01 octobre 2017

Les œuvres de jeunes artistes ayant une déficience intellectuelle au Musée des beaux-arts

article publié sur radio-canada

Publié le dimanche 4 juin 2017 | Mis à jour le lundi 5 juin 2017

Un groupe de jeunes de l’école Irénée-Lussier
Un groupe de jeunes de l’école Irénée-Lussier    Photo : Fondation Les Petits Rois

Les élèves de l'école spécialisée Irénée-Lussier exposeront leurs créations, inspirées par la métropole, au Musée des beaux-arts de Montréal dès cet automne dans le cadre du 375e de Montréal. Ce vernissage sera l'aboutissement d'une activité décrite comme unique en son genre.

Un texte de Marie-France Bélanger

« Wow! » s’exclame un jeune en regardant une œuvre dans la section art actuel du musée. C’est le début de la visite pour 18 élèves de 12 à 21 ans de cette école de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui accueille une clientèle souffrant de déficience intellectuelle moyenne, sévère ou profonde.

Le petit groupe déambule calmement dans le musée, bavarde un peu, découvre les œuvres choisies et s’exclame par moment à leur contact.

« J’adore voir leurs réactions. Ils réagissent même à l’architecture. Ça me rend encore plus convaincue [que le projet] est porteur de sens », souligne Louise Giroux, responsable des programmes éducatifs au musée.

Des élèves de l'école spécialisée Irénée-Lussier créent leurs oeuvres au Musée des beaux-arts de Montréal. Des élèves de l'école spécialisée Irénée-Lussier créent leurs oeuvres au Musée des beaux-arts de Montréal.   Photo : Fondation Les Petits Rois

Par la suite, dans un local du musée, stimulés par ce qu'ils ont vu, ils créent leurs propres œuvres, qu'ils pourront ensuite terminer à l'école. Au menu aujourd'hui : peinture, découpage et collage inspirés de l’artiste Jean-Michel Basquiat.

Ces élèves sont venus au musée à 11 reprises au cours de l’année scolaire pour contempler et créer, comme c’est le cas aujourd’hui. Le modus operandi est toujours le même : coup d’oeil à des œuvres sélectionnées pendant une vingtaine de minutes, pause dîner, puis création artistique dirigée. Au total, ils sont 200 à avoir participé à cette activité depuis ses débuts, il y a deux ans.

Vânia Aguiar et son fils Henri-Louis Vânia Aguiar et son fils Henri-Louis Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

C’est Vânia Aguiar, maman de Henri-Louis, 21 ans, inscrit à Irénée-Lussier, qui est à l’origine de ce projet. Sa fondation, baptisée « Les Petits Rois », contribue à son financement.

En créant cette fondation, je tenais à ce que ces jeunes soient visibles. On n’est plus dans le siècle passé. Il faut être capable d’accepter la différence dans un environnement public.

Vânia Aguiar

Elle voulait aussi permettre aux élèves de l’école d’intégrer l’art dans leur vie. « La plupart d’entre eux ne parlent pas. L’art est un grand moyen d’expression », dit-elle.

L’enseignante d’arts plastiques Catherine Girard constate les effets bénéfiques de l’activité pour ses élèves, qui sont maintenant plus intéressés par la chose artistique. « Il n’y a pas de mauvaises réponses ici quand on regarde une œuvre. Ils sont toujours bons en arts plastiques. C’est stimulant », dit-elle.

Ces sorties au musée, ajoute-t-elle, favorisent aussi la socialisation des élèves. « Ils se tiennent les mains pour ne pas toucher aux toiles. On dirait que le musée fait partie de leurs habitudes. C’est ça qui est beau à voir », précise Louise Giroux avec émotion.

Louise Giroux, responsable du programme éducatif au Musée des beaux-arts et Catherine Girard, enseignant d’arts plastiques à l’école Irénée-Lussier Louise Giroux, responsable du programme éducatif au Musée des beaux-arts et Catherine Girard, enseignant d’arts plastiques à l’école Irénée-Lussier Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

Louise Giroux, responsable des programmes éducatifs et mieux-être au Musée des beaux-arts de Montréal, ne connaît pas d’autres projets d’une telle nature et d'une telle envergure dans d’autres musées de la province. Pour le musée, le défi a été d’être à l’écoute des jeunes, d’observer et d’y aller petit à petit, sans rien bousculer, et de ralentir la cadence. Elle est fascinée par le degré de complexité de certaines œuvres que les jeunes sont parvenus à réaliser. « Je me dis, ils ont fait ça eux. Wow! Ils m’épatent chaque fois », dit-elle.

