19 juin 2018

Entre les neurosciences et la psychanalyse, la fin des hostilités

Avertissement : Je ne cautionne pas cet article très habile comme souvent ... La théorie sans démonstration est facilement adaptable quelle que soit l'époque ... La psychanalyse excelle dans l'art de convaincre, de séduire ... Une étude de cas (souvent biaisé) suivi d'une publication par un "Maître" vénéré et des écoles de pensée avec des disciples ...

Rappelons une évidence : la science démontre et évalue. La psychanalyse séduit par des concepts théoriques sans jamais les démontrer ... pratique non !

Concernant l'autisme : c'est en France un véritable scandale qui dure depuis des années : de nombreux professionnels se réclament encore de ce genre de propos alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) a tranché en faveur des approches comportementales & éducatives ... !!!

Jean-Jacques Dupuis

article publié par Non fiction

[dimanche 17 juin 2018]



Les récents développements des neurosciences donneraient à la psychiatrie scientifique et à la psychanalyse les moyens de se rapprocher sans confondre leurs approches.

Dans leur introduction aux dix contributions qui composent Epistémologie et méthodologie en psychanalyse et en psychiatrie, Bernard Golse et Alain Vanier fixent le cadre du vrai débat avec les neurosciences que nombre d’observateurs appellent de leurs vœux. Dans les années 80, après deux décennies d’ascendance de la psychanalyse sur la psychiatrie, la théorie freudienne a cessé d’être la référence obligée pour les jeunes psychiatres. Depuis près de 40 ans maintenant, la connaissance du cerveau domine la recherche psychiatrique, sans pour autant que la clinique s’y réduise. Entre une psychanalyse déboulonnée de son piédestal et une psychiatrie aspirée par les avancées des connaissances sur les neurones, le temps est venu d’un débat pacifié. Telle était en tout cas l’ambition du séminaire animé par Bernard Golse et Alain Vanier au CHS de Sainte-Anne, entre 2008 et 2011, dont sont issues plusieurs contributions de ce recueil.

Tous les deux psychiatres et psychanalystes, Golse et Vanier défendent depuis longtemps la thèse selon laquelle les maladies prises en charge par la psychiatrie s’expliqueraient par un faisceau de plusieurs facteurs de natures différentes. La nouveauté selon eux, c’est que les avancées scientifiques permettent désormais d’étayer l’interaction entre les facteurs endogènes (génétiques, neurologiques, etc.) et exogènes (psychiques, notamment). Les neurosciences ouvriraient donc la possibilité d’un « vrai » dialogue entre des approches réputées incompatibles.

Trois grandes séries de questions organisent les contributions du recueil. Que disent, pour commencer, les développements récents des neurosciences sur les hypothèses de la théorie psychanalytique ? Si convergences il y a, quelle est la spécificité des plans sur lesquels se déploient la psychanalyse et les neurosciences ? Enfin, puisque l’autisme est depuis longtemps l’objet des tensions les plus vives entre les tenants de la génétique et ceux de la causalité psychique, quelle idée pouvons-nous nous en faire aujourd’hui ? Cette dernière question revient finalement à interroger la capacité des approches génétiques, neuroscientifiques et psychanalytiques à proposer une description synthétique de la plus grave des affections de la relation à autrui.

 

Les concepts freudiens à la lumière des neurosciences

Si des pistes s’ouvrent en faveur d’un dialogue entre neurosciences et psychanalyse, on le doit d’abord au principe désormais admis de la « plasticité cérébrale ». L’article de F. Ansermet, M. Arminjon et P. Magistretti  livre des clés essentielles pour comprendre la suite du recueil. Le réseau synaptique tel qu’on le connaît actuellement rend intelligibles les liens de détermination entre le traumatisme et le symptôme. Mais il permet aussi de concevoir un certain jeu entre eux et de penser le remaniement des symptômes par le travail thérapeutique. Tel est le pas majeur effectué par les neurosciences en direction de la psychanalyse.

