27 juillet 2014

Enfant handicapé à domicile, les parents ont besoin d'aide !

article publié sur handicap.fr

Résumé : 9 parents d'enfants handicapés sur 10 disent avoir besoin de plus d'aide à domicile pour venir à bout de leurs parcours du combattant, mettant en cause la difficulté d'accès à la PCH. C'est ce que révèle une récente étude menée par Handéo.
 
Par le 25-07-2014

 

700 parents d'enfants handicapés ont pris la parole à l'occasion d'une enquête « L'aide à domicile auprès d'enfants en situation de handicap », menée par Handéo. Les aides proposées à domicile suffisent-elles à satisfaire leurs besoins ? Le constat est sans appel : mal informés, mal traités, ils se disent fatigués de devoir mener des combats incessants pour faire valoir leurs droits. Ils aspirent à vivre à égalité avec les autres familles et veulent être enfin entendus. Désarroi et colère sont les leitmotivs de cette enquête.

9 parents sur 10 réclament plus d'aides

Certains résultats d'eux-mêmes ! Neuf parents sur dix déclarent avoir davantage besoin d'une aide professionnelle à domicile. Six sur dix assurent que leur enfant handicapé ne peut pas participer à des activités de loisirs. Le manque de moyens financiers est la première raison évoquée pour expliquer leur faible recours à une aide professionnelle dont ils reconnaissent avoir pourtant besoin.

Difficultés d'accès à la PCH

Ils doivent faire face à des obstacles majeurs tout au long de leur parcours : difficultés d'accès à la PCH (prestation de compensation du handicap) liées aux critères d'éligibilité, inadéquation entre leurs besoins et ceux inclus dans la PCH, faible niveau de la PCH au regard des coûts d'une prestation d'aide à domicile adaptée aux spécificités du handicap. Les services d'accompagnement à domicile, y compris l'aide personnelle, y sont mentionnés comme une solution possible, notamment pour les enfants.

Handéo, créé en 2007 par des associations

Les membres fondateurs de Handéo mettent à profit les conclusions de cette étude pour lancer un appel : que la parole des parents d'enfants handicapés soit entendue. Cela nécessite une réponse rapide pour adapter la PCH à leurs besoins. Rappelons que Handéo a été créé en 2007 sous l'impulsion de fédérations, associations et unions nationales du handicap avec l'objectif de favoriser le développement de réponses adaptées, compétentes et innovantes en matière d'accompagnement à domicile des personnes en situation de handicap. L'étude "Services à la personne : quels coûts?" publiée en octobre 2013 sur la base de données 2012, estime que la fourchette basse se situait entre 22,40 et 24,40 € par heure d'intervention en semaine.

Une baisse des cotisations sociales

Alors que le secteur de l'emploi à domicile a poursuivi sa baisse au premier trimestre 2014, l'Assemblée nationale a voté, le 21 juillet 2014, une réduction de cotisations sociales, mais qui ne sera certainement pas suffisante pour renverser cette tendance (lire article complet ci-dessous). Cette réduction sera doublée et portée de 0,75 euro à 1,50 euro par heure déclarée dès le 1er septembre 2014 pour les salariés employés pour des services destinés aux personnes handicapées.

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Thierry Redler "Les Filles d'à côté" dans un état très critique

Créé : 24-07-2014 16:02

DRAME – L'acteur, qui jouait Marc dans la série AB des années 1990, a été retrouvé inconscient, par un de ses enfants, à bord de son bateau amarré dans le port de Le Rochelle. Transporté à l'hôpital, il serait entre la vie et la mort, selon ''Sud Ouest''.


Thierry Redler, Marc dans ''Les Filles d'à côté''.
Thierry Redler, Marc dans ''Les Filles d'à côté''. Photo : Sipa

Selon Sud Ouest, Thierry Redler a été retrouvé inconscient ce jeudi vers midi. C'est un de ses enfants qui a découvert l'acteur inanimé à bord du bateau sur lequel il vivait dans le port de La Rochelle. Le quotidien a précisé que le comédien avait été transporté à l'hôpital de la ville dans un état très critique

Bipolaire et autiste

Dans une interview accordée à France Dimanche il y a un an, Thierry Redler avait expliqué avoir été diagnostiqué bipolaire puis autiste Apserger. Il avait raconté avoir beaucoup de difficultés à éprouver des émotions et à nouer des liens. Le comédien avait également avoué avoir déjà fait deux tentatives de suicide et un séjour à l'hôpital psychiatrique parisien Saint-Anne.

