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"Au bonheur d'Elise"
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5 mai 2016

Carte mobilité inclusion : dès le 1er janvier 2017

article publié sur Handicap.fr

Résumé : La carte mobilité inclusion remplace les cartes de priorité, d'invalidité et de stationnement à partir du 1er janvier 2017. Tout bénefice pour les usagers : plus sécurisée via un flashcode et plus rapide à délivrer...

Par , le 04-05-2016

À compter du 1er janvier 2017, la carte mobilité inclusion remplace les cartes de priorité, d'invalidité et européenne de stationnement. François Hollande l'avait annoncé en décembre 2014 lors de la 3e Conférence nationale du handicap (CNH). Validé par le Sénat le 28 avril 2016 dans le cadre d'un amendement au projet de loi pour une République numérique (article 44 bis complet en lien ci-dessous). Le Gouvernement entend ainsi simplifier l'accès aux différents services d'aide à la mobilité destinés aux personnes en situation de handicap. Les trois cartes seront désormais regroupées au sein d'un même support.

Imprimée par l'Imprimerie nationale

Par ailleurs, sa fabrication ne sera plus assurée par les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) mais par l'Imprimerie nationale, qui réalise déjà nos cartes d'identité, permettant ainsi un « raccourcissement sans précédent » des délais de délivrance et de libérer du temps pour recentrer leur action sur l'aide et l'accompagnement des publics handicapés. Aujourd'hui, « le système est très artisanal, a souligné Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées. Les cartes sont fabriquées sur papier grâce à des machines à œillets, avec insertion de la photo du bénéficiaire… Cela prend un temps considérable aux agents. » 20 à 30% des demandes adressées aux MDPH concernent en effet leur attribution. En 2014, près de 900 000 cartes ont ainsi été accordées, avec des délais moyens de 3,9 mois pour la carte européenne de stationnement et de 4,3 mois pour celles de priorité et d'invalidité.

Traitement dématérialisé des demandes

Le Gouvernement va mettre en place un traitement dématérialisé des demandes, géré par téléservice une fois le système d'information des MDPH achevé : possibilité de télédéposition des formulaires, des photographies et gestion dématérialisée du cycle de vie de la carte. Par ailleurs, il promet que « les délais de demande de duplicata consécutive à des vols ou pertes seront largement réduits grâce à un système de portail web ». La carte mobilité inclusion aura le format d'une carte de crédit et sera sécurisée via la mise à disposition d'une application « flashcode » pour vérifier sa validité ; ce système permettra de lutter contre la fraude, qui pénalise au premier chef les personnes en situation de handicap.

Trois mentions

1°. La mention « invalidité » est attribuée à toute personne dont le taux d'incapacité permanente est au moins de 80% ou qui a été classée en 3e catégorie de la pension d'invalidité de la sécurité sociale.

2°. La mention « priorité » est attribuée à toute personne atteinte d'une incapacité inférieure à 80% rendant la station debout pénible.

3°. La mention « stationnement » pour personnes handicapées est attribuée à toute personne, atteinte d'un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements.

Une seule carte, comment faire ?

Mais comment faire avec une seule carte si on doit la laisser dans la voiture et faire jouer, par exemple, sa priorité à la caisse d'un supermarché ? Tout a été pensé… Si la carte comprend, en plus du stationnement, la mention priorité ou invalidité, elle sera délivrée en deux exemplaires : un pour apposer sur sa voiture et l'autre à conserver sur soi. A noter que si la carte mobilité inclusion entre en vigueur le 1er janvier 2017, celles délivrées auparavant restent valables jusqu'à leur date d'expiration. Cette réforme ne concerne pas les personnes relevant du code des pensions militaires d'invalidité et de victimes de guerre : leur carte de stationnement continuera à être délivrée dans les mêmes conditions. Avant d'être définitivement adopté, le projet de loi pour une République numérique doit encore faire la navette et passer en commission mixte paritaire puis, éventuellement, devant l'Assemblée nationale. Mais cet article 44 bis ne devrait pas être remis en cause par les députés.

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5 mai 2016

L'APPEL en vidéo du Président de Vaincre l'Autisme qui entame une grève de la faim


GRÈVE DE LA FAIM DU PRÉSIDENT DE VAINCRE L'AUTISME
Écoutez le message du Président qui explique la raison pour laquelle il entame cette grève de la faim.
N'hésitez pas à diffuser largement autour de vous, pour partager le message et apporter votre soutien! Vous pouvez également vous joindre au comité de soutien au Président en remplissant le formulaire suivant : https://docs.google.com/forms/d/186rwTgYkVP1S6BK7iFCNWaUZQ-shAqG3DRdTD-VQp0Y/viewform?c=0&w=1
Merci à tous pour votre mobilisation!!

4 mai 2016

Association : Grève de la faim du président de Vaincre l'autisme

   
AUTISME : GREVE DE LA FAIM DU PRESIDENT DE VAINCRE L’AUTISME
 
 
LE CONSTAT D’UNE SITUATION POUR LES AUTISTES EN FRANCE            
« Monsieur, c’est votre femme qui porte la culotte à la maison ! »
« Votre femme est trop fusionnelle avec votre fils, vous devriez jouer votre rôle de père et vous imposer entre les 2.» Ces phrases, prononcées par 2 psychiatres différents dans 2 lieux différents, sonnent les coups d’alarme qui amènent M’Hammed Sajidi à s’interroger sur la capacité de ces professionnels à comprendre ce dont souffre son fils.
Samy est pris en charge dans un hôpital de jour parisien (hôpital psychiatrique pour enfants). Un soir, Léa, sa sœur, alors âgée de 11 ans ½, vient voir son père en colère : «  Papa, c’est pas  possible, on peut pas laisser Samy dans cet hôpital ! ». Elle tire son frère vers lui et lui montre les bosses sur sa tête qui font suite à des maltraitances vécues dans cet hôpital. Le choc est terrible.  M’Hammed Sajidi se sent trahi par les médecins en qui il avait confiance pour soigner son enfant et aider sa mère (puisque c’est ainsi que la situation lui avait été présentée). Il demande au psychiatre ce qu’il faut faire avec son fils. Sa réponse est tranchante : « Pour votre fils, il ne reste que la camisole». Samy fut retiré de cet hôpital et M’Hammed Sajidi décide avec sa femme et sa fille, de créer une association pour venir en aide à Samy : « Léa pour Samy », aujourd’hui devenue VAINCRE L’AUTISME, pour crier haut et fort « PLUS JAMAIS CA ! »
 
 
AGIR ET NE PAS SUBIR
Pour venir en aide à Samy et ses semblables, VAINCRE L’AUTISME ne s’est pas contentée de revendiquer ou critiquer le système actuel, mais a été soucieuse de proposer une réponse, une solution pour son pays qui manque cruellement de prises en charge pour les enfants autistes : le concept FuturoSchool. Il s’agit d’un projet innovant qui a pour but de répondre aux besoins des personnes autistes au cas par cas, selon tous les degrés de handicap, tous les âges, toutes les situations sociales et avec pour objectif de reproduire ces écoles dans toute la France. L’école pilote FuturoSchool, située dans le 11éme arrondissement de Paris, prend en charge 12 enfants et leur propose des solutions alternatives avec notamment des interventions dans le milieu ordinaire, permettant aux enfants de s’adapter aux différents milieux dans lesquels ils évoluent. Ces 12 familles bénéficient désormais d’une qualité de vie incomparable.
 
Cependant, aujourd’hui la prise en charge de Samy et de ses camarades Younès, Noam, Raphael B, Sarah, Salas, Mohammed, Lamisse, Raphael K, Enzo, Nolan et Trésor-Olivier est menacée de fermeture, malgré leur grande satisfaction de la prise en charge, les familles sont plongées dans le désarroi face à l’inertie des autorités organisatrices.
 
LE PARADOXE DU SYSTEME
Aujourd’hui, FuturoSchool a été qualifiée d’établissement d’excellence avec une haute qualité de prise en charge pour les enfants. Les résultats sont probants pour ces 12 enfants.
Face à cette évidence d’une prise en charge adaptée, efficace et efficiente, dans un pays qui accuse 40 ans de retard en matière de prise en charge de l’autisme, un paradoxe incompréhensible se fait sentir : la réticence des pouvoirs publics à la mise en place de ces structures innovantes. En effet, FuturoSchool se heurte à d’importants facteurs de blocage de la part de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France qui peine à accepter cette école dans son système, et de la part du Ministère de la Santé qui reste muet. VAINCRE L’AUTISME aujourd’hui est épuisée par tous ces facteurs de blocage alors qu’elle ne souhaite qu’apporter une alternative à son pays, qui après de multiples condamnations (du Conseil de l’Europe et du Tribunal Administratif de Paris avec les familles concernées) en a bien besoin. Il s’agit d’une association de parents qui agissent pour sauver leurs enfants en proposant des solutions.
 