Jean-Pierre Bourgeois tire des conséquences plus neuves de la plasticité cérébrale en introduisant le concept d’« organisation synaptoarchitectonique ». Ce que le généticien entend par là, c’est la coexistence d’une organisation de réseaux neuronaux programmée par le génome d’un côté et les fluctuations des « états fonctionnels » des synapses de l’autre. La génétique avait déjà connu une révolution avec la mise en place de l’« épigénétique », cette discipline nouvelle qui permet désormais de penser l’action modificatrice de l’environnement sur le génome. Mais la « synaptoarchitectonie » introduit un troisième niveau, selon lequel le changement de cadre pourrait avoir un effet sur les liaisons synaptiques établies. Dans cette perspective, la cure psychanalytique pourrait susciter de nouvelles associations et constituer un « environnement » apte à replastifier l’architecture synaptique. Quant elle fait bouger des lignes, la psychanalyse serait un opérateur de renouvellement de la « synaptoarchitectonie ».

Dans la dernière intervention de cette première partie, Bernard Golse propose de dresser un état des lieux de ce que les récentes recherches en neurosciences permettent d’affirmer au sujet de la théorie psychanalytique. Pour Golse, les neurosciences n’ont pas bouleversé le cadre du corpus freudien. C’est plutôt à des reformulations ponctuelles que l’on peut s’essayer. On sait par exemple que les liens entre les synapses ne sont pas fixes et que la réactivation d’un groupe neuronal après une expérience passée – ce qu’on appelle le « frayage neuronal » – fait appel en réalité à une re-création. Pareille description correspond bien aux effets de l’après coup freudien, selon lequel une nouvelle expérience peut remanier les souvenirs inconscients auxquelles le psychisme l’a associée.

Bernard Golse dresse ainsi une longue liste de « ponts » entre les deux disciplines. Parmi eux, nous retiendrons surtout l’approche de Jean-Pierre Bourgeois, évoquée plus haut. En introduisant l’idée selon laquelle les synapses se mettent en place dans le temps, par vagues successives (la fameuse « synatoarchitectonie »), le neuroscientifique donne les moyens de penser l’articulation entre les facteurs exogènes et endogènes.

 

Entre psychanalyse et neurosciences, une différence de méthode

Pour autant le rapprochement entre les notions ou concepts issus de différentes disciplines atteint vite ses limites si l’on ne rappelle pas les spécificités de leurs démarches. D’où une série de trois articles, très différents dans leurs arguments, mais qui invitent tous trois les psychanalystes à en rabattre sur leurs prétentions scientifiques.

C’est au statut de la preuve que s’intéresse Daniel Widlöcher dans « Un cas [clinique] n’est pas un fait [scientifique]». En psychanalyse, le cas tient fréquemment lieu de preuve. Or, qu’il soit longuement développé comme ceux de Freud dans les Cinq psychanalyses ou qu’il se réduise à une vignette, le cas reste toujours descriptif. Il témoigne des progrès de la pratique par la pratique. Sa valeur est d’abord persuasive. Jamais, en revanche, il ne saurait être regardé comme un fait scientifique. D. Wildlöcher affirme clairement qu’un cas ne fait pas progresser le savoir en réfutant – ou pas – les connaissances qui l’ont précédé.

Cette tension entre deux logiques, narrative et expérimentale, la psychiatrie la vit au sein de sa propre discipline où se bousculent les deux orientations. Alors que les cliniciens s’appuient fréquemment sur l’art du récit, les chercheurs étayent de plus en plus souvent leurs thèses sur les outils scientifiques de la génétique, des modèles statistiques complexes et, désormais, de l’imagerie cérébrale. Opposition trop binaire pour qu’on s’en contente, considèrent les auteurs de « La place des mots et des nombres en recherche ». C’est pourquoi, à la dichotomie entre les études quantitatives et qualitatives, ils substituent une taxinomie plus fine.

Selon eux, neuf approches peuvent être distinguées à partir du croisement entre deux séries de critères que sont la description de l’objet et la relation d’objet. La description de l’objet pourra être « littéraire », « localement mathématisable » ou « globalement mathématisable ». Les relations d’objet de leur côté se caractériseront comme « herméneutiques », « mathématisables par des statistiques », ou « par des équations ». Relevons quelques exemples pour illustrer l’intérêt de ce classement. L’interprétation herméneutique d’un objet décrit de façon littéraire correspondrait à la démarche la plus fréquente chez les psychanalystes. Les comportementalistes, de leur côté, construiraient une approche herméneutique d’objets « localement mathématisables ». Et l’imagerie cérébrale procèderait par traitements statistiques d’objets « localement mathématisables ».