L'acteur, âgé de 56 ans, s'est fait connaître du grand public dans les années 1990 grâce à son rôle dans la série AB ''Les Filles d'à côté'', diffusée sur TF1. Il y incarnait le personnage de Marc, le looser qui squatte l'appartement de son ami Daniel. Il a également joué dans la suite de cette fiction baptisée ''Les Nouvelles filles d'à côté''. Depuis, il avait tournée dans plusieurs séries et téléfilms dont ''La Traversée du phare'' ou ''Les Inséparables'' qu'il avait également réalisés.

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26 juillet 2014

Autiste, Julien a relevé le défi du bac

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 15/07/2014 à 07:33

Foix (09) - Réussite

Julien et sa sœur Pauline qui l'a soutenu durant toutes ces années. /Photo DDM, Véronique Delamarche.

Julien et sa sœur Pauline qui l'a soutenu durant toutes ces années. /Photo DDM, Véronique Delamarche.

Le jeune homme, atteint de l'autisme d' Asperger, à force de patience et de courage, a décroché son bac à la dernière session. Julien Spadotti peut désormais réaliser l'un de ses rêves : à la rentrée, il attaque une formation en BTS Tourisme, à Foix.

La joie de Julien Spadotti est immense. Accompagné de sa sœur Pauline, de ses parents Brigitte et Pierre, de sa cousine Hervelyne et de son AVS Béatrice, il consulte les résultats du Bac, et recueille la preuve tangible que les efforts qu'il a fournis durant tant d'années ont payé. Julien est reçu ! Scène ordinaire pour certains, histoire extraordinaire pour tous ceux qui connaissent Julien et sa famille. En effet, notre jeune bachelier est autiste Asperger. Après un parcours scolaire émaillé de nombreuses épreuves, malheureusement communes à la majorité d'enfants porteurs de handicaps, Julien est déscolarisé en 2008. Des enseignants de l'AEEMA interviennent bénévolement à la maison pour permettre à l'adolescent de conserver un excellent niveau scolaire. En 2010, dans le but de le resocialiser en douceur, Julien intègre une petite classe de terminale L au Lycée de Mirepoix.

Le soutien indéfectible de ses proches

L'année suivante, il incorpore une première L et passe les épreuves anticipées du Bac. Durant l'année scolaire 2012-2013, retour en terminale où il valide l'histoire-géographie, la littérature et le sport. Enfin cette année, il se présente aux épreuves de philosophie, d'italien, d'anglais et d'espagnol. Durant toutes ces années, Julien peut compter sur le soutien indéfectible de ses camarades. Un cursus atypique pour ce jeune homme pugnace, mais souffrant d'un très gros stress permanent, de nombreuses phobies, d'une sensibilité excessive au bruit et d'un besoin permanent d'être rassuré. Un contexte très déstabilisant qu'il réussit à surmonter grâce à la présence rassurante de son AVS, Béatrice, une personne généreuse, solide et pleine de bon sens. Si la réussite de Julien est un événement pour Pauline, Thibault et Renaud qui ont accompagné leur frère durant toutes ces années de difficultés et de chagrin, c'est aussi un message d'espoir que ses parents veulent faire passer aux autres familles, afin qu'elles continuent à se battre malgré les épreuves. Pour Julien c'est le sésame pour intégrer en septembre prochain le lycée de Foix en BTS tourisme.


Hommage à son instituteur

«La réussite de Julien a pour beaucoup dépendu des qualités remarquables d'un enseignant, qui l'a intégré au sein de son école durant tout le primaire.Grâce à Laurent, ses qualités de cœur et d'enseignant remarquables, Julien est resté dans un cursus scolaire classique et a pu évoluer avec des camarades de son âge. Je rappelle qu'il est important pour nos enfants porteurs de pathologies telles que l'autisme, lorsque c'est possible, d'évoluer dans de structures scolaires classiques pour les aider à progressivement, et à intégrer les codes sociaux indispensables à toute vie d'adulte», souligne Brigitte, la maman de Julien.

Véronique Delamarche

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24 juillet 2014

LA LENDEMAINE : Un foyer d'Accueil Médicalisé au coeur d'un espace de vie écologique, artisanal et artistique

voir le site

 

logo d'ensemble

La ferme de La Lendemaine accueille depuis juin 2013 en foyer d’accueil médicalisé (FAM) 24 adultes avec autisme et troubles apparentés (TSA), originaires de l’Essonne et de Paris.