 
UNE GREVE DE LA FAIM POUR SE FAIRE ENTENDRE
Malgré toutes les alertes de VAINCRE L’AUTISME aux pouvoirs publics concernant la situation, une inertie pour ne pas prendre en compte la prise en charge innovante se fait sentir. Aujourd’hui, si VAINCRE L’AUTISME ne fait rien, la prise en charge adaptée de Samy et de ses camarades disparaitra demain. Dans la colère et le désarroi les familles de ces 12 enfants sont décidées à se battre pour ne pas perdre cette prise en charge adaptée qui a fait tant évoluer les enfants.
Aujourd’hui, VAINCRE L’AUTISME a reçu 310 demandes d’ouverture de FuturoSchool en France, de la part des parents dans divers départements. Il s’agit d’un réel besoin pour la France. L’actualité montre ce que ces familles vivent ; la question est alors flagrante : comment se fait il que des prises en charge qui répondent aux besoins des enfants soient menacées de fermeture, alors que l’État a été condamné pour carence ?
Le Président de VAINCRE L’AUTISME ne peut pas rester sans réagir face à tant d’injustice : pour exprimer son « ras le bol », il annonce une grève de la faim à compter d’aujourd’hui. Il s’agit d’une action symbolique pour toutes les familles françaises qui subissent le délaissement, l’exclusion et la discrimination.
 
VAINCRE L’AUTISME appelle toutes les familles et les professionnels à se mobiliser autour de cette action, car le combat des prises en charge innovante en matière d’autisme plébiscitées par les familles ne peut être abandonné. Rejoignez le combat en participant au comité de soutien au Président, remplissez le formulaire : http://goo.gl/forms/qJj6C1tlfl.
 
Merci à tous, c'est ENSEMBLE que notre combat a un sens!
 
 
M’Hammed SAJIDI
Président
 
VAINCRE L'AUTISME
51 rue Servan 75011 Paris
Tél: 01 47 00 47 8301 47 00 47 83 - Fax: 01 43 73 64 49
4 mai 2016

Guesnain : une auxiliaire de vie scolaire sanctionnée après avoir attaché un élève à sa chaise

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR ARNAUD DÉTHÉE

L’Éducation nationale a décidé de ne pas renouveler le contrat d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) de l’école Paul-Bernard après qu’elle a posé du ruban adhésif sur la bouche d’un élève de maternelle et l’a attaché à une chaise. Les parents du garçonnet, qui ont porté plainte, estiment que l’institution s’exonère d’une partie de ses responsabilités.

voix du nord

Le courrier d’explications que leur a adressé le recteur d’académie Luc Johann fin avril ne les a pas apaisés. Tout juste a-t-il le mérite, à leurs yeux, de prouver que leur plainte était fondée. Depuis plusieurs semaines, Éric et Dounia (1), un couple de Guesninois, multiplient les démarches pour faire reconnaître « les violences » dont a été victime Maxime (1), leur fils de 4 ans, qui a fait sa première rentrée à l’école Paul-Bernard en septembre. « C’est la maman d’un camarade de classe de mon fils qui m’a dit qu’il avait été puni, lâche la mère de Maxime, furibarde, en montrant des témoignages d’autres enfants retranscrits par leurs parents. On lui a mis du scotch sur la bouche pour qu’il se taise et il a été attaché à une chaise pour qu’il se calme. Je comprends mieux pourquoi il s’était remis à bégayer... »

Une longue procédure

« Scandalisée », la mère de famille, qui met en cause l’auxiliaire de vie scolaire – mais aussi, par ricochet, les deux enseignants qui se partagent la classe de son fils (un titulaire et un stagiaire) – dépose plainte au commissariat de Douai courant mars. Puis adresse un courrier au rectorat, ainsi qu’au ministère, en vue d’obtenir des explications. « Entre-temps, Maxime a été entendu par la brigade des mineurs (2) et nous avons été reçus par l’inspecteur de circonscription, embraye Éric, qui ne décolère pas. Moi-même, j’ai connu les tirages d’oreille et les coups de règle sur les doigts et je sais que mon fils peut être turbulent parfois… Mais là, ce qui nous rend dingue, c’est que personne ne nous a rien dit ! Mettre du scotch sur la bouche d’un gamin et l’attacher à une chaise, c’est une punition d’un autre âge ! Nous, on ne veut la peau de personne. On veut juste connaître la vérité et savoir combien de temps ces punitions ont duré. »

Comme le précise le rectorat, l’Éducation nationale, après enquête, a établi l’unique responsabilité de l’AVS, dont le contrat n’a pas été renouvelé. « Après avoir entendu les différents protagonistes, il a été conclu par l’inspecteur de l’Éducation nationale que l’AVS avait, seule, commis les actes susnommés », confirme le recteur. Qui indique noir sur blanc qu’un « rappel à l’ordre a été réalisé auprès des enseignants » afin de leur préciser « les points de vigilance à adopter, ainsi que les règles déontologiques dédiées à l’exercice de leur métier. »

Pour Éric et Dounia, qui ne digèrent toujours pas l’affront, cette ultime précision prouverait que « des zones d’ombre » planent encore sur ce dossier. « L’Éducation nationale protège ses troupes, peste Éric, mais qui peut croire que l’AVS a fait ça sans que les instits ne soient au courant ? »

1. Prénoms d’emprunt.

2. L’enquête serait toujours en cours d’après le procureur de la République.

« Cette dame présentait des états de service irréprochables »

Que vous inspire cette affaire ?

« Les faits, reconnus par l’auxiliaire de vie scolaire (AVS), sont inacceptables. Je reste malgré tout persuadé que ses intentions n’étaient pas malveillantes. L’Éducation nationale a pris ses responsabilités. La professionnelle a été sanctionnée. Son contrat n’a pas été renouvelé. Elle ne travaillera plus jamais pour l’Éducation nationale. Cette affaire est réglée. »

Les parents estiment que les enseignants, que vous dédouanez, n’ont pas pu ignorer ce qui s’est passé...

« J’ai diligenté une enquête concernant deux incidents regrettables. restons néanmoins mesurés. Le premier - celui du scotch posé sur la bouche de Maxime - s’est produit en classe. Le second - c’est-à-dire quand l’AVS a attaché l’enfant par la taille, à sa chaise, avec son foulard -, s’est produit à la médiathèque. Je ne sais pas si ces deux épisodes se sont déroulés durant la même journée, mais ce dont je suis sûr, c’est que ces punitions ont été exceptionnelles. Ces gestes inappropriés se sont produits lors de travaux d’élèves en petits groupes, dans le dos de l’instituteur stagiaire, qui faisait confiance à cette AVS. Il ne l’a pas vue agir. »

Était-elle inexpérimentée ?

« Au contraire. Cette dame était connue de l’Éducation nationale. Elle présentait des états de service irréprochables. Ses évaluations antérieures avaient toujours été excellentes. Elle dit avoir confondu vie professionnelle et vie privée... »

3 mai 2016

Affaire de pédophilie dans l'IME de Voiron : le parquet classe l'enquête mais les familles réclament une instruction

article publié sur France 3 Alpes Isère

Publié le 03 mai 2016 à 18:41, mis à jour le 03 mai 2016 à 18:42

IME Pays Voironnais
© France 3 Alpes

AFP

Le parquet de Grenoble a classé sans suite une enquête portant sur des accusations de pédophilie dans un institut médico-éducatif (IME) pour enfants handicapés à Voiron (Isère), mais familles et associations ne veulent pas en rester là.

"L'enquête extrêmement complète qui a été réalisée ne montre aucune infraction" a déclaré le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, tandis que les avocats des familles concernées et des associations avaient organisé à Paris une conférence de presse sur l'affaire.

Celle-ci a débuté, selon le magistrat, au printemps 2015 avec l'interpellation d'un apprenti aide-éducateur de l'IME, qui avait téléchargé depuis son domicile des images pédopornographiques sur internet (mais aussi des images de zoophilie et de décapitation).

Le parquet a alors ouvert une information judiciaire pour s'assurer que les enfants de l'IME n'apparaissaient pas sur ces images. Avisée, la direction de l'IME a suspendu l'apprenti et organisé une réunion d'information le 4 mai 2015 avec les parents.

A la suite de quoi le parquet a reçu des signalements de parents affirmant que le comportement de leurs enfants avait changé et accusant trois éducateurs de l'IME.

Une enquête préliminaire a alors été ouverte. Les éducateurs mis en cause ont nié les faits. Les examens médicaux menés sur les enfants n'ont établi aucun signe d'agression sexuelle. Et les examens psychologiques ont fait état d'une "évolution normale des enfants", selon le procureur.

Aucune accusation cohérente selon le procureur

Les neuf enfants, qui présentent différents types de handicap mental (deux sont autistes), ont été entendus par des enquêteurs spécialisés de la gendarmerie, selon la procédure "Mélanie" utilisée pour les victimes mineures.

"Les enfants sont très difficiles à entendre. Certains communiquent, d'autres difficilement", a souligné M. Coquillat, selon lequel "aucune accusation cohérente" n'est ressortie de ces auditions. Une analyse ADN menée sur le sous-vêtement d'un enfant s'est par ailleurs avérée négative.

Les familles veulent obliger le parquet à saisir un juge d’instruction

Les associations Innocence en danger et Envol Isère Autisme (Autisme France), ainsi que les avocats des familles, ont cependant l'intention de déposer plainte avec constitution de partie civile afin d'obliger le parquet à saisir un juge d'instruction.

"Ces enfants sont handicapés (...) ils n'ont pas été entendus par des spécialistes du handicap, on a le sentiment que cette parole est mal entendue, pour ne pas dire méprisée", a déclaré Me Bertrand Sayn, avocat de cinq familles, mardi à Paris.

Selon lui, les faits s'étendent de 2012 à 2015 et plusieurs familles ont porté plainte avant mai 2015. "Nous souhaitons qu'on nous réponde, l'ouverture d'une information judiciaire pour avoir accès au dossier et qu'on soit capable d'entendre ces enfants dans leur spécificité", a ajouté Me Sayn.