Distinctes, les approches psychanalytiques et neuro-psychiatriques ne sont pas pour autant contradictoires, indique Daniel Cohen. Le Professeur de psychiatrie et membre de l’institut des systèmes intelligents et robotiques pose la question de savoir si les piliers de la théorie freudienne (l’inconscient, le rêve, le refoulement) sont confirmés par les neurosciences. L’efficacité du traitement est-elle validée ? demande-t-il encore. Si tel est le cas, a-t-on a les éléments pour affirmer que la technique freudienne doit ses succès à ses propres concepts et outils ? A toutes ces questions, le Dr. Cohen répond par l’affirmative et, en conséquence, en appelle à la formation de réseaux multidisciplinaires, incluant psychanalyse, méthodologie statistiques, développementalisme, etc.

 

Quand l’autisme fait dialoguer

Restait à parler de l’autisme, ce lieu de cristallisation des oppositions les plus irréductibles. Qualifié de « handicap », l’autisme est aujourd’hui contesté comme objet de médicalisation et de psychiatrisation par de nombreuses familles qui leur préfèrent une approche essentiellement éducative. Dans ce contexte, le temps n’est plus aux dissensions. Et de fait, si les tensions avec les associations des familles restent brûlantes, un troisième temps semble se dessiner entre les psychanalystes et les tenants des sciences dures.

Bernard Golse décrit cette catégorie complexe en tentant de faire la synthèse des connaissances. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que l’enfant comme l’adulte autiste ne parviennent pas à « modaliser » les « flux sensoriels » provenant de l’autre. Plus précisément, la synthèse du traitement de ces flux (leur "co-modelisation") échoue. L’opération étant largement localisée dans la zone cérébrale du lobe temporal, le fonctionnement du cerveau se trouve toujours impliqué, que ce soit à titre de cause ou de conséquence. Aux yeux du responsable d’un des huit centres de diagnostic de l’autisme et des troubles envahissants du développement qu’est B. Golse, les facteurs endogènes et exogènes interviennent toujours dans l’autisme, mais dans des proportions différentes selon chaque enfant.

Si B. Golse prend position sur le sujet, c’est aussi pour revenir, avec le recul d’une dizaine d’années, sur la polémique suscitée par deux études neurologiques publiées en 2004 par les services de neuro-imagerie de l’hôpital Necker. L’une d’entre elles consistait à comparer les IRM d’adultes autistes écoutant des signaux vocaux avec ceux des adultes témoins ; l’autre visait à chercher des anomalies du sillon temporal. En 2004, ces travaux menés avec la collaboration de B. Golse avaient soulevé les plus vives contestations. Pourtant, ces résultats « ne nous gênent en rien », ne cesse de répéter B. Golse, tant qu’on ne réduit pas l’autisme à un déficit du fonctionnement du sillon temporal supérieur (STS).

Dans le modèle de B. Golse, la subjectivation en échec dans l’autisme serait partiellement pré-programmée (le bébé aurait en lui une ébauche de l’autre), et nécessiterait ensuite un processus de co-modalisation des flux sensoriels venus de l’autre. Pour cette opération, les soins maternels jouent un rôle essentiel et pourraient, selon les cas, soutenir ou entraver cette co-modalisation. Plutôt que d’opposer la théorie de la programmation génétique à la thèse du développement de l’autisme, le combat à mener aux yeux de B. Golse est celui des catégories nosologiques. Des concepts aussi flous que les troubles envahissants du développement (TED) ou les troubles du spectre autistique (TSA) entravent l’avancée de nos connaissances.

 

Les neurosciences sont-elles une caution ?

Incontestablement, ce recueil témoigne d’une volonté de pacification entre des disciplines se réclamant à divers titres de la science d’un côté, et une psychanalyste descendue de son piédestal de l’autre. On s’étonnera néanmoins du sous-titre, « Pour un vrai débat avec les neurosciences », car c’est surtout à un dialogue des neurosciences avec la psychanalyse qu’on a l’impression d’assister. La tentation est forte pour plusieurs auteurs de convoquer les concepts et avancées des sciences dures pour venir valider les théories de Freud. En témoigne en particulier l’article de D. Cohen dont l’intervention tend à chercher dans les données neuroscientifiques une caution pour la psychanalyse. L’écueil est fréquent chez ceux qui tentent d’établir ce type de rapprochement, rappelle Lisa Ouss, l’une des contributrices du recueil.

