sont pas réunis, l’élève doit être privé de voyage scolaire.

Les non-dits 

Rien n’est prévu pour les remplacements des AVS, notamment quand elles sont en formation.

6 mai 2017

Communiqué de Stéphane Bruzzi, président d'Ecolalies, qui suspend sa grève de la faim

Je suspends ma grève de la faim.
La situation d'Ecolalies a été débloquée grâce à votre élan de solidarité.
Cela prouve que tous unis nous pouvons faire sauter les verrous. Encore un grand merci à tous.

Merci aux associations locales, nationales et collectifs
ADAPTED
Ado’tiste
AFFA
Agir et Vivre l’Autisme AVA
Aidera Essonne
Aime 77
Alliance Autiste
Alliance les 4 A
APEA 80
APEI 91
APIPA
Asperger Accueil
Asperger Aide France
Association « Louis Jules et Compagnie »
Association « Ma main dans la tienne »
Association AbA pour Yann
Association Cassandra Aide aux Enfants
Association Clément Destination Ecole
Association des Couleurs pour Saphyra
Association Enfants Handicapés le Droit d’Apprendre
Association L’arche de NOESIS
Association Le Monde d’Adriano
Association Manège
Association Melissa l’Union de Tous
Association Pôle Autisme Pays de GEX
Association SOS Usager
Association Souris à la Vie
Association Stella Drea
Autisme 2A
Autisme 66 Esperanza
Autisme Aide 35
Autisme Ariège
Autisme Charentes Maritimes
Autisme Deux-Sèvres
Autisme Education Adaptée
Autisme en Yveline
Autisme Fédération Bretagne Pays de la Loire
Autisme France
Autisme Gironde
Autisme Landes
Autisme LR
Autisme Paca
Autismopolis le monde de Melvinn et ses ami(e)s
AVEA
Cocci’bleue
Collectif Autisme
Collectif Parents Electeurs
Coup de pouce 91
Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
GrHandiOs
Info Droit Handicap
Institut Iman
Interphases
Jeted
L’étoile d’asperger
L’oiseau Bleu
La Passerelle
La Vie en Bleu
La Voix des Dys
Le Chant du Vent
Le Monde Bleu de Ronan
Le Tremplin Autisme Isère
Les Amis d’Arthur
Les Ted’s
Neptune
Information, Recherche, action et entraide sur les « maladies » psychiques
Ninsun Project
On TED pour l’Autisme 21
Pilautis 06
Planète Autisme
Réseau bulle 24
RIAU
Sésame Autisme en Pays Foyen
TedéToi
TSA 93
Union Régional Autisme France Poitou-Charentes
Union Régionale Atutisme France en Aquitaine URAFA
Vaincre L’Autisme
Vivre Nos Différences

6 mai 2017

Autisme: une prise en charge toujours chaotique

article publié dans Libération
Par Eric Favereau 5 mai 2017 à 15:08

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Dans un établissement pour autistes, à Paris, en 2008. AFP

Un rapport du ministère des Affaires sociales et de la Santé pointe l'incohérence des procédures. Notamment celles concernant les adultes, particulièrement déficientes.

C’est donc le dernier rapport, rendu public, par le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Et il est sur la prise en charge de l’autisme en France. Tout un symbole, tant le sujet est délicat, complexe, et porte son lot d’incompréhensions et de douleurs.

Le bilan (1), – établi par l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) sur le troisième plan autisme 2013-2017 –, est mitigé. Il y a certes un peu de mieux, tant le retard français était important, mais il reste beaucoup de lacunes, en particulier pour les adultes.

Le poids des conflits passés

En France, la prise en charge de l’autisme a été, on le sait, longtemps marquée par des clivages profonds entre ceux qui voient dans ce trouble la manifestation d’un handicap, et ceux qui mettent plutôt en avant l’aspect psychique. Aujourd’hui, aux yeux de tous, il s’agit d’un trouble du neurodéveloppement qui apparaît très précocement, dans les toutes premières années de la vie. Il se manifeste par des difficultés à établir des liens sociaux, mais aussi par des troubles comportementaux plus ou moins sévères. Tout le monde considère que les causes sont multifactorielles, certains insistant néanmoins sur l’importance du facteur génétique. Récemment, on a pu voir que des médicaments anti-épileptiques comme la Dépakine, prise au cours de la grossesse, pouvaient provoquer ce type de troubles chez l’enfant.