Des dizaines d’œuvres réalisées par les élèves de l’école Irénée-Lussier dans le cadre de ce projet seront présentées cet automne au Musée des beaux-arts de Montréal. Ces créations ont pour thème la ville de Montréal, qui fête cette année son 375e anniversaire. Les élèves passeront donc du statut de visiteurs à celui d'exposants.

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30 septembre 2017

Rions avec Philippe CROIZON !

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28 septembre 2017

La prise en charge des enfants différents en France: témoignages

La prise en charge des enfants différents en France: témoignages - Ramus méninges

Depuis 5 ans que j'écris des articles sur le sujet, j'ai reçu quantité de témoignages de parents décrivant le parcours long et douloureux de leur enfant: difficultés à obtenir un diagnostic, diagnostics fantaisistes, mise en accusation des parents, prises en charge inadaptées, soins sans consentement, pressions, chantage, signalement, retrait des enfants...

http://www.scilogs.fr
L'article en totalité ci-après :
28.09.2017 par Franck Ramus

Depuis 5 ans que j'écris des articles sur le sujet, j'ai reçu quantité de témoignages de parents décrivant le parcours long et douloureux de leur enfant: difficultés à obtenir un diagnostic, diagnostics fantaisistes, mise en accusation des parents, prises en charge inadaptées, soins sans consentement, pressions, chantage, signalement, retrait des enfants... Les mauvaises pratiques sont malheureusement nombreuses et bien souvent atterrantes. J'ai également reçu des témoignages de professionnels décrivant les cas qu'ils ont reçus après des parcours et des diagnostics étonnants, les pratiques et les discours aberrants de leurs collègues, les pressions qu'ils ont subies pour se conformer au modèle dominant, et parfois les représailles qu'ils ont subies pour avoir osé dire ce qu'ils pensaient et voulu changer les pratiques.

Il y a quelques années, Magali Pignard avait rassemblé un certain nombre de témoignages concernant l'autisme. Aujourd'hui de nombreux témoignages sont dispersés sur une multitude de sites, certains fermés depuis. Comme je continue à recevoir des témoignages, soit en privé, soit sur facebook, soit en commentaire de certains de mes articles, j'aimerais leur offrir un espace sur lequel ils puissent être affichés de manière pérenne. Je propose donc de les héberger ici, sur ce blog, en commentaires de cet article.

Consignes à lire avant de poster:

  • Vous êtes:
    • parent d'un enfant différent (avec autisme, TDAH, troubles dys, ou autres, peu importe);
    • ou vous êtes vous-même la personne concernée et vous témoignez à titre personnel;
    • ou encore vous êtes un professionnel et vous souhaitez témoigner de ce que vous avez observé (ou subi), en relation avec la prise en charge des enfants différents.
      Merci de préciser à quel titre vous témoignez.
  • Vous pouvez tout à fait écrire sous un pseudonyme pour rester anonyme si vous le souhaitez.
  • Vous pouvez mentionner des noms, des lieux, des dates, si vous le souhaitez. Mais réfléchissez-bien aux conséquences et aux représailles possibles.
  • Dans tous les cas, ne diffamez pas des personnes. Restez factuels.
  • Je vous conseille d'écrire d'abord sur un traitement de texte, puis de coller en commentaire. Cela vous évitera de tout perdre en cas de bug du site.

Si vous avez déjà un site qui répertorie des témoignages, vous pouvez aussi me l'indiquer, j'en donnerai le lien ici.

Merci de respecter tous les témoignages qui seront postés ici.

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Saint-Malo: Une femme reconnaît avoir tué sa sœur handicapée

article publié dans 20 Minutes

FAITS DIVERS Les deux sœurs venaient de perdre leur maman…

C.A.Publié le 27/09/17 à 09h44 — Mis à jour le 27/09/17 à 11h05

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Illustration d'un camion de pompiers en Ille-et-Vilaine. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Un drame familial s’est déroulé vendredi dans le quartier de Rocabey à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Une femme de 53 ans souffrant d’un lourd handicap moteur et cérébral est morte asphyxiée. Les pompiers l’ont retrouvée avec un sac plastique sur la tête,rapporte Ouest-France. Dans l’appartement, les secours sont également venus en aide à une femme de 51 ans, inanimée après avoir ingéré des médicaments.