Elle est située aux Molières, au Nord-Est de l’Essonne, sur un terrain dont une partie constitue l’espace privatif des résidents, et une partie est conçue pour développer des activités partagées avec les habitants, artisans et artistes des environs.

Ainsi les résidents mènent une vie active d’adultes au travail, en bénéficiant d’une «micro-formation professionnelle » pour toutes les tâches de la ferme et de l’artisanat. Ils sont aussi responsables de l’entretien de leur maison, avec toute l’assistance nécessaire. Les accompagnants, recrutés pour leurs compétences techniques dans ces différents domaines, sont formés à l’autisme.

Le projet est structuré selon 3 axes :

- Un axe écologique : Depuis le début le projet a été construit en associant des experts en biodiversité, avec qui a été conçu l’aménagement naturel de la ferme. Les bâtiments sont construits en haute qualité environnementale, avec un système de chauffage géothermique, de pompes à chaleur et de sondes verticales dans le sol.

- Un axe expérimental : L’équipe de l’association gestionnaire du FAM, SAUGE, est composée de professionnels spécialistes de l’autisme, de parents et d’amis experts. L’association a construit le projet d’établissement à partir de ses exigences éthiques, en visitant, en écoutant des praticiens, en recomposant des potentiels dispersés.

- Un axe scientifique et médical : Le travail de l’équipe sera nourri par des échanges avec des chercheurs, notamment de l’université Paris Sud. En effet, si nous disposons de méthodes pédagogiques spécifiques à l’autisme qui déjà améliorent l’autonomie et la qualité de vie des personnes, nous sommes très loin de comprendre tous les mécanismes sous-jacents à ce trouble neuro-développemental et de savoir véritablement y remédier.

La plantation du premier arbre a eu lieu le 9 juillet 2012 en présence notamment de Marie- Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, officialisant le lancement du chantier de construction de l’établissement.

Plantation du premier arbre 13.07.12

Le chantier a abouti près d’une année après, en mai 2013, permettant l’accueil des premiers résidents à partir de fin juin 2013.

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09 juillet 2014

Une course contre l'autisme

Publié le 08/07/2014 à 06h00 par

Une course contre l’autisme

Gwen Le Ny est engagé dans un très grand marathon pour aider les enfants autistes. © Photo

Photo DR

Il va parcourir 745 km, du 13 au 28 juillet, dans le seul objectif de sensibiliser le grand public à la scolarisation des enfants autistes en milieu ordinaire. Gwen Le Ny est CPE dans le Finistère. Il a débuté son parcours professionnel avec l'accueil d'un élève atteint du syndrome d'Asperger, qui poursuit désormais son cursus en BTS informatique. Le collège et lycée Saint-Sébastien de Landerneau accueille aujourd'hui une douzaine d'enfants autistes, scolarisés avec les autres élèves.

Aussi passionné de course à pied que motivé par la nécessité de scolariser ces enfants, Gwen Le Ny s'est engagé dans ce grand marathon. À ses côtés, l'association bretonne Asperansa, rejointe par l'association béarnaise TED et TSA vont à l'école. Cette association milite sur le territoire depuis plusieurs années pour la scolarisation d'enfants autistes dans les écoles, les collèges et les lycées et accompagnera, à la rentrée, la scolarisation de 12 de ces enfants. Gwen Le Ny est attendu le 16 juillet à Nay, au cours de sa 4e étape de 52 km entre Arette et Bruges. Entre 16 heures et 19 heures, un stand permettra de mieux connaître les actions et les projets en faveur de ces jeunes.

Un arrêt à Nay

Le coureur devrait arriver place du Marcadieu, vers 17 heures, pour parler de son expérience de plusieurs années dans l'accueil d'enfants autistes dans son établissement, avant de parcourir les derniers kilomètres qui le séparent de son arrivée du jour, à Bruges.

Les plus sportifs ont la possibilité de marcher ou de courir à côté de lui sur la distance et la durée de leur choix (1).

Mireille Caillé

(1) Un appel au 06 98 70 66 20 ou 06 86 99 78 25 permet d'avoir sa position sur le trajet.

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Handicap : "J'en fais quoi de mon fils ? Je le range dans un placard ?"

Marie PIQUEMAL 9 juillet 2014 à 07:52 (Mis à jour : 9 juillet 2014 à 11:10)

Elias et sa mère, dans leur quartier à Sevran (Seine-Saint-Denis)Elias et sa mère, dans leur quartier à Sevran (Seine-Saint-Denis) (Photo Martin Colombet )

RETOUR SUR

Les parents d'Elias, ce jeune autiste dont «Libé» a raconté l'histoire, sont toujours sans solution. Ils ont gagné en justice mais la décision n'est pas appliquée.