Premier rappel que fait l’Igas: les données épidémiologiques sont faibles, la Haute Autorité de santé parlant d’une fréquence de 1 sur 150 naissances, ce qui ferait que pour les moins de 20 ans il y aurait en France autour de 100 000 personnes atteintes. C’est beaucoup, mais ce n’est pas une croissance folle, comme certains le répétaient. Second constat, la prise en charge est délicate, douloureuse, et souvent très inégalitaire selon les lieux d’habitation des personnes concernées. En plus, le rôle des familles, pourtant essentiel, reste parfois compliqué par des rapports difficiles avec les professionnels de santé.

De fait, dans l’analyse du troisième plan qui va de 2013 à 2017, l’Igas met en cause la faiblesse de la cohérence générale du schéma: en raison de connaissances épidémiologiques très réduites, la mission note «une multiplicité de mesures peu priorisées, aux effets difficilement mesurables». La gouvernance générale «ne prévoit pas l’association de toutes les professions concernées, comme les médecins généralistes, les neurologues, les psychologues» etc. Quant au pilotage au niveau régional, il a été rendu difficile par les réorganisations territoriales. En d’autres termes, l’élaboration des politiques publiques manquait de clarté à leur plus haut niveau de responsabilité.

Parcours éclaté, orientation hasardeuse

Mais là n’est pas le plus grave. Le plus inquiétant restant ce constat: l’éclatement des prises en charge de l’autisme, avec «des résultats très hétérogènes». Pourtant, il avait été défini dans le plan un triptyque: repérage, diagnostic simple, et diagnostic complexe. Aujourd’hui, note l’Igas, c’est le désordre. On échoue «à mettre en œuvre un repérage des troubles du neurodéveloppement en proximité». Puis: «Les parcours des familles demeurent très heurtés dans un paysage éducatif, sanitaire, social et médico-social éclaté.»

Quand on entre dans le détail de la prise en charge, l’Igas s’étonne «du non-lien entre le diagnostic et l’intervention précoce. Les enfants ne bénéficient pas toujours de l’orientation la plus appropriée». La mission pointant «des fonctionnements cloisonnés» et s’alarmant de l’existence de très longues listes d’attente dans les prises en charge. Au final, on arrive souvent à une orientation «qui ne tient que trop peu compte des réels besoins de l’enfant, ni de ceux de sa famille», et cette orientation «relève plus souvent d’une orientation par défaut». Les parcours restent marqués ensuite par des ruptures nombreuses.

En matière de scolarisation – question essentielle –, si la mission pointe des avancées, «une proportion importante d’enfants avec autisme n’est scolarisée que durant un temps hebdomadaire limité». Il y a eu beaucoup d’intentions affichées, note l’Igas, mais «la mission constate peu de résultats concrets». Bref, cela reste la galère pour les parents d’enfants autistes, même s’il y a la volonté affichée de mettre de la cohérence et du suivi.

Pire, sur le front des autistes adultes, le constat reste, là, très négatif. «Les réalisations [de structures d’accueil, ndlr] sont non seulement très en retard et insuffisamment diversifiées, mais elles sont très éloignées des attentes des familles.» Ces dernières sont souvent contraintes de se rendre à l’étranger (notamment en Belgique) pour trouver des places d’accueil. Ou encore: «La méconnaissance des besoins des adultes n’a pas permis la construction d’une politique innovante et cohérente», tant sur le volet travail que logement. «Le rôle des familles est mal pensé», et on attend toujours «des mesures plus importantes».

Un défi pour le prochain président

Au final, devant l’élaboration d’«une politique publique aussi complexe», l’Igas conclut sur les indéniables progrès dans la prise en charge chez l’enfant, mais note que chez l’adulte la situation demeure honteuse. Elle insiste, dans le cadre d’un éventuel quatrième plan, sur l’urgence «de mieux intégrer l’autisme dans la politique générale du handicap». Une bonne idée, mais encore faudrait-il qu’il y ait une politique forte affichée sur le handicap en France.