Parmi les éducateurs mis en cause, celui qui avait téléchargé des images pédopornographiques a été incarcéré et licencié par l'IME. Les deux autres ont été suspendus plusieurs mois à titre conservatoire. "Ils sont à ramasser à la petite cuillère", a indiqué à l'AFP Christophe Hertereau, directeur de la coordination territoriale de l'AFIPaeim, association qui gère l'IME.

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1 mai 2016

Sain-Brieuc. Ouverture d'une classe pour écoliers autistes

Annick Vivier, directrice de l’Agence régionale de la santé, indique que la nouvelle unité dédiée à l’autisme accueillera 7 enfants.
Annick Vivier, directrice de l’Agence régionale de la santé, indique que la nouvelle unité dédiée à l’autisme accueillera 7 enfants. | OF.

Une classe maternelle pour enfants autistes, de 3 à 5 ans, ouvrira à la Toussaint. Intégrée à une école briochine, elle offrira sept places et un accompagnement personnalisé.

Cette classe ouvrira à Saint-Brieuc, dans une école ordinaire. Son lieu exact d’implantation sera décidé par l’éducation nationale.

Recherche associationDe son côté, l’ARS vient de lancer un appel à candidature auprès des associations spécialisées dans ce type de prise en charge. « Le service ou l’association retenu devra fait preuve d’innovation en matière de pédagogie. On n’est pas dans le champ de la psychiatrie mais bien dans celui de l’éducation avec une recherche de socialisation  », précise Annick Vivier, directrice de l’Agence régionale de la santé.

«  L’objectif est de proposer une prise en charge précoce pour que l’enfant puisse éventuellement rejoindre le milieu scolaire ordinaire  ».

Dans certaines unités existantes, les écoliers autistes partagent progressivement les repas ou la sieste, avec leurs autres camarades. Le mimétisme chez les premiers est une voie de développement, tandis que l’acceptation de la différence fait grandir les seconds.

1 mai 2016

Des parents de jeunes autistes doteront leurs enfants d'une résidence spécialement conçue pour eux

journal de québec

Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Marie-Josée Lapointe espère que son fils Charles, que l’on voit entouré de ses parents, puisse intégrer la future résidence.

Devant les listes d’attente et la difficulté à trouver un milieu de vie adapté à leurs enfants autistes devenus adultes, un groupe de parents de la région de Québec entendent créer une résidence spécialement conçue pour eux, dès 2016.

Les parents de Charles, 19 ans, atteint d’une forme d’autisme sévère, ont choisi de prendre part à cette nouvelle bataille il y a quelques années, alors qu’ils ont constaté l’offre «très limitée» du réseau public en hébergement, qui ne répond pas toujours aux besoins.

«Après l’âge de 21 ans, c’est le néant pour les adultes autistes, explique la mère de Charles, Marie-Josée Lapointe, présidente d’Espace-Vie TSA et d’Autisme Québec. L’attente est en moyenne de deux à cinq ans pour avoir une place en résidence, selon le niveau d’urgence.»

Et l’urgence, sa famille l’a vécue il y a un an, quand ils ont craqué et demandé un placement pour Charles. 72 heures plus tard, on lui trouvait une place en résidence.

«Il fallait gérer des crises de cinq heures par jour, avec des portes et des murs défoncés. Comme parent, tu te dis : “il ne peut plus vivre comme ça, et nous non plus”, raconte Mme Lapointe, qui précise que son fils, qui ne parle pas, a besoin d’aide constante pour ses activités quotidiennes. Ça a été la démarche la plus difficile de toute ma vie, mais j’ai toujours espoir que Charles va pouvoir intégrer notre nouvelle résidence, quand notre projet va être prêt.»

En 2016?

La mère de famille souhaite une première pelletée de terre en 2016. La résidence, dédiée à accueillir dans ses 11 appartements 16 adultes autistes, sera érigée sur un terrain vague du boulevard des Chutes, à Beauport, que le réseau public doit leur céder.

«Il y aura des appartements supervisés, et pour les moins autonomes, des appartements avec intervenants, mentionne Mme Lapointe. On veut continuer de veiller sur Charles, mais qu’il ait son propre chez lui», relate-t-elle, expliquant que cette initiative vise du même coup à soutenir les parents, vieillissants, de jeunes adultes autistes.

Une course visant à amasser des dons pour le projet évalué à 2 millions $ aura lieu samedi, autour du Lac Saint-Joseph, pour une deuxième année de suite.

Au Québec, un diagnostic du trouble du spectre de l'autisme touche actuellement 1% des enfants, un chiffre qui est en constante progression.

29 avril 2016

Autisme : penser aussi aux adultes

29/04/2016 05:40
Le foyer de vie pour adultes présentant des troubles du spectre autistique de l'Adapei est en attente d'une reconnaissance officielle, synonyme de moyens complémentaires. - Le foyer de vie pour adultes présentant des troubles du spectre autistique de l'Adapei est en attente d'une reconnaissance officielle, synonyme de moyens complémentaires. 
Le foyer de vie pour adultes présentant des troubles du spectre autistique de l'Adapei est en attente d'une reconnaissance officielle, synonyme de moyens complémentaires.

La prise en charge des adultes avec autisme a longtemps été négligée. Avec les familles et les professionnels, l’Adapei s’en saisit.

Douze visages, souriants, disposés sur un grand tableau blanc. Trois sont au judo, quatre au bricolage, un autre en atelier lecture. Bientôt viendra l'heure du dîner, avec un autre tableau, un autre support visuel pour aider les personnes avec autisme à se repérer. Le foyer de vie des Rosiers, géré par l'Adapei 37 à La Bellangerie, à Vouvray, accueille depuis fin 2013 douze adultes présentant un trouble du spectre autistique (TSA). Une unité dédiée aux adultes, qui espère obtenir bientôt le statut de structure spécialisée.

" On peut voir des progressions exceptionnelles "

« Bien prendre en charge l'autisme coûte cher, en encadrement notamment. Être reconnu officiellement permet d'obtenir des moyens supplémentaires », explique Lydia Hassini, directrice adjointe du pôle soin de l'Adapei. L'association ambitionne ainsi de former tous ses intervenants dans les autres structures de soin (foyer d'accueil médicalisé, accompagnement à domicile…), et d'y créer des places dédiées. Même en s'ajoutant à la cinquantaine de places proposée par La Maisonnée, gérée par l'ADMR à Azay-le-Rideau, ce dispositif d'accueil resterait insuffisant. Il y a entre 80 et 100 personnes en attente à La Maisonnée, « et nous avons une liste d'attente d'une trentaine de personnes », souligne Lydia Hassini.
Le troisième plan autisme, qui court jusqu'en 2017, promet de créer 1.500 places supplémentaires pour les adultes touchés. « Ces dernières années, on a mis beaucoup de moyens pour la prise en charge précoce des enfants, mais on a trop négligé les adultes », pointe Isabelle Carteau-Martin, psychologue.
Par défaut de places, ou du fait d'une absence de diagnostic pour les plus âgés, des adultes souffrant de troubles autistiques « sont disséminés un peu partout », regrette Didier Lucquiau, psychiatre spécialisé dans l'autisme et coordonnateur au pôle soin de l'Adapei. « Dans un environnement sécurisant, qui respecte leurs particularités sensorielles, avec une approche développementale adaptée, des ateliers éducatifs, on peut voir des progressions exceptionnelles, même chez des adultes », souligne Isabelle Carteau-Martin. Renvoyés dans leurs familles, en Ehpad, en foyer d'accueil voire internés en psychiatrie, ils « peuvent rapidement régresser, développer des troubles du comportement, et devenir surmédicamentés », alerte Didier Lucquiau.
Dans le département, professionnels de santé, associations et familles se mobilisent pour obtenir une continuité des soins, et offrir aux adultes avec autisme et à leur famille un accompagnement adapté. Un combat qui grandit avec les enfants.

Journée de conférence sur la prise en charge des adultes avec autisme, organisée par l'Adapei, en partenariat avec l'Arapi et le Centre de ressources autisme, mardi 10 mai, à l'IRFSS Centre - Croix-Rouge, à Chambray-lès-Tours. Renseignement au 02.47.88.00.56.

Mariella Esvant
29 avril 2016

Noelia : La première maîtresse de maternelle atteinte du syndrome de Down - trisomie 21

trisomique prof

Elle s’appelle Noelia Garella, elle a 29 ans et a donné une conférence pour parler de sa vie. « J’ai étudié de nombreuses années et maintenant je suis responsable de trois classes, soit un total de 170 élèves », dit-elle fièrement pour exprimer ce qu’elle a été réalisé à seulement 29 ans. Elle explique également que ses relations avec les parents sont excellentes.

Noelia Garella est la première enseignante atteinte du syndrome de Down (trisomie 21). elle a reçu son diplôme de professorat des écoles en 2007 et enseigne aujourd’hui dans une école maternelle de la ville de Córdoba, du nom de “Capullitos” en Argentine. « Le directeur m’a beaucoup aidé à rentrer dans cette école maternelle ».

« Les parents n’ont jamais eu aucun préjugés avec moi. Quand j’ai commencé à travailler, ces derniers étaient très heureux et les enfants aussi. Nous passons de très bons moments à l’école ».

Noelia Garella est titulaire d’un baccalauréat en économie et gestion spécialisée dans le tourisme, l’accueil et le transport. Elle a ensuite obtenu un master pour l’enseignement, à l’université Antonio Sobral.

De là elle a été invitée par la Chambre Internationale de Gualeguaychú à raconter son expérience et ce qu’elle a déjà pu réaliser dans la vie. « J’ai été invité à la Chambre Internationale pour raconter l’histoire de ma vie », ajoute-elle.