Jusqu’où devront-ils aller ? Comment faire pour que la République française respecte les droits de ses citoyens ? Les parents d’Elias Hamdaoui, cet adolescent autiste dont Libération avait raconté l’histoire, se débattent toujours pour trouver un établissement adapté.

Sur le même sujet
  • Récit

    Un lieu de vie, la quête sans fin d’Elias, autiste

    Par Marie Piquemal

Il y a six mois, la justice leur a pourtant donné raison : le tribunal administratif a reconnu que l’absence de solution de la part des autorités était une atteinte grave aux droits élémentaires d’Elias et de ses parents. Le juge avait alors enjoint aux services de l’Etat d’agir dans un délai de trois mois. C’était le 13 décembre 2013. Depuis, aucune solution pérenne n’a été trouvée. Ecœurée, la famille vient d’intenter une nouvelle action devant les tribunaux. Interrogé, le ministère assure «suivre de près ce dossier». Elias fait partie des quinze cas identifiés comme critiques par les services de l’Etat, selon le décompte publié ce mercredi. Retour sur une histoire pas si isolée.

«On fait quoi maintenant ? Une prise d’otage ?»

Elias est un grand garçon. A 15 ans, il chausse du 49, mesure 1,95 m et pèse 140 kg. Jusqu’ici, il se rendait chaque jour à l’institut médical éducatif (IME) du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, destiné en principe aux enfants entre 6 et 12 ans. «Ça fait bien longtemps que cette structure n’est plus adaptée pour Elias. Il est en totale régression, bourré de médicaments pour rester tranquille», se désole le père, Driss Hamdaoui.

Le directeur de l’établissement a prévenu à plusieurs reprises : Elias doit partir, il sera mis à la porte le cas échéant. Le père se démène pour trouver une place dans un établissement adapté depuis février 2012. Refus sur refus. Il a pourtant tout essayé. Des lettres recommandées en pagaille, des coups de fil acharnés aux autorités… Jusqu’à saisir la justice, en décembre dernier, dans les pas d’Amélie Loquet. En octobre 2013, les parents de cette jeune femme lourdement handicapée avaient obtenu la condamnation de l’Etat à trouver d’urgence une solution. La pression médiatique aidant, les autorités avaient fini par dégoter une structure pour l’accueillir. (1)

Elias n’a pas eu cette chance. En décembre dernier, le juge administratif a certes donné raison aux parents, estimant que l’absence de solution mettait en danger sa sécurité et celle de sa famille. Les services de l’Etat avaient jusqu’au mois de mars pour se retourner. «Sauf que le délai de trois mois s’est écoulé, et rien ne s’est passé. Nada. Aucune solution», répète Driss Hamdaoui.

Il a pourtant «failli y croire». Une semaine avant l’ultimatum fixé par le directeur de l’IME, il participe à un débat sur l’autisme et rencontre la ministre de l’époque, Marie-Arlette Carlotti. «Je l’ai interpellée un peu sèchement, je n’avais plus rien à perdre de toute façon.» Le soir même, coup de fil du cabinet de la ministre. «On va s’occuper de votre cas.» Driss et sa femme croisent les doigts. Ils sont convoqués la semaine suivante à l’Agence régionale de santé… Et là, s’entendent dire pour la énième fois : «En fait, nous n’avons pas de solution pour l’instant. Allez en Belgique. Ou sinon, attendez 2015 peut-être, des créations de places sont prévues.» Il explose, et leur répond : «J’en fais quoi de mon fils ? Je le range dans un placard pendant huit mois ?»

Pour le calmer, une rallonge financière est accordée à l’IME du Blanc-Mesnil, Elias est pris en charge trois mois de plus, jusqu’au 13 juillet. Nous y sommes. «Et maintenant ? Dites-moi, que doit-on faire pour que l’Etat assume ses responsabilités ? Une prise d’otage ? », dit-il, en appelant Libé. Interrogé, le ministère assure que «ce dossier est particulièrement suivi par le cabinet de la ministre», et dit savoir que «M. Hamdaoui doit rencontrer le directeur de l’IME ce mercredi matin.»