Ce sera en tout cas un des défis pour le prochain président de la République. Faut-il noter que lors du débat de mercredi, Emmanuel Macron avait fait de ce point une priorité. Déclarant «ne plus vouloir de personnes vivant en situation de handicap qui soient sans solution», s’engageant «à créer tous les postes d’auxiliaires de vie scolaire pour que les jeunes enfants en situation de handicap puissent aller à l’école», et «les postes et les structures pour que les enfants, en particulier les jeunes autistes, n’aient plus à aller à l’étranger pour pouvoir être en centres, lorsqu’ils sont obligés de l’être». Et de conclure: «Ce sera l’une des priorités de mon quinquennat parce qu’aujourd’hui il y a des dizaines de milliers de nos concitoyens qui sont sans solution, livrés à eux-mêmes, à un quotidien auquel on n’apporte aucune réponse. Aucune !» Promesses, quand tu nous tiens…

(1) Rapport établi par Claire Compagnon, Delphine Corlay, et Gilles Petreault

Eric Favereau
5 mai 2017

Plan autisme : des "avancées" mais encore trop de lacunes

Les EchosLe 05/05 à 13:38

plan autisme

Le troisième plan autisme était doté d'un budget de 205 millions d'euros.

Un rapport d'évaluation estime que ce troisième plan autisme (2013-2017) n'a "pas établi un cadre solide d’action concernant les adultes et les familles".

En progrès mais peut mieux faire. C'est le constat du rapport d'évaluation rendu public ce vendredi par les inspections générales des Affaires sociales (Igas) et de l'Education nationale sur le troisième plan autisme.

Ce plan (2013-2017) a permis "des avancées" mais il n'a " pas établi un cadre solide d'action concernant les adultes et les familles ", soulignent les auteurs du rapport remis à la secrétaire d'Etat chargée du Handicap, Ségolène Neuville. "La priorité a été donnée au diagnostic des enfants et l'adaptation des interventions menées à leur égard", constatent-ils, et "les projets de repérage et diagnostic des adultes ont ainsi mis du temps à être déployés".

A l'origine, le plan prévoyait l'adoption en 2016 de recommandations de bonnes pratiques concernant la prise en charge des adultes, or celles-ci sont désormais attendues pour le second semestre 2017.

Le troisième plan aborde les questions de répit sous le seul angle de l'accueil temporaire

Alors que la création de 1.500 places pour adultes était prévue en maisons d'accueil et foyers spécialisés, seules 267 places avaient été installées à fin février 2017. De nombreux adultes sont encore dans des établissements destinés aux enfants et adolescents, dans l'attente d'une solution adaptée.

Concernant les familles, "leur rôle est mal pensé", estime le rapport. La formation des aidants familiaux a connu "un développement conséquent", mais des mesures d'accompagnement "plus importantes" sont nécessaires, par exemple de la guidance parentale dès la suspicion ou l'annonce du diagnostic. Autre critique : "le plan aborde les questions de répit sous le seul angle de l'accueil temporaire, sans prendre en compte la diversité des situations vécues".

Pour les enfants et adolescents, les délais "demeurent parfois considérables" pour obtenir un diagnostic, et les recommandations de bonnes pratiques de prise en charge, publiées en 2012 par la Haute autorité de santé (HAS), demeurent "contestées dans certains établissements sanitaires et médico-sociaux, et parfois mal appliquées".

Les enfants ne bénéficient pas toujours de l'orientation la plus appropriée

Le troisième plan autisme était doté de 205 millions d'euros et prévoyait la création de 3.400 places pour adultes et enfants. Or, seulement 1.725 places avaient été créées à fin février 2017, selon le rapport.

"Les enfants ne bénéficient pas toujours de l'orientation la plus appropriée au regard de leurs besoins". Les parcours sont "marqués par des ruptures nombreuses", l'accès aux soins courants (dentaires, etc...) est souvent difficile.

Si la scolarisation en milieu ordinaire se développe, "une proportion importante" d'enfants ne va à l'école ou en établissement spécialisé que "durant un temps hebdomadaire limité".

Au-delà des critiques, les auteurs du rapport formulent une cinquantaine de recommandations pour l'élaboration d'un quatrième plan autisme. Ils préconisent par exemple de poursuivre la formation des professionnels, afin que les recommandations de bonnes pratiques soient appliquées.