Sa condition n’est ni un obstacle, ni une difficulté, et ne la définit pas non plus en tant que personne. Noelia est confiante et avance vers ses objectifs.

29 avril 2016

Handicap : Instruction sur la mise en oeuvre des pôles de compétences et de prestations externalisées - 12 avril 2016

 

 

29 avril 2016

Depuis 17 ans, on n'a jamais eu plus de 4 jours sans Lou

article publié dans La Libre.be

Annick Hovine Publié le jeudi 28 avril 2016 à 11h03 - Mis à jour le jeudi 28 avril 2016 à 11h05

 

Belgique

Deux femmes, une sexagénaire et sa fille, ont été retrouvées mortes, mardi après-midi, dans leur maison de Lonzée, en province de Namur. La jeune femme de 30 ans est décédée soit d’un étouffement, soit d’une prise de médicaments; la maman, "qui n’allait pas bien", s’est suicidée quelques heures plus tard.

Pour le parquet de Namur, c’est un drame familial. "Non, c’est la chronique d’une mort annoncée et c’est cela qui est absolument terrible", rétorque Luc Boland, cinéaste et président (démissionnaire, faute de subsides…) de la Plateforme Annonce Handicap, une association qui fait un travail d’information et de sensibilisation via un site et d’autres outils. Mais Luc Boland, c’est d’abord le papa de Lou, un adolescent de 17 ans, porteur du syndrome de Morsier.

Ce jeune aveugle porteur d’une déficience mentale qui limite très fortement son autonomie et ses compétences en dehors de la musique, réussit à enflammer les salles de spectacle.

Un immense besoin de répit

Son papa sait forcément ce que signifie, concrètement, être parent d’un enfant handicapé. "C’est un combat de tous les instants, dès les premiers jours et pour toute la vie. On est tout pour son enfant étant donné qu’il n’a pas de contacts sociaux : le soignant, le professeur, le psy, l’ami… On vit totalement reclus et sans aucune perspective d’avenir. C’est d’abord dû au manque de moyens donnés au secteur du handicap : il faudrait beaucoup plus d’aides, à tous les niveaux, pour les familles." Et notamment des endroits de répit, pour permettre aux parents de souffler.

"On n’a pas à se plaindre avec Lou. Mon Dieu, non !, poursuit son papa. Mais la situation n’est pas simple néanmoins. Depuis 17 ans, on n’a jamais eu plus de 4 jours sans Lou. On n’a jamais pu partir en vacances. Sur une année, on a en tout et pour tout deux week-ends, du vendredi soir au dimanche midi où on peut envisager de faire une activité pour nous. Et on a de la chance par rapport à d’autres familles."

"J’accuse"

Alors, s’il y a parmi ces parents des super-héros, qui tiennent envers et contre tout, d’autres craquent. Comme Rita Henkinet, condamnée le 9 mars dernier à dix ans de prison pour le double assassinat de sa fille et de son fils handicapés. Sur son blog, Luc Boland, relayant "la profonde colère" de nombreux parents d’enfants handicapés, avait adressé un puissant "J’accuse" aux pouvoirs publics "qui auraient dû être condamnés pour non-assistance à personne en danger". Si nul ne peut ôter la vie d’autrui, il manquait dans ce procès le véritable coupable, insiste Luc Boland.

A la suite du drame de Lonzée, la maman étant décédée, il n’y aura pas de procès. Mais Luc Boland persiste et signe : "C’est le drame de la surprotection. Quand un parent se retrouve seul à devoir tout faire pour son enfant, qu’il ne trouve pas d’aide autour de lui et qu’il se sent isolé, à bout de force, oui, il peut entrer dans un schéma de surprotection qui fait qu’on se dit qu’après soi, il n’y a plus aucune solution pour son enfant. Ces parents se sentent devenus les seuls experts de leur enfant. Et ils envisagent un acte extrême." Ou le posent.

Un plan Marshall, d’urgence

A défaut d’une réaction collective et urgente pour le secteur du handicap, il y aura d’autres drames, prévient Luc Boland. "Pour moi il faut un plan Marshall. On se trouve dans un imbroglio institutionnel inextricable vu que les compétences sont éclatées entre le fédéral, les Régions, les Communautés et autres. Le seul moyen, c’est de mettre tout le monde autour de la table et de faire une conférence interministérielle pour énumérer tout ce qui devrait être entrepris et chiffrer les besoins."

Le papa de Lou en est convaincu : si on communique correctement, la population sera d’accord de refinancer le secteur via l’impôt. "Les gens sont généreux : regardez combien Cap 48 et le Télévie récoltent de fonds ! Il faut expliquer que c’est le boulot des pouvoirs publics, que c’est l’Etat qui doit remplir cette mission."

29 avril 2016

Josef Schovanec. L'autisme et ses qualités

28 avril 2016 à 11h02 1

Josef Schovanec a profité de son escale brestoise pour dédicacer, chez...
Josef Schovanec a profité de son escale brestoise pour dédicacer, chez Dialogues, son nouveau livre, « De l'amour en Autistan ».
Josef Schovanec, 34 ans, était ce mercredi, à Brest. L'occasion pour ce philosophe, atteint du syndrome d'Asperger, de parler de cette mission confiée par Ségolène Neuville, secrétaire d'État en charge du Handicap, sur l'emploi et l'autisme. Interview.

Êtes-vous heureux de vous retrouver à Brest ?


Josef Schovanec : « Il y a un tissu associatif remarquable en ce qui concerne l'autisme dans le Finistère, j'y suis venu à de nombreuses reprises. Ce qui est amusant, c'est que les journées de l'autisme, comme celles organisées ici ou demain à Lorient, intéressent de plus en plus les gens. Les organisateurs sont presque dépassés ».

Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée du Handicap, vous a confié une mission, quelle est-elle ?


« Ce n'est pas encore officiel. D'ici la fin de cette année, nous présenterons des mesures pour le quatrième plan Autisme. Nous avions la crainte, vu l'actualité politique qui se profile l'année prochaine, que ce plan soit repoussé. Normalement, François Hollande devrait annoncer officiellement mon rôle fin mai, lors de la Conférence nationale sur le handicap à l'Élysée. Il sera consacré à l'emploi chez les autistes adultes, qui a longtemps été négligé en France. Tous les autistes devraient travailler, car il y a des compétences et trop de vies gâchées ».

Est-ce différent ailleurs ?


« Oui ! À Wall Street, par exemple, être autiste est un plus sur un CV. C'est une question de rationalité économique. Un fonds d'investissement qui embauche un autiste sait que ce dernier est passionné et travaillera sans compter. En Grande-Bretagne, depuis 1994, il y a un programme pour l'emploi des autistes. Je ne dis pas que c'est le paradis, mais il y a des efforts ».

Pourquoi une telle différence chez nous ?


« En France, nous avons très peu d'autistes qui font du militantisme, à la différence des États-Unis ».

La médecine a-t-elle sa part de responsabilité ?


« Longtemps, la médecine a pensé qu'il y avait des sous-syndromes, pour expliquer les différences entre autistes. Alors qu'il ne s'agit, au final, que des fruits des expériences de vie, des parcours ».

La question de la scolarisation est donc fondamentale...

« Oui. Au Canada, c'est très banal d'accueillir un enfant autiste. En France, certains croient que c'est contagieux ou que c'est à cause des parents qui éduquent mal leurs enfants ! ».

Vraiment ?

« Oui, il y a pire. Depuis environ un an, il y a une "épidémie" de placements d'enfants touchés par l'autisme. Il y a des cas où les parents sont suspectés de violences. Lorsque ces derniers préfèrent scolariser leur enfant plutôt que de l'envoyer en psychiatrie, ils sont dénoncés pour refus de soins ! Et, dans ces cas-là, il vaut mieux être riche, parce que le combat est très dur. J'ai entendu des procureurs expliquer que l'autisme n'existe pas ! Véridique ! ».

Comment vivez-vous ce statut de « porte-parole » de l'autisme ?

« Je ne suis vraiment pas un modèle de succès, c'est même le contraire. Beaucoup de personnes autistes de la nouvelle génération, qui n'ont pas connu les errements psychiatriques d'antan, se débrouillent infiniment plus que moi. Lorsqu'ils me rencontrent, au bout de 20 minutes, ils voient que je suis nul, que je ne sais pas conduire, que je ne vais pas chez le coiffeur, etc. ».

Comment expliquez-vous votre succès ?

« J'ai appris le jeu de scène, l'art du "speech", le bla bla ! ».

De là à vous imaginer dans un gouvernement, un jour ?

« Oh non. Le Politique et l'Autiste sont antagonistes. Le premier cherche à se montrer, à parler au plus grand nombre ; le second, c'est l'inverse. Je connais un peu le monde politique et ce n'est pas pour moi. J'ai même écrit des livrepour le compte de certains politiques, qui ne faisaient que signer l'ouvrage ! ».

Des noms !

« Je n'en citerai qu'un, car il est décédé : Stéphane Hessel. Mais ce n'est pas "Indignez-vous !" ».

Que répondez-vous, lorsqu'on vous parle de « vie normale » ?

« Qu'est-ce qui est normal ? Il y a des non-autistes suicidaires, alcooliques. La vie statistiquement normale est loin d'être idéale ! ».
 
Journées de l'autisme, du 1e r au 4 mai, avec l'association Asperansa. Renseignements sur le site internet www.asperansa.org De Josef Schovanec : « De l'amour en Autistan (éditions Plon).