Une décision de justice aux oubliettes

Déterminé, Driss Hamdaoui vient de saisir à nouveau la justice. Après le référé-liberté de décembre dernier, il tente cette fois le référé-provision. «Là, l’idée c’est de demander de l’argent, en se disant que ça va peut-être les pousser à bouger», détaille maître Felissi, en charge du dossier. Mais comment expliquer que l’ordonnance du juge rendue en décembre ne soit pas respectée ? «Parce que tout le monde s’en fiche ! Dans notre pays, des décisions de justice ne sont pas appliquées et personne ne s’en émeut», répond-il, excédé.

«C’est comme la décision de renvoyer Elias de l’établissement à compter du 13 juillet. Sur le plan du droit, aucun directeur ne peut virer un enfant sans alternative derrière ! Cela va à l’encontre du principe général de continuité de prise en charge.» Pourtant, les cas d’enfants ou d’adultes qui pour une raison ou une autre, se retrouvent expulsés quasiment du jour au lendemain de leur structure sont nombreux. Maître Felissi collectionne les affaires depuis vingt ans. Très impliqué dans la défense des personnes handicapées, il avait notamment défendu le cas d’Amélie Loquet. «Je continuerai, prévient-il. Si à la rentrée, Elias n’a pas de place, on ira au pénal pour mise en danger de la vie d’autrui.» La sienne et celle de ses parents.

Combien de cas comme Elias ?

A l’automne dernier, l’affaire Amélie Loquet avait nourri des espoirs. Des familles, esseulées et sans solution pour leur proche, avaient retrouvé un peu confiance. La condamnation de l’Etat semblait avoir secoué les autorités. Carlotti, la ministre de l’époque, avait annoncé un «plan» pour les «cas d’urgence». «Il faut que cette histoire aide les autres derrière elle. Amélie aura été utile», avait-elle dit dans l’émotion.

Neuf mois après, quel bilan ? Ce mercredi matin, les premiers chiffres vont être rendus public. Entre novembre et mai, 70 dossiers sont «remontés dans la cellule de crise mise en place», indique le ministère. Dans le lot, quinze ont été identifiés comme «critiques» : dix ont nécessité l’intervention de l’Etat et ont été résolus, et cinq sont «en voie de l’être». De son côté, l’Unapei, association de défense des personnes handicapées mentales et également gestionnaire d’établissements, indique que sur les dix dossiers urgents qu’elle a transmis, quatre ont obtenu une réponse. 

 

(1) Depuis, Amélie Loquet a été envoyée dans un établissement dans le Périgord, obligeant sa famille installée dans la région parisienne à déménager, indique l’Unapei.

Marie PIQUEMAL

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08 juillet 2014

Congrès d'Autisme France le 6 décembre 2014 au Palais des Congrès de Paris

 

Congrès d'Autisme France 2014

Chercher, inventer, innover c'est possible

 

 

           Palais des Congrès de Paris
           Amphithéâtre Bleu (800 places)
           6 décembre 2014

   
Alors que le plan autisme 3 se met progressivement en place, les attentes des familles et des professionnels qui s’investissent auprès de nos enfants et adultes sont toujours aussi grandes. Les formations spécifiques conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé ne sont toujours pas majoritaires et les pratiques professionnelles restent très loin de la qualité requise. Les aidants trop souvent épuisés n’ont pas encore suffisamment de relais,  la scolarisation effective de  nos enfants reste encore largement théorique en l’absence d’appuis éducatifs et pédagogiques suffisants.
 

Ce congrès, comme les précédents, nous permettra de mettre en avant les avancées éducatives, pédagogiques, scientifiques qui répondent aux besoins de nos enfants et adultes et de :

  • Mettre l’accent sur la recherche au service de l’amélioration de la vie quotidienne.
  • Répondre aux besoins légitimes des adultes avec autisme qui continuent à trop souffrir du retard de la France, en mettant en œuvre la qualité de vie et l’éthique nécessaires.
  • Développer des outils spécifiques pour répondre à l’ensemble des besoins éducatifs et pédagogiques des élèves.
  • Intervenir concrètement pour limiter les troubles associés à l’autisme.
  • Remplacer les logiques de places et de filières par des logiques de parcours adaptés aux choix et besoins des personnes concernées.

Programme détaillé

Renseignements complémentaires

 

Pour s'inscrire :

Bulletin d'inscription à télécharger pour un paiement par chèque ou virement, à nous retourner accompagné de son règlement à Autisme France - 1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE.