Quelque 650.000 enfants et adultes seraient atteints de troubles du spectre autistique (TSA) en France, selon les associations. Un nouveau-né sur 100 serait concerné.

Source AFP
4 mai 2017

Education des enfants autistes: Le concept Futuroschool s’implante au Maroc

Education des enfants autistes: Le concept Futuroschool s’implante au Maroc

Le concept Futuroschool dédié aux enfants autistes, qui s’appuie sur une prise en charge comportementale, éducative, personnalisée et évolutive, va s’implanter au Maroc, à travers la mise en place de formations pointues à l’autisme et l’analyse appliquée du comportement (ABA).

Le concept Futuroschool est un dispositif inédit, élaboré avec le soutien d’un comité scientifique spécialisé, avec pour objectif de structurer, démocratiser et professionnaliser l’intervention auprès des enfants autistes, indique un communiqué de l’association “Vaincre l’autisme”.

Dans cette perspective, une convention de partenariat a été signée, récemment, entre l’association “Vaincre l’autisme” et la Direction régionale de l’Education nationale de Rabat afin de mettre en place des unités de traitement au sein des classes spécialisées, qui constituent le point de départ du lancement du projet pilote “Futuroschool Rabat” au sein de l’école Dar Essalam Al Hassania. Cette initiative, qui nécessite l’implication de l’ensemble des intervenants et en particulier celle des parents, intervient pour répondre au désarroi des parents face à la carence de prise en charge et au manque de professionnels formés, relève le communiqué.

Dans ce cadre, l’association “Vaincre l’autisme” propose des formations théoriques et pratiques en matière d’ABA ouvertes d’une part aux parents des autistes, et d’autres part aux professionnels prenant en charge cette catégorie sociale au sein des institutions et associations.

L’autisme est une maladie neurologique qui affecte le fonctionnement du cerveau, le système immunitaire et biologique, altère les capacités de reconnaissance et d’expressions, des codes sociaux et affectifs, génère hypersensibilité émotionnelle et troubles du comportement, explique le communiqué, ajoutant, toutefois, que cette pathologie n’est pas une fatalité, puisqu’avec une prise en charge adaptée, un enfant autiste peut se développer et s’intégrer facilement à la société. L’autisme touchait, selon un rapport de l’association élaboré en 2009 et intitulé ”situation de l’autisme au Maroc”, 1 naissance sur 100, soit 338.000 personnes dont 108.000 enfants et 6.400 naissances par an, précise le communiqué, notant qu’actuellement 1 naissance sur 50 est atteinte d’autisme, ce qui porterait la population touchée au Maroc à plus de 600.000.

L’association “Vaincre l’autisme”, proactive et innovante, mène une action contre l’autisme pour défendre les droits des enfants affectés, milite pour faire connaitre et reconnaitre la maladie et agit pour changer la prise en charge de l’autisme.

4 mai 2017

Débat TV : la carte blanche de Macron sur le handicap

article publié sur handicap.fr

Résumé : A la fin du débat TV de l'entre-deux tours face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron consacre sa "carte blanche", deux minutes sur un sujet de son choix, aux personnes handicapées. Il dit vouloir faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat.

Par , le 04-05-2017

Emmanuel Macron a carte blanche pour achever le débat de l'entre deux tours qui l'oppose à Marine Le Pen le 3 mai 2017. Il choisit de s'adresser aux personnes handicapées. « Moi je veux, pour toutes celles qui vivent en situation de handicap, avoir des solutions pragmatiques. » Et de rappeler que la loi Travail qui fait l'objet de tant de critiques de la part de Marine Le Pen et qu'elle souhaite abroger a « proposé d'avoir dans l'entreprise quelqu'un qui vous aide à pouvoir intégrer une vie normale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ». Allusion au dispositif d'emploi accompagné mis en place en juillet 2016. Le candidat d'En Marche ! réitère par ailleurs son engagement à « revaloriser  le montant de l'AAH, qui est aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, » de plus de 100 euros par mois, soit environ 900 euros. Marine Le Pen lui fait alors remarquer, à juste titre, « qu'il le restera » puisque ce seuil est fixé à 1 008 euros en France, quand elle-même propose une revalorisation à 1 000 euros.