28 avril 2016

Handicap : ma question à Ségolène Neuville

Madame la Ministre,

Un mot pour commencer sur les résultats d’une enquête sur le respect de la loi par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), menée par 4 associations regroupant des familles concernées par le handicap.

Parce que certains chiffres avancés par l’enquête sont pour le moins inquiétants, notamment sur les délais de traitement des dossiers déposés par les personnes handicapées ou par leur représentant légal.

1°) Ainsi, 51% des personnes ayant répondu à l’enquête ont indiqué que leur MDPH ne respecte jamais ou très rarement le délai de réponse de 4 mois qui lui est imparti pour statuer sur une demande (Article R241-33 du Code de l’Action sociale et des familles).

2°) Également, 70% des personnes interrogées ont déclaré que leur MDPH ne transmet jamais le Plan Personnalisé de Compensation (PPC) 15 jours avant la commission d’évaluation (article R146-29 du Code de l’Action sociale et des familles).

C’est le cas de 19 MDPH dont celle du Morbihan qui me concerne particulièrement. Vous connaissez les conséquences qu’ont la non-transmission du PPC pour les usagers mais également pour le bon fonctionnement des MDPH.

3°) Enfin, 71% des répondants ont indiqué que leur MDPH ne motivait pas ses décisions ce qui est pourtant obligatoire : Article L241-6 du Code de l’Action sociale et des familles.

Comment une famille peut-elle être en mesure de comprendre une décision si celle-ci n’est pas motivée ? Comment peut-elle décider ensuite de former ou non un recours contre cette décision ?

Comment donc Madame la Ministre s’assurer que les MDPH respectent à la fois les délais et plus globalement leurs obligations légales?

 

 

Et puis Madame la ministre, je voudrais aborder une question importante : celle de la Dyspraxie.

Et je souhaite notamment connaitre les garanties données par le Gouvernement sur le maintien de la Dyspraxie dans le champ de compétences de la MDPH lorsque les familles la sollicitent et ce, quelque soit le taux d’incapacité.

En effet, de nombreuses associations de parents m’ont contacté – et je me fais leur relais – afin de connaître les améliorations prévues d’ici la fin de la législature pour les élèves dyspraxiques concernant :

– l’actualisation du guide-barème afin qu’il intègre de nouvelles formes de handicap jusqu’ici non reconnues.

– la proposition faite aux parents de la mise en œuvre du Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP), qui a pour effet de sortir les personnes souffrant de ce handicap du champ de la MDPH et donc les empêchent d’accéder aux droits garantis par la loi du 11 février 2005.

– l’accès difficile des familles au diagnostic du handicap, tant financier qu’en termes de délais

Compte-tenu de l’absence de réponse de Madame la Ministre, à ma question sur la Dyspraxie, je la poserai à nouveau sous la forme d’une question écrite.

28 avril 2016

Commentaire du Comité Autisme du 21 avril 2016

Publié sur le site d'Autisme France

Commentaire Autisme France du Comité Autisme du 21 avril 2016

tiret VIVRE FM

Lire le pdf

 
27 avril 2016

Le pôle autisme Océan indien a été créé sous le parrainage de Josef Schovanec

article publié sur 1ère France TV info Réunion

Par Gilbert HoairPublié le 07/04/2016 | 15:21, mis à jour le 08/04/2016 | 11:19

Lors des journées de l’autisme, les représentants des associations des Seychelles, de l’Ile Maurice et de La Réunion  ont signé la convention créant le Pôle Autisme Océan Indien.

© Delphine Poudroux (Réunion1ere)
© Delphine Poudroux (Réunion1ere)

Ce pôle est ouvert aux autres associations de parents  d’enfants autistes des pays de l’Océan indien qui souhaiterait y participer.
 Le pôle a plusieurs objectifs :

  • Faire reconnaitre l’autisme comme un handicap spécifique dans chaque pays.
  • Quecet handicap bénéficie de moyens budgétaires, humains avec un encadrement de qualité.
  • Faire respecter les droits de ces personnes handicapées.
  • Développer l’entraide entre les associations membres du Pôle Autisme Ocean Indien.


Josef Schovanec

 
Un diagnostic difficile
 
A La Réunion il y aurait 5187 personnes autistes, une estimation compte tenu de la population.  Les cas i ne sont pas tous identifiés et  ne bénéficient pas toujours d’un traitement approprié.
Pour dédramatiser l’autisme, l’association réunionnaise a invité Josef Schovanec.
Il est autiste de haut niveau, philosophe et globe-trotter.
A 6 ans il ne disait aucun mot, aujourd’hui il parle 7 langues.
 
Il était l’invité de Philippe Dornier mercredi matin 6 avril

26 avril 2016

Clip vidéo > Une école pour tous

Ajoutée le 7 avr. 2016

Pour Saint-Etienne, être solidaire doit être plus qu'une tradition, un devoir : la ville a la volonté de changer les regards et de permettre à toutes les personnes handicapées, quels que soient leur âge et leur handicap, de bien vivre au quotidien. Elle souhaite faire en sorte que chacun puisse se déplacer, se loger, se soigner, avoir accès à des loisirs et à une vie sociale. Elle a donc
donc soutenu la création de ce clip vidéo.

25 avril 2016

TRIBUNE : Les bonnes pratiques doivent être imposées aux professionnels, déclare Vincent Dennery

vincent dennery président collectif autisme

Vincent Dennery, président du Collectif Autisme, répond à la question « Comment améliorer la prise en charge des personnes autistes ? ».

La question des approches qui doivent être mises en œuvre dans le diagnostic et l’accompagnement des enfants autistes a été tranchée. Elle est le fruit d’un consensus de la communauté scientifique internationale déjà ancien. Celui-ci préconise des accompagnements précoces de type cognitif et comportemental et élimine définitivement les causes liées à la responsabilité des parents (en particulier de la mère), mise en avant par les psychanalystes.

La France était le seul pays à soutenir encore publiquement une approche psychanalytique. Nous avions besoin d’un cadre pour faire évoluer la situation. Il a été fixé en 2005 et 2012 par les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS), élaborées par un groupe d’experts, à partir d’études internationales incontestables. Il en résulte des protocoles et des outils pour le diagnostic qui devraient s’imposer aux centres ressources autisme (CRA).

Or le rapport de l’Igas montre bien que ces centres les appliquent de façon très variable. De nombreux enfants n’ont pas de bon diagnostic. Leurs parents sont en errance, sans aucune aide. Les CRA réputés, qui ont des équipes de professionnels compétents et utilisent les protocoles recommandés par la HAS, sont engorgés. Ils ne représentent qu’un tiers du total. D’où des délais très importants, entre 12 et 24 mois, pour obtenir un diagnostic correct.

Par ailleurs, beaucoup d’enfants sont vus en première intention dans des centres médico-psychologiques (CMP) ou dans des centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) par des professionnels qui n’ont reçu aucune formation actualisée en autisme et n’ont été formés qu’à l’approche psychanalytique. Il est pourtant démontré qu’avec un diagnostic et une prise en charge comportementale précoces, la trajectoire des enfants autistes peut être considérablement améliorée. Les professionnels qui refusent d’évoluer portent donc une lourde responsabilité.

Nous voulons que l’État et les familles disposent de leviers juridiques renforcés pour faire évoluer les pratiques. Le premier niveau serait d’obtenir du Conseil d’État que les recommandations de la HAS soient opposables, qu’elles s’imposent aux professionnels et offrent des voies de recours aux familles. Le second serait que l’État s’appuie sur le code de la santé publique, où il est dit que « le patient doit recevoir les soins les plus appropriés et bénéficier des thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue ». Des sanctions seraient envisagées en cas de non-respect.

Enfin, les agences régionales de santé qui financent les CRA devraient y exercer plus de contrôles et orienter les financements vers les bonnes pratiques. Nous demandons également une réforme de l’enseignement universitaire, car près de 75 % des universités continuent de dispenser des enseignements obsolètes sur l’autisme.

Recueilli par Christine Legrand
23 avril 2016

Discours de Ségolène Neuville Jeudi 21 avril 2016 - Comité National Autisme

 

Discours de Ségolène Neuville - Comité National Autisme - Bilan d'étape du Plan Autisme 2013-2017

Madame la Présidente du comité de suivi du Plan Autisme, Madame la Députée, Chère Annie Le Houerou, Monsieur le Secrétaire Générale du CIH, Cher Etienne Petitmengin,Madame la Directrice de la CNSA, Chère Geneviève Gueydan,Monsieur le Directeur de la DGCS, Cher Jean-Philippe Vinquant,Mesdames et Messieurs les Présidentes/présidents d'association de familles et

http://social-sante.gouv.fr

 

logo_republique_francaise

Discours de Ségolène Neuville - Comité National Autisme - Bilan d’étape du Plan Autisme 2013-2017

Jeudi 21 avril 2016 - Mairie de Paris

 

Seul le prononcé fait foi

 

Madame la Présidente du comité de suivi du Plan Autisme, Madame la Députée, Chère Annie Le Houerou,
Monsieur le Secrétaire Générale du CIH, Cher Etienne Petitmengin,
Madame la Directrice de la CNSA, Chère Geneviève Gueydan,
Monsieur le Directeur de la DGCS, Cher Jean-Philippe Vinquant,
Mesdames et Messieurs les Présidentes/présidents d’association de familles et de personnes avec autisme,
Mesdames, Messieurs les représentants des Centres ressources Autisme,
Mesdames, Messieurs les professionnels et représentants des secteurs médico-social, éducatif et sanitaire,
Mesdames, Messieurs ,

Nous sommes aujourd’hui réunis, comme c’est notre habitude chaque année, pour le comité national Autisme qui a pour objectif de faire le bilan d’étape de la mise en œuvre du Plan Autisme 2013-2017.