Mais B. Golse n’est pas loin d’une telle orientation, lui qui souligne le caractère étonnamment « moderne » des intuitions de Freud . Avec la « modernité », ne risque-t-on pas de valoriser a priori les connaissances scientifiques les plus recevables par un public contemporain, sans en interroger ses prémisses ? Ne risque-t-on pas, plus généralement, de céder à la séduction de la catégorie très mal définie qu’est celle des sciences ? Les distinctions introduites par les auteurs de « La place des mots et des nombres en recherche » se révèlent précieuses pour rappeler la fragilité du statut de preuve des statistiques, pourtant fréquemment utilisées en psychiatrie. Fondées sur l’observation quantitative de rapprochements, elles font l’hypothèse des corrélations, bien plus qu’elles ne peuvent affirmer un lien de causalité. Autrement dit, l’écart est grand entre l’idéal de la science et les réalités de la science expérimentale.

 

Et pourtant, ils coopèrent

Sans doute est-ce à plus d’humilité que ce recueil invite, rappelant comme le fait Lisa Ouss que, au-delà des querelles, ce sont leurs difficultés devant les comportements des enfants autistes qui contraignent les professionnels à essayer d’articuler les différents niveaux du cognitif, du neuropsychique et de l’intrapsychique. Ce sont les enfants eux-mêmes qui les obligent en quelque sorte à travailler ensemble, quel que puisse être le caractère parfois irréductible des prémisses de leurs disciplines.

Dans le dernier article du recueil, R. Pottier et O. Putois donnent un exemple très convaincant de l’éclairage mutuel que peuvent s’apporter les sciences dures et la psychanalyse. Chez les enfants dont on a diagnostiqué le syndrome de 22q11.2, le risque de développer un épisode psychotique à l’adolescence est de 40%. Et quand un médecin fait ce type de diagnostic, dès lors qu’il qualifie de génétique l’affection dont souffre un enfant, c’est d’un transfert très spécifique qu’il devient l’objet. S’il veut aider la famille et les enfants, il ne saurait occulter les effets produits par un diagnostic qui engage à chaque fois le récit des origines de chacun.

C’est par ce bel article, narratif plus que scientifique, que se clôture le recueil. C’est par lui aussi que s’éclaire le mieux la différence de plans entre les sciences « dures » et la psychanalyse, en même temps que la nécessité pour ces deux approches d’une reconnaissance mutuelle.

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Manuel complémentaire à la formation TEACCH par Autisme Belgique APEPA

 

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Pédagogie adaptée à l'autisme : un outil précieux.

19/06/2018

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18 juin 2018

Adoption par les couples homosexuels : "Uniquement pour des enfants atypiques" en Seine-Maritime

article publié sur France Bleu

lundi 18 juin 2018 à 7:08 Par Coralie Moreau, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Depuis la loi sur le mariage pour tous, les couples homosexuels peuvent adopter, en théorie. Mais dans la réalité, le parcours est très compliqué. En Seine-Maritime, ces couples ne sont pas exclus... s'ils sont "ouverts aux profils d'enfants atypiques".

En Seine-Maritime, les dossiers d'adoption des couples homosexuels ont très peu de chances d'aboutir

En Seine-Maritime, les dossiers d'adoption des couples homosexuels ont très peu de chances d'aboutir © Radio France - Radio France

Seine-Maritime, France

Le mariage pour tous devait donner aux couples homosexuels les mêmes droits qu'aux couples hétérosexuels. C'est en partie le cas mais des discriminations persistent, notamment en ce qui concerne l'adoption, en Seine-Maritime.

Les témoignages sont nombreux, de couples homosexuels désireux d'adopter et découragés, souvent, durant leurs démarches pour obtenir l'agrément. Le parcours est le même pour tous les postulants, seuls ou en couple. Il faut passer par le département qui accorde ou non l'agrément après plusieurs rencontres, avec des psychologues notamment. Les dossiers sont ensuite soumis au Conseil de famille, instance constituée de personnes de la société civile, qui choisit la famille qui pourra accueillir l'enfant en attente d'adoption.