« L'une des priorités de mon quinquennat »

Emmanuel Macron déclare ensuite « ne plus vouloir de personnes vivant en situation de handicap qui soient sans solution » ; il s'engage à créer « tous les postes d'auxiliaires de vie scolaire pour que les jeunes enfants en situation de handicap puissent aller à l'école » et « les postes et les structures pour que les enfants, en particulier les jeunes autistes n'aient plus à aller à l'étranger pour pouvoir être en centres, lorsqu'ils sont obligés de l'être ». Et de conclure : « Ce sera l'une des priorités de mon quinquennat parce qu'aujourd'hui il y a des dizaines de milliers de nos concitoyens, au-delà des millions de personnes vivant en situation de handicap et leur famille, qui sont sans solution, livrés à eux-mêmes, à un quotidien auquel on n'apporte aucune réponse. Aucune ! »

La riposte de Marine Le Pen

Ce à quoi Marine Le Pen répond : « Si vous êtes tellement attaché au handicap, vous devriez regarder notre projet car, avec Nicolas Dupont-Aignan, je crois que nous avons le projet le plus complet, qui tient compte de l'intégralité des problématiques puisque j'ai intégré la proposition d'intégrer une part fiscale pleine pour un enfant en situation de handicap. Il y a ce qu'on promet et ce qu'on ne respecte pas, et notamment la loi de 2005 qui n'a jamais été appliquée par aucun gouvernement, même celui auquel vous avez participé et qui est une attente des personnes en situation de handicap. Vous dites qu'il faut des structures pour les enfants autistes, pour éviter de les voir partir à l'étranger, c'est une évidence. » À ce moment, le journaliste-modérateur du débat interroge la candidate : « C'est aussi votre carte blanche ? ». Marine Le Pen poursuit : « Aujourd'hui, les Socialistes ont donné beaucoup de leçons de générosité » mais « laissent bien souvent ces enfants en dehors de l'école parce qu'on nous explique qu'il n'y a pas assez de moyens. » Et la candidate d'embrayer aussitôt sur ses thèmes de prédilection en déplorant que l'argent soit consacré au financement de l'immigration massive, à l'aide médicale d'Etat pour les clandestins…

Pourquoi ce choix ?

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il choisi ce thème ? Interrogée par handicap.fr, Marie-Anne Montchamp, ex-secrétaire d'Etat en charge du handicap, qui a rallié en mars 2017 l'équipe de campagne En Marche ! explique que le handicap « est un axe politique qui est dans la cohérence de son programme, un sujet sur lequel Emmanuel Macron ne cesse de réfléchir. La vision d'une société qui se réconcilie avec elle-même, avec une dimension très forte de fraternité. »

Mais sur le fond ?

Tout au long de cette campagne, les personnes concernées ont regretté que leur situation n'ait été que trop rarement évoquée dans les débats télévisés. Ce point d'orgue des prises de parole, devant 15 millions de téléspectateurs, saura-t-il les rassurer, les satisfaire ? Première à réagir officiellement, la Fnath, association des accidentés de la vie, dit avoir « accueilli avec intérêt et satisfaction les déclarations du candidat Emmanuel Macron » et, sans donner de consigne de vote, encourage « toutes les personnes en situation de handicap et leur famille à ne pas abandonner les urnes ». Sur les réseaux sociaux, c'est le fond qui est mis en cause ; les internautes ne se bercent pas d'illusions et appellent à la vigilance…

 

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Sur Handicap.fr

 

4 mai 2017

Il dénonce les conditions d’accueil des enfants autistes en Essonne

article publié dans Le Parisien

Mise au point de Stéphane Bruzzi :
Stéphane Bruzzi Bonjour à tous, j'entame mon 4 eme jour de grève de la faim.Je vais bien , même si la journée d'hier a été géniale mais très fatigante, Merci lolo ,Tristan , à nos super bénévoles et à ma géniale épouse Fouzia.