Paiement en ligne sécurisé par Carte Bancaire
 

 

Renseignements : Tél. 04 93 46 01 77 -  email :  autisme.france@wanadoo.fr

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06 juillet 2014

Une classe pour enfants autistes à la maternelle Bourgchevreuil

Cette classe accueillera sept enfants de trois ans. Elle ouvrira à la rentrée prochaine. Cesson-Sévigné a été choisie par l'inspection d'académie, pour sa proximité avec l'hôpital spécialisé Guillaume-Régnier.

L'initiative

Le troisième « plan autiste » a été présenté le 3 mai 2013 par Marie-Arlette Carlotti, alors ministre chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. Il prévoyait, dans chaque académie, la création, à la rentrée 2014, d'une unité d'enseignement pour enfants autistes.

Le 21 mars, l'inspection d'académie a sollicité la ville de Cesson, pour mettre à disposition des locaux dans l'une de ses écoles maternelles.

Le projet ? Accueillir sept enfants âgés de trois ans, atteints de troubles d'autisme. Le premier choix de l'académie s'était porté sur Brest. Puis s'est finalement fixé sur Cesson, « considérant la proximité entre l'hôpital Guillaume-Régnier et la commune », explique Solenne Guézénec, adjointe à la vie scolaire.

La nouvelle municipalité a, bien sûr, accepté d'accueillir cette classe. Restait à choisir l'école. « La fermeture conditionnelle d'une classe à la rentrée 2014 ayant été décidée, le choix s'est porté vers l'école maternelle de Bourgchevreuil », poursuit l'élue. Des réunions d'information ont eu lieu en juin auprès des parents d'élèves et du personnel communal.

Rentrée le 15 septembre

Comment cela va-t-il se passer concrètement ? Aux alentours du 15 septembre, « la classe, délocalisée, s'installera dans un lieu qui bénéficie d'une cour de séparation séparée, dans un premier temps, d'une superficie suffisante pour établir plusieurs lieux de vie : pour la classe, le repos, etc. ».

En terme d'horaires, l'organisation sera identique à celle des autres enfants, soit vingt-quatre heures d'enseignement par semaine. Les enfants arriveront à l'école en taxi et déjeuneront soit dans leur unité, soit au restaurant scolaire de Bourgchevreuil.

La classe sera adossée au Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) Mille sabords, du centre hospitalier Guillaume-Régnier. « L'Éducation nationale a recruté un enseignant spécialisé, qui suivra une formation au mois d'août. »

Les familles concernéesdoivent remplir un dossier unique à l'espace citoyen. Les enfants ne fréquenteront pas la garderie. A court terme, il n'est pas prévu qu'ils participent aux temps d'activités périscolaires. « Toutefois, en fonction des progrès constatés, précise Solenne Guézénec, des expérimentations d'intégration avec les autres enfants pourront être effectuées, toujours sous la responsabilité du personnel du Sessad. »

Côté financement, le budget annuel de fonctionnement de cette unité est de 280 000 €. Cette enveloppe, qui n'est pas à la charge de la Ville, intègre les frais de personnel, les fournitures scolaires, administratives, le mobilier, etc.

Les travaux d'installation de la classe seront réalisés cet été. Les frais engagés seront remboursés par le Sessad à la commune. La convention entre les deux parties a été signée pour une durée de trois ans, renouvelables. Elle a été adoptée à l'unanimité au conseil municipal, mercredi soir.

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04 juillet 2014

François Hollande : "le handicap doit toujours être traité au plus haut niveau"

article publié sur Vivre FM

Mercredi 02 Juillet 2014 - 18h46

Elysée

Le Président de la République a reçu ce mercredi 2 juillet les représentants des associations du secteur du handicap en présence de parlementaires et de la Secrétaire d'État Ségolène Neuville. L'objectif : préparer la Conférence Nationale du handicap qui doit se tenir à la fin de l'année.

Quatorze associations étaient reçues à l'Élysée mercredi 2 juillet - Crédit Photo : Grégoire Molle
Quatorze associations étaient reçues à l'Élysée mercredi 2 juillet - Crédit Photo : Grégoire Molle

Accessibilité, jeunesse, emploi, accès au soin, ressources des personnes handicapées, cinq thèmes à l’ordre du jour de la réunion avec François Hollande ce mercredi après-midi à l'Élysée. Le Président voulait entendre ce que les associations avaient à lui dire sur la question du handicap. Quatorze associations (1) étaient autour de la table ainsi que trois parlementaires (2). Le but de cette réunion n'était pas de faire des grandes annonces, mais de prendre le pouls du secteur du handicap au moment où les délais accordés pour l'accessibilité et les restrictions budgétaires sur les allocations sèment le doute sur la volonté du gouvernement de faire du handicap une priorité.