Pour les couples homosexuels, obtenir un agrément n'est pas compliqué mais c'est après que ça se corse. Selon Pascale Lemare, responsable du service adoption au département de Seine-Maritime, 

"Les couples homosexuels ne sont pas exclus mais ils ne sont pas prioritaires"

Pour les couples homosexuels, "des enfants dont personne ne veut"

Ce que confirment des couples homosexuels, candidats à l'adoption. "On nous a dit que, pour avoir une chance, nous devions nous préparer à accueillir _un enfant à besoins spécifiques, c'est-à-dire grand ou avec un problème de santé, un handicap_", témoigne une jeune femme.  Des propos confirmés par la responsable de l'adoption au département : "Eux-mêmes sont un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique [donc il faut que] leur projet supporte des profils d'enfants atypiques".

Un discours qui choque. Pour cette autre femme qui a choisi d'abandonner les démarches, l'homosexualité souffre encore de fortes discriminations au sein même des institutions et des collectivités.

"On a un peu l'impression que autant les parents homosexuels que les enfants à besoins spécifiques sont un peu des sous-citoyens aux yeux des institutions"

En Seine-Maritime, selon le service de l'adoption, un couple d'hommes a accueilli un enfant... à besoins spécifiques.

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Prise en charge des enfants handicapés : des éducateurs du Puy-de-Dôme dénoncent un manque de moyens

Prise en charge des enfants handicapés : des éducateurs du Puy-de-Dôme dénoncent un manque de moyens
Saint-Eloy : les salariés de l'IME en grève depuis lundi matin. © Poulain Denis
Depuis ce lundi matin, les salariés de l'Institut médico-éducatif de Saint-Eloy-les-Mines (Puy-de-Dôme), spécialisé dans la prise en charge d'enfants autistes, sont en grève. Très remontés, ils dénoncent un manque de moyens et partagent leur frustration. 

Après le mouvement de grève initié par les salariés de l'Adapei 63 contre leur direction ce lundi, le personnel de l'Institut médico-éducatif de Saint-Eloy-les-Mines (Puy-de-Dôme) a emboité le pas. Avec dans le viseur, la réduction du temps de travail annoncé par deux des leurs.

En grève depuis samedi, des salariés de l'Adapei 63 reprochent à leur direction « un climat de terreur »

" C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! On est dejà limite. On ne sort plus la tête de l'eau... alors si on réduit encore l'effectif... Cela deviendra injouable ", s'agace Etienne (*), éducateur spécialisé à l'IME La maison des couleurs de Saint-Eloy-les-Mines.

Comme lui, l'équipe a voté la grève. Frustrée de ne plus pouvoir exercer sa mission auprès des enfants handicapés. "Aujourd'hui, on fait de la garderie. On assure le confort mais les prises en charges spécifiques des autistes ont du mal à être réalisées."

"On ne sort plus la tête de l'eau... alors si on réduit encore l'effectif... Cela deviendra injouable"

Exemple à l'appui, le salarié enfonce le clou : " On a notamment une thérapie d'échange et de développement qui se déroule en individuel et qui est reconnue par l'Agence régionale de la santé. C'est simple, je n'ai pas pu en faire une seule cette année ! ".

Des familles inquiètes

Et si les salariés ont bien conscience des réalités économiques du système de santé, la récente création de poste dans la hiérarchie de l'Adapei, organisme qui les gère, passe mal. "Pendant que nous on tire la langue, des postes de cadres sont créés... Il serait bien que les moyens soient enfin déployés sur le terrain. L'Adapei nous traite comme une entreprise. Or, nous, on est dans l'humain. Dans la réalité, avec un public qui en a vraiment besoin."

"On pensait échapper au modèle de l'hôpital qui va de plus en plus mal... Mais on y vient."

Une situation que les familles vivent mal. A l'image de ce père de famille qui a quitté la Creuse pour offrir les meilleurs soins à son enfant autiste. "On s'est rapproché pour la qualité des soins. L'IME est réputé et le personnel dévoué. Aujourd'hui, on est inquiet. On pensait échapper au modèle de l'hôpital qui va de plus en plus mal... Mais on y vient."