J'aimerai apporter un démenti à l'article du Parisien paru ce jour.
Nous avons apporté des réponses aux ars sur le transport, le budget global, ces questions n'ont plus été abordées par la suite.
J'avoue ne pas comprendre leur positionnement .
Quel intérêt ont-ils à part discréditer notre association, les experts et notre gestionnaire ?
Stéphane Bruzzi
President d'Ecolalies


Florian Garcia|03 mai 2017, 18h40|0
Lieusaint (Seine-et-Marne), ce mercredi. Ecolalies, l’association présidée par Stéphane Bruzzi (à droite), a organisé une vente de crêpes pour financer son projet. (LP/F.G.)
Florian Garcia

« On est en train de gâcher des vies, on ne peut pas rester sans rien faire », lâche, le cœur gros, le président de l’association d’Etiolles Ecolalies, Stéphane Bruzzi. Alors que son projet de structure d’accueil d’enfants autistes est bouclé, et a même reçu le soutien de deux secrétaires d’Etat, sa réalisation reste pourtant au point mort. Pour faire entendre sa voix, le président a entamé, ce lundi, une grève de la faim.

« Ce projet, nous travaillons dessus depuis cinq ans, reprend le président. Il a été expertisé pendant deux années. Un terrain à Ris-Orangis a été retenu avec le soutien du maire. Nous avons également obtenu toutes les certifications et le ministère de la Santé, via le secrétariat au Handicap, nous a alloué une enveloppe budgétaire de 300 000 € ».

« J’ai obtenu un accord de principe pour leur trouver un terrain et je me suis engagé à faire construire un équipement avant de le mettre à leur disposition dans des conditions favorables », confirme le maire de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli (PS). Malgré toutes ces garanties, la structure de l’association n’a pas obtenu l’aval de l’Agence régionale de santé (ARS). Et sans cet accord, impossible de toucher l’aide du ministère.

« Nous ne sommes pas opposés au projet, assure l’ARS. Bien au contraire, nous souhaitons même pouvoir l’autoriser. Mais à ce jour, l’association ne nous a pas transmis tous les éléments nécessaires pour débloquer les crédits. » Parmi les pièces manquantes au dossier figurent des précisions sur les locaux, l’organisation des transports qui prendront en charge les enfants ou encore le budget global de la structure.

 

« Je ne suis pas opposé à fournir toutes ces données, assure le président. Mais là, on nous demande des plans d’architectes ou encore l’implantation du bâtiment par rapport au terrain… Tout ceci a un coût et nous finançons ce projet sans subventions. A chaque fois, ces nouvelles pièces à fournir repoussent l’ouverture. »

Déterminé à se faire entendre, et à introduire « un peu plus d’humanité » dans ce dossier administratif, Stéphane Bruzzi ne mettra un terme à sa grève de la faim que lorsque l’ARS aura pris « un arrêté autorisant l’ouverture ». « En Essonne, 300 enfants autistes ont dû en 2016 aller en Belgique pour être pris en charge », s’indigne-t-il.

  leparisien.fr
2 mai 2017

Autisme: le chemin de croix d'une mère

Publié le 29 avril 2017 à 20h58 | Mis à jour le 30 avril 2017 à 11h00

Selon Autisme Québec, entre 2009 et 2013, le... (123RF/Maria Dubova)

 

Selon Autisme Québec, entre 2009 et 2013, le nombre de demandes d'allocation pour des enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme a augmenté de 62 %. Parallèlement, le taux de refus en première instance est passé de 18,7 % à 42,4 %.

123RF/Maria Dubova

(Québec) Une mère dont le fils est atteint du trouble du spectre de l'autisme (TSA) considère comme un chemin de croix le processus de révision visant à déterminer si son enfant est admissible ou non à un supplément gouvernemental en raison de son handicap. Une situation qui est loin d'être un cas isolé, indique-t-on chez Autisme Québec.

Marie-Claude Bibeau se bat depuis 2012 devant le tribunal administratif de Retraite Québec afin de démontrer que son garçon de 16 ans est toujours admissible à une allocation mensuelle de 190 $, comme c'était le cas depuis que le diagnostic est tombé, il y a une douzaine d'années. Le gouvernement avait justifié la décision de ne plus verser le montant par le fait que l'enfant ne répondait plus aux critères.

«Ils s'arrangent pour trouver les critères qui correspondent à leur vision des choses. Ils transforment la réalité en fonction de ce qu'ils veulent avoir. C'est ça qui est tordu et qui me choque», dénonce la mère de famille de la Rive-Sud.