Elle craignait que sa sœur ne soit placée

Hospitalisée, cette dernière a pu être entendue par les enquêteurs et a avoué avoir tué sa sœur en l’asphyxiant. La victime vivait avec sa mère dans l’appartement malouin. Cette dernière était décédée la semaine précédente. La femme a expliqué qu’en l’absence de sa mère, elle ne se sentait pas capable de s’occuper de sa sœur et craignait que sa sœur ne soit placée.

Une instruction judiciaire pour meurtre sur personne vulnérable a été ouverte.

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27 septembre 2017

L'un des mannequins les plus castés de la Fashion Week révèle son autisme Asperger

le-mannequin-nina-marker-au-defile-carolina-herrera-printemps-ete-2018_0Mercredi 20 septembre, Nina Marker postait sur son compte Instagram une photo d’elle, cigarette au bord des lèvres et tee-shirt avec l'inscription suivante «Bee kind. I have autism» en dessous d'une mutine abeille (bee en anglais, NDLR). Une révélation tout en douceur qui ne sera pourtant pas passée inaperçue dans le monde de la mode. Car la Danoise de 19 ans fait partie des nouveaux visages de la Fashion Week printemps-été 2018, qui auront intrigué les spectateurs des shows Versace, Fendi, Victoria Beckham, J.W. Anderson et tant d’autres.

Une porte-parole toute trouvée

Le syndrome Asperger ?

Ce syndrome fait partie du spectre de l'autisme, mais ne doit pas être assimilé à une maladie. Il se manifeste généralement par des troubles de la socialisation et une sensibilité plus aigüe, mais n'induit aucune déficience intellectuelle ou retard de langage.

«Prendre conscience du syndrome Asperger, il est aussi possible pour nous de réussir et de profiter de la vie ! Faites attention à vous et ménagez votre esprit.» Aucun doute, la légende de ce post place Nina Marker en porte-parole engagée des porteurs du syndrome. Interviewée par le Vogue américain à ce sujet, elle confie avoir fait face à de nombreuses difficultés durant son adolescence, alors même que son diagnostic se faisait attendre - il tombera officiellement à ses 15 ans -, et tandis qu’elle évoluait dans un «système scolaire inadapté». En parallèle, la jeune fille à la beauté singulière rêve de devenir mannequin. En 2014, elle remporte le concours Elite Model Look danois. Deux ans plus tard, en septembre 2016, son minois félin sort enfin de l'ombre : Anthony Vaccarello la caste pour son premier show Saint Laurent. Quoi de mieux pour lancer une carrière ? Alors, à en croire sa fulgurante ascension sur les podiums cette saison et la profusion d’émoticônes «cœur» dans les réactions à son post, Nina Marker s'impose comme un symbole d'espoir pour tous ceux et celles qui doivent faire face à ce syndrome.

Retour en images sur la Fashion Week printemps-été 2018 de Nina Marker :

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En vidéo, le défilé-événement signé Donatella Versace pour le printemps-été 2018 :

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26 septembre 2017

Autisme : le risque augmente après un premier enfant atteint

Les garçons avec une grande sœur autiste ont 17 % de risque de développer un trouble du spectre autistique à leur tour.

Autisme : le risque augmente après un premier enfant atteint
niki georgiev/Flickr
Publié le 25.09.2017 à 18h18

Les parents d’un enfant autiste peuvent se demander, au moment d’un second enfant, si celui-ci a des risques d’être autiste à son tour. Et s’il est prudent de faire un choix risqué.  Des études avaient déjà montré qu’ils étaient plus élevés dans les fratries déjà touchées, mais une grande étude réalisée à la fac de médecine d’Harvard les a tous objectivés, en différenciant les sexes.

Ils ont ainsi montré que les enfants les plus exposés sont les garçons qui ont une grande sœur atteinte de troubles du spectre autistique (TSA). Ils ont presque une chance sur cinq (17 %) de développer un TSA à leur tour. En comparaison, dans l’ensemble de la population, le risque d’autisme n’est que d’environ 1 % (1,5 % aux États-Unis).

Les garçons sont plus à risque

Ce chiffre a été extrait d’une base de données de mutuelles américaines, portant sur plus d’1,5 millions de familles avec au moins deux enfants, et sur 3,1 millions d’enfants. Parmi eux, 39 000 avaient reçu un diagnostic de TSA, soit environ 1,2 % (2 % des garçons, 0,5 % des filles).