Solidaires du mouvement de grève, certains parents commencent pourtant à trouver le temps long. Comme ce papa, qui a dû poser des jours pour veiller sur son petit garçon. "La prise en charge décousue se voit immédiatement sur le comportement des enfants comme les nôtres. Et à notre niveau, un caprice n'a pas les proportions d'un enfant normal. On espère que les choses vont s'améliorer vite. Le personnel mérite vraiment de la reconnaissance."

"Certaines familles ont été prévenues à la dernière minute lundi et ont dû improviser."

Guy mayet (Président de l'Adapei 63)

À l'IME de Vertaizon, la grève perturbe aussi le quotidien des familles. Didier « comprend » que les salariés fassent grève pour dénoncer leurs conditions de travail mais regrette d'être « prévenu au jour le jour ». « On nous a demandé d'aller chercher nos enfants lundi soir, alors qu'ils doivent y rester toute la semaine. Ces chamboulements, ça a aussi des conséquences sur nos enfants », s'inquiète le père de famille.

Du côté de la direction de l'Adapei 63, la colère semble être montée d'un cran. Guy Mayet, le président de l'association n'a pas mâché ses mots : "Les grévistes ne sont pas majoritaires. Vous trouvez normal de ne pas assurer de service minimum auprès de personnes handicapées ? Certaines familles ont été prévenues à la dernière minute lundi et ont dû improviser. Croyez-moi, la situation est déjà bien assez douloureuse pour eux."

Interrogé sur la baisse des effectifs, le chef de file de l'association renvoie la balle aux autorités compétentes en la matière : "Je ne me sens pas responsable de cet état de fait. Les effectifs sont définis par l'ARS et le Conseil départemental. L'Adapei traduit en effectifs les budgets alloués."

Carole Eon-Groslier
(*) Les prénoms ont été changés.

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17 juin 2018

Le calendrier du collectif Autisme Val de Marne - Juin 2018


Mardi 26 juin : Le collectif est reçu par Mme Jeanvoine, vice-présidente au Conseil départemental en charge de la solidarité et l'autonomie des Personnes Handicapées et des Personnes Agées.


Lundi 25 juin : L’école de TED et ses amis, centre expérimental pour enfant autistes, et membre du collectif, reçoit la visite de M. le député Guillaume Gouffier Cha. Il fait parti du groupe de travail sur l'autisme et du groupe handicap-inclusion à l'assemblée nationale.  


Lundi 4 juin : Marilyne Lantrain, membre volontaire (mère) et Conseillère municipale à Bry sur-Marne a interpelé Mme Catherine Procaccia, sénatrice du Val de Marne sur le manque de structures pour les adultes autistes dans le département.  La ville de Bry sur Marne s’est par ailleurs positionnée pour accueillir un Foyer Accueil Médicalisé pour adultes autistes auprès du département. 


Jeudi 7 juin : réunion du Collectif. 14 membres volontaires. Après une lecture collective de la charte, un Plan d'action en direction des élus a été élaboré.


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Vidéo -> Les Tambours Parleurs adaptées de l’école FOLA PERCUSSIONS - journée AIME 77

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"Les Tambours Parleurs" : percussions adaptées de l’école FOLA PERCUSSIONS lors de la journée organisée par l'association AIME 77 à Bussy-Saint-Georges le 16 juin 2018 sur la grande place ...

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Un superbe après-midi avec l'association AIME 77 sur la Grande place de Bussy-Saint-Georges cet après-midi ... !!!

P1070961Voir le site ci-dessous & le contexte ...

IME - ECLAIR / AIME 77 - Page d'accueil de AIME77 Et de l'IME ECLAIR

44, boulevard Antoine Giroust - 77600 Bussy-St-Georges Réservez votre après-midi pour venir assister aux différentes animations et rencontres autour de l'autisme sous le parrainage du chef Guillaume GOMEZ, Meilleur Ouvrier de France et chef du Palais de l'Élysée. En effet, cette journée sera aussi sous le signe de la gastronomie grâce à des démonstrations culinaires et des ateliers de cuisine.

https://aime77.fr

 

Nous y étions naturellement avec Elise qui a beaucoup apprécié ! ... L'occasion de rencontrer de belles personnes, de faire la fête & de s'informer sur l'autisme ... naturellement !