"Fixer des calendriers réalistes"

Sur la question de l'accessibilité, François Hollande soutient la position du gouvernement et affirme qu'il vaut mieux "fixer des calendriers réalistes plutôt que de susciter des frustrations". Mais François Hollande a rappelé à la secrétaire générale en charge des personnes handicapées qu'il ne fallait pas de délais trop longs. "Pas dix ans de plus" a réaffirmé le Président.

Alors que le président de l'Association des Paralysés de France (APF) rappelait le désarroi des personnes handicapées qui vivent avec des niveaux de ressources très faibles, le président a expliqué que le nombre d'allocataires avait fortement augmenté. S'agissant de la prestation de compensation du handicap, François Hollande a ainsi résumé :"de plus en plus de ressources allouées, et de plus en plus de précarité".

Il a rappelé qu'il fallait permettre davantage le cumul des allocations avec les revenus du travail de façon à ne pas décourager les personnes qui reprennent progressivement un emploi. "C'est difficile pour l'emploi de tous, c'est encore plus difficile pour l'emploi des personnes handicapées" a résumé le Président de la République.

Concernant l’école, François Holande veut renforcer la formation des enseignants et se félicite de la mesure prise récemment par Benoit Hamon : dans un décret publié le 27 juin, le ministre de l'Education annonce que les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) pourront être embauchés en Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

La question des ressources au menu de la conférence nationale en décembre

La conférence nationale du handicap (CNH) prévue en décembre reprendra les cinq thèmes abordés aujourd’hui y compris celui des ressources. Le dossier épineux des allocations sera bien sur la table en fin d’année. Le gouvernement avait d’abord voulu écarter ce sujet, jugé trop risqué dans le contexte budgétaire actuel. François Hollande a demandé à la Secrétaire d’État Ségolène Neuville d’inscrire ce thème au programme de la CNH, tout en précisant qu’il s’agirait plutôt de dresser un état des lieux que de s'engager. En outre la conférence nationale du handicap se déclinera en conférences régionales. 

 

(1) APF, UNAPEI, APAJH,,ADAPT, UNISDA, FFDYS, FNATH, CFPSAA, FFAIMC, UNAFAM, AIRE, GIHP, Autisme France, CLAPEAHA

(2) Les députées Martine Carrillon Couvreur, Martine Pinville et la sénatrice Claire Lise Campion.

Grégoire Molle

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03 juillet 2014

Les hôpitaux de jour, les CMP et la psychanalyse

Ne faites pas la même erreur que moi.......

Par le collectif   ... 

Ce terme politiquement correct désigne des hopitaux psychiatriques pour enfants où ils sont admis en journées. Ici on accueille en principe les enfants autistes les plus gravement atteints. Les « soins » qu'ils y reçoivent sont basés sur les théories psychodynamiques, inspirées des thèses de psychanalystes tels que Freud, Lacan, Tustin, Bettelheim, Klein ou Mannoni. Il s’agit de « guérir » le psychisme de l’enfant qu’on suppose malade. On va donc tenter d’agir sur l’évolution « dynamique » du psychisme dans son environnement (notamment familial et social) ; le travail est centré essentiellement sur «la relation à l'autre», à travers des activités dites d’échange (autocollant, dessin, ateliers de théâtre, psycho-drame, contes) et malheureusement aussi à l’aide de thérapies dites « corporelles ». Ainsi l’atelier « pataugeoire », qui consiste à mettre un enfant en maillot de bain dans une petite baignoire, où deux voire trois «thérapeutes» observent et interprètent son comportement dans l'eau : se touche-t’il les parties intimes ou non, quels sont ses gestes, ses expressions, et on en tire des conclusions savantes sur son psychisme. Il importe « d’accueillir toutes les productions de l’enfant quelles qu’elles soient », ainsi on en dira rien à un enfant qui défèquera dans la pataugeoire (au contraire cette « production » sera prise en compte dans l’analyse). Dans le cadre de cet exemple, le revers est que l’enfant pourra en déduire qu’il est normal et acceptable de déféquer en public, ce qui n’ira pas dans le sens d’aider son intégration sociale.