Les garçons avec un grand frère autiste sont également très exposés : 13 % d’entre eux sont autistes. Les filles sont moins touchées. Celles avec une grande sœur souffrant de TSA ont un risque inférieur à 8 %. Avec un grand frère, le risque est « seulement » de 4 %.

En résumé, si le premier enfant, autiste, est une fille, les parents ont plus de risque d’avoir un deuxième enfant souffrant de TSA, surtout si c’est un garçon.


« Cette étude est un exemple probant de la manière dont le big data peut mettre la lumière sur des tendances, et nous donner des informations permettant d’accompagner les choix des parents et les informations fournies aux pédiatres », souligne Isaac Kohane, chef du département d’informatique biomédicale à la faculté de médecine d’Harvard, et auteur principal de l’étude.

Mais, même si le risque d’avoir un deuxième enfant autiste est très élevé, les chercheurs rappellent que ce n’est pas une fatalité. « Même pour le groupe le plus risqué – les garçons avec des grandes sœurs autistes – il reste plus de quatre chances sur cinq que l’enfant ne soit pas affecté, insiste Nathan Palmer, co-auteur de l’étude. Ce que nous proposons ici, c’est un contexte pour les familles qui ont déjà un enfant autiste ou souffrant d’un désordre similaire, afin qu’ils aient une perspective plus claire du risque. »

L’origine de l’autisme est encore mal comprise. Elle résulte d’une influence combinée de la génétique, ce que montre à nouveau cette étude, et de facteurs environnementaux. Elle se manifeste ensuite par un spectre de symptômes comportementaux qui se développent dans les premières années de vie des patients, et qui limitent les interactions sociales et les capacités de communication des enfants atteints.

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25 septembre 2017

Olivier Nakache et Éric Toledano se confient sur leur prochain film consacré à l'autisme

09h59, le 25 septembre 2017, modifié à 10h39, le 25 septembre 2017

Les deux cinéastes, invités dans Melting Pop pour parler du "Sens de la fête", ont évoqué leur prochain film qui traitera du sujet de l’autisme.

INTERVIEW

 

Leur dernier film, Le sens de la fête, sort mercredi 4 octobre en salles, mais Olivier Nakache et Éric Toledano ont déjà leur prochain projet en tête. Ils reviennent plus en détail sur ce futur long-métrage dans Melting Pop, sur Europe 1.

"Il y a beaucoup d'émotions et d'humour dans ce monde-là". La semaine dernière, lors d'une avant-première au MK2 Bibliothèque à Paris, Olivier Nakache et Éric Toledano ont évoqué le sujet de leur prochain film : l'autisme. Sur Europe 1, ils reviennent plus en détail sur ce prochain long-métrage. "C'est un film qui parle de ceux qui encadrent les enfants et les adultes autistes", indique Éric Toledano.

Il y a deux ans, le duo avait déjà fait un documentaire sur les associations des familles d'autistes pour Canal+. Le titre On devrait en faire un film était finalement prémonitoire. "Il y a beaucoup d'émotions et d'humour dans ce monde-là", confie Éric Toledano. "C'est un projet qui nous tient à cœur et on y travaille."

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23 septembre 2017

Corinne Canitrot nous explique la démarche de l'association le Hérisson

La presidente de l'association répond aux questions de la ville de Pontault-Combault et donne ainsi un éclairage sur le combat, les projets du Herisson et vous invite aussi à nous rejoindre le 28 octobre pour soutenir notre cause lors du grand concert annuel 🎉 #LeHerisson

corinne canitrot gala hérisson pontault-combault

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Allô Docteurs Autisme : quel accompagnement vers l'âge adulte ?

 

Allô Docteurs Autisme : quel accompagnement vers l'âge adulte ?

A REVOIR Présenté parDiffusé le 21-09-2017 Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse Replay | Durée : 35 minutes Autisme : quel accompagnement vers l'âge adulte ? Questions/réponses : Associations d'aide et de sensibilisation :

http://www.allodocteurs.fr

 

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21 septembre 2017

L'affiche - Gala du Hérisson 28 octobre 2017 20h à Pontault-Combault Salle Jacques Brel

Clic sur l'affiche pour en savoir + :

gala du hérisson 2017

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