Je tiens d’abord à remercier chaleureusement Madame la Maire de Paris, Anne HIDALGO, de nous accueillir ici à la Mairie de Paris. C’est un symbole fort et important et je tiens à saluer les engagements de mandature pris par Madame la Maire concernant l’autisme. La Ville de Paris agit concrètement pour les enfants, les adultes et les familles concernées par les troubles du spectre de l’autisme. C’est particulièrement le cas dans les arrondissements où résident des familles en difficultés économiques, souvent des mamans seules. C’est pour cela que j’ai souhaité apporter mon soutien à un projet d’extension de places de SESSAD dans le 20ème arrondissement justement destiné à ces familles. Je tiens ici à confirmer l’engagement pris qui va se traduire concrètement par 300 000 euros de crédit de fonctionnement de la réserve ministérielle pour ces places de SESSAD spécialisé Autisme. Il y a bien d’autres projets à Paris qui est donc une ville qui fait de l’autisme une priorité citoyenne.

Je veux aussi bien entendu remercier l’ensemble des membres du comité – vous remercier car vous donner de votre temps et de mettez votre expertise au service de ce Plan pour faire avancer chacune de ses mesures. Le rythme est soutenu et le travail est de grande qualité.

C’est tous ensemble que nous faisons progresser la qualité des réponses aux attentes et aux besoins des enfants, des adultes et des familles.

Chacun dans son rôle, chacun à sa place mais tous ensemble, chacun dans ses responsabilités. Chacun face au changement à mettre en oeuvre en France concernant les troubles du spectre de l’autisme.

Notre responsabilité collective est de garder le cap fixé par le Plan Autisme et vous connaissez ma détermination sans faille. Ce cap c’est la qualité de ce qui est proposé concrètement au quotidien et dès les premiers signes détectés par les parents chez leur jeune enfant. La qualité des réponses pour aller vers plus d’inclusion, le droit des personnes et des familles et le respect des recommandations de bonne pratique sont les trois principes qui fondent mon action, pour l’autisme et pour l’ensemble des situations de handicap.

Comme chaque année donc, vous avez pu prendre connaissance et partager le bilan d’étape de la mise en œuvre du Plan.

Lors de mon intervention devant ce comité en avril 2015, j’avais pris l’engagement de mesures de renforcement de l’efficacité du Plan. Je veux donc ici faire le point sur les engagements pris et vous le dire d’emblée : tous ces engagements ont été tenus !

Je veux y revenir précisément.

En premier lieu, vous le savez, c’est par la formation initiale et continue que le changement des pratiques, des connaissances et de représentation de l’autisme se fera auprès des professionnels.

En 2015, j’ai annoncé plusieurs mesures à ce sujet : la formation initiale et continue des travailleurs sociaux, celle des professionnels de santé.

Concernant les travailleurs sociaux, l’audit des contenus de formation initiale des écoles et instituts de travail social a bien été lancé. 132 établissements sur 228 organismes recensés ont répondu et notamment la totalité des instituts régionaux qui concentrent l’essentiel des diplômes ciblés en priorité dans le cadre de l’audit des contenus. 26 auditeurs issus du comité national analysent en ce moment ces documents. Et nous aurons d’ici juin 2016 les résultats ainsi que la définition d’un plan d’amélioration des contenus chaque fois que cela sera nécessaire selon les établissements.

La formation des professionnels des établissements médico-sociaux connait aussi un plein développement. Ce sont plus de 30 000 professionnels qui ont été sensibilisés et formés depuis le début du Plan. C’est une estimation basse car elle ne tient pas compte de toutes les formations internes aux établissements et services médico-sociaux. Je vais donc demander aux ARS de me faire remonter d’ici l’été le nombre le type de formations financées au sein des établissements.

Concernant la formation continue des professionnels de santé, l’élaboration du cahier des charges en vue d’un appel d’offres spécifique de développement professionnel continu (DPC) est engagée. Une commission spécialisée conforme aux nouvelles dispositions législatives concernant le DPC, a été installée. L’objectif est que les organismes puissent être sélectionnés selon les nouvelles règles nationales du DPC pour l’automne 2016.

Mais il y aussi la question de la formation initiale des professionnels de santé et des psychologues. Des travaux sont engagés pour la révision des maquettes universitaires des 4

médecins et des paramédicaux. Ce travail est de la responsabilité de la communauté scientifique et dans le domaine de l’autisme particulièrement des professeurs des universités de psychiatrie et de pédopsychiatrie. Cette révision des maquettes, qui doit aboutir en 2017, est donc l’occasion donnée aux universitaires en psychiatrie et pédopsychiatrie de proposer les évolutions et ajustements qu’ils jugeront nécessaires compte tenu de l’évolution des connaissances scientifiques dans le domaine du neurodéveloppement et des troubles du spectre de l’autisme en particulier.

C’est de leur responsabilité et je sais que de nombreux professeurs des universités experts de l’autisme et reconnus par leurs pairs et par les familles sont prêts à y travailler très vite. Il y a la responsabilité des pouvoirs publics, et les responsabilités sont prises.

Il y a, je l’ai dit en introduction de mon propos, une responsabilité collective pour faire réussir ce Plan et concernant le domaine des enseignements universitaires, elle repose sur la mobilisation des médecins et professeurs pour rédiger notamment la nouvelle maquette de spécialité de pédopsychiatrie.

Notre responsabilité collective c’est aussi d’améliorer l’aide concrète au quotidien pour les enfants, les adultes et les familles.

L’aide concrète c’est garantir un diagnostic précoce, un soutien aux parents et un accompagnement conforme aux recommandations de bonne pratique de la HAS et de l’ANESM. 

Je veux vous dire plusieurs choses à ce sujet. Concernant l’accès au diagnostic pour les enfants et les adultes et le soutien concret aux parents, le rôle des Centres ressources Autisme est essentiel.

C’est parce que leur rôle est essentiel qu’une mission d’évaluation a été confiée à l’IGAS par Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la santé, le 6 septembre 2015 afin de faire le bilan et de les accompagner au mieux dans leur fonctionnement mais aussi de faire des propositions quant aux évolutions nécessaires dans le cadre du 3ème Plan autisme. Après 6 mois de concertation, de déplacements et d’analyses des différentes données existantes sur les centres ressources autisme (CRA), l’IGAS a remis son rapport le 9 mars 2016.

Je tiens à souligner la qualité du travail mené par l’IGAS et notamment la qualité de la concertation très large menée auprès des associations représentantes des familles et des 5

personnes concernées par les troubles du spectre de l’autisme (TSA) qui attendent beaucoup de leurs CRA.

Sur le fond, l’état des lieux partagé par tout le monde, et retranscrit dans ce rapport, n’est pas très surprenant. Cette mission IGAS était d’ailleurs une demande forte des parents et des associations, qui percevaient d’importantes disparités selon les régions. Le rapport conforte ces impressions en apportant des éléments précis et fiables.

Ce rapport va être mis en ligne dès ce soir, afin que chacun puisse l’étudier. Puis, je vais réunir toutes les parties prenantes autour d’une table, d’ici juin, pour discuter des propositions de l’IGAS, et des mesures à mettre en œuvre.

Il nous faudra évidemment garantir le délai raisonnable pour poser un diagnostic, et comment y parvenir. Il nous faudra aussi avoir une attention toute particulière concernant l’accès au diagnostic pour les adultes, il existe trop peu de ressources pour eux. Les formes d’autisme sont très hétérogènes et nécessitent pour les formes complexes ou atypiques des expertises pointues alors que d’autres diagnostics plus simples peuvent et doivent être faits par des équipes de proximité Les centres de ressource autisme n’ont donc pas vocation à établir tous les diagnostics, mais ils devront s’organiser pour développer davantage de liens avec ces équipes de proximité dans les départements. Il s’agira également de renforcer les échanges des CRA avec l’Éducation nationale, et les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)…

Je suis convaincue que les personnes ayant des troubles du spectre de l’autisme, les familles et les associations ont une place active à prendre dans la réorganisation des CRA. Cela se fera en concertation, pas juste entre administration au ministère. En fait, nous allons faire pour ce rapport comme nous le faisons pour toutes les autres mesures du Plan Autisme : échanger et construire ensemble. C’est ma façon de faire et c’est notre engagement collectif en faveur et dans l’intérêt des enfants et adultes. 6

L’aide concrète et l’accompagnement c’est bien évidemment aussi et d’abord la scolarisation, l’inclusion sociale appuyée par les créations de services spécialisés et de places en établissement.

L’aide concrète aux parents passe notamment par la formation et la guidance parentale. C’est une avancée majeure de ce 3ème Plan et d’ici 2017 ce seront 5000 parents qui auront bénéficiés de ces formations. Il est essentiel que ces formations perdurent au-delà de ce 3ème Plan. Cela fera donc partie d’une offre concrète et pérenne proposée via la CNSA comme cela existe déjà dans d’autres domaines du handicap ou de la perte d’autonomie.