«À leurs yeux, poursuit-elle, mon fils n'est plus assez handicapé. Mais un TSA, ce n'est pas temporaire, c'est permanent. Les besoins de mon fils se sont modifiés, mais ils n'ont pas disparu. Je trouve que c'est discriminatoire». En revanche, elle dit n'avoir «jamais eu de problèmes» avec les allocations versées par le gouvernement fédéral.

Mme Bibeau a été forcée de quitter son emploi afin de s'occuper de son fils, inscrit au secteur régulier de son école avec un horaire allégé. «C'est costaud. Avec tous les suivis et les rencontres, c'est impossible pour l'un des deux conjoints de travailler à temps plein.»

L'approche de la prochaine audience pour contester la décision de Retraite Québec, fixée en juin, n'a rien pour calmer ses angoisses, d'autant plus qu'elle et son mari doivent monter seuls aux barricades.

«C'est comme David contre Goliath. Tu te retrouves devant deux juges et un avocat dont l'objectif est de faire tomber la demande. C'est énormément de stress. Ç'a fait quatre ans qu'on est là-dedans, c'est ridicule...»

Confusion

Une représentante d'Autisme Québec déplore elle aussi que les parents d'enfants atteints de TSA aient «à se battre pour obtenir le soutien financier auquel ils ont droit».

«La tâche n'est pas simple, ça peut être long, souvent de trois à cinq ans, explique Marie-Joëlle Langevin. Nous avons des demandes récurrentes de parents pour obtenir des conseils. Il y a beaucoup de confusion dans les documents à remplir.»

Selon les chiffres de son organisme, entre 2009 et 2013, le nombre de demandes d'allocation pour des enfants atteints d'un TSA a augmenté de 62 %. Parallèlement, le taux de refus en première instance est passé de 18,7 % à 42,4 %.

Habitudes de vie

Joint par Le Soleil, le porte-parole de Retraite Québec, Frédéric Lizotte, mentionne «qu'il peut arriver que, malgré un diagnostic, un enfant ne démontre pas de limitations et d'incapacités suffisamment importantes pour le rendre admissible à cette aide».

Une équipe de professionnels de la santé est amenée à rendre une décision «en fonction de l'ensemble des rapports contenus au dossier de l'enfant et selon certains critères».

«Si la situation ne correspond pas à ces critères, explique-t-il dans un courriel, l'importance des limitations est évaluée en fonction de la réalisation des habitudes de vie d'un enfant du même âge pendant une période prévisible d'au moins un an.» Ces habitudes de vie sont celles que l'enfant doit réaliser pour prendre soin de lui-même et participer à la vie sociale (nutrition, soins personnels, déplacements...).

Au sujet des demandes de révision traitées au cours des deux dernières années, précise le relationniste, «la décision est demeurée la même dans près de 70 %» des cas. Pour sa part, Autisme Québec soutient que dans la moitié des dossiers contestés, le tribunal se rend aux arguments des parents.

Pour les dossiers ayant fait l'objet d'un renversement de décision, «le changement s'explique, pour la très grande majorité des cas, par de nouveaux éléments apportés» en cours de route, avance M. Lizotte.

Selon Retraite Québec, au cours des deux dernières années, le nom-bre de demandes liées à un TSA est stable, à environ 1600 par année. À 58 %, le taux d'acceptation des demandes n'a également guère varié.

30 avril 2017

Autisme GENEVE Colloque 2016 « Autisme: quel chez-soi à l’âge adulte? » - Les films sont en ligne

information publiée sur le site d'Autisme GENEVE

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Vous pouvez désormais accéder aux enregistrements filmés des présentations du Colloque 2016 « Autisme: quel chez-soi à l’âge adulte? » sur notre chaîne YouTube: cliquez ICI pour les visualiser

Ou alors via la page du Colloque 2016: http://autisme-ge.ch/colloque-19-novembre-2016-autisme-quel-chez-soi-a-lage-adulte/

28 avril 2017

Ce soir vendredi 28 avril 2017 à Champs-sur-Marne de 18h30 à 20h30 A la maison de la Solidarité

24 avril 2017

Le bulletin d'information d'Autisme France - Le lien mars 2017

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