Pire encore est le «
packing », destiné en principe aux enfants présentant « des troubles graves du comportement » (crises aiguës, auto-mutilation). Cette « thérapie » consiste à déshabiller l’enfant et une fois presque nu, l’emmailloter bien serré dans des draps mouillés préalablement placés au réfrigérateur à une température d’environ 10°C. Seul le visage est libre afin d’empêcher la suffocation. L'objectif est de générer un choc thermique et ainsi de permettre de « recréer le moi-peau psychique » censément défaillant chez ces enfants. Évidemment ce "traitement" n'a pas été validé par l'Organisation mondiale de la Santé, aucune étude scientifique n’a encore été menée à bien (l'unique étude en cours depuis 3 ans est menée par ceux-là mêmes qui ont introduit la pratique en France et qui la propagent aujourd'hui). Malgré cela, le packing est couramment pratiqué dans de nombreux hopitaux de jour et instituts spécialisés qui s'occupent d'enfants autistes, sans supervision et sans méthodologie claire. Les associations de parents s’en sont plaint plusieurs fois auprès du ministère de la Santé,sans résultat, le packing ayant été jugé « sans danger pour la santé » sans que les questions d’éthique et de possibilité de maltraitance aient été examinées.

D’une manière générale, bien que les hôpitaux de jour soient financés par la Sécurité Sociale, la plupart mettent en œuvre des prises en charge sur lesquelles il n’existe que très peu d’études d’efficacité. Face à la levée de bouclier des associations de familles, les hôpitaux de jour et centres spécialisés ont trouvé la parade : l’approche dite « intégrative » se targuant d’intégrer les approches comportementales ayant fait leurs preuves partout dans le monde . En réalité l’apport cognitivo comportemental se réduit bien souvent à peau de chagrin , pour la forme: quelques pictogrammes et quelques ateliers individuels de quelques minutes par semaine, et seulement si l’enfant est bien disposé. La plupart du temps il est très difficile aux familles des enfants qui y sont pris en charge de savoir exactement quelles activités sont menées avec leurs enfants, dans quels buts et pour quels résultats. Il est fréquent que de par leur formation psychanalytique, les professionnels de ces centres voient dans les difficultés de l’enfant un symptôme d’un trouble relationnel entre l’enfant et ses parents, ce qui les conduit à privilégier une psychothérapie psychanalytique sur toute la famille plutôt que de réellement stimuler l'enfant autiste. Parce qu'il y a peu (ou pas) de supervision réelle sur le terrain par le Ministère de la Santé ou par les Agences Régionales de Santé, ces équipes font en réalité ce qu'elles veulent.

Il est donc conseillé aux parents de ne jamais se précipiter vers ce type de structures. Il faut demander à aller voir, être reçu par l'équipe, que l'on explique le contenu et les buts de la prise en charge. Celle-ci correspond-elle aux bonnes pratiques internationales, avec ABA, TEACCH, PECS, orthophonie ? Ou bien est-elle d'inspiration psychanalytique, auquel cas mieux vaut aller voir ailleurs ? La prise en charge est-elle basée sur une évaluation régulière des compétences de l'enfant ? Le programme éducatif est-il élaboré avec consultation et participation active des parents ? Telles sont les bonnes questions à poser avant de décider de confier son enfant à une telle structure.

Les autres centres type CMP, CMPP, CATTP ont des statuts parfois différents mais travaillent souvent dans une optique similaire, il faut donc appliquer la même démarche prudente. Attention à ne pas se laisser endormir ou berner par des discours consensuels du type "ici nous n'avons pas d'a-priori, nous mélangeons toutes les approches", c'est un faux-nez pour dissimuler des pratiques psychanalytiques obsolètes sous un vernis éducatif bien mince dans les faits.

Il faut aussi garder en tête qu'un CMP, un CATTP ou un hopital de jour est avant tout une structure hospitalière psychiatrique et que de ce fait le médecin psychiatre a tout pouvoir une fois qu'on lui a confié l'enfant. Les parents qui changeraient d'avis peuvent risquer un signalement aux services sociaux pour défaut de soins; c'est arrivé et cela arrive encore aujourd'hui. Le constat général des familles d'autistes, c'est qu'il est facile d'entrer dans un hopital de jour, mais beaucoup plus difficile d'en sortir.

La "psychophanie" ou "communication facilitée"(ne pas confondre avec les outils tels que Pecs ou  macaton).

Il s'agit d'une technique disqualifiée par plusieurs études scientifiques sérieuses mais que beaucoup de psychanalystes essaient de remettre au gout du jour. Vous trouverez sur ce site (pseudo-science.org un article fort interessant démasquant la "communication facilitée".

  lien de l'article   linkhttp://www.egalited.org/PsyKK.html

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