Concernant la scolarisation, et dès le plus jeune âge, les unités d’enseignement en maternelle sont un vrai succès. Les données que nous recueillons auprès des parents, des professionnels mais aussi des communes nous le disent. Pour autant, il faudra en faire une évaluation plus approfondie et c’est prévu. Devant ce succès, il a été décidé d’en ouvrir 110 d’ici juin 2017 au lieu des 100 prévus par le Plan. Ce seront donc au total 770 jeunes élèves ayant des troubles du spectre de l’autisme qui en bénéficieront. Ce n’est qu’un début et je sais que les attentes sont fortes pour démultiplier ces unités. C’est certainement un des enjeux majeurs de l’évaluation du 3ème Plan et des perspectives qui pourraient s’en suivre.

Le nombre d’enfants et d’adolescents scolarisés a progressé depuis 2008 passant de 12 000 à plus de 29 000 élèves en 2015/2016. Il est clair que c’est un progrès mais il faudra aller plus loin dans les années à venir en garantissant, en fonction du projet de chaque enfant, l’accompagnement spécialisé nécessaire et la diversité des formes de scolarisation dans le cadre de collaborations renforcées. C’est l’un des axes de réflexion déjà engagée avec la Ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

La qualité des projets de scolarisation et de compensation du handicap nécessitent une bonne connaissance de l’autisme par les équipes pluridisciplinaires des MDPH. Un guide pratique a donc été élaboré en concertation et est officiellement diffusé à compter d’aujourd’hui. Il faudra accompagner ce guide de formation concrète en fonction des besoins de chaque MDPH. 7

Il y a la scolarisation puis la formation et l’’insertion professionnelle. Je veux le dire et l’assumer, la réponse aux besoins des adultes autistes n’a pas été suffisamment prise en compte dans les différents plans. D’abord les adultes qui, compte tenu de leurs difficultés majeures, ont besoin d’un accueil en établissement spécialisé. Le Plan Autisme 2013-2017 prévoit des créations de places de maisons d’accueil spécialisé ou de foyer d’accueil médicalisé. Mais il est clair que nous avons encore des efforts importants à faire dans ce domaine.

C’est parce qu’il nous faut progresser rapidement que j’ai demandé à un expert de l’autisme et de l’insertion professionnelle des adultes autistes, Josef Schovanec, et qui vit lui-même avec une forme d’autisme de type Asperger, de mener une mission au sein de mon cabinet et de me faire des propositions concrètes. J’espère qu’il acceptera cette mission et j’aurais l’occasion d’en discuter avec lui dès la semaine prochaine.

L’accompagnement tout le long de la vie ce sont aussi les créations de services et de places. Quelques chiffres : il existe 490 000 places tout confondu en France. 17 000 sont identifiées au titre de l’autisme.

Les Agences régionales de santé sont en charge de la création des places prévues par le 3ème Plan. 3900 places créées depuis 2012. Les ARS prévoient d’en ouvrir 1 584 en 2016. Pour accélérer ce mouvement j’ai demandé, dans le cadre de la circulaire budgétaire de 2016 que les ARS vont recevoir d’ici quelques jours, de prioriser les ouvertures de places sans passer, à chaque fois que cela est possible, par les appels à projets.

Nous avons donc 17 000 places spécifiques existantes, plus les 3615 prévues par le Plan, mais il y a aussi de nombreux enfants et des adultes qui sont accueillis et accompagnés au sein d’établissements ou de services non spécifiquement dédiés à l’autisme. Ces établissements et services doivent tout autant garantir la qualité et le respect des recommandations de bonne pratique. Pour cela, un référentiel qualité a été élaboré et une instruction adressée aux ARS en décembre 2015 fixant les conditions d’attribution des crédits prévus par le Plan pour l’évolution des pratiques et du fonctionnement de ces établissements. Ce sont 38 Millions d’euros ! 8

L’offre médico-sociale spécialisée en autisme, ce sont aussi les 29 structures expérimentales ABA qui ont été financées dans le cadre du 2nd Plan Autisme. L’évaluation en a été faite et fait apparaître des écarts de fonctionnement voire de qualité.

Comme toutes les autres structures, ces structures expérimentales doivent donner toutes les garanties. Quand ces garanties ne sont pas au rendez-vous les mesures sont prises par les ARS comme pour tout autre établissement médico-social ou sanitaire. Ces 29 structures expérimentales doivent désormais se repositionner dans l’offre régionale spécialisée en autisme. Ce repositionnement passe par deux voies. D’abord, la continuité des parcours des enfants qui ont bénéficiés très jeunes de ces structures. Devenus adolescents, il convient que les structures expérimentales développent des prestations visant l’insertion sociale et professionnelle. La seconde priorité à donner à ces structures est de contribuer à la « réponse accompagnée pour tous ». Ces structures ont des moyens financiers conséquents et concentrent des expertises professionnelles importantes. Les éducateurs et psychologues de ces structures sont formés et experts dans les techniques éducatives et comportementales. Ils doivent donc accueillir et recevoir les situations les plus complexes notamment d’adolescents autistes qui présentent des troubles graves du comportement. Ce sont les orientations que je souhaite donner aux ARS afin qu’elles puissent engager le dialogue avec les associations gestionnaires de ces structures.

L’aide concrète aux familles c’est aussi faire cesser une inégalité financière dont vous m’aviez collectivement saisi en 2015. En effet, un des problèmes auquel les parents doivent faire face est effectivement l’insuffisance de prise en charge financière des interventions de certains professionnels indépendants : psychologues, éducateurs, psychomotriciens …

Nous mettons en place dès aujourd’hui un système très souple qui va permettre de financer et réguler ces interventions et ces professionnels choisis avec les parents, qui pourront passer une convention ou un contrat avec des structures médico-sociales. Ces contrats permettront donc d’organiser leur prestation au domicile à l’école…et de les payer en fonction des prestations directement délivrées aux enfants ou adultes autistes et aux parents. Les familles qui ont déjà recours à de tels professionnels pourront les proposer à ces pôles, pour qu’elles conventionnent et elles n’auront plus rien à payer.

Ce dispositif souple et innovant, appelé « pôles de compétences et de prestations externalisées », est inscrit dans les circulaires qui partent dans les Agences régionales de santé 9

dans les jours à venir. Comme cela va fonctionner avec un système simple d’appel à candidatures, sa mise en œuvre sera rapide.

Certains projets sont déjà prêts et devraient pouvoir commencer d’ici quelques semaines. Le financement a été prévu sur des budgets du Plan Autisme non encore dépensés par les ARS. Les coûts pourront aussi être prélevés sur les 15 millions d’euros qui ont été distribués dans les Agences régionales de santé, afin de trouver des solutions pour éviter des départs de personnes autistes dans des établissements en Belgique. Je fais du développement de ces pôles de compétences une priorité du Plan Autisme. C’est nouveau, utile, facile à mettre en place et attendu depuis longtemps par les parents.

C’était un engagement pris en avril 2015, nous y avons travaillé tous ensemble. L’engagement est tenu.

Autre sujet de préoccupation et d’inquiétude des familles, les signalements et procédures de protection de l’enfance dont des parents, souvent des mamans seules, font l’objet du fait de l’autisme de leur enfant.

J’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises à ce sujet. Nous avons engagé un travail important pour aboutir à la mise en oeuvre concrète d’un plan d’action portant sur « la prise en compte des spécificités de l’autisme dans les prises de décision en protection de l’enfance ».

Ce plan d’actions est, à compter de ce jour, officiellement annexé au Plan autisme. C’est donc désormais la fiche-action 38 du Plan. Mais c’est une démarche interministérielle et je tiens à saluer l’engagement et l’implication des Ministres en charge des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence ROSSIGNOL, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. Un comité spécifique, interministériel sera installé dès le mois de mai pour décliner ce plan et en assurer le suivi opérationnel. J’ajoute que le Défenseur des droits a été associé à son élaboration et en tant qu’autorité indépendante aura bien entendu toute liberté et faculté d’en suivre la mise en œuvre.

J’en viens maintenant aux inspections au sein des hôpitaux de jour de pédopsychiatrie. C’est un programme prévu sur 2 ans et démarrant par des visites préalables en 2016 pouvant faire l’objet de préconisations puis des inspections-contrôles en 2017. Ces inspections sont de la responsabilité des ARS comme c’est leur habitude et leurs prérogatives prévues par la 10

législation. Je veux le dire en toute transparence, à ce jour aucune ARS n’a encore vraiment démarré son programme 2016. Avec Marisol Touraine, nous demanderons aux ARS un bilan détaillé de ce programme d’inspection fin 2016.

Enfin, je veux apporter des précisions concernant la pratique du « packing » sur laquelle je me suis récemment exprimée et notamment devant la représentation nationale à l’Assemblée. Le sujet n’est pas tant de savoir si cette pratique fait polémique ou pas. Cette technique n’est pas recommandée par la HAS et l’ANESM. Et en tant que responsable politique et dans les fonctions qui sont les miennes, mon rôle est de garantir la qualité des interventions auprès des enfants et adultes autistes et donc la mise en oeuvre des recommandations de bonne pratique produite par nos deux agences en charge de la qualité des soins et des interventions médico-sociales. Je veux rappeler que L’organisation des nations unies (ONU) a estimé que le « packing » est un acte de maltraitance, et c’est aussi notre position. Cette pratique ne doit donc ne plus être utilisée dans les établissements. C’est pour cela que la circulaire adressée aux ARS dans les tous prochains jours indiquera clairement que la signature des contrats d’objectifs et de moyens des établissements médico-sociaux est strictement subordonnée au respect d’engagements de lutte contre la maltraitance, et donc à l’absence totale de pratique du « packing ».

Le cas échéant, cela doit donc faire l’objet des mesures appropriées par les ARS et prévues dans le code de l’action sociale et des familles (CASF).