=> Plus de photos ici

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Un rappel du programme:

24 grands chefs réunis pour la bonne cause ! Sur la grande place de Bussy-Saint-Georges en face de l’hôtel MERCURE (RER A 25mn de Nation)
AU PROGRAMME:

DEMONSTRATIONS DE CUISINE

• De 13:15 à 14:10 : Gérard Sallé, Chef étoilé et Romain Schaller, Lauréat de grands concours de cuisine. Démonstration autour du saumon SALMA®
• De 14:10 à 15:15 : Ilham Moudnib, Cheffe pâtissière,
• De 15:45 à 16:20 : David Gomes Mof, poissonnier, Meilleur Ouvrier de France et Foued Kaidouchi écaillé : Préparation de l’huître PERLE BLANCHE® et de la daurade ou bar Bio OSO®
• De 16:20 à 17:00 : Céline DE SOUZA – Bavoir et Tablier – Cheffe de La Maison Maternelle sur France 5

ATELIERS DE CUISINE

• De 13:00 à 14:00: Sylvain Herviaux MOF, Meilleur Ouvrier de France en boulangerie transmet ses connaissances aux apprentis boulangers de Ploufragan mais aussi à travers le monde.
• De 14:30 à 15:30: Jennifer Taieb Chef – TOP CHEF (saison 2014)
• De 16:00 à 17:00: Jérémy Moscovici Top Chef 2015

FILM – CONFERENCE – TABLE RONDE

• De 14:00 à 15:20 : Projection du film de Sophie Robert « Quelque chose en plus » dans le hall de l’hôtel MERCURE MARNE-LA-VALLÉE
• De 17:00 à 18:00 :
• L’association Ado’tistes: «Qu'est-ce que l'autisme ?» Tristan Yvon et Sandra Goulmot échangeront sur le thème de l’autisme, du handicap et de la différence
• Maître Sophie Janois, Avocate spécialisée dans le droit des enfants autistes et leurs familles, auteur du livre « La cause des autistes » ;
• Mme Amandine ROCHEDY, Sociologue. Son travail universitaire apporte des éléments de compréhension sociologique des particularités alimentaires chez les personnes avec autisme. Auteur de la postface du livre « Je cuisine un jour bleu » de Josef SCHOVANEC & Claude CARAT – Préface de Guillaume Gomez II et Michel ROTH, Meilleurs Ouvriers de France.
• De 18:00 à 19:00 :
Table ronde avec Le Dr Diane Fraser, pionnière dans l’autisme, a participé à la création de l’IME ECLAIR, auteur du livre « Comme font les autres enfants » ; Mme Olivia Cattan, journaliste, auteur du livre « D’un monde à l’autre : l’autisme, le combat d’une mère, Présidente de l’association SOS Autisme France ; Le Dr Stéphanie LACOSTE, pédopsychiatre dans le service spécialisé « Autisme » à l’hôpital de Jossigny, Présidente d’Hand-AURA et les représentants de l’association AIME77 dont Mme Liora CRESPIN, fondatrice de l’association AIME 77 et de l’IME ECLAIR et Mme Nathalie DOUSSINEAU, Présidente de l’association AIME 77, Sophie JANOIS, Les Ado’tistes et Amandine ROCHEDY

ANIMATIONS :
• De 13:00 13:30 : « Les Tambours Parleurs » percussions adaptées de l’école FOLA PERCUSSIONS
• De 15:15 à 15:45 : Show de danses sportives par la Cie Skydance Show
• De 17:00 à 17:30 : Démonstration de Hip-hop et de Zumba par l’association POLYDANCE
• De 17:30 à 18:00 : « Les Tambours Parleurs » percussions adaptées de l’école FOLA PERCUSSIONS

STANDS PRÉSENTS SUR LA GRANDE PLACE DURANT TOUTE L’APRÈS-MIDI

Stand AURA77 – Stand Ado’tistes – Stand « arts créatifs » tenu par l’association RESONANCES – Stand maquillage tenu pour les enfants – Stand FOLA PERCUSSIONS adaptées – Stand Art floral, réservé aux personnes avec autisme – Stand de massages de bien être – Stand pour la réalisation d’une fresque par l’artiste PIKANOA

Organisateurs: Eric Ticana Jeremy Vivet et Mercure Marne-La-Vallée Bussy St-Georges

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