C’est encore ici une question de responsabilité collective relative à la qualité, aux droits et à l’intégrité des personnes handicapées et des personnes autistes en particulier.

Concernant la qualité, je souhaite rappeler aux associations la proposition que je leur ai faite à plusieurs reprises de créer avec des experts professionnels un label qualité. Je n’ai pas reçu de propositions. Je la maintiens et je regrette que ce projet n’ait pas encore été proposé car il témoignerait d’une nouvelle étape de confiance et d’expertise partagée entre les personnes, les familles et les professionnels.

La responsabilité des pouvoirs publics, mon engagement, étaient aussi de lancer la première campagne gouvernementale de sensibilisation et de communication pour changer le regard porté par le grand public sur l’autisme.

C’est chose faite depuis le 2 avril 2016, journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. C’est un franc succès et je remercie les associations, les professionnels, les YouTubers et les médias qui s’y sont associés.

Chacun à sa façon et en toute indépendance mais tous ensembles engagés pour dépasser les préjugés ! L’un des volets de la campagne du gouvernement est l’ouverture du site Internet national sur l’autisme. Ce sera bien un site du gouvernement et il ouvrira dans sa première version en octobre 2016.

Mesdames, messieurs, j’ai tenu à faire ce bilan précis car nous sommes dans la dernière année du Plan Autisme. Les avancées ont été majeures et c’est notre réussite collective. Les premiers résultats sont là.

Jamais aucun Plan Autisme n’a eu une telle ambition de changement.

Mais les besoins sont encore énormes et les choses ne vont pas assez vite. Il était attendu aujourd’hui des annonces ? La responsabilité politique passe d’abord par le fait de porter les ambitions de ce plan, de faire connaitre les résultats, d’assumer les réussites mais aussi les points faibles.

Notre responsabilité à tous ici est donc de préparer l’évaluation de 3ème Plan Autisme et je sais pouvoir compter sur l’ensemble des membres du Comité national Autisme.

Comme vous le savez, le Président de la République a tenu à ce qu’un point annuel de bilan de la Conférence nationale du handicap ait lieu. Ce rendez-vous annuel se tiendra d’ici la fin mai 2016. Il reviendra au Président de la République de fixer le cap d’une politique du handicap visant une société encore plus inclusive.

Le handicap et l’autisme en particulier est une priorité de l’action du Président de la République et du gouvernement. Le rendez-vous annuel de la CNH sera donc certainement aussi un rendez-vous important pour l’autisme en France.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre engagement et la qualité des travaux et des actions que vous menez.

Merci.

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pdf 3ème plan Autisme (2013-2017) - Rapport d’étape Mai 2013-Avril2016 Téléchargement (523.3 ko)
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23 avril 2016

Un plan d'action pour a prise en compte de l'autisme par l'ASE présenté

article publié dans la Gazette des Communes

Publié le 22/04/2016 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

© Brandon and Kaja Geary / Flickr CC

Après le rapport du Défenseur des enfants et la polémique en Isère, les attentes sur la prise en compte de l'autisme par les services de l'aide sociale à l'enfance étaient grandes. La réponse reste vague.

 

« Jamais aucun plan autisme n’a eu un telle ambition de changement », a assuré la secrétaire d’Etat Ségolène Neuville lors de son bilan d’étape sur le plan autisme 2013-2017, le 21 avril 2016 devant le comité national autisme. Elle est revenue sur les engagements qu’elle avait pris en 2015 pour « faire le point » : « je veux vous le dire d’emblée : tous ces engagements ont été tenus ! », s’est-elle félicitée.

Dans les faits, si la plupart des points du plan ont connu des avancées (dépistage précoce, soutien aux famille, scolarisation…), la mise en route est parfois très récente.

La formation initiale des travailleurs sociaux est en cours d’audit pour déterminer si des besoins d’améliorations des contenus sont nécessaires. Si des carences existes, les jeunes diplômés qui sortent des écoles en juin ne seront donc toujours pas au niveau.

Le guide pratique pour aider les équipes pluridisciplinaires des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) n’est lui distribué que depuis le 21 avril, jour de l’annonce par la secrétaire d’Etat…

Concernant les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), les attentes étaient importantes, autant de la part des familles que des agents. Les parents d’enfants autistes rapportent régulièrement des pressions pour accepter placements ou traitements, sous peine d’être signalés aux services sociaux qui seraient alors susceptibles d’ordonner le placement de l’enfant.

D’ailleurs, une violente polémique avait éclaté en août 2015 : 127 associations avaient lancé une campagne de soutien à une mère après le placement de ses trois enfants, dont l’un diagnostiqué autiste.
Les associations accusaient l’ASE de l’Isère de « placement abusif », ce que le département réfutait.

« Le département de l’Isère n’a pas d’autre possibilité que de respecter la décision du juge en opérant le placement », expliquait un communiqué, soulignant une situation « plus complexe ».

La secrétaire d’Etat s’était pourtant dit « choquée par ce que vit actuellement cette maman vivant à Grenoble », en janvier. Et alors que la décision de placement était contestée en justice et la décision pas encore rendue, elle ajoutait : « je ne commente pas [la décision pas encore prise]. Mais je suis surprise, et même choquée, qu’un magistrat puisse remettre en cause un diagnostic qui n’est pas de sa compétence. » La justice a finalement confirmé le placement. Mais la ministre n’a pas été plus loin dans sa prise de position.

Comité de suivi en mai

Un plan d’action portant sur « la prise en compte des spécificités de l’autisme dans les prises de décisions en protection de l’enfance », avec une fiche-action, a été ajouté au plan autisme. Elle précise :

« Au travers de l’ensemble de ces actions, il s’agit d’un point de vue opérationnel de pouvoir :

  • Mieux prendre en compte les spécificités de l’autisme dans les procédures de protection de l’enfance, depuis la manifestation d’une information préoccupante, jusqu’aux investigations judiciaires, une fois l’autorité judiciaire saisie ;
  • Renforcer les connaissances et l’appui aux professionnels en matière d’autisme (formations, outils partagés) ;
  • Favoriser les approches pluri institutionnelles et s’appuyer davantage sur les représentants des usagers et les associations pour accompagner les enfants autistes et leurs familles (hors et dans le champ de la protection de l’enfance). »

Un comité interministériel sera installé en mai pour assurer le suivi opérationnel.

Le Défenseur des droits pourra en suivre la mise en œuvre, a précisé Ségolène Neuville.

Le dernier rapport de la Défenseure des enfants, sous l’autorité du Défenseur des droits, était en effet consacré aux enfants en situation de handicap pris en charge par les services de la protection de l’enfance. 70 000 enfants suivis par l’ASE seraient handicapés : « ils sont « invisibles » dans les politiques publiques d’accompagnement du handicap, comme dans celles de protection de l’enfance, car oubliés des systèmes d’information existants, et donc ni quantifiés ni identifiés », affirmait alors Geneviève Avenard, la défenseure des enfants.


 

Focus

Si des annonces sont à faire, ce sera par François Hollande

Pour les grandes annonces, il faudra repasser. La secrétaire d’Etat Ségolène Neuville n’a fait aucune annonce pour les autistes ou leur famille. « La course en avant pour sans cesse annoncer de nouvelles mesures, sans le suivi sur l’application, c’est cela qui décribilise la parole politique », a affirmé la secrétaire d’Etat… Ajoutant néanmoins que la Conférence national du handicap, sous l’autorité de François Hollande, aurait lieu d’ici fin mai et que ce sera « un rendez-vous important pour l’autisme ». Pour les annonces, il faudra donc attendre la parole présidentielle.

23 avril 2016

Pour le Conseil d'Etat les recommandations de la HAS sont opposables - Page 19 du rapport de l'IGAS

Pour le Conseil d'Etat les recommandations de la HAS sont opposables !

(P19 du rapport de l’IGAS)

Extrait du rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales

Evaluation des Centres de Ressources Autisme (CRA) en appui de leur évolution

« Mais il valide cependant cette recommandation en ce qu’elle produit des effets à l’égard des professionnels de santé. Concernant cet aspect, il ressort de la jurisprudence du Conseil d’Etat qu’elles ont un caractère contraignant à l’égard des professionnels de santé. Après avoir souligné que les recommandations « ont pour objet de guider les professionnels de santé», le juge rappelle qu’ils doivent agir « conformément aux données acquises de la science ». Or, il considère que les recommandations constituent une des sources, parfois unique, des données acquises de la science. Les recommandations s’imposeraient ainsi aux professionnels. C’est ce qu’a rappelé le Conseil d’Etat dans un arrêt du 27 avril 2011 en ce qu’elles « ont pour objet de guider les professionnels de santé dans la définition et la mise en œuvre des stratégies de soins à visée préventive, diagnostique ou thérapeutique les plus appropriées, sur la base des connaissances médicales avérées à la date de leur édiction ; qu’eu égard à l’obligation déontologique, incombant aux professionnels de santé en vertu des dispositions du code de la santé publique qui leur sont applicables, d’assurer au patient des soins fondés sur les données acquises de la science, telles qu’elles ressortent notamment de ces recommandations de bonnes pratiques, ces dernières doivent être regardées  comme des décisions faisant grief susceptibles de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir ».


La lettre des recommandations de la HAS est donc opposable en vertu d’une obligation déontologique et en ce que ces recommandations sont, parmi d’autres sources, des éléments de définition des « données acquises de la science ».

Le rapport de l’IGAS :

igas.gouv.